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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 09:10

Chers amis,

 

J’arrive ce dimanche en Israël pour 5 jours.
Je participerai chaque soir à des réunions publiques liées à la campagne électorale dans laquelle je suis engagé.

 

Je serai :
-   à Natanya le dimanche 11 à 20h ;
-   à Raanana le lundi 12 à 20h ;
-   à Ofra le mardi 13 à 20h ;
-   à Jérusalem le mercredi 14 à 
20h (au Centre Frankforter- 80, Bethlehem Road) ;
-   à Tel-Aviv le jeudi 15 à 20h (
voir la pièce jointe pour les détails).

 

Si vous souhaitez assister à l’une ou l’autre de ces rencontres, contactez-moi à karsenty2012@gmail.com en indiquant la réunion à laquelle vous souhaitez participer. 
Vous recevrez par la suite le lieu et l’heure de la rencontre.

 

Récemment, j’ai été interrogé sur iTele ainsi qu’à la télévision canadienne :

-        Philippe Karsenty est l'invité de Valérie Amarou sur i-Télé

-        Interview de Michael Coren sur Sun News

Par ailleurs, si vous connaissez des personnes qui peuvent être intéressées par une de mes conférences en France, je vous invite à les informer que je parlerai :

-        à Marseille le mardi 20 septembre pour l’ULIF ;

-        à Paris le mercredi 21 septembre à 14h30 pour le CASIP COJASOR ;

-        à Paris le mercredi 21 septembre à 19h30 pour le groupe X-Israël (anciens élèves de l’école Polytechnique, amis d’Israël).

Shabbat shalom et à bientôt,

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 08:07

mini revue de presse

Revue de presse Israël-flash

Petite Revue de presse de la région régulièrement  mise à jour durant la journée

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:09

Une info - une question

Une info, une question, leurs avis

Toujours  au cœur de l’actualité, le P’tit Hebdo a souhaité  interroger  les candidats à l’élection de député à l’Assemblée nationale représentant des français d’Israël, ainsi que des journalistes et différentes personnalités d’Israël et d’ailleurs.

Afin de connaître leur opinion, nous avons donc adressé à chacun d’eux, selon notre nouvelle formule hebdomadaire, une information – une question. L’heure de vérité a sonné !

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Published by Guitel et Abraham - dans ANALYSES-INTERVIEW-DISCOURS
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 09:54

 

N.Elgrably-Levy-copie-1.jpg

 

Éteindre l’étincelle - (ou l'Etat contre l'entreprenariat) Steve Jobs et APPLE

Par Nathalie Elgrably-Lévy

 © 2011 www.aschkel.info 

 

 

 


Suivre les commentaires qui entourent l’actualité peut s’avérer étourdissant.

D’une part, depuis que les politiques keynésiennes (1) adoptées par les gouvernements dans l’espoir de relancer l’économie ont occasionné d’importants déficits budgétaires, une horde de commentateurs hargneux défile sur toutes les tribunes pour clamer que les entreprises et les « riches » ne paient pas leur juste part d’impôts. Les entrepreneurs sont présentés comme des « vilains » dont le comportement cupide et égoïste prive la société des richesses qui lui sont dues.

D’autre part, depuis que Steve Jobs a annoncé sa démission du poste de PDG d’Apple, les témoignages d’admiration et de gratitude fusent de toutes parts. Et pour cause! À partir d’un capital de départ de 500 $, fruit de la vente de sa voiture, Jobs fabrique son premier ordinateur en collaboration avec son associé, Steve Wozniak. La suite de l’histoire est bien connue. Aujourd’hui, Steve Jobs est considéré comme l’un des plus grands innovateurs de notre époque. Ses produits ont révolutionné la technologie informatique, nos moyens de communication et notre manière d’écouter la musique. Son apport à l’humanité est incommensurable car, avouons-le, il a réussi à transformer le quotidien de centaines de millions d’utilisateurs d'appareils technologiques, il a créé des dizaines de milliers d’emplois chez Apple, mais aussi chez les concurrents qui devaient redoubler d’efforts pour rivaliser.   

Cela dit, il ne suffit pas d’avoir une vision, de la persévérance, du talent ou encore du génie pour réaliser de grandes choses, il faut encore que les contextes réglementaire, administratif et fiscal encouragent l’effort et le dépassement, et qu’ils permettent la réussite. 

Si à ses débuts, Steve Jobs avait été soumis à un lourd fardeau réglementaire et administratif l’obligeant à se procurer une série de permis, de certificats, de licences, de vignettes et d’autorisations pour gérer son entreprise; si on lui avait imposé des normes de production, des normes énergétiques et environnementales, des normes du travail, des lois municipales, provinciales et fédérales, des lois sur la concurrence, sur les heures d’ouverture, sur les compagnies, etc.,  aurait-il eu le courage de poursuivre ses ambitions?

Si, de surcroît, il avait été obligé de consacrer une part importante de ses revenus et de son temps pour payer l’impôt des sociétés, l’impôt sur le capital, la taxe sur la masse salariale, les taxes foncières, les tarifs douaniers, les cotisations à l’assurance-emploi, au Régime de rentes, au Régime d’assurance parentale et au Fonds des services de santé, etc., aurait-il eu encore envie de se lancer en affaires?

La fiscalité et les contraintes éteignent l’étincelle qui motive les entrepreneurs. Ainsi, si Steve Jobs avait eu à supporter le fardeau fiscal et réglementaire que certains recommandent actuellement, peut-être aurait-il tout simplement abandonné ses projets. Pour que l’État ait quelques sous de plus dans ses coffres, nous aurions été privés de formidables inventions.

Certains entrepreneurs réussissent à rester motivés. D’autres, non. Pour paraphraser Antoine de Saint-Exupéry, le plus déroutant, c’est que dans chaque entrepreneur que le fisc et la réglementation découragent, il y a peut-être Steve Jobs assassiné…

 

 

(1) Se dit des théories explicatives des mécanismes économiques formulées par Keynes. (Selon Keynes, le niveau de l'emploi peut être maintenu grâce à la relance desinvestissements décidée par les gouvernements).

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:28

 

 

 

 

 

Je soutiens Glenn Beck

Par Emmanuel Navon
www.navon.com

 

pour © 2011 www.aschkel.info

Les Nations Unies et les soi-disant organisations des droits de l’homme « sont devenues des harceleurs et une parodie grotesque des principes qu’elles disent défendre.  Elles critiquent les nations libres et protègent les tyrans.  Elles dénoncent l’Amérique et Israël, qui sont des nations libres, et n’ont rien à redire des nations qui ne sont pas libres.  Leur hypocrisie est presque comique.  Leur force morale ne vaut plus rien. »

Si ces paroles de vérité et de bon sens avaient été prononcées par Tzipi Livni, les médias israéliens auraient applaudi des deux mains.  Mais comme ils ont été prononcés par Glenn Beck lors de son événement « Restaurer le Courage », on nous explique qu’ils sont démentiels et qu’ils constituent un obstacle à la paix.

L’organisation américaine « Media Matters for America, » dont le but officiel est de “lutter contre la désinformation de droite dans les médias américains » ne cesse de s’en prendre à Glenn Beck.  L’un des principaux donateurs de Media Matters est George Soros, qui finance aussi J-Street.  C’est entre autres à cause de Média Matters que le programme de Glenn Beck sur Fox News a été annulé.

Aux États-Unis, les médias tentent de faire taire Glenn Beck.  En Israël, la plupart des journalistes essaient de le présenter comme un fou qu’il ne faut pas écouter.

Par exemple, Jonathan Lis du journal Haaretz a qualifié de « cirque » l’événement de Glenn Beck à Jérusalem, et a traité avec dérision le fait que Beck ait honoré Rami Lévy ainsi que le Maire d’Itamar.  Rami Lévy a été honoré parce que son nouveau supermarché dans le Goush Etzion est un exemple de coexistence entre Juifs et Arabes, et parce qu’il aide les orphelins de la famille Fogel, et qu’il donne de la nourriture gratuitement aux Arabes pendant le Ramadan.  Le Maire d’Itamar, quant à lui, a été honoré parce que c’est dans son village que la famille Fogel a été sauvagement massacrée.  Mais comme le modèle de générosité et de coexistence de Rami Lévy et comme la tragédie de la famille Fogel se passent au-delà de la « ligne verte, » Haaretz se doit de les traiter avec dédain.

Quant à Tal Schneider du journal Globes, il a qualifié Beck d’ « extrémiste » parce que Beck s’oppose à la création d’un État palestinien et à la division de Jérusalem, et parce qu’il accuse l’Islam radical d’attiser les conflits dans le monde.  La plupart des Israéliens sont contre la division de Jérusalem.  Sont-ils également « extrémistes» ?  Et Samuel Huntington fut-il extrémiste pour avoir écrit que « Les frontières de l’Islam sont sanguinaires » ?

Jonathan Lis et Tal Schneider ont utilisé plus ou moins les mêmes mots pour dénigrer Glenn Beck.  Pour Lis, « un publique israélien ne se reconnaîtrait pas dans le discours de Beck. »  Quant à Schneider, il écrit que « Les Israéliens, même ceux d’entre eux qui sont de droite, n’aiment pas les messages extrémistes d’un Chrétien étranger. »  Mais ce que Lis et Schneider entendent par « Israélien » c’est la minorité qu’ils représentent, à savoir une population de gauche, urbaine et laïque.  Or beaucoup d’Israéliens se reconnaissent dans le discours de Glenn Beck.  Quant à Tal Scheider, il n’a rien contre les messages extrémistes du Chrétien Jimmy Carter.

