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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 19:26
L'invention de la Palestine
Première partie
Sacha Bergheim



L'histoire palestinienne est une construction ex nihilo entièrement orientée par l'objectif d'anéantissement du judaïsme en Israel.

 

 Le schéma récurrent selon lequel la victime (juive) serait devenue bourreau de la victime (palestinienne), illustre cette politique systématique de substitution historique qui sera reprise à grande échelle par de nombreux d'intellectuels en mal de reconnaissance ou de conformisme.

 

 Affirmer la nature démocratique du régime communiste de Corée du Nord tient lieu de provocation. Railler et dénigrer toute parole israélienne, seul démocratie pluraliste du Moyen-Orient, est cependant devenu un lieu commun parce qu'elle est mise en contrepoint d'une authenticité brute, individualisée à l'extrême, dont l'écho médiatique complaisamment diffusé entretient l'inflation visuelle.

 

 La récente parution dans le journal suédois "Aftonbladet" d'un article rappelant les pires heures de l'antisémitisme européen, témoigne de ce processus de construction d'une contre-mémoire militante, faisant pièce à celle de la Shoah, accusée d'une visibilité exclusive. Son auteur avouera avoir écrit sous l'influence de « témoignages » qu'ils n'avait cru déontologiquement utile de vérifier. Et le « journaliste » de s'étonner de la réaction disproportionnée des autorités juives et israéliennes indignées : tous les jours on publie des articles de ce genre, se justifiait-il.

 

 L'imaginaire du conflit arabo-israélien place le « réfugié palestinien » au sommet d'une hiérarchie victimaire fondant une volonté acharnée d'uniformisation du discours de propagande anti-israélien. 

 

 Or, l'usage formaté du témoignage se heurte chez ses propres promoteurs à d'éloquentes contradictions, que les diffuseurs de second rang ne discernent plus, par pur parti-pris idéologique.

 

 Ainsi, la réinvention de l'histoire, sous l'égide de la figure du « réfugié palestinien » constitue la pierre angulaire d'une guerre médiatique acculant l'Etat d'Israel à la position définitive de l'accusé.

 

 Dans ce jeu d'ombre de la guerre des mots et des idées, Edward Saïd, intellectuel américain défenseur d'une thèse contestée sur l'orientalisme, et Mahmoud Darwich, poète auto-proclamé du « peuple palestinien », jouent le rôle de portes-parole apolitiques d'une mythologie impérialiste qui ne dit pas son non, où l'identité victimaire forgée de toute pièce devient par leur intermédiaire un instrument de contestation morale du droit à la liberté et à la souveraineté du peuple juif.

 ____________

 

♦ Edward Saïd, l'oubli des origines

 

 Américain d'origine arabe, Edward Saïd s'est toujours présenté comme la victime d'un nettoyage ethnique qui aurait été mené volontairement et cyniquement par les Juifs d'Israel et qui l'aurait conduit à un exil forcé et douloureux. (par exemple : Edward Saïd, Fifty Years in the Wilderness: A State of Dispossession and Violence, The Guardian du 2 mai 1998)

 

 Les deux premiers termes de la mythologie historique « palestinienne » sont d'emblée présents dans la description par Saïd de son vécu :

  • d'une part, la représentation systématique de l'adversaire juif comme dénué de toute émotion, de toute humanité, essentialisé dans la violence gratuite et injuste : c'est l'image du soldat (juif) opposée à l'enfant (arabe),

  • d'autre part, le pathos individuel exacerbé, lié au souvenir (en l'occurrence, de sa prétendue « vieille maison magnifique » de Jerusalem, dont on sait aujourd'hui qu'il n'y a jamais vécu comme il le prétendait), et à la douleur de l'expulsion au profit d'« occupants » (ce sera Martin Buber qui incarnera pour Saïd ce personnage fantasmé) : c'est la caricature du colon (juif), incarnant la prédation, opposée au vieillard (arabe), incarnant la mémoire.

photo-sacha-1.jpg
L'expulsion des Juifs de Jérusalem par la Légion arabe. Photo Life / John Phillips – juin 1948

 

 La figure du « réfugié » a pour finalité de maintenir vivace la perspective d'un retour d'exil, et inversement, de déterritorialiser toute revendication juive réduite à une occupation.

