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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 12:54

 

 

 

 

 

LUNDI 11 OCTOBRE 2010

J-Street s’autodétruit : le jeu de dupes se démêle. Mais où sont donc passés les Medias ?

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


Avec l’aimable autorisation de Yeru Aharoni

Directeur des Publications/Rédacteur en chef du

Global Research in International Affairs (GLORIA) Center

Interdisciplinary Center

 

 

J Street Self-Destructs: The Con-Game Unravels. But Where Was the Mass Media?

 

http://rubinreports.blogspot.com/2010/10/j-street-self-destructs-con-game.html

 


Par Barry Rubin



J’écrivais déjà sur la vraie nature de J-Street, en tant que mouvement anti-israélien qui se présente comme un groupe pro-israélien démocrate, quand la vérité était encore gardée sous scellées par les media. J’avais pointé du doigt comment il a, en fait, travaillé main dans la main avec le lobby du Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad, l’an dernier, pour tenter de faire barrage aux sanctions contre l’Iran au sujet de son programme nucléaire.

 
Le type même du groupe de façade 
[vitrine légale] se caractérise par le fait que ses dirigeants emploient de fausses revendications pour se gagner l’adhésion de sympathisants qui n’auraient jamais soutenu cette organisation s’ils en avaient compris la vraie nature. En d’autres termes, ceux qui mènent et dirigent vraiment J-Street cherchent à détruire les fondements du soutien à Israël, de la part des Juifs Américains. Beaucoup de membres pris un par un sont nourris de bonnes intentions et n’ont aucune idée de ce qu’il en est en réalité. Et bien, désormais, ils en ont les preuves.

J-Street a menti en prétendant ne pas avoir reçu un financement massif de la part de George Soros, le financier milliardaire des causes d’extrême-gauche antisionistes. Il subsiste plein d’autres choses louches qui continuent d’être dissimulées concernant la provenance de leur argent. Il est probable que le mouvement a aussi violé la loi en utilisant l’argent d’un résident de Hong Kong pour soutenir des candidats politiques aux Etats-Unis.  

A présent, également, il s’est révélé que le mouvement voulait organiser une visite sur la Colline du Capitole de Richard Goldstone, auteur du rapport anti-israélien extrêmement biaisé concernant Gaza. Cela a eu pour conséquence la démission de Colette Avital, une femme politique du parti travailliste, comme représentante du mouvement en Israël. A cette occasion, J-Street ment une fois encore, mais la conversation à propos de Goldstone est enregistrée.  Incidemment, Avital nie également avoir dit quoi que ce soit au journaliste concernant Goldstone. L’enregistrement audio montre à quel point elle-même est une menteuse.

Par ailleurs, Jeremy Ben-Ami est à ce point inepte qu’en niant les faits, ils [J-Street] n’ont fait assurément qu’aider Goldstone à confirmer  qu’ils étaient tout prêts à le faire : « L’équipe dirigeante de J–Street a parlé à ses collègues de l’organisation qui coordonnent les réunions et, sous son injonction, a demandé à une poignée de membres d’une équipe au Congrès d’enquêter pour savoir si ses membres seraient intéressés à rencontrer le Juge Goldstone ».

Cependant, cela met à jour, ici, une autre énorme affaire, qui est d’une extrême importance. Elle s’applique vraiment à tout autre sujet potentiel concernant les affaires extérieures et intérieures pour les Etats-Unis.

De quelle façon un homme dont le seul engagement personnel au Moyen-Orient a été d’être un lobbyiste anti-israélien payé par l’argent arabe (pour une société qui, depuis qu’il l’a quittée, est devenu l’agence de relations publiques en faveur de la flottille pro-Hamas vers Gaza) peut-il se proclamer comme le dirigeant d’un mouvement pro-israélien sans qu’aucun média ne mette en lumière cette contradiction ? Comment un groupe qui, pour la partie essentielle de son existence, n’a jamais pris aucune position pro-israélienne – et même s’est permis de franchir des seuils variables dans le sens opposé- peut-il être loué dans les médias pour ce qu’il n’est pas ? Comment un mouvement constitué de militants anti-israéliens a-t-il pu se présenter comme le contraire de ce qu’il est ?