Beck a bien sûr plus d’autres ennemis en Israël.  La liste inclut des gens aussi différents que le Rav Eliashiv (le leader reconnu du Judaïsme ultra-orthodoxe lithuanien) et Yariv Oppenheimer (le directeur de « Shalom Archav »).  Mais Beck a aussi des soutiens respectables, comme le Rav Shlomo Riskin qui a déclaré en substance en ouvrant l’événement « Restaurer le Courage » que le Sionisme est la manifestation de la promesse de Dieu au peuple juif et que nous devons être reconnaissants à Glenn Beck pour proclamer cette vérité haut et fort parmi les nations.

Tant le Rav Eliashiv que Yariv Oppenheimer ne supportent pas Glenn Beck parce qu’ils ne croient pas, et parce qu’ils ne veulent pas entendre, que le Sionisme a une signification religieuse.  Pour le Rav Eliashiv, le Sionisme est une révolte contre la volonté divine.  Pour Oppenheimer, le Sionisme n’est légitime que s’il est vidé de tout contenu religieux.

Car voici ce que Glenn Beck a déclaré lors de son événement à Jérusalem : « Mes amis israéliens, j’ai un message pour vous.  Vous ne devez pas perdre espoir.  Vous ne devez pas perdre confiance.  Vous devez rester courageux.  Et votre courage doit découler du fait que c’est Dieu qui vous a amenés dans ce pays.  Israël n’existe pas grâce à Balfour ou à Truman.  Israël existe parce que le Dieu d’Abraham tient ses promesses. »

Mise à part la référence à Balfour et à Truman, c’est ce que dit Rachi dans son commentaire du premier verset de la Torah : que lorsque les nations diront que les Juifs ont volé la Terre d’Israël, leur seule réponse valable est que Dieu a créé le monde et qu’il a décidé de donner la Terre d’Israël au Peuple d’Israël.  C’est parce que Beck a dit cela que les gens qui rejettent la foi juive sont furieux contre lui.

« Condamnez-moi, attaquez-moi » a dit Beck dans son discours à Jérusalem.  « Je soutiens Israël. »  Il faut du courage pour prononcer ces mots, et Beck a payé un prix pour son courage.  Et soutenir Beck, en Israël, a également un prix.  C’est pourquoi tant de journalistes et universitaires israéliens ont publiquement pris leurs distances vis-à-vis de Glenn Beck, par souci pour leur réputation, pour leur vie sociale, et pour leur carrière.  Je ne les juge pas, mais je veux que tout le monde le sache : Je soutiens Glenn Beck.

Emmanuel Navon, 30 août 2011.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 11:01

ANALYSE-A-LA-UNE

 

 

L’Iranisation des groupes terroristes subalternes à Gaza, point de jonction avec Al Qaeda


 

 

par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Général Qassem Souleimani, Commandant en chef des Brigades Al Qods


 

Avec Ashkelon en ligne de mire, mais aussi Ashdod, Kyriat Malachi et d’autres, Beersheva semble l’une des principales cibles sur laquelle redoublent les coups des terroristes de Gaza. Les salves de Grad ont fait des dizaines de blessés, un jeune homme est mort, alors que sa jeune épouse endeuillée est sur le point d’accoucher dans une salle proche de la chambre où il a fermé les yeux pour la dernière fois.

 

Le symbole est fort, puisqu’il s’agit de l’une des cités nouvelles fondées par le pionnier Ben Gurion, familier de Sde Boker, à quelques kilomètres dans le désert.

 

Le message envoyé par les supplétifs de l’Iran est sans ambiguïté, à quelques encablures de « la déclaration unilatérale » de leur complice Abbas, si fier de sa réconciliation avec Haniyeh : « il n’y aura jamais de paix, ni de cohabitation possible, tant que le Sionisme subsistera ». Le Fatah, en posture dominée sur l’échiquier palestinien, est automatiquement en voie de vassalisation.

 

La réponse de Tsahal doit être à la mesure de la guerre d’annihilation lancée par les aides de camp du Hamas. A cette heure, les frappes de la force aérienne ont été retenues, durant la nuit de samedi à dimanche, permettant aux terroristes de garder l’initiative lancée à Eilat depuis jeudi. La situation se complique d’un imbroglio diplomatique « téléphoné » avec l’Egypte, après la mort de 5 policiers égyptiens : l’enquête n’a pas encore abouti que les manifestations antisionistes s’organisaient en pied d’Ambassade israélienne au Caire. Ces hommes sont-ils morts au cours d’un raid aérien israélien mal cadré ? A cause de la précipitation des décideurs de Jérusalem, dépassés par la « houtzpah » des jihadistes, frappant là où on ne s’y attend pas ? Ou parce qu’un terroriste de retour de son forfait, se serait fait explosé au milieu de ce groupe d’hommes ? Comment se fait-il que des terroristes aient été aperçus, revêtant l’uniforme des armées du Caire et ont-ils bénéficié de complicités lors de leur incursion, par un tunnel sous un poste-frontière ?

 

L’Egypte a manqué à sa parole signée par Sadate en 1979 en l’échange de garanties de paix entre les deux puissances. Par conséquent, elle est bien prompte à exiger des « excuses » sous la pression de sa rue. La première conséquence du « Printemps arabe », c’est l’Iranisation ou « l’Hezbollahisation » (selon Avi Dichter) de tout le Sud d’Israël. En un mot, l’Egypte ne s’appartient plus, depuis qu’elle a autorisé, entre autres, des navires iraniens à frayer dans le Canal de Suez et que les enragés d’Al Qaeda descendent en bandes organisées faire la loi à El Arish. Ou encore, que des réunions en vue du lancement de la IIIè Intifada, avec le Hezbollah et le Hamas, invités privilégiés des Frères Musulmans, peuvent se dérouler dans les locaux de la presse égyptienne. S’il y a des comptes à exiger rapidement, il s’agit plutôt d’une clarification sur ce laisser-aller total, du Caire jusque dans le Sinaï. A force de jouer de démagogie contre Israël, elle se prépare à une inféodation à la libanaise. Les Ambassadeurs d’Israël au Caire, mais surtout à Washington, chez le « protecteur des révolutions », et dans les capitales européennes, doivent être très clairs sur ce point, à l’intention de leurs homologues. La première réaction de la Junte se traduira sans doute par l’envoi de troupes supplémentaires vers le nord, sans qu’on sache s’il s’agit d’éléments de coopération anti-terroriste, ou de forces mâtinées d'hostilité…

 

Sur le plan sécuritaire, on sait depuis longtemps que le Hamas utilise des prête-noms et crée des filières secondaires censées s’infiltrer en Israël pour y frapper au nom d’un groupe inconnu, pour brouiller les pistes. Dès juillet, on a fait référence à des instructeurs iraniens, au nombre de 6, au moins, entrés par les tunnels depuis le Soudan. Ils sont venus forger l’élite des nouvelles « Brigades al Qods » (le nom même des forces spéciales des Pasdarans d’Iran), à partir d’éléments triés sur le volet des « Brigades Ez-al-Din al Qassam". On a pu être surpris par la discipline et le matériel employé, lors de la razzia d’al Qaeda sur El Arish. Il ne s’agit pas de Desesperados, mais d’unités structurées. La question reste : par qui ? (lCl)

 

Déjà en 2006, le kidnapping de Guilad Shalit avait été minutieusement orchestré, impliquant le creusement d’un tunnel sous les pieds mêmes d’une unité blindée israélienne, sans que celle-ci ne se doute de rien durant des semaines. Déjà attribuée, essentiellement, « aux Comités Populaires de la Résistance » du gang Darmush, ce crime contre toute loi internationale profite à toutes les parties, à commencer par Ismaïl Haniyeh et son bras armé terroriste : Ahmed Jabari. Tout indique qu’en cas de frappe israélienne contre le Commandant en chef militaire du Hamas, l’ordre est donné de tuer Guilad.

 

Quant aux Comités populaires, ils enragent, sur le plan politique, de la relative "passivité" d'Haniyeh, face à Israël. C'est dans ce but d'une radicalisation qu'ils ont scellé des liens avec des éléments enragés, dans la mouvance d'Al Qaeda. Ils hébergent des "réfugiés" d'Afghanistan ou de Libye, qui rongent leur frein et ne demandent qu'à repartir en Jihad.

 

 

L’opération terroriste multiple d’Eilat est dans ce droit fil d’une sophistication et du mixage de différentes techniques, en usage séparé, jusqu’à présent : kidnapping sous couverture d’uniformes volés dans les armureries durant la révolution, engins explosifs improvisés sur le bord des routes, RPG et missiles anti-tanks contre des véhicules civils, opérations en plusieurs endroits, repli grâce à des complicités, la corruption allant bon train dans l’armée d’Egypte (usage du Bakchich ou sympathie idéologique). C'est le scénario-type du déclenchement de la Seconde Guerre du Liban, en 2006. De même, les frappes combinées en plusieurs coups successifs sur la même cible (contre la Yeshiva d’Ashdod, vendredi, par exemple), relèvent toutes du perfectionnement des tactiques.

 

 

Cet « effet de bascule » vers le Sud permet à l’Iran et au Hezbollah d’utiliser des groupes apparemment mineurs, comme ces Comités populaires, pour mettre en danger l’équilibre fragile du « traité de paix » avec l’Egypte et semer le chaos en Israël même. Par là, ils rappellent à tous qu’ils peuvent parfaitement se passer d’Assad, demain, si le besoin s’en fait sentir. L’effet domino est en marche, actuellement, alors que Tripoli paraît encerclé, en Libye. C’est donc l’heure choisie pour le déclenchement d’une guerre totale dont Israël, bien trop attentiste, durant toute la période antérieure, est la cible privilégiée.

 

La légèreté de l’Administration américaine, appuyant le désordre au Caire contre l’un de ses plus fidèles alliés, Moubarak, tourne à un véritable jeu de la « roulette russe » pour les habitants des concentrations urbaines du sud et bientôt, du centre d’Israël.

