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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:01

 

Conférence - Pr G.E SARFATI / PHILIPPE KARSENTY à L'UPJ de Jérusalem 

 

 

 

UPJ-KARSENTY

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:23

 

 

 

 

 

 

 

Banner Alain Rubin 

Révolution et contre révolution...

Par Alain RUBIN

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

 


Le vent de la révolte balaie le monde arabe, écrit le quotidien « le parisien »  du jeudi 27 janvier.

Le vent de la révolte, ou celui de la révolution ?? Le numéro de ce vendredi consacre deux pages entières à ces événements en Tunisie et en Egypte, et il ronronne : pas de danger islamiste en vue ; tout va bien, bonnes gens dormez sur vos deux oreilles, ce n’est que des 14 juillet 1789 arabes combinés à des mai 68 version tunisienne et égyptienne… A lire ces informations, beaucoup de vieux jeunes gens en sont tout retournés et se remettent à frétiller.

Alain Rubin

L’histoire des révolutions montre que la révolution, c’est d’abord et en premier lieu, partout et toujours : l’irruption des masses. La révolution, c’est lorsqu’elles font directement l’histoire, en chassant le pouvoir central. Cela a eu lieu à Tunis, cela commence au Caire. Cela se profile à Aman… En Iran, le mouvement a commencé il y aura bientôt deux ans. Le fascisme du chiisme gouvernemental déchaîne la répression. Il s’arcqueboute, pour conserver un pouvoir acquis par une furieuse répression. Deux militants des Moudjahidines du peuple ont été pendus la semaine passée. Les grèves de masses qui se sont développées dans plusieurs secteurs restent ignorées des médias, mais le fait est là. Le retour des masses iraniennes sur le devant de la scène est le seul contrepoids à la contre révolution islamiste qui sort de mouvements qui ne supportent plus les régimes politiques en place.

L’histoire des révolutions, de toutes les révolutions, montre aussi que l’irruption de masses se fait dans un premier temps sans modifier de fond en comble l’appareil d’état. L’insurrection des masses, plus ou moins unanimes, n’est, par elle-même, jamais capable de produire un nouvel appareil d’état poursuivant de nouveaux buts sociaux. Cela s’appelle une révolution qui commence.  Pour continuer d’agir, les masses doivent d’organiser, débattre, formuler leurs exigences concrètes. En Russie, elles inventeront les Soviets, les conseils élus et révocables des députés des usines (1905), puis les soviets des députés des usines, des unités militaires et des villages (1917). En Tunisie, l’UGTT, a appelé à la formation de « comités populaires ». Avait-elle en vue ce type d’organes révolutionnaires de démocratie directe assurant la souveraineté populaire en se fédérant ? Après presque trois semaines de « révolution », le mot d’ordre de la centrale syndicale est resté sans effet. Les masses tunisiennes ne se sont pas dotées d’organes de pouvoir émanant directement d’elles comme il s’en produit dans toute révolution jusqu’alors. Est-ce à dire que les masses arabes ne sont pas capables de s’organiser, comme les masses russes l’ont fait pas deux fois (1905 et 1917), comme les masses chinoises l’ont fait dans les années vingt du siècle passé, comme le peuple français l’a fait au cours de ses trois révolutions (1789-1794, 1848, 1871), comme les masses allemandes l’ont fait à l’automne de 1918, comme les masses espagnoles l’ont fait en 1936, comme les masses hongroises l’ont fait en 1956 ?

Jusqu’où va une révolution ?

Jusqu’où va une révolution, jusqu’où ira la révolution commencée en ce mois de janvier en Tunisie ? Personne ne le sait, pas plus ceux qui y participent que ceux qui l’observent ou veulent agir sur son cours.

