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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:43

 

 

 

Obama - Un coup de poignard dans le dos d'Israël

Netanyahou va rencontrer mais Obama lui fait un  coup de p....  en dévoilant son plan publiquement avant tout échange avec Netanyahou, véritable gifle à Israël.

Aschkel


Par Shraga BLUM

Le Président américain a prononcé un long discours dans lequel il a réservé la plus grande partie à l’évolution des pays arabes depuis six mois. Dans le dernier quart d’heure, il s’est consacré au conflit israélo-palestinien. Comme son homologue français Nicolas Sarkozy du haut de la Knesset, il s’est drapé de « l’amitié américaine » envers Israël pour justifier que l’Etat juif « fasse tous les efforts en vue de la paix ». Sur le fond il n’a pas apporté de grande nouveauté par rapport à ses déclarations précédentes, sauf sur deux points importants : il a été le premier président américain à dire clairement que la frontière orientale d’Israël doit être celle qui prévalait avant la Guerre des Six Jours, avec « quelques arrangements mutuellement consentis », et deuxièmement, il a fixé l’ordre des étapes qu’il souhaitait dans le « processus de paix » : frontières et sécurité en premier, et seulement ensuite négociations sur les points sensibles, Jérusalem et les « réfugiés ». Deux points avec lesquels Binyamin Netanyahou et son gouvernement auront du mal à manœuvrer, et qui seront sûrement déjà évoqués vendredi lors de la rencontre entre les deux dirigeants.  
Donnant en apparence, « un coup à droite et un coup à gauche », et se montrant exigeant envers les deux parties, Obama a indiqué que les Etats-Unis s’opposeraient à une déclaration unilatérale d’un Etat palestinien à l’ONU et que « seule la négociation entre les parties mènera à une solution ».
Une analyse plus poussée montre cependant que le Président Obama n’a pas fait un discours équilibré mais bel et bien orienté en faveur des Arabes palestiniens. Il a adopté le narratif mensonger arabo-palestinien, et c’est sur cette base qu’il fixe comment doivent se dérouler les futurs pourparlers, pour autant qu’ils aient lieu. Les deux axiomes sur lesquels tout le discours du président américain repose sont d’une part qu’Israël est un pays occupant, donc un corps étranger en Judée-Samarie, et ensuite, « que le peuple palestinien a droit à son Etat », alors que ce « peuple » n’est qu’une invention des Arabes pour lutter contre une souveraineté juive dans cette région. Exiger qu’Israël renonce à la Judée-Samarie est un non-sens historique, moral, politique, religieux, sécuritaire, stratégique, et même juridique, puisque la Judée-Samarie n’a jamais été un pays indépendant, ni a fait partie d’un quelconque pays indépendant, et parce que dans l’histoire des conflits, on a jamais vu un pays vainqueur d’une guerre qui lui a été imposée être celui qui est sommé de céder les territoires qu’il a conquis, et en l’occurrence, libérés. En même temps, le Président américain insistait sur « l’engagement américain pour la sécurité d’Israël », et l’exigence de la fin du terrorisme. Cette pensée peut se résumer ainsi : le droit et la justice sont du côté des Palestiniens, mais il faut comprendre le besoin de sécurité d’Israël.
En fait, cette prise de position constitue un échec cinglant pour toute la « hasbara » israélienne depuis 40 ans. A force de privilégier les arguments sécuritaires de la présence juive en Judée-Samarie au détriment des droits historiques, religieux, moraux ou même juridiques, Israël s’est enfermé dans un argumentaire à double tranchant et récolte ce qu’il a lui-même semé : « Vous-voulez la sécurité ? Quittez ces lieux et nous vous garantirons la sécurité. Mais le droit est du côté des Palestiniens ! »
Tout comme sa vision exprimée dans son discours « d’un monde arabe démocratisé et respectant les droits de l’Homme », Obama croit, ou fait semblant de croire, que le conflit irrationnel et eschatologique qui oppose Israël et Ismaël pourra se résoudre de manière rationnelle.
Le gouvernement va-t-il obéir aux ordres de Washington ou va-t-il montrer que comme le font les Etats-Unis, Israël privilégie ses intérêts ? Une fois de plus, il est fort probable que ce soient les terroristes palestiniens, qui eux savent vers où ils veulent aller, qui extraient Israël de l’ornière et Obama de ses naïves illusions.
Et comme l’a si bien dit le député Dr. Ben-Ari à l’issue du discours d’Obama : « Ce n’est pas le peuple du hamburger, né il y a 200 ans, qui va fixer l’avenir du peuple de l’Eternité » !!!

