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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 11:51

MEMRI    Middle East Media ResearchInstitute

Enquête et analyse n° 573

 

La guerre du niqab en Egypte : le régime et l´Establishment islamique face à l´islam extrémiste

 

Par E. Glass *

 

Introduction 
  

Le Conseil suprême d´Al-Azhar, présidé par le cheikh Muhammad Sayyed Tantaoui, a dernièrement voté une résolution interdisant le port du niqab (qui recouvre l´ensemble du corps et du visage, avec une fente au niveau des yeux) dans les classes de filles de tous les établissements d´Al-Azhar - des écoles élémentaires aux lycées et instituts d´études supérieures – ainsi que dans les chambres d´étudiantes. L´interdiction a été bien accueillie et appuyée par le régime égyptien, mais durement critiquée par les cercles islamiques non liés à l´Establishment, ainsi que par certaines organisations égyptiennes des droits de l´homme, qui y voient une violation de la liberté individuelle par l´Etat. 

Les réactions à l´affaire, et la tempête médiatique qui l´entoure, révèlent que le débat sur le niqab n´est ni un problème isolé, ni un combat contre un phénomène particulier, mais entre dans le cadre d´une lutte d´influence plus générale sur le rôle et la nature de l´autorité religieuse, et l´avenir de la société égyptienne. La lutte oppose le régime et l´establishment islamique d´une part, les salafistes et les Frères musulmans de l´autre. Le niqab est devenu un emblème du second camp, celui de l´islam extrémiste non affilié à l´Establishment. [1] 
  
Tantaoui : Le niqab est une coutume, pas un devoir religieux.  

La controverse actuelle sur le niqab a commencé avec un incident qui a reçu un large écho dans les médias égyptiens : le 4 octobre 2009, lors d´une visite dans une école de filles d´Al-Azhar, le cheikh Muhammad Sayyed Tantaoui a aperçu une jeune élève de 14 ans revêtue d´un niqab et lui a ordonné de le retirer immédiatement, affirmant : "Le niqab n´est qu´une coutume et n´a aucun lien avec l´islam". Il s´est déclaré ouvertement étonné que le niqab soit porté dans un environnement exclusivement féminin, affirmant qu´il rendrait une décision officielle interdisant le port du niqab dans toutes les institutions pour filles d'Al-Azhar. [2] 
   
La décision officielle est venue peu après. Le Conseil suprême d´Al -Azhar, présidé par Tantaoui, a émis un certain nombre de décrets et de directives concernant le port du niqab. Les élèves comme les enseignantes ont reçu l´interdiction de le revêtir en classe ou dans les chambres universitaires de femmes. L´interdiction s´appliquait à toutes les classes d´Al-Azhar, de l´école primaire à l´université. Un communiqué du Conseil suprême d´Al-Azhar déclarait qu´Al-Azhar ne s´opposait pas au droit des femmes à revêtir le niqab chez elles, dans la rue ou au travail, mais au fait qu´elles exercent ce droit en l´absence de toute nécessité. Le cheikh Tantaoui a souligné qu´une femme porte le niqab pour qu´aucun homme ne voie son visage - et qu´il est tout à fait illogique de le porter en la présence exclusive de femmes. Il a précisé que sa décision se fondait sur l´opinion religieuse majoritaire selon laquelle le visage d´une femme n´est pas une honte, et sur une décision rendue en 1996 par la Cour suprême constitutionnelle d´Egypte [3]. 

Suite à la décision d´Al-Azhar, le Dr Kamal Husam, président de l´Université du Caire, a résolu d´interdire aux étudiantes revêtues du niqab l´entrée des chambres universitaires de femmes de l´université. [4] Le lendemain, l´Université du Caire et d´autres universités mettaient en application cette décision : les étudiantes en niqab n´étaient plus autorisées sur le campus, et les directeurs des résidences d´étudiantes recevaient l´ordre de ne pas autoriser ces élèves dans les chambres universitaires, et en outre de n´autoriser les prières que dans les chambres étudiantes, non dans les lieux publics [5]. 

