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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 10:33

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LUNDI 25 JANVIER 2010

OBAMA: LE MESSIE ÉPHÉMÈRE

Par Jacques Brassard

Durant la campagne présidentielle et au cours des premiers mois de son mandat, j’étais presque le seul, au Québec, moi, le chroniqueur à temps partiel de l’arrière-pays, à ne pas participer au culte idolâtrique que, partout dans le monde, l’on rendait à Barak Hussein Obama. 



Je ne pouvais pas croire que les Américains éliraient comme Président un homme dont le parcours politique s’était déroulé dans un État et une ville ( Chicago ) où la machine Démocrate était et est toujours la plus corrompue de tous les États-Unis et est bien connue, nous dit Sébastien Castellion de la Metula News Agency, « pour sa propension à acheter des votes, à attribuer les marchés publics aux amis et donateurs politiques et à multiplier les emplois fictifs ». Ce « Système de Chicago » fut implanté à Washington et l’un de ses fruits fut la quasi nationalisation de GM et de Chrysler pour remercier le puissant syndicat de l’automobile ( UAW ) de son appui et de sa contribution financière dans la course à l’investiture et la campagne présidentielle. Retour normal de l’ascenseur!



Je ne pouvais pas croire que les Américains éliraient le candidat le plus « gauchiste » de toute l’histoire des États-Unis. L’évangile de nouveau Messie était pourtant une mixture toxique d’étatisme débridé (désigné au Québec sous le vocable honorable de « progressisme » ) et de pacifisme angélique. 



Je ne parvenais pas à croire à l’élection d’un candidat dont les fréquentations douteuses ( pour ne pas dire sulfureuses ) au cours de sa vie l’auraient normalement rendu inapte à occuper une telle fonction. Daniel Pipes, un expert du monde musulman, avait en vain mis en relief les relations d’Obama, tout au long de sa carrière, avec l’Islam extrémiste. Et en particulier, avec The Nation of Islam, dont le leader, Louis Farakhan, est un raciste et un antisémite admirateur d’Hitler. Et que dire de son Pasteur pendant 20 ans, Jeremiah Wright, un raciste anti-blanc et un fasciste noir mégalomane anti-américain. Et que penser enfin de son amitié avec Rachid Khalidi, ancien porte-parole de l’OLP et ennemi déclaré et haineux d’Israël. Et ces copinages gauchistes et islamistes ont duré pendant des années, laissant forcément des traces dans la vision du Monde d’Obama. 



Je ne pouvais pas croire que les Américains accorderaient leur confiance à un candidat dont le pacifisme candide et impénitent se traduirait par des gentillesses et des amabilités puériles envers tous les tyrans de la Planète, tels le Pitre de Caracas et l’Illuminé de Téhéran. 



Je me suis gouré, je dois l’avouer. Ils l’ont fait. Ils l’ont élu Président. Et le Grand Timonier de la Maison Blanche s’est mis à l’œuvre. Et après un an seulement, les yeux des Américains se sont déjà dessillés et ils sont horrifiés à la vue des dégâts. 



La gestion laxiste de la crise du Grand Rédempteur est en voie de plonger les États-Unis dans un endettement gigantesque, des déficits abyssaux et une fiscalité alourdie. Sans réussir à réduire le taux de chômage et provoquer une reprise vigoureuse. Pitoyable! 



La volonté manifeste du Sauveur d’appliquer la politique calamiteuse du Gourou planétaire du réchauffisme, Al Gore, faite de taxes et de contraintes multiples, risque fort d’avoir des effets néfastes sur la productivité et la compétitivité de l’économie américaine. À moins que le Congrès retrouve la raison ( ce qui n’est pas impossible à l’approche des élections de mi-mandat ) et empêche le dérapage. 



Par ailleurs, la politique étrangère du Grand Pacificateur du Potomac est vite apparue pour ce qu’elle est : un mélange de pensée magique, d’exhortations moralisatrices et d’aveuglement naïf. C’est ainsi qu’il s’est révélé d’une complaisance idiote à l’endroit de l’Islam, se contentant d’élucubrer autour du mantra débile « islam-religion-de-paix-et-d’amour ». Son discours du Caire est à cet égard un monument d’aberrations, magnifiant ridiculement la civilisation musulmane à partir de faussetés historiques manifestes. De là, son inaptitude funeste à désigner sans détour l’ennemi, soit l’Islam radical, le Djihad terroriste. Ou alors, comme dans le cas de l’attentat manqué de Détroit, il s’efforce de laisser croire que la terreur islamiste est toute entière le rejeton d’Al Quaïda, alors qu’il est bien connu que la phalange de Ben Laden n’est qu’un des nombreux avatars du Djihad planétaire. 