Ce que montre aussi l’histoire de toutes les révolutions : c’est que dès le premier jour, la contre révolution est intimement mêlé à la révolution. De ce point de vue, la révolution commencée en Tunisie ne fait pas exception à la règle. Dés lors, il est vital de regarder froidement les choses, sans romantisme, et de dire où, dans quelles organisations, se trouve la contre-révolution. En Tunisie, menteur, irresponsable, dangereux instrument de la variante locale des ayatollahs, sera celui qui dira que la contre révolution, c’est et ce sera le clan de prédateurs économiques utilisant le bonapartisme de Ben Ali. Parce qu’en Tunisie, en ce mois de janvier 2011, comme probablement dans les prochaines semaines en Egypte (si le pouvoir glisse et s’effondre), la contre-révolution, ce ne seront pas les nostalgiques des cliques ayant perdu le pouvoir mais : ici les Frères musulmans, là les « islamistes modérés ».

La révolution russe s’est nourrie de la révolution française. Elle s’en est inspirée, de tous points de vue. Parfois, de manière si schématique (Lénine), en y cherchant ses repères, qu’elle a favorisé la contre révolution là où elle ne l’attendait pas (dans la révolution elle-même, dans le parti révolutionnaire). Elle s’y est référée d’une façon si schématique qu’en croyant la défendre, elle a ouvert la voie à la plus puissante contre-révolution qui soit (avec la répression de Kronstadt destinée à protéger la révolution elle a fabriqué le tremplin du pouvoir absolu de la bureaucratie exploiteuse et totalitaire). Dans le monde arabe, surimbibé par la  culture totalitaire islamique au point de ne plus savoir réfléchir, la contre révolution a déjà sorti les crocs, avant même de posséder des unités armées. Elle n’en n’a pas tout de suite besoin : les unités ayant la fonction de Kornilov, Wrangel, Koltchak, Denikine, s’appellent injection de la charia dans la législation tunisienne bourguibiste.

Quand à Lyon, le PCF, le NPA, des « libertaires » ( ?) donnent le micro à un agitateur élu par personne, qu’ils lui permettent d’inviter la manifestation de soutien à la révolution tunisienne à scander « allahou Akbar », cela veut dire que les débris putrides du stalinisme, avec lesquels l’ex lambertiste Mélenchon veut ouvrir une alternative dans deux ans (aux présidentielles), cela veut dire que les ex porteurs de valises du parti qui a usurpé le combat du peuple algérien (le FLN), et les pseudos libertaires, favorisent les partisans tunisiens d’une forme tunisienne de la contre révolution iranienne.

Lorsqu’à Tunis même, une femme se fait chasser d’une manifestation, parce qu’elle a eu l’inconvenance de dire qu’il n’était pas question de revenir sur les acquis laïques du bourguibisme, cela veut dire que la contre révolution en Tunisie est beaucoup plus active et forte qu’elle ne l’était en Iran dans les mois qui suivirent la chute du Shah.

Rien n’est joué, c’est certain : mais tous les risques, toutes les chausses- trappes sont prêtes. Les forces sanglantes, ces forces  qui ont étranglé la révolution iranienne, sont à l’œuvre en Tunisie ; elles y disposent de l’appui d’inconscients, que leur haine irrationnelle d’Israël amène à diner avec le diable islamique, sans prendre la précaution de prendre une longue cuillère pour leur repas pris en commun.

En d’autres termes, en Tunisie, la contre-révolution, ce n’est pas, ce n’est plus  le clan Ben Ali.

Ben Ali, c’est fini. La contre-révolution, en Tunisie, ce sont déjà les déclinaisons de ce qui a écrasé le mouvement populaire et ouvrier en Iran. En Tunisie en 2011, la contre révolution, est dans la « révolution ».

La contre-révolution, en Tunisie, ce sont ces hommes qui manifestent à Lyon et en Tunisie pour conspuer ceux qui ne veulent pas scander « Allahou Akbar ! » Ce sont ceux qui commencent, en  Tunisie même, à vouloir intimider les femmes pour les faire revenir sous les prisons vestimentaires dont Bourguiba les avait tirées.

Pour ceux qui ne se contentent pas de regarder, comme voyeur, un processus révolutionnaire, la question c’est : discerner où se trouve la contre-révolution réelle, celle qui peut asservir le peuple tunisien.

