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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:28

 

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Interview Georges-Elia Sarfati de l'Université populaire de Jérusalem

Par Guitel Ben-Ishay du leptithebdo

pour  © 2011 www.aschkel.info

 

Georges-Elia Sarfati est professeur des Universités en Israël et en France, philosophe et linguiste. Fervent défenseur du peuple juif et de ses valeurs historiques, il a fondé l'Université Populaire de Jérusalem. Ce projet éducatif ouvert au plus grand nombre a pour objectif d’enseigner et de rappeler les valeurs de base de notre peuple, de notre culture et de notre État. L'interview qu'il nous a accordée nous permet de mieux le connaître et de mieux comprendre ce qu'est l'Université Populaire de Jérusalem.

 

Le P'tit Hebdo : Pouvez-vous nous décrire votre parcours personnel ?

Georges-Elia Sarfati : En 1993, j'ai fait mon alya. J'ai alors mis à profit ma formation pour enseigner à l'université de Tel-Aviv, pendant près de 10 ans.

Après être retourné en France pour quelques années, je suis revenu en 2006 pour boucler un cycle d’études hébraïques, en me consacrant notamment à l’étude du moussar du Rav Israël Salanter. J'habite, depuis, à Jérusalem et je continue d’y étudier et d’enseigner.

 

Lph : Vous avez été victime d'agressions antisémites en France. Les considérez -vous comme des actes isolés ou comme des indicateurs d'une ambiance générale ?

G-E.S : Je ne pense pas qu'il s'agisse d'actes isolés. Ce type d'agressions est devenu banal en France. Cela est certainement lié à la politique française de laisser-faire de ces dernières années. Le traitement de l'information en provenance d'Israël joue également, cela sert, en quelque sorte, de monnaie d'échange à l’égard du racisme islamique  constamment dénié.

Depuis plus de 10 ans, le gouvernement français refuse de qualifier ce type d'actes pour ce qu’ils sont. C'est là qu'intervient le Bureau National de Vigilance contre l'Antisémitisme de Samy Gohzlan, à qui je veux rendre hommage.

 

Lph : Qu'est-ce que l'Université Populaire de Jérusalem ?

G-E.S : Cette université est liée par une communauté de vues au mouvement Im Tirtzu fondée en 2006, par Ronen Shoval, au lendemain de la seconde guerre du Liban. Les membres de ce mouvement se sont aperçus de la nécessité de sensibiliser les jeunes Israéliens au sionisme, ainsi qu’aux racines de leur propre histoire avant 1948. En effet, beaucoup de jeunes dans le pays ignorent, tout simplement, les notions de base.  Il y a deux ans, j'ai pris contact avec les membres d'Im Tirtzu et je leur ai proposé de créer une Université qui aurait pour fonction de diffuser nos valeurs dans les universités pour approfondir le travail de sensibilisation qu’ils développent sur les campus, à côté de leurs interventions auprès de la Knesset ou dans la presse. C'est ainsi qu'en 2010 est née l'Université Populaire de Jérusalem.

 

Lph : Comment fonctionne-t-elle ?

G-E.S : Notre université repose sur une équipe pédagogique mobile, capable d’intervenir rapidement. Nous n'avons pas de bâtiment, nous nous déplaçons vers le public (campus ou salle de conférences). Nos activités se concentrent sur les thèmes fondamentaux : l'histoire du peuple juif de la Bible à nos jours, les notions essentielles du judaïsme rabbinique et post-rabbinique, l’histoire de la judéophobie (antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme), la critique du discours médiatique.

Nous organisons des conférences environ une fois par mois et nous dispensons également un enseignement régulier, comme au Technion de Haïfa grâce à l’accueil bienveillant du Rav Eliahou Zini.

Nous préparons également le séminaire d'été en français qui devrait se déroulera du 31 juillet au 7 août à Jérusalem.

 

Lph : A quel public vous adressez-vous ?

G-E.S : Nous nous adressons à tous les publics : étudiants ou adultes. Les cours et conférences ne sont pas réservés à un public francophone. Notre objectif est de sensibiliser toute la population juive mais aussi les amis non-Juifs d’Israël. Nous projetons, dans cet esprit, d’étendre nos activités à toutes les communautés linguistiques : hébréophone dès la rentrée prochaine, mais aussi anglophone, russophone, etc. Nous souhaitons, par ailleurs, que l'Université Populaire de Jérusalem ait une antenne dans chaque pays et chaque communauté importante de la Diaspora. Notre but est de former des formateurs capables de faire souche et de dupliquer la formule partout où cela est nécessaire.

 

Lph : Quelle est la philosophie de cette Université ?

G-E.S : En tant que « populaire », elle se veut fidèle au principe de l’« enseignement pour tous ». Nous répondons  à la demande de savoir que formulent beaucoup de jeunes et moins jeunes en Israël et dans le monde. Face aux épreuves que traversent notre peuple et notre pays, il existe une réplique politique et militaire. Nous nous plaçons sur le plan de la connaissance et du réarmement spirituel et intellectuel. Notre existence dépend aussi de notre conscience de peuple, en tant que tel.

 

Lph : Comment va évoluer l'Université Populaire de Jérusalem ?

G-E.S : Nous tenons  d’abord à développer nos activités auprès des Israéliens et en Israël, en nous adressant à toutes les communautés qui composent notre pays.

D'autre part, nous entamons un travail de rapprochement vis-à-vis des différents responsables communautaires avec lesquels un partenariat est souhaitable. En effet, l'éducation et l'accès au savoir sont fondamentaux, indispensables pour casser les propagandes, rétablir la vérité et redonner confiance.

 

Inscriptions : upj.contact@gmail.com

 

Site internet : www.universitepopulairedejerusalem.com

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 14:18

 

 

Banner Alain Rubin

 

Israël est comme une commune de Paris qui n’aurait pas encore été fusillée (*1…)

Par Alain RUBIN 

 © 2011 www.aschkel.info

 

La lecture des correspondances « spéciales » de Jérusalem ne cesse de me donner la nausée, pas vous ?

Numéro après numéro, articles et tribunes personnelles ou correspondances après articles et tribunes, tout est strictement balisé et répétitif : Israël est un scandale ! Israël est le scandale !!! C’est ce qui m’a suggéré ce titre.

 

En effet, si en mai 1871, le nabot versaillais, le sanglant Thiers n’était pas parvenu à éradiquer la Commune parisienne, au moyen des fusillades de masses (plusieurs dizaines de milliers de fusillés pendant la semaine sanglante de mai 1871 et des milliers de déportés, en Algérie et en Nouvelle Calédonie), si le premier gouvernement parisien de la démocratie des élus révocables à tout instant s’était maintenu au milieu d’une France versaillaise : il se serait  trouvé, précisément, dans la situation des Juifs d’Israël ayant restauré leur souveraineté nationale sur un petit tiers de leur antique patrie ; patrie qui leur fut arrachée au moyen de la transformation de la terre d’Israël en propriété exclusive du califat islamique conquérant au 7ème siècle.

Ce gouvernement aurait été, pour la France versaillaise et tous les gouvernements d’Europe, un scandale permanent. Mais, mai 1948 ne devint pas mai 1871 et l’objectif de la ligue arabe : « jeter à la mer les Juifs survivants » ne fut pas atteint.

 

Au 16ème puis au 19ème siècle, les souverains ottomans accepteront que le peuple dépossédé radicalement par la conquête islamique reprenne possession de petites portions de la terre de sa patrie, en contradiction avec le « pacte d’Omar » qui interdit aux dhimmis, les sujets non musulmans « protégés », de jouir de la propriété du sol.

 

La première entorse au pacte d’Omar, assumée par Suleyman le magnifique premier puis par son fils Suleyman le magnifique II, permit à des dizaines de milliers de Juifs chassés de la péninsule ibérique de venir s’installer chez leurs ancêtres qui avaient quitté le pays en compagnie de navigateurs Phéniciens pour s’en aller fonder Carthage puis les colonies puniques de la péninsule ibérique et de la Corse. Le Calife accepta qu’ils se rapproprient, à prix d’or, sept bourgades de Galilée orientale, entre Safed au nord et Tibériade au sud. Les deux cités devinrent les deux métropoles de ce mini Ichouv avant la lettre.

Les Juifs s’y livreront aux cultures maraîchères ainsi qu’aux cultures intellectuelles, faisant de ce petit bout septentrional d’Eretz Israël l’épicentre de la Kabbale, au moyen d’une active industrie du livre.

 

La seconde entorse ottomane au pacte d’Omar, est plus récente. Elle remonte au 19ème siècle. Aidé par des Juifs fortunés, un retour juif (« Alya » en hébreu) pu se traduire dans le réinvestissement de Juifs dans le travail agricole. Ce travail de la terre et ses produits sont au cœur de la culture juive. Ils font partie intégrante des rituels religieux juifs fondamentaux.

Les ottomans du 19èmes siècle acceptèrent que les Juifs rachètent par petits lots leur pays, le plus souvent de mauvaises terres, des terres laissées trop longtemps en jachères, rendues souvent malsaines par absence d’entretien des cours d’au et par des eaux stagnantes (marais et marécages).

Ces terres leur furent vendues, toujours à des prix supérieurs à leur valeur. Néanmoins, il se trouve des gens pour affirmer le contraire (généralement dans la mouvance « gauche » chrétienne et chez le pseudo marxisme de toutes nuances) et pour qualifier de colonialisme ce retour et ce rachat de ce dont nos ancêtres ont été spoliés par l’acte d’expropriation générale décidé et mis en œuvre par les conquérants arabo musulmans au 7ème siècle.

 

Si les iroquois revenaient à New York, ou si les Sioux et les Cheyenne se réinstallaient  dans les grandes plaines du Middle West, parlerait-on de « colonisation peau rouge », parce certains « blancs » pourraient y voir une remise en cause de leur propre présence désormais plusieurs fois séculaire ?