Il faut dire aussi qu’il est perçu par les ennemis de l’Amérique comme un faible, un pacifiste qui ne cesse de faire repentance pour les « fautes » des États-Unis. Les Américains, dont on connait le patriotisme, n’apprécient guère de voir leur Président se battre la coulpe devant le monde entier et multiplier les courbettes devant les despotes et les dictateurs. Poutine l’a bien jaugé, lui qui l’a forcé à renoncer au bouclier anti-missile en Europe de l’est sans rien obtenir en échange. Les pays concernés se sont sentis avec raison abandonnés par les États-Unis. Quant à l’Iran, il est évident que les Mollahs ont pris la mesure exacte du Grand Timonier de Washington et ils savent fort bien qu’ils peuvent le faire poireauter tant et aussi longtemps qu’ils ne se seront pas dotés de l’arme nucléaire. Israël, de son côté, se sent bien seul et, surtout, trahi par un Président qui, durant la campagne, en tant que candidat, avait multiplié les déclarations de soutien envers l’État hébreu et, lorsque devenu l’hôte de la Maison Blanche, n’a cessé d’exiger des concessions tellement dures qu’il place le seul État démocratique du Moyen-Orient dans une position intenable. 



Sur la scène intérieure, avec le projet présidentiel de réforme du système de santé, le mythe Obama est en voie d’effondrement rapide. Il fallait vraiment que le nouveau Messie soit, comme tous les Démocrates d’ailleurs ( Clinton, Kennedy aussi bien que le gauchiste oscarisé multimillionnaire Michael Moore ) un admirateur jovialiste des régimes de santé étatiques « mur-à-mur » ( comme ceux du Canada, de Grande-Bretagne et de France ), pour qu’il ignore le fait patent que 80% des Américains sont satisfaits de leur système de santé basé sur les assurances privées. Il comporte sans doute des lacunes ( Et le nôtre, d’après vous, est-il si parfait pour qu’on le propose comme modèle? ), mais c’est une grossière erreur politique ( et sans doute de l’aveuglement idéologique ) que de s’imaginer que les Américains aspirent majoritairement à l’étatisation de leur régime de santé. 



« Le Président, écrit Sébastien Castellion, avait pris ses fonctions parmi l’adulation générale de la presse et les comparaisons les plus audacieuses ( « C’est Roosevelt! Non, c’est Kennedy! Vous n’avez rien compris, c’est Lincoln! ») Depuis lors, cependant, les choses ne se sont pas passées comme les obamaniaques l’avaient rêvé. » 



Après un an, Obama est déjà en dessous de 50% d’appui. Bush, l’imbécile, le crétin, comme continuent de le proclamer les médias, les intellos et les gauchistes de tout poil, s’est maintenu pendant plus de 3 ans au-dessus de cette barre fatidique. Et les sonnettes d’alarme n’arrêtent pas de tinter : plus d’un million de manifestants ont défilé dans la Capitale contre la réforme de santé; les Démocrates ont été évincés des postes de Gouverneurs en Virginie et au New Jersey; et enfin, ils viennent de subir un échec historique au Massachussetts avec l’élection d’un Républicain pour remplacer Ted Kennedy. 



Et cette dernière défaite lamentable ne comporte aucune ambiguïté. Le nouveau sénateur, Scott Brown, a affiché résolument ses couleurs au cours de la campagne : il entend bien couler le projet d’Obama de réforme de l’assurance santé; et il exige de la part de la Présidence plus de vigueur et de détermination dans la lutte contre la terreur islamiste. Il n’a vraiment pas tourné autour du pot! 



Alors, Obama, Messie éphémère, va-t-il donc connaître le sort de Jimmy Carter, le plus mauvais Président du XXe siècle? Où est-il en mesure de se relever et de regagner l’appui de ses compatriotes? Personnellement, je ne crois pas qu’il parvienne à rebondir.