L´Establishment rejoint le combat contre le niqab

Il était évident dès le départ que l´Establishment égyptien se joindrait à la lutte contre le niqab. La position adoptée par Hani Hilal, ministre de l´Education supérieure, après la décision des universités d´interdire le niqab sur le campus, (6) et la directive du ministre du Waqf Hamdi Zaqzouq aux officiants des mosquées du ministère, les enjoignant à ne pas évoquer le sujet du niqab dans leurs sermons, sont révélatrices de la position de l´Establishment. (7) Zaqzouq a par ailleurs affirmé que les événements consécutifs à l´incident du 4 octobre dans une école de filles n´étaient qu´une "explosion médiatique" ayant pour but de donner une mauvaise image de l´islam. Il a déclaré que la tâche d´Al-Azhar, et celle du ministre du Waqf, était de promouvoir une image juste de l´islam. (8)

 

Notons que l´opposition du régime égyptien au port du niqab ne date pas des événements récents. Il y a plus d´un an, le ministre du Waqf publiait un livre intitulé Le niqab : une coutume, pas une obligation religieuse, présentant les avis des dignitaires religieux opposés au niqab, dont le ministre Zaqzouq, le cheikh Tantaoui, le grand mufti égyptien Al-Gumaa, et bien d´autres. Le livre a déjà été distribué à 150 000 exemplaires, et le ministère en prépare actuellement une seconde édition. Le 8 octobre, peu après le déclenchement de l'affaire, le quotidien Al-Misriyoun signalait que des membres supérieurs du Comité politique du PND, le parti au pouvoir, dirigé par Gamal Moubarak, avaient donné l´instruction d´attirer l´attention sur la question du niqab et de générer des pressions du public par des campagnes médiatiques sur le sujet. Les responsables du PND ont expliqué que la décision de Tantaoui serait le coup d´envoi d´une vaste campagne médiatique relayée par la presse gouvernementale et des chaînes de télévision. [9] En effet, un peu plus tard, la presse gouvernementale, qui avait jusqu´alors été neutre sur l´affaire du niqab et ses conséquences, prenait position sur le sujet. 

Al-Ahram : Voulons-nous une société moderne et développée ou une société apeurée ? 

Le 10 Octobre 2009, Al-Ahram publiait un éditorial appuyant clairement la décision de Tantaoui. "Tout d´abord, si le cheikh d´Al-Azhar juge utile d´émettre des décisions et des régulations relatives à l´utilisation des locaux d´Al-Azhar, le public doit respecter ces règles. Si le cheikh d´Al-Azhar émet un décret interdisant le niqab dans les locaux d´Al-Azhar, c´est que son but... est d´assurer la sécurité et le bien-être des filles... 

Deuxièmement, le niqab n´a rien à voir avec la religion, et le fait de qualifier d´hérésie ou de tentative pour quitter le giron de l´islam le non-port du niqab est méprisable et maladroit. Tout le monde doit comprendre que le niqab est un problème marginal qui n´a rien à voir avec les attributs essentiels de la foi... En troisième lieu, la société a le droit de protéger ses membres [en faisant respecter] les normes qui sont acceptables pour la majorité, [même si ces normes sont rejetées] par une minorité marginale. (N´est-ce pas là l´essence de la démocratie) ?... 

Soyons honnêtes avec nous-mêmes : voulons-nous une société moderne et à la pointe comme toutes les autres sociétés créées par Allah, ou voulons-nous une société apeurée imprégnée de superstitions ? Est-ce à dire que nous combattrons les femmes qui portent le niqab ? Bien sûr que non. Tout ce que nous voulons, c´est que chaque citoyen jouisse de la liberté individuelle, tant qu´il n´impose pas ses opinions aux autres et qu´il respecte les valeurs de la société - en particulier les valeurs de liberté et de modernité." [10]

 

Le directeur d´Al-Gumhouriyya : Ne laissez pas la mentalité préhistorique prendre en otage la jeune génération
  
Le lendemain, le député Muhammad ´Ali Ibrahim, directeur du quotidien gouvernemental Al-Gumhouriyya, évoquait le niqab dans sa chronique hebdomadaire. Evoquant en particulier l´incident de la lycéenne réprimandée par Tantaoui pour avoir porté le niqab, il écrit : "[Le cheikh] a parlé à la jeune fille avec fermeté parce qu´[il est] comme un père qui veille sur les intérêts de la jeune génération, craignant qu´elle ne soit prise en otage par les forces de l´oppression et abreuvée d´extrémisme et de fanatisme. Nous ne devons pas permettre à la mentalité préhistorique de prendre en otage la jeune génération ; cette mentalité occulte la lumière de la raison [11], émet des menaces et accuse la société d´hérésie... 