Mais on nous objectera que les Juifs, ce n’est pas les peaux rouges. Certes.

 

On nous dira, ici ou là, que les Juifs, ces odieux sionistes qui n’expropriaient pas mais rachetaient leur propre terre en se cotisant, avec l’accord de l’autorité califale, ne sont pas des amérindiens mais des infidèles, et que ce sont même des « chiens d’infidèles » ! et qu’ils sont des colonialistes, objectivement agents des grandes puissances occidentales, qu’ils ont été « punis » par les lois du matérialisme historique et de la lutte des classes ou par Dieu, voire les deux, à plusieurs reprises ; pour cette ou ces raisons, « l’évolution » de l’histoire humaine les a définitivement privé de leur ancien pays ; d’autres diront que Dieu a offert, à titre définitif, cet ancien pays des Hébreux (les Banu Israïl en arabe) aux fidèles du prophète de la Mecque, en leur permettant de le conquérir à la pointe du sabre...

 

C’est, en résumé, la doctrine de Hamas et de Hezbollah, et plus ou moins celle du Fatah qui se met lui, un brin de fond de teint marxiste avec, autour des yeux, un zest de nationalisme révolutionnaire socialisant, dans le genre « kuomintang de gauche », pour se faire des alliés parmi les gogos antisémites de France et d’ailleurs, ou auprès de ceux des socialistes de la veine de Guesde, ainsi que parmi tous ceux qui se veulent ou se croient, à divers titres, socialistes, et même de terribles révolutionnaires internationalistes.

 

Alain Rubin

 

 

Dans une lettre de Jérusalem,  publiée dans son édition du 17 octobre 2008, l’homme que ce quotidien parisien du soir tient pour son correspondant dans la capitale historique des Juifs,  Jérusalem, consacre un peu plus de trois tiers de colonne à l’historien israélien Zeev Sternhell.

 

Le titre est racoleur : « l’historien Zeev Sternhell pris pour cible par l’extrême droite israélienne ».

 

Ca c’est un titre ! Et dessous quoi ?

 

La semaine précédente, le correspondant spécial du « monde » s’était vu reprocher un article considéré par beaucoup comme étant seulement de l’agit-prop (c'est-à-dire des mensonges présentés à la manière de la propagande stalinienne) dirigée contre les sionistes.

L’homme avait en effet donné dans son article, paru sous forme de tribune libre, un chiffre saisissant et considérable (pour les besoins de la diabolisation d’Israël), d’enfants tués par les effets collatéraux des opérations de Tsahal contre les organisateurs d’attentats suicides et les lanceurs de quassam agissant depuis la bande de Gaza. Ce chiffre a été dénoncé, comme imaginaire et fruit d’une imagination partisane et débridée, dans différents articles de réponse.

 

J’attends pour ma part avec intérêt, la réponse du correspondant sur ce point. Il ne manquera certainement pas, s’il respecte un tout petit peu ses lecteurs et le journal qui lui assure sa pitance et son gîte quotidiens, de donner les sources qui le font parvenir à ce chiffre contesté.

 

L’article concernant Sternhell m’a étonné sur un point qui met en cause ce dernier.

En effet, l’historien israélien est présenté par Michel Bôle- Richard comme étant, je cite : « un socialiste classique, un socialiste de la vieille école, celle de Jules Guesde et de Jean Jaurès. Je suis étonné par cette information, pour plusieurs raisons.

 

Un « socialiste classique », israélien de surcroît, aurait pu être présenté, ou se présenter lui-même, comme un socialiste dans la tradition maintenue du Poalé Tzionisme de gauche.

Poalé Tzion Smol se voulait un courant marxiste intransigeant. Membre de l’internationale deux et demi**2, il demandera même à pouvoir adhérer à la troisième Internationale fondée à Moscou en 1919 par le parti Bolchevique et les courants socialistes qui partageaient sa vision de la lutte politique et de l’organisation politique de la classe ouvrière internationale.

Poalé Tzion soutenait, aussi bien en Pologne (ou il était brillamment représenté par des hommes comme Emmanuel Ringelblum***3) qu’en Palestine du mandat britannique, la perspective d’un état souverain et socialiste, binational juif et arabe (dans l’esprit de l’austro marxisme qui animait en Europe le grand parti ouvrier marxiste juif de Pologne et de la zone juive de résidence de l’empire du Tsar, le Bund).

 

Je suis encore bien plus étonné que Zeev Sternhell, historien étant supposé être un bon connaisseur de la politique en France et du mouvement ouvrier socialiste de ce pays, se soit ainsi présenté au correspondant du quotidien parisien. Mais l’a-t-il fait réellement ?

En effet, comment peut-on qualifier de même vieille école socialiste, celle de Jules Guesde et celle de Jean Jaurès ?

Tous deux sont bien les chefs de deux écoles socialistes classiques, mais elles n’étaient pas du tout la même vieille école socialiste.

 

Prenons deux questions que Sternhell, ou celui qui le fait parler, semble ignorer ou qui ont dues paraître mineures à l’historien ou à celui qui peut être lui a prêté sa propre ignorance :

 

Dans l’affaire Dreyfus, Jaurès et Guesde étaient aux antipodes.

Le premier mit au service de la cause du prisonnier de l’île du diable toute sa puissance politique, toute sa farouche volonté et sa puissance de conviction, pour en faire l’affaire de tout le mouvement ouvrier et de tous les défenseurs de la République, (la République de la grande tradition de 1792).

Le second, considéra que le mouvement socialiste, et plus généralement le mouvement ouvrier, n’était pas concerné par l’injustice subie quotidiennement et pour de longues années par Dreyfus.

 

Pour Guesde, Dreyfus n’était qu’un « bourgeois, et le POF combattait la bourgeoisie ». Le Parti Ouvrier Français n’avait donc pas à en défendre un, même si ce bourgeois était victime d’une monstrueuse iniquité judiciaire.

Dreyfus était « un officier et le POF combattait le militarisme et le corps des officiers ». Alors on n’allait pas, « nous les socialistes, défendre un membre de la caste militaire ».

En outre, rajoutera Guesde, Dreyfus ne veut même pas être défendu, alors qu’il y a tant de victimes innocentes du capitalisme qui attendent pour être défendues…

 

Heureusement pour Dreyfus, dans le mouvement ouvrier, le point de vue de Jaurès prévalu sur celui sectaire, étriqué, passif devant l’odieuse machination antisémite, de Jules Guesde et sa vieille école socialiste classique.

 

prenons la question syndicale.

Ce n’était pas rien la fonction et la place des syndicats ouvriers, pour un « socialiste classique », pour un « socialiste de la vieille école ».

Sur ce problème aussi, problème majeur s’il en fut, et s’il en est encore aujourd’hui, Guesde et Jaurès étaient comme deux écoles socialistes absolument opposées.

 

Guesde défendait âprement que les syndicats ouvriers doivent appartenir en quelque sorte à son parti le POF, tandis que Jaurès défendait leur indépendance totale vis-à-vis de tout groupement politique, fut-il socialiste.

 

Le congrès de la vieille CGT, celui qui adopta la Charte d’Amiens en 1906, montra que l’école de Jaurès pouvait être très proche des syndicalistes des courants anarcho-syndicalistes (les syndicalistes anarchistes) et, qu’à l’opposé, « l’école socialiste » guesdiste représentait quelque chose que l’on retrouvera plus tard, en France et ailleurs, sous d’autres couleurs, cherchant régulièrement à déposséder les syndiqués et les militants pour les assujettir à une fraction, à un parti, au pouvoir d’état .

 

Alors, monsieur le Professeur, pour vous : Jaurès et Guesde étaient une même «vieille école socialiste classique » ?

 

Mais peut-être n’avez-vous rien dit de tout cela au correspondant spécial du quotidien dit de référence ? Peut-être vous l’a-t-il tout simplement fait dire des choses en pensant et en parlant à votre place…

 

Pour résumer, il y aurait bien d’autres choses à relever dans cette présentation curieuse d’un historien israélien qui :

 soit ne connaîtrait que par oui dire le mouvement ouvrier et socialiste en France de l’époque de Jaurès et Guesde, et s’autoriserait pour ces raisons à faire de Jaurès et de Guesde une vieille et même école socialiste classique, sans trop y être allé voir. Ce qui serait tout de même assez curieux pour un homme qui se pique d’une démarche scientifique et s’intéresse paraît-il de très près à l’histoire française

 soit il n’a pas tenu les propos qui lui sont prêtés par le correspondant bien connu du quotidien parisien du soir ?

Ce qui ne serait pas moins grave. Cet à peu près jetant plus qu’un doute, une fois encore, quant à la fiabilité des informations véhiculées par le correspondant du quotidien de « référence ».

 

A suivre ?


 

 

Notes

*1- Aujourd’hui on ne fusillerait plus.

Dans le cas d’Israël, pour ce chancre, « ce cancer » (Ahmadinejad), qui dément la victoire de l’islam (la conquête arabo musulmane établissant une souveraineté perpétuelle, le « dar el Islam »), on compte bien être plus expéditif que les Versaillais, au moyen de l’arme thermonucléaire.

 

**2- la crise de l’internationale socialiste produisit, d’un côté : la troisième internationale, ou internationale communiste, de l’autre l’internationale socialiste maintenue, et au centre, -penchant vers les thèses bolcheviques, mais répugnant à l’extrême centralisation sous le contrôle des émissaires de Moscou contrôlant et sélectionnant l’appareil des partis communistes-, l’internationale dite internationale deux et demi dont Poalé Tzion était membre.

 

***3- Emmanuel Ringelblum appartenait au courant du Poalé Tzion de gauche (« smol »).

Il fut l’âme de l’équipe « d’Oneg chabbat », qui tint la chronique de la mise à mort des centaines de milliers de Juifs enfermés dans le ghetto de Varsovie de 1940 à 1943. Il sera fusillé, avec son fils et ses quelques compagnons survivants du soulèvement du ghetto de Varsovie cachés chez un militant socialiste polonais, après l’extermination des Juifs de Varsovie.

