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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:07

 

 

 

 

Diviser pour détruire

Par Yéochoua SULTAN  

 © 2011 www.aschkel.info


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De Pétain à Sarkozy, il n'y a qu'un pas. On peut en termes plus ludiques poser la question: quelle différence y a-t-il entre Pétain et Sarkozy?

Puis répondre: aucune.

Bien entendu, la conjoncture n'est pas tout à fait la même, celle de Pétain ayant porté sur le court terme alors que celle de Sarkozy porte sur le long terme. Mais penchons-nous d'abord, sans se perdre en conjectures, sur cette similitude flagrante entre ces deux chefs d'Etat. L'attitude du premier s'intéresse aux Juifs.

Le second veut s'occuper d'Israël. Tous deux veulent nuire, mais ils ne cherchent dans un premier temps qu'à inquiéter une partie d'un public plus global qu'ils visent en définitive.

Et voici comment: le régime pétainiste n'a cherché au départ à inquiété que les Juifs qui n'avaient pas la nationalité française, de la même façon qu'aujourd'hui, le régime "sarkozyste" ne cherche à inquiéter que les Juifs qui vivent en Judée-Samarie, Jérusalem dite Est comprise.

Pour ne pas prendre le risque de susciter un mouvement de panique, ou de résistance massive, voire une levée de boucliers de la population française non-juive, Pétain ne s'est attaqué qu'aux «ressortissants étrangers de race juive», comme il le définit dans la loi du 4 octobre 40.

Après tout, on peut bien comprendre que s'il ne s'agit que d'étrangers, ils ne peuvent prétendre jouir des mêmes droits que les Français, fussent-ils juifs. Donc, Pétain, à l'esprit plus pétillant que ce qu'on pourrait se figurer, endort habilement l'opinion. Il donne ainsi l'impression de ne pas s'en prendre aux Juifs, puisqu'il n'importune pas au même niveau les Juifs français, quoique… Il a d'abord un problème à résoudre avec des personnes qui relèvent d'autres nationalités, et qui n'ont pas leur place en France.

Cette loi prévoit donc la possibilité d'interner les Juifs qui n'ont pas la nationalité française dans des camps particuliers. Le texte ne parle absolument pas de déportation vers les camps de concentration ou d'extermination, ce qui représente un point de plus pour dédramatiser la situation. Mais, pour éviter de s'attaquer un nombre trop légers de Juifs, on peut d'arranger pour qu'ils ne soient pas trop nombreux à l'avoir. La loi de la dénationalisation est donc promulguée le 23 juillet 40.

Elle permet de déchoir de la nationalité tout individu, pas nécessairement juif – toujours pour endormir l'opinion – l'ayant acquise entre 1927 et 1940. Le droit du sol aux enfants nés de parents étrangers est ébranlé. Mais cette loi implique un fastidieux travail, puisqu'elle concerne près d'un million de citoyens. Elle est donc réduite le 22 juillet 40 aux individus ayant quitté le territoire français ainsi qu'aux résistants, dès le 23 février 41.

Le zèle persiste uniquement pour les Juifs qui, même s'ils vivent en France et ne sont pas résistants, voient la procédure de leur naturalisation suspendue ou remise à une date ultérieure dès juillet 41, même s'ils ont atteint 16 ans ou 21 ans, alors qu'en principe à cet âge elle est automatique et ne nécessite pas de demande. Il est vrai que, quelque part dans le fond de leur conscience, les autorités de Vichy, aussi bien du gouvernement que de la police, ont du mal à admettre que des citoyens français, même juifs, puissent être déportés. La solution à ce problème «moral» consiste donc à les empêcher de devenir français ou à les priver de leur nationalité.

Mais leurs tourments éthiques prennent fin en août 43, quand la gestapo met fin à leurs problèmes de conscience, en tirant un trait sur toutes ces lois qui font la différence entre les «bons» et les «mauvais» Juifs, et qui les font passer d'une catégorie à l'autre, à sens unique, s'entend. Qu'advint-il donc de Pétain? Sa fin est connue: il a été condamné pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison. La Haute Cour de justice l'a condamné à la peine de mort, même si elle a été muée en une peine de prison à perpétuité.

Mais n'augurons rien de fâcheux pour l'actuel président français. D'aucun s'indigneront de cette étude comparative. «Mais ça n'a aucun rapport!!», pourrait-on s'insurger. Il est vrai que celui-ci n'a pas, et de loin, le pouvoir de nuire qu'avait Pétain à l'époque, mais ses pressions, tractations et autres tentatives d'intimidation, peuvent peser dans la balance ; le pouvoir en Israël est si influençable, de nos jours.

Les principales similitudes se situent sur le plan de l'idée. Sarkozy reprend l'idée des «bons» et des «mauvais» Juifs. Si ses partisans peuvent objecter qu'il distingue entre les «bons» et les «mauvais» Israéliens, sachant que tous les Israéliens ne sont pas juifs, ils doivent se rendre cependant à l'évidence que les «mauvais» Israéliens sont tous juifs.

Le «mauvais» Israélien n'est plus celui qui ne possède pas la nationalité de son pays, ou à qui on l'a confisquée – quoique Sarkozy pourrait le suggérer à Netanyahou – mais celui qui vit au «mauvais» endroit. Et de la même façon que Pétain n'a inquiété sérieusement qu'une partie de la population juive, Sarkozy n'inquiète qu'une partie de la population israélienne.

En revanche, de la même façon que la menace, dans la France d'août 1941, s'est étendue à tous les Juifs, les «bons» comme les «mauvais», les décrets qu'accompagne l'actuel président français de ses souhaits et non  de ses craintes, risquent sans l'ombre d'un doute, s'ils sont appliqués, de mettre à mal les «bons» Israéliens au même titre que les «mauvais».

Non, ce n'est pas la France qui gommera le cas échéant cette distinction entre les «bons» et les «mauvais» Israéliens: les investigateurs du judenrein ont d'excellents héritiers spirituels. Mais, en attendant, on s'efforce de faire en sorte que le sort réservé aux uns n'inquiète pas les autres. 

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Published by Y.Sultan - dans EURABIA-AMERABIA
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