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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:58

Situons un peu le contexte !





St Sylvestre


Le long règne de l’empereur Constantin correspond à la mise en place du christianisme comme religion d’Etat. Le début de son règne est marqué par la volonté de faire cesser les persécutions contre les chrétiens. D’où un édit de tolérance qui proffite également aux Juifs. La seconde phase de son règne, après sa conversion au christianisme, est marquée par l’influence de l’Eglise sur la politique, et la mise en place des premiers éléments de législation chrétienne antijuive. 

Sylvestre

Fichier:Head Constantine Musei Capitolini MC1072.jpg
Constantin

Tolérance de début de règne 

Au commencement du règne de Constantin, les Judéens de l’empire romain pouvaient pratiquer leur religion en toute liberté. Cet empereur avait, en effet, pris les mesures nécessaires, avant qu’il ne fût chrétien, pour mettre fin aux persécutions religieuses dans son État, et il avait promulgué une sorte d’édit de tolérance par lequel il reconnaissait à chacun le droit d’observer le culte qui lui plairait. Les Judéens profitèrent naturellement de cette tolérance, leurs patriarches, leurs anciens, les chefs des écoles et des synagogues jouissaient des mêmes droits que les ecclésiastiques chrétiens et les prêtres païens. Il fut établi que les Judéens qui se consacrent à l’étude de la Loi ou à l’enseignement, les patriarches, les anciens et tous les fonctionnaires religieux seraient exemptés de la charge des fonctions municipales et autres emplois de ce genre. On appliqua aux Judéens des lois analogues à celles qui régissaient les prêtres romains et les évêques chrétiens, et on reconnut en Judée le patriarche comme chef de toutes les communautés juives de l’empire romain. 

Premières mesures antijuives 

Constantin ne persista pas longtemps dans ces sentiments de justice. A mesure que l’influence chrétienne s’emparait plus complètement de son esprit, il se montrait plus hostile envers les Juifs, pour lesquels le christianisme éprouvait une aversion violente. Hosius, évêque d’Espagne,
Sylvestre, évêque de Rome, Paul, devenu plus tard évêque de Constantinople, la nouvelle capitale des Romains, et Eusèbe, l’historien ecclésiastique, ne cessaient d’attiser la haine contre les Juifs, ils les appelaient une secte dangereuse, perverse et sacrilège (feratis, nefaria secta), qu’on devrait exterminer. Défense fût de nouveau faite, à cette époque, aux Juifs d’accueillir des prosélytes ; convertisseurs et convertis furent menacés de châtiments rigoureux (315). Pour les chrétiens, au contraire, l’État encouragea de son appui le développement de l’esprit de prosélytisme, il interdit sévèrement aux Juifs de punir ceux d’entre eux qui manifesteraient le désir d’embrasser la religion chrétienne. Ceux qui se permettront de maltraiter les renégats à coups de pierre ou de toute autre façon seront livrés aux flammes, eux et leurs complices. L’Église s’efforça d’attirer les Juifs à sa doctrine en imposant de lourdes charges à ceux qui restaient fermes dans leurs croyances et en assurant aux apostats des avantages considérables. Pourquoi vous faites-vous tuer pour votre Dieu ? Voyez de combien de malheurs et de douloureuses épreuves il vous accable ! Venez à nous, nous vous nommerons ducs, gouverneurs et généraux. Des Juifs sans honneur et sans conscience se laissaient séduire par ces promesses, et acceptaient le baptême. L’impie Rome ou le fils de ta mère cherche à faire trébucher les fidèles, tel était le texte que les prédicateurs développaient fréquemment à cette époque dans les synagogues. Sur l’ordre de Constantin, les Juifs perdirent leurs privilèges ; cet empereur décréta qu’à l’exception de deux on trois dignitaires, ils seraient tous soumis aux charges municipales. 

Le concile de Nicée 

Ce fut à cette époque qu’on vit, pour la première fois, ce spectacle de plusieurs centaines d’évêques et d’anciens réunis à Nicée sous la présidence de l’empereur. Cette assemblée, qui devait être, en quelque sorte, la constatation matérielle du triomphe des chrétiens, rie servit qu’à faire ressortir leur faiblesse et leurs dissensions intestines. Car, au moment où le christianisme se présentait pour la première fois dans l’éclat de sa puissance temporelle et spirituelle, toute trace de son essence primitive avait disparu, il ne connaissait plus ai la doctrine essénienne de l’humilité, de la fraternité et du communisme, ni la moralité austère et les sentiments élevés des pauliniens, ni l’amour de l’étude et des recherches critiques des écoles alexandrines. Des controverses stériles, telles que la discussion sur l’identité de Christ le fils avec Dieu le père, allaient occuper dès lors une place prépondérante dans l’histoire de l’Église. Le concile de Nicée rompit le dernier lien qui rattachait encore la nouvelle religion au judaïsme en adoptant pour la célébration de la Pâque chrétienne, observée le plus souvent à la même époque que la fête de Péssah, c’est-à-dire au jour fixé par le Sanhédrin, une date absolument indépendante du calendrier juif. Il n’est pas convenable que pour la célébration de cette fête sacrée nous suivions l’usage des Juifs. — Maintenant, nous n’avons plus rien de commun avec la nation détestée des Juifs, notre Sauveur nous a tracé une autre voie. — Il serait cependant bien pénible que les Juifs pussent se vanter que sans leur enseignement (leur calendrier) nous ne serions pas en état de célébrer la Pâque. Ces dernières paroles sont mises dans la bouche de l’empereur Constantin, et si lui-même ne les a pas proférées, elles n’en reflètent pas moins le sentiment qui inspirera dorénavant la conduite de l’Église envers les Juifs. 