La victoire de Brown au Massachussetts démontre que les Américains sont capables de résister et de s’opposer aux manœuvres de la gauche Démocrate destinées à leur imposer une politique d’apaisement sur la scène extérieure et un grossissement abusif de l’État sur le plan intérieur. Et ils l’ont pourtant fait dans un État de la Nouvelle-Angleterre ou la cote de popularité du Président était toujours élevée ( 60% ). Si, ailleurs dans le Monde, et au Québec en particulier, la vénération envers l’Icône Obama est toujours démesurée, aux États-Unis, les citoyens ont déjà abandonné le comportement idolâtrique qu’ils avaient, eux aussi, adopté à l’égard du demi-dieu de Chicago.



Et je pense que les Américains, redevenus pragmatiques et patriotes, vont se prémuni r dans un an contre les risques d’un Président idéologiquement buté et stupidement narcissique, en enlevant aux Démocrates leur majorité au Congrès. 



Attendons-nous alors à ce que la gauche occidentale, les faiseurs d’opinion de la presse ( chez-nous sûrement ), les experts patentés, les universitaires et les zartistes branchés, réveillent l’anti-américanisme qu’ils avaient mis en veilleuse et vilipendent de nouveau les Américains comme étant une horrible bande de ploucs et de demeurés, trop incultes et mal dégrossis pour être vraiment en mesure de comprendre la nature messianique et rédemptrice de l’hôte actuel de la Maison-Blanche. 


Jacques Brassard 


Après l’aveu d’Obama, les véritables raisons de l'échec américain au Proche-Orient

par Jean-Pierre Bensimon pour .objectif-info. le 25 janvier 2010


Barack Obama vient de faire une déclaration surprenante à Time Magazine. (1) Il reconnaît dans cette interview que sa politique au Proche Orient n’a pas donné les résultats voulus :

« L'autre sujet qui mérite à mon sens d’être souligné, c’est que le processus de paix au Moyen-Orient n'a pas avancé. Et je pense juste de dire que malgré tous les efforts que nous avons prodigués dès le début, nous n’en sommes pas là ou j’aurais voulu. »
et plus loin

«Je pense qu’il est tout à fait vrai que cette année n’a pas été celle de la percée que nous voulions, et si nous avions prévu plus tôt l’existence de certains problèmes politiques des deux cotés nous n’aurions pas encouragé des espoirs aussi grands. ».
Comment le président américain explique-t-il cet échec ? D’abord par la difficulté du problème :

« c’est le problème le plus insoluble [intractable] qui soit ».
Ensuite par l’erreur de son envoyé.

« A mon avis c’est parce que George Mitchell a passé plusieurs mois à négocier un accord sur les implantations pour obtenir quelques progrès des Israéliens et qu’il a été aveuglé par ce résultat, ne voyant pas que ces progrès n’étaient pas suffisants pour les Palestiniens. »

L’insatisfaction des Palestiniens devant les concessions trop mineures obtenues par Mitchell, voila pourquoi l’on a si peu progressé. Le dernier motif d’échec tient aux divisions intérieures des deux parties.

« …les Israéliens et les Palestiniens ont estimé que leur environnement politique, la nature de leur coalition et les divisions au sein de leurs sociétés, étaient tels qu'il leur était très difficile de s'engager dans des négociations de grande envergure. »

Que propose-t-il désormais ? De continuer sur la même voie :

« nous allons continuer à travailler avec des parties pour reconnaître ce que je pense être en définitive leur intérêt profond à l’aboutissement de la solution des deux états qui donnera à Israël la sécurité et aux Palestiniens la souveraineté … ».

Le constat d’Obama est irréfutable : le processus de négociations qu’il voulait mener à toute allure dès le début de son mandat, pour ne pas être pris par le temps comme Bill Clinton et de Georges W Bush, est enlisé comme jamais. Mahmoud Abbas et son principal lieutenant pour les négociations, Saeb Erekat, avancent pour le compte des Palestiniens de Ramallah des exigences nouvelles. Ils veulent un gel total de toute activité de construction dans le périmètre des implantations et à Jérusalem Est, et même une reconnaissance des lignes de 1967 comme frontière et la partition de Jérusalem, avant de fixer le moindre rendez-vous.

