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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 20:53

 

editorial 1

 

 

L’Iran joue aux échecs avec l’argent US sous les plaques tectoniques de l’hiver arabe

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

ECOUTER ICI-copie-1

 

 

Les représentants de « l’Amérique profonde », les membres du Congrès, semblent tout juste s’éveiller d’une somnolence aussi dispendieuse que dangereuse : lundi dernier, la presse a dévoilé un projet de loi qui consisterait à bloquer toute aide à un pays qui n’agit pas concrètement contre le terrorisme. Elle concernerait surtout : le Liban, l’Egypte, le Pakistan et l’Autorité Palestinienne. Si ce projet peut être rejeté par le Sénat, dominé par les Démocrates, il constitue un défi majeur à l’angélisme de la « main tendue » qui prévaut à la Maison Blanche, depuis l’avènement d’Obama.

 

La logique de ce texte est assez simple pour qu’on s’interroge sérieusement : « pourquoi » n’a t-il jamais été proposé comme condition sine qua non de tout engagement politique et militaire américain, auparavant ?

 

En effet, parallèlement à des guerres coûteuses et au soutien à des états douteux, le Département du Trésor n’a de cesse de traquer les entreprises qui font des affaires avec des entités ennemies. Principalement, l’Iran et ses alliés : Corée du Nord et Syrie.

 

L’élimination d’Ousama Ben Laden dans sa luxueuse résidence fortifiée d’Abbottabad a servi de révélateur : l’armée américaine peine à bâtir la moindre stabilité en Afghanistan ; mais le pays voisin héberge et nourrit le terrorisme global qui conditionne cette présence internationale dans ses contreforts.

 

Le torchon s’est mis à flamber entre le Pentagone et la Maison Blanche, lorsque celle-ci, sous la pression de la dette, a évoqué des coupes budgétaires sombres dans les caisses de l’armée. Or, la balance des dépenses et bénéfices penche du mauvais côté, lorsqu’on fournit armes et bagages électroniques à des états comme le Pakistan ou le Liban, qui les emploient ensuite à tuer des Marines et des alliés de l’Amérique. Quitte à restreindre un budget, ne faut-il pas, d’abord, s’en prendre au portefeuille des tueurs d’Américains, plutôt qu’à celui de l’Etat-Major censé les défendre ?

 

Le cas du Liban et de la prise de pouvoir progressive du Hezbollah sur l’armée libanaise et ses services de renseignement, est, à ce sujet, paradigmatique : d’une part, le Tribunal Spécial sur le Liban soumet des mandats d’arrêt internationaux contre des hommes aussi dangereux que Mustafa Badreddine, l’un des principaux accusés dans l’assassinat de Rafic Hariri ; de l’autre, Nasrallah poursuit son ascension à la tête du pays du Cèdre. Rarement la Justice internationale n’avait, à ce point, été objet de risée, face à ces états semi-terroristes. Qu’importe, la France de Sarkozy et l’Amérique d’Obama n’oublient jamais de verser leur obole à des tueurs en série de cet acabit, à coups de missiles « Hot » et de matériel de contre-espionnage.

 

Un incident récent, entre les marines indienne et pakistanaise, en pleines manœuvres indo-américaines, a rappelé cet axiome. Mieux, Islamabad, les poches pleines de précieux billets verts, a passé commande de six sous-marins chinois, dans le dos de Washington.

 

La guerre contre la terreur devient d’une prodigalité sans bornes, avec la politique du chèque en blanc qui accompagne la main tendue.

 

Quant au chantage à la déclaration unilatérale d’un état palestinien, en septembre, c’est, pour les hommes de la Colline du Capitole, la cerise sur le gâteau : des années d’investissement dans les fameuses brigades Badr « anti-terroristes » de Mahmoud Abbas, juste pour le plaisir de le voir s’aligner sur le Hamas pro-iranien et compromettre toute négociation future. La menace de suspension de son argent de poche devrait inciter l’enfant gâté de l’AP à repousser ce « feu d’artifice » final de quelques mois.

 

Revenons à nos sanctions : certains pays ennemis en font les frais, sans que leurs activités délétères ne semblent réellement en souffrir : ainsi les dix jours de manoeuvres de mai dernier, en Iran, ont été l’occasion d’une débauche étalant de nouveaux armements balistiques. Les Shahabs 3 et 4 menacent ouvertement les bases américaines en Afghanistan, Israël, le seul allié fiable dans la région, mais qu’on n’omet jamais de snober à coups de pressions diplomatiques. Les banques allemandes collaborent les yeux fermés à ce programme balistique qui permet à Téhéran de menacer Washington depuis le Venezuela. Ou, grâce au futur Shahab 5, intercontinental, directement depuis l’Iran.

 

C’est, sûrement, dans ce contexte qu’il faut comprendre les assauts répétés des Gardiens de la Révolution contre le Kurdistan irakien : les régions montagneuses que détiennent les Kurdes sont essentielles au contrôle de l’Irak. Elles permettent aussi de dominer le panorama de la scène moyen-orientale, lorsqu’on dispose de missiles perfectionnés, prêts à être tirés vers n’importe quelle cible proche ou lointaine. Téhéran tente de perturber le nord, mais aussi le sud irakien, vers Bassorah, de façon à prendre la création politique post-Saddam en tenaille, alors que l’armée américaine s’en retire. A terme, Téhéran escompte être en mesure de bloquer le Détroit D’Ormuz, où transite 40% du pétrole mondial et faire chanter l’Occident à sa guise.

