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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 02:46

EDITOV



Le 1% manquant de Dubaï : trop d’évidences tuent l’évidence.



Par Marc Brzustowski,
pour 
lessakele et aschkel.info 



 

La cité-état de Dubaï est heureuse de vous présenter :
 

-      ses hôtels de luxe,

-      ses caméras cachées que ne détecterait pas un débutant,

-      ses crises financières vertigineuses à faire pâlir la City de Londres,

-      ses plages de rêve donnant sur les récifs de l’Iran cannibale, comme dans un mauvais remake du film  « les dents de la Mer »…
 

Et, en supplément, Dubaï vous offre le grand frisson avec ses romans d’espionnage qui s’avalent en quelques « rushs »-vidéo et un cocktail de certitudes bien frappées !
 

 Nous avons deux affaires pour le prix d’une, comme avec les poupées russes, les poches-kangourous ou le K-way de Dany Boon.
 

La première affaire concerne une enquête de police que d’aucun dira « rondement menée », mais qui reste criblée de parts d’ombre.

-      La partie diffusée des rushes-vidéo ne présente que l’ascenseur d’étage, le hall de l’hôtel et sa porte tournante ou le terminal de l’arrivée à l’aéroport. On en sait juste assez pour établir des concordances.

-      Les images de la caméra placée dans le couloir de la chambre d'al Mabhouh, restent muettes.

-      La police de Dubaï dit ne pas savoir qui est entré dans cette chambre, sous quel prétexte ni par quel moyen.

-       S’il y a bien des hypothèses sur l’ouverture de porte, aucune n’est portée sur le déroulement même de l’action, la seule qui importe : le meurtre. Curieux, aussi, qu’elle affirme que la porte était fermée de l’intérieur, comme dans un film de Coluche, au moment où on a découvert le corps.

-      Pourquoi al-Mabhouh a-t-il accepté de se rendre à Dubaï sans gardes du corps ? Qui, hormis ses proches du camp de Yarmouk, en Syrie, a pu donner ses coordonnées de vol et sa destination ? Qu’avait-il d’aussi urgent à faire à cet endroit au mépris de sa sécurité personnelle ? Préparait-il une commande iranienne de missiles de longue portée? Il s’absente 5h dans la journée, mais ni sa destination ni ses contacts n’intéressent l’équipe supposée le surveiller

-.Salah Bardawil, membre du Hamas, affirme, samedi 20, qu’al Mabhouh s’est lui-même mis en danger, en réservant, au dernier moment, un billet sur Internet et en joignant sa famille au téléphone pour lui dire dans quel hôtel il se trouvait. Mais l’enquête consigne l’heure d’arrivée des premiers membres présumés du commando plus de 19 h avant celle de Mabhouh. Avaient-ils lu le journal du lendemain ? Plus grave, pour le Hamas, Le chef de la Police, le Lieutenant Général Dhahi Khalfan Tamim affirme que c'est le propre "bras droit" d'al-Mabhouh, qui est à l'origine des "fuites" sur son séjour à Dubaï, et demande au Hamas de mener une enquête interne en mentionnant bien que c'est ce dernier qui est "le véritable meurtrier" de son chef.

-      Pourquoi cette affaire fait –elle l’objet d’une telle exploitation ? D'une part, le rapport Goldstone entend condamner Israël pour toute réponse légitime d’auto-défense contre les missiles. Mabhouh est soupçonné d’être le fournisseur à Gaza, de missiles  capables d’atteindre Tel Aviv. Une telle déflagration aurait des répercussions sur toute la région et pas seulement à Gaza. La Syrie, le Hezbollah sont susceptibles d'entrer en action.

-      D’autres pays, ne souhaitant pas être entraînés dans une conflagration régionale à cause du Hamas ont très bien pu agir, en employant des agents « européens » aux patronymes dont certains à consonance juive, pour piéger Israël. Il s’agirait alors de l’empêcher, grâce à  des rapports de type Goldstone, de réagir lors qu’un conflit lui est imposé, tout en attirant l’attention sur ce pays, au cas où il chercherait à se protéger préventivement, contre une telle éventualité, en éliminant le problème à la source.

Selon Tom Gross, toutes les compagnies aériennes enregistrent les noms de ressortissants, Britanniques ou non, se rendant en Israël. Il est relativement simple, pour quelque service que ce soit, de maquiller les passeports de personnes triées sur le volet, puis, ensuite, utiliser les médias pour incriminer ce pays.

 

-      La seconde affaire dans l’affaire, concerne une crise diplomatique retentissante autour de la valse des vrais-faux passeports. Or une majeure partie de ces faux passeports, notamment ceux des sujets de Sa Gracieuse Majesté, sont vrais, si je me fais bien comprendre : hologrammes photographiques, tampon biométrique aux normes, numéros et même noms de citoyens existants, ayant ou non la double-nationalité, dont deux britanniques vivant en Israël, sont authentiques. Seul le visage ne correspond pas à celui de leur propriétaire légitime. Autre inconvénient, pour un service secret, le choix des patronymes : au moins deux sont ceux de personnes vivant en Israël ; celui du chef présumé, a également des consonances juives : ainsi celui qu’on tient pour le leader, de passeport français, quitte le pays plusieurs heures avant la réalisation présumée du meurtre. Il s’appelle «Peter Elvinger ». Ce nom fait furieusement penser au Rabbin Moshé Levinger, à la tête du Goush Emounim, en Judée-Samarie.  On aurait voulu attirer l’attention en pays arabe, on ne s’y serait pas pris autrement. Ce supposé « chef » se contenterait de se délester d’un bagage considéré « suspect », - si suspect pourquoi n’a t-il pas été vérifié ?- de louer une chambre, la 237, d’en remettre les clés à un tiers et de quitter le pays. Autant dire que c’est un simple convoyeur, comparé à ceux, comme Gail ou Kevin, qui tiennent la scène de bout en bout. L’attribution des rôles par la police émiratie est arbitraire.

