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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 13:48

 

 

ANALYSE A LA UNE


Wikileaks et la guerre de Gaza

 

http://www.commentarymagazine.com/blogs/index.php/evelyn-gordon/377631

Evelyn Gordon25.10.2010 - 10:13 AM 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele  et  © 2010 aschkel.info 

 

Le New York Times a publié des statistiques édifiantees à la fin d’un article au sujet de la dernière bordée de documents issus de WikiLeaks, qui n’est pas sans implications avec la campagne de délégitimation constante contre Israël : pour la majeure partie du dernier siècle, le ratio régulier de victimes civiles/combattantes en temps de guerre a été de 10 pour 1.

Les civils ont payé un lourd tribut à la guerre moderne, avec 10 civils tués pour chaque soldat connaissant le même sort, durant les guerres qui se sont déroulées depuis la moitié du 20 è siècle, comparés avec [le taux de] 9 soldats pour chaque civil durant la 1ère Guerre Mondiale, selon une étude menée en 2001 par le Comité International de la Croix-Rouge.

Ce constat nous inspire une question évidente : si les civils représentent d’ordinaire 90% de toutes les victimes des guerres modernes, pourquoi donc le monde se met-il en branle-bas de combat à propos du taux de victimes civiles durant la guerre Israël-Hamas à Gaza de l’an dernier – qui, même d’après les statistiques les plus anti-israéliennes, ont été remarquablement plus faibles ?

Si on accepte les statistiques de Tsahal, alors les non-combattants représentent seulement 39% des morts chez les Palestiniens – bien moins que la moitié de la norme de 90% relevée par le CICR. Les Organisations Non-Gouvernementales citent évidemment un taux de victimes civiles plus important. Mais, même elles restent bien inférieures à 90%.

Selon B’Tselem, le Centre Israélien pour les Droits de l’homme dans les Territoires Occupés, les forces israéliennes auraient tué 1390 Palestiniens durant la guerre, nombre qui comprend 739 non-combattants, 349 combattants, 248 policiers palestiniens, 2 autres durant des éliminations ciblées (bizarrement, ces derniers ne sont comptabilisés ni parmi les combattants ni parmi les non-combattants), et 32 dont le statut n’a pu être déterminé. Les policiers apparaissent sur une liste séparée parce que leur statut est controversé : Israël affirme que les forces du Hamas répertoriées comme appartenant à la police servaient d’unités auxiliaires armées ; les Palestiniens prétendent que les policiers étaient des non-combattants.

En laissant de côté les 34 individus que B’Tselem n’a pas su catégoriser, ces diagrammes démontrent que les civils formeraient 74% des pertes totales si les policiers sont considérés comme non-combattants et 56%, s’ils étaient désignés comme combattants. De quelque manière que ce soit, le ratio est bien inférieur à la norme de 90%.

Le décompte macabre le plus anti-israélien produit par le Centre Palestinien pour les Droits de l’homme (CPDH/PCHR), relève 1471 victimes palestiniennes, comprenant 236 combattants, 926 civils et 255 policiers. Mais, même dans cette configuration la pire, si nous prétendons que les policiers étaient des non-combattants, on atteint 83% de civils parmi les total des pertes – moins que la proportion que la Croix-Rouge a considéré être la norme jusqu’en 2001. En traitant le cas des policiers parmi les combattants, on abaisse ce taux à 65%.

Quels que soient les chiffres que vous choisissiez, le taux de victimes civiles reste élevé. Mais ce que les données du CICR rendent évident, c’est que les taux de victimes civiles font partie de la norme – malheureusement, inévitable- dans la guerre moderne, durant laquelle les combattants ne portent, le plus souvent, pas l’uniforme et combattent au milieu de la population civile, ce qui les rend particulièrement difficiles à distinguer des non-combattants. Jugé en dépit de cette norme globale, Tsahal, loin de démontrer un mépris insensible pour les victimes civiles, s'est, au contraire, avéré meilleur en réussissant, autant que faire ce peut, à en minimiser l’ampleur.

Mais, il y a là une leçon encore plus déterminante à retenir : si les critiques veulent vraiment influer sur cette norme, ils doivent mettre un terme à ce mode opératoire qui s’avère si profitable aux terroristes. Aussi longtemps que les terroristes sauront que combattre parmi les civils se traduira par l’opprobre, non pas contre eux, mais – du fait des pertes civiles inévitables – contre toute entité de leurs victimes qui ose leur répliquer, ils continueront d’être incités à le faire. 

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Published by M.BRZUSTOWSKI - dans CYNISME-DESINFORMATION
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