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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 05:21

 

 

 

Où Obama veut mener Israël

par Caroline B. Glick - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

lundi 13 juin 2011 -  desinfos

 
Depuis son discours politique, le président a pris une série de mesures qui ne font que renforcer la sensation qu’il est le dirigeant des USA le plus hostile auquel l’Etat juif ait jamais été confronté. A la suite du discours du 19 mai du président des USA Barack Obama sur le Moyen Orient, ses partisans ont mis en avant que la stratégie politique envers Israël et les Palestiniens qu’Obama a soulignée dans ce discours n’était pas anti-Israël.

Comme ils l’ont présenté, l’affirmation d’Obama du fait que les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens doivent être basées sur les lignes de1967 avec des échanges mutuellement agréés ne marque pas une différence substantielle avec les positions adoptées par ses prédécesseurs dans le Bureau Ovale.

Mais cette déclaration se révèle être un mensonge selon les déclarations du gouvernement précédent. Le 25 novembre 2009, en réponse à l’acceptation par Premier ministre Benyamin Netanyahou de l’exigence d’Obama d’un moratoire de 10 mois sur les droits de construction juifs à Jerusalem, en Judée et en Samarie, le département d’Etat a émis la déclaration suivante : « L’annonce d’aujourd’hui par le gouvernement d’Israël aide à aller de l’avant dans la résolution du conflit israélo-palestinien ».

« Nous croyons qu’avec des négociations de bonne foi, les parties peuvent mutuellement s’accorder sur un résultat qui mettra fin au conflit et parviendra à satisfaire l’objectif palestinien d’un Etat viable et indépendant fondé sur les lignes de 1967, avec des échanges mutuellement agréés, et l’objectif israélien d’un Etat juif dans des frontières sûres et reconnues, qui reflèteront les développements ultérieurs et correspondront aux exigences de sécurité israéliens ».

Dans son discours, Obama déclara : « Les Etats Unis croient… que les frontières d’Israël et de la Palestine doivent être basées sur les lignes de 1967 avec des échanges mutuellement agréés, de sorte que des frontières sûres et reconnues soient établies pour les deux Etats ».

C’est-à-dire qu’il adopta l’objectif palestinien et en fit l’objectif des USA. Il est difficile d’imaginer un glissement plus radicalement anti-Israël que celui-là.

Et cela n’a pas été le seul glissement politique radicalement anti-Israël d’Obama. Jusqu’à son discours du 19 mai, les USA étaient d’accord avec Israël sur le fait que la question des frontières n’en était qu’une parmi beaucoup d’autres – dont le rejet palestinien du droit d’Israël à l’existence, leur exigence d’inonder Israël avec des millions d’immigrants arabes étrangers, leur exigence du contrôle sur l’approvisionnement en eau d’Israël et sur Jerusalem – qui ont été soustraits des négociations. La position conjointe USA-Israël était que alors que jusqu’à la résolution de tous ces problèmes, aucun d’entre eux n’était résolu.

Les Palestiniens, d’un autre côté, proclamaient qu’avant qu’ils ne discutent l’un quelconque des autres problèmes, Israël devait d’abord accepter les frontières indéfendables de 1967 comme ses frontières permanentes. Cette position permet aux Palestiniens de maintenir essentiellement leur politique d’exigence de concessions sans réciprocité de la part d’Israël, qui sert alors de point de départ à de nouvelles concessions sans réciprocité.

C’est une position qui est en opposition complète avec la paix. Et le 19 mai, en stipulant qu’Israël doit accepter la position palestinienne sur les frontières comme pré condition à des négociations, Obama l’adopte comme la politique des USA.

Depuis son discours politique, le président a pris une série de mesures qui ne font que renforcer la sensation qu’il est le dirigeant des USA le plus hostile auquel l’Etat juif ait jamais été confronté. De fait, considérées ensemble, ces mesures soulèvent l’inquiétude qu’Obama pourrait réellement constituer une grave menace pour Israël.

Le journal ‘Yediot Aharonot’ de vendredi dernier a rapporté les dimensions que la menace d’Obama peut poser à l’Etat juif. L’article était fondé sur des sources du gouvernement et du Congrès [des USA]. La narration discutait les plans d’Obama pour se plier au plan palestinien de faire adopter une résolution à l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre, adoubant un Etat palestinien à Jerusalem, en Judée, en Samarie et à Gaza.

Selon le ‘Yediot’, pendant sa rencontre avec Obama le mardi 20 mai, Netanyahou a mis en avant que, à la lumière du soutien de la majorité automatique aux Palestiniens à l’Assemblée Générale, il n’y avait aucun moyen d’éviter la résolution.

Netanyahou aurait expliqué que la décision ne serait pas un désastre. L’Assemblée Générale a adopté à une immense majorité la déclaration d’indépendance de l’OLP en 1988.

