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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:01

La perception et le pouvoir

Pourquoi les plaies d'Egypte ?


Au-delà des droits de l’individu, le pouvoir de l’individu constitue, dans la pensée d’aujourd’hui, un idéal incontournable. Lorsque vous êtes réellement concerné par un problème, alors, à travers les processus démocratiques, la diplomatie, l’utilisation des médias pour susciter l’intérêt du public et agir sur l’opinion, vous pouvez agir. D’une certaine manière, chacun peut changer le monde.

Sur le plan spirituel, il s’agit là d’une idée juive ancestrale. Il y a plus de huit siècles, Maïmonide écrivit que chaque individu doit se considérer en équilibre entre le bien et le mal, et que l’univers entier est dans la même situation. Cela signifie, poursuit-il, que le prochain geste que l’on va accomplir peut modifier cet équilibre pour soi-même et pour le monde entier. Un bon acte, commente le Rabbi de Loubavitch, une bonne pensée peuvent faire pencher la balance de la réalité du côté du bien et apporter la guérison au monde entier.1

Cela signifie donc que chaque individu est extrêmement important. Sa perception de la vie peut être un facteur déterminant, non seulement pour son bien-être personnel, mais pour celui du monde dans sa globalité.

Notre perception de la vie est d’ailleurs un thème central dans notre Paracha qui relate les plaies que D.ieu envoya contre l’Égypte.

Quel était le but des plaies ?

Une des réponses à cette question est qu’elles devaient forcer les Égyptiens, et en premier lieu le Pharaon, à laisser partir le peuple juif. Elles peuvent aussi être considérées comme une punition pour la cruauté avec laquelle ils agirent envers leurs esclaves juifs. Mais si nous observons avec attention le texte de la Torah, nous voyons qu’il ne s’agissait pas simplement de faire une démonstration de force ou de causer de la douleur. Le but en était plus subtil.

D.ieu explique que le but des miracles en Égypte était que « l’Égypte sache que Je suis D.ieu ».2

Quand le Pharaon rencontra pour la première fois Moïse, qui lui demandait la liberté pour les Juifs, il répondit : « Qui est ce D.ieu que je devrais écouter en libérant les Juifs ? Je ne connais pas D.ieu. » 3 Cela signifie donc que le but des plaies était de faire en sorte que le Pharaon reconnaisse D.ieu. Ce n’est qu’alors qu’il permettrait au Juifs de sortir d’Égypte.

Mais en réalité, ceci n’est pas non plus le but ultime des plaies. D.ieu en donne une autre explication à Moïse. Les plaies sont survenues pour que le peuple juif transmette à ses enfants et à ses petits-enfants ce qui s’est passé et que ceux-ci « sachent que Je suis D.ieu ». 4

L’objectif des plaies était de changer notre perception de la vie pour que, à travers les générations, nous reconnaissions D.ieu et le sens de Ses enseignements. Pour le Pharaon de l’Égypte ancienne, les plaies eurent pour sens qu’il finisse par obéir à D.ieu et laisser partir le peuple juif. Pour nous, elles signifient que nous reconnaissons le pouvoir de D.ieu dans nos vies et adoptons donc la démarche juste, qui apportera au monde le bien et la guérison.

 

La liberté en cinq dimensions



Nos Sages évoquent le lien étroit qui existe entre l’individu et l’histoire du peuple juif que raconte la Torah. Les grands événements de l’esclavage en Égypte et l’Exode relatés dans notre Paracha peuvent avoir lieu dans le monde intérieur de chaque homme ou femme d’aujourd’hui.

Un exemple de cela est le récit des plaies, un thème central de la Paracha de Vaéra. Lorsque nous lisons la Haggadah, à Pessa’h, nous en chantons la liste, versant une goutte de vin à l’évocation de chacune d’entre elles. Et puis la Haggadah rappelle une discussion à leur propos entre deux Sages anciens : Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva.

Rabbi Eliézer affirme que chaque plaie consista en fait en quatre plaies. D’après Rabbi Akiva, ce n’était pas quatre, mais cinq. Assis à la table du Séder, lisant dans la Haggadah maculée de vin, nous nous hâtons vers la consommation de la Matsa, des herbes amères et du repas. Mais que nous enseignent ces deux Sages aujourd’hui ?

C’est ici que nous pouvons découvrir quelque chose sur la possibilité de quitter l’Égypte à un niveau personnel et intérieur.

La fonction des plaies dans l’histoire fut de briser le pouvoir maléfique de l’Égypte et du Pharaon, le tyran qui avait asservi le peuple juif. À l’intérieur de nous, les plaies sont les efforts que nous faisons pour nous libérer de notre propre situation de servitude. Par quoi ou par quoi sommes-nous asservis ? Par nos propres désirs négatifs, par notre propre égocentrisme.

Et cet esclavage intérieur se compose de quatre niveaux, selon Rabbi Eliézer, ou de cinq, selon Rabbi Akiva. Comprendre ceci nous permet de mieux appliquer les « plaies » pour libérer notre moi intérieur.

Le premier niveau se rencontre lorsque le penchant négatif a tellement de force à l’intérieur de nous qu’il peut nous obliger à faire quelque chose de répréhensible. C’est le niveau simple et ordinaire de la vie quotidienne, dans lequel on lutte pour garder le contrôle de son comportement.

Le second niveau d’esclavage, plus subtil, est celui où on fait ce qui est bien, tout en étant constamment préoccupé de ce que les autres vont penser de soi. On est pris au piège dans sa propre vision de la société.

Le troisième niveau est encore plus délicat. L’individu éprouve un sentiment de liberté et se pose au-dessus des opinions des autres. Cependant, il reste limité par son propre intellect et sa compréhension. Il demeure froid, sans passion. Contrastant avec un tel état, les enseignements du Judaïsme exigent de nous d’être capables de dépasser cette limite : « Tu aimeras D.ieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » Il est des situations qui exigent plus qu’une froide rationalité.

Le quatrième niveau est celui où l’homme peut dépasser la compréhension. Il agit dans le sacrifice de soi. Pour Rabbi Eliézer, c’est là le niveau le plus élevé que l’on peut atteindre.

Mais Rabbi Akiva y voit encore un problème. On peut encore être piégé par la conscience de sa propre vertu : « Je me sacrifie ! Ne suis-je pas merveilleux ? » Pour Rabbi Akiva, le cinquième niveau de liberté est atteint lorsqu’on s’est complètement libéré de son ego.

On peut alors totalement se dévouer au service de D.ieu, apportant finalement la rédemption pas seulement à soi-même, mais à la Création tout entière.

 

 
'habad.

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