 

Les messages contradictoires ou la retenue de la nuit dernière, de la part de Jérusalem, laissent envisager que plusieurs plans sont à l’étude, mais que les décisions cruciales tardent à venir. Netanyahou ne peut, en aucun cas, laisser l’initiative à ces groupes iranisés, engagés dans une guerre de destruction massive. La planification des représailles devra être à la mesure des améliorations tactiques mentionnées : l’arsenal du Hamas a été doublé, grâce aux tunnels, il faut s’attendre à rencontrer des cellules commandos aguerries, le long de la frontière, formées à l’usage d’uniformes de l’armée adverse et à semer la confusion par air ou par terre… On ne sait pas encore si une opération « Plomb Durci II » fait partie des options. Ce qui est certain, est que le gouvernement précédent a fait preuve de manque de sérieux, en sous-estimant les leçons que le Hamas, ses prête-noms et commanditaires à Téhéran tireraient de leur défaite facile, mais en demi-teinte, de janvier 2009.

 

Il en va sensiblement de même pour la suivante coalition, dans la "décontraction relative" assortie de menaces purement verbales, de la part d'Ehud Barak, au cours du réarmement prodigieux du Hezbollah, depuis Damas. Au Sud, le premier attentat d'avril au lance-missile anti-tank contre un bus scolaire n'était qu'un premier avertissement : y a t-il jamais eu la moindre représaille? On n'a plus entendu parler que de "pacte d'unité" garanti par... l'Egypte sans dessus-dessous. A lever le coude, lorsque le terrorisme frappe durement, Israël laisse sa doctrine fondamentale partir à vau-l'eau. 


C’est le démantèlement du Hamas, de ses centres de commandement et de ses bases arrières dans le Sinaï qui est à l’ordre du jour. Avec un risque fort d'internationalisation, via le Caire, au fil du temps et du délitement par phases des traités. 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 14:24

 

 

Banner Alain Rubin

Merci Alain,

 

Oslo, terrorisme contre quoi ??

 

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele  

 

 

J’étais en congés quand l’attaque meurtrière a eu lieu. Pendant des jours et des jours, j’ai entendu se déverser les commentaires généralement orientés de France Culture et des télévisions : « C’est la faute des « islamophobes » ! Tous coupables, excluons-les du jeu politique, au poteau ou au gnouf, les « islamophobes » !

En même temps, commençait la convivialité délicieuse du ramadan, dont la douceur et la cordialité ont valu a un jeune homme de 16 ou 17 ans vivant en France, pas en Iran ou au Maroc pays où il est interdit de ne pas respecter le ramadan, de se retrouver ligoté, frappé et enfermé par son frère ainé, avec l’accord de la maman...

Douce religion de paix et de convivialité, toute volontaire, c’est sur ; et c’est d’ailleurs pourquoi, notre brave benêt en chef de la Place de l’Hôtel de ville à Paris pouvait, sans penser à mal, déroger à la loi de 1905, sans songer, l’ombre d’une nano seconde, qu’il accomplissait une forfaiture eu égard aux lois fondamentales de la République française, en finançant une cérémonie de ramadan et en y officiant es qualité, dans ce lieu qui fut celui de la première commune parisienne, dans ce lieu qui avant la République fut celui de la municipalité parisienne d’Etienne Marcel le Prévôt des marchands solidaire des paysans de Beauvaisis soulevés contre les seigneurs.

Juillet et août 2011 ont été fertiles en événements tragiques. Je ne m’attarderai pas ici sur la question de savoir s’il est ou non conforme à la démocratie politique que des experts économiques,-une Agence de notation-, en dégradant les USA pour sanctionner l’aventurisme économique du Présidant Obama, ouvre une crise d’ampleur dont on ne sait pas jusqu’où elle ira, mais dont on voit que les « experts » français prennent prétexte pour inviter le gouvernement de ce pays à tailler dans ceux des budgets sociaux fondés sur la contribution des bénéficiaires en matière de retraites et d’assurance maladie. Dans le même temps, d’autres « experts » qualifiaient de « xénophobie » économique et de « racisme », les réticences à recevoir et à accorder logements et droits sociaux immédiats à tous ceux qui fuient par milliers l’aire printanière des « libératrices révolutions arabes ».

Nous aurons l’occasion de revenir sur la question des agences de notation comme sur celle des structures supra nationale méprisant la souveraineté populaire qui reste, qu’on le veuille ou pas, nationale dans son substrat humain et dans ses mécanismes organisés.

Venons-en à l’affaire d’Oslo.

Les victimes, on l’a quand même remarqué, étaient toutes des têtes blondes aux yeux bleus, toutes des descendants et descendantes physiques des rudes et audacieux Vikings. Ces enfants des anciens Vikings, rassemblés dans un camp de vacances, étaient de jeunes socialistes danois. Ils participaient à un camp d’été du parti socialiste du Danemark.

L’auteur de la tuerie la situe dans une perspective de lutte contre l’emprise croissante de la loi de la charia. Il affirme relier sa lutte, avec un moyen terroriste, à l’action contre le « marxisme » qui marcherait de pair avec la progression de l’idéologie totalitaire de la charia.

Je l’indiquais plus haut, de veules et superficiels chroniqueurs, piaillant ici et là, se sont déchaînés : les meurtres d’adolescents danois, « c’est la faute aux islamophobes »... c’est même la « faute de Riposte Laïque » si le Danemark est ensanglanté par une action terroriste, s’aventurera à prétendre un « antiraciste », un antiraciste à la manière dont le Procureur Vychinski était un défenseur du Droit et de la justice honnête quand il appelait à « démasquer et fusiller les hyènes, les individus à double face, et à en effacer jusqu’au souvenir ».

Les jeunes « socialistes » tués ont été les victimes d’un homme qui a écrit pour expliquer son geste, « qu’il serait certainement considéré comme le pire nazi d’après-guerre ».*1

Respectons les victimes, mais ne passons pas sous la table pourquoi et comment elles ont pu se retrouver dans le champ de tir d’un homme employant les moyens d’un implacable terrorisme ?

C’étaient de tout jeunes gens, presque des adolescents. C’étaient des garçons et des filles que la direction de ce qui fut le parti de Tranmaël, le DNA ou Parti ouvrier norvégien, a cherché et cherche toujours à entraîner dans une sorte de guerre.

L’île où s’est produit la tuerie était un lieu où l’on jouait à la guerre, où on se préparait à la piraterie « humanitaire ».On y déployait des banderoles, dénonçant Israël. On y scandait, qu’Israël c’est un apartheid pire que celui de l’Afrique du sud ; on y expliquait, qu’Israël c’est pire, pour Gaza, que le nazisme pour les Juifs du ghetto de Varsovie de 1940 jusqu’à sa liquidation. On y jouait à la « flottille » ; on y mimait une nouvelle flottille arborant les drapeaux palestiniens et brisant le « criminel embargo frappant Gaza ». Des jeux innocents, c’est sur.

Continuité danoise...

Dans les premières années de la décennie trente du siècle passé, Léon Trotski crut pouvoir trouver un asile au Danemark. C’était l’époque dont les internationales fatwas criminelles n’étaient pas encore lancées par des Imams ou des Ayatollahs, mais par Staline et les siens. Le DNA et son chef Tranmaël avaient rompu avec la troisième internationale stalinisée. Derrière ce parti se retrouvait l’écrasante majorité du mouvement ouvrier danois. Tranmaël faisait des discours réellement socialistes et se voulant absolument démocratiques et anti bureaucratiques. Trotski est pour cela venu au Danemark, pensant pouvoir y trouver un refuge impossible ailleurs. Sa venue se fit avec l’accord du DNA et du gouvernement danois. Mais Staline froncera les sourcils et ses affidés commenceront à s’agiter : de quoi de quoi ? Le Danemark allait servir de repaire au félon Trotski et à sa bande de criminels, les uns et les autres étant tous vendus à tous les services secrets possibles, comme tous ceux, au Danemark et dans les autres pays qui servaient, à l’homme de l’Armée rouge victorieuse, de « prétendu mouvement pour la Quatrième internationale » ?

Quelques clignements d’yeux du satrape moscovite, quelques criailleries indignés du groupuscule stalinien appelé « parti communiste danois », et le puissant DNA, et le gouvernement danois, mettront sous le boisseau, avec leur démocratisme socialiste antibureaucratique, la simple légalité « bourgeoise » du Danemark. L’asile devait être refusé à TROTSKI. Les exigences de l’ogre totalitaire devaient être scrupuleusement suivies, elles seront donc mises en œuvre par les socialistes non staliniens du DNA, l’ancêtre politique des organisateurs du camp de vacance.

Aujourd’hui, ce n’est plus la prétendue « dictature du prolétariat » -construisant en URSS « le socialisme dans un seul pays »- qui terrorise les héritiers de Tranmaël, c’est l’agitation et la violence djihadiste, combinées à des actions multiformes de récupération individuelle et de « violences urbaines », réclamant la mise en œuvre de premiers bouts de la charia au Danemark, qui fait frémir de peur nos prétendus socialistes. C’est dans ce cadre, pour s’attirer les faveurs du nouveau totalitarisme, et peut-être calmer ses ardeurs au Danemark, que la direction du soi-disant parti socialiste danois mobilise les jeunes gens qui viennent vers lui. A cet effet, elle offre en pâture, à la fringale du djihad rampant, les Juifs. Elle les offre, en tant qu’individus et en tant que nation en la personne d’Israël accusé de tous les crimes possibles, mêmes les plus invraisemblables.

Terrorisme et buts politiques

On connaît l’éternelle discussion sur la fin et les moyens. Marx y donnait une réponse : tous les moyens ne sont pas appropriés à n’importe quelle fin. De mauvais moyens ne sauraient contribuer à de justes fins.

En 1934, la discussion rebondira, en particulier du côté de Trotski et de ses amis.

