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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:00

 

 

Les négociations inter-palestiniennes

 

Le Hamas lui-même est divisé.

Avant même d’embrasser leurs rivaux du Fatah, les Islamistes doivent se mettre d’accord entre eux.

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

Tout ne va pas pour le mieux, dans le camp du Hamas, la faction islamiste des Palestiniens qui dirige la Bande de Gaza. Khaled Meshaal (sur la photo), son dirigeant en exil, avait à peine déclaré qu’il était prêt à se joindre à Mahmoud Abbas, qui conduit la faction palestinienne plus « modérée » du Fatah, à relancer les négociations avec Israël, que l’un des leaders du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, a déclaré que Mr Abbas ne s’exprimait pas au nom de tous les Palestiniens : «  Notre programme est opposé aux négociations menées de cette manière, parce qu’elles représentent une perte de temps ».

Officiellement, K. Meshaal, qui est basé dans la capitale syrienne, Damas, parle au nom du Hamas. Mais, dans la tourmente qui règne là-bas, et les incertitudes au sujet de la politique suivie par l’Egypte envers les Palestiniens – elle a dit qu’elle ouvrirait sa frontière avec Gaza – K. Meshaal et son gang en exil apparaissent comme faibles et sans domicile fixe. Et les dirigeants du Hamas à Gaza disent leur avidité de voir un changement du centre de gravité, en faveur du pouvoir local (Gaza). « Les principaux quartiers-généraux du mouvement Hamas se situent dans ls territoires occupés » déclare al-Zahar, « son véritable poids se trouve ici ».

Les visions rivales ont creusé la faille. Alors que K. Meshaal dépend de ses relations étrangères et diplomatiques pour assurer son influence, les dirigeants du Hamas à Gaza dépendent bien plus de leurs propres ressources. K. Meshaal cherche la réconciliation avec le mouvement du Fatah d’Abbas comme le moyen de reconquérir un rôle national, comme il a longtemps cherché une place dans l’organisme qui sert de parapluie aux Palestiniens, l’Organisation de Libération de la Palestine. Mais les dirigeants du Hamas à Gaza pensent, pour leur part, qu’ils ont déjà acquis une plateforme suffisamment large.

Dépendant bien plus de ses amis en-dehors des territoires palestiniens, K. Meshaal est confronté à la pression des mouvements islamistes, à travers tout le monde arabe, afin qu’il montre un visage plus conciliateur. La ligne dure du parti unique du déjà état à Gaza, par le fait accompli, rejettent violemment l’idée de devenir un mouvement démocratique «éclairé », dont les autres partis frères islamistes s’évertuent à vouloir brosser le tableau.

Les amis de K. Meshaal plaident en faveur d’un “processus de transformation », duquel le Hamas ré-émergerait avec un profil pluraliste et progressiste, capable de coopérer avec les autres factions, pour instaurer un état palestinien aux côtés d’Israël. Mais cela provoque un choc frontal avec les Islamistes de Gaza, dont certains perçoivent le pacte de réconciliation avec le Fatah comme un complot visant à dépouiller le Hamas de son pouvoir durement gagné et à saborder ses plans islamistes. Zahar déclare que les forces de Gaza resteront fermement sous le contrôle du Hamas durant la période intérimaire d’un an qui doit mener aux élections. Il rejette également l’idée suggérée que certaines forces de sécurité sous les ordres d’Abbas puissent seulement remettre le pied à Gaza. Il a également exclu tout accord en vue d’un programme conjoint avec le Fatah. Bien que Zahar insiste sur un agenda en vue d’une islamisation, Meshaal met en lumière qu’il partage l’objectif du Fatah, à s’avoir l’établissement d’un Etat palestinien.

De telles tensions pourraient couler l’accord de réconciliation initié au Caire, le 4 mai. Un gouvernement technocratique intérimaire, qui devrait voir le jour dans les jours suivant la cérémonie de signature, pourrait bien mettre des semaines avant d’émerger. Le nouveau gouvernement est censé être constitué de technocrates, mais les deux factions se querellent constamment au sujet des candidats pour le rôle de Premier Ministre, celui des affaires étrangères et de l’intérieur. Abbas a fait entendre sa préférence pour que l’actuel Premier Ministre, Salam Fayyad soit maintenu en poste. Mais les chances de Fayyad qu’il en aille ainsi se sont émoussées, il y a quelques jours, quand il a subi une attaque cardiaque au Texas. La véritable réconciliation n’est pas encore à portée de main de ses principaux protagonistes. 

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Published by Marc Brzustowski - dans CHANTAGE ET "ETAT PALESTINIEN"
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commentaires

Aschkel 03/06/2011 13:22



Shalom Andrew,


Mon Grand-père me racontait cela


 


quand deux arabes veulent tuer un juif, ils vont s'entretuer d'abord surla manière de procéder



ANDREW 03/06/2011 13:06



De tout coeur,j'espere qu'ils vont s'entretuer...



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