La révolution russe, les leçons tirées par ses protagonistes constituent encore aujourd’hui un réservoir, que dis-je- une bibliothèque d’Alexandrie de leçons à méditer. Vous me direz, Alexandrie n’a plus beaucoup de volumes, sa grand bibliothèque est partie en fumée, incendiée qu’elle fut par les guerriers de l’expansion islamique. Dire Alexandrie, c’était une manière de présenter les choses. C’est une façon de dire « alerte » et de cerner le danger qui rode autour du peuple tunisien. Pour ce dernier, ce n’est pas la Russie révolutionnaire, la référence. Pour ce dernier, la référence, c’est l’Iran révolutionnaire des années 1979-1980.

Ceux qui voulurent contre toute évidence (parti Toudeh), pour d’autres (Fidayïn du Peuple et Moudjahidin du peuple) qui crurent sincèrement possible de marier traditions islamiques et progrès social et politique, Islam et marxisme, le bout du chemin, ce fut le plus souvent le plus court chemin vers la potence.

En 2011, certains font comme si les années 80-81, en Iran, n’avaient pas existées.

Ils font aussi comme si Ahmadinejad (auprès duquel Ben Ali fait figure de parangon de démocratisme et de vertu civique) n’avait pas déclaré il y a quelques semaines : qu’il était déterminé à envoyer cent mille Iraniens à la potence pour défendre la « révolution » (la contre-révolution) islamique.

Une révolution a commencé en Tunisie. Elle ébranle tous les régimes arabes. Elle les ébranle dans le sens du mieux et dans le sens du pire. Elle éveille à l’action politique les émigrés tunisiens ; là aussi dans tous les sens : dans le sens de la démocratie, du progrès social et de la démocratie nécessaire, mais aussi dans celui de l’enfermement des femmes et de la soumission de l’homme à un dogme que l’on ne peut discuter sans s’exposer à la violence, voire à la mise à mort.

Les camarades français du défunt parti Toudeh, les amis des défunts Fidayîn du Peuple, ceux de l’oublié PST Quatrième internationale, font comme si rien ne s’était passé en Iran. Ils font comme si aucune leçon n’était à tirer de la contre révolution en Iran. Ils s’apprêtent à recommencer en Tunisie et dans l’émigration, ils recommencent déjà... c’est ainsi qu’ils continuent, les uns et les autres à refuser de soutenir les travailleurs iraniens du transport, en grève pour obtenir la libération de leur deux principaux dirigeants syndicaux, Mansour et Reza.

Obtenir liberté pour Mansour et Reza, c’est défendre une classe ouvrière d’Iran qui se dresse et dit à ses bourreaux : ôtez-vous de là ! Cessez de persécuter nos hommes de confiance. !!

Protéger la révolution tunisienne contre la contre révolution islamiste qui sourd ici et là, s’apprêtant à recommencer à Tunis la besogne des Pasdaran et celle des bassidji, cela passe par le soutien aux revendications ouvrières et populaires en Iran, cela passe par la défense du mouvement ouvrier iranien et de ses militants férocement réprimés. 

Liberté pour Mansour OSANLOO et Reza SHAHABI !

Alain Rubin

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 13:49

 

ANALYSE-A-LA-UNE

 

Accompagner une démocratisation dans le monde arabe, préalable au processus de paix, est-ce possible et souhaitable ?

 

Par Marc Brzustowski


 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 



La crise et les bouleversements qui s’annoncent partout dans le monde arabe sont un vecteur d’inquiétudes, pour la communauté diplomatique, autant que d’opportunités. Encore faudrait-il y voir clair et dissiper les premières pour renforcer résolument les secondes.

 

A l’heure où nous écrivons, des sites internet égyptiens ont diffusé l’information –qui, aussi bien, pourrait n’être qu’une rumeur destinée à galvaniser les foules- selon laquelle, le fils héritier du trône d’Egypte, Gamal Moubarak, se serait enfui à Londres avec sa famille.D'autres soupçonnent qu'il aurait été victime d'une tentative d'empoisonnement. Si cela s’avérait confirmé, la situation y serait donc beaucoup plus dramatique que ne l’ont rapporté les médias occidentaux, minimisant à dessein l’ampleur des manifestations.

