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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 08:29

 

Les Palestiniens et ceux qui les manipulent n'ont-ils pas joué un rôle déterminant dans le blocage des sociétés arabes ?

 

 

Exemple flagrant en Tunisie et en Egypte !

La commission de réforme politique tunisienne a annoncé vendredi l’adoption à la majorité d’un "pacte républicain" visant à servir de socle à la future constitution, qui stipule notamment le refus de toute forme de normalisation avec Israël.Le président de cette commission, Yadh Ben Achour, s’est contenté lors d’une conférence d’annoncer l’adoption de ce pacte sans donner des précisions sur son contenu. Mais la presse arabophone a publié le contenu de ce pacte qui définit la Tunisie comme un pays démocratique et libre, sa langue est l’arabe et sa religion est l’Islam. Source

 

Lire aussi - issu de la même documentation publiée en début Juin sur le site 

>France : La politique de la menace ne mène nulle part

Bulletin Internet de France-Israël Marseille Section de Marseille de l’Association France-Israël, Alliance général Koenig

Jean-Pierre Bensimon Président de l'association

Lundi 6 juin 2011 - Numéro 3

Source

 


Après les déclarations de Barak Obama et de Benjamin Netanyahou de la fin mai, Mahmoud Abbas a confirmé sa volonté d'obtenir de l'ONU, en septembre, la reconnaissance d'un Etat palestinien dans les "frontières" de 1967. Comme cette reconnaissance très médiatisée n'aura ni valeur juridique ni traduction concrète sur le terrain, on anticipe un "tsunami", une vague de colère et de protestations des masses palestiniennes pouvant mener à de graves violences, voire à une troisième Intifada. Par contagion des évènements éventuellement incontrôlables pourrait survenir dans la "rue arabe" d' Egypte, de Jordanie et d'ailleurs, compliquant beaucoup une situation déjà périlleuse dans ces pays . C'est sans doute pour cela que l'administration Obama fait des pieds et des mains pour dissuader le leadership palestinien d'aller au bout de son projet. Ce qui est intéressant dans cette affaire, c'est qu'un mécanisme souvent masqué apparait en pleine lumière: l'initiative impétueuse du noyau dirigeant palestinien risque de provoquer prochainement une nouvelle crise et des violences au Proche-Orient. Par extension, il est légitime de se demander si, par ce genre de procédés, les Palestiniens et ceux qui les manipulent n'ont pas joué un rôle déterminant dans le blocage des sociétés arabes. En agitant la "souffrance" ou "l'humiliation" palestinienne, en diabolisant Israël, focalisant ainsi l'attention des élites et des masses arabes sur de faux problèmes et de faux ennemis, ils ont contribué à faire le lait et le miel des dictateurs, princes et autres raïs, dénoncés aujourd'hui comme les prédateurs cyniques de leurs propres peuples.

Paradoxalement, c'est l'idée inverse qui a été massivement popularisée en Occident. Le conflit israélo-palestinien, donc Israël, a été présenté comme la source de tous les conflits dans la sphère arabe (et même dans le monde entier), ce qui conduisit les Européens à désigner Israël comme la première menace pour la paix mondiale en 2003 (Sondage Eurobaromètre). L'antienne a été usée jusqu'à la corde, même si elle allait à l'encontre des faits les plus aveuglants. Mais quelle est l'importance de la réalité et des faits en Europe sur la question d'Israël?

Cette idée d'un conflit central porteur de tous les affrontements, dite "théorie de la centralité" a été le moyen le plus utilisé pour faire porter à Israël le chapeau des guerres intestines entre dictatures militaires et théocraties arabes, bien incapables de promouvoir la sortie de leurs peuples de l'arriération et du sous-développement.

Elle était aussi le moyen pour les Occidentaux les moins honorables, de nouer des relations troubles et généralement lucratives avec les élites parasitaires du Moyen-Orient.

