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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:04

 

 

 

 

La démocratie dans le monde arabe – Intérêt israélien 
 

Par Dore Gold

 

jcpa

Israël suit avec inquiétude les troubles dans les pays arabes, craignant que l’instabilité dans le monde arabe crée des régimes beaucoup plus hostiles, mais il semble que l’absence de démocratie encourage en fait l’hostilité à notre égard. 

Les vagues de manifestations dans le monde arabe, qui ont débuté en Tunisie, et se sont étendues en Egypte, Jordanie, Yémen, Libye, et Bahreïn, soulignent la nécessité d’élaborer une politique cohérente à l’égard de ces mouvements.

Cependant, il est clair qu’Israël a un intérêt évident de voir que des pays qui l’entourent adopteront un jour de véritables valeurs démocratiques. En fait, le manque de démocratie dans le monde arabe a contribué ces dernières décennies à la perpétuité du conflit israélo arabe. 

Dans les années 70 du siècle dernier, l’orientaliste américain Michael Hudson de l’université George Town a déjà écrit sur la « crise de la légitimité » qui a influé sur le monde arabe. Alors que les dirigeants arabes n’ont pas été élus d’une manière démocratique, la question a toujours été posée concernant les sociétés qui les acceptent et respectent leurs lois. Les régimes militaires établis en Egypte, en Syrie et en Irak sont restés au pouvoir principalement grâce à l’utilisation de Muchabarat- la police secrète. Ils se sont consacrés également à des objectifs qui leur ont apporté un soutien populaire. 

En conséquence, deux sujets ont été mis en évidence : l’union arabe et la lutte contre Israël. Sur ces deux objectifs ils ont régné pour accroître la légitimité du régime. Cette stratégie politique était particulièrement vitale pour les pays arabes comme la Syrie et l’Irak dont les populations ne sont pas homogènes et sont gouvernées par un régime minoritaire détesté dont la majorité de la population le considérait comme illégitime.

Jusqu’au renversement de Saddam Hussein ces deux pays ont été les plus extrémistes de la région. Le président syrien Bechar al Assad a déclaré en janvier dernier au Wall-Street Journal qu’il n’a pas fait face aux mêmes troubles égyptiennes étant donné qu’il n’a pas de liens diplomatiques étroits avec Israël comme Moubarak. En d’autres termes, Assad reconnaît que la poursuite de l’hostilité à l’égard d’Israël constitue pour les régimes arabes un « filet de sécurité » politique et contribue aux dirigeants actuels à demeurer au pouvoir. Le conflit aide également les régimes arabes à détourner l’attention des citoyens et ne pas critiquer les gouvernements. D’ailleurs, Mouammar Kadhafi a appelé la diaspora palestinienne à envahir les côtes israéliennes pour pouvoir échapper à des confrontations devant les appels constants aux réformes politiques dans son pays. Nous devrions créer une crise mondiale » a-t-il dit clairement. Bien que la démocratie dans le monde arabe pourrait aider à mettre fin au conflit israélo arabe, la période de transition à un gouvernement démocratique est jonchée de graves problèmes.

Malheureusement, il y existe des forces anti-démocratiques dans le monde arabe qui espèrent profiter des élections pour s’emparer du pouvoir. Les Frères musulmans en Egypte tentent depuis les années 90 d’accroître leur influence au sein du parlement égyptien mais ils ne sont guère attachés à la démocratie.

L’ancien guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Mehdi Aakef, a exprimé son opinion lors d'une interview à la BBC diffusée en 2007, il a déclaré que seul l’Islam est « une véritable démocratie ». Selon lui, la démocratie occidentale n’est « pas réaliste » et elle est « fausse ». Ainsi des élections sans engagement à un processus démocratique et à la paix pourraient donner des résultats inverses aux souhaits de l’Occident. En 2006, les élections législatives palestiniennes ont conduit à la victoire du Hamas. Encouragée par sa victoire électorale, l’organisation a intensifié ses attaques à la roquette contre des villages israéliens durant plusieurs années et ont conduit à l’opération Plomb durci en décembre 2008.

Historiquement parlant, les démocraties ont cherché à se protéger contre les forces antidémocratiques. La République fédérale allemande a proclamé des lois interdisant la participation des nazis ou du parti communiste aux élections locales.

En fait, l’accord intérimaire Oslo II signé en 1995 a souligné que tous les candidats, partis ou coalitions ne seront pas autorisés à participer à des élections s’ils préconisent toute sorte de racisme ou s’efforcent à mettre en œuvre leurs objectifs par des moyens non démocratiques (annexe 2 article III). L’administration Bush a complètement ignoré ce paragraphe, lorsqu’elle a exercé des pressions sur Israël et a permis au Hamas de participer aux élections. Quand l’Occident examine la question des réformes dans le monde arabe, il est clair que des critères convenus sont préalables à la participation aux élections.

Malheureusement, il y a tendance à négliger l’importance des intentions véritables des groupes extrémistes et radicaux tels que le Hamas et l'organisation tutelle des Frères musulmans. Le 10 février dernier, le chargé américain du renseignement national, James Clapper, a surpris des observateurs politiques lorsqu’il déclara que la définition "Frères musulmans" est un terme générique qui concerne une variété de mouvements. Dans le cas hétérogène, largement séculaire, qui a évité la violence et critique Al Qaïda comme « détournement de l’Islam ».

Si la personne la plus qualifiée des services de renseignements américains puisse donner ce conseil au président Obama il n’est pas étonnant que la Maison blanche ne s’opposera pas au partenariat des Frères musulmans au sein d'un gouvernement égyptien futur. Israël ne peut accepter cette analyse. Après tout, le guide suprême actuel des Frères musulmans, Mohammed Badi a fait l'éloge du djihad dans ses derniers discours. La majorité des dirigeants d'al Qaïda tel que Khaled Cheikh Mohammed l'auteur de l’attaque des Twins à New York, est issue musulmans ».

Malgré l’approche prudente qu’Israël adopte sur la transition à la démocratie dans le monde arabe, son expansion constitue un développement positif, tant que celle-ci ne sera pas détruite par des mouvements intérieurs et extérieurs hostiles. de l’Egypte, il s'agit d'un groupe très des « Frères

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