Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 15:06

Source : Chabad.org 
Adapté par Aschkel   


Retrouvez tous les articles sur 'Hanoucca dans la catégorie 'hanoucca

'Hanoucca dans la hala'ha - Guide 1/4

Guide complet de 'Hanoucca 2/4


Texte du Rav Yossef Haouzi


1. Généralités
2. L'emplacement de l'allumage
3. Procédure et bénédictions de l'allumage
4. Le nécessaire d'allumage


fe0029-bonne-fete.gif
Photo Univers thora


1. Généralités 

1. Le 25 du mois de Kislev débute la fête de Hanouccah qui dure huit jours.

L'historique

2. A l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif à de nombreux décrets dans le but de l'empêcher de pratiquer la Torah et les mitsvot dans l'esprit de sainteté qu'il convient, et abusa même des Juifs et de leurs biens.

3. L'Éternel envoya alors la délivrance à Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Prêtre, et de ses fils, qui parvinrent à défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement. Judith, la soeur de Mattathias joua elle-même un rôle de premier rang dans cette victoire miraculeuse.

4. Après leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employèrent à nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subit pendant l'occupation et procédèrent alors à l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.

5. L'allumage du Candélabre (la Ménorah) du Temple ne put se faire que grâce à la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours. Jusqu'à ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre à l'allumage de la Ménorah.

6. Pour commémorer ces miracles, les 'Hakhamim (Sages) de la génération instituèrent pour les générations à venir la fête de Hanouccah, qui compte parmi les sept mitsvot dites « déRabanane » (d'institution rabbinique).

Les repas de la fête

7. Cette fête fut dédiée aux actions de grâce et à la glorification du Tout-Puissant. Ceci doit se traduire par l'accomplissement des mitsvot de Hanouccah qui sont :

  1. la récitation du Hallel,
  2. la mention des miracles de D.ieu dans le passage « Al Hanissim »,
  3. l'allumage des lumières de Hanouccah à la porte de nos demeures, afin de proclamer au dehors les miracles dont Il nous a gratifiés.

8. Certains pensent que les jours de Hanouccah furent également institués comme jours de festin et de réjouissance à l'instar de la fête de Pourim.

9. Même si la Halakha (la loi juive) ne va pas selon ce dernier avis, il est tout de même coutume de faire, en l'honneur de la fête, des repas plus copieux qu'à l'accoutumée.

10. Dans tous les cas, les repas de fête qui sont accompagnés de chants et de louanges à D.ieu, ou toute autre manifestation dans le but de proclamer les miracles, sont certainement considérés comme une mitsva et ont, à ce titre, le statut de « Séoudat mitsva ».

11. Dans certaines communautés, la coutume est de consommer des mets lactés et du fromage pendant les repas de fête, en souvenir du miracle qui eut lieu avec Judith, lorsqu'elle offrit au général ennemi des mets lactés pour l'endormir puis le tuer, ce qui provoqua la déroute des armées ennemies.

12. La coutume de consommer des beignets ou autres friandises frites, en souvenir du miracle de la fiole d'huile, est quant à elle très largement répandue dans toutes les communautés.

Les travaux pendant la fête

13. Même si la fête de Hanouccah ne fut pas fixée par les Sages comme fête chômée, il est néanmoins de coutume que les femmes n'effectuent pas de travaux pendant la première demi-heure qui suit l'allumage des lumières de la fête.

14. Cette coutume ne s'applique toutefois qu'aux travaux ménagers non quotidiens, tels que lessive, repassage ou tricot, et n'interdit pas la préparation des mets ni le lavage de la vaisselle.

15. Certains étendent cette coutume également aux hommes. De fait, la coutume locale prévaudra dans un tel cas. Chez 'Habad on a coutume de l'asseoir auprès des lumières pendant la première demi-heure.

Le jeûne pendant la fête

16. Pendant les huit jours de la fête, il est interdit de s'infliger un jeûne. Ceci comprend aussi bien l'interdiction de décréter un jeûne collectif que celle d'observer un jeûne à titre personnel (à l'occasion d'un Yahrtseit ou encore le 'Hatan le jour de son mariage).

17. De même, il est interdit de prononcer des oraisons funèbres pendant ces huit jours, sauf en l'honneur d'un homme sage et érudit, en présence de sa dépouille.

18. La veille et le lendemain de la fête, il n'y a pas d'interdiction à prononcer des oraisons funèbres. En ce qui concerne l'interdiction de jeûner, il y a lieu de faire comme suit :

19. Le 24 Kislev, il sera interdit de décréter un jeûne collectif. On devra également s'abstenir d'observer un jeûne à titre personnel, sauf s'il s'agit d'un jeûne qui est observé à cette date chaque année, comme le jour d'unYahrtseit.