L'exemple le plus caricatural de cette compromission permanente, sur le dos d'Israël et de la paix, entre élites bureaucratiques européennes et caciques arabes, est celui des fameux rapports de Jacques Chirac avec les régimes de Saddam Hussein ou de Hafez El Assad. Cependant, de Pompidou à Giscard et à Mitterrand, c'était là une constante de la fameuse "politique arabe".

Les "coups" palestiniens, des détournements d'avion à la décomposition du Liban, des "Intifada" aux attentats-suicide, de la "théorie des étapes" (détruire Israël, mais progressivement) aux processus de paix sous le sceau d'Houdaïbbya (passer des accords trompeurs), ont contribué "centralement" { crisper l'opinion arabe, à réduire au silence les modérés et à obtenir avantages et financements d'un Occident sidéré, couard et opportuniste. La demande de reconnaissance de Mahmoud Abbas n'est que le dernier "coup" de cette longue saga. C'est ainsi que le monde arabe s'est figé quand l'Asie décollait, que l'Islam s'est extrémisé partout, et que le sort des masses populaires de ces pays, humiliées et sans avenir, ont contribué aux révoltes que l'on appelle rapidement aujourd'hui le "printemps arabe".

Il faut sans doute renverser les termes de la "centralité". Et si l'activisme palestinien inaltérable visant à extraire Israël de la région avait été le principal facteur du dérapage permanent du monde arabe vers l'arriération, la dictature et le fanatisme?

Et si le soutien occidental à cet activisme était la matrice du malheur arabe et du danger qu'il constitue pour la paix et pour la stabilité des sociétés occidentales? La question vaut d'être posée.

En effet, le compte à rebours déclenché par l'initiative de Mahmoud Abbas et de son entourage, en tentant un coup d'état diplomatique et juridique lors de la session de septembre de l'AG de l'ONU, donne du grain à moudre à des forces déterminées à faire déraper les quelques étincelles de démocratie arabe vers des dictatures politiques et religieuses  new look, qu'elles domineraient sur le modèle des mollahs d'Iran.

L'évolution de l'Egypte dans cette direction est significative. Dans la première phase du soulèvement contre le régime de Moubarak, les thèmes antisionistes et antisémites avaient disparu du débat public, et l'Occident s'émerveillait de la dissipation de l'obsession paralysante des Arabes.

Mais voila que les Palestiniens jettent des tisons dans le baril de poudre. Le Hamas reprend en avril ses bombardements et attentats (133 fusées tirées le seul 9 avril, missile anti tank contre un bus scolaire), et les "modérés" de Ramallah poussent leur initiative de reconnaissance unilatérale. La vieille guerre idéologique et raciste contre l'État juif revient alors en force dans la vie publique égyptienne.

Des personnalités influentes comme Amr Moussa et Mohamed Hussein Tantawi, hostiles depuis toujours à leur voisin non musulman, poussent dans ce sens.

Elle coïncide parfaitement avec la montée de pogroms épouvantables contre les Coptes chrétiens, avec la nouvelle emprise du clergé d'Al-Azar, et les progrès alarmants des Frères musulmans.

 

Résumons. La volonté d'un courant arabe contemporain d'éliminer toute souveraineté juive au Proche-Orient a toujours été là. Incarnée par des figures comme le mufti Amin al Husseini ou Yasser Arafat, elle est à l'origine des violences, des guerres, du terrorisme, et de l'incitation à la haine, même sur le terrain diplomatique. Cela ne cesse pas depuis bientôt 100 ans. En poursuivant ce but d’élimination, en le colorant de sacralité, ce courant a joué un rôle central dans le détournement des élites et des masses arabes du chemin de la modernité et de la démocratisation, au bénéfice des dictatures et de l’obscurantisme religieux. La dernière initiative de Mahmoud Abbas et les campagnes qui l'accompagnent s'inscrivent parfaitement dans ce processus d'épreuve de force permanente et elles précipitent le « printemps arabe » dans l’impasse des vieilles haines. A ses nombreux partisans européens d'en tirer des conclusions

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