 Il écrivit beaucoup. C’était aussi un véritable historien, un chercheur passionné et passionnant. Il écrivit aussi au sujet des relations socialistes qui s’établiraient entre Arabes et Juifs en Palestine indépendante après la guerre. Il est donc étonnant qu’un homme comme Zeev Sternhell, qui se veut socialiste classique et toujours sioniste, ne se présente pas au lecteur français en se réclamant simplement d’un homme de la conviction socialiste classique et de la trempe de Ringelblum, mais d’une prétendue école socialiste française qui aurait été commune à Guesde et à Jaurès, alors que ces deux hommes étaient opposés entre eux sur les principales questions de tactique et de stratégie du mouvement ouvrier socialiste de leur époque.


 

 

PS depuis, notre historien est monté en grade.

Avec Eli Barnavi, il est devenu un des piliers du munichois appel « JCALL », une initiative politique rendant Israël exclusif responsable de ce que ses interlocuteurs ne veuillent pas le reconnaître, quoi qu’il fasse en matière de concession.

Les toutes récentes déclarations du leader spirituel des Frères musulmans, Al Qaradhawi,- haranguant deux millions d’Egyptiens place Tahrir, pour les convaincre de submerger Israël afin d’en finir avec scandale permanent- une terre conquise par l’Islam cessant d’être terre d’islam pour être terre d’islam, de christianisme, d’athéisme, de bahaïsme, et... scandale des scandales, terre de judaïsme non réduit au statut de la dhimmia comme les Coptes d’Egypte- montrent, à qui n’est pas aveugle et sourd volontaire, qu’un accord israélo-palestinien n’est pas une affaire de concession israélienne. Elles montrent, que la nature des concessions, c’est de choisir : la valise ou le cercueil ! Nos brillants universitaires ont à cet égard déjà choisi. Les points de chute qu’ils se sont trouvés, ici et là, en Europe et aux USA ne sont pas trop inconfortables.

 

Dans mon article je distinguais Guesde et Jaurès sur la question de l’indépendance du syndicalisme vis-à-vis des « écoles socialistes ». La toute récente décision du Bureau confédéral de la CGT, pour financer le « Marmara » français et pour faire de l’antisionisme un point de programme de cette central syndicale, montre que la différence entre Jaurès et Guesde était bien une différence capitale, une divergence majeure et que : soit Sternhell ne connaît rien aux syndicats et au syndicalisme en France, soit qu’il ne connaît rien des « écoles socialistes classiques » en France, soit le quotidien de référence du soir l’a fait parler et a inventé un entretien qui n’a pas eu lieu.

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:18

 

ANALYSE-A-LA-UNE

 

 

 

Pourquoi il faut ouvrir l’œil sur Damas et Le Caire quand pleuvent les Grads sur le Sud.

 

par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

lessakele/le-hamas-tente-t-il-de-sauver-la-face-d-assad-quand-les-kurdes-et-villes-de-syrie-sont-dans-la-place-

 

Chaque jour qui passe, Assad espère pouvoir poursuivre le massacre à huis-clos, pendant que le Hamas occupe la scène médiatique en bombardant Ashkelon, Ashdod, BeerSheva…

 

 

Ce jour, les nouvelles en provenance de Banias (port du nord syrien) et de bien d’autres secteurs, comme Deraa, Deir Ez Zor, annoncent leur quota de morts, alors que les communications avec les villes-cibles du régime Assad sont coupées. A Banias, le frère de Bachar, le sanguinaire Maher a lancé sa 4è division blindée alaouite et au moins 10 personnes ont laissé la vie ; à Deir-Ez-Zor, au moins vingt autres ont connu le même sort, à Deraa, l’armée tire à balles réelles sur les foules assemblées pour les funérailles des « martyrs » de vendredi dernier. Des dépouilles n’ont pas été retournées à leurs familles, des opposants sont kidnappés et ne réapparaissent jamais… etc.

 

 

Le Hamas, quant à lui, entretient une terreur suffisante sur les villes du sud israélien pour maintenir les citoyens près des abris, mais surtout escompter que son offensive durera le temps nécessaire :

 

- Pour que Bachar reprenne la main sur les villes syriennes en effervescence

- Pour que l’opinion publique se détourne des guerres « ratées » de l’oncle Obama : le statuquo se prolonge en Libye. L’Amérique est déjà sur le repli et Kadhafi maintient sa progression, menaçant toujours les « rebelles »

- Pour que la Ligue Arabe vienne à sa rescousse, dans un bon vieil élan de « solidarité », exigeant le même traitement envers Jérusalem qu’à Tripoli :

- C’est Amr Moussa qui a, aujourd’hui, fait la demande d’une « zone d’exclusion aérienne » au-dessus de la Bande de Gaza

- Si l’exigence paraît inconsidérée aujourd’hui, qu’en serait-il dans 4 mois d’ici, alors que la proclamation d’un Etat Palestinien, conjointe au Fatah et au Hamas, enfin réconciliés par l’entremise égyptienne, tiendrait l’agenda de l’ONU ?

 

 

L’objectif, jusqu’en fin septembre 2011, sera donc de maintenir, autant que faire se peut, le front ouvert avec Israël, tout en programmant ce processus de « réconciliation » avec le Fatah d’Abbas, par l’entremise de la médiation égyptienne. Par Palestiniens interposés, ce sont, en fait, les anciens frères ennemis égyptiens et syriens qui tentent de reformer le couple mythique du panarabisme de Nasser et Hafez el Assad, jusqu’à la « trahison » d’Anouar el Sadate, qui a permis l’entrée massive des Etats-Unis dans la danse, au Moyen-Orient. Celui-ci, en recherchant la protection américaine, a perturbé le jeu classique des Arabes réfugiés derrière le bouclier soviétique, durant la guerre froide. Si l’Union soviétique a été mise sur la touche en Afghanistan, l’Amérique, par son implication dans des guerres coûteuses et pas aussi victorieuses qu’elle aurait pu l’escompter, se trouve, aujourd’hui sur une pente déclinante similaire. Elle n’est, en tout cas, plus en mesure d’imposer ses vues, à travers des dictatures réputées plus ou moins « modérées », mais désormais incapables de tenir leurs peuples.

 

 

C’est l’enseignement que le monde arabe peut, d’ores et déjà, tirer du fiasco libyen, où Obama a, ni plus ni moins « planté là » Français et Britanniques, en leur confiant les rênes et le droit d’accolade avec leurs nouveaux amis rebelles. L’Administration américaine s’est lancée dans une guerre par procuration, sous couvert de l’ONU, sans la moindre intention de joindre les moyens à la parole et en laissant le front tourner au vinaigre ou à la guerre de position (éembourbement"), puisque les protagonistes se valent, en matière de vertu « démocratique ».

 

 Le sud d’Israël, à ce rythme, n’est donc pas près de connaître l’accalmie. Il s’agira, pour les propagandistes palestiniens, de faire admettre aux Occidentaux, par différentes opérations alternantes, de tirs de missiles, puis de « pacifiques » embarcations turques et d’autres nationalités, que le dernier obstacle à la paix, c’est le blocus de la Bande de Gaza. De son côté, l’Egypte ne devrait guère être trop regardante à rouvrir, un jour ou l’autre, le passage de Rafah, pour que les groupes terroristes puissent s’approvisionner en armes de plus en plus lourdes, étendant toujours plus leur rayon d’action.

 

Le Hezbollah, au nord, pourrait, également, entrer dans la danse, à la mesure d’une pacification dans le sang en Syrie, de façon à ne pas être surpris par une rupture soudaine de son approvisionnement en armes, pour causes de troubles politiques persistants.

 

 

D’ici là, donc, pour l’état-major irano-syrien téléguidant le Hamas, coordonné par le Hezbollah à Beyrouth, il faut tout faire pour tenir le challenge. Assad doit être en mesure de mâter son peuple, tout en annonçant des « réformes inspirées du modèle européen » (sic.). Les frères musulmans en Egypte tenteront de « faire le ménage » et de discréditer le Conseil militaire mis sur pied pour assurer une « transition démocratique ». L’Iran continuera, avec le Hezbollah, de mettre l’Arabie Saoudite sous pression au Bahreïn, au Yémen, à Oman et, surtout, à partir de l’Irak, nouveau fief qui permet de défier tous les pays sunnites environnants, en maintenant le contrôle sur le Liban et, au besoin, en appuyant la répression alaouite à Damas.

 

La cerise sur le gâteau consistera à persuader Mahmoud Abbas que l’Amérique n’a plus la main dans la région et qu’il a tout à gagner à rejoindre le « camp du refus », jusqu’à présent, domicilié en Syrie (QG des principaux groupes terroristes palestiniens), mais qui a toutes les chances de progresser, sous couvert de « révolte arabe ».

 

Or, à moins d’un an des présidentielles américaines, Obama aura besoin d’un semblant de « victoire diplomatique » sur le papier, pour masquer son bilan déplorable dans tous les autres domaines économiques et stratégiques. Comme Dhimmi Carter en 1978, aux prises avec les Sandinistes au Nicaragua ou les Mollahs en Iran, comme Clinton et la robe de Monica Levinsky, en 2001, la configuration qui s’offrira au locataire de la Maison Blanche, sera qu’il aura, au moins, obtenu une « soudure » entre les frères ennemis palestiniens. Le monde arabe, selon ses conseillers, pourrait retrouver une presque stabilité à l’occasion d’un traité arraché à un Israël considéré comme globalement « récalcitrant », lorsqu’aucune clause de sécurité ne va plus de soi…

 

 

Reste donc un impondérable : comment Jérusalem réagira t-il à cette succession de « coups d’état » en douceur, et de rapprochement régional entre les anciens dictateurs et les Islamistes que les Occidentaux, dans leur myopie, confondent avec un élan irréversible vers la « démocratie » ?