20. Le lendemain de la fête il sera préférable d'éviter de décréter un jeûne collectif, mais il sera permis d'observer un jeûne personnel.

Le deuil pendant la fête

21. Toutes les règles concernant le deuil restent applicables pendant les huit jours de Hanouccah, tout comme pendant Roch 'Hodech.

22. Dans certaines communautés, l'endeuillé (durant la première année) n'est pas autorisé à officier la prière du matin, en raison de la récitation du Hallel qui se fait alors. Chez 'Habad cependant, la coutume est que celui-ci conduise les prières de Cha'harit et de Moussaf, mais qu'il cède sa place à quelqu'un d'autre pour la récitation du Hallel.

23. Lors de l'allumage des lumières de Hanouccah à la synagogue le premier soir (voir chapitre 10), l'endeuillé ne sera pas autorisé à conduire cette cérémonie, en raison de la bénédiction de « Chéhé'héyanou » qui est récitée en public. Toutefois, il lui sera parfaitement permis de la réciter lors de l'allumage qu'il accomplit chez lui. De même il lui sera permis de diriger l'allumage à la synagogue les autres soirs.

24. Celui qui n'a pas encore inhumé l'être cher pour lequel il devra observer le deuil, s'appelle « Onène ». Durant cette période il est délié de toute obligation religieuse, y compris celle d'allumer les lumières de Hanouccah. Cependant, certains préconisent qu'il assiste à l'allumage qui est fait par sa femme et réponde Amen aux bénédictions. D'autres vont jusqu'à lui permettre d'allumer par lui-même, sans bénédictions, s'il n'a pas la possibilité d'assister à un allumage.

 

2. L'emplacement de l'allumage 

L'emplacement

 

1. Comme expliqué au chapitre précédent, l'allumage des lumières de Hanouccah fut institué par nos Sages afin de faire démonstration des miracles de la fête.

 

2. Aussi, elles devront être allumées à la porte d'entrée de la maison, lorsque celle-ci donne sur la rue. Si l'entrée donne sur une cour privée, elles seront allumées à l'entrée de la cour.

 

3. S'il s'agit d'un appartement en étage, elle devront être allumées près d'une fenêtre qui donne sur la rue.

 

4. Toutefois, l'allumage qui se fait à tout autre endroit de la maison, est considéré comme acceptable.

 

5. Lorsque l'allumage se fait à la porte, les lumières devront être placées contre le poteau gauche de l'encadrement de la porte, face à la Mézouzah (qui se trouve à droite). Lorsque le mur d'entrée est épais, l'allumage se fera dans l'épaisseur du mur gauche de l'entrée, faisant face à la Mézouzah. Ce choix est fait dans le but d'être entouré, de part et d'autre, par une mitsva.

 

6. Dans ce dernier cas, on aura soin de placer les lumières le plus près possible de la limite extérieure du mur d'épaisseur de l'entrée, de façon à les rendre le plus visibles possible à l'extérieur.

La hauteur

 

7. Afin que les lumières puissent aisément être remarquées, elles devront préférablement être allumées à une hauteur minimale de 30 cm (3 tefa'him) du sol, et à une hauteur maximale de 80 cm (10 tefa'him) du sol. Toutefois l'allumage reste acceptable s'il est fait en dehors de ces limites.

 

8. Cependant, si l'allumage est fait à une hauteur supérieure à 9,6 m (10amoth) du sol, il ne sera pas acceptable. Celui-ci devra être recommencé à une hauteur autorisée, et la première bénédiction répétée. (Il ne sera pas permis de déplacer les lumières à une hauteur inférieure après qu'elles aient été allumées à une hauteur non permise).

De nos jours

 

9. En pratique, de nos jours, la coutume a été prise dans de nombreuses communautés d'allumer à l'intérieur de la maison. Soit parce que l'entrée de la maison ne donne pas toujours sur la rue, soit (dans le passé) en raison de la présence de non-juifs hostiles dans la rue.

 

10. D'autre part, l'allumage à la fenêtre n'est possible qu'en deçà de la limite maximale permise. De plus l'allumage à la fenêtre comporte un inconvénient majeur dans le cas de plusieurs modèles de Hannoukiot (candélabres de 'Hanouccah) munies d'un panneau frontal. En effet, dans ce cas, lorsque les lumières sont dirigées vers la fenêtre, elles ne sont pas visibles aux personnes vivant à l'intérieur.