On interrogea le vieux révolutionnaire, après que Nikolaïev, un jeune Komsomol de Leningrad, eut abattu Kirov le nouveau chef de l’appareil bureaucratique dans l’ancienne citadelle de la révolution en Russie. Kirov représentait aux yeux du jeune homme toute la violence bureaucratique, toute son arrogance et ses méthodes d’étouffement du moindre espace de liberté individuelle et collective. L’abattre-pensait-il- ferait réagir la population et relancerait peut-être la révolution, remise  sur ses rails initiaux....

Dans le monde entier, un jacassement assourdissant, des coassements, des aboiements féroces, des hurlements incessants, des assassinats, sortirent des officines du stalinisme. Les compagnons de routes n’étaient pas en reste.

D’un bout à l’autre de la planète, ils expliquèrent que si Nikolaïev avait tiré, il fallait chercher les vrais auteurs du crime, ses fauteurs, en Russie et partout ailleurs. Les coupables, c’étaient les trotskistes, les zinoviévistes, les boukhariniens, les survivants du menchevisme, les bundistes ces salauds de nationalistes juifs. Tous étaient opposés au guide génial du prolétariat mondial, tous dénigraient l’infaillible chef du gouvernement de la « patrie des travailleurs », ils avaient donc crée un climat... ils étaient par conséquent tous coupables !! Sans ce climat qu’ils auraient crée par leur haine du chef infaillible, l’acte terroriste contre Kirov ne se serait pas produit. Tous étaient donc coupables ! Tous devaient être châtiés, par l’implacable et juste « justice soviétique », en URSS, en étant chassés du mouvement ouvrier et démocratique, dans tous les autres pays.

C’est ainsi que les années 1935-1936, puis 1937-1938, allaient voir des dizaines de milliers d’hommes et de femmes recevoir la visite matinale du NKVD (le Guépéou). Ils entreraient  dans la prison de la Loubianka que pour n’en sortir que morts ou déportés pour toujours dans le goulag sibérien. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les uns vivront la préparation minutieuse des impostures judiciaires des procès dit de Moscou, procès où les s’accusés s’accuseront et réclameront pour eux-mêmes la peine de mort; d’autres, les plus nombreux, finiront une balle dans la nuque sans être passés devant les « juges ». D’autres, beaucoup plus nombreux, des millions d’hommes, de femmes, et mêmes des adolescents, déclarés tous coupables de l’acte terroriste d’un seul homme, partiront pour l’Asie extrême orientale et ses froids intenses qui, combinés à la malnutrition, au travail forcé et aux exécutions en groupe à coups de mitrailleuses, les décimeront.

Ainsi, l’acte d’un seul permettra de déclarer coupables beaucoup d’autres.

Dans les glapissements stridents qui proviennent du côté de certaine association dite, par antiphrase, association antiraciste, on réclame la même « philosophie » que celle du Procureur Vychinski : Riposte Laïque doit être déclarée coupable de l’acte terroriste d’un norvégien parce qu’il écrit être contre l’islamisation et que la RL est contre l’islamisation détruisant les fondements républicains.

Tous coupables donc !

Tous coupables, ceux qui sont contre l’islamisation ! vive l’islamisation, doit-on dire, si on ne veut pas être déclaré coupable. SOS-Racisme et d’autres, réclament la restauration du climat politique du procès Slansky, quand partout, en Tchécoslovaquie et dans les cellules des partis communistes des différents pays, on faisait voter, à main levée, à « l’unanimité », et gare à ceux votant contre ou s’abstenant, des motions réclamant la potence pour l’ancien secrétaire général, le traître, le Juif, le sioniste Slansky, et tous les autres inculpés, et pour tous les complices, « les chiens enragés réactionnaires ».

En décembre 1934, le 28 exactement, l’exilé sans asile où vivre sans crainte des sicaires de Staline, Trotski, précisait sa position concernant l’acte du jeune communiste léningradois. Pour donner un caractère de principe à sa réponse de décembre 1934, il se citait, faisant référence à un article qu’il avait écrit et publié en 1911. Il répondait ainsi à ceux qui l’interrogeaient : « l’attentat terroriste de Leningrad (le meurtre de Kirov) (...) même « réussi », dit cet article, introduit-il un trouble dans les cercles dominants ou non. Cela dépend des circonstances politiques concrètes. En outre, le trouble ne peut-être que de courte durée (...) Mais le trouble que l’attentat terroriste introduit dans les rangs des masses ouvrières elles mêmes est beaucoup plus profond. S’il suffit de s’armer d’un révolver pour arriver au but, pourquoi donc les efforts de la lutte des classes ? (...) A cet article- poursuivait Léon Trotski- qui oppose à l’aventurisme terroriste la méthode de la préparation du prolétariat à la révolution socialiste, je ne puis rien ajouter aujourd’hui, vingt-trois années après ». (Léon Trotski, œuvres, tome 4 page 313-314).

Trotski pronostiquait à l’époque de nouveaux amalgames. Ils viendront presqu’immédiatement : Etre contre Staline et sa dictature signifiait être pour les actes terroristes et les attentats... la préparation des procès de Moscou ne pouvait se suffire de l’acte isolé d’un jeune homme assassinant Kirov. Il lui faudra élargir à l’infini le nombre des coupables de l’acte terroriste d’un seul.

Pendant que de jeunes « socialistes », presque des enfants, tombaient sous les balles d’une sorte de Nikolaïev danois de la lutte par tous les moyens contre l’expansion rampante de la dictature de la charia, que cet homme écrivait qu’on le traiterait de pire nazi d’après la seconde guerre mondiale, pendant que des adultes les instrumentalisaient et les excitaient contre Israël aux fins de « libérer Gaza et la Palestine », il se passait quoi à Gaza ?

Pendant que la vraie flottille terminait en farce grotesque malgré son capitaine courageux, le pseudo facteur de Neuilly sur scène, cela signifiait quoi, dans les faits, « le blocus criminel, le blocus total au mépris des droits humains élémentaires » ?

Le bilan du mois de juillet vient d’être publié. Redonnons-le.

Il nous permettra de verser au dossier du procès en sorcellerie mené contre Israël, par les « socialistes » danois et leurs semblables, un premier élément de réponse à la question de savoir : pour quelle cause sont morts, victimes d’un attentat terroriste, des dizaines d’enfants de la petite et moyenne bourgeoisie danoise ; petite et moyenne bourgeoisie complexées, reniant leurs glorieux ancêtres en substituant à la défunte prétendue « patrie des travailleurs » (l’URSS)-ainsi qu’ à son gouvernement « marxiste léniniste » tapi au Kremlin et dans les caves de la Loubianka où œuvraient les exécuteurs « d’individus à double face »-, l’imaginaire révolution palestinienne agrémentée du  soutien à l’islamisation, qui serait une forme de l’expression de la souffrance d’opprimés...

Quelques chiffres de la réalité du « criminel embargo maintenu par les affameurs sionistes »

Par le point de passage permanent de Keren Shalom, il est arrivé en juillet à Gaza, -non comme dans le ghetto de Varsovie au moyen d’enfants affamés faisant des trous dans un mur et s’exposant aux tireurs SS ou à la gâchette de la police « bleue » (polonaise), mais tout à fait ouvertement-, par voie de camions poids-lourds, souvent conduits par des camionneurs israéliens dont c’est le travail :

4983 camions (soit pour 31 jours de juillet 2011, 160,74 camions par jour, en moyenne).

 Ces 4983 camions contenaient : des engrais pour l’agriculture à Gaza, des matériaux de construction destinés à 10 usines du secteur privé, des produits alimentaires

3372 tonnes de gaz domestique ont été livrées. Cela représentera, en moyenne, plus d’1,5 kilo de gaz domestique par personne, depuis le nourrisson jusqu’au moribond

3 millions de m3 d’eau supplémentaires, de manière à répondre aux besoins en matière d’eau potable. Ces livraisons tenant compte des quantités demandées ainsi que de la qualité correspondant aux exigences sanitaires. On le voit, les mentors « socialistes » des jeunes danois tués pendant leur séjour destiné à jouer à la guerre contre Israël devraient tourner au moins 49 fois leur langue dans leur bouche avant d’expliquer aux jeunes socialistes danois que Gaza c’est pire que le ghetto de Varsovie quand les nazis y bouclèrent un demi million de Juifs pour les mettre à mort

Matériaux de construction, destinés à 163 projets initiés et approuvés par les instances internationales et les ONG. 35 de ces projets ont commencé à voir le jour. Leur objet : logements, écoles, structures et établissements sanitaires, installations agricoles.

 

Une prison à ciel ouvert, Gaza ?

C’est ce qu’on expliquait dans ce centre de vacances « socialiste », où on venait se préparer pour une nouvelle flottille internationale. Va-t-on continuer à y nier l’évidence ?

Pendant ces jours qui ont précédé et suivi le massacre des jeunes gens, le siège de Ga    za, ça été aussi :

1792 gazaouites qui sont allés légalement se faire soigner en Israël, dans un établissement palestinien de Judée-Samarie ou dans un autre pays.

Je ne parlerai pas non plus des hommes d’affaires gazaouites, sortant tout à fait légalement de la prétendue prison à ciel ouvert de la bande de Gaza, pour s’en aller discuter des conditions d’élargissement de la gamme des produits agricoles exportés via Israël, au grand dam des boycotteurs qui ne vont pas manquer de crier au scandale, comme José Bové et quelques autres, dont les prétendus socialistes danois.

 

Et pendant ce temps là, au Liban

Le 8 août, le politicien libanais pro-hezbollah, Nabih Berry, n’évoquait pas les milliers de civils tués en Syrie pendant les manifestations incessantes ayant lieu depuis plusieurs mois. Il dénonçait : « les ambitions et les guerres israéliennes qui ont pris pour cibles des civils et essayé de créer un schisme entre l’Etat et la résistance ». La résistance, c’est le parti-armé, c’est la milice fanatique encadrée et financée par la dictature iranienne.