 

Sur le plan militaire, une victoire sur le Hamas impliquerait d’entrer en force à Gaza, sur le modèle de l’opération « Plomb Fondu », en menant la guerre de façon plus profonde et systématique encore. En attendant, il faudra des trésors de précision et de renseignements pour porter des coups suffisamment dissuasifs aux groupes terroristes gazaouïs. Sur le plan diplomatique et médiatique, une telle action d’envergure impliquerait, un détournement de l’attention publique des autres mouvements en cours dans le monde arabe. Et l’on peut compter sur les relais habituels  de la presse occidentale et du "Quartette" pour pousser les hauts cris d’orfraie, lorsque leurs propres armées sont impliquées et également piégées dans des guêpiers de type libyen.

 

 

L’engagement de Bachar al Assad auprès de Kadhafi ne laisse que peu de doute sur la diversion tentée pour y attirer des Européens inquiets à cause d’éventuelles vagues migratoires pouvant s’échouer sur leurs côtes (Lampedusa). L’avertissement de la Ligue Arabe, réclamant une « zone d’exclusion aérienne » au-dessus de Gaza, tient de l’aveu que la Libye, là où elle ne s’est jamais réellement engagée, n’était qu’une mise en bouche, contraignant l’OTAN et l’ONU à ne pas faire « deux poids-deux mesures » et à se tourner vers le véritable objectif de la Conférence de l’Organisation Islamique.

 


La diplomatie israélienne devra jouer de subtilité pour démontrer aux Américains et Européens qu’ils feraient mieux d’y regarder à deux fois avant de se laisser entraîner au fond du piège de leurs bons sentiments, et à quel type de ruse ils s’exposent, se mirant dans leur reflet du miroir aux alouettes d’une prétendue « démocratie en marche ». Il ne suffit pas de se contenter d’une vague « supervision » du haut des cieux pour que le processus s’enclenche…  Encore faut-il la détermination nécessaire à faire tomber des régimes aussi répressifs que celui de Kadhafi, Assad et Ahmadinedjad. Sans quoi, ils n’auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer sur l’immobilisme de leurs campagnes de promotion. 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 13:52

 

logo celier

Merci François, 

 

Guetteur, qu’en est-il de l’humanité ?

Un jeu de massacre…

 Pasteur et écrivain

©François Celier.  © 2011 www.aschkel.info

Précédent article :

Une approche métaphysique des évènements secouant le monde arabe . Par François Célier 

 


            « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel (Luc, 21, 10-11) ».

 

            « Loï ! Loï ! Pourrait dire le guetteur Isaïe… Des peuples entiers sont plongés dans les alarmes et les larmes. Un même sang rouge irrigue les corps de toutes couleurs de peau. Des tsunamis ravageurs déferlent sur les côtes lointaines. Des radioactivités mortelles sont les fruits aventureux de la science. Ulcérés et cruels, des Rois et Chefs d’Etats sombrent mentalement entre confusion du mal et du haut mal. Egarés qu’ils sont dans les ombres de la vallée de la mort, ils entraînant avec eux dans les affres de la folie qui les habite un grand nombre de leurs sujets. Par cycles imprévisibles se révèlent des signes métaphysiques annonciateurs…

 

            Quand l’ange de la mort fauche des moissons de vivants dans ses terres orientales, européennes, asiatiques, africaines ou américaines, on peut s’interroger sur la raison de ces soubresauts à l’aube du troisième millénaire ; sur la dérive des civilisations humaines les plus avancées, face à la résurgence des barbaries anciennes. Préludes au jugement de l’orgueil des nations ? A l’arrogance des puissants, souriants aux clameurs de haine, sourds aux cris des désespérés ?

 

            Personne n’est à même de se lever pour guider des dirigeants égarés. Dans les temps de dérélictions qui s’ouvrent devant nous, quel prophète élèvera la voix avec des paroles qui éclairent ou alertent des périls à venir ? Quel visionnaire tracera une voie de salut dans l’épaisseur des ténèbres ? Quel génie humaniste ou homme de foi expliquera pourquoi les mots sont menteurs sur les maux qui s’abattent continûment ? Quel homme de dimension spirituelle formulera une projet salvateur ?

 

            Quand la plus abusive des ruses du Diable suborne l’esprit des intelligents et des innocents sur sa non-existence, alors qu’il est plus que jamais présent ; on mesure à quel point les hommes d’aujourd’hui occultent sciemment l’Eternel de leur cœur ; combien ils relativisent leur conscience du bien et du mal, au point de l’inverser à 180°. Grande est leur soif de se vouloir autonome, d’être  je suis par eux-mêmes, de s’affranchir des carcans cultuels et culturels surannés, alors qu’ils s’intoxiquent de mensonges quotidiens, de connaissances dénuées d’éthique, de cupidité et de cynisme, tout en déifiant leurs jeux de modus vivendi futiles ou mortifères.

 

               Qui perçoit le risque de ce que les lumières de la civilisation ne s’éteignent sur l’Europe, matrice vieillissante des sociétés avancées ? Et quand est-il du devoir citoyen d’instruire et de proclamer autour de lui que la violence est inhérente à la théologie de l’islam notamment, à ses dures Lois de la charia ? Violence congénitale endémique dans l’esprit et la lettre de ces fondements médinois exhortant leurs fidèles aux barbaries médiévales pour réactiver la cruauté des razzias, des burqas geôliennes, des crimes d’honneur horribilis, des lapidations, mutilations et décapitations décrétées au nom d’un Akbar miséricordieux ?

 

            Mais en fait, quelle est la dimension numérique de la menace ? Un milliard trois cent millions de musulmans, soit un cinquième de la population mondiale dont la très grande majorité ne sont pas des islamistes. Entre séculiers, agnostiques, athées et membres de croyances diverses, 5 milliards de non mahométans sont assez puissants pour tenir en respect le noyau dur des idéologues et mollahs hégémonistes qui gangrénent le cœur du coran et de l’Oumma. A condition d’être informés, enseignés, organisés et déterminés, quelques centaines d’ex-islamistes rescapés, quelques milliers de musulmans réformateurs et quelques dizaines de milliers de non musulmans éclairés peuvent détruire ces nodules cancérigènes. Il est grand temps de créer un réarmement moral des peuples occidentaux, conscients des rapports de puissances antagonistes, convaincus de la force de nos valeurs historiques démocratiques et du souffle de liberté qui nous meut. 

            Dans le capharnaüm d’un nouveau monde oriental arabe qui cherche à se défaire des tyrannies ancestrales, en quête de nouveaux repères, l’apparition du concept de démocraties islamiques apparaît bien improbable, voire fallacieux, étant miné par une charria sous-jacente, inhérente au coran fédérateur, coercitive et contraignante en regard des valeurs d’indépendances entrevues… en trompe-l’œil. Ces sociétés arabes qui aspirent légitimement à se relooker en habits de libertés s’engendrent dans des révoltes sanglantes, exaltées par des incantations Allahriques. Elles risquent fort de se découvrir des lendemains corsetés de nouvelles frustrations en flash-back.

            Le christianisme est à nouveau la religion la plus persécutée au monde. Des chrétiens qu’on égorge çà et là, des communautés religieuses persécutées en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie, en Corée du Nord. Bref, là où les chrétiens sont minoritaires, là s’y déclenchent les haines meurtrières, surtout en pays musulmans. Sur les lieux même où le christianisme prit naissance, rayonnant  jadis sur tout le Moyen-Orient, d’ancestrales manières se perpétuent : attentats, crimes, viols et tortures. En Arabie Saoudite, le culte chrétien est puni de mort. En Turquie, les anciennes communautés chrétiennes, antérieures à l’islam, sont amenées à disparaitre (histoire, culture, corps et âmes). En Egypte, les coptes ; au Liban, les maronites, forcés d’émigrer en Occident. En Irak, harcèlement incessant des communautés chrétiennes jusqu’à ce leurs disparition. Partout et en tous lieux, églises attaquées et brûlées, prêtres assassinés... 

           

            Qui d’autres seront les grands perdants des chambardements actuels ? Les Etats-Unis, par fautes et trahisons Husseiniennes de leur Président-fossoyeur, qui les font décliner sur de nombreux plans ; l’Europe, économiquement affaiblie, submergée d’une masse migratoire colonisatrice et la perte de ses valeurs humanistes par la déchristianisation mortelle de son âme ; le Japon en souffrance, qui pense ses plaies et devra lutter jour et nuit pour redresser son pays-Titanic avant de regagner son niveau de croisière techno-économique ; et enfin le sempiternel bouc-émissaire israélien, traqué par la haine irrationnelle d’Amalek, un des innombrables archétypes incarnés du Malin. Au cœur du dilemme métaphysique, une Jérusalem harcelée, pressurée par l’hostilité des nations coalisées. Yéroushalaïm, cœur spirituel d’Eretz Israël, qui ne devra son salut qu’aux défenses sacrificielles de ses armées.  

 

             Quant à l’interrogation sur le sens de l’avenir de la vie ? Les pertes sont désastreuses, spécialement celles du sentiment de liberté de parler et de penser par soi-même ; l’impossibilité d’agir en secours solidaires ; la défection du courage des élites, et la cupidité mercantiles généralisées : grèves en cascades, blocages économiques, paupérisation exponentielle. Plus d’échappatoire. Impossibilité de croire et d’espérer en la providence, qui fut supplantée par un concept d’Etats providences fictifs et trompeur. Le rideau rouge d’une fin de partie de nos sociétés civilisées est en train de descendre sur le spectacle affligeant de notre monde qui délire et se désagrège.