 


D’autre part, les Frères Musulmans, puissants dans ce pays, ont appelé, jusqu'à présent, leurs fidèles à se tenir à l’écart des protestations. Sans doute, pour mieux profiter ultérieurement de la suite des évènements, comme ce fut le cas en Tunisie, par des tentatives de « récupération » de revendications économiques propagées par les jeunes diplômés sans avenir sous ces régimes. Mohammed El-Baradei, le protecteur du programme nucléaire iranien, appelle à manifester et attend son heure. Au Caire et Alexandrie, Suez, jusqu'à présent, ce sont essentiellement les mêmes classes jeunes et éduquées qui mènent la danse contre le pouvoir. Toute déstabilisation peut avoir un effet-boomerang (modèle iranien ou turc).

 

Dans les chancelleries, alors qu’Hilary Clinton soutenait, hier soir, le gouvernement Moubarak en appelant à la retenue, Michèle Alliot-Marie optait pour la prudence que la France n’a pas su manifester à l’égard de la Tunisie : le Quai d’Orsay, soudainement « moderniste », a appelé à « plus de démocratie » en Egypte. Pour faire bonne mesure, N. Sarkozy, visiblement dépassé par les évènements, s'adonnait au sport favori des diplomates : l'instrumentalisation des "blocages du processus de paix" qui feraient du Liban, sa "victime collatérale"! La politique-gadget de Monsieur Sarkozy ne saurait être à la hauteur de la crise libanaise, pure conséquence d'enjeux internes et des volontés de domination de son allié Assad et de son ennemi l'Iran...

 

Autre point chaud-brûlant, les Souverainistes du Liban relancent le Mouvement du 14 mars, chassé du pouvoir par le Hezbollah, à travers des actions pacifiques au Pays du Cèdre, mais aussi à travers tout ce que la France compte de diaspora libanaise. Leur exigence d’indépendance et de Justice internationale est claire. La hantise du Velayat-e-Faqih aussi. De ce point de vue, cette rébellion contre le « coup d’état institutionnel » irano-syrien prend, ici, des allures d’étendard de la liberté contre la coalition de régimes-voyous, même si, et justement parce que, le rapport de forces ne joue pas en sa faveur.

 

Dans « leçons de Tunisie pour Washington » (lCl), Caroline Glick voyait dans ces mouvements populaires la preuve de la myopie, pour ne pas parler de cécité volontaire, du Département d’Etat, face aux réalités palpables du Moyen-Orient. Elles marquent, selon elle, une sorte de victoire à la Pyrrhus de la doctrine Bush, dont le virus pour la démocratie en Orient se serait propagé via internet, facebook, twitter, alors que les guerres de libération, prises pour une occupation, auraient globalement échoué/stagné, face à un Jihad résurgent.

 

Au cœur du « processus de paix », un autre doctrinaire, apprécié officiellement par Ronald Reagan et George W. Bush, semble souffrir d’un même destin « d’auteur maudit », que l’histoire relira à retardement : il s’agit de Nathan Sharansky, rédacteur deDéfense de la démocratie : Comment vaincre l'injustice et la terreur par la force de la liberté


Défense de la démocratie : Comment vaincre l'injustice et la terreur par la force de la liberté

 

Alors que le livre de l’ancien dissident devenu homme politique en Israël sortait en France, en 2006, l’Administration américaine pressait l’Autorité Palestinienne d’organiser manu militari des élections « libres », dont le résultat allait à l’inverse de toutes les espérances occidentales : le Hamas triomphait et réclamait son dû, un an plus tard, par l’élimination du Fatah à Gaza. Ce serait peu de dire, contre toutes les croyances forcenées depuis, que le prétendu « processus de paix » s’arrêtait là, à la revendication irrédentiste du groupe islamiste. Les toutes dernières vraies-fausses révélations orchestrées par le Qatar, à travers la chaîne Al-Jazeera, au seul profit de la dénonciation du contenu supposé des négociations, et, par conséquent, de la lutte armée des Frères Musulmans de Gaza, sont encore là pour en attester.

