Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 18:11
dossier ROCH HACHANA
Cliquez sur ROCH HACHANA dans les catégories



Source : http://www.universtorah.com/ns2_dossier-781-le-son-du-chofar-l-ultime-reveil.htm


      Rabbi Yéhochoua Ben Kor'ha disait: Le Chofar n'a été créé que pour le bien d'Israël. C'est au son du Chofar que la Torah a été donnée à Israël: "II y eut un son de cor très intense" (Exode 19). 

      C'est au son du Chofarque s'est écroulée la muraille de Jéricho, "Dès que le peuple entendit le cor retentir, il poussa un grand cri de guerre et la muraille s'écroula sur elle-même" (Josué 6).

      C'est au son du ChofarC'est le son du Chofar qui retentira à l'époque messianique, "Dieu fera retentir la trompette ... " (Zacharie 9). C'est le Chofar qui annoncera le rassemblement des exilés: "En ce jour résonnera la grande trompette" (Isaïe 27), c'est pourquoi il est dit: "Crie à plein gosier, ne te ménage point! Comme le Chofar, fais retentir ta voix" (Isaïe 58) (Tana Débé Eliyahou).


1. La sonnerie du Chofar  

      La Tora nous ordonne de sonner le Chofar : au septième mois le premier de ce mois, il y aura pour vous une convocation sainte ... ce sera un jour de Térou’a (fanfare) pour vous (Nomb. 29, 1). 

      Le Rambam dit à ce propos (Halakhote Téchouva, chap. 3) : bien que la sonnerie du Chofar soit une ordonnance de la Tora, on peut y voir un véritable appel aux fidèles : réveillez-vous de votre torpeur, de votre insouciance, fouillez vos actes, faites retour vers Dieu, souvenez-vous de votre Créateur ! Vous tous qui avez oublié la Vérité, détournés d'elle par les vanités de l’époque ; vous qui pendant toute l'année vous occupez de choses vides de sens, sondez vos âmes, redressez votre mode de vie, améliorez vos activités! Que chacun abandonne ses mauvaises habitudes et ses pensées frivoles ! 

      Pour le Rav Saadia Gaon, le Chofar répond à dix buts différents : 
1) En ce jour, Dieu a créé le monde et de ce fait s'est proclamé maître absolu du monde qu'Il a conçu et créé. Or c'est l'habitude des rois d'annoncer par des fanfares l'avènement de leur règne. Ainsi nous devons proclamer le règne du Créateur Béni soit-Il en ce jour anniversaire!


      2) Roch Hachanaintroduit la période des dix jours de pénitence. Le Chofar doit nous exhorter à la pénitence, nous rappeler qu'il est possible à chacun de revenir vers Dieu. Malheur à celui qui ne veut pas entendre cet appel ultime ! 
3) Le son du Chofar doit évoquer en nous la révélation du Sinaï, précédée d'un son de cor puissant allant en s'amplifiant (Ex. 19, 19). Ainsi serons-nous prêts à reprendre à notre compte le serment de nos ancêtres « Nâassé Vénichema » ! 


      4) Le son du Chofar nous rappelle les messages de nos prophètes, comparés à la voix du Chofar (Ezech. 33, 4 et 5). 
5) La Térou’a vient nous rappeler la destruction du Temple, les fanfares guerrières des ennemis qui par deux fois nous ont vaincus et ont mis fin à notre existence nationale. Aussi nous supplierons l'Éternel de mettre fin à nos malheurs et de reconstruire son Sanctuaire ! 


      6) En sonnant dans une corne de bélier, nous rappelons devant Dieu le sacrifice d'Isaac, qui était prêt à donner sa vie en l'honneur de l'Éternel. Ainsi nous, descendants du patriarche, rappelons à la miséricorde divine les titres que nous confère cette filiation ! 
7) En entendant le son du Chofar, nous sommes brisés, humiliés devant le Créateur; car tel est l'effet de la Térou’a, comme le souligne le passage prophétique (Amos 3, 6) : « le Chofar sonnera-t-il dans une ville sans mettre son peuple en émoi » ? 


      8) Le son du Chofar évoque pour nous le Dernier Jugement, comme le dit Céphania (1, 14 et 16) : «Il est proche, le grand jour de l'Éternel, il est proche et vient avec une extrême rapidité ... un jour de trompette et de fanfare » ! 

      9) Il évoque en nous l'idée du rassemblement des dispersés de notre peuple, que nous attendons avec impatience, selon Isaïe (27, 13) : « en ce jour résonnera la grande trompette... ». 

      10) Il nous fait penser à la résurrection des morts (Is. 18, 13) « vous tous qui habitez le globe et qui peuplez la terre, quand la bannière se dressera sur les montagnes, regardez, quand sonnera le Chofar, écoutez ! »


2. Jour de la Térou’a  


      C'est ainsi que la Tora désigne le premier Tichri : la Térou’a est en effet, la partie essentielle de la Mitsva, encadrée par une Téki’a (son prolongé et droit) avant et après. 