A l’opposé de Nabih Berry, un allié des mentors des jeunes danois victimes d’un autre fanatique, le peuple libanais : Le 14 mars dernier, des dizaines de milliers de Libanais étaient descendus dans les rues du Liban. Ils réclamaient précisément le désarmement des fauteurs de guerre que sont les milices du Hezbollah.

Ils ne faisaient pas un procès d’intention à de courageux opposants au méchant sionistes, le Hezbollah, ils exigeaient qu’on mette fin à son impunité de va-t-en guerre.

 

C’est ainsi qu’un dirigeant de la milice irano-libanaise vient de déclarer : «  qu’il faut l’action de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie (pour une guerre décisive), même si, elle fera des centaines de milliers de victimes civiles ».

On ne faisait cependant pas dénoncer les va-t-en guerre totale de Beyrouth, dans les camps de vacances danois du « parti socialiste ». Curieux quand même, vous ne trouvez pas ?

Al Rûbin

 

*1, le terroriste anti islamiste et anti marxiste danois, confondant au passage marxisme et tiers mondisme, écrit qu’on le traitera certainement de « pire nazi d’après guerre ». Il commet une erreur de perspective manifeste.

En effet, pendant la seconde guerre mondiale et après, le djihad pour la victoire de la charia s’est lié politiquement et militairement aux perspectives et à l’action génocidaire du troisième Reich, depuis les Balkans en passant par les pays du sud de la Méditerranée, d’Afrique du nord jusqu’en Iran. Ce n’est d’ailleurs pas une simple coïncidence si les milices armées Hamas et hezbollah défilent le bras tendu à l’hitlérienne et à la mussolinienne.

 

On doit rappeler une nouvelle fois que l’Egypte, la Syrie et l’Irak furent des sanctuaires assurant l’impunité d’un nombre non négligeable de cadres de l’entreprise exterminatrice nazie ayant pu se soustraire à la justice après la défaite du troisième Reich. Les fugitifs nazis, toujours nazis, y adopteront l’islam, au lieu du protestantisme ou du catholicisme. Ils resteront nazis jusqu’à la fin. Ils joueront, sous un nouveau nom et une autre étiquette « religieuse », un rôle non secondaire dans la formation de cadres politiques et militaires de leur pays refuge.


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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 13:36


Philippe Karsenty grand favori de l'élection législative des français à l'étranger de 2012

Par Michaela Benhaim pour © 2011 magazine Météor

Pour © 2011 aschkel.info et lessakele

Interview page 50-51-52
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Comme la plupart des médias laissent entendre que Philippe Karsenty est le grand favori de cette élection législative des Français établis hors de France, nous avons décidé de lui poser des questions pas toujours faciles…


Michaela Benhaim :Vous avez été le premier à annoncer votre candidature à cette élection. Pourquoi l’avez-vous fait si tôt ? 
 

Philippe Karsenty : Dès le début du mois de mars, j’ai annoncé ma candidature dans les médias, puis par un message envoyé à mes amis, en France et dans le reste du monde.

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 J’ai ensuite participé à des réunions publiques sur le terrain, dans les grandes villes francophones d’Israël. Cette décision de lancer ma campagne tôt a été mûrement réfléchie et préparée. Cela m’a permis de mieux comprendre les préoccupations et les attentes des Français qui résident hors de France. Cette circonscription est vaste et je souhaite m’imprégner des spécificités des habitants de chaque pays que j’aurai à représenter.

En tenant compte du caractère nouveau de ce scrutin, je pense qu’il est important d’informer les futurs électeurs de cette élection et de leur présenter l’intérêt qu’ils auront à s’exprimer lors de ce vote.


M B :N’avez-vous pas l’impression que votre campagne s’essouffle ?
 

P.K : Absolument pas ! En cinq mois, je suis allé au contact des Français d’Israël que je connaissais déjà bien pour avoir effectué, ces dernières années, plus d’une cinquantaine de conférences liées à l’affaire al Dura, et plus généralement aux manipulations médiatiques. J’ai maintenant de nombreux comités de soutien établis en Israël, et je compte y revenir régulièrement pour y poursuivre ma campagne. Je passe maintenant à la deuxième phase de ma démarche qui me conduira en Grèce à la fin du mois d’août où des événements sont déjà organisés. En Italie, où se jouera probablement cette élection, mon équipe se structure et certains sont déjà au travail.

 

MB :Même si vous vous rendez prochainement en Grèce, votre campagne semble axée sur Israël, comme celle de vos concurrents déclarés. Qu’en est-il des autres pays ? Allez-vous leur tenir le même langage ?
 

P.K : Je vais à la rencontre des Français d’Italie, d’Israël, de Grèce, de Turquie, de Chypre et de Malte et je leur tiens le même discours : je défends le berceau de notre culture symbolisée par ces quatre grandes villes fondatrices de notre civilisation occidentale que sont Jérusalem, Athènes, Rome et Constantinople. C’est donc une chance de pouvoir leur parler le même langage. Et je sais que nos compatriotes, quel que soit le pays où ils vivent, y sont sensibles.

Mon message est clair et mon programme politique est précis et détaillé. Il sera disponible sur mon site de campagne à partir du 1er septembre.


MB :Vous parlez encore souvent de l’affaire al Dura. Ne pensez-vous pas que les gens en ont assez de vous entendre là-dessus ?
 

P.K :Je ne le pense pas. Cette affaire n’est toujours pas réglée même si j’ai gagné mes procès, même si les élites françaises et israéliennes savent maintenant que le reportage sur la « mort » du petit Mohamed al Dura n’était qu’une mise en scène. Le combat continue pour l’Histoire, pour que cessent d’être inaugurés des monuments, des rues et des écoles à la mémoire de ce « martyr » fabriqué par la propagande palestinienne, diffusée et protégée par France 2.
L’enjeu est un combat pour la démocratie française et cela va même très au-delà de la défense de l’image d’Israël, toujours essentielle à mes yeux.
Comment accepter que France 2, la télévision publique française, ait pu diffuser, et continue à protéger, plus de 10 ans après les faits, un faux reportage aux conséquences planétaires dévastatrices ?
En 2004, j’avais créé Media-Ratings qui avait pour objet d’analyser tous les médias sur tous les sujets. Le site est encore accessible et on peut y retrouver les analyses médiatiques que nous y avons publiées pendant de nombreuses années.

Pour revenir à l’affaire al Dura, elle dérange. Elle dérange tous ceux qui ont continuellement soutenu le mensonge de France 2. Ceux-là feront donc tout pour me nuire pendant cette campagne. La plupart des autres candidats sont aussi gênés par le dossier al Dura car aucun d’entre eux n’a aidé à la révélation de la vérité. Ils ont donc intérêt à ce que cela soit rapidement oublié.
L’affaire al Dura, c’est aussi la preuve que je sais mener et gagner un combat politique. C’est aussi un révélateur de l’honnêteté intellectuelle et du courage des uns, ou au contraire de la duplicité d’autres. C’est l’affrontement du juste contre l’injuste, de la vérité face au mensonge.


MB :Certains se posent néanmoins une question : n’êtes-vous pas en train d’exploiter l’affaire al Dura ?
 

P.K :C'est tout le contraire. Révéler la mise en scène al Dura est un combat contre la propagande anti-israélienne, contre le Hamas et pour la déontologie des médias en général. Cela fait près de 10 ans que je me consacre à la révélation de la vérité dans le cadre de cette affaire. C’est la plus grande manipulation médiatique des temps modernes.  Nous travaillons pour l’Histoire car c’est l’image la plus dévastatrice qui ait été produite depuis la création de l’Etat d’Israël. Mon action a été utile car elle a eu un effet direct mais aussi indirect sur les médias, les contraignant à plus de prudence lorsqu’ils traitent des informations en provenance d’Israël, ou plus généralement des conflits armés. Lorsqu’en 2009, durant l’opération Plomb Durci, France 2 a présenté un nouveau reportage bidonné, ils ont corrigé en 24 heures. Pensez-vous que cela se serait produit sans l’antécédent al Dura ? Je ne le crois pas. C’est animé par un idéal de vérité que j’ai mené ce combat face aux médias, et je poursuivrai ce même idéal dans l’univers politique. Il y a donc une parfaite synergie entre mes activités médiatiques et politiques ; c’est un prolongement naturel.

Je pense aussi que la poursuite de la vérité dans le cadre de l’affaire al Dura a redonné confiance à ceux qui pensaient que ce type de combats étaient perdus d’avance. C’est un message d’optimisme qui montre que l’on peut vaincre un système injuste quand on s’en donne les moyens.

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Monument Al-Dura, au Mali

MB : Vos combats difficiles ne vous ont-ils pas conduit à vous aliéner de nombreux médias et une partie du monde politique ? Comment pourrez-vous agir en tant que député si vous êtes ostracisé ?
 

P.K :Cela était vrai dans le passé mais, depuis mes victoires judiciaires, les choses ont évolué favorablement. Ainsi, que ce soit en France ou en Israël, je rencontre régulièrement des ministres, des députés, de droite et de gauche, des patrons de médias et des journalistes qui affichent publiquement leur soutien à mes combats. Les temps changent, la roue tourne et vous seriez surpris des soutiens dont je dispose maintenant en France, et ailleurs. Prenez par exemple Le Figaro, j’y compte de nombreux amis et supporters. J’ai aussi été invité à prendre la parole dans de nombreux festivals de journalisme, au congrès annuel de l’Association Mondiale des Journaux et j’ai fait des conférences dans le monde entier.

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Au Liban...


MB :Vous vous êtes déjà opposé politiquement à Nicolas Sarkozy. Avez-vous des relations tendues avec le Président de la République et cela ne vous gêne-t-il pas dans vos actions ?
 