 

 Le Kurdistan, riche du pétrole de Kirkouk et Mossoul, est aussi ce couloir escarpé qui donne accès à l’Est de la Syrie, le pays vassal d'Ahmadinedjad, menacé de déstabilisation.

 

Les sanctions prises contre le tyran de Damas, à cause de sa répression sanguinaire du peuple syrien, n’ont pour l’instant, eu qu’une incidence symbolique. Cela dit, il faut à Assad nourrir et approvisionner une armée sur le pied de guerre contre son peuple. L’ophtalmologiste syrien a envoyé son Ministre Walid Mouallem supplier Bagdad de lui offrir 150 000 barils de pétrole par jour, pour pallier les pertes quotidiennes liées au désordre politique chez lui. Damas raffine 240 000 barils par jour de son propre crû, mais dépend de la France, Hollande, Italie et Espagne pour le reste de son raffinement. La Syrie a dû opérer une coupe de 40% de sa production pétrolière. Malgré ses réserves monétaires, Assad doit demander une rallonge financière de 115 millions de $ au Koweit, s’il veut joindre les deux bouts du coût de la répression. Sous un discours policé, affirmant que la « stabilité de la Syrie est essentielle à l’équilibre de la région », Nouri al-Maliki, l’Irakien, aurait confié à ses proches : « J’ai passé ma vie à combattre un parti Baath (irakien de Saddam) ; jamais je ne soutiendrai l’autre Baath (syrien) ! ».

 

Le jeu est donc serré, alors que la démocratie irakienne relative semble, pour le moment, le seul pays arabe qui ne soit pas entraîné dans ce fameux « printemps arabe ». De maillon faible de la région, l’Irak apparaît encore comme la réussite "posthume" du Président américain le plus haï au Moyen-Orient, GW Bush. Les appétits hégémoniques iraniens sont réfrénés par plusieurs « plats de résistance » décidés à tenir tête aux Mollahs de Qom :

 

- 1 million 200.000 Syriens déferlent dans les rues des villes principales de leur pays, ce 22 juillet, pour défier le pouvoir vacillant de l’ami Bachar. Chaque semaine qui passe risque de devenir cruciale, sinon la dernière.

 

- Les Américains laissent aux Irakiens une situation, à terme, favorable et capable, si D. lui prête vie, de servir de contre-modèle à la Révolution iranienne. De la même façon que, lors de la Guerre Froide, la RFA a servi de « vitrine » face à la RDA, avide et mal nourrie par le Gosplan soviétique…

 

 

Le Congrès s’oppose à financer des « danseuses » comme le Liban, le Pakistan, pères nourriciers du Hezbollah et d'Al Qaeda ; ou l’Egypte et l’Autorité Palestinienne dominées par les Frères Musulmans et le Hamas. Si l’Amérique de 2012 se ressaisit, il est probable que toute l’énergie et les vies humaines perdues dans la « Pax americana », au cours de la décennie précédente, ne l’auront pas été en vain…

 

Il semble que cette nouvelle économie de la gestion des conflits soit le véritable enjeu des futures Présidentielles aux Etats-Unis…. 

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Chaibane 24/07/2011 21:07



Le programme nucléaire militaire ne menace pas seulement Eretz Israël, mais l'Occident également. Quelle est alors la contribution concrète du pro-sionisme contre le péril iranien. Cela dit,
l'Iran continue d'exporter du pétrole vers l'Inde sans pouvoir obtenir le versement du paiement à cause des sanctions. (article de presse). Néanmoins, on croit avoir une idée sur
un mode de paiement clandestin qui consisterait à effectuer le paiement de la facture pétrolière en utilisant les dotations de pélerins qui se rendent en Iran et en
Irak pour du tourisme religieux. En fait, pour chaque pélerin doté de 20.000 dollars annuellement et avec  500.000 touristes, l'Iran pourrait engranger 10 milliards
de dollars. Il est certain que l'Etat iranien dans ce cas de figure prendrait en charge le pélérinage en s'appuyant sur les facilitées qui seront accordées par les hôteliers, les maisons d'hôtes,
les restaurateurs et les transporteurs en Iran et aussi en Irak. Toutefois, en tout les promoteurs touristiques percevront 2 milliards de dollars pour avoir soutenu le programme de
récupération de créances indiennes clandestinement. Cependant, l'Etat indien ne va pas prélever un montant aussi considérable en puisant dans ses caisses et l'industrie et les
industiels liée au pétrole dans ce pays vont en faire autant afin de ne pas éveiller les soupçons. Il reste alors de connaître comment les fonds sont mis à la disposition des
pélerins. Est-ce à travers des associations au Pakistan et en Inde ou alors sous forme de crédit contractés par des particuliers auprès des banques en produisant des garanties pour obtenir le
prêt. A mon sens, il va falloir transmettre ce dossier aux Britanniques qui semblent bien implantés dans le sous-continent indien. Si le mode de financement ne provient pas du trafic de drogue,
il est sûrement assuré par les dotations du tourisme religieux.



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