Et le ciel ne nous était toujours pas tombé sur la tête.

Obama n’aurait pas été convaincu. Pour lui, il est inacceptable de demeurer seul avec Israël dans sa position, à voter contre la résolution palestinienne. Le dégoût d’Obama de se tenir avec Israël a été démontré en février quand une ambassadrice des USA visiblement frustrée, Susan Rice, fut obligée sous la pression du Congrès, de mettre un veto au projet de résolution des Palestiniens au Conseil de Sécurité, condamnant Israël pour le refus d’interdire aux Juifs de construire à Jerusalem, en Judée et en Samarie.

L’article du ‘Yediot’ rapporte qu’Obama refusa d’informer Netanyahou sur les mesures que le gouvernement prend pour empêcher une telle option écœurante. Ce que l’article rapporte, c’est comment George Mitchell – l’envoyé d’Obama au Moyen-Orient jusqu’à sa démission la semaine dernière – recommanda à Obama de procéder sur cette question.

Selon le ‘Yediot’, Mitchell recommanda qu’Obama travaille avec les Européens sur le projet d’une série de résolutions anti-Israël à faire passer au Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est-à-dire que Mitchell recommanda qu’Obama adopte comme politique des USA au conseil de Sécurité de l’ONU les exigences palestiniennes du passé, que le *Congrès avait contraint Obama à rejeter seulement quelques mois auparavant à ce même Conseil. L’idée est qu’en agissant ainsi, Obama pourrait convaincre les Palestiniens de diluer les positions encore plus radicalement anti-Israël qu’ils mettent en avant aujourd’hui à l’Assemblée Générale de l’ONU et que la pression du congrès l’empêche de soutenir.

Puisque les résolutions de l’Assemblée Générale n’ont pas de poids légal et que les résolutions du Conseil de Sécurité ont du poids, la stratégie politique de Mitchell représente la politique la plus anti-Israël jamais soutenue par un officiel de haut rang des USA. Malheureusement, les actes d’Obama depuis la dernière semaine de mai 2011 suggèrent qu’il a adopté l’essentiel des recommandations de la stratégie politique de Mitchell.

D’abord, il y a eu son discours devant l’AIPAC. Entre autres choses, Obama utilise la campagne internationale de délégitimation du droit d’Israël à l’existence comme justification de sa politique pour imposer qu’Israël capitule face aux exigences des Palestiniens, qu’il a maintenant adoptée comme la politique des USA.

Comme il dit : « Il y a une raison pour les Palestiniens de faire valoir leurs intérêts aux Nations Unies. Ils reconnaissent qu’il y a une impatience avec le processus de paix – ou bien son absence… Pas seulement dans le monde arabe, mais aussi en Amérique latine, en Europe, et en Asie. L’impatience augmente, et elle se manifeste déjà dans des capitales à travers le monde ».

Après l’AIPAC, Obama vint en Europe. Il joignit alors ses forces avec des gouvernements européens dans une tentative de se liguer contre Israël à la réunion du G8.

Obama chercha à transformé son adhésion à la position de négociation palestinienne en une position de consensus du G8. Sa décision fut douchée par le Premier ministre canadien Stephen Harper, qui refusa d’accepter toute résolution faisant mention des frontières sans indiquer l’exigence palestinienne de détruire Israël via l’immigration arabe, le droit d’Israël à des frontières défendables, ou bien le refus des Palestiniens d’accepter le droit à l’existence d’Israël.

Si Harper ne s’était pas tenu aux côtés d’Israël, une résolution anti-Israël du G8 adoubant la position de négociation palestinienne aurait pu être prise sur la base d’une résolution anti-Israël au Conseil de Sécurité parrainée par les USA.

Les Israéliens qui préparent leur voyage d’été devraient mettre le Canada en tête de liste.

La dernière mesure qu’Obama a prise pour consolider l’impression qu’il n’a pas les meilleurs intérêts d’Israël au cœur, c’est véritablement quelque chose qu’il n’a pas fait. Au cours de la dernière semaine de mai, les chefs du Fatah de l’Autorité Palestinienne soutenue par les USA ont fait une série de déclarations qui ont écarté toute idée qu’ils soient intéressés par la paix avec Israël ou qu’ils diffèrent substantiellement de leurs partenaires du Hamas.

A la réunion de la Ligue Arabe au Qatar samedi dernier, le président de l’AP Mahmoud Abbas déclara que l’Etat palestinien « sera judenrein » (sans aucun Juifs).

La semaine précédente, Abbas soutenu par les USA dénia toute liaison juive avec la Terre d’Israël et proclama absurdement que les Palestiniens avaient 9.000 ans d’ancienneté.

