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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 05:12
Ci-joint un texte qui démontre que les thèses négationnistes de l'existence d'un peuple Juif font les beaux jours d'une Eglise qui n'a eu de cesse de tenter d'effacer jusqu'aux traces de cette existence, à travers les siècles, et qui persiste diaboliquement dans ses erreurs,
65 ans après la tentative d'Hitler d'en finir à jamais avec cette culture, tout en manipulant certains Juifs à propos de "dialogue".  Les thèses négationnistes soutenues, comme celles des "Khazars", etc., sont depuis longtemps démontées par tous les historiens et spécialistes sérieux de l'Antiquité.
Mais, voulant légitimer les attitudes de défiance anti-judaïque de leur porte-parole, Benoît XVI, l'officine vaticane pousse la récupération historique jusqu'à s'appuyer sur une littérature de second ordre, pour se dresser comme le "Verus Israel".
La seule légitimité de l'Eglise de Rome reposerait donc sur la "géniale extermination" de tous les Juifs d'Afrique du Nord et de Judée, grâce aux légions des empereurs païens et polythéistes, dispatchés par la même Cité-Empire.
Et il est normal que tous ces "Juifs" aient disparu puisqu'ils ne reconnaissaient pas la seule "vérité" possible, celle des dogmatiques à l'esprit étroit.
Puisque ni "Juifs" ni "Hébreux" n'existent plus, il est naturel que les dernières survivances se "convertissent" à leur propre disparition. L'Eglise pratique le génocide culturel instruit et bienveillant et en tire toute sa gloire Ou les Iduméens toujours égaux à eux-mêmes!. Dans le tout dernier paragraphe, nous sommes invités à comprendre la non-reconnaissance de l'Etat Juif d'Israël dans les demi-mots de Benoît XVI, en soutien aux Palestiniens, à "cause" de "certains évènements du XXè siècle" : à savoir la naissance de l'Etat d'Israël qui viendrait embrumer les esprits et s'avère être l'épine dans le pied du Vatican, mettant à plat toutes ses théories fumeuses.


Dimanche 7 février 2010

Un lecteur répond ainsi à mes demandes d'éclaircissement du 19 janvier sur l'antijudaïsme, et apporte d'utiles précisions:

Il y a des confusions  entre les concepts suivants:
- hébreux

- « juifs » avant la redéfinition du judaïsme par les pharisiens au premier siècle / judaïsme du second temple

- « juifs » après cette redéfinition / judaïsme actuel (rabbinique / talmudique)

Hébreux:

Le concept d' «Hébreu» fait référence à une peuplade de race sémitique, à sa langue et à sa religion.

Si beaucoup d'Hébreux étaient polythéistes, la codification de la loi par Esdras a fini par imposer le monothéisme.

Le peuple hébreu cessa d'exister aux premiers siècles après Jésus Christ, parce que:

- une grande partie se convertit au christianisme et se mélangea aux autres peuples;

- le reste s'endurcit dans la voie pharisienne, mais fut exterminé: ceux d'Afrique du Nord par l'empereur Trajan, ceux de Palestine par l'empereur Hadrien (qui devint un pays interdit aux Juifs jusqu'à l'invasion arabe).

Il y eut quelques Juifs qui survécurent ponctuellement, comme à Babylone. Le prosélytisme étant autorisé par la religion pharisienne, ils eurent des convertis parmi les autres peuples, si bien qu'on ne peut plus parler de la survivance d'un « peuple hébreu».

Au contraire, un peuple du sud de la Russie se convertit en masse au Moyen-Âge au judaïsme (d'où les juifs ashkénazes) et il y eut beaucoup de conversions au Maghreb (d'où les juifs sépharades).

Les « Juifs » d'aujourd'hui ne sont absolument pas des Hébreux. Le mot «antisémite» n'a pas de sens pour les Juifs des deux derniers millénaires, car ces Juifs ne sont pas de race sémitique.

« Juifs » avant la redéfinition du judaïsme par les pharisiens au premier siècle (judaïsme du second temple):

Après leur retour d'exil de Babylonie, les Hébreux reconstruisent le temple de Jérusalem. On désigne donc cette période comme celle du « second temple ». Elle s'achève avec la destruction de ce second temple en 70 après Jésus Christ, sous l'empereur Titus.

Le monothéisme, codifiée dans les lois d'Esdras finit par s'imposer à l'ensemble du peuple. Cependant, ce monothéisme reste « large », comme celui des chrétien, et n'est pas strict comme le sera celui des Juifs après cette période ou comme le sera celui des musulmans.

Beaucoup de Juifs croyaient en une « seconde puissance » dans le ciel, une sorte de "binité" où on peut voir certaines affinités avec la trinité chrétienne. Beaucoup adoraient aussi les anges, à l'instar de la vénération des chrétiens pour les saints ou pour la vierge Marie. La diversité de ce judaïsme peut se voir à travers les écrits de la littérature hénochite ou avec celle des rouleaux de la Mer Morte. Le monothéisme chrétien a sa place parmi ce judaïsme du second temple large d'esprit, et c'est uniquement dans ce sens qu'on peut dire que Jésus de Nazareth, Paul et les autres disciples du Christ étaient « juifs ».


« Juifs » après cette redéfinition / judaïsme actuel (rabbinique / talmudique):

Le succès du christianisme entraîna une réaction hostile des pharisiens et une polarisation. Après la révolte nationaliste juive en Palestine tous les Juifs présents en Palestine furent exterminés par les armées de Titus. Ceci fit aussi disparaître les membres des courants nationalistes juifs (y compris ceux ce la diaspora montés prêter main forte en Palestine). Cela laissa alors le champ libre aux extrémistes religieux et ce furent donc les pharisiens qui prirent le dessus sur la communauté juive. Ils redéfinirent de manière étroite les concepts de «judaïsme» et de «juif», de manière à exclure les chrétiens. Ils mirent par écrit au cours des siècles leur tradition orale (dénoncée par Jésus dans l'évangile de Saint Marc), donnant naissance au Talmud, le "Nouveau Testament" des juifs. Ils modifièrent l'Ancien Testament dans un sens anti-chrétien (par exemple la «vierge» dans la prophétie d'Isaie est transformée en «jeune fille»). La découverte des rouleaux de la Mer Morte a permis de montrer que l'Ancien Testament grec (la version des Septantes), utilisé par les chrétiens des premiers siècles et par l'Église orthodoxe grecque est plus proche du texte original et que la version masorétique (Ancien Testament en hébreu datant de l'an 1000 environ) a été volontairement «retouché». Voici le sens du mot «juif» actuel, et tel qu'on le trouve déjà dans certains écrits tardifs du Nouveau Testament et très négatifs envers les «juifs», le mot ne désignant déjà plus dans ces passages les juifs de second temple, mais étant employé comme synonyme de «pharisien».


C'est à la lumière des deux définitions (et contextes où elles s'appliquent) du mot «juif» que vous pourrez comprendre les propos de Benoît XVI. Il est possible que les confusions régnantes au sujet de ce mot soient entretenues à cause de certains événements du XXe siècle.

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commentaires

Yéochoua 08/02/2010 10:41


C'est une façon de voir ou d'admettre les choses. Juif est dérivé de Yéhoudi, de la tribu de Yéhouda ; Hébreu, de 'Ivri, qui est passé, s'est rendu en terre d'Israël (Palestine en langue
étrangère), ou qui se trouve sur un côté du monde quand les reste de l'humanité se trouve de l'autre côté.


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