 



Par Meir Ben Hayoun

 

A Jérusalem et au sein du judaïsme américain et mondial, c’est le choc après le discours d’Obama. Pourtant, avec le passif du Président américain, comment est-il possible d’être surpris par de telles prises de position par le locataire de la Maisons Blanche ?

Des proches du Premier ministre ont décrit ce discours ainsi : « un coup de poignard dans le dos d’Israël ». D’autres sont plus modérés et ont affirmé que ce discours est difficile, mais Israël saura se mesurer avec » Ces sources ajoutent qu’Obama a violé toutes les promesses faites à Netanyahou. Alors que le Président américain a endormi Netanyahou en lui promettant que le conflit avec les Arabes ne serait abordé que très marginalement dans son discours, il s’est avéré que le président des Etats-Unis en a fait le thème principal. 

Dans d’autres milieux, on indique que ce discours est le chant du cygne d’Obama dont les jours sont comptés à la Maison Blanche. En conséquence le président sait qu’il n’a plus rien à perdre et joue à malmener Israël envers qui il voue une véritable hostilité


Barack Obama a tracé avec précision le contour de ce qui devrait être, selon lui, l’avenir du Proche-Orient, devançant l’important discours prévu par Benyamin Netanyahou qui doit arriver demain à Washington. Il évoquait un État palestinien démilitarisé. Il souligne toutefois que cela dépend des Israéliens et des Palestiniens.


Extrait du discours de Barak Obama du 19 mai. Partie concernant Israël et les Palestiniens.

Nous avons souligné certaines phrases.

« Pendant des décennies, le conflit entre Israéliens et Arabes a jeté une ombre sur la région. Pour les Israéliens, il a voulu dire vivre dans la crainte que leurs enfants soit tués dansl’explosion d’un autobus ou par des roquettestirées sur leur maison, ainsi que dans la douleur de savoir que d’autres enfants dans la région ont appris à les haïr. Pour les Palestiniens, cela s’est traduit par la souffrance de vivre dansl’humiliation de l’occupation et de ne jamais vivre dans un pays qui est le leur. En outre, ce conflit a eu un coût plus élevé au Moyen-Orient, car il entrave des partenariats qui pourraient apporter une plus grande sécurité, la prospérité, et la responsabilisation des gens ordinaires.

Mon administration a travaillé avec les deux parties et la communauté internationale depuis plus de deux ans pour mettre fin à ce conflit, maisles attentes n’ont pas été satisfaites. Lacolonisation israélienne se poursuit. LesPalestiniens ont quitté les négociations. Le monde regarde un conflit qui traîne depuis des décennies et voit une impasse. Et il y a ceux qui affirment qu’avec tous les changements et les incertitudes dans la région, il n’est tout simplement pas possible d’aller de l’avant.

Je ne suis pas d’accord. À une époque où les peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont en train de se débarrasser du fardeau du passé, une campagne pour une paix durable qui mettra fin au conflit et résoudra toutes les questions est plus urgente que jamais.

Pour les Palestiniens, les efforts faits pour délégitimer Israël se solderont par un échec. Des actions symboliques menées pour isoler Israël à l’Organisation des Nations Unies en Septembre ne créeront pas un Etat indépendant. Les dirigeants palestiniens ne parviendront pas à la paix ni à la prospérité si leHamas persiste sur la voie de la terreur et du rejet. Et les Palestiniens ne parviendront jamais à leur indépendance en niant le droit d’Israël à exister.

Quant à Israël, notre amitié est profondément enracinée dans une histoire partagée et des valeurs partagées. Notre engagement envers la sécurité d’Israël est inébranlable. Et nous nous élèverons contre les tentatives faites pour en faire l’objet de critiques dans les forums internationaux. Mais précisément en raison de notre amitié, il est important que nous disions la vérité : le statu quo n’est pas viable,et Israël doit également agir avec audace pour faire avancer une paix durable.

Le fait est qu’un nombre croissant de Palestiniens vivent à l’ouest du Jourdain. La technologie aidant, il sera plus difficile pour Israël de se défendre. Une région en pleine mutation conduira au populisme et des millions de personnes - pas seulement quelques dirigeants - doivent croire que la paix est possible. La communauté internationale est lassée par un processus sans fin qui ne produit jamais de résultats. Le rêve d’un Etat juif et démocratique ne peut être accompli avec une occupation permanente.

