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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 05:19

 

 

 

 

 

PSYCHOPATHOLOGIE DE L’HABITAT/LA BAÏT

Par Yéhouda Guenassia

Pour aschkel.info et lessakele.

 

 

Beth.jpg

BLUE BETH Oil on canvas 80x80cm Private collection

www.art-kabbalah.com


 

 

A VISITER

http://www.therapienligne.com/

 

 

Notre Tradition enseigne qu’un homme qui n'a pas de domicile n'est pas un homme.

Le fait qu’un homme vive dans une maison est l'une des définitions essentielles de son être. L’importance que revêt le lieu d’habitation  dans la vie et le rôle caché quoique fondamental qu’il joue dans la vie psychique de chacun, n’a d’égal que l’équilibre vécu au quotidien. Ce foyer qui véritablement  prend soin et protège ceux qui y résident peut aussi dans certains cas  rendre malade …

Notre esprit est peuplé du souvenir de tous les murs, qui nous ont vus naître, et grandir, ils ont été les témoins de nos succès ou de nos peines.  Qu’il s’agisse de murs psychiques ou de ceux de nos maisons, les uns comme les autres parlent de ce qu’il y a de plus cher, de plus intime, de plus sensible en nous, ils parlent de notre « maison intérieure », symboliquement du  ventre qui nous a portés.

 Cet endroit sensé être chaud et nourricier peut vite être transformé, lorsqu’il se trouve attaqué de l’intérieur par les comportements aberrants ou névrotiques de certains parents, en un lieu où l’insécurité et la peur viscérale s’exprimeront par le mal-être de ses habitants, contraints alors à symboliser grossièrement les souffrances qui les rongent en symptômes physiques ou psychologiques de toutes sortes. Accumulées au sein du foyer familial, les énergies  régulièrement établies entre l’homme et sa maison, si elles sont perverties et non retravaillées,  trahiront sans aucune pitié ceux qui n’en tiennent pas compte.

Au niveau psychologique, il est intéressant d’observer combien nous gardons en nous les traces, positives ou négatives des lieux que nous avons habités et qui nous habitent encore.  De même, c’est à partir de ce ‘’lieu de vie’’ que se manifestera notre courage ou au contraire, notre peur de vivre. C’est dire l’importance que revêtent toutes ces expériences accumulées depuis l’enfance dans nos différentes maisons et la nécessité d’y mettre bon ordre.

La maison grâce à ses  murs entoure une personne de loin, sans aucun contact physique. Le foyer est ainsi appelé makif hara’hok, ce niveau de divinité ou de conscience qui entoure quelqu’un de loin. Il est également appelé chomer, garde. Le but d'une maison est d’être un bouclier protecteur. La maison devrait empêcher toute influence étrangère indésirable d’y pénétrer.

Lorsqu’une famille juive emménage dans une nouvelle maison, il est coutumier de donner un repas de fête pour inaugurer le nouveau foyer. Ce repas est une réminiscence de l’inauguration du Temple. Chaque maison juive est destinée à être un mikdach mé'at, un  sanctuaire, un Temple miniature. La conscience au sein de tout foyer juif doit être celle d’un microcosme du Temple. Et le comportement de ses habitants doit être conforme à celui adopté à l’intérieur d’une enceinte sacrée. Ordre, propreté, respect des murs et de ceux qui s’y trouvent. C’est le lieu où tous les secteurs de la vie peuvent, doivent être travaillés, dynamisés. Tout écart de langage ou d’attitude se répercutera irrémédiablement sur un de secteurs essentiels de la vie : prospérité, santé, créativité, renommée, progéniture, amitiés, connaissance, etc.… L’expression familière ‘’les murs ont des oreilles’’ prend tout son sens, dans cette vision, certainement nouvelle pour certains, de l’inter influence de l’homme envers son habitat et  de l’état de sa maison sur lui-même. Nos prêtres devaient quelquefois procéder à de véritables ‘’nettoyages énergétiques’’ des habitations et étaient souvent contraints de faire disparaitre jusqu’aux pierres des maisons mal habitées. Cette conscience  fait souvent gravement défaut, et nous savons que certaines maisons sont source de maladies graves de l’âme et du corps.

Chaque pièce de la maison correspond à une zone différente du Temple et à la fonction qui lui était assignée. Par exemple, la salle à manger est comparable à la cour où se tenait l’autel extérieur. Nos Sages comparent la table sur laquelle mange un Juif à l’autel. Ainsi, l’acte apparemment trivial de manger est en fait de nature spirituelle et divine. Le ‘’Saint des Saints’’ est évoqué, dans la Torah (Rois 2, 11:2), comme étant « la chambre à coucher ».  C’est le foyer où se retrouvent le Mari Divin et son Epouse, qui sont D.ieu et la Chekhina.

Une fois par an, le nettoyage de Pessah  n’est pas seulement symbolique, il représente une véritable transformation énergétique du lieu d’habitation, et, de même avant chaque Shabbat il nous est vivement conseillé de remettre de l’ordre et de la propreté dans notre ‘’ mini Temple’’ afin que la présence divine puisse venir y résider.

En fait, l’habitat représente, sans conteste, ceux qui y vivent, et, peut tout à fait être un support de diagnostic d’une précision infaillible qui permettra au thérapeute disposant des clés que nous avons évoquées, de tracer avec ses consultants les pistes de travail nécessaires afin de rééquilibrer l’ensemble de la maisonnée.

 

‘’Dis moi comment tu habites, je te dirai qui tu es…’’

Yéhouda Guenassia

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