[Mais] la vérité est que la question du niqab va bien au-delà de la [décision] du Cheikh d´Al-Azhar. C´est [un combat pour la préservation] du caractère modéré de l´islam promu par Al-Azhar... Les cheikhs extrémistes, comme ceux du Front des oulémas d´Al-Azhar [12] et leurs semblables, ont décidé de transformer l´Egypte en Afghanistan sous contrôle taliban..." [13] 

Un chroniqueur d´Al-Akhbar : Les extrémistes essaient d´étouffer le progrès et de nous retenir en arrière

Mohammed Barakat, chroniqueur pour Al-Akhbar, écrit : "Ces paroles vont en premier lieu vers ceux qui ont oublié… la nature modérée et tolérante de l´islam. Ils ont décidé de rendre la religion difficile... Ils ont interdit ce qu´Allah a permis, en répétant encore et encore... que le niqab est mandaté par la Charia. 

Mais cela ne leur a pas suffi, et ils ont commencé à effrayer les gens simples, et tous ceux qui ne sont pas d´accord avec eux, [en évoquant] les catastrophes horribles qui les guettent dans cette vie et la vie à venir. Ils ont imposé le niqab à leurs épouses et filles, et le peuple l´a naïvement accepté comme étant un attribut de la foi. A ces [extrémistes], nous déclarons maintenant haut et fort : Ayez pitié de nous et des gens simples [en nous épargnant] vos idées étroites et inflexibles !... 

Ces [extrémistes] font beaucoup de bruit pour empêcher le progrès et nous retenir en arrière. Ils essaient de provoquer des luttes internes en insufflant des idées extrémistes dans l´âme de nos jeunes filles... Nous adoptons la position du cheikh d´Al-Azhar et son offre d´éclairer [le peuple] en corrigeant les idées [fausses] et en retournant à la vraie foi..." [14] 
   
Le ministre du Waqf : faites tomber les barrières artificielles qui isolent les femmes de la société 

Le ministre du Waqf Mahmoud Hamdi Zaqzouq écrit dans Al-Ahram : "Alors que les journaux font état de quatre femmes originaires des États-Unis, d´Israël et d´Allemagne qui ont gagné les prix Nobel de médecine, de chimie et d´économie, nous et notre presse nous préoccupons du niqab. Ce faisant, nous réduisons l´islam à un morceau de tissu qui recouvre le visage de la femme, nie son individualité et l´isole de la société. Ceci porte atteinte à l´islam et aux femmes en les ramenant à la Jahiliyya [l´ère pré-islamique]... 

Le débat sur le niqab en Egypte remonte au XIXème siècle. [Déjà], des gens respectables et nobles dotés d´une compréhension juste de l´islam luttaient pour libérer les femmes [du niqab]. Ils se sont battus pour faire tomber les barrières artificielles qui isolaient les femmes du reste [de] la société, et maintenant [l´histoire] se répète avec cette malheureuse régression culturelle... 

C´est [aussi bien] le droit que le devoir de la femme d´entrer en contact avec la société, et il ne fait aucun doute que le niqab - qui n´est qu´une coutume, et non un devoir religieux - est un obstacle au maintien de ce contact. [Une femme] qui enfile le niqab n´exerce pas sa liberté individuelle : elle en abuse..." [15] 
  
Roz Al-Youssef, fer de lance de la guerre contre le niqab 
  
Au cours des deux dernières années, le journal Roz Al-Youssef est devenu le fer de lance de la guerre contre le niqab, plaçant le problème dans le cadre du combat général sur la nature de la société égyptienne moderne. [16] Par conséquent, de nombreux interviews et articles sur le niqab ont paru dans ses colonnes, demandant pourquoi l´Egypte a mis si longtemps à se réveiller et à s´attaquer au problème. 

Le directeur de Roz Al-Youssef : C´est une lutte sur la nature de l´identité de la société égyptienne 

L´éditeur du quotidien et de l´hebdomadaire Roz Al-Youssef, ´Abdallah Kamal, écrit dans sa chronique hebdomadaire : "La société égyptienne est heureuse de laisser les hommes et les femmes se mêler librement les uns aux autres, mais certaines de ses filles tiennent à s´isoler en se cachant derrière des voiles noirs. Chacune vit dans sa propre petite tente, derrière un voile qui nous vient des montagnes de Tora Bora [en Afghanistan] et qui est inadapté à la culture égyptienne...
 