      L'idée essentielle de cette Térou’a, c'est de briser les cœurs, de les remuer jusqu'au repentir et à la pénitence. Car celui qui regrette vraiment ses fautes, pleure et se lamente, son corps est secoué par les sanglots ! "Heureux le peuple connaissant la Térou’a, cheminant, Éternel, à la lumière de Ta face." Psaume 89).Térou’a est un terme employé par la Tora pour qualifier la sonnerie du Chofar. Dans le langage Rabbinique, ce terme peut, selon les cas, qualifier l’ensemble de la sonnerie du Chofar, ou simplement une partie bien spécifique de celle-ci. 

      Le verset précise : "connaissant la Térou’a ", et non " écoutant ou sonnant la Térou’a ", nous invite à approfondir et à connaître le sens véritable de la Térou’a. 

      Rabbi Isaac dit : Pourquoi sonne-t-on du Chofar à Roch Hachana? "Pourquoi sonne-t-on ? Parce que D-ieu l’a ordonné !" (Traité Roch Hachana). 
- Bien que la sonnerie du Chofar à Roch Hachana soit une ordonnance divine dont la signification profonde nous échappe, elle suggère à l'homme de se secouer de sa torpeur, de se réveiller, d'examiner ses actions, de "retourner" vers Dieu, et de se rappeler à son Créateur (Maïmonide, lois du repentir).


3. Nombre obligatoire de sonneries du Chofar  

      Combien de sonneries doit-on entendre obligatoirement à Roch Hachana ? Selon la tradition, elles sont au nombre de neuf, et voici pourquoi : dans la Tora, le mot Térou’a apparaît 3 fois; deux fois à propos de Roch Hachana (Lévit. 23,24; Nomb. 29, 1), et une fois à propos du Yom Kippour de l'année jubilaire (Lévit. 25, 9).

      Or selon la tradition,chaque Térou’a est précédée et suivie d'une Teki’a, et d'autre part, toutes les sonneries du septième mois ont le même caractère. Aussi bien celles de Roch Hachana chaque année que celles de Yom Kippour de l'année jubilaire sont donc obligatoirement formées de 9 notes : Teki’a, Térou’a, Teki’a trois fois. Au cours des siècles, des doutes ont surgi sur la nature exacte de la Térou’a. Ce mot signifie « soupir, sanglot, pleurs, sanglots suivis de pleurs? Le sanglot et les pleurs qui suivent, sont appelés Térou’a selon la tradition ; car sous le coup de la douleur, on soupire, on sanglote puis on éclate en pleurs! 

      Le premier mode est appelé Chévarim (sons courts et répétés), le second mode Térou’a(sons saccadés, évoquant les pleurs). La réunion des deux, donne Chévarim Térou’a

      Le programme des sonneries est donc, depuis l'époque talmudique :Teki’a/Chévarim/Térou’a/Teki’a/ Teki’a/Chévarim/Teki’a/ Teki’a/Térou’a/ Teki’a. Au total 30 sons successifs. 

      Ces sonneries du Chofar,qui ont lieu après la lecture de la Tora, avant Moussaf, sont appelées sonneries dans la position assise, par opposition avec celles qui accompagnent la prière de Moussaf, pendant laquelle la communauté reste debout. Les premières, on peut les entendre à la rigueur étant assis (pourvu que le sonneur soit debout). Dans la répétition de Moussaf, on sonnera encore le Chofar après chacune des trois bénédictions appelées Malkiyote, Zikronote et Chofarote : 3 fois, 3 fois, 3 fois.


4. Les cent sonneries  


      L'usage s'est répandu en Israël d'entendre un total de 100 sonneries le Roch Hachana. Certains se basent, pour ce nombre 100, sur les cent lamentations que la mère de Sisséra, selon la tradition, aurait proférées sur son fils qui tardait de rentrer du combat (Juges. 5, 28). 

      Dans ce passage précisément, on emploie l'expression Tévav, et le motTérou’a du Lévitique qui est traduit par Onkelos Yévava (gémissement). Aussi nous apprenons la signification de la Térou’a par les paroles de la prophétesse Déborah dans son Cantique. 