En fin de compte, il appartient aux Israéliens et aux Palestiniens d’agir. Aucune paix ne peut leur être imposée, aucun interminable délai ne fera disparaître le problème. Mais ce que l’Amérique et la communauté internationale peuvent faire, c’est de dire franchement ce que chacun sait : une paix durable se fera avec deux Etats pour deux peuples. Israël en tant qu’Etat juif et patrie du peuple juif, et l’Etat de Palestine comme patrie pour le peuple palestinien ; chaque Etat bénéficiera d’auto-détermination, d’une reconnaissance mutuelle et de paix.

Ainsi, alors que les questions essentielles du conflit doivent être négociées, la base de ces négociations est claire : une Palestine viable, et un Israël vivant en sécurité. Les États-Unis estiment que les négociations devraient aboutir à deux Etats, avec des frontières permanentes palestiniennes avec Israël, la Jordanie et l’Egypte, et des frontières permanentes d’Israël avec la Palestine. Les frontières d’Israël et la Palestine doivent être basées sur les lignes de 1967 avec des échanges de terre acceptés d’un commun accord, de sorte que les frontières sûres et reconnues soient établies pour les deux Etats. Le peuple palestinien doit avoir le droit de se gouverner et parvenir à son plein potentiel, dans un État souverain et contigu.

En ce qui concerne la sécuritéchaque Etat a le droit à la légitime défense et Israël doit être capable de se défendre - lui-même - contre toute menace. Des dispositions doivent également être suffisamment robustes pour prévenir une résurgence du terrorisme, arrêter l’infiltration d’armes et assurer la sécurité des frontières. Le retrait total et progressif des forces militaires israéliennes doit aller de pair avec l’hypothèse que les forces de sécurité palestinienne dans un Etat souverain et démilitarisé est responsable. La durée de cette période de transition doit résulter d’un accord et l’efficacité des dispositifs de sécurité doit être démontrée.

Ces principes constituent une base pour les négociations. Les Palestiniens doivent connaître les contours territoriaux de leur État ; les Israéliens doivent savoir qu’il y aura une réponse à leurs préoccupations sécuritaires. Je sais que ces mesures ne suffiront pas à résoudre ce conflit.Deux questions déchirantes et au caractère émotionnel demeurent : l’avenir de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens. Mais maintenant aller de l’avant sur la base du territoire et de la sécurité constitue une base pour résoudre ces deux questions d’une manière qui soit juste et équitable, et qui respecte les droits et les aspirations des Israéliens et des Palestiniens.

Reconnaissant que les négociations doivent commencer par les questions de territoire et de sécurité ne signifie pas qu’il sera facile de revenir à la table [ des négociations ]. En particulier, l’annonce récente d’un accord entre le Fatah et le Hamas soulève des questions profondes et légitimes pour Israël - comment peut-on négocier avec un parti qui s’est montré peu enclin à reconnaître votre droit à l’existence. Dans les semaines et mois à venir, les dirigeants palestiniens devront fournir une réponse crédible à cette question. Pendant ce temps, les États-Unis, nos partenaires du Quartet, et les Etats arabes devront poursuivre tous leurs efforts pour aller au-delà de l’impasse actuelle.

Je reconnais à quel point cela sera difficile. La suspicion et l’hostilité ont été transmises pendant des générations, et se sont parfois solidifiées. Mais je suis convaincu que la majorité des Israéliens et des Palestiniens préfèrent regarder vers l’avenir plutôt que d’être emprisonnés par le passé. Nous voyons cet esprit dans ce père israélien, dont le fils a été tué par le Hamas, qui a aidé à créer une organisation qui a réuni les Israéliens et les Palestiniens qui avaient perdu des êtres chers. Il a dit, « je me suis progressivement rendu compte que le seul espoir de progrès était de reconnaître le visage du conflit. » Et nous le voyons dans les actions d’un Palestinien qui a perdu trois filles sous des obus israéliens dans la Bande de Gaza. « J’ai le droit d’éprouver de la colère, » dit-il. « Tant de gens s’attendaient à ce que je haïsse. Je leur réponds que je ne haïs pas ... Croyons, » dit-il, « en demain »

C’est le choix qui doit être fait - et pas simplement dans ce conflit, mais dans toute la région - un choix entre la haine et l’espoir, entre les chaînes du passé et la promesse de l’avenir. C’est un choix qui doit être fait par les dirigeants et par les peuples et c’est un choix qui définira l’avenir d’une région qui a servi de berceau à la civilisation et a été un creuset pour des combats. » 
http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2011/05/19/remarks-president-barack-obama-prepared-delivery-moment-opportunity


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