 

Le hiatus entre la précipitation des diplomaties et l’exigence de démocratisation d’abord, énoncée par Sharansky, contre les pouvoirs corrompus autant que contre le danger de capitalisation islamiste des mécontentements, semble aujourd’hui revenir par l’escalier de service de « la rue arabe », comme ils disent. Le « chaînon manquant » du réformisme dans le monde arabe est « l’humiliation » (pour reprendre la terminologie en vigueur) des aspirants à la classe moyenne, éduquée, par les pouvoirs tyranniques en place, issus de la conquête islamique et de la décolonisation.

 

L’anticolonialisme s’est appuyé sur la propagande soviétique, trouvant là des clients pour venir manger dans la main du Komintern, qu’il pouvait dresser contre « l’Occident capitaliste ». Le retrait russe d’Afghanistan, a sonné le glas de ce totalitarisme, chute à laquelle les dissidents et refuzniks, tels que Sharansky, ont participé à leur mesure. Le Panislamisme a alors constitué la « troisième voie », tant par sa branche chi’ite de la Révolution islamique en Iran que par le Wahhabisme diffusé à travers les couloirs migratoires, pour renverser « l’Ordre mondial », à savoir « le pire régime à l’exception de tous les autres » (W.Churchill) : la démocratie imparfaite occidentale.

 

Le « processus de paix » palestino-israélien n’est jamais qu’une dérivée de ce phénomène global, par la division en deux camps : les post-soviétisés du Fatah, incapables d’autre chose que d’une guerre idéologique de délégitimation à outrance, et les irrédentistes islamistes du Hamas.

 

D’autre part, quand les aéroports russes ou américains sont pris pour cibles par les Jihadistes, nouveaux internationalistes sans finalité politique autre que le meurtre de masse, comme àDomodedovo, en banlieue de Moscou, hier, c’est le modèle sécuritaire israélien qui, chaque fois (discours de Medvedev), est appelé à servir de canevas. Le premier droit du citoyen à la sécurité est réaffirmé contre le projet post-politique, nihiliste et destructeur du Jihad. La coopération dans ce domaine ne peut qu’être renforcée pour vaincre ces forces dès leurs berceaux (zones tribales d’influence pakistanaise, saoudienne et iranienne, Téhéran atomique) pour assurer un cordon sécuritaire devenu indispensable. Mais cette guerre contre la terreur et ses réseaux de diffusion ne sera efficiente qu’à condition des réformes qui s’imposent dans ces dominions postcoloniaux que dessine la carte du Moyen-Orient.

 

L’avertissement est simple : soit les pouvoirs en place comprendront les enjeux auxquels leur rue les confronte, soit ils seront menacés de chute à plus ou moins brève échéance. Agiter les chiffons rouges de la création d’Israël comme unique mobile du malaise dans la civilisation ne répond plus, actuellement, à aucune des questions concrètes, immédiates, urgentes qui se posent. La « révolution » qui est en marche provient des pays du Maghreb les plus liés à l’histoire de la France et du Sud de l’Europe, aux échanges commerciaux et culturels transméditerranéens depuis Carthage et les Phéniciens.

 

Le risque majeur reste que les pires de ces régimes profitent de l’extension du désordre pour resserrer leur poigne de fer sur les peuples qu’ils dominent : ce conflit entre les peuples et les régimes est principalement à l’œuvre au Liban, où tente de s’immiscer l’universalisme de la Justice internationale. Agents iraniens, syriens, turcs fourbissent leurs armes, à travers leur milice supplétive, le Hezbollah. Les forces pro-occidentales doivent montrer leur détermination à ne pas laisser s’instaurer une dictature composite aux confluents de la Méditerranée et vaincre les réseaux du népotisme et du terrorisme sur le terrain qu’il s’est choisi de soumettre.