P.K :Il est vrai qu’en 2008, avec une équipe bien soudée et conduite par Jean-Christophe Fromantin, nous avons remporté la mairie de Neuilly face à David Martinon, alors porte-parole de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Depuis, mes relations avec le Président de la République se sont apaisées et récemment, je lui ai personnellement remis un message du père de Daniel Pearl, le journaliste du Wall Street Journal égorgé au Pakistan en 2002 pour venger la « mort » imaginaire de Mohamed al Dura. J’ai déjà été reçu plusieurs fois à l’Elysée depuis 2007 et des proches collaborateurs du Président m’ont confirmé que, contrairement à ce que certains voudraient faire croire, il n’a aucune hostilité à mon égard.
Néanmoins, l’entourage de Nicolas Sarkozy pose problème.


MB :Que voulez-vous dire par là ?
 

P.K :Nicolas Sarkozy s’entoure mal. Certains de ses conseillers et amis sont des adversaires systématiques d’Israël.

Permettez-moi aussi de rappeler que Nicolas Sarkozy a récemment embauché un nouveau conseiller audiovisuel, Camille Pascal, qui participe aussi activement à la rédaction des discours du Président.

Camille Pascal travaillait au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en 2005 lorsque j’ai saisi l’instance de contrôle des médias français au sujet de l’affaire al Dura. C’est lui qui y a enterré le dossier. Il a ensuite été « naturellement » embauché chez France Télévisions. Une de ses activités a été de « gérer » l’affaire pour empêcher que la vérité n’apparaisse au grand jour.

Dans le passé, j’ai eu un entretien téléphonique avec Camille Pascal au cours duquel le ton est monté très rapidement. J’ai alors eu le réflexe de prendre un enregistreur pour pouvoir analyser, par la suite, la teneur exacte de notre conversation.
Au bout de quelques minutes, une idéologie suspecte a fait surface : il m’a traité d’« agent des services secrets israéliens ». Incrédule, je lui ai demandé de répéter ses propos. Il l’a fait sans hésiter. [NDLR : Philippe Karsenty me fait alors écouter l’enregistrement de la conversation avec Camille Pascal].

Et c’est malheureusement à ce type de personnes que Nicolas Sarkozy fait confiance actuellement !


MB :Pourrez-vous alors voter pour Nicolas Sarkozy en 2012 ?
 

P.K :Dans l’état actuel des choses, je ne le pense pas. En effet, un Président qui conserve dans son entourage proche une personne telle que Camille Pascal ne peut avoir mon vote. Nicolas Sarkozy fait un calcul erroné, et peut-être même cynique. Il se dit que les Juifs ne pourront pas voter à gauche en 2012 car les socialistes sont alliés à des partis infréquentables. Il a raison sur le premier point, mais il se trompe sur la seule issue possible pour les Juifs, les amis d’Israël et de la démocratie. Nicolas Sarkozy pense que les Juifs voteront automatiquement pour lui comme ils l’ont fait massivement en 2007. Et là, il se trompe car les Juifs peuvent aussi s’abstenir. J’en connais même qui - hélas ! - s’apprêtent à voter Marine Le Pen !


MB :Votre opposition à la politique de la France fait dire à certains que vous n’aimez pas la France. Qu’en est-il ?
 

P.K : Je suis français et j’aime la France comme devrait le faire chaque Français. Mais je la préfère quand elle est digne, quand elle se respecte et se fait respecter. Je pense que je l’aime plus que d’autres car je ne me satisfais pas de la voir dériver. La Politique Arabe de la France, à l’intérieur et à l’extérieur, est un désastre et c’est parce que cette politique est mauvaise pour mon pays que je veux la voir changer. C’est aussi le sens de mon engagement politique. Et c'est justement parce que j'aime la France que je m'oppose à la politique actuelle du président et de son gouvernement. 


MB :Certains pensent que votre seule concurrente sérieuse appartient à un parti politique. Vous concourrez en indépendant. Cela ne vous gêne-t-il pas ?
 

P.K :Non car je pense que ceux qui représentent les partis politiques n’ont et n’auront aucune liberté d’action. Leur silence éloquent face aux dérives de leur camp – les positions du PS vis-à-vis d’Israël et les propos indignes d’Alain Juppé – en est la preuve. Ce ne seront que des pions dans un grand échiquier qui les dépasse.
J’ai lu parfois des propos trompeurs sur les bénéfices politiques que procure l’appartenance à un groupe politique tel que l’UMP ou le PS. Cela est faux, archifaux et ce serait bien que certains de vos confrères se renseignent avant de publier des affirmations mensongères. Cela est même l’inverse et, contrairement à ce qu’il est parfois écrit, j’aurai toute liberté de choisir la commission où je souhaiterais siéger à l’Assemblée Nationale. Ce choix ne sera pas possible à un député qui, fraîchement élu, se pliera aux décisions de son parti et aux desiderata des anciens…


MB :Il se dit que Jean-François Copé va venir faire campagne pour Valérie Hoffenberg, et surtout contre vous. N’est-ce pas un handicap pour vous ?
 

P.K :A ce stade, je ne souhaite pas engager de combat politique contre Jean-François Copé mais s’il veut venir, il est le bienvenu. Je l’ai connu quand il était étudiant à l’ENA, il y a plus de 25 ans. Je connais ses qualités. Je connais aussi son parcours.  Je suis sûr qu’en Israël, certains sauront s’en souvenir. Il a été très proche de Jacques Chirac, le président français le plus hostile à l’Etat d’Israël et au monde occidental. Jean-François Copé  a aussi été le porte-parole du gouvernement français qui a offert des obsèques nationales à l’inventeur du terrorisme moderne, Yasser Arafat. J’attends donc sereinement l’arrivée de tout chiraquien dans cette élection. Je compte sur la mémoire des Français pour qu’ils se souviennent des positions de Jacques Chirac, et si par mégarde ils les oubliaient, je les leur rappellerais. David Douillet, nouveau secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, est aussi le bienvenu pour le combat… politique ! Il a le même pedigree chiraquien. Je pense que tout ce qui a été mêlé, de près ou de loin, à Jacques Chirac est totalement discrédité, particulièrement en Israël. Je compte sur la mémoire politique des Français pour accueillir, comme ils le méritent, ceux qui auront fait un bout de chemin avec l’ancien président français.

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MB :Que vous inspire le refus d’Alain Juppé de considérer l’Etat d’Israël comme l’Etat du peuple juif ?
 

P.K :Cette prise de position d’Alain Juppé ne devrait étonner personne. En effet, Alain Juppé est un pur produit du Quai d’Orsay, traditionnellement hostile à Israël et aux Juifs.
C’est aussi l’école chiraquienne hostile à Israël et toujours présente pour célébrer les Juifs morts de la Shoah.

Fondamentalement, Alain Juppé, le Quai d’Orsay et un bon nombre d’hommes politiques français sont des « néga-sionistes ».

Il faut aussi rappeler qu’Alain Juppé n’en est pas à son coup d’essai dans la détestation d’Israël. Il s’est par exemple réjoui de l’alliance entre les terroristes du Hamas et ceux du Fatah qu’il a qualifiée de « bonne nouvelle ». Alain Juppé souhaite que la France reconnaisse l’Etat « palestinien » à l’ONU en septembre prochain.
Beaucoup ont pensé que Sarkozy allait parvenir à effacer la page sombre écrite par Jacques Chirac. Le résultat est qu’en s’entourant des pires spécimens issus de la diplomatie française, Nicolas Sarkozy s’est inscrit dans la continuité de la politique étrangère de la France, avec le sourire en plus.


MB :Vous devez savoir qu’en 2007, les Français d’Israël ont voté à 90% pour Nicolas Sarkozy. Cela ne vous préoccupe-t-il pas dans le cadre de cette élection ?
 

P.K :Les Français d’Israël ont voté à une écrasante majorité pour Nicolas Sarkozy, comme moi d’ailleurs, mais c’était en 2007, avant qu’il n’inscrive sa politique dans le prolongement de la Politique Arabe de la France.
Les gens ne sont pas dupes : ils regardent le contenu de ce qu’ils choisissent sans se préoccuper des étiquettes. 
Le plan Sarkozy-Juppé pour Israël ne vaut pas mieux que celui de Chirac et cela apparaîtra clairement à tous.
Pour MM. Chirac, Juppé et Sarkozy, Maale Adoumim et les autres villes israéliennes de Judée et de Samarie doivent être vidées de leurs habitants juifs pour faire place à un nouvel Etat arabe.
Après la triste expérience de l'expulsion des Juifs de Gaza, personne ne peut plus croire à l'échange de territoires contre une paix hypothétique.
 

MB :Vous avez été parfois critiqué pour avoir dit crûment des choses au sujet de certains de vos concurrents. Qu’avez-vous à répondre à cela ?
 

P.K :Si j’ai répondu fermement, c’est parce que j’ai subi de nombreuses attaques personnelles et que j’ai été calomnié. J’ai été amené à répondre par des vérités à leurs mensonges. Je ne me laisserai pas faire. Si les diffamations, publiques ou privées, se poursuivaient, je saisirais les tribunaux.

MB : Selon certains analystes, il y a de grandes chances que vous soyez un des deux finalistes de cette élection. Qui pensez-vous affronter au second tour ?
 

P.K :C’est vrai que je lis et j’entends de plus en plus souvent cette analyse politique. C’est agréable de voir que mon message politique passe, en Israël et ailleurs. Néanmoins, je ne crois pas à ces anticipations à dix mois du scrutin. L’élection est ouverte et personne ne peut dire qui sera au second tour. 
Le premier point à souligner est que nous ne connaissons pas encore la liste de ceux qui se présenteront à cette élection. Quatre candidats sont officiellement déclarés à ce jour. En juin 2012, il y en aura probablement une quinzaine, si ce n’est plus. En effet, de nombreuses personnalités issues du monde associatif semblent s’intéresser à cette élection. Elles savent qu’elles ne seront pas élues mais elles veulent faire un tour de piste pour pouvoir se compter. Le danger de ce type de candidatures est qu’il peut provoquer une dispersion des voix utiles qui pourrait profiter à des adversaires politiques et idéologiques résolus.
N’oublions pas le rôle de Jean-Pierre Chevènement, le 21 avril 2002, dans l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle !

