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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:45

Une conférence de Benny Morris déclenche une tempête à Cambridge

par Jonny Paul, pour Jerusalem Post




Rédaction d' objectif-info.
 
L’annulation de la conférence que Benny Morris devait prononcer devant les étudiants de l’université de Cambridge est un baromètre de la confiscation de la liberté d’expression par des organisations musulmanes, dans l’un des temples du savoir académique occidental du pays de naissance de la démocratie. Le drapeau brandi en l’espèce est celui de l’islamophobie. Et ce chantage à l’islamophobie est assez intimidant pour fédérer autour de lui l’extrême gauche, le soi-disant creuset de l’épanouissement humain, mais aussi une fraction significative de l’opinion au sein de l’université. La pression est telle que les étudiant favorables à Israël eux-mêmes y ont cédé. Si le président de leur association annule la conférence, c’est pour que l’on ne puisse pas dire que son organisation est « islamophobe ». Et son dépit est grand car il pointe que de nombreux intervenants antisémites et farouchement anti israéliens ont pu s’exprimer à Cambridge sans la moindre levée de boucliers. En un mot, il est aujourd’hui interdit à Cambridge d’être critique de l’islam et de prononcer une conférence, mais pas d’être le héraut de l’incitation à la haine antisémite et antisioniste. 
Ce qui est remarquable, c’est à quel point de projet de l’Organisation de la Conférence islamique remporte en Europe un succès total. Les mollahs iraniens ont inventé naguère le terme « islamophobie » pour réduire à néant leur opposition intérieure. Ayant expérimenté l’efficacité du slogan, ils l’ont introduit en Occident en lançant une fatwa contre Salman Rushdie en 1989, et ils ont pu voir à quel point l’intelligentsia de notre époque pouvait courber l’échine. La troisième phase de leur programme a été la proposition d’alliance des civilisations, encore une initiative iranienne de la fin des années 1990, officiellement portée sur ses fonds baptismaux en 2005 par le couple hispano-turc. Au cœur des textes fondateurs de ce projet, une seule idée directrice : il est interdit de critiquer l’islam en Occident. Le thème avait été longuement préparé par un autre projet, celui d’Eurabia, qui a jeté les bases du « politiquement correct » contemporain en Europe.
Il faut réaffirmer qu’une religion n’est pas un groupe humain, mais un ensemble d’idées, des affirmations ou des convictions peu importe, et que les idées constitutives à la religion sont soumises comme toutes les autres à la libre critique, le principe pivot des Lumières et de la pensée rationnelle. Il faut comprendre aussi que les manœuvres d’intimidation au nom du combat contre l’islamophobie sont le moyen idéal pour promouvoir des intérêts politiques. En voulant interdire « l’islamophobie » l’OCI veut échapper à la critiques des régimes dont elle est le syndicat, un groupe de dictatures et de théocraties derrière lesquelles se cachent des classe dominantes cupides et oppressives, qui sont la plaie de la société humaine contemporaine. En voulant interdire « l’Islamophobie » à Cambridge les groupes musulmans veulent défendre leur droit à regrouper en marge de la société britannique une contre société importée de l’étranger. Ils veulent aussi lever l’étendard de leur seul thème fédérateur, la guerre morale contre l’état juif.

L’association pour Israël de l'Université de Cambridge a annulé la conférence, "de crainte d'être soupçonnée d'être une caisse de résonnance de l'islamophobie."

L’association pour Israël de l'université de Cambridge a cédé à la pression et annulé une conférence de l'historien Benny Morris, de l'université Ben-Gourion du Néguev, suite à des protestataires l’accusant d' "islamophobie" et de "racisme."

Une causerie de Morris devant les étudiants de l'Université avait été programmée pour jeudi. Mais à la suite d'une campagne conduite par un activiste anti–israélien du nom de Ben White, l’association pour Israël a annulé la conférence. En lieu et place, Morris a été invité à parler devant le Département des études politiques et internationales de l'Université.

White, diplômé de l'Université en 2005, a écrit un ouvrage : L'Apartheid israélien: un guide pour débutants. Il a publié une page sur Facebook en guise de protestation, où il prétendit qu’ "en différentes occasions, Morris avait exprimé de l'islamophobie et des sentiments racistes envers les Arabes et les musulmans."

Il ajoutait : "Nous trouvons blessant et consternant qu'une association officielle d'étudiants veuille inviter un tel individu."

Suite à la protestation véhiculée par Facebook, une lettre a été envoyée à l'association d'étudiants par l’association islamique de l'Université, appuyée par d'autres étudiants et deux membres de la direction du département d'Anglais lui demandant de prendre position et de faire preuve de son sérieux dans la lutte contre "le fanatisme et l'islamophobie". Les 15 signataires prétendirent que les thèses de Morris étaient "odieuses et insultantes".

