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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 17:21

La réalité rentre dans le lard de l’oncle Sam

par Joel Fishman, Makor Rishon, le 8 Janvier 2010


Thème : Jihad
Par Fishman Joel
Titre original : Reality Bites Uncle Sam

Traduction : Objectif-info

Depuis l’époque de la guerre des Six-jours en 1967, les ennemis d’Israël ont édifié leur guerre de propagande sur un certain nombre de grandes contrevérités, à savoir qu’il était l'agresseur dans cette guerre, qu’il existe quelque chose comme un peuple palestinien victime opprimée d’Israël, que le sionisme est un racisme, que les Palestiniens ne sont pas des terroristes et que la paix du monde dépend de la satisfaction de leurs "justes revendications". Le but politique de la guerre que les Arabes ont faite depuis plusieurs générations a été de détruire la légitimité d’Israël et de la transférer sur la cause palestinienne. Au cours des années, ces mensonges sont devenus des vérités, mais récemment, une série d'événements terriblement violents ont commencé à dévoiler une réalité différente.

Au cours des dernières décennies, de nombreux pays ont repris à leur compte les exigences de la propagande palestinienne et arabe, ou ont feint de le faire. La crainte réelle du terrorisme, la nécessité d'assurer des approvisionnements réguliers en pétrole, et des avantages financiers prenant la forme de commandes industrielles et à l’occasion, de dessous de table, ont suffi à convaincre de nombreux dirigeants, en particulier européens, de ne pas résister à ces pressions.

Après le 11 septembre, l'administration Bush a ajouté une couche supplémentaire à ce tissu de mensonges en se gardant de donner une définition sincère du problème et de désigner clairement l’ennemi. Cette administration a prétendu que les États-Unis étaient engagés dans une guerre contre le terrorisme sans préciser que les terroristes étaient des jihadistes islamiques et que ceux qui les soutenaient étaient les ennemis. Elle a aussi introduit une fausse distinction entre le jihad d’Al Qaeda contre les États-Unis et le terrorisme palestinien contre Israël. Dans son fameux « discours de Tchécoslovaquie » du 5 octobre 2001, le premier ministre israélien Ariel Sharon critiquait avec beaucoup de dédain la tentative américaine visant à bâtir un consensus arabe pour mener une campagne contre le terrorisme. Il soulignait également qu’il n’y avait rien de solide derrière la distinction entre le « bon terrorisme » et le « mauvais ». Ce discours avait irrité le président Bush, et selon The Guardian, il avait conduit la relation israélo-américaines à son point le plus bas depuis une décennie. Avec le temps, les évènement ont donné raison à Sharon et tort à Bush.

Bien que l'administration Obama ait déclaré qu'elle avait pris fin, la guerre américaine contre le terrorisme s’est poursuivie. La menace de l'Iran nucléaire est devenue plus crédible, et en dépit des efforts pour engager le monde islamique dans un dialogue pacifique, il y a eu une multiplication d’évènements liés au terrorisme jihadiste aux États-Unis, les plus dramatiques étant le massacre de Fort-Hood accompli par un officier musulman dans une base de l'armée américaine le 7 novembre 2009 et la tentative de faire exploser le jour de Noël le vol 253 deNorthwest Airline entre Amsterdam et Detroit.

Simultanément, l'Autorité palestinienne a fait clairement savoir qu'elle ne désirait pas parvenir à une solution qui mettrait un terme définitif à la guerre contre Israël. Elle préférerait la conclusion d’une trêve provisoire, qu’Israël paierait au prix fort, qui lui permettrait de se réorganiser avant de lancer un nouveau cycle de violence et de formuler de nouvelles exigences. Le fait est qu’Israël ne peut pas à la fois satisfaire les demandes palestiniennes et survivre.

L'administration Bush a esquivé le choc d'une collision frontale avec la réalité, mais la réalité a rattrapé son retard avec les amis d'Obama et elle leur dévore les mollets. George Orwell avait expliqué que "… tôt ou tard une vision erronée se heurte durement à une réalité authentique, habituellement sur un champ de bataille."

En dépit des efforts sérieux de l'administration Obama pour provoquer des transformations radicales de la société, la sécurité est à nouveau en tête des priorités de l’agenda américain. La menace terroriste est à présent un problème américain qui ne peut être nié, mis entre parenthèses, remis à plus tard ou maquillé sous des qualificatifs apaisants. Les informations des médias américains ont rapidement mis en évidence qu’Américains et Israéliens sont vulnérables à la même menace et que les Israéliens peuvent apprendre aux Américains bien des choses sur les questions de sécurité. Cette évolution des perceptions peut constituer un pas en avant, nouveau et potentiellement bénéfique, car les Américains peuvent finalement comprendre qu'ils sont en guerre avec un ennemi qui les déteste et veut les dominer, et que la paix ne peut pas être achetée en forçant Israël à faire des concessions à ses ennemis.

Le dr. Joël Fishman est membre d'un centre de recherche de Jérusalem.

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