Les circonstances exactes du drame, restent floues. Mais, les seuls individus appréhendés jusqu’à présent, sont, tous trois Palestiniens. Et aucun d’entre eux n’apparaît dans les bandes présentées à grand renfort de publicité. Qui sont-ils ? Le rendez-vous extérieur d’al Mabhouh durant ses 5 heures d’absence ? Ou les seuls à posséder des données précises de ses déplacements à l’étranger ? :  

 Dans l’Express du 18/02, on peut lire : « que Nehru Massoud, un responsable de haut rang de la branche armée du Hamas, a été arrêté en Syrie dans le cadre de l'assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh. Il se trouvait à Dubaï le 20 janvier et a quitté le pays le lendemain pour la Syrie. Deux Palestiniens interrogés aux Emirats dans le cadre de l'enquête ont été identifiés. Il s'agit d'Anwar Shaheiber et d'Ahmed Hassanein, deux anciens officiers de sécurité de l'Autorité palestinienne, qui avaient fui Gaza lors de la prise de pouvoir du Hamas.»

Le curriculum-vitae de Nehru Massoud, n’a rien de celui de simple informateur retourné par un service de renseignement adverse. Il est recherché par Israël pour organisation d’attentats multiples en Judée-Samarie. Ses deux frères ont été éliminés par des frappes de Tsahal. Et il a assassiné deux membres importants de la sécurité de l’Autorité palestinienne, dont le responsable pour le Nord de Gaza : Amousat.

Quant aux deux autres, le journal saoudien Alsharq alawsat précise qu’ils ont été retenus à l’aéroport d’Aman, puis extradés vers Dubaï, parce qu’en possession de passeports en provenance de Gaza, dont les visas pour Aman n’étaient pas en règle. Or, les ressortissants affiliés à l’Autorité Palestinienne n’ont pas besoin de tels visas pour entrer en Jordanie. De là à présager de leurs liens avec le Hamas, il n’y a qu’un pas.

Même si l’on veut désigner Israël comme le cerveau responsable de la mort de Mabhouh, on ne peut pas éviter que s’accroissent les suspicions inter-palestiniennes.

Cela ne change rien au fait que ces détenus palestiniens sont les seuls entre les mains de la police ;  leurs propres mobiles à éliminer al-Mabhouh ne deviennent ni neutres ni transparents, parce que cette élimination bénéficierait aussi à un tiers principal. Les bénéfices seraient partagés, les intérêts croisés et c’est bien cela qu’il vaut mieux occulter.

 

Et Dubaï, là-dedans, me direz-vous ? Accuser Israël permet de tempérer les menaces de l’Iran, et d’éviter sa colère quant au fait que ses trafics d’armes, qui ont libre cours dans ses hôtels les plus luxueux, soient brutalement interrompus.

Avec le Qatar, le Bahreïn et le Koweit, Dubaï bénéficie du parapluie sécuritaire occidental. Les Etats-Unis ont dépêché des missiles de défense antibalistiques. La France a installé trois bases avancées disposant des fameux avions rafale.

On peut aussi mentionner des motivations économiques à voler au secours de Dubaï : le Fonds souverain émirati est majoritaire à la City de Londres, avec 57% des parts. Il détient une part des actions d’EADS, dont Airbus est une filiale. Comme on l’a vu fin novembre 2009, quand Dubaï risque la faillite, c’est la City et les bourses d’Europe qui tremblent sur leurs bases.

Les Emirats espèrent continuer d’afficher leur neutralité. L’Iran dispose du renfort de minorités chi’ites solidement implantées, dans leur flanc.

Les services locaux peuvent-ils tolérer qu’un relais de l’Iran comme Mabhouh vienne, sans encombre, faire ses emplettes pour Gaza, à Dubaï ? Les Emirats ont déjà arraisonné des cargaisons iraniennes à destination du Yémen. Les trafics de Mabhouh ne sont-ils pas du même tonneau, quel que soit l’utilisateur final, ou les moyens retenus pour y mettre un terme ? Israël était-il le seul pays au courant de ces trafics ou le seul intéressé à y faire obstacle ?

Du fait du renforcement défensif de la région contre l’hégémonie iranienne, l’hypothèse d’un échange relatif d’informations reste hautement probable, au sein de la communauté du renseignement.

Notons que, dans les notices rouges d’Interpol, seule l’utilisation frauduleuse de passeports est sujette à enquête. L’organisation reconnaît qu’elle n’a aucun indice sur les noms des personnes dont les photos figurent sur l’affichage. Pour autant qu’il ait réellement s’agit d’agents, et non d’acteurs, une fois leur aspect extérieur modifié, il serait surprenant qu’on n’entende jamais reparler d’eux.

Personne ne parvient, non plus, à comprendre ce que Mabhouh était censé faire à Dubaï ni qui il devait rencontrer.

Sans la réponse au « comment » de la scène de crime, ni au « pourquoi », peut-on réellement savoir « qui » ?

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