Toutefois, si votre pronostic se révélait exact, je pense que je serai opposé à Valérie Hoffenberg, la candidate de l’UMP. Ce serait logique. Deux choix clairs, nets et opposés seraient ainsi proposés aux électeurs.
Ils pourraient alors choisir entre deux visions du monde et se prononcer sur la politique étrangère de la France :
- Est-ce que les électeurs soutiennent  la Politique Arabe de la France ? Voter Hoffenberg, c’est voter « Quai d’Orsay », qui est d’ailleurs son employeur.
- Est-ce que les Français d’Israël sont satisfaits du travail journalistico-politique de Charles Enderlin ? Voter Hoffenberg, c’est voter Enderlin qui est son ami, et qu’elle a soutenu pendant toutes ces années dans le cadre de l’affaire al Dura. Il le lui rend bien d’ailleurs, en ne tarissant pas d’éloges à son sujet.

Néanmoins, rappelons-nous qu’il y aura un second tour et qu’il faudra bien savoir se retrouver au soir du premier pour faire élire le candidat qui sera le plus en mesure de défendre nos valeurs et nos convictions, et j’entends bien être celui-là !

 

MB : Maire-adjoint de Neuily, vous connaissez bien la politique française. Quel est votre pronostic pour l’élection présidentielle de 2012 ?
 

P.K :Je crois, et je le regrette, que la gauche sera aux commandes en 2012. En effet, après 17 ans de présidences Chirac et Sarkozy, je pense que la gauche a toutes les chances de l’emporter.
Il faut dire que par son attitude et par ses reniements, Nicolas Sarkozy aura tout fait pour l’aider. En décourageant ses plus fidèles soutiens politiques, ou en trahissant ses amis, et même en flagornant nos pires adversaires, Sarkozy a réussi à démobiliser beaucoup de ses amis.
La question qui se pose, selon moi, est de savoir si l’UMP résistera à cette défaite à venir. Quel sera le sort réservé aux artisans de cette débâcle annoncée ? 
Il sera alors essentiel d’être au cœur du débat politique de notre pays, à l’Assemblée Nationale, pour participer à la recomposition de la droite française autour de nos valeurs et de nos convictions.

 

Téléchargez l'interview en PDF  Météor 01 aout 2011Interview Philippe Karsenty 

Philippe Karsenty, French politician. Philippe is the French citizen who exposed the staged hoax of the death of Muhammad Al-Dhura, a Palestinian boy in 2000. This incident gave rise to the second intifada in which hundreds were killed and was used as a recruitment tool by Osama Bin Laden prior to 9/11.   A picture of this fraud can be seen  on the wall in the execrable  snuff video that was made of Daniel Pearl’s decapitation.


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 15:42

 

ANALYSE A LA UNE

 

 

Oslo et l’Europe à l’épreuve des nihilismes, suspendus au-dessus du vide absolu


 

 

par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


 


 

Certains ont voulu s'affronter aux 1518 pages d’autojustification d'Anders Breivik, le « tueur-fou » d’Oslo et de l’île d’Utoya, intitulé « 2083 ». Ils n’en retireront, sans doute, qu’une mixture plus ou moins cohérente, relatant le vide moral et spirituel dans lequel se débat ce meurtrier de masse.

 

« Tueur-fou », entre guillemets, car rien, à cette heure, ne démontre qu’il le soit réellement. En tout cas, pas plus que les 99% de socio ou psychopathes (selon la nomenclature en vigueur) qui s’abritent, dans les sociétés occidentales, derrière la normalité extrême de leurs comportements et de leurs pensées, avant l'éventuel passage à l’acte.

 

Ses attitudes –comme le fait de se travestir en policier, symbole de l’ordre moyen- autant que son idéologie, relatent, jusqu’à l’ennui, la préparation mentale d’un sauteur à l’élastique avant le grand balancement dans le vide. Seule ivresse permise, le regain d'adrénaline pour savoir qu'on n'est pas mort.

 

Chrétien auto-déclaré, il fait appel aux Chrétiens « agnostiques et athées » chez qui il reconnaît des « frères en inhumanité », à condition qu’ils partagent le même plus petit dénominateur commun : se reconnaître comme appartenant à la même culture. Mais encore? Celle des « nous aux yeux bleus » contre les « eux » de l’Islam, auquel seul le « Nazisme » apporterait un terreau « créatif ».

 

Il se veut aussi « Templier », à travers son appartenance à la loge maçonnique de « Saint Jean Olaf aux trois colonnes », dont, malheureusement, il n’a été exclu qu’après les faits. Joachim Vélocias (ICI)fait un bon résumé de l’inspiration de cette branche écossaise de la maçonnerie : sa mission serait de venger l’exécution de son Grand Maître, Jacques de Molay, par Clément V en 1314. Les chevaliers dont il se revendique, maniaient le poignard et l’hébreu « Nekam » (vengeance), pour rejeter la divinité du Christ autant que sa preuve chrétienne par la crucifixion.

 

C’est bien ce qu’il faut entendre par « chrétien agnostique » : celui qui se réfère à sa culture occidentale (en d’autres temps, on parla d’Aryanisme), et non à une Eglise ou un corpus de lois et croyances en particulier, censé lui enseigner ce en qui ou quoi il doit croire.

 

Peu importe, donc, le Livre ou la « morale » du « plus petit dénominateur commun » entre la Torah et le Second Testament : l’Amour de son prochain, selon Hillel, au premier siècle, entre « image de D. » et projection au-delà de soi. Ce qui compte est l’amour du crime sanctifié comme « juste » et la désignation de l’ennemi de l’humanité : cette fois, l’Islam, mais 70 ans plus tôt, on aurait pu tout aussi bien en désigner d’autres.

 

On suit donc assez obscurément le fil directeur de la pensée de Breivik qui le conduit de cette référence à l’ordre occulte jusqu’au nazisme, en parfaite cohérence avec lui-même. Au même moment, on est saisi de vertige, sur le fil de la corde raide qui lui permet d’invoquer, aussi bien, Nietzsche que les penseurs  modernes d’Eurabia, dont Bat Ye Or. Car nous avons là tous les ingrédients pour une plongée radicale dans le conspirationisme le plus noir.

 

Le penseur allemand du basculement dans le XXè siècle était tout sauf un antisémite : il fustigeait Wagner, duquel il se sépara, et tous ces penseurs petits-bourgeois allemands qu’il avait en horreur sacrée. Et pourtant, le Nazisme a voulu le récupérer pour excuser la médiocrité de son propre narcissisme racial fondé par un artiste-peintre raté. Il peut en aller de même, à titre du crime de masse comme "oeuvre suprême", chez Breivik. Nietszche et Bat Ye Or l’aident à supporter son propre manque à être, dans une société en déliquescence : celle d’un ciel désespérément vide qui plonge aux fonds des enfers pour tenter d’y puiser du Sens… (avec un double "S" majuscule...).

 

Il n’y a pas antinomie à rejeter la Chrétienté comme spiritualité, tout en empruntant certains canons de la controverse « judéo-chrétienne » du XIIè siècle : comme l’Incarnation de D., qui signe une des divergences multiséculaires les plus remarquables entre Judaïsme et Christianisme… L’essentiel n’est pas la personne de l’Incarné ou son refus, mais simplement, que quelque chose ou quelqu’un ne soit pas et que son évocation enclenche une guerre fratricide mortelle jusqu'à la métaphysique…

 

Pas « d’interférence », non plus, à la reprendre comme « Athéisme culturel » qui ne peut être révélé que par l’extrême de ses actes, tout comme les adeptes du régime nazi ; mais, cette fois, avec le « courage » de l’acte solitaire qui n’est protégé par aucun régime autre que celui du scandale absolu : le meurtre de masse.

 

C’est l’identité de ses victimes, ensuite, qui interroge : toute la tragédie se passe entre Norvégiens : « Templier » drapé dans le sang sacrificiel de son acte, contre société démocrate-chrétienne ou/et socialiste.

 

Un raciste, en tant que tel, va s’en prendre directement, au groupe qu’il rejette. L’acte « rédempteur » de Breivik s’attaque aux deux symboles de son propre gouvernement : les bureaux du Premier Ministre de Norvège, et une île devenue le carrefour de la pensée unique de Norvège : là où on apprend à être un jeune « normal et tolérant » et à haïr, de façon « moyenne », tiède » et sans passion, les « ennemis de la tolérance ». Aujourd'hui, ce seraient les détenteurs d’une identité et d’une terre à défendre - ce qui est inconcevable dans la Norvège de demain- : Israël, par exemple. On sait, désormais, que 48 heures, à peine, avant le drame, ces jeunes victimes se concertaient sur l’utilité du « boycott » contre la seule démocratie du Moyen-Orient. Voilà un défi "socialiste"...

 

On pourrait détecter là une grande lassitude du système pluraliste, dénué de toute exemplarité et de toute transcendance. Pour les jeunes Norvégiens, comme pour Breivik, le ciel est aussi désespérément vide. Aucun modèle ne vaut et s'il marche, alors, il faut trouver les moyens justifiés de le défaire. Le socialisme qu’ils disent défendre est juste froidement humaniste-sélectif, sans souvenir aucun des premiers pionniers et de leurs « petits frères colons » à boycotter définitivement : qu’ils aient incarné le bien suprême hier, ils n’en sont pas moins la marque du mal absolu pour les jeune bourgeois nantis et éduqués dans la naphtaline, d’Oslo.