 

L’Occident a trop fait montre de sa complaisance envers les bourreaux des peuples dans cette partie du monde pour faire croire encore qu’il serait porteur d’idéaux. C’est la raison principale du piétinement en Irak ou en Afghanistan. De même qu’il gratifie tant et plus des corrompus comme meilleures « chances pour la paix » israélo-arabe. Est-ce d'ailleurs purement fortuit si l'OLP trouva refuge, entre 1982 et 1993, chez Ben-Ali, ce grand ami de la France, aujourd'hui traqué par Interpol?

 

Une révolution copernicienne est en travail sur la base de valeurs partiellement partagées de Justice, de Liberté, de droit au travail, au développement, à l’éducation, entre les deux rives de la Méditerranée. Elle justifie d’un réexamen de toutes les solutions « clé-en-main », de la gadgétisation de ce que signifie « la paix », dans une langue et non dans l’autre. Elle est, également, éminemment réflexive pour les deux faces de Janus de la culture européenne, américaine ou russe : de l'arrogance du modèle triomphaliste aux repentances convenues sur le dos du dernier installé : Israël... Les régimes, les diplomaties ne pourront pas ne pas revoir leur copie. 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 03:56

 

bann daniel pipes

Le discours d'investiture de John F. Kennedy

par Daniel Pipes
20 janvier 2011

danielpipes

Version originale anglaise: John F. Kennedy's Inauguration
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert


Mon éveil politique a eu lieu, il y a cinquante ans aujourd'hui. J'avais suivi la course à la présidence de 1960 entre Nixon et Kennedy et je m'étais même couché tard à la veille des élections pour regarder les résultats ; mes parents étaient Démocrates, alors je fus très content du résultat.

Mais ce fut l'investiture présidentielle, lors d'un jour radieux, froid et neigeux à Washington, avec un vieux Robert Frost trébuchant sur son nouveau poème, et Kennedy suppliant [ainsi] les Américains, « Ne posez pas la question sur ce que votre pays fera pour vous- posez la question de ce que vous pouvez faire pour votre pays » qui a motivé l'intérêt que je n'ai cessé de porter aux affaires publiques.

Comme symbole de cet intérêt, je me mis à faire un album avec des photos de dirigeants politiques et même une transcription de ce discours. J'ai encore l'album et j'affiche ici la transcription du discours inaugural que j'ai sauvegardé.

Sautant par dessus les années, j'étais en classe de biologie à l'école quand Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963. Cela m'a fait tellement mal qu'après toutes ces décennies et avec toutes les connaissances que je sais être les miennes, en y pensant j'ai toujours la gorge serrée et j'ai presque les larmes aux yeux.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 13:13

 

Claude Goasguen

 

Interview de Claude Goasguen  par Abraham AZOULAY 

 le Pt'it Hebdo   

 

Merci Guitel

Pour aschkel.info et lessakele

 

 19/01/2011

 

Claude Goasguen est Député-Maire du XVIe arrondissement de Paris et Président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée Nationale. Son soutien à Israël a toujours été sans ambiguïté. Il a même hissé sur la façade de sa Mairie un portrait du soldat franco-israélien Guilad Shalit. Répondant à l'invitation du Collège Académique de Natanya, il s'est rendu en Israël récemment. Nous avons ainsi pu le rencontrer. Il nous a expliqué son engagement politique envers Israël et nous a livré sa vision du conflit israélo-arabe et de ses répercussions en France.

 

A.A : Aujourd’hui il est politiquement correct de ne pas être pro-israélien. Pourquoi prenez-vous de tels risques ? Est-ce par rapport à la communauté juive qui est nombreuse dans le XVIème arrondissement ?

C.G : Non, j’étais déjà pro-israélien lorsque j’étais député du XIVème arrondissement et la communauté juive n’y est pas importante.

La politique n’est pas mon gagne-pain, je fais de la politique pour afficher mes idées et les exprimer. Et je fais des émules. A l’assemblée Nationale nous sommes maintenant 140 députés toutes tendances confondues, pour l’amitié franco-israélienne. Les deux Vice-présidents sont respectivement communiste et socialiste.

Ce courant ami d’Israël est véritable mais ne peut pas souvent s’exprimer pour ne pas gêner le gouvernement.