Ils écrivaient dans leur lettre : "Le problème posé est celui d'un discours de haine, et de l'effet d'une visite de cet individu sur l'atmosphère du campus telle que la ressentent les étudiants appartenant aux groupes minoritaires. Sa visite est insultante; elle menace en particulier les étudiants arabes et musulmans, et elle va à l'encontre de l'esprit de l'organisation étudiante tel qu’il s’exprime dans ses prises de position politiques hostiles à l'islamophobie".

L'année dernière, l’association pour la Palestine de Cambridge accueillait Abd Al-Bari Atwan, le rédacteur en chef du quotidien londonien Al-Quds Al-Arabi. En 2008, Atwan avait déclaré que l'attaque terroriste contre la yeshiva Mercaz Harav de Jérusalem, où huit étudiants avaient été assassinés et quinze autres blessés, était "justifiée" car l'école était responsable "de l'éclosion d'extrémistes et de fondamentalistes israéliens."

Le 18 février Daoud Abdullah, le secrétaire adjoint du Conseil musulman de Grande-Bretagne, interviendra lors de la Semaine de l'Islam organisée par la société des études islamiques de l'université de Cambridge. L'an dernier, le gouvernement britannique a pris ses distances avec Abdullah après sa signature de la Déclaration d'Istanbul, où il appelait à des attaques contre la marine britannique pour sa contribution à la prévention des trafics d'armes en direction de Gaza. Il appelait également à une action militaire permanente contre Israël.

Jake Witzenfeld, le président de l’association pour Israël de l'Université de Cambridge annula la conférence de Morris, en s'excusant de toute "offense non intentionnelle."

"J'ai décidé l'annulation, de crainte qu’il soit reproché à l’association pour Israël d'être le porte-voix de l'islamophobie … Bien que la contribution à l'histoire du professeur Benny Morris soit hautement respectable et tout à fait significative, nous comprenons que ses vues personnelles soient, et c'est regrettable, profondément blessantes pour beaucoup."

Witzenfeld a dit qu'il prenait en considération la sensibilité des autres, mais il leur a aussi demandé si ils faisaient de même de leur coté.

"L'annulation de la conférence et le choix de prendre en compte la sensibilité de ceux qui sont offensés par Morris étaient fâcheuse bien que noble d'intention. Je suis fier d'être le président d'une association qui se comporte de cette manière. Mais sommes-nous stupides? Allons-nous être traités sur le même pied ? Ou allons-nous continuer à être jugés selon une norme différente ?

"Voyons quels sont les invités du 'lobby palestinien' de Cambridge. En mars je suis venu entendre Atwan – un homme qui a publiquement affirmé que si les missiles iraniens frappaient Israël, il irait sur la place Trafalgar et il y danserait avec joie'.

"En septembre, l'actrice Miriam Margolis s’est exprimée lors d'une manifestation de l'association des étudiants en liaison avec la société des études palestiniennes au cours d’une causerie intitulée : 'Un vieux Juif présente ses excuses.'

"Sa description des Juifs assimilés à des gens fanatiques et assoiffés de sang, semble ne pas avoir posé de problème aux organisateurs de la récente protestation. Quand [l'avocat] Michel Massih, cet homme qui s'est distingué dans sa profession en défendant des sommités comme le président soudanais Bashir, est intervenu en octobre, la majeure partie de son propos puait l'antisémitisme traditionnel, substituant simplement le mot 'sioniste' au mot 'juif' ".

"Pourquoi ne me suis-je jamais plaint des sentiments anti israéliens et antijuifs? C'eut été facile. Je pensais que lorsque l'on choisit d'accorder un intérêt actif à un conflit pour lequel il existe des discours multiples, on accepte de faire preuve de respect mutuel pour les parties en cause, et parfois on est conduit à écouter des choses qu'on ne voudrait pas entendre. Il est clair que j'avais tort, que je faisais preuve de trop d'idéalisme, de confiance et de naïveté."

Un groupe musulman accusé de publier du matériel antisémite a félicité la société des études islamiques pour l'annulation de la conférence de Morris.

"Le Comité musulman des affaires publiques (MPAC ) a chaudement félicité la société des études islamiques de Cambridge pour le succès de sa campagne de lobbying visant à interdire le discours de l'islamophobe Morris dans son université. Un simple groupe sur Facebook et une lettre bien écrite, il n'en faut pas plus pour défendre votre religion.".

Le rapport parlementaire non partisan sur l'antisémitisme de 2006 a considéré que le Comité musulman des affaires publiques anti-israélien avait utilisé du matériel négationniste et des publications néo-nazies, remplaçant le mot 'juif' par le mot 'sioniste' et qu'il était impliqué dans la diffusion des théories de la conspiration mettant en cause les Juifs. En 2006, on a découvert que le fondateur du MPAC, Asghar Bukhari, avait fait un don à David Irving qui fut condamné pour négationnisme.

Le MPAC invite à présent de nouveaux étudiants musulmans à se joindre à ses sessions de formation, "pour apprendre eux aussi comment on peut défendre la Oumma [nation] des musulmans et comment on combat pour notre liberté, exactement comme l'a fait la société des études islamiques de l'Université de Cambridge".

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