 

            A mes yeux, ce naufrage de l’humanité sans Dieu, qui se manifesta en pointillés tout au cours de l’Histoire, se trouve actuellement symbolisé par le massacre de la famille Fogel, dans la ville d’Itamar en Samarie, terre israélienne depuis trois millénaires. Ehud un père pionnier valeureux, Ruth, une mère courage, Yoav, un enfant de onze ans, Elad, un autre de 3 ans et Hadas, un bébé de 3 mois, poignardés ou égorgés, massacrés parce que juifs israéliens sur la terre de leurs ancêtres… par des assassins palestiniens, fruits maudits d’un  palestinisme idéologique, aveuglément encensé par un monde insensé, avec la complicité active des politico-média-stases du mensonge. Cependant que çà et là, des populations arabo-palestiniennes endoctrinées, viscéralement hostiles aux juifs depuis le temps des Philistins, fêtaient cette abomination avec des cris de joie, des chants et des gâteaux dans leur univers de barbarie. Des malédictions s’abattirent jadis sur les Philistins. Il en sera de même sur les palestiniens qui pratiquent la barbarie criminelle, ainsi que leurs alliés politiciens et médiasticiens qui se déshonorent à jamais en les soutenant.

 

            « Qu’en est-il de l’humanité ? Un jeu de massacre… répondent mon cœur affligé, ma gorge serrée et mes yeux pleins de larmes dans le Parvis des Gentils (1). Depuis la nuit des temps, l’équité et l’éthique de la valeur de la vie n’ont pas changé d’un iota. Que l’Eternel nous viennent en aide par l’avènement du Messie.

 

François Celier

           

 Partie du Temple de Jérusalem où les non juifs avaient le droit de s’approcher de Ha’shem.

 


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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:37

Merci Alain,

 

Catastrophe nucléaire au Japon et apparition de monstres

par Alain LegaretLe monde à l'endroit

Le JAPON vit des heures extrêmement difficiles. Les plus difficiles depuis 1945.

Après le tremblement de terre et le tsunami dévastateur de vendredi dernier, ce sont les explosions des réacteurs nucléaires qui s’enchaînent les unes après les autres.
Les dégâts sont considérables et les pertes en vie humaines se comptent par milliers.
Le nombre de sans-abri quant à lui, se monte au delà du million.

Le peuple japonais fait montre jusque-là d’un sang froid qui force l’admiration. Face à l’avalanche de catastrophes, pourront-ils continuer à surmonter cette épreuve avec autant de dignité ?

Dans le même temps, des monstres ont fait leur apparition.


Le lendemain du Tsunami, ils se sont introduits dans une maison de la localité d’Itamar et ont massacré la famille Fogel, le père, la mère et les enfants âgés de 11 ans et 4 ans et un bébé de 3 mois.
Armés de couteaux, ils se sont livrés à une véritable boucherie (photos), maculant de sang les lits, le sol, et les jouets des petits d’homme. Les monstres n’ont eu aucun scrupule à exécuter des êtres humains pendant leur sommeil, poignardant et égorgeant les enfants dans leur lit.

La bestialité de la scène ne saurait attribuer ce massacre à des êtres dotés de conscience.

Les monstres veulent rayer l’humain de la surface de la terre. Ils n’ont aucun respect de la vie. De la notre, comme de la leur : ils envoient certains d’entre eux se faire exploser parmi nous, le but étant de détruire le plus de vies possible. Leur violence n’a pas de limite. Ils terrorisent. Ils font peur. C’est là leur arme.

Cela commence par l’intimidation du conducteur de voiture ou de la vieille dame qui doit leur céder le passage dans la rue, et ça va jusqu’à la destruction du World Trade Center à New-York.

Ils avancent toujours des raisons douteuses à qui veut bien les croire : 

Sur le conducteur de voiture ou la vieille dame, ils considèrent qu’ils ont des droits puisqu’ils se posent en victimes de la société. 

Pour le World trade center, détruire le symbole du capitalisme est pour eux une faveur qu’ils font au monde. Quant aux victimes à l’intérieur des tours et des avions, elles seront autant d’avertissements adressés à ceux qui prévoiraient de leur résister.

Et pour justifier le massacre de la famille Fogel à Itamar, le fait qu’ils soient juifs est une raison suffisante pour faire passer la pilule, étant donné que l’antisémitisme est encore largement répandu dans les sociétés décadentes.

Les monstres ne sont pas isolés. Ils comptent sur terre de nombreux congénères et complices.

A Gaza par exemple, des monstres retiennent en otage un être humain depuis quatre ans et demi dans l’isolement le plus total sans même lui permettre une visite de la Croix-Rouge.

A Gaza encore, des monstres fêtent les massacres en distribuant des bonbons dans la rue. Ils l’ont fait quand les tours de New York ont été détruites, ou encore récemment, lorsque les bébés d’Itamar gisaient encore dans leur sang.


Envers leurs propres bambins aussi, les monstres ont de curieux agissements. Quand ils ne les transforment pas en jouet ou qu’ils ne les envoient pas se faire exploser, ils s’en servent de boucliers afin d’accuser cyniquement les humains de tuer leurs enfants.

Mais si les monstres sont si puissants aujourd’hui, c’est parce qu’ils bénéficient de certaines complicités

Juste après le massacre d’Itamar, l’AFP publiait une dépêche dans laquelle on pouvait lire :

« La situation était très tendue depuis des jours entre paysans palestiniens et colons juifs extrémistes »

Oui, vous avez bien lu ! Pour les journalistes monstrueux, les extrémistes sont ceux qui se font froidement égorger pendant leur sommeil.

Et la formulation abjecte de l’AFP a été reprise sans sourciller par Libération, Le Figaro, Le Monde, le Nouvel Obs, France24, Le Point, TV5, l’Express, La Libre Belgique, l’Est Républicain, Euronews, Radio- Canada et bien d’autres encore…

Une population entière d’êtres humains lobotomisée à la gloire des monstres ! On leur a bouffé le cerveau. Quoique le terrain était tout disposé : on avait déjà réussi à leur faire gober que quand un salaud vole le sac à une vieille femme, c’est le salaud qui est la victime.

Car les monstres tiennent le haut du pavé. Attention, on ne les approche pas ! Quand ils s’installent dans un quartier, les humains ne peuvent plus y aller. Même les pompiers et les ambulances n’y vont que sous protection policière ! Et si la police des humains a le malheur de vouloir attraper le salaud qui a attaqué la vieille femme, tous les monstres les menacent de représailles.

D’ailleurs, il est curieux qu’on n’ait pas vu les monstres-indignés, les monstres-prolos ou les monstres-écolos se lever pour condamner le massacre d’êtres humains à Itamar. Non, ils s’indignent uniquement pour défendre les autres monstres ou quand il s’agit de se désolidariser d’un affreux qui n’a plus le vent en poupe.

Parce que dès que l’un d’eux est atteint de déchéance, il est abandonné.

Ainsi Kadhafi, après 42 ans de règne ignoble s’est vu renier par ses pairs quand il a été menacé de perdre le pouvoir.

Et pourtant le monstre de Libye continue à massacrer à tour de bras. Du coup, il reprend le dessus. La communauté internationale se met donc à hésiter : si les monstres dictateurs tombent comme des dominos les uns après les autres, cela pourrait affecter ses approvisionnements en pétrole. Il s'agirait pour elle de stopper l’épidémie. La résistance de Kadhafi lui apparaît donc comme une véritable aubaine. 

Alors qu'elle voulait une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye pour empêcher le monstre de Tripoli de bombarder sa population, la voilà qui commence à traîner des pieds.

Elle veut faire cela dans les règles, dit-elle.

Elle si prompte à condamner les humains, il semblerait cette fois qu’elle ait envoyé des convocations en recommandé avec accusé de réception, par facteur en vélo aux quatre coins du monde en espérant que Kadhafi finisse le boulot avant qu’elle ne puisse contrarier ses plans.

Le jour où la zone d’exclusion aérienne sera enfin votée, elle empêchera seulement de voir du ciel le monstre de Tripoli danser sur les tombes des pauvres Libyens épris de liberté, qui auront pu apercevoir, l’espace de quelques semaines, la lumière de la délivrance.


Quand on parle de communauté internationale, on pense obligatoirement à l’ONU. Elle aussi est composée d’affreux qui passent leur temps à condamner les humains et à encenser les monstres.
Elle avait même nommé la Libye de Kadhafi, présidente de la Commission de Droits de l’Homme et membre du Conseil du même nom. Autant confier au loup le soin de garder les agneaux.

L’ONU qui à travers sa filiale UNESCO, se charge de voler les biens des être humains. C’est ainsi qu’elle a récemment confisqué la tombe de Rachel au peuple juif.

Parce s’il y a une chose qui se répète, c’est que les monstres qui veulent soumettre l’humanité sont toujours foncièrement antisémites.

Les Juifs sont toujours leur cible première. Et s’ils les nomment péjorativement sionistes, colons ou youpins c’est pour les déshumaniser avant de les assassiner.

Ces monstres là, apparaissent curieusement non pas après mais avant une catastrophe nucléaire au Japon.

1945 a vu la fin des monstres en Europe.

Espérons que 2011 voit la fin des monstres dans le monde.