 

11. Pour toutes les raisons pratiques citées plus haut, et d'autres encore d'ordre ésotérique (selon le Arizal), la coutume chez 'Habad est d'allumer contre le poteau gauche à l'entrée de l'une des pièces de la maison, face à la Mézouzah. Les enfants quant à eux, allument à la porte de leur chambre à coucher.


3. Procédure et bénédictions de l'allumage 

Nombres de lumières

 

1. Bien qu'il soit possible de s'acquitter de son obligation en allumant une seule lumière chacun des soirs de Hanouccah, la coutume très largement répandue dans toutes les communautés, consiste à augmenter leur nombre au fur et à mesure.

 

2. Le premier soir une lumière est allumée, le second, deux, et ainsi de suite jusqu'au dernier soir où l'on allume huit lumières. Cette pratique vient souligner le fait que le miracle de la fiole d'huile augmentait à mesure des jours écoulés.

 

3. Les nombres qui ont été mentionnés correspondent aux lumières allumées à titre de mitsva du jour, et ne tiennent pas compte de la lumière dite du Chamach, dont la fonction sera expliquée au chapitre suivant.

Disposition des lumières

 

4. La mitsva consiste à allumer des lumières individuelles. Pour cela il faudra veiller à espacer chacune d'elles suffisamment pour que l'ensemble n'ait pas l'aspect d'un brasier. (De plus, s'il s'agit de bougies, leur proximité pourrait provoquer leur fusion entre elles).

 

5. Pour cette même raison, il faudra veiller à disposer les lumières en ligne droite et non en zigzag ou en cercle.

 

6. Toutefois il est permis que les mèches de deux lumières adjacentes plongent dans le même récipient d'huile, à condition que les flammes soient suffisamment espacées.

Les bénédictions

 

7. Avant de procéder à l'allumage, les bénédictions appropriées devront être récitées. Chez 'Habad, le port du gartel (ceinture de prière) est requis lors de l'allumage.

 

8. L'allumage ne doit commencer qu'après avoir complété toutes les bénédictions appropriées. Toutefois, si l'on a omis de réciter la première bénédiction, et que l'on a commencé l'allumage, il sera encore possible de la réciter tant que celui-ci n'est pas achevé.

 

9. En cas d'omission, la seconde bénédiction pourra être récitée après l'allumage, à la vue des lumières.

 

10. S'il arrive que l'on ait omis de dire la troisième bénédiction lors de l'allumage du premier soir, il faudra attendre le soir suivant au moment de l'allumage pour la réciter. Si cet oubli s'est répété jusqu'au dernier soir, il sera encore possible de la réciter durant la dernière journée.

« Hanérot Hallalou »

 

11. Après l'allumage, on a coutume de réciter le passage « Hanérot Hallalou », pour indiquer que les lumières ont été allumées pour louer l'Éternel, et qu'elles ne doivent servir à aucun autre usage.

 

12. Dans certaines communautés, la coutume est de commencer à réciter ce passage après avoir allumé la première lumière, qui constitue l'essentiel de la mitsva. Chez 'Habad néanmoins, on a coutume d'attendre la fin de l'allumage pour le réciter.

 

13. Chez les Sépharadim, on a coutume de réciter à la suite, le Psaume 30 (Mizmor Chir Hannoucat Habaït). Chez les Achkénazim, on a l'habitude de chanter l'hymne « Ma'oz Tsour ».

Ordre de l'allumage

 

14. L'ordre dans lequel les lumières doivent être allumées diffère selon les communautés. En fait, plusieurs exigences, qui ne sont pas forcément toutes compatibles doivent être prises en considération, ce qui donne lieu à différents choix de méthodes. Parmi les exigences, citons les suivantes :

 

15.

  1. L'allumage doit commencer chaque soir par la lumière qui a été rajoutée, pour mettre l'accent sur la répétition du miracle.
  2. L'allumage doit se faire de gauche à droite, car la droite est toujours la direction à choisir.
  3. L'allumage doit commencer par la lumière la plus à gauche, la plus proche de l'extérieur, vers lequel les lumières sont dirigées.

16. En pratique, la coutume la plus répandue est d'allumer le premier jour la lumière la plus à droite. Puis, le second jour, allumer une seconde lumière à gauche de celle de la veille, et continuer l'allumage vers la droite. Ainsi de suite, jusqu'au dernier soir, où l'on allume la lumière la plus à gauche, puis les suivantes en allant de la gauche vers la droite. Cette méthode est également celle adoptée chez 'Habad.