Il ne s’agit pas de dire qu’il n’y avait pas de nombreuses personnes bien-intentionnées qui ont rejoint, soutenu ou sympathisé avec ce mouvement, en pensant qu’il était démocratique et pacifique, mais qu'il restait une organisation pro-israélienne. Mais cela également, pose problème : s’ils avaient été correctement informés par les médias, ils ne l’auraient jamais fait.

Pourquoi donc la vérité a t-elle dû être découverte par Jeff Dunetz, un blogueur intrépide, menant une recherche de fond, par Eli Lake, un reporter d’un petit journal conservateur, publiant de fréquents articles inédits ici et là ? Et par un autre héros infatigable, Lenny ben-David, à lire ici ici et là ?


Réponse : parce que les médias renâclent à mettre sur la table quoi que ce soit qui présente sous un mauvais jour une certaine partie du spectre politique.


C’est exactement comme cette histoire concernant ce prédicateur extrémiste et raciste officiant dans une église de Chicago que fréquente assidûment un paroissien célèbre, ainsi que l’expérience et les qualifications de ce paroissien à être habilité à tenir les fonctions les plus hautes en ce monde, et comme à travers tant d’autres histoires de même acabit : la plupart des médias laissent les gens faire n’importe quoi en toute impunité [get away with murder, selon l’expression populaire], aussi longtemps qu’ils ont de bonnes références politiques [qu’ils sont « du bon côté de la barrière »].Ils relatent (ou ne relatent pas) les faits et les orientent en se fondant sur leurs inclinations politiques personnelles, plutôt que sur une éthique d’impartialité, d’équilibre et d’intégrité.

Il existe un autre vieille expression disant qu’un arbre s’abattant au beau milieu d’une forêt, alors qu’il n’y a personne autour, fait quand même du bruit. Bien entendu, nous savons, grâce aux instruments de mesure scientifique, que c’est vrai.

Mais que se passe t-il si un arbre s’effondre dans une forêt et que des millions d’individus regardent la télévision et lisent les journaux qui titrent : « Aucun arbre ne s’est abattu dans la forêt », « la forêt n’existe pas », « les théoriciens conspirationnistes d’extrême-droite prétendent qu’un arbre s’est abattu dans la forêt, Ha !Ha !Ha ! Comment quelqu’un peut-il être aussi stupide ? », et «  Tous les savants dans le monde s’accordent sur ce point : Aucun arbre n’est tombé dans la forêt ». Ok, juste un dernier, parce que je ne peux y résister : dans les médias britanniques, cela donnerait : « Si l’arbre est tombé dans la forêt, c’est uniquement de la faute d’Israël ! »

C’est pourtant bien la situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Et c’est même certainement pire. Nous vivons dans un monde où le Time Magazine peut publier la première semaine sa couverture en une en s’insurgeant de façon véhémente contre « l’islamophobie » (n’est-ce pas un affreux préjugé ?) et, la semaine suivante, se blanchit de tout antisémitisme lorsqu’il prétend que les Israéliens ne veulent pas la paix, parce qu’[avec la situation actuelle] ils font beaucoup d’argent.

 Par conséquent, de larges segments dans les medias, non seulement, préfèrent ne pas rapporter certains faits ou les déforment, mais ils prêchent la haine en se focalisant sur certains groupes. Graham Greene a formulé une phrase pour décrire ce phénomène en écrivant qu’il existe des classes « tourmentables » et d’autres « qu’on ne peut contrarier ». Nous avons, maintenant, les « groupes-qu’il-est-acceptable-de-calomnier-et-de-haïr » et les « groupes-contre-lesquels-le-moindre-reportage-est-un-crime-raciste ».

Nous sommes, depuis longtemps, accoutumés à ce phénomène concernant le traitement d’Israël. Ce qui a été la grosse surprise de ces dernières années a été de se rendre compte que de telles pratiques ont débordé de la marmite pour marquer des points dans d’autres problèmes. On a souvent dit que le traitement d’Israël était un signe d’alerte [baromètre], qu’Israël était le canari dans la mine.
 Nous avons, actuellement, dépassé depuis longtemps ce stade. Rétrospectivement, le traitement inéquitable d’Israël dans les medias apparaît de plus en plus comme un projet-pilote.

Et encore, lorsque que le public ne peut citer qu’un nombre extraordinairement bas de personnalités qui tiennent un langage de vérité dans les médias, il y a, au contraire, un grand nombre de gens qui continuent de croire ce qu’on leur dit dans ces mêmes médias. Quelle est la meilleure façon de se sortir de cette pagaille ? Une partie de la réponse est peut-être d’ordre technologique, par l’avènement d’internet, la diversité des chaînes de télévision câblées et de radios numériques disponibles sur internet. De fait, tous ces moyens peuvent être utilisées pour le même objectif.