Pour illustrer cette attitude, Benjamin Netanyahou a eu une image amusante mais très parlante :

« Les Palestiniens ont grimpé dans un arbre et ils s'y sentent bien. Des gens leurs apportent des échelles. Nous leurs apportons des échelles. Et plus les échelles sont hautes, plus ils grimpent haut. » (2)

Pour sortir de ces surenchères, plusieurs responsables israéliens ont déclaré la phase des concessions définitivement close.

Ce blocage total, Obama l’impute à la maladresse supposée de son envoyé et aux divisions internes des deux parties en conflit qui paralyseraient leurs responsables.

Dans la logique des mœurs politiques de Chicago où il a appris à faire de la politique, Obama se garde bien d’évoquer ses propres responsabilités. C’est là une vraie lacune car on voit mal comment progresser un jour si l’administration américaine de procède pas à une évaluation sérieuse de son action.

Dans son remarquable essai sur les alternatives à la solution à deux états, Giora Eiland, l’ancien chef du Conseil national de sécurité israélien, propose une étude éclairantes des erreurs cumulées des américains au Proche-Orient depuis le 21 janvier 2009. (3) Il identifie sept hypothèses retenues par l’administration d’Obama, entièrement ou partiellement erronées, qui ne pouvaient que déboucher sur l’impasse d’aujourd’hui. Ces idées fausses nous sont familières car elle constituent en Europe aussi un chapelet d’évidences que fâcheusement, nul ne semble être autorisé à contester.

1) L’aspiration « suprême » des Palestiniens est d’obtenir une indépendance dans les limites de 1967. Cette certitude néglige l’énergie déployée par les Palestiniens pour refuser un état pour toutes les raisons du monde, depuis la première proposition qui leur a été faite en 1937 par Lord Peel jusqu’à celle de 2008 de Olmert qui prévoyait une rétrocession de 100% du territoire et le partage de Jérusalem. Les conditions successives que Mahmoud Abbas empile aujourd’hui, non pour signer un accord mais pour s’asseoir à la table des négociations, est une manifestation de plus de cet empressement palestinien à ne rien décider d’irréversible en faveur d’un état palestinien.

2) L’écart entre les positons israéliennes et palestiniennes est facile à combler. Cette affirmation suppose que l’on sait déjà assez précisément ce que sera un règlement final du conflit. Nicolas Sarkozy la reprend sans cesse pour faire de quelques concessions israéliennes supplémentaires la clé de la paix. En réalité tout examen sérieux du conflit dans ses dimensions régionales, historiques, idéologiques et religieuses montre que non seulement l’écart est énorme mais que la disparition d’Israël est la condition de la satisfaction des PalestinienS.

3) Les état arabes désirent la fin la plus rapide du conflit. C’est inexact car dans quasiment tous les pays arabes Israël est le moyen commode de détourner le désespoir des peuples sur un bouc émissaire imaginaire. Et pour tout état arabe, une reconnaissance d’Israël laisse du champ à une opposition extrémiste toujours prête à accuser le pouvoir en place de capitulation et de trahison de l’Islam.

4) La fin du conflit apportera la stabilité. Si jamais le conflit s’achève sur une solution à deux états, le risque est grand de voir le Fatah passer des alliances avec des états voyous et le Hamas prendre le dessus en Cisjordanie. La solution aura alors apporté comme à Gaza une déstabilisation générale et une issue sanglante.

5) La résolution du conflit permettra d’obtenir l’aide des Arabes dans un front contre l’Iran. Il faudrait donc prier les Arabes d’agir pour se préserver de l’Iran. La réalité est à l’exact opposé : les Arabes (Égypte, Arabie saoudite, Jordanie, états du Golfe) ont une peur panique de l’axe syro-iranien et de ses commandités à Gaza, au Liban et au Yémen, sans oublier le Soudan. Ils sont profondément affectés par la passivité de l’administration Obama qu’il pressent vainement d’éliminer la menace iranienne.

6) Il y a actuellement une chance de résoudre le conflit qu’il ne faut pas gaspiller. On cherche vainement dans la situation d’aujourd’hui des motifs exceptionnels d’espérer un accord. Les Palestiniens sont divisés par de féroces antagonismes, le pouvoir de Ramallah est peu populaire, Abbas est le contraire d’un chef charismatique. Et les atermoiements actuels des chefs palestiniens devant la perspective d’une négociation complètent un tableau ou les chance d’un accord ont rarement été plus lointaines.