[Même certaines] étudiantes d´universités, que l´on aurait imaginées en quête de savoir, ont [adopté cette coutume], qui remonte à l´époque d´avant l´avènement des religions [monothéistes]. On aurait pu s´attendre à ce qu´elles fassent des droits de la femme et de l´égalité leur cheval de bataille, au lieu de quoi elles s´enferment dans un cachot ambulant, de leur plein gré... Nous ne devons pas garder le silence, car le wagon [de l´histoire] fait [déjà] marche arrière... 
  
Autrefois, les journaux égyptiens étaient l´un des principaux véhicules des lumières, et il était inhabituel qu´un journal soutienne les extrémistes. Aujourd´hui, les organes de presse sont devenus un appareil de propagation de l´extrémisme, de l´incitation à la haine et de l´oppression... [Certains journaux] ont convaincu le peuple que les rues sont devenues le refuge des démons [de la promiscuité] et que tous devraient se préoccuper de [la sécurité de] nos femmes fragiles... Ils ont commencé à évoquer le danger que représente ce phénomène en affirmant qu´il modifie le visage de la société égyptien ne et porte atteinte à la culture égyptienne. Mais ce n´est pas une description fidèle [de ce qui se passe dans ce pays]. Si l´Égypte change, nous devons diriger le pays dans la bonne direction et faire sonner l´alarme [du danger] de la régression. Nous devons défendre notre pays et propager le progrès et la modernité dans ses différents secteurs..." [17] 

"Il fut un temps où une fille en niqab était un spectacle rare dans la rue, et les gens la regardaient avec perplexité et méfiance. Main tenant, nous parlons de dizaines, et peut-être de centaines [de niqabs] dans les grandes rues"

 

Dans un autre éditorial de Roz Al-Youssef, ´Abdallah Kamal écrit : "Ce n´est rien de moins qu´une guerre sur l´identité [de la société égyptienne]. Elle ne doit pas être ignorée ou prise à la légère. Peut-être cette affaire vous intéresse-t-elle moins que l´[achat] d´une miche de pain, mais elle représente un danger beaucoup plus important. Peut-être vous intéresse-t-elle moins que votre facture d´électricité, mais elle est plus importante. Peut-être contemplez-vous la tempête médiatique entourant cette affaire en vous demandant : ´Pourquoi maintenant ?´ Ma réponse est que vous avez raison, parce que nous avons tous mis trop de temps [à prendre conscience du danger]. 

Il fut un temps où une fille en niqab était un spectacle rare dans la rue, et les gens la regardaient avec perplexité et méfiance. Maintenant, nous parlons de dizaines, et peut-être de centaines [de ces femmes] dans les grandes rues [de nos villes] et dans les quartiers pauvres... Nous nous sommes réveillés trop tard : elles sont devenues monnaie courante. Elles ont surgi des failles de notre culture pour imposer cette [idéologie] inculte à notre système de valeurs... 

Ceci n´est pas l´Egypte. Ils veulent mener la guerre [du niqab] pour faire de ce qui est dévoyé la norme et de ce qui est exceptionnel la règle. Nous ne devons pas leur donner l´occasion d´arriver à leurs fins. Notre État est pluraliste et sa religion est modérée. L´islam en Egypte reflète son environnement : il est équilibré dans ses valeurs, modéré dans son raisonnement et moderne d´esprit... Ce sujet est beaucoup plus dangereux que [vous ne pensez]. Nous sommes confrontés à une menace nationale... " [18] 

Le président du Conseil de Roz Al-Youssef : "L´Egypte ne sera jamais une terre d´extrémisme, de brutalité et de cruauté" 
  
Le président du conseil d´administration de Roz Al-Youssef, Karem Gaber, écrit dans sa chronique hebdomadaire : "[Cheikh d´Al-Azhar], vous n´êtes pas seul. Nous ne vous laisserons jamais mener cette sombre guerre et recevoir des coups de traîtres... Vous n´êtes pas la seule cible [des extrémistes]. Ils entendent faire chanter et intimider tous ceux qui tentent d´éveiller le peuple à la raison en ces temps d´ignorance et d´irrationalité... 

Le groupe interdit [les Frères musulmans] vous a pris pour cible, ainsi que la stabilité, la paix et la sécurité de l´État... Le cheikh d´Al-Azhar n´a pas porté atteinte aux libertés individuelles de qui que ce soit. [Ce sont les extrémistes] qui portent constamment atteinte [à ces libertés] avec leurs notions arriérées et les hadiths douteux qu´ ils propagent avec leurs chaînes satellite et leurs mosquées... Nos mères et nos filles sont devenues des prisonnières dans une cage d´interdictions et de hadiths sur l´enfer et ses tourments... 
  