L’un de mes lecteurs parmi les plus avertis, après avoir seulement parcouru le site de J-Street, concluait qu’il s’agissait juste d’un mouvement démocratique. Ne commettons pas d’erreur : il existe une différence entre la gauche radicale et le Libéralisme. C’est précisément la raison pour laquelle les forces d’extrême-gauche ont créé des mouvements de façade [vitrines légales] qui ont toutes les apparences d’incarner des courants démocratiques : pour tromper les gens qui, sinon auraient reculé, si jamais ils avaient eu connaissance des visions et buts réels de la gauche radicale, autant que de ses tendances actuelles à sympathiser et même à soutenir la plus grande menace dans le monde depuis l’extrême-droite : l’Islamisme.

La solution est la suivante : aussi longtemps que la liberté demeure, alors les sources d’information qui démontrent être les plus fiables, font preuve de capacité prédictive et qui expliquent le mieux les faits, continueront de l’emporter. De plus, l’audace même des islamistes et des radicaux occidentaux les pousse à s’exposer. En 1848, Karl Marx concluait le « Manifeste Communiste » qu’on peut désigner comme le document fondateur de la gauche idéologique révolutionnaire :

“Les Communistes dédaignent à garder secrets leurs vision et objectifs. Ils déclarent ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le reversement par la force de toutes les conditions sociales préexistantes”.

De même, aujourd’hui, si vous creusez un peu – en réalisant des traductions en temps réel- les islamistes proclament bien haut et fort ce que sont leur vision et leurs buts. Et si vous creusez un peu plus, ainsi font leurs alliés radicaux d’Occident, même lorsqu’ils prétendent être démocrates, ce qu’ils ne sont pas.

C’est simplement que la majeure partie des médias ne publie pas ce genre de choses. Mais nous le ferons.



Annexe :

 
Jeremy Ben-Ami, qui a fondé J-Street après avoir mis fin à une carrière prometteuse de lobbyiste anti-israélien déclaré pour la poursuivre sous couverture, a été tellement ébranlé qu’il a écrit  : « les reportages au sujet de notre disparition… sont grandement exagérés ». Je ne pense pas que J-Street disparaîtra – il dispose de trop d’argent (de la part de Soros et de tant d’autres sources) pour s’évanouir du jour au lendemain. Il n’aura tout simplement plus d’influence sur la Colinne du Capitole et une très faible sur quelques éléments dispersés et marginaux au sein de la communauté juive.


 Cela découle d’un groupe pratiquement créé sur mesure avec le soutien de l’Administration Obama, comme un cheval de Troie, de manière à sevrer les Juifs Américains et à les détourner d’un soutien indéfectible à Israël. Mais l’Administration Obama, suivant une politique un peu plus amicable envers Israël, n’a désormais plus besoin de J-Street.

James Besser de l’Hebdomadaire Juif New-Yorkais note que :

« Il n’y a aucun moyen d’empêcher que les politiciens soutenus par J-Street ne deviennent extrêmement  nerveux, ainsi que tous ceux qu’on peut considérer avoir accepté de soutenir ce mouvement. Car, au lieu d’apporter sa protection aux politiciens qui le soutenaient, J-Street les a, pour ainsi dire, saigné à blanc… en mentant sur ses relations avec le philanthrope controversé.


“Et il n’y a aucun moyen pour empêcher que cela ne répande la méfiance parmi les commentateurs et reporters qui écrivent et parlent de J-Street, et qui ont été induits en erreur, de façon répétée, par ses responsables… »

 

 

Barry Rubin est directeur du Centre pour la Recherche Globale en affaires internationales (GLORIA) et éditeur du journal : la revue des Affaires Internationales et du Moyen-Orient (MERIA). Ses derniers ouvrages sont « le lecteur israélo-arabe (7è édition), La longue guerre pour la liberté : la lutte arabe pour la démocratie au Moyen-Orient (Wiley), ainsi que La vérité sur la Syrie (Palgrave-McMillan). Le site internet du Centre GLORIA est à l’adresse : http://www.gloria-center.org et celle de son blog, Rubin Reports, à :http://www.rubinreports.blogspot.com.

 

 


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