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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 08:13
Le débat sur l’identité nationale

Shmuel Trigano Editorial sur Radio J du 13 novembre 2009




 http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano_13112009.htm#a 


Le débat sur l’identité nationale nous renseigne sur l’état de la France. Les réactions à droite comme à gauche sont en effet très significatives.

A droite, il ne fait pas de doute que l’ouverture d’un tel débat est portée par une manœuvre de la politique politicienne qui fait preuve d’une désinvolture inquiétante dans la gestion d’une question aussi grave et aux retombées considérables. La lettre du ministre Besson qui institue officiellement ce débat en détaillant les thèmes (1) qui doivent y être abordés le confirme. Il y est question des valeurs républicaines et démocratiques mais pas des contenus identitaires, de sorte qu’on ne voit pas très bien en quoi la droite se distingue ici de la gauche et on comprend encore moins les cris d’orfraie poussés par cette dernière à cette occasion. Un constat superficiel de l’état des lieux montre d’ailleurs que la droite a désormais pour leitmotiv des slogans comme la « diversité », la « discrimination positive » et les « minorités visibles », autant de concepts qui récusent la notion d’identité nationale.

S’il y a une droite foie-gras, comme on le constate, que dit la gauche caviar ? Son discours domine les médias et la scène publique. La simple évocation de l’identité nationale constitue à ses yeux un immense scandale. Elle remet en branle le stratagème imaginé par Mitterrand. En indexant cette question au Front National, la gauche veut tout simplement interdire de poser la question, comme si elle était un modèle de vertu et de moralité.

C’est le même système que le gouvernement Jospin avait activé pour interdire la reconnaissance de la vague antisémite des années 2000, en décrétant qu’il n’y avait d’antisémitisme que du côté de Le Pen et du Front National - pas du côté des ex-colonisés - de sorte qu’il fut décrété officiellement qu’il n’y avait pas d’antisémitisme en dépit de centaines d’agressions.

Or, la question de l’identité nationale est brûlante. Elle ne concerne pas seulement la loi démocratique ou la laïcité, réellement en danger, mais aussi les contenus de l’identité nationale que personne ne veut reconnaître ni assumer. Car l’identité nationale c’est la République bien sûr mais aussi la Nation, c’est à dire une histoire spécifique qui représente une donnée incontournable.

Le paysage que je viens de camper nous donne le spectacle d’une France qui ne s’aime pas et est prête à se faire hara-kiri sans pour autant aider les citoyens de fraîche date à s’intégrer.

Une telle configuration est paradoxale pour les Juifs car leur identité s’est forgée en s’adossant à l’identité française – tant sur le plan des lois que de la culture. Dès le moment où cette identité s’effondre, c’est toute l’architecture identitaire du judaïsme français qui vacille, au point que les Juifs deviennent, comme je l’avais écrit en 1982, les « derniers Français de France » Vous avez en effet remarqué comme nous sommes devenus les plus grands républicains, les plus grands défenseurs de l’universel, les plus grandes sentinelles de l’identité française...
Il n’y a pas lieu de se réjouir de cette évolution, à moins de trouver agréable le ghetto identitaire. C’est un paradoxe car les Juifs ont souffert tout au long des 2 derniers siècles du nationalisme français, des affirmations trop fortes de l’identité nationale. Mais ils souffrent aujourd’hui du recul de cette identité qui les isole dans la société face à d’autres minorités identitaires autrement plus puissante, face à un pseudo-multiculturalisme qui prône le culte des différences, sauf de la différence juive. Ils apparaissent dans ce concert bariolé comme une minorité à la nuque raide qui fait obstacle à la fraternisation universelle.

Le paradoxe est le suivant : la réaffirmation de l’identité française – République et nation - apparaît aujourd’hui, et pour ce temps, comme la seule politique capable de défendre le judaïsme français dans le délitement ambiant où il n’y a plus de références solides ni de normes reconnues. Du moins dans la sphère de l’État.
Espérons un sursaut et un réveil de la société civile !

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