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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 06:21


Désillusions unilatérales
Par AMNON LORD 
10.09.09
http://fr.jpost.com/ 


Consensus général en Israël : le désengagement de Gaza était une occasion unique pour les Palestiniens de changer les règles du jeu. Prouver au monde leur capacité à fonder une nation, souveraine, et, surtout, à établir une frontière paisible et sûre, qui aurait donné un sens à la formule maintes fois entendue : territoires contre paix.

Des soldats israéliens à Gaza pendant l'opération Plomb durci. 
PHOTO: AP , JPOST

Le désengagement de Gaza aurait pu entraîner un partage de facto entre deux Etats. Pour l'opinion israélienne, favorable ou non au retrait, de gauche comme de droite, les Palestiniens ont reçu une bonne partie de la terre du Goush Katif, jusqu'au dernier pouce des frontières libérées de 1967.

Quelle meilleure façon de passer enfin à la phase II du processus de désengagement. Evoquer le précédent de Gaza, aux résultats si bénéfiques. Peine perdue.

Des projets pleins la tête pour une mine d'or économique. Avant le retrait de Gaza le 15 août 2005, d'importantes sociétés internationales et israéliennes avaient déjà fomenté des projets de développement prometteurs.

Ces initiatives étaient la preuve tangible que certains croyaient en l'évolution positive de la géopolitique régionale.

Pourquoi le château de cartes s'est-il effondré ? Nul ne le sait vraiment. Les conséquences du retrait de Gaza ont laissé la plupart des Israéliens dans la désillusion totale.

Après cet échec, comment faire vraiment la paix avec les Palestiniens ? Du côté israélien, le constat est amer.

Il y a seize ans, nul n'aurait cru qu'un processus historique de réconciliation entre deux peuples, vivant côte à côte sur la terre d'Israël, se ponctuerait par 100 avions de guerre israéliens bombardant des cibles, au-dessus des frontières historiques de la Palestine. Une véritable tragédie en soi.

Un peuple sur la même longueur d'onde

Mais une fois ce processus absurde enclenché, on peut dire qu'Israël a accompli deux réalisations majeures, dans le sillage de la seconde guerre du Liban et l'opération Plomb durci dans la bande de Gaza au début de l'année : la dissuasion et le consensus national.

A ces deux frontières (le Liban et Gaza), où l'Etat juif a procédé à un retrait unilatéral, preuve a été donnée que lorsque le gouvernement n'avait nul autre choix que de frapper de manière forte, il avait toute la nation derrière lui.

C'est une victoire immense. Mais ces retraits unilatéraux ont placé Israël devant des choix stratégiques et militaires très difficiles.

L'Etat a abandonné la doctrine branlante du conflit limité, les tactiques inhérentes à une guerre "de faible intensité", et est revenu à une technique de dissuasion.

De récents sondages de l'université de Tel-Aviv démontrent que 79 % des Israéliens considèrent l'opération Plomb durci comme un succès, et 71 % concluent qu'elle était positive.

Comment analyser ces résultats ? Ils prouvent une chose : Les Israéliens ont bien compris toute la portée d'un retrait. Lorsque vous vous retirez unilatéralement, infligeant une douleur aux vôtres, et qu'en retour, vous recevez des missiles et des obus de mortier, la réponse militaire méritée doit être sans appel, ni retenue. Même à gauche.

Aucun dirigeant digne de ce nom, pas même Haïm Oron du Meretz, ne serait disposé à procéder à un retrait unilatéral des territoires de Judée-Samarie, de peur d'essuyer des roquettes sur Kfar Saba ou sur l'aéroport de Ben Gourion. Une perspective qui fait froid dans le dos à n'importe quel Israélien.

Repaire de terroristes

Par ailleurs, de moins en moins de soldats sont candidats pour renouveler une opération d'évacuation. De leur côté, les habitants des implantations ont tiré une bonne leçon du Goush Katif : ne lésiner sur aucune forme de résistance.

La même dynamique a été perçue lors de l'évacuation de Yamit en 1982 : désespoir, aliénation de la société civile et de l'Etat en général.

Mais la conséquence la plus regrettable du désengagement du Goush Katif est la création d'un repaire de terroristes islamistes à l'intérieur des frontières du pays. Cette fratrie musulmane constitue une menace stratégique pour Israël, mais aussi un danger certain pour l'Egypte.

Face aux ambitions terroristes illimitées du Hamas, une riposte israélienne de plus grande envergure pourrait être inévitable, causant de nouvelles désolations des deux côtés de la frontière.

Essayons néanmoins de voir le verre à demi-plein. Il semble que la direction du Hamas commence à comprendre que le prix à payer pour leur idéologie fanatique est trop élevé, même pour eux.

L'auteur est éditorialiste au journal Makor Rishon 

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