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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 20:50


 

 

Le Liban a un nouveau gouvernement radical. Il offre à Assad son second front

 

DEBKAfile Reportage exclusif 17 juin 2011, 11:03 AM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/21037/

Tags:  Lebanon      Bashar Assad    Hizballah    US    Turkey    Israel   Syria 

Le nouveau Ministre de la Défense libanaise, Suleiman Franjiyeh

 

Après six mois de stagnation politique, le Liban s’est doté d’un nouveau gouvernement dirigé par Najib Mikati, allié du Président syrien Bachar al-Assad et du Hezbollah. Soudainement formé le 13 juin, la cohorte de 30 ministres a gratifié les fidèles du Hezbollah et les politiciens pro-syriens d’un nombre sans précédent de portefeuilles -18, dont celui de la sécurité intérieure -. Le précautionneux acte d’équité interconfessionnelle, qui maintenait une mesure d’équilibre et préservait le Liban de la guerre civile, est balayé.

 

 

C’est le soulèvement syrien qui a directement frayé le chemin de cette percée : le Hezbollah chi’ite a capitalisé ces troubles dans le voisinage pour arracher sa plus grosse tranche de gouvernement qu’il ait jamais obtenu auparavant. Assad a mis sur pied son second front contre ses adversaires à Beyrouth, ajoutant encore du muscle à sa répression militaire à domicile et signalant, par la même occasion, aux Etats-Unis, la Turquie et à l’Europe que les tentatives de renverser son régime risquait fort d’être l’étincelle mettant le feu aux poudres à des querelles et un chaos civil dans le Liban voisin. Le danger consistant à enflammer le Levant tout entier était destiné à dissuader de toute intervention militaire étrangère en Syrie.

 

 – Mais ce n’est pas tout –

 

1. Le premier Ministre de la Défense libanaise pro-syrien peut, désormais plier l’armée libanaise aux désidératas de Damas et du Hezbollah pro-iranien. Le Ministre, Suleiman Frangieh appartient à l’influent clan chrétien libanais du nord dont la milice privée a traditionnellement été financée par la famille Assad à Damas. Aussi, la prochaine fois que le Hezbollah coordonne avec la Syrie, une manifestation palestinienne de masse visant à détruire les deux frontières – comme c’était le cas le 15 mai – l’armée libanaise ne sera pas là pour la faire refluer. Un affrontement avec les troupes israéliennes deviendrait ainsi inévitable sur les deux fronts.


2. Frangieh peut compter sur le ferme soutien du nouveau minsitre de l’intérieur, le Général de Brigade Marwan Charbel, l’un de ses disciples qui contrôlera les services de renseignement national et la sécurité. L’étroite collaboration entre les deux assure à Damas et au Hezbollah une mainmise totale sur tout aspect relatif à la sécurité – intérieure et extérieure. Les agences de renseignement pro-occidentales vont connaître des temps difficiles. Le Général Charbel est proche d’un autre personnage puissant de la minortié chrétienne, ayant un rôle dans le gouvernement, le Général Michel Aoun, dirigeant du Mouvement patriotique libre et chef chrétien, allié du Hezbollah.

 

Ce Ministre de l’Intérieur a été choisi pour cimenter les parties disparates du gouvernement et pousser le Président Chrétien Michel Souleiman dans ses cordes, à partir de quoi il n’a pas d’autre choix que de se prosterner devant une administration qui n’est que l’instrument de Damas et du Hezbollah.

 

3. Le bloc chrétien d’Aoun s’est vu gratifier de 8 portefeuilles, comprenant, parmi les plus importants, les ministres de la Justice, de l’énergie et des communications.

 

Depuis des années, le Hezbollah convoitait les télécommunications, à cause de leur contrôle des satellites de communications, de leurs lignes fixes au sol et systèmes de réseaux téléphoniques cellulaires aussi bien que leurs relais de radiodiffusion et de télévision. Lorsqu’il se voyait refuser ce poste, le Hezbollah utilisait des financements iraniens pour établir ses propres réseaux de médias indépendants.


Now telecommunications is in friendly hands.
 Désormais, les télécommunications sont entre des amies plus amicales.