 

 Toutefois, l'affabulation pathétique d'Edward Saïd sur son passé ne fonctionne que par le crédit total et irréversible accordé au témoignage « palestinien » (et indirectement au fait que de telles déclarations ne sont pas vérifiées).

 

 En d'autres termes, il s'agit d'un cas évident de désinformation à laquelle succombent la plupart des médias occidentaux, que cela soit par pusillanimité, par crainte des représailles des militants et régimes arabes, par facilité, voire même par conformisme.

 

 L'édifice saïdien s'effrite dès qu'on s'y intéresse de plus près avec objectivité.

 Ainsi, il affirme avoir vécu à Jérusalem de 1935, sa date de naissance, à 1947, son « expulsion » et son « exil forcé » coïncidant avec la naissance d'un Etat juif libéré de la sujétion tant occidentale qu'orientale.

 

 Les études reconnues internationalement du juriste Justus Weiner ont levé le voile les mensonges d'Edward Saïd :

  • non seulement il n'a pas vécu son enfance à Jérusalem mais en Egypte, au Caire où son père avait emménagé dès 1923 ;

  • son « exil » s'avère en réalité un départ forcé datant de...1952, date de l'arrivée au pouvoir des nationalistes égyptiens ;

  • ses « privations » font référence à la perte de la prospère entreprise paternelle, la Standard Stationary Company, nationalisée par Nasser.

 

 Si une partie de sa famille (une de ses tantes, mais en aucun cas son père) a effectivement possédé une maison à Jerusalem, rue Brenner, elle n'a pas été occupée par Martin Buber comme il l'affirmera, mais c'est la famille du philosophe qui sera expulsée en 1942 d'un des logements qu'il louait dans la maison de la rue Brenner.

 

 C'est paradoxalement un représentant de la bourgeoisie aisée arabe cairote qui deviendra l'icône d'intellectuels de gauche, en particulier appartenant aux subaltern studies, dont l'objectivité sélective a privilégié la version politique et militante d'Edward Saïd à sa réalité.

A suivre 



L'article est téléchargeable en cliquant ici :

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commentaires

Aschkel 21/02/2010 09:08


C'est vous qui Parlez d'ignorance, Myléna.

Savez-vous seulement de quoi et de qui nous parlons ?

Je vous défie, de venir ici m'apporter la preuve du contraire.

Qui vous donne le droit de parler au nom de la communauté

Qui vous donne le droit aussi de venir insulter quelqu'un qui ose vous mettre les preuves sous le nez de ce que sont vraiment ces 2 individus.


Je vais être extrémiste avec vous, allez vous informer !


Gad 21/02/2010 09:01


Vous auriez d'autres intentions qu'"extrémistes", Madame Mylena Arendt, auriez-vous commencé par reprendre les points que vous souhaitez démentir et à argumenter.
La censure crypto-stalienne de certaines officines d'extrême-gauche ne représentant qu'elles-mêmes, n'intéressent pas : comme Noémie Hazan du NIF qui entend traîner le Jérusalem Post devant les
tribunaux parce qu'elle aurait été mise en cause dans un encart questionnant la provenance des financements touchés de la Fondation Ford et alimentant des dizaines de sociétés-écran prétendument
défenseuses des droits de l'homme.
Les mensonges d'Edward Saïd ont fait l'objet de nombreux articles. Que cette vérité vous défrise n'importe à personne d'autre qu'à vous-même. Cessez de vous prendre pour "la voix exclusive de la
Communauté", mademoiselle la Commissaire du peuple.


Myléna Arendt 21/02/2010 08:15


S'il vous plaît, cessez de colporter de telles imbécilités, et mettez vous à cultiver autre chose que l'ignorance. Votre extrémiste est nuisible à la communauté toute entière.

M.A.


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