Des monstres et de leurs complices.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 06:15

 

 

 

 

 

 

Philippe Karsenty - Interview exclusive :« Une grande gueule à l’Assemblée Nationale ! »

Pour  © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele  

 

 

« Avant de vous répondre, je souhaiterais exprimer ma peine et ma colère face au nouveau crime barbare qui a été commis ce shabbat à Itamar. Quand cela va-t-il cesser ? Ce crime est le résultat de la récente condamnation d’Israël à l’ONU.  Cette condamnation, à laquelle la France a malheureusement participé, fut le feu vert politique qui a été donné à ce crime odieux. Où est la réprobation internationale ? Qu’attend le monde entier pour exprimer son soutien à cette famille décimée et à Israël, ce pays meurtri ? »

 

Philippe Karsenty, candidat pour l’élection du député des Français à l’étranger

 

Enjeu : Philippe Karsenty sera candidat pour la 1ère élection, en juin 2012, des 11 députés des Français à l’étranger, dans la 8è circonscription, qui comprend Israël. Ce sera la première fois que tous les expatriés et double-nationaux pourront faire entendre leur voix à l’Assemblée Nationale : le poids des électeurs franco-israéliens sera déterminant, parce que capables de faire basculer l’élection. Les autres pays de cette circonscription sont : l’Italie, Malte, la Grèce et la Turquie. Il est donc très important que les électeurs se mobilisent pour cette échéance, autour d’un candidat qui a fait la preuve de son attachement à la vérité sans compromission, l’intégrité étant la 1ère valeur en politique. Elle, seule, sert la promotion de la démocratie, dont l’accouchement est douloureux au Moyen-Orient.

A&G - Bonjour Philippe : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à présenter votre candidature pour cette élection, où les Français d’Israël et de tant d’autres pays, pourront enfin se faire entendre à l’Assemblée ?

Cette élection est une nouveauté, ce sera la première fois que les Français de l’étranger pourront élire des députés. Les Français d’Israël et d’Italie seront prépondérants dans ce vote et j’espère être en mesure de les représenter dignement. Etant déjà élu, ayant l’habitude de traiter avec les personnels politiques français, israéliens, mais parfois aussi italiens, j’ai saisi cette opportunité qui se présentait pour prolonger mon action politique et médiatique.
C’est une chance unique de faire entendre une voix différente au parlement français. Ce sera aussi une chance de pouvoir représenter et défendre les intérêts et les préoccupations des Français de l’étranger.

 

A&G - Choisissez-vous de vous présenter sous une étiquette et laquelle, ou en indépendant ? [Et quels avantages et inconvénients] ?

Je compte me présenter de façon indépendante de la même façon que je me suis présenté sans étiquette à Neuilly où j’ai été élu en 2008. Je pense que compte tenu des prises de position des partis politiques français, cette indépendance est un atout majeur. En effet, comment imaginer soutenir un candidat qui serait soutenu par l’UMP ou le PS ? On a pu voir leurs attitudes, notamment à l’égard d’Israël, et en être très déçu. Je serai un candidat libre de toute compromission qui dira et fera ce qu’il pense juste et bon. Bien évidemment, les candidats qui bénéficieront d’une étiquette politique seront avantagés dans certains pays de la circonscription. Cependant, en Israël, l’investiture d’un parti sera un fardeau lourd à porter, cela signifiera endosser la politique arabe de la France !

 

A&G - Dans cette 8è circonscription, la voix d’Israël sera prépondérante : elle représente 55 700 électeurs (double-nat.), l’Italie et Malte : 42 000, la Grèce et la Turquie : 12 000, etc. Que diriez-vous de plus aux double-nationaux d’Israël qui leur fasse comprendre qu’ils ont une occasion unique de changer les relations entre Jérusalem, Paris, à terme l’Europe ?

C’est en effet une occasion unique qui se présente aux Français d’Israël de se faire représenter et de se faire entendre. Aucun député français ne porte le message des français d’Israël en France. On les entend parfois venir en Israël pour parler aux Israéliens et avoir des paroles fortes ici. Malheureusement, dès qu’il repassent la frontière, on ne les entend plus à Paris. Si les électeurs m’accordent leur confiance, je ferai porter leur voix à Paris, dans le monde politique et dans l’univers médiatique.
J’ai le temps et l’énergie à consacrer à cette campagne et je vais m’y engager pleinement.

 

A&G -  On vous connaît, en France et en Israël, pour être le principal contradicteur de la version officielle des médias parisiens. Cette liberté de ton est-elle un atout majeur et un axe fort de votre campagne ?

 
Cela est un atout car je resterai toujours le même. Néanmoins, je ne m’attends à aucune faveur de ces fameux médias français qui ne me feront pas de cadeaux. C’est pour cela que ma campagne sera basée sur les médias francophones locaux, mais aussi sur internet et les réseaux sociaux.

 

A&G  - La plupart des autres candidats, de droite ou de gauche, se battront très fort pour porter la vision traditionnelle  de la France, en ce qui concerne Israël et ses voisins (Palestiniens en particulier). Quelle idée vous faites-vous de la place d’Israël, en Méditerranée, en cette période tourmentée ?

Si c’est pour porter la vision traditionnelle de la France, pourquoi alors se présenter dans cette circonscription si spéciale ? La politique de la France en Méditerranée, c’est la diabolisation d’Israël comme on peut le voir de façon continue depuis tant d’années. Il faut donc en changer. L’effondrement des dictatures arabes soutenues par la France depuis tant d’années est le révélateur de cet échec. Voir Sarkozy vouloir bombarder Kadhafi après lui avoir déroulé le tapis rouge, c’est vraiment l’abaissement et l’humiliation de la France. Et qu’on ne me parle pas de realpolitik, c’est de l’avilissement. Israël est le seul allié fiable du monde occidental dans cette région troublée du monde, le seul pays sur lequel l’Europe peut, et devrait, s’appuyer.

  

Be Hatsla'ha, Cher Philippe, merci d’avoir pris ce temps de discussion avec les lecteurs d’Aschkel.info et Lessakele, et à très bientôt pour la suite de cette campagne, à n'en pas douter nous serons très nombreux à vous soutenir !

Aschkel &Gad

Comité de soutien à Philippe Karsenty sur Facebook

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_103910209691752&ap=1

Voir aussi l'interview chez Jean-Patrick Grumberg ICI

relire la dernière interview de Philippe

>Interview exclusive de Philippe Karsenty : « Il est temps que la vérité sur « l’affaire al-Doura » sorte au grand jour, on ne peut accepter l’inacceptable »

http://www.aschkel.info/article-interview-exclusive-de-philippe-karsenty-il-est-temps-que-la-verite-sur-l-affaire-al-doura-sorte-au-grand-jour-on-ne-peut-accepter-l-inacceptable-59754401.html
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:04
Exiger aujourd'hui d'Israël une relance des négociations est irréaliste et dangereux

 

Par Laly DERAI

hamodia

 

Le Pr Hillel Frish est expert en géopolitique du Moyen Orient et membre du Centre d'études stratégiques Bégin-Sadate de l'université Bar Ilan. Il analyse l'impact des récents évènements au Moyen Orient sur Israël, l'Autorité palestinienne et la Jordanie. Et s'étonne que certains trouvent opportuns d'appeler aujourd'hui à la reprise des pourparlers avec les Palestiniens.

- Hamodia : Il semble que plusieurs pays européens se servent du " printemps arabe " pour pousser Israël à reprendre les pourparlers avec l'Autorité palestinienne (AP). Comment expliquez-vous cette démarche et pensez-vous qu'en cette période d'instabilité régionale, elle soit souhaitable ? 

- Prof. Hillel Frish : Les discours de ces dirigeants européens sont à peu près les mêmes que ceux de la gauche israélienne, à savoir qu'en cette période d'instabilité et alors que les extrémistes et les islamistes menacent de prendre le pouvoir dans plusieurs pays arabes, il est important de renforcer la branche arabe modérée, représentée, chez les Palestiniens, par Mahmoud Abbas et Salam Fiyad. Selon eux, il est nécessaire de parvenir à un accord de paix avec Fiyad et l'AP avant que le Hamas ne parvienne à prendre le pouvoir en Judée et en Samarie. 
Je pense pour ma part que cette vision des choses est une erreur : il est vrai qu'en temps de crise, et lorsque les choses ne dépendent que de nous, il faut parfois prendre des décisions audacieuses. Mais lorsque les choses dépendent également d'un interlocuteur qui, au mieux, ne veut pas vraiment d'un accord durable et au pire, veut notre perte, alors parler de '' paix immédiate '' en plein cœur d'une période d'instabilité est, à mes yeux, irréaliste et dangereux. 
 

- En quoi ce qui est en train de se passer depuis quelques semaines est-il lié au dossier israélo-palestinien ? 
 

- En rien ! Mis à part le fait que soudain, on se rend compte que ce dossier n'est pas le plus brûlant du Moyen Orient... Soudain, le conflit qui déchire depuis des décennies Israël et les Palestiniens semble beaucoup plus insignifiant et en tous cas beaucoup moins urgent et important que ce qui se passe en Égypte ou en Iran. Aujourd'hui, la scène internationale est préoccupée à 60 % par ce qui se passe en Égypte, à 30 % par ce qui se passe en Iran tandis que les autres pays - Libye, Tunisie, Israël - se partagent les 10 % restants. 
 

- Les récents évènements ont-ils eu une influence sur l'AP et le Hamas ?

- Bien entendu. Mahmoud Abbas est aujourd'hui encore davantage sur la défensive et le Hamas se sent pousser des ailes : il a le sentiment qu'il peut désormais refuser clairement de se soumettre aux exigences de l'AP. 

- Ce printemps du peuple arabe est souvent relié à une volonté populaire de démocratie. Peut-on dire aujourd'hui que l'AP est une entité démocratique ? 

- En aucun cas on ne peut considérer les deux entités qui dirigent aujourd'hui, de facto, le peuple palestinien, comme des entités démocratiques. Tout d'abord pour la simple et bonne raison qu'il s'agit d'un pouvoir à deux têtes : AP en Judée-Samarie et Hamas à Gaza. Ensuite parce qu'il existe deux parlements ou conseils législatifs palestiniens qui font à peu près tout sauf émettre ou débattre de nouvelles lois. Ajoutez à cela qu'il n'existe aucun contrôle ou surveillance du système en place ni des appareils '' étatiques ''. Et puis enfin, il n'existe pas de médias palestiniens objectifs puisque tous les organes de presse sont gouvernementaux. 