      Nos Sages ont trouvé une allusion à ce chiffre cent dans le texte même du cantique de Déborah: du début du verset 28 à la fin du verset 29, il Y a 101 lettres, chacune exprimant le désespoir de la mère. Toutefois les paroles de cette mère (verset 29 notamment) expriment la consolation qu'elle trouve dans l'idée que son fils, vainqueur, exerce sa cruauté sur l'ennemi : ... « Sans doute, ils enlèvent, ils partagent le butin; une jeune fille, deux jeunes filles par guerrier; pour Sisséra, les étoffes richement teintes ... qui brillent au cou des captives! »

Quel rapport entre les 100 voix du Chofar et les lamentations de la mère de Sisséra? Et si rapport il y a, pourquoi 100 sonneries et non 101 ? C'est que la voix du Chofar vient intercéder auprès du Très Haut, en faveur des descendants d'Isaac, qui fut prêt à se sacrifier pour Lui, alors que les larmes de la mère de Sisséra sont des larmes hypocrites, empreintes de la cruauté quasi inhumaine de cette femme ! La mère du guerrier qui pleure pour son fils ne doit-elle pas avoir une pensée miséricordieuse pour d'autres mères qui elles aussi pleurent pour un enfant tombé au combat ? Mais elle, la mère de Sisséra, n'a de pensées que pour le butin, les prisonniers que son fils est en train de partager avec ses guerriers (On trouve une manière de s'exprimer analogue dans le Cantique de la Mer Rouge, (Exode 15,9). « Il disait, l'ennemi: courons, atteignons, partageons le butin ... ».


      Les Séfaradim ajoutent une sonnerie à la fin de la prière avant ‘Alénou Léchabéa’h. La dernière Téki’a, à la fin de toutes les séries de sonneries, est prolongée plus que les autres: c'est pour troubler legénie du Mal disent nos Sages, afin qu'il ne vienne pas accuser Israël après la prière, lorsque les fidèles se rendront chez eux pour prendre le repas de fête, faisant croire qu'ils ne craignent plus la rigueur du jugement)! 

      C'est cette pensée qui adoucit son chagrin! Que viennent donc dire les 100 voix du Chofar, évoquant le souvenir d'Isaac, pour annihiler toutes ces lamentations hypocrites : toutes, sauf une qui malgré tout exprime la douleur d'une mère ! Nous sonnons donc le Chofar 100 fois et non 101 fois !


5. Le chofar : notre suprême protection  


      Le Maguid de Doubnonous rapporte une histoire Un homme se promenait dans une forêt pleine de bêtes féroces avec pour toute protection un arc et des flèches. 

      Chaque fois qu'il apercevait quelque chose au loin, il s'imaginait que c'était un ours ou un lion et lançait une flèche dans cette direction. Il se rendit vite compte que ce n'étaient que de vieux arbres desséchés. Il n'eut bientôt plus qu'une seule flèche et il prit alors la précaution de la conserver soigneusement. Si un danger se présentait en face, il pourrait encore tirer et peut-être cette flèche lui sauverait-elle la vie. Cette flèche est comme le Chofar. Tant que nous étions à Jérusalem, nous étions protégés de toutes parts: le Temple, l'autel, les sacrifices, et le Grand Prêtre .... Nous étions soutenus et sûrs de trouver la force de demander pardon. Il n'en est plus ainsi et à présent que toutes ces protections ont disparu, il ne nous reste plus que le Chofar. 



Le Choffar
Le Choffar dans les sources

Au septième mois, le premier jour du mois, il y aura pour vous convocation sainte : vous ne ferez aucune œuvre servile. Ce sera pour vous un jour de sonnerie.

(Nombres 29, 1)

Le Choffar est fait d'une corne d'animal, mais seulement d’une espèce dont la corne est naturellement creuse et remplie par un os. Ce qui exclut tous les animaux cornus dont les cornes sont pleines, notamment la vache et le bœuf. Les cornes de ces derniers sont appelées en hébreu Kérène et non Choffar ; en outre, ces cornes nous rappelleraient le Veau d'Or que confectionnèrent les enfants d'Israël dans le désert après leur départ d'Égypte – souvenir qui ne s'accorderait guère à un jour comme Roche Hachana, où nos prières ont pour but de trouver grâce devant Dieu et d'invoquer sa bienveillance.

On a recours d'habitude – et de préférence – à une corne de bélier en souvenir de la bête offerte en substitution d'Isaac qui avait consenti à être attaché sur l'autel et offert en holocauste à Dieu.

Rabbi Abahou dit : « Le message de D.ieu est : Sonnez d'un Choffar fait d'une corne de bélier ; Je me souviendrai alors de la Akédah d'Isaac, et Je penserai à vous comme si vous étiez, vous aussi, prêts à M'offrir votre vie. »

Un exil après l’autre

Dans la section de la Torah ayant trait à la ligature d'Isaac – section que
nous lisons le second jour de Roche Hachana – il est écrit :
 « 
Et Abraham leva les yeux et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes » (Genèse 22, 13). Abraham vit le bélier qui se prenait les cornes successivement dans un buisson après l'autre.