 

Le trop plein d’aisance génère, chez les uns et chez l’autre, le même malaise, le même manque à être, sauf à se trouver une identité mythique, chez Adolph ou chez Nietszche, qu’importe ! Et un ennemi à haïr pour combler ce vide.

 

Les pays nordiques détiennent des records de niveau de qualité de vie… et de taux de suicide. Le « croisé » moderne est devenu le spectateur d’une histoire qui se fait sans lui, au Moyen-Orient, mais dont les partis exigent des prises de position, jusqu’à la justification du pire.

 

La « Chrétienté » dont se revendique Breivik ou ses clones passés, contemporains et futurs, d’extrême-droite ou de gauche délavée et compassée des dirigeants actuels de la Norvège, est une enveloppe vide : c’est cette espèce de « socialisme » en creux que Jacques Le Goff détecte dans le Christianisme naissant :

 

Breivik reproche aux siens d’avoir perdu leur amour-propre, pour se consacrer, par excès de tolérance à une forme de « xénophilie ». Lui-même est simplement, carrément xénophobe. Ses justifications consistent à prêter un vague sens quelconque à ses actes, sorte de « suicide » de son vivant, se regarder être condamné aux yeux de la société dans laquelle il vit, comme en un purgatoire sans incarnation.

 

Dans un cas comme dans l’autre, on assiste à un monologue stérile, le discours de l’acteur sur ce qu’il fait ; ou le discours à l’infini de la société sur elle-même et sur le monstre qu’elle a conçu. Une société du bien absolu qui relativise tout, même le sens de la vie et de la mort, et jusque-là : celle des autres. Elle ne sait puiser des forces vives » que dans le sang frais des conflits en miroir que lui renvoie son amour de soi, confortable, bien-pensant et terriblement déréalisant.

 

L'Europe doit, d'urgence, repenser son rapport à la transcendance, c'est-à-dire à soi et aux autres (et peut-être même se chercher un "ailleurs", un "au-delà"?), plutôt que se contenter de radoter la même morale vieillissante et désespérante : celle de la diseuse de leçons, -comme de bonne aventure-, qui occulte l'ôdeur des massacres sur lequel repose sa tranquillité feinte d'aujourd'hui...

 

Le problème n'est pas tant "l'invasion musulmane", même si le fait démographique apparaît "démontré", que l'absence de capacité à construire des valeurs positives à défendre face à l'adversité ou à la colonisation culturelle au nom de la "tolérance" : celle qui consiste à se fondre en l'autre par manque à être ou à se massacrer allègrement entre-soi pour mieux faireentrer l'image de l'autre-"rédempteur", parce que dévastateur, enfin "dérangeant"... 

 

Dans ce cas, un terrorisme en vaut un autre : les moyens, les conséquences et les justifications se valent.

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Published by Marc Brzustowski - dans ANALYSES-INTERVIEW-DISCOURS
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 10:57

 

 

ANALYSE A LA UNE

 

Moshé Ya’alon : Abbas ou l’épouvantail de septembre face à l’ONU

 

 

 

par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

 

Mahmoud Abbas tempête, de façon inhabituelle, contre l’Administration Obama : il la rend directement responsable et comptable de la « politique raciste » de l’Etat d’Israël. Pire, il l’accuse, tout simplement, d’avoir « saboté le processus de paix » !. Le moins qu’on puisse dire est qu’Abu Mazen fait chauffer les turbines, dans l’art de détourner les faits pour tenter de rassembler ses soutiens à travers le monde : il en aura besoin, en vue de son happening, devant l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre.

 

Le Comité exécutif de l’OLP a convenu que la réunion du Quartet à Washington, lundi, s’est soldée par un fiasco. Le « processus de paix » est au point mort et, finalement, Abbas n’attendait pas mieux pour lancer son offensive incertaine. Il en déduit que l’Amérique soutient Netanyahou et que le monde ne dispose donc plus que d’un unique outil pour freiner la « politique expansionniste » israélienne : la déclaration unilatérale, l’appel au boycott d’Israël sous toutes ses formes…. Et le refus de tout retour aux négociations.

 

Moshé « Booguy » Ya’alon s’est montré très circonspect, quant aux résultats que peut escompter ce front unilatéral palestinien. Sans en minimiser l’ampleur, il s’agit, selon lui, d’un de ces nombreux épouvantails sortis des placards de l’Autorité palestinienne. L’agitation dont fait preuve le cercle rapproché autour d’Abbas contient plus de menaces virtuelles que d’options réelles. Ces tactiques et manipulations visent à faire peur, sans être en mesure de soulever de véritable lame de fond.

 

Le Ministre des affaires stratégiques d’Israël sait qu’Abbas prend au sérieux le consensus américain au Sénat et au Congrès, qui, le cas échéant, suspendrait toute contribution financière en sa faveur. L’Administration Obama, au contraire, plaide pour la poursuite de cette assistance, tout simplement, parce que, dans la semaine qui suivrait, le Hamas serait en mesure de prendre le contrôle de toute l’infrastructure abandonnée à son sort par les USA.

 

De même, Abbas vitupère et menace officiellement, mais c’est, peut-être, la sensation angoissante d’être assis sur un siège éjectable qui ne demande qu’à décoller qui stimule une telle activité diplomatique, chez lui.

 

En matière de « délégitimation d’Israël », un certain nombre de cartouches récemment sorties du fourreau, se sont avérées être surtout des pétards mouillés : ainsi les fameuses flottille 2 et flytille ont surtout démontré le ridicule des antisionistes de tout poil, ne parvenant guère à franchir la moindre ligne jaune, ni à décoller des aéroports ou à s’éloigner trop loin des côtes. Mais il ne faut jamais mésestimer la perversité de ces campagnes : elles ont pour cible tout présence juive en Eretz et sur terre, de façon générale, aussi bien à Lod, Haïfa ou Ramleh que Paris ou Londres, et non le démantèlement de telle ou telle implantation, selon le discours officiel de l’OLP.

 

L’échec prévisible d’Abbas, se contentant d’une déclaration unilatérale symbolique, mais non-validée par le Conseil de Sécurité, signera vraisemblablement l’enterrement de première classe du « processus de paix ». Les Palestiniens auront alors joué leur va-tout pour tenter de détourner à leur profit le « printemps arabe ». Les capitales arabes ne les considèrent plus que comme quantité négligeable, face à l’ampleur des changements qu’il faudrait entreprendre au Moyen-Orient.

 

Les lignes de fracture se creusent entre les différents protagonistes majeurs de la région. Au-delà du discours anti-israélien, partagé par tous, les intérêts sont très divergents :

 

- la Turquie se rapprochait de l’axe irano-syrien, mais sent qu’il lui est préférable de rester neutre ou/et membre de l’Otan. Ankara fait pression humanitaire, non plus sur Israël, via le Mavi Marmara, mais contre Damas, avec l’ouverture de sa frontière aux réfugiés syriens. Erdogan prépare son armée à toute éventualité sur cette frontière incertaine, en protectrice des Musulmans menacés de massacres. Sa légitimité, même teintée d'hégémonisme, se colore de ce soupçon de démocratie qu'on ne saurait trouver chez aucun de ses voisins et alliés potentiels... Et ce n'est pas bon pour leur propre publicité.

 

- La Jordanie a surpris en s’opposant à toute déclaration palestinienne unilatérale. Mais, c’est tout simplement qu’elle se sait menacée de disparition et de coup d’état palestinien, dès qu’un état jumeau, animé par le Fatah et le Hamas, viendrait concurrencer le royaume hachémite, en chevauchant son propre territoire.

 

- L’Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe ont intérêt à maintenir bon leur axe sunnite, de Riyad jusque par les voies maritimes qui assurent leurs exportations, via le Canal de Suez. Leur stratégie est celle de l'endiguement, et leur souci majeur : le nucléaire iranien, source de toutes les guerres futures au Moyen-Orient. Ce que les Occidentaux préfèrent ne plus regarder en face, ivres des premières senteurs de "Printemps".

 

- L’Egypte doit équilibrer ses rapports entre les deux clans,  arabes sunnites et expansionnistes chi’ites, de Téhéran à Beyrouth, alors que la case Damas est la plus menacée par ce fameux « Printemps ».

 

Trop de paramètres peu favorables s’accumulent pour faire de ce mois de septembre le moment crucial d’un tournant stratégique de grande ampleur. Au contraire, les acteurs régionaux sont trop préoccupés par ailleurs pour offrir à Abbas et aux clans palestiniens toujours aussi divisés, autre chose qu’une manne symbolique sans conséquence sur le terrain.

 

Les bouleversements de ces derniers mois expliquent, en partie, la sensation qu’au-delà des discours, Israël n’est pas aussi isolé qu’il n’y paraît : les Grecs et même les Turcs l’ont démontré dernièrement, autour de ces flottiles qui ne virent jamais le large. Bulgarie, Roumanie et d’autres, telles que les anciennes républiques d’Asie Centrale : Turkménistan, Kazakhstan, Azerbaïdjan, sont aux premières loges et ont intérêt à tout, sauf à un nouveau séisme régional qui ne ferait qu’en accentuer les failles et porter la région au bord du précipice…

 

L’Iran gagne du temps pour finaliser son programme nucléaire, instrument de tous les chantages planétaires et régionaux. Mais les soubresauts de Damas lui font également perdre un terrain précieux, nécessaire à son encerclement de l’Etat hébreu, qui sert à rendre ses menaces crédibles, vis-à-vis du reste du monde.

 

Abbas ne sait pas exactement quel chemin emprunter pour assurer sa survie politique au-delà de quelques mois. Mieux vaudrait, pour lui, qu’en sous-main, Israël et l’Amérique l'aide à se prémunir contre ses « amis ». Sachant que, de ses ennemis, il n’est toujours pas capable de se charger… 

 

L'arme fatale de Mahmoud Abbas risque donc fort de rester : le reality-show aux effets fort nocifs pour la diplomatie internationale...

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