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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 10:49

Des exigences de type national pour maquiller l’absence de réalité nationale

 


Par Bertrand Ramas-Muhlbach,

 

pour http://lessakele.over-blog.frwww.aschkel.info. et

http://aschkeletgad.blog.guysen.com/



Le 15 décembre 2009, Mahmoud Abbas a une nouvelle fois assuré que la paix avec l’Etat hébreu était possible et ce, dans un délai de 6 mois, à condition qu’Israël gèle ses implantations en Cisjordanie (Mazal tov !).

Il a, par la suite, nuancé son propos en ajoutant que cette paix n’interviendrait que dans l’hypothèse d’un retrait d’Israël sur les (fameuses mais, en réalité, imaginaires) frontières de 1967. Ainsi, et comme toujours, Mahmoud Abbas impose préalablement les conditions de la paix alors que ces points doivent précisément être négociés dans le cadre d’un accord de paix futur.

Enfin, sa volonté timide, mais affichée, de faire la paix avec Israël, a immédiatement été démentie dans son discours du 17 décembre 2009, à l’occasion duquel il a affirmé : « Jérusalem restera à jamais la capitale de la Palestine et de la nation arabe et islamique. Personne ne peut rivaliser avec nous sur ce point. Jérusalem est à nous et restera à nous ».

Bien que cette position réduise à néant toute perspective de paix, elle n’en reste pas moins intéressante en ce qu’elle révèle, à travers une contradiction subtile, l’absence de réalité de la nation palestinienne. En effet, soit Jérusalem est la capitale des Palestiniens, c'est-à-dire de la nation palestinienne (dont les droits ont été historiquement  bafoués), soit Jérusalem est la capitale de la grande nation arabe et « islamique », ce qui n’a plus rien à voir avec la nation palestinienne. D’ailleurs, la formule « Jérusalem restera à nous » ne permet pas de savoir s’il s’agit de la nation palestinienne ou de la nation arabe. Naturellement, Mahmoud Abbas a précisé « nation arabe et islamique » pour éviter que les arabes de confession chrétienne ne puissent revendiquer Jérusalem comme étant également la capitale du christianisme.

En fin de compte et c’est sûrement l’un des aspects fondamentaux du problème au Moyen orient : les Palestiniens mettent en avant des exigences de type national comme s’ils constituaient une nation spécifique, alors que la nation palestinienne n’existe pas. Autrement dit, les Palestiniens tentent de se présenter comme constituant une unité humaine résultant d’un processus historique tout à fait original, doté d’un projet politique, disposant d’une maturité politique et d’une volonté de s’autodéterminer, alors que tel n’est pas le cas.

Les Palestiniens n’ont aucune identité spécifique à faire valoir sur le plan culturel, artistique, linguistique, artisanal, musical, religieux qui pourrait leur donner le sentiment d’appartenir durablement à une communauté historique. Ils n’ont aucun passé propre en dehors de celui de la grande nation arabe et ne sont mus par aucune réflexion philosophique nationale, corpus de valeurs fondamentales ou autre ambition collective particulière en dehors, bien entendu, de la nécessité d’évincer les juifs de Palestine.

D’ailleurs, non seulement les palestiniens ne constituent pas un peuple à part entière, distinct de la grande nation arabe (dont ils reconnaissent faire partie) mais en outre, ils ne disposent d’aucun moyen propre pour s’autodéterminer : pas d’économie suffisamment riche pour financer leur projet, pas de budget en dehors de celui alloué par la communauté internationale, et surtout, pas de volonté nationale particulière pour construire leur futur Etat ou fédérer les membres de la collectivité autour d’un projet.

Leur seule volonté commune, en l’occurrence : chasser les juifs de Palestine, ne caractérise pas une identité nationale spécifique. Or, le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, ne leur suffit pas, s’ils ne peuvent également disposer du territoire israélien.

Cette absence de réalité nationale pose tout d’abord un problème pour le Président de l’Autorité Palestinienne. Mahmoud Abbas s’exprime comme s’il était investi d’un pouvoir de représentation de la population d’origine palestinienne et comme s’il pouvait parler en son nom. Or, faute de nation palestinienne, il ne peut prendre des décisions qui l’engage. Le Hamas de la bande de Gaza le lui a encore rappelé le 16 décembre 2009 lorsque l’Olp a prolongé son mandat pour une nouvelle période indéfinie. Le Hamas, qui conteste également la prolongation du mandat du Conseil législatif palestinien, ne veut pas en entendre parler et réclame la tenue d’élections conformément au calendrier, c'est-à-dire dès le mois de janvier 2010.

La communauté internationale est également paralysée dans sa gestion du conflit. En effet, parmi les objectifs que s’est fixé l’article 1er de la Charte de l’Onu, les nations doivent favoriser le respect du principe d’égalité des peuples et leur droit à disposer d’eux mêmes, c'est-à-dire décider de leurs représentants, être maître de leur devenir dans leur Etat et disposer des ressources naturelles du territoire. Or, faute d’Etat palestinien, la communauté internationale ne peut fixer d’autorité les frontières étatiques ni imposer un gel des constructions juives en Cisjordanie. L’Etat hébreu peut donc calmement poursuivre sa politique d’aménagement du territoire comme il l’entend. Pour y faire obstacle, les Palestiniens se réfèrent aux circonstances dans lesquelles est né le principe du droit des peuples à s’autodéterminer, à savoir l’époque de la colonisation européenne du monde, qui était en parfaite contradiction avec les réveils nationalistes des populations dominées. Il suffit donc de se retrancher derrière une soi-disant « colonisation » de leur territoire (qui n’en est pas, une faute d’Etat palestinien), pour solliciter la communauté internationale.

Le problème est enfin pour les Palestiniens eux-mêmes qui, faute de constituer un peuple doté de valeurs historiques, tentent de s’identifier soit par la technique de l’agression : jets de pierres sur les véhicules israéliens, tentatives d’infiltrations en Israël muni de couteaux ou autres instruments contondants, ports de ceintures explosives pour tuer le plus grand nombre de juifs, soit, pour les moins violents, par la complainte ininterrompue adressée à ces israéliens voleurs de terres et d’histoire.

Ainsi, et pour maquiller l’absence d’identité nationale, les Palestiniens gagnent du temps en imposant des conditions préalables aux négociations tout en imputant aux juifs l’absence de progrès dans les pourparlers de paix. Ils faudra bien un jour qu’ils cessent de se mentir et qu’ils reprennent leur mode de définition propre : ils ne sont pas Palestiniens, mais membres de la grande nation arabe, originaires de la Palestine. La frontière de leur futur Etat sera donc négociée avec Israël et non imposée préalablement à toute discussion. Les frontières de « 67 » n’existent pas et le territoire du futur Etat palestinien sera assis sur les terres sur lesquelles Israël n’exerce aucune souveraineté.

Enfin, et à l’instar de « l’Alsace Lorraine » qui a été française jusqu’au traité de Francfort de 1871, puis allemande jusqu’en 1918 puis intégrée au III° Reich jusqu’en 1945 avant de redevenir française, Jérusalem était successivement sous domination juive (sous le Roi Salomon), puis romaine, puis arabe, puis ottomane, puis britannique, puis jordanienne. Désormais, elle est sous souveraineté israélienne. Il faut être beau joueur.

Le véritable problème palestinien des implantations en Cisjordanie
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