- La Jordanie est majoritairement peuplée de Palestiniens. Est-on en droit de prédire qu'elle pourrait être le prochain pays sur la carte des soulèvements populaires ? La majorité palestinienne est-elle susceptible de prendre le pouvoir dans le royaume hachémite ?

- En général, dans les monarchies, le pouvoir est plus solide que dans les républiques et c'est le cas en Jordanie. Le roi Hussein et son fils, le roi Abdallah II, ont choisi de '' diviser pour mieux régner '' et pour le moment, cette politique leur réussit. Le royaume hachémite est peuplé de plusieurs minorités qui s'affrontent entre elles et c'est le roi qui bénéficie de cette lutte interne. Car tant que les minorités rivalisent mais que le roi ne prend pas position et ne s'identifie avec aucune d'entre elles, alors il jouit d'une position de rassembleur. 
Les Jordaniens veulent du changement, certes, mais ils n'aspirent pas à un renversement du régime en place. Ils veulent des réformes qui s'inscriraient à l'intérieur même du pouvoir mené par Abdallah II. C'est pourquoi on ne peut pas comparer la Jordanie à la Tunisie, l'Égypte ou la Libye.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 20:57

 

BANNER SENTINELLE

 

Du projet politique de la liberté à la doctrine de la liberté  

Par Charles Krauthammer

Washington Post 10/02/2011

washingtonpost.

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

 

Aujourd’hui, tout le monde et son cousin soutient le « projet politique de la liberté ». Bien sûr, hier, il n’y avait que George Bush, Tony Blair et une bande de ‘Néocons’ détenteurs de pouvoirs hypnotiques inhabituels qui osèrent défier la sagesse convenue de l’exceptionnalisme arabe – la notion que les Arabes, à l’opposé des Asiatiques, des Sud-Américains, des Européens et des Africains, étaient les seuls à être allergiques à la démocratie. De fait, la Gauche a passé le plus clair des années de l’ère Bush à dénoncer rudement le projet de liberté soit comme un fantasme ou bien un autre exemple sordide de l’impérialisme américain.

Maintenant, il apparaît que chacun, même la Gauche, s’enthousiasme pour la démocratie arabe. Parfait. Les compagnons de voyage sont les bienvenus. Mais être seulement en faveur de la liberté ne suffit pas. Avec l’Egypte dans le désarroi et au milieu d’une transition périlleuse, nous avons besoin de principes de politique étrangère pour assurer la démocratie sur le long terme.

Inutile de réinventer la roue. Nous avons traversé des évènements analogues auparavant. Après la Deuxième Guerre Mondiale, l’Europe de l’Ouest était de nouveau libre mais instable, en ruines et en jeu. La démocratie que nous avons favorisée pour le continent a été confrontée à des menaces internes et externes de la part des totalitaires communistes. Les Etats-Unis ont adopté la doctrine Truman qui affirmait l’intention de l’Amérique de défendre ces nations libres de nouveau. 

Cela signifiait non pas seulement protéger les alliés de la périphérie, comme la Grèce et la Turquie, de l’insurrection et de la pression extérieure, mais aussi soutenir les éléments démocratiques à l’intérieur de l’Europe occidentale contre des Partis Communistes locaux puissants et déterminés.

Puissants, ils l’étaient. Les communistes n’étaient pas seulement les plus organisés et disciplinés. En France, ils constituaient le Parti le plus vaste d’après guerre ; en Italie, au second rang. Suivant la doctrine Truman, les présidents des USA ont usé de chaque instrument disponible, y compris une assistance massive – officieuse et officielle, financière et diplomatique – aux Partis démocratiques, pour garder les communistes à l’écart du pouvoir.

Alors que les Etats du Moyen-Orient arabe rejettent des décennies de dictature, leur avenir démocratique est confronté à une menace majeure du nouveau totalitarisme : l’islamisme. Comme à l’époque soviétique, la menace est à la fois interne et externe. L’Iran, version en réduction de la vieille Union Soviétique, possède ses propres alliés et satellites – Syrie, Liban et Gaza – et son propre ‘Komintern’ avec des agents opérant dans toute la région pour étendre l’influence islamiste et miner les Etats laïques pro-Occidentaux. C’est précisément pourquoi en ce moment révolutionnaire, l’Iran se vante d’une vague islamiste balayant le monde arabe.

Pour y parvenir, nous avons besoin d’une politique étrangère qui non seulement soutienne la liberté dans l’abstrait, mais soit également guidée par des principes pratiques à long terme – une doctrine composée des éléments suivants :

1) Les Etats-Unis soutiennent la démocratie à travers le Moyen Orient. Ils utiliseront leur influence pour aider les démocrates à renverser partout la férule dictatoriale.

2) La démocratie est faite de plus que de simples élections. Elle requiert une presse libre, le respect de la loi, la liberté de s’organiser, l’établissement de Partis politiques indépendants et le transfert pacifique du pouvoir. Par conséquent, la transition vers la démocratie et des élections initiales doivent accorder du temps pour que ces institutions, plus particulièrement les Partis politiques, puissent s’établir.

3) Le seul intérêt des USA dans la gouvernance interne de ces nouvelles démocraties est d’aider à les protéger contre les totalitaires, de l’étranger ou de l’intérieur. Le récent coup d’Etat du Hezbollah au Liban et la dictature du Hamas à Gaza démontrent de façon dramatique comment des éléments anti-démocratiques peuvent détruire la démocratie même qui leur a conféré le pouvoir.

4) Par conséquent, exactement comme pendant la Guerre Froide les Etats-Unis ont contribué à maintenir les Partis communistes européens à l’écart du pouvoir (pour les voir à la fin s’atrophier), la politique des USA sera de s’opposer à l’inclusion de Partis totalitaires – les ‘Frères Musulmans’ ou, dans cette affaire, des communistes – dans tout gouvernement, qu’il soit provisoire ou élu, dans les Etats arabes nouvellement libérés.

Il se peut que nous n’ayons pas le pouvoir d’empêcher cela. Les ‘Frères’ pourraient être aujourd’hui relativement si puissants en Egypte par exemple, qu’un siège à la table serait inévitable. Mais en aucune circonstance un porte-parole du gouvernement ne doit déclarer,comme l’a fait Robert Gibbs, que le nouvel ordre « doit inclure tout animateur des acteurs non laïques importants ». Pourquoi légitimer gratuitement les islamistes. A la place, les Américains doivent de façon urgente soutenir des Partis démocratiques laïques en Egypte et ailleurs par la formation, des ressources et la diplomatie. 

De nouveau et à contrecoeur, nous sommes partie prenante à une longue lutte crépusculaire, cette fois-ci avec l’islamisme – en particulier l’Iran, ses vassaux et ses alliés potentiels, sunnites et shiites. Nous devons être clairvoyants sur notre résultat escompté – de vraies démocraties gouvernées par des démocrates engagés – et développer une stratégie politique pour voir cela aboutir.

Une doctrine de la liberté est un projet de la liberté doté d’une direction par des principes qui la guident. Truman l’a fait. Nous pouvons le faire.

 

 


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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 20:03

 

 

INTERVIEW de CATHERINE PEDERZOLI-VENTURA pour le Magazine Météor

Par Michaëla BENHAIM

Pour © 2011 le Magazine Le_Meteor © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

 

En 2010, une professeure d’histoire d’un lycée français est mise à pied pour avoir « trop » enseigné la Shoah…

 

Catherine Pederzoli Ventura enseigne  l’histoire,  au Lycée Henri  Loritz de Nancy. Depuis une quinzaine d’années,  elle organise des voyages en Mémoire de la Shoah en Pologne, pour permettre à ses élèves de seconde, première et terminale de visiter les anciens camps d’extermination. Suite à un rapport de l’Inspection générale, Mme Pederzoli a été mise à pied  au mois de septembre 2009, par le rectorat de l’Académie de Metz-Nancy, pendant 4 mois. La raison officielle? Avoir prononcé trop  de fois  le mot « Shoah » plutôt que génocide, terme plus neutre et juridiquement fondé. A croire que les recteurs « neutres » écoutaient Mme Pederzoli en comptant le nombre de fois  (14) ou elle avait prononcé le mot « Shoah » et 2 fois (seulement, « en passant ») celui de  génocide. Nous avons eu le privilège d’obtenir une interview exclusive de Mme Pederzoli Ventura.

 

Michaela Benhaim : Pour quelles raisons, à la demande du recteur de l'académie de Nancy-Metz, avez-vous subi cette enquête sachant que les voyages pédagogiques que vous avez organisés pendant de nombreuses  années en Pologne se sont toujours déroulés avec succès ?

 

Catherine Pederzoli Ventura : la proviseure arrivée en septembre 2007 dans mon lycée a tout fait pour interrompre ces voyages « au nom de l'Europe », « il faut passer à autre chose », les syndicats de « gauche » du lycée lui ont emboîté le pas, me reprochant de ne pas parler des « tirailleurs marocains »,  lorsque j'affichais une exposition sur la rafle du Vel' d'Hiv , ils me demandaient :  « quand  nous parleras tu du génocide de Gaza ? ». C'est facile d'ouvrir la boîte de Pandore, ils ont organisé un système de harcèlement, mais j'ai résisté ! Avec l'aide des parents d'élèves et des élèves, d'une grande partie de mes collègues: le voyage a bien eu lieu ! J’ai donc été accusée de manipuler les élèves qui ont eu une attitude d'une grande conscience et  qui ont bien mesuré le danger d’interdire, de réduire un tel voyage ! Ma résistance a été la cause réelle de tous mes ennuis et des accusations calomnieuses.

M.B : Pensez vous que l’on va vers une banalisation de la Shoah ?

