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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 16:59

Consommation et religion : un doux mélange

Par RON FRIEDMAN 
17.09.09
http://fr.jpost.com/




Le poisson, la pomme, le miel et la grenade vont bientôt orner la table de Rosh Hashana. Comme chaque année, le ministère de l'Agriculture saisit cette occasion pour publier les chiffres de la consommation.

Passage en revue : durant l'année, l'Israélien moyen mange 11 kg de poisson, 125 pommes, 750 grammes de miel et trois grenades. Toutefois, il engloutit la majeure partie de ces produits au cours des fêtes de Tishri.

Les fêtes de fin d'année, qui débutent cette année le 19 septembre, se caractérisent entre autres par un pic de la consommation de poisson. Selon l'Association des pisciculteurs, l'Israélien se contente de 900 grammes de poisson par mois en cours d'année. Ce chiffre double à l'orée du nouvel an juif.

1 000 tonnes de carpes englouties

Au rayon poisson, le met le plus demandé est la carpe. Elle entre à la fois dans la recette du gefilte fish et du Chraiymeh marocain. En l'espace d'un mois, 1 000 tonnes de ce poisson d'eau douce sont consommées. Soit trois fois plus que le reste de l'année.

Les Israéliens dégustent environ 350 tonnes de poisson chaque mois. Même bond festif pour le St Pierre (tipalia), dont la consommation passe de 500 à 800 tonnes, et le mulet de 170 à 300 tonnes. Une manne cousue d'or durant les fêtes. Les ventes de poisson devraient se chiffrer à 100 millions de shekels cette année. Avec des prix raisonnables pour les ménages : la carpe s'élève toujours à 20 à 23 shekels le kilo, le St Pierre entre
25 et 30 shekels et le mulet de 30 à 40 shekels.

Pourtant, Israël n'est pas un pays particulièrement friand de poissons. Avec 11 kg consommés par an et par personne, les Israéliens arrivent loin derrière d'autres nationalités. Dans les pays méditerranéens, le chiffre oscille plutôt entre 20 et 40 kg par an et par personne, tandis que les Japonais détiennent le record, avec 60 kg engloutis par une seule bouche.Israël devance toutefois les Etats-Unis, royaume de la viande, où la consommation annuelle ne dépasse pas les 6 ou 7 kg par habitant.

Près d'un tiers du poisson dégusté sur les tables israéliennes provient du marché local. Le reste est importé des quatre coins du globe, généralement en surgelé.

La pomme bleu et blanc n'a besoin de personne

Pour les pommes, en revanche, le fruit par excellence du seder de Rosh Hashana, l'Etat hébreu se suffit à lui-même.

Selon le ministère de l'Agriculture, les quelque 40 000 dounams (4 000 hectares) de pommiers produisent 110 000 tonnes chaque année. Un faible pourcentage est importé des Etats-Unis et d'Europe. Le plus gros producteur mondial de pommes est la Chine (25 à 30 millions de tonnes par an), suivie de l'Europe (9 millions) et des Etats-Unis (5 millions).

La pomme aime les climats froids. Aussi, Israël a failli être exclu du club des producteurs. Il se situe à l'extrême limite des territoires propices à cette culture. Les pommiers sont plantés dans le nord du pays, dans les montagnes de Galilée et du Golan. Israël exporte même vers la Syrie des pommes produites par des producteurs druses. Même si les échanges entre les deux pays ennemis restent marginaux.

Les pommes les plus appréciées en Israël sont les Golden, les Starking, les Granny Smith, les Jonathan, les Gala et les Pink Lady. Une variété en provenance directe du kibboutz a même trouvé sa place au soleil. Le chercheur Aba Stein, du kibboutz Ein Shemer, près de Hadera, a créé une variété spéciale, Anna. Son avantage : elle s'accommode à des climats plus doux et peut ainsi pousser dans les terres plus arides du sud.

Miel et grenade : les chouchous

Les fêtes de Tishri, c'est aussi la douceur du miel. Un beau présage pour l'année qui vient. Près de 40 % de la consommation de miel se fait durant les fêtes.

Son emploi est multiple : confection de gâteaux ou de biscuits, ou plus traditionnellement pour tremper des quartiers de pomme. Au total, la facture est élevée : 1 500 tonnes de miel sont consommées au cours de ce seul mois. Et les Israéliens sont devenus de fins connaisseurs.

Une enquête menée par le ministère de l'Agriculture montre que beaucoup sont devenus des gourmets en la matière. Il y a peu, les Israéliens se contentaient d'acheter le pot le moins cher dans les rayons du supermarché.

Aujourd'hui, ils commencent à apprécier des miels plus raffinés. Le nectar bas de gamme est fabriqué par des abeilles butinant indifféremment toutes sortes de fleurs sauvages. Celui de qualité provient du nectar qu'elles collectent sur une variété spécifique de plantes, ce qui lui confère une saveur et un goût particuliers : fleur d'oranger, fleur d'avocat ou eucalyptus... Il y en a pour tous les goûts.

L'Etat hébreu ne fait pas partie du trio mondial de fabricants de miel. La Chine, la Turquie et les Etats-Unis sont les leaders incontestés, talonnés par le Mexique. S'il arrive loin derrière, Israël est néanmoins réputé pour la grande qualité de son miel. L'immense variété de fleurs sauvages réunies sur son territoire relativement étroit génère des saveurs riches et originales. Les fabricants de miel haut de gamme sont de plus en plus nombreux.

Il existe en Israël 500 apiculteurs, qui exploitent un ensemble de 90 000 ruches. Un Festival annuel du Miel se tiendra ces jours-ci : les apiculteurs ouvriront leurs portes au public et partageront avec les curieux leur expérience de la récolte du miel dans les ruches. Un vrai défi pour ceux qui ont la phobie des piqûres.

Autre succès incontesté des fêtes de Tishri : la grenade. Les Israéliens se délectent de ce fruit et explosent les chiffres de la consommation : environ 6 000 tonnes, soit plus de la moitié de la consommation annuelle. La culture des grenades connaît aujourd'hui un essor rapide, avec 10 500 dounams cultivés cette année, contre 6 500 à peine l'an dernier. Israël en produit actuellement 23 000 tonnes, mais avec les nombreux grenadiers plantés ces dernières années, le ministère de l'Agriculture prévoit 50 000 tonnes pour 2013. Les exportations ont par ailleurs connu un bond : 7 500 tonnes l'année dernière contre 12 000 tonnes aujourd'hui

Par le passé, le marché de la grenade se concentrait sur la commercialisation du fruit en entier. Mais, depuis peu, avec l'apparition de nouvelles variétés et la mise au point de machines permettant de retirer l'écorce et de trier les grains, la grenade connaît une renaissance.


PHOTO: JPOST

Elle fait partie des sept fruits d'Israël cités dans la Bible, mais ce n'est pas son seul atout : elle est aussi précieuse pour ses vertus médicinales. 100 ml de son jus produisent, en effet, 16 % de la dose quotidienne de vitamine C requise pour un adulte. Par ailleurs, la grenade est une source précieuse de vitamine B5.

La recherche scientifique va encore plus loin. Consommer régulièrement du jus de grenade réduirait la tension artérielle et les risques de maladies cardiaques. A consommer sans modération!. 

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