Rav Houna, le fils de Rav Yitz'hak, dit que le bélier pris à plusieurs reprises dans les buissons touffus préfigurait à Abraham que ses enfants seraient pareillement pris dans une succession d'exils, mais qu'à la fin ils seraient rachetés par le son de la corne de bélier (Midrache Rabba, Vayikra, 29).

Rabbi 'Hanina ben Dossa dit que chaque partie de ce bélier avait une importance : ses cendres étaient les fondations de l'autel intérieur dans le Beth Hamikdache ; ses dix tendons devinrent les cordes de la harpe du roi David ; sa peau fit la ceinture de cuir d'Eliyahou (le prophète Élie) ; enfin, ses deux cornes : on sonna de la corne gauche au mont Sinaï quand la Torah fut donnée ; et on sonnera de la corne droite, la plus grande, quand les Juifs dispersés seront rassemblés de tous les coins de la terre. Ainsi qu'il est écrit (Isaïe 27) : « Et ce jour-là on sonnera du grand Choffar » (Pirké deRabbi Eliézère 31)

Le son direct et non l’écho

Le Choffar doit être recourbé : ainsi, il nous rappellera que nous devons
incliner notre cœur vers notre Père Céleste.

Il ne doit comporter ni dorure ni peinture. Qu'il ait seulement une embouchure en or, et le voilà impropre à servir comme Choffar. Seuls quelques éléments décoratifs gravés sur la corne même sont permis.

La voix du Choffar est un appel à la pénitence et une invitation au combat. Le Choffar nous invite à lutter contre tout ce qui nous empêche d'appliquer complètement les règles de notre religion. Il nous dit d'être courageux et ne pas avoir peur de respecter et remplir les saints commandements, comme, par exemple, mettre les Téfiline, porter des Tsitsit, observer le Chabbat, etc. « Si c'est nécessaire, luttez et surmontez tous les obstacles. »

Le fidèle doit écouter le son même du Choffar, et non son écho. Entendre ce dernier seulement, c'est ne point observer la Mitsva du Choffar. Cette loi avait son importance pour les Juifs au temps de l'Inquisition, quand les Marranes (Israélites restés secrètement fidèles à leur foi) n'avaient d'autre moyen que de se cacher au fond des bois, loin sur les collines ou à l'intérieur des grottes pour sonner du Choffar, car s'ils avaient le malheur d'être pris sur le fait, ils étaient envoyés au bûcher.

La prière prise pour une rébellion

On sonne du Choffar à Roche Hachanah après la lecture de la Torah, avant et pendant la prière du Moussaf. Bien qu'en règle générale, il ne faille pas différer l'accomplissement d'une Mitsvah (et, en tant que tel, le son du Choffar s'imposerait au commencement de l'office), celle-ci est retardée pour la raison suivante : il arriva une fois que les Juifs asservis sonnèrent du Choffar un matin de très bonne heure. Leurs maîtres, interprétant cet acte comme un appel à la rébellion, les encerclèrent et les massacrèrent. Afin d'éviter le retour d'une si tragique erreur, les juifs décidèrent alors de ne sonner du Choffar qu'après la lecture de la Torah.

L'idée s'avéra bonne. En effet, constatant que les Juifs avaient déjà fait paisiblement une partie de leurs prières, récité le Chema, dit la Amida et lu dans la Torah, leurs maîtres se rendirent compte qu'il s'agissait d'un rassemblement pacifique dont le but était la prière et non la révolte. (Talmud Yérouchalmi, Roche Hachana ch. 4, 5).

Rachi explique qu'il fut un temps où l'on interdit aux Juifs de sonner du Choffar. Des gardes surveillèrent sur place les prières jusqu'à la conclusion de l'office de Cha'harit. Aussi les Juifs sonnèrent-ils du Choffar plus tard, pendant l'office de Moussaf.

C'est ainsi que la règle fut instituée : on sonna désormais du Choffar après l'office de Cha'harit. Une autre raison existe également : à l'heure de ce dernier office, les fidèles sont déjà couronnés des Mitsvoth : Tsitsit, Chéma et de la lecture de la Torah. Alors intervient le Choffar, porteur du pardon.

 Source : 
http://www.fr.chabad.org/

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Traducteur/translator

 

 

France  ISREAL  English

Recherche

logo-lien-aschkel-copie-1.jpg

 

France  ISREAL  English
Traduire la page:
By
retour à l'acueil

------------------------------------- 

 

Communication and Information

 

Vous souhaitez 

- proposer un article ?
 - communiquer une info ?

Contactez la rédaction

bOITE-a-mail.jpg

-------------------------------

 

Nous remercions par avance tous ceux

qui soutiendront le site Aschkel.info

par un don

icone paypal

Paiement sécurisé


Consultez les dossiers

Archives

Mon livre d'or

 

 Livre_dor

 


 

Visites depuis la création du site


visitors counter

Catégories