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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:17
Réflexion sur les émeutes en Iran
Par Guy Millière
Emeutes Iran
© Metula News Agency
http://www.menapress.com/ 






















Le courage de montrer son visage




 

Il est encore trop tôt pour savoir ce que sera l’issue de la vague d’émeutes qui parcourt l’Iran. Toute personne imprégnée d’amour de la liberté et des droits de l’être humain ne peut que souhaiter que ce qui se passe conduise à un changement de régime.

 

Toute personne lucide ne peut que voir, au même instant, que les espoirs de voir un tel changement survenir sont assez fragiles. Des millions de gens sans armes, confrontés à des militaires, des policiers, des miliciens, ne peuvent l’emporter que si militaires, policiers et miliciens changent de camp en proportion suffisante.

 

Ce qu’on doit dire, dans l’immédiat, est que ceux qui descendent dans la rue à Téhéran et dans les autres grandes villes du pays font preuve d’un courage, d’une détermination et d’une opiniâtreté qui suscitent l’admiration. Ils mériteraient bien davantage que de vagues paroles d’encouragement et l’attitude de spectateur prudent adoptée par l’essentiel des commentateurs dans le monde occidental.

 

Ce qu’on doit ajouter est que les gouvernements européens font, comme à leur habitude, preuve d’une réserve qui ressemble à de l’impuissance. Les Etats-Unis, puisqu’ils sont au temps de l’administration Obama, ont adopté une attitude plus réservée encore que les gouvernements européens - ce qui montre, une fois de plus, s’il en était besoin, de quelle étoffe est faite une administration qui restera dans les annales comme la plus inepte de toutes celles qui ont occupé la Maison Blanche.

 

Ce qu’on peut noter au passage – et, malheureusement, je serai sans doute seul à le faire – est qu’on peut discerner dans ce qui se passe les prolongements du processus révolutionnaire enclenché au temps de George Walker Bush.

 

Celui-ci a dit, à de nombreuses reprises, qu’une guerre avait lieu entre la société ouverte et les tenants de l’islam radical. Il a précisé que, comme dans toute guerre où l’ennemi est un totalitarisme, les hostilités ne cesseraient qu’avec la mise hors d’état de nuire du totalitarisme.

 

L’analyse du monde musulman qui sous-tendait ces propos était que seule une minorité, dans tous les peuples du monde, est imprégnée d’idées totalitaires. L’espoir de liberté doit valoir pour tous les hommes. La guerre, avait précisé Bush, a été déclarée par les tenants de l’islam radical, et s’achèvera par leur défaite. Elle durera jusqu’à cette défaite finale, même s’il y faut le temps que passe une génération.

 

Où en sont, aujourd’hui, les deux grands chantiers de libération lancés par Bush ?

 

L’Irak n’est pas une société parfaitement démocratique, mais c’est un pays qui a été débarrassé d’un dictateur et où existe une liberté de parole, d’action et d’entreprise qui n’existe pas en Iran. C’est un pays où se situent les lieux saints du chiisme et où les autorités spirituelles chiites sont en faveur de la séparation de la religion et du pouvoir politique.

 

L’Afghanistan est un pays instable où, depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, la situation est gérée de manière médiocre et sans ligne claire, mais c’est un pays où l’islam radical s’est trouvé bousculé.

 

L’Iran se situe entre l’Afghanistan et l’Irak. L’instabilité afghane inquiète les Iraniens. La chute du dictateur à Bagdad, la relative liberté qui règne en Irak, les discours religieux qui se tiennent à Najaf ou Kerbala leur ont donné des forces et de l’inspiration.

 

Dès l’élection truquée qui a vu la pseudo « victoire » d’Ahmadinejad et qui a mis le feu aux poudres il y a six mois, les slogans entendus en Iran disaient : « Mort au dictateur », « Après Saddam, les tyrans de Téhéran », ou, « A bas le velayat e faqih », la doctrine établie par Khomeiny et qui sert de base à la république islamique.

 

Il est, en revanche, regrettable que le soulèvement du peuple iranien n’ait pas eu lieu au temps où il y avait, à Washington, un Président digne de ce nom. L’un des slogans, amer et un peu désespéré, des manifestations ces derniers jours était : « Obama, tu es avec nous ou avec eux ? ».

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