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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 05:50

Pour Ahmadinejad, la question nucléaire est close

Mahmoud Ahmadinejad a expliqué, lundi, lors d'une conférence de presse à Téhéran, que l'Iran ne comptait ni stopper ses activités d'enrichissement de l'uranium ni négocier sur les droits de son pays à l'énergie nucléaire.
Mahmoud Ahmadinejad a expliqué, lundi, lors d'une conférence de presse à Téhéran, que l'Iran ne comptait ni stopper ses activités d'enrichissement de l'uranium ni négocier sur les droits de son pays à l'énergie nucléaire. Crédits photo : AFP

Sous la menace de sanctions renforcées, Téhéran réitère son refus de stopper l'enrichissement d'uranium alors que vient de s'ouvrir, à Vienne, la conférence de l'AIEA.

«De notre point de vue, la question nucléaire est réglée». Mahmoud Ahmadinejad ne pouvait être plus clair. Le président iranien a fait savoir, lundi, que l'Iran ne comptait ni stopper ses activités d'enrichissement de l'uranium ni négocier sur ses droits à l'énergie nucléaire, tout en se disant prêt, en revanche, à parler avec Barack Obama et à discuter de «défis» mondiaux avec les six pays médiateurs (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, Chine).

Faut-il y voir une fin de non-recevoir aux mesures incitatives offertes aux Iraniens en échange d'un gel de leurs activités nucléaires ? «C'est, une fois de plus, une façon de noyer le poisson dans l'eau», relève François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran (2001-2005). Le délai imparti à Téhéran - fin septembre - pour formuler sa réponse approche à grand pas. La semaine dernière, Saeed Jalili, le négociateur iranien sur le dossier nucléaire avait fait savoir qu'un «plan de la République islamique» avait été préparé et qu'il serait remis très bientôt au groupe des six.

 

Souffler le chaud et le froid

 

Fidèle à sa tradition de réponses alambiquées, Téhéran continue, en fait, àentretenir l'ambiguïté sur ses réelles intentions. Au lieu d'opposer un «non» catégorique aux injonctions occidentales, les Iraniens soufflent le chaud et le froid. «Nous allons poursuivre nos travaux dans le cadre des traités internationaux et en étroite coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique  », précisait, lundi, Mahmoud Ahmadinejad, en signalant ainsi une volonté de maintenir une certaine forme de dialogue.

L'Iran, a-t-il ajouté, est également prêt à négocier et à coopérer en vue d'une exploitation «pacifique d'une énergie nucléaire propre» disponible pour tous les pays, tout en «combattant la prolifération». Il s'agit d'un pied de nez indirect à Washington, que Téhéran accuse de mener, conjointement à la main tendue par Barack Obama, une politique de «deux poids deux mesures», en fermant les yeux sur d'autres puissances nucléaires (Inde, Pakistan, Israël…).

Ali Asghar Soltanieh, l'émissaire iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique avait également reproché, vendredi, aux États-Unis d'avoir utilisé de «faux documents» pour laisser croire que la République islamique fabriquait des armes nucléaires. Selon lui, «la question du nucléaire iranien ne peut être examinée que par l'AIEA».

Depuis le début du bras-de-fer opposant Téhéran aux capitales occidentales, l'AIEA s'est toujours efforcée de dépassionner la crise, en privilégiant les faits aux discours politiques. Mais face aux tergiversations iraniennes, sa patience semble avoir atteint certaines limites. L'Agence qui entamait, lundi à Vienne, une semaine de discussions centrées, en partie, sur le dossier iranien, a reconnu se trouver dans «une impasse». Son directeur général, Mohammed ElBaradei, a fait savoir que l'Iran n'avait toujours pas répondu clairementaux questions persistantes sur les dimensions militaires de son programme.

 

Sanctions contournées

 

Que faire, face à l'entêtement iranien ? À l'exception d'Israël, personne n'ose évoquer l'option militaire. D'autant plus qu'à ce jour, aucun expert n'est en mesure de prouver l'existence d'un réel programme nucléaire à des fins militaires. Se pose, également, la question de l'efficacité des mesures de rétorsion économiques - que les Occidentaux menacent de durcir. «Le problème, c'est qu'elles affectent avant tout la population, et non le régime, en provoquant inflation et pénuries», constate un économiste iranien, contacté à Téhéran. Experte en contournement des sanctions, la République islamique se tourne aujourd'hui vers d'autres partenaires : la Chine, ou encore l'Inde.

Le Venezuela vient également d'annoncer qu'il allait vendre à l'Iran 20 000 barils d'essence par jour, en guise de soutien à la République islamique, menacée de sanctions occidentales sur ses importations en carburant. Tandis que la montre tourne, l'éventail de choix qui s'offre à l'Occident se réduit. Reste une solution : celle d'une acceptation, par les six, d'un enrichissement d'uranium limité à 5 %, comme ont pu le proposer les Iraniens par le passé. Pour les Occidentaux, ce serait un aveu d'échec. Mais selon François Nicoullaud, c'est peut-être la meilleure option possible, «à condition d'une surveillance internationale renforcée permettant d'éviter les détournements à des fins militaires».

Par AP 
07.09.09
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251804509734&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad mène la danse. Il ne compte ni cesser son programme d'enrichissement en uranium, ni revenir sur les droits nucléaires de son pays.


Mahmoud Ahmadinejad. 
PHOTO: AP , JPOST



Mais il consent à s'asseoir à la table des puissances mondiales pour parler des «défis» de la planète, pourvu qu'aucune échéance ne lui soit imposée pour une rencontre.

Ahmadinejad a également déclaré que l'Iran compte présenter aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et à l'Allemagne un corpus de sujets sur lesquels se concentrer.

Au programme : "identifier les défis auxquels fait face l'humanité (...) et résoudre les préoccupations mondiales. "

Le dirigeant iranien fait l'autruche : "De notre point de vue, le problème nucléaire iranien est terminé. Nous continuons notre travail en interaction étroite avec l'Agence internationale de l'énergie atomique", a t-il déclaré. "Nous ne négocierons jamais sur les droits incontestables de la nation iranienne." 

 

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