Constantin, conseillé sans doute par les évêques qui vivaient à sa cour, renouvela contre les Juifs le décret d’Adrien qui leur interdisait l’entrée de Jérusalem ; c’est seulement le jour anniversaire de la destruction du temple et contre le payement d’une somme d’argent qu’ils pouvaient dorénavant aller pleurer, au milieu des ruines du sanctuaire, sur la chute de la ville sainte. Il est très difficile d’admettre, comme l’affirme une légende chrétienne, que cette défense fut promulguée à la suite d’une tentative que firent les Juifs pour reconquérir Jérusalem. Constantin remit également en vigueur une ancienne loi qui défendait aux Juifs de circoncire leurs esclaves. Mais, d’un autre côté, il les protégea par un édit contre les injures et les mauvais traitements des renégats juifs qui s’arrogeaient le droit d’outrager leurs anciens coreligionnaires. Un de ces apostats, Joseph, semble avoir fait beaucoup de mal aux Juifs de la Palestine. Assesseur du patriarche au sanhédrin de Tibériade, il fut délégué dans les communautés de la Cilicie. Là, il se lia avec un évêque, qui lui lit lire le Nouveau Testament. Les Judéens de la Cilicie conçurent des soupçons sur son orthodoxie, et comme ses manières autoritaires et sa sévérité excessive envers les instituteurs et les chefs religieux lui avaient aliéné beaucoup d’esprits, quelques-uns de ses ennemis pénétrèrent un jour à l’improviste dans sa demeure et le surprirent lisant les évangiles. On raconte que, dans leur colère, ils le jetèrent dans le Cydnus, d’où il aurait été sauvé par miracle. Quand il se vit démasqué, il se convertit au christianisme, et, sur les instances de quelques évêques influents, Constantin l’éleva à la dignité de comes et le plaça ainsi au-dessus de la juridiction des tribunaux. Il paraît avoir profité de ce privilège pour faire endurer aux Juifs toutes sortes de vexations. L’empereur l’autorisa également à construire des églises en Galilée, et notamment à Tibériade, à Sépphoris, à Nazareth, et à Capharnaüm. Joseph affirme qu’il a réellement élevé des églises dans ces diverses villes; c’est une pure fanfaronnade. à quoi auraient-elles servi ? Lui-même raconte qu’il a’y avait pas de chrétiens dans cette région, parce que les Judéens ne les y toi& raient pas. En réalité, il essaya seulement d’organiser à Tibériade une sorte de chapelle dans un édifice qui datait de l’empereur Adrien et qui faisait partie du domaine impérial, mais sa tentative rencontra, paraît-il, tant de difficultés de la part des Judéens, qu’il fut obligé de quitter la région et de s’établir à Scythopolis (Betsan). 


Henri Graetz TROISIÈME PÉRIODE — LA DISPERSION Première époque — Le recueillement après la chute Chapitre VIII — Le patriarcat de Gamaliel IV et de Juda III — (280-320)
Source : http://www.histoiredesjuifs.com/


Sylvestre 1er - Son idendité - ses oeuvres

Sylvestre Ier (ou Silvestre) ou saint Sylvestre fut le 33e pape de 314 à 335, pendant le règne de l'empereur Constantin Ier, qui instaura la tolérance du christianisme au sein de l'Empire romain.

Sylvestre est l'un des premiers saints canoniséssans avoir subi le martyre. Il est fêté le31 décembre

c'est sous son pontificat que l'autorité de l'Église fut établie et que furent construits les premiers monuments chrétiens : l'église du 
Saint-Sépulcre à Jérusalem,  entre autres, et remise à l'ordre du jour des lois de l'empereur Adrien interdisant à tous juifs d'habiter Jérusalem.....
C'est sous son pontificat que la haine des juifs commença à être attisée et ne cessa de l'être tout le temps de l'histoire de la chrétienté.



Allez champagne !!!!


aaa




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