[Mais] l´Egypte ne sera jamais [dirigé par] ces [extrémistes] armés de fouets et par la police religieuse, et ses femmes ne seront jamais [soumises à] leurs coups de fouet, leurs mauvaises langues, et leurs cruels décrets... L´Egypte ne sera jamais une terre d´extrémisme, de brutalité et de cruauté..." [19] 
 
* E. Glass est chargé de recherche au MEMRI 

Notes: 

[1] Le débat sur les droits de l´homme entourant la polémique sur le niqab doit également être considéré à travers le prisme de la lutte entre l´Establishment religieux et les cercles islamiques extrémistes. Les militants égyptiens des droits humains n´opèrent généralement pas de façon indépendante, mais font partie d´un courant ou d´un secteur particulier : Frères musulmans, Coptes, cercles progressistes, etc. Ces divisions se reflètent clairement dans les différentes réactions à la polémique du niqab : le centre Sawasiya des droits de l´homme, dirigé par un avocat des Frères musulmans, a déclaré que l´interdiction de porter le niqab était une infraction à la liberté individuelle, à la loi et à la constitution égyptienne (Al-Misriyoun, Egypte, 8 octobre 2009), tandis que les militants coptes des droits humains ont appuyé la décision de Tantaoui, argu ant que la coutume de porter le niqab devait être abolie car elle opprime les femmes (Al-Misriyoun, Egypte, 6 octobre 2009). 
[2] Al-Masri Al-Yawm (Egypte), 5 octobre 2009. 
[3] Al-Ahram, Al-Gumhouriyya (Egypte), 9 octobre 2009. Le décret auquel Tantaoui fait référence stipule que le ministre de l´Education est en droit d´interdire le port du niqab dans les écoles dans l´intérêt public. Il a été émis en réaction à une plainte posée par le père d´une élève qui s´était vue refuser l´entrée de l´école parce que revêtue d´un niqab. Le décret précise que les autorités ont le droit de faire respecter un code vestimentaire qui reflète les normes de la majorité, et que le port du niqab n´est pas imposé par l´islam. Al-Gumhouriyya (Egypte), 11 octobre 2009. 
[4] Al-Masri Al-Yawm (Egypte), Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 6 octobre  2009. 
[5] Al-Misriyoun (Egypte), 8 octobre  2009. 
[6] Hilal a affirmé que les étudiantes étaient autorisées à porter le niqab sur le campus, et que des gardiennes spéciales avaient été postées aux portes du campus pour vérifier l´identité des femmes entrant dans le complexe. Il a ajouté que les élèves devaient toutefois ôter le niqab en entrant dans les chambres universitaires, afin que les étudiantes soient protégées d´hommes qui pourraient entrer dans leur espace déguisés en femmes. Al-Gumhouriyya (Egypte), 9 octobre 2009. 
[7] Al-Misriyoun (Egypte), 10 octobre 2009.
[8] Al-Gumhouriyya (Egypte), 13 octobre 2009.
[9] Al-Misriyoun (Egypte), 8 octobre 2009.
[10] Al-Ahram (Egypte), 10 octobre 2009.
[11] Jeu de mots dans l´original en arabe : le verbe "obscurcir" est dérivé de la même racine que le terme hijab ("voile"). 
[12] Il s´agit d´une union d´anciens élèves d´Al-Azhar qui n´appartient pas officiellement à Al-Azhar. 
[13] Al-Gumhouriyya (Egypte), 11 octobre 2009.
[14] Al-Akhbar (Egypte), 13 octobre 2009.
[15] Al-Ahram (Egypte), 21 octobre 2009.
[16] Voir la Dépêche spéciale n° 1801 du MEMRI, "Egyptian Weekly Reveals Elementary School Girls in Rural Areas Wear Veils Covering Their Faces", 8 janvier 2008 : http://www.memri.org/report/en / 0/0/0/0/0/0/2501.htm< SPAN style="FONT-SIZE: 18pt; mso-bookmark: OLE_LINK4">.  
[17] Roz Al-Youssef (Egypte), 10 octobre 2009.
[18] Roz Al-Youssef (Egypte), 17 octobre 2009. 
[19] Roz Al-Youssef (Egypte), 10 octobre 2009.
[20] Roz Al-Youssef (Egypte), 22 octobre 2009. Dessinateur : Sharif Arfa ´
 
 

 

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