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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 11:42

 

 

 

Interview - Dans la tente de la famille Shalit

Par Avraham Azoulay et Laurent Goldenberg  leptithebdo 


pour © 2011 www.aschkel.info


 

 

Tout le monde se souvient de ce 25 juin 2006 où nous apprenions l'enlèvement d'un de nos soldats, Guilad Shalit par le Hamas. Le premier ministre de l'époque, Ehoud Olmert, avait refusé toute négociation et avait lancé l'opération « Pluie d'été » qui ne permettra finalement pas la libération de Guilad. Depuis, des négociations ont été ouvertes par l'intermédiaire de l'Egypte et de l'Allemagne. Guilad étant également citoyen français, le gouvernement français s'implique, lui aussi. Malheureusement aucune de ces initiatives n'a jamais abouti. Finalement, le Hamas proposera une liste de 1000 prisonniers à libérer en échange de notre soldat. Le gouvernement israélien refuse dans un premier temps de libérer ceux qui ont du sang sur les mains. Puis, il accepte sous la condition qu'ils soient interdits de séjour en Cisjordanie, proposition que le Hamas a rejetée.

 

Cela fait maintenant plus de 1700 jours que Guilad Shalit est prisonnier, dans des conditions extrêmement difficiles puisque les terroristes du Hamas n'ont même jamais accepté qu'une visite de la Croix Rouge ne lui soit rendue. Personne ne sait où il est retenu, ni même s'il est en bonne santé.

 

Les parents de Guilad, Noam et Aviva, se battent nuit et jour pour obtenir la libération de leur fils. Ils ont planté une tente de protestation devant la résidence du premier ministre israélien, dans l'espoir d'obtenir de vrais résultats. Ils sont soutenus et épaulés par de nombreux bénévoles et des personnes du monde entier qui viennent leur témoigner leur compassion.

C'est là que nous avons rencontré Noam Shalit. Nous avons également pu interroger Chochana, une militante.

 

Le P'tit Hebdo : Depuis quand la tente est-elle plantée devant la maison du premier ministre ?

Noam Shalit : Cela fait sept mois que nous sommes là tous les jours. Nous habitons ici, nous attendons, nous espérons.

 

Lph : Vous avez planté cette tente devant la maison du premier ministre. Ne faudrait-il pas la déplacer devant la Croix Rouge ou Amnesty International ?

N.S : Depuis plusieurs années, nous faisons pression sur la Croix Rouge. Mais à notre grand regret, ils ne parviennent pas à organiser une visite auprès de Guilad. Le Hamas bafouent toutes les lois internationales et ne leur permet pas une telle visite.

 

Lph : La Croix Rouge ne se soucie pas de Guilad parce qu'il est israélien ?

N.S : Non, je ne pense pas. En fait, elle n'a pas la force et la capacité pour agir.

 

Lph : Alors qu'elle était encore Ministre des Affaires Étrangères, vous aviez reçu la visite de Michèle Alliot-Marie. Elle vous a promis d'agir avec l'Union Européenne pour faire avancer la libération de votre fils. Cette promesse s'est-elle traduite dans les faits ?

N.S : Je ne sais pas vraiment ce qui a été fait. Ce que je sais, c'est que l'Élysée se préoccupe de notre situation. Le Président français travaille pour nous aider. Les Allemands aussi sont présents et nous soutiennent.

 

Lph : Nicolas Sarkozy a déclaré lors du diner du CRIF que lorsque l'on touche à Guilad, c'est à la France que l'on touche. Pourquoi tout cet investissement n'aboutit pas au moins à obtenir un droit de visite de Guilad ?

N.S : Tout d'abord je voudrais remercier le Président français pour le grand intérêt qu'il porte à Guilad. Il le considère comme un compatriote et cela représente beaucoup pour moi. Je sais qu'il fait des efforts. Mais la France n'a aucun contact avec le Hamas. La présidence française fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire avancer les choses. Elle utilise tous les moyens dont elle dispose en collaboration avec l'Allemagne.