7) La seule solution possible au conflit est la solution à deux états avec en son cœur la création d’un état palestinien dans les frontières de 1967 et la partition de Jérusalem. On a vu que les chefs palestiniens ne veulent pas de ce qui serait à leur yeux un mini état, et pire encore une reconnaissance d’Israël. Du coté Israélien aussi, on n’est pas prêt pour des raisons de sécurité élémentaires et facilement compréhensibles à laisser des forces armées hostiles s’installer à quelques centaines de mètres de tous les centres de pouvoir du pays (Jérusalem) et à quelques kilomètres des centres vitaux du pays démographiques, économiques et technologiques, sans compter l’aéroport international.

Ces vérités « indiscutables » en Europe et dans l’Amérique d’Obama sont trop évidemment fausses pour avoir été brandies de bonne foi des deux cotés de l’Atlantique. L’Europe croit assurer la sécurité de ses approvisionnements en pétrole, obtenir quelques fructueux marchés, et espérer des placements financiers arabes en accablant Israël avec la pire violence et en faisant mine d’épouser la « cause » palestinienne. C’est un marché de dupes bien sûr. Les Européens se moquent de la cause palestinienne autant que les pays arabes. Le « palestinisme » est un langage de politesse, une manière de courtoisie euro-arabe : nul n’y croit, tous savent que l’autre n’y croit pas, mais chacun s’y plie.

Pour les États-Unis les choses sont un peu plus complexes car l’Oncle Sam assure la liberté des flux pétroliers et commerciaux par une présence militaire et un système d’alliances. Depuis la chute de l’empire soviétique, ils ont moins besoin d’Israël pour protéger les dynasties arabes. D’où les politiques de pression continuelle sur Israël inaugurées par Bush père et son fidèle James Baker qui ont débouché sur les « processus de paix. » Elles consistaient à répondre favorablement aux demandes arabes hostiles à Israël : en 1991 Israël n’était plus aussi indispensable aux Arabes et aux Américains pour faire barrage aux soviétiques et à leurs amis « nationalistes arabes »

Tous les présidents américains depuis Bush père ont donné la priorité à leur alliance arabe sur leur relation avec Israël, avec brutalité sous Bush 1, de façon insidieuse sous Bush 2 et avec une virulence humiliante sous Obama.

En même temps Israël, pays organisé, avancé et rompu aux défis militaires demeure un facteur de stabilité et un verrou indispensable contre le jihadisme dans la région. Les pressions américaines parfois si violentes qu’elles font tanguer la société israélienne se heurtent à la limite que constitue la pérennité d’un allié local solide, même si l’on se moque totalement de son identité, de ses aspirations profondes et de ses intérêts fondamentaux.

Il semble qu’avec son aveu d’échec Obama se soit rendu compte que les Palestiniens ne sont pas prêts à accepter des compromis compatibles avec la stabilité du Proche Orient puisque la satisfaction de leurs demandes minimales conduirait à la montée des menaces jihadistes et aux ripostes inéluctables d’Israël. C'est-à-dire à la guerre.

Il semble donc que l’on soit en train d’entrer dans une phase de gel de l’activisme américain dans le conflit israélo-palestinien. Si c’est le cas, il est assez prévisible qu’Israël n’en sera pas fâché. Mais pendant que le président américain explore les limites de la démagogie, l’Iran avance ses pions nucléaires et poursuit sa poussée subversive dans le monde arabe. La menace est là. Et la maison blanche est toujours occupée par un néophyte aux convictions un peu étrangères à l’esprit de son pays, comme l’a remarquablement analysé Armand Laferrère. (4)

Notes:

(1) Q&A: Obama on His First Year in Office par Joe Klein, Time Magazine jeudi 21 janvier 2010
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1955072,00.html
(2) Netanyahu tourne Abbas en ridicule avant la visite de Mitchell Dépêche de Reuters 21 janvier 2010
(3) Regional Alternatives to the Two-State Solution The Begin-Sadat Center for Strategic Studies janvier 2010 http://www.biu.ac.il/SOC/besa/docs/BM4En.pdf%20
(4) Revue Commentaire Comment Obama a échoué n° 12 Hiver 2009/2010 « Ce n’est pas tant la naïveté qui surprend dans la politique étrangère d’Obama que le simplisme idéologique qui l’accompagne »
 

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