 

A.A : Le Président de la République prend-il en compte l’existence d’un tel courant favorable à Israël ?

C.G : Il a toujours été conscient de cette réalité. Le problème se pose avec le Ministère des Affaires étrangères. Il ne m’apprécie pas vraiment. Il faut dire que je veille régulièrement à mettre l’accent sur ce que le Quai d’Orsay essaie de taire.

 

A.A : Quelle est votre opinion vis-à-vis du boycott des produits alimentaires israéliens ?

C.G : C’est scandaleux ! Notre groupe a interpellé le gouvernement à plusieurs reprises à ce sujet. Ces actions ne sont pas du ressort des affaires étrangères mais du Ministère de la Justice. Il faut reconnaître que la Garde des Sceaux d’alors, Michèle Alliot-Marie, a été correcte. Mais beaucoup de gens ont peur dans un certain nombre de supermarchés.

 

A.A : Peur? En France?

C.G : Bien sûr. Certaines zones sont dominées par des groupes salafistes violents. Dans l’ensemble la Ministre de la Justice a très bien réagi. Elle a mené une véritable lutte, mais encore trop d’opérations de ce genre ont lieu.

 

A.A : La France dirigée par l’Islam dans 10 ou 20 ans, vous y croyez ?

C.G : L’Islam ne me dérange pas s’il s’adapte à la République. Et c’est le cas pour la majorité des Musulmans. Mais nous ne sommes pas suffisamment vigilants à l’égard de l’Islam salafiste qui terrorise les Musulmans. En fait, les personnes les plus menacées en France sont les Imams et les Mosquées qui sont favorables à un Islam républicain. Le vrai problème de l’Islam français et dans le monde en général est cette peur des Musulmans eux-mêmes vis-à-vis de leurs extrémistes qui sont très violents.

Cela dit, les Maghrébins en France posent moins de problème que l’immigration musulmane des pays du Sahel (Niger, Mali, Sénégal). Ces Musulmans sont polygames avec des relents d’animisme. Ils ne sont d’ailleurs pas aimés par les Maghrébins.

 

A.A : Ce sont eux qui ont amené la mode de la Burqa en France ?

C.G : Ce sujet est plus complexe. Je pense que la plupart des femmes qui portent la Burqa en France sont françaises non musulmanes d’origine.

 

A.A : Etes-vous l’un des initiateurs de la loi interdisant le port de la burqa ?

C.G : Oui avec Jean-François Copé. Je suis très content que la loi soit passée malgré les difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés. La France avec la burqa, ce n’est pas la France.

 

A.A : Vos nombreux déplacements en Israël ont-ils pour objectif d’afficher votre solidarité ?

C.G : La plupart du temps, j’emmène avec moi des députés ou des personnalités qui n’aiment ou ne connaissent pas Israël. Le résultat est toujours positif : au bout de quinze jours, ils ont laissé tomber leurs a priori et sont devenus pro-israéliens ! Je fais ce travail avec d’autres députés. Nous voulons sortir Israël de cette image de pays fanatique, militaire, alors qu’il s’agit du pays le plus libre du pourtour méditerranéen. Tel-Aviv est, à mon avis, une ville beaucoup plus libre que Marseille.

 

A.A : On assiste, en ce moment, à une levée de boucliers contre la construction annoncée de 1000 unités de logement à Jérusalem. Que pensez-vous de ces réactions ?

C.G : Cela permet de ne pas aborder d’autres sujets. Le Moyen-Orient en France a une connotation très particulière en raison de l’importance des communautés juive et musulmane. Tout ce qui concerne Israël a un retentissement médiatique immédiat. Malheureusement, la presse française s’intéresse aux évènements de manière univoque. C’est pourquoi un travail en profondeur est nécessaire.

Concernant les colonisations, je peux vous affirmer qu’en France, ce n’est pas le principal sujet de nos préoccupations.

 

A.A : Mais comme l’a dit notre Premier Ministre, Jérusalem n’est pas une implantation, il s’agit de la Capitale de l’Etat d’Israël.

C.G : Je suis déjà convaincu de cela. Je pense que, tôt ou tard, Jérusalem sera reconnue comme Capitale d’Israël.