C.P.V : La volonté de banaliser la Shoah, de la réduire à un simple événement sur l'axe du Temps, est un mouvement qui se développe dans notre système scolaire par les cadres de  l'institution et certains syndicats , alors que notre législation nationale prévoit cet enseignement et ce devoir de Mémoire de la Shoah, il ya des revirements étonnants sur le terrain surtout lorsqu'ils sont encouragés par des inspecteurs généraux qui sont chargés de la mise en œuvre  de ces textes !!!

 

M.B : Le fait que vous soyez de confession juive a t-il changé la donne et permis d’affirmer  que vous faisiez « un lavage de cerveau » aux élèves ou que vous aviez consacré trop de temps à l’enseignement de la Shoah ?

C.P.V : Un courant de pensée se fait jour en France : « ce n'est pas bon que ce soit fait par eux », ce serait de « nature obsessionnelle » (écrit dans le rapport de l'inspection générale) ; en m'accusant « d'avoir des pratiques sectaires à l'occasion de l'enseignement de la Shoah ». Ces inspecteurs généraux  réactivent  la « rumeur d’Orléans», à savoir exercer une fascination diabolique sur des élèves mineurs et innocents, et peut-être diffuser des idées sionistes auprès d'eux.

"L’enseignement de la Shoah connaît à travers cette « affaire » une tentative de délégitimation sans précédent depuis ces vingt dernières années! C’est pourquoi  ceux qui aiment penser  devraient se demander si et en quoi l'enseignement historique de la Shoah  est capable ou non de venir à bout de l'antisémitisme en faisant comprendre à tous nos concitoyens pourquoi la vigilance contre son retour les concerne tous et non pas seulement ceux qui sont de confession ou d'ascendance juive. Cette affaire est beaucoup trop grave pour ne pas relever d'un virage préoccupant au plus haut niveau".

Voilà ce qu'écrit Nadia Lamm, Professeur de Philosophie à l'IUFM de l'Académie de Rouen, dans un de ses récents articles, intitulé :" Enseigner la Shoah de l'école primaire à l'université : à quoi bon?" (cf. lien sur Aschkel info : http://www.aschkel.info/article-enseigner-la-shoah-de-l-ecole-a-l-universite-a-quoi-bon-pour-une-psychotherapie-de-la-culture-par-nadia-lamm-66666417.html  )

 

M.B : Les élèves  appréciaient-ils ces voyages ?

C.P.V : Oui bien sûr ,la préparation faite en amont  en équipe pédagogique  dans les cours d'histoire et d'éducation civique  ainsi que ceux de lettres permettent de faire prendre conscience de tous les visages de la Solution Finale en leur donnant à voir non seulement l'horreur des camps d'extermination mais les autres aspects de l'entreprise de purification dans laquelle elle s'insère ; montrer comment la Pologne était devenue en quelque que sorte le prototype d'une Solution Finale réussie , cette Pologne vidée de ces JUIFS, préfigurant l'Europe Judenrein, dont la défaite hitlérienne a empêché l'avènement. Ils s'en souviennent car ceux qui ont fait ce voyage il y a dix ans par exemple, m'ont envoyé des lettres de soutien m'expliquant comment ce voyage les a marqués « transformés  à jamais », comment ils expliquent autour d'eux  pour faire comprendre « la monstruosité de la Shoah ».

  

M.B : Comment avez-vous vécu ces quatre mois de mise à pied, avez-vous été soutenue par des parents d’élèves, des élèves,  des organismes ?

C.P.V : Mes adversaires avaient parié sur mon isolement pour mieux me détruire mais ils ont été très déçus ! Oui, le comité de soutien de Nancy composé d'élèves et des parents a été un élément moteur dans mon combat : je savais que ma lutte était juste!

Etienne Heymann président de la communauté juive de Nancy qui  le premier a  publiéson soutien en parlant « de scandale d'Etat » concernant le rapport des 2 inspecteurs généraux ! Le maire de Nancy, Mr André Rossinot, des députés, Claude Goasguen, Jean-Pierre Brard, Laurent Hénard, Richard Prasquier, président du CRIF,  ont représenté un soutien actif de tous les instants ; les partis de gauche, eux,  ont été silencieux ! Mais nos institutions ont été aussi silencieuses, comme le mémorial  de la SHOAH, concerné en premier lieu par la stigmatisation du terme de Shoah, qui n'a pas voulu se mettre à dos le ministère, qui  a refusé de s'interroger sur la probabilité d'un revirement des pouvoirs publics sur cette problématique, certains de ses membres ayant préféré relayer des rumeurs calomnieuses.

Je veux remercier, ici Guy Konopnicki porte-parole de mon comité de soutien ainsi que Michel Zerbib de RJ qui n’ont pas ménagé leurs efforts pendant ces 4 mois. C'est ainsi que j'ai tenu, rien cédé.

Et  puis,  il y a eu  tous les journaux internationaux juifs et non juifs qui ont relayé les informations, pendant que les journaux français à part quelques uns jouaient l'omerta comme s'ils avaient reçu certains conseils de silence !

Merci à l'équipe de Primo- Europe pour son aide si précieuse, merci à Aschkel (Aschkel.info/Lessakele) pour son soutien lui aussi efficace, merci aux autres sites sur internet qui ont relaté l’information.   

M. B : Au mois de janvier,  à quelques heures de la réintégration dans vos fonctions au Lycée Henri Loritz, vous apprenez que vous êtes affectée dans un autre établissement. Comment réagissez-vous ?

 

C.P.V : Le recteur a convoqué un conseil de discipline le jour de la rentrée scolaire le 3/01/2011, alors que la fin de la suspension de 4 mois s'arrêtait le 31/12/2010. Il m'appliquait ainsi la double peine.

Avec mon avocat, Francis Terquem et mes 6 témoins nous nous sommes battus pendant 7h30 dans ce conseil de discipline sans aucune interruption. Ce combat était nécessaire ! Les griefs  énoncés par le recteur  étaient tous détachés de l'enseignement de la Shoah comme par enchantement ! J’ai été suspendue pourtant pendant 4 mois et conduite devant un conseil de discipline pour mon enseignement de la Shoah   !!

La plaidoirie remarquable de Maître Terquem a été décisive, il a fait tomber tous les chefs d'accusation. Le conseil de discipline a prononcé une sanction-promotion  puisque je suis nommée depuis le 3/01/2011 dans un lycée prestigieux de Nancy.

 

M.B : Le sujet de la Shoah est- il tabou, au point que son enseignement en devienne presque un crime ? Que devient le devoir de mémoire ?

C.P.V : Je cite à nouveau Nadia Lamm (cf article cité)" Les programmes scolaires ne font plus du tout référence à la nature de la civilisation juive et la réalité fécondante qu'elle représente pour la civilisation européenne moderne ; c'est cette armature civilisationnelle nouvelle qu'Hitler et le nazisme s'étaient donnés pour mission de détruire à la racine,  en réduisant en cendres les derniers descendants de ses inspirateurs originels.

De plus, jamais l'enseignement scolaire, même au niveau  universitaire, ne donne  aux élèves la possibilité de réfléchir sur ce qu’Emmanuel Levinas a appelé « la philosophie de l'hitlérisme ».

Certains inspecteurs généraux d'histoire influencent en matière d'orientation idéologique, les programmes de l'école primaire de 2002 et 2008; ceux-ci donnent  à apprendre  dans une perspective  apologétique  la civilisation arabo-andalouse, représentant en cela une volonté de promouvoir une vision irénique de l'Islam, tandis que le coran figure désormais à côté de la Bible, comme  « l'un des textes fondateurs » de la civilisation européenne. Un tel changement d'optique sur l'Islam, en France ne peut pas ne pas avoir de répercussions immédiates sur l'esprit de l'intégralité des programmes, notamment sur « les questions vives » comme l'histoire de la Shoah.

Dans les manuels scolaires laïques les juifs n'ont que le choix d'être insuffisants (religion juive), accusés (Dreyfus) victimes (du nazisme) ou coupables (Israéliens).

Ce qui est alors remis en question, c'est la possibilité de conserver à l’enseignement  de la Shoah son caractère de poutre maîtresse de la sauvegarde de la démocratie ! La délégitimation de l'enseignement de la Shoah à l'école se double dans certains milieux d'un antisionisme radical.'

Alors, oui,  l’enseignement de la Shoah est en danger,  de même que le devoir de Mémoire, quand il n'est plus qu’un moment commémoratif.

 

 

 


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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:08

 

 

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Coup de gueule - La démocratie sans conscience par Yossi Malka

Pour © 2011 le Magazine Le_Meteor © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

Jamais le jasmin tunisien, n'aura été aussi rouge. Cette révolution qui porte son nom: La révolution du jasmin, l'a teinté d'écarlate à tout jamais.

Si attachés à cette fleur odoriférante à souhait, presque enivrante, les tunisiens ont choisi de donner ce nom à leur révolte contre un régime dictatorial.

A partir de maintenant , tout tunisien qui portera sur son oreille le fameux bouquet de jasmin, où tout marchand ambulant qui proposera dans les salles de fêtes du jasmin bien blanc, le souvenir de cette révolte omniprésente, le teindra en rouge, et rappellera à ce peuple qu'il a été le premier pays arabo musulman, à avoir destitué un despote et son épouse corrompus .

En quittant la Tunisie, Leïla Ben Ali a emporté, la modique pesée d’une tonne et demie de lingots d’or.

Le régime de Ben Ali, fut sans aucune contestation, un régime policier et corrompu, où tout le monde se méfiait de tout le monde et où il fallait payer, pour jouir de ses droits les plus élémentaires. Une opposition muselée et inexistante.

Les opposants n'avaient le choix que de s'exiler en France, pays qui les accueillis, formés et surtout protégés.

La presse et les médias français, critiques envers la position du gouvernement, dans la gestion de cette crise, font de cette révolution un thème quotidien, dans les moindres émissions.

 

 

Lire la suite ---->  Coup de gueule Y.Malka - 02.2011 Coup de gueule Y.Malka - 02.2011

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