4. Le nécessaire d'allumage 

L'huile et les bougies

 

1. Toutes les huiles ou combustibles sont propres à l'allumage des lumières de Hanouccah.

 

2. Toutefois l'huile d'olive est à préférer, en raison du miracle qui eut lieu avec celle-ci. A défaut, une huile de qualité, produisant une flamme claire devra être choisie.

 

3. De même l'allumage peut se faire avec des bougies; dans ce cas les bougies en cire d'abeille sont à préférer.

 

4. En pratique, la coutume chez 'Habad ainsi que chez les Sépharadim est d'utiliser de l'huile d'olive. Parmi les Achkénazim, certains ont coutume d'utiliser des bougies de cire.

 

Les mèches

 

5. Les mèches de toutes fibres sont propres à l'allumage.

 

6. Cependant, il est préférable d'utiliser des mèches de qualité, telles que celles en lin ou en coton, qui produisent une belle flamme.

 

7. Certains préfèrent utiliser les mêmes mèches d'un soir à l'autre, afin de réutiliser pour une mitsva ce qui a déjà servi pour une mitsva. Dans ce cas, on aura soin d'allumer la « nouvelle » lumière avec une mèche de la veille. D'autres préfèrent utiliser des mèches neuves à chaque allumage, dans le désir d'embellir la mitsva. Le Rabbi précédent avait l'habitude de réutiliser les mèches de la veille.

Le Chamach

 

8. Comme il a été mentionné au chapitre précédent, les lumières de Hanouccah sont allumées pour la sanctification du nom de D.ieu. En tant que telles, elles ne doivent servir à aucune utilisation personnelle, qu'elle soit d'ordre profane ou religieux.

 

9. Pour cette raison, l'habitude est d'allumer chaque soir, à côté des lumières de la fête, une lumière supplémentaire appelée Chamach. Celle-ci permet de mettre en évidence le fait que les autres lumières ont été allumées pour la mitsva, et ne doivent pas être utilisées. D'autre part, en cas d'erreur, on ne se trouvera pas à utiliser les lumières interdites, mais plutôt celle du Chamach.

 

10. Chez les Sépharadim, la coutume est d'allumer le Chamach après avoir allumé les lumières de la fête, et de le placer quelque peu à l'écart des autres lumières.

 

11. Les Achkénazim ont l'habitude d'utiliser pour Chamach la bougie qui a servi à l'allumage, puis de la placer en surplomb des autres lumières.

 

12. Chez 'Habad, la coutume est d'utiliser pour Chamach une bougie en cire d'abeille et de procéder comme chez les Achkénazim. Ceci a pour avantage de faciliter l'allumage, et de mettre davantage en évidence la distinction entre le Chamach et les lumières de Hanouccah qui sont allumées avec de l'huile.

La Ménorah - Candélabre

 

13. L'obligation d'embellir la mitsva s'applique aussi à la Ménorah elle-même. Pour cela il est souhaitable, si l'on en a les moyens, d'acquérir une Ménorah en argent. Tout au moins, on évitera d'utiliser une Ménorah de fortune.

 

14. Chez 'Habad, sous l'impulsion du Rabbi de Loubavitch., beaucoup utilisent une Ménorah dont les branches rectilignes se détachent en oblique de l'axe central, et dont la forme évoque celle de la Ménorah du Temple.

L'huile restante

 

15 L'huile non consumée provenant de lumières qui se sont éteintes pourra être utilisée pour les besoins de l'allumage suivant. Par contre, l'huile non consumée après l'allumage du dernier jour sera interdite à tout usage, puisqu'elle a été utilisée pour la mitsva. Il ne sera pas même permis de la conserver jusqu'à l'année suivante et l'utiliser pour Hanouccah, de crainte que l'on en vienne à l'utiliser en courant d'année par erreur. Elle devra donc être détruite ou brûlée.

 

16. L'huile restante dans la bouteille qui a servi aux besoins de l'allumage est, quant à elle, parfaitement utilisable après la fête.


A suivre ici

Partager cet article
Repost0

commentaires

Traducteur/translator

 

 

France  ISREAL  English

Recherche

logo-lien-aschkel-copie-1.jpg

 

France  ISREAL  English
Traduire la page:
By
retour à l'acueil

------------------------------------- 

 

Communication and Information

 

Vous souhaitez 

- proposer un article ?
 - communiquer une info ?

Contactez la rédaction

bOITE-a-mail.jpg

-------------------------------

 

Nous remercions par avance tous ceux

qui soutiendront le site Aschkel.info

par un don

icone paypal

Paiement sécurisé


Consultez les dossiers

Archives

Mon livre d'or

 

 Livre_dor

 


 

Visites depuis la création du site


visitors counter

Catégories