 

A.A : Et de la Palestine ?

C.G : On verra. Mais elle sera certainement reconnue comme la capitale de l’Etat d’Israël. Je considère que la paix viendra par des discussions régionales et non pas internationales. Le Monde veut s’occuper à tort d’Israël et de la Palestine. Il faut laisser les acteurs régionaux discuter entre eux. J’estime que cet intérêt que le Monde porte à Israël et aux Palestiniens est un alibi pour ne pas parler d’autre chose, comme le Tibet ou l’Iran.

B.Obama, par exemple, a bloqué les discussions entre l’Egypte et Israël au sujet de Gaza. En réalité ces négociations tournaient autour du Hamas et de l’Iran. Comme ce problème était gênant pour B. Obama, il a détourné l’attention sur les Palestiniens et a tout enlisé.

 

A.A : Comment jugez-vous la politique américaine ces dernières années ?

C.G : Les Américains portent une lourde responsabilité. Je ne suis pas du tout d’accord avec les négociations organisées par B. Obama car elles n’ont qu’un objectif électoraliste américain.

 

A.A : Qu’il n’a pas atteint…

C.G : A bout de ressources, il a tenté de se réconcilier avec les Evangélistes en imposant à Israël des discussions avec Mahmoud Abbas. Cela ne pouvait pas marcher et il a perdu. C’est dérisoire de constater que le Moyen-Orient est un enjeu électoral aux Etats-Unis.

C’est ici, en Israël, que tout doit se passer. Il y a beaucoup d’acteurs sur place qui sont concernés par la question, elle permet aussi de réunir Sunnites et Chiites face à un ennemi commun. Que se passera-t-il lorsque leur conflit sera tel que même la guerre contre Israël ne les réunira plus ? A vrai dire, lorsque je parle avec des ambassadeurs sunnites ou chiites dans mon arrondissement, personne n’évoque la Palestine.

 

A.A : Lors de vos voyages en Israël, vous rendez-vous à Gaza ?

C.G : Non, je n’ai pas pu rentrer à Gaza mais j’étais à Sdérot, en Cisjordanie et à Ramallah.

 

A.A : Qu’avez-vous pensé de Ramallah ?

C.G : J’ai trouvé que notre argent était bien utilisé pour les villas ! Il n’y a quasiment pas de routes mais beaucoup de villas.

 

A.A : La population française ne réagit pas face à ce détournement de leur argent ?

C.G : Personne n’est au courant. J’ai beau tenté de le faire savoir. Tout passe par l’Europe, les Français n’ont pas conscience de tout ce qui se joue au niveau européen. C’est le grand flou, il y a des tabous. Tout ce qui touche à l’Islam est tabou. Cette situation déstabilise et stigmatise les Musulmans eux-mêmes. Par leur désintérêt hypocrite, les Français sont en train de faire le jeu des noyaux extrémistes. Le mieux est de dire la vérité, nous sommes en démocratie.

 

A.A : Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de personnes comme vous qui dénoncent ces comportements ?

C.G : Le drame c’est que le Front National s’est emparé du débat et l’a pollué. Maintenant chaque personne qui s’exprime sur ce sujet est accusée de fascisme. La question d’Israël a été incontestablement touchée par la montée du FN. On essaie de minimiser l’existence de l’Etat d’Israël, on le défend mollement. L’ONU, par ses rapports et autres résolutions contre Israël, est en train de perdre toute sa crédibilité face au terrorisme.

 

A.A : Avez-vous un message pour la communauté francophone d’Israël ?

C.G : Ils sont porteurs de trois cultures : juive, française et arabe pour certains. Leur rôle pour l’avenir est extrêmement important. Ils ne doivent pas se décourager, ils ont des atouts formidables pour Israël.Interview de Claude Goasguen réalisée par Abraham AZOULAY pour le Pt'it Hebdo

 

 

 

 


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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:29

 

 

 

Les sonnettes d’alarme de l'hebdomadaire britannique « The Economist » -

Dore Gold 
 

jcpa