 

Lph : Sur qui doit-on faire pression ?

N.S : Nous faisons pression sur le premier ministre. Nous voulons qu'il fasse ce qu'il faut pour ramener Guilad, qu'il libère les prisonniers que le Hamas demande en échange. Et ensuite s'il veut s'occuper des terroristes qu'il s'en occupe. Nous n'avons pas d'autre choix.

 

Lph : De quand date le dernier signe de vie de votre fils ?

N.S : Nous n'avons aucune nouvelle depuis un an et demi maintenant.

 

Lph : Qu'est-ce que les francophones peuvent faire pour aider à la libération de Guilad ?

N.S : Je sais que la communauté juive est avec nous, qu'elle nous soutient. L'action se déroule ici à Jérusalem, nous les attendons lors des différentes manifestations que nous organisons.

 

Lph : Comment la population israélienne juge-t-elle votre combat ?

N.S : La majorité des Israéliens nous soutient, et ce quel que soit le prix à payer. D'ailleurs, je tiens à préciser que ce n'est pas nous qui avons fixé ce prix.

 

Lph : Vous n'en avez pas assez parfois de toutes ces personnes qui viennent vous dire qu'elles vous soutiennent, qu'elles souffrent avec vous, alors que concrètement rien ne se passe ?

N.S : Non, nous demandons aux gens de venir nous témoigner leur soutien. C'est important pour nous de voir du monde venir.

 

 

Lph : Chochana, pourquoi êtes-vous la ?

Chochana : Nous sommes un groupe de mères qui avons décidé d'être présentes auprès de la famille Shalit. Il faut savoir qu'ici viennent des personnes de tout le pays et du monde entier : France, Allemagne, Japon, Chine, etc.

C'est très important pour les parents de Guilad d'être entourés de nombreuses personnes. C'est aussi fondamental que la nouvelle génération de soldats sachent que nous sommes derrière eux, que l'on pense à eux.

De plus, mon fils était à l'armée avec Guilad.

 

Lph : Vous êtes là tous les jours ?

Chochana : Nous nous relayons chaque jour, de 9h du matin à 9h du soir. Il y a quelqu'un en permanence avec la famille.

 

Lph : Votre présence et les nombreuses visites sous la tente font-elles du bien aux parents de Guilad ?

Chochana : En tant que mère, j'imagine qu'Aviva, la mère de Guilad, ne pourrait pas tenir sans ces marques de soutien. Je vais vous donner un exemple : un jour, un autobus rempli est arrivé de la tombe de Baba Sale. Des personnes portant kippa en sont descendues et elles ont commencé à prier ici. Vous pensez que cela n'a pas d'effet sur Aviva ?

 

Lph : Vous restez devant la maison du premier ministre. Ne faudrait-il pas faire pression sur la Croix Rouge, Nicolas Sarkozy ou le Hamas ?

Chochana : Oui, il est clairement inacceptable que Guilad ne puisse pas recevoir une visite de la Croix Rouge conformément aux règles de la Convention de Genève. Nous souhaitons également faire pression sur le Hamas. Les gouvernements occidentaux doivent le faire, ne serait-ce que pour obtenir une visite, le voir, savoir qu'il est en vie.

Mais, vous savez, nous avons une liste de prisonniers que le Hamas nous demande de libérer, qu'on les libère et l'histoire sera finie ! Tout le débat dans le pays tourne autour du prix à payer. Pour ma part, je pense que la prison change une personne. Il en restera peut-être 5 ou 6 qui n'auront pas changé, le Mossad et la police sont là pour ceux-là. Ce n'est pas pour ces 5 ou 6 personnes que nous ne devons pas payer le prix. Notre gouvernement a, dans ses mains, la possibilité de libérer Guilad.

 

Lph : Qu'avez-vous envie de dire aux francophones ?

Chochana : Je veux leur dire qu'ils sont extraordinaires ! Tous les francophones que nous voyons ici ont un grand cœur. 

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Published by Aschkel - dans GUILAD
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