 

4.   Damas et le Hezbollah ont aussi atteint les leviers de commande des systèmes judiciaires et sécuritaires libanais à temps pour anticiper la publication, par la Cour Pénale internationale des actes d’accusation pour l »assassinat due l’ancien Premier Ministre libanais Rafic Hariri. Selon les câbles qu’ils ont reçus, le Tribunal Spécial sur le Liban –TSL- prévoit de publier ces inculpations contre des responsables de l’appareil sécuritaire et militaire syrien et des membres des organisations de la sécurité et du renseignement du Hezbollah à la fin de ce mois ou au début juillet. Ces publications interviendront assorties de mandats d’arrêt et d’extradition de ces suspects.


Damas perçoit le bras long de Washington derrière ce geste, avec l’objectif de punir Assad pour sa répression sévère contre les dissidents syriens. Le nouveau gouvernement libanais est structuré pour contrecarrer le Tribunal spécial par la production d’une déclaration invalidant son autorité et en refusant d’obéir à ses décrets.


5. Le gouvernement pro-iranien et pro-syrien installé désormais à Beyrouth donne un coup de fouet magistral à l’alliance entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, qui  fléchissait après la perte de l’un de ces membres les plus importants : la Turquie.

 

Juste avant l’irruption de la révolte arabe, en décembre 2010, le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan était un membre predominant de ce bloc, le voyant comme le véhicule qui lui permettrait d’accomplir son rêve d’atteindre un rôle régional dominant et servirait de pont entre le Monde musulman et ‘Occident. Au cours des trois derniers mois, Erdogan a établi un rapport avec le Président Barack Obama, qui résulte de la décision de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah de rabaisser l’importance de ce rôle. Le nouveau gouvernement libanais permet de remplacer la Turquie par le Liban, son état, plutôt que par le seul Hezbollah, le mouvement, comme membre à part entière de cette alliance. 

Dernière minute : 

Le juge Mehlis: "Assad a ordonné l'assassinat d'Hariri" 

Publié :  .17.06.11, 19:00 / Israel News


Le Juge allemand dirigeant l'enquête sur le meurtre de l'ancien Premier Ministre Rafik Hariri déclare que c'est le régime syrien qui a ordonné son assassinat. 

Dans une interview avec une station de radio allemande, Detlev Mehlis a déclaré que le Président syrien Bachar al Assad a "ordonné qu'Hariri soit tué", parce qu'il craignait que le Premier Minstre coppérait avec la France et les Etats-Unis pour renverser le régime syrien et désarmer le Hezbollah (Roee Nahmias). 

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commentaires

Chaibane 27/06/2011 20:46



Bien lire: s'est vu attribuer.... vis-à vis... avec la sphère... Merci de votre attention



Chaibane 27/06/2011 20:39



La composition d'un nouveau gouvernement hétérogène au Liban a suscité l'allègresse du président Assad qui s'est empressé de féliciter son homologue libanais au plus vite à la suite
de cette annonce. On peut dire que grosso modo, il est apparu que la formation ministérielle a montré que les ministres du général Aoun contrôlent les postes de l'économie et de la
sécurité tandis que Souleiman Franjiyet, un allié de Assad s'est vu attribué la Défense, alors que le Hezbollah s'est contenté des Affaires étrangères et les portefeuilles concernant les
Services en s'associant avec son allié principal Berri. Ce qui explique que le président Assad a décidé sans équivoque la confrontation à l'intérieur de son pays en recourant à l'armée tandis
qu'au Liban il a préféré cette fois trancher politiquement. Avant le retrait militaire du Liban en 2005, les Syriens avaient coutume de se comporter vis-àvis du pays du cèdre comme d'un
théâtre de tiraillements avec le sphère tant arabe qu'internationale. Par ce jeu, Damas créé un climat d'inquiétudes qui lui permet du coup de contôler les potentialités de son voisin à sa
guise. Par ailleurs, les Syriens avaient attendu 5 mois avant de décider avec l'Iran et le Hezbollah la formation d'un gouvernement d'une seule couleur et il faut bien souligner que sous l'ère du
président Bachar al Assad bien plus que sous celle du régne de son père le partenariat s'étant renforcé entre le régime syrien et son allié iranien via le Hezbollah. Cependant au cours
de ces longues semaines, aucune personnalité arabe ou autre ne s'est présentée en vue de proposer de se concentrer avec Assad sur le dossier du Liban.


Traduction de l'arabe de certains passages d'un article de la presse internationale. 



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