Tout aussi préoccupant, dans un entretien la semaine précédente avec Aaaron Lerner du site Internet d’informations IMRA, le négociateur palestinien Nabil Shaath déclara que maintenant que le Hamas était le codirigeant de l’AP avec le Fatah, la responsabilité de poursuivre la détention en otage du sergent de Tsahal Gilad Shalit était dévolue du Hamas à l’AP. Et l’AP continuera de le détenir en otage.

La déclaration de Shaath démontre clairement que plutôt que de modérer le Hamas, l’accord « d’unité » Fatah-Hamas transforme le Fatah en Hamas.

Et pourtant, Obama n’avait rien eu à dire au sujet de tout cela.

L’antipathie aujourd’hui indéniable d’Obama envers Israël et sa volonté apparente d’utiliser son pouvoir en tant que président américain pour nuire à Israël à l’ONU et ailleurs assure que pour toute la durée de son mandat en fonction, Israël sera confronté à des menaces sans précédent pour sa sécurité. Cette réalité troublante doit concentrer l’attention de tous les Israéliens et de la communauté juive américaine. Avec le dirigeant du monde libre prenant désormais ouvertement le parti des forces dédiées à la destruction d’Israël, le besoin d’unité est devenu aigu.

De façon exaspérante cependant, à cette époque de danger sans précédent, nous observons que les media israéliens ont rejoint les rangs du Parti ‘Kadima’ en prenant le parti d’Obama contre Israël dans une tentative conjointe de faire tomber le gouvernement de Netanyahou. . La couverture de la visite de Netanyahou et son prolongement par ‘Yediot Aharonot’, ‘Maariv’, ‘Haaretz’, ‘Channel 2’, ‘Channel 10’, la Radio de l’Armée Radio Israël ont été dominés par des condamnations du Premier ministre, et des félicitations pour Obama et la chef de l’opposition Tzipi Livni, qui a appelé Netanyahou à démissionner.

Le fait que les résultats des sondages aient montré que seulement 12 % des Israéliens juifs considèrent Obama comme pro-israélien et que l’immense majorité du public donnant son opinion croit que la visite de Netanyahou a été un succès n’ont fait absolument aucune impression sur les media. Les condamnations d’un bout à l’autre du spectre des media israéliens laissent le sentiment que les principaux journalistes et commentateurs israéliens se sont engagés à démoraliser le public, lui faisant croire qu’Israël n’a pas d’autre option que de se rendre.

Puis il y a la direction de la communauté juive américaine. Et à cette période critique des relations USA-Israël, celle-ci est soit silencieuse, soit du côté d’Obama. Juste après le discours choquant d’Obama du 19 mai, “l’Anti Defamation League” (ADL) a publié une déclaration lui donnant son adhésion. « Stand With Us » a félicité Obama pour son discours à l’AIPAC.

A l’exception notable de l’Organisation Sioniste d’Amérique (ZOA, en anglais) et du Comité pour la Vérité au Moyen Orient Informant en Amérique (CAMERA, en anglais), les dirigeants des organisations juives américaines ont refusé de condamner les positions anti-Israël d’Obama.

Leur silence devient à tout le moins enrageant comparé au soutien massif qu’Israël a reçu des Juifs américains de la base. Dans une enquête chez les Juifs américains demandée par CAMERA les 16 et 17 mai, entre 75 et 95 % des Juifs américains soutenaient la position d’Israël sur des frontières défendables, Jerusalem, les « réfugiés » palestiniens, la reconnaissance palestinienne du droit d’Israël à l’existence et le droit des Juifs de vivre dans un Etat palestinien.

Le refus de la plupart des dirigeants juifs américains, des media israéliens et du Parti ‘Kadima’ de condamner Obama aujourd’hui, vous fait vous demander s’il y a rien que le président des USA puisse faire pour les convaincre de rompre les rangs et se tenir avec Israël et avec la vaste majorité de leurs compagnons juifs. Mais c’est plus qu’une source d’étonnement. C’est un motif de frayeur. Parce que les actes d’Obama au cours des deux semaines passées montrent clairement à tous ceux qui veulent voir qu’à l’èpoque d’Obama, le silence est dangereux.


http://www.jpost.com/Opinion/Column...


caroline@carolineglick.com

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commentaires

Miche 15/06/2011 00:57



 


 


MERCI à Caroline Glick pour ce «wake-up call» !!


OUI, le président Obama représente une TRÈS GRAVE  menace envers Israël !!!


Il est URGENT que les «fans» juifs d'Obama, qu'ils soient des USA, d'Israël ou d'ailleurs, se débarrassent de leurs lunettes gauchistes, cessent leur jeu suicidaire
de collabos contre leur propre nation, sortent de leurs rêveries, et retirent tout soutien à cet individu ambitieux qui se croit tout permis !!!


Nous sommes fiers de notre brave et réaliste Premier Ministre Harper qui s'est de nouveau tenu debout pour Israël lors de ce dernier G8, et nous lui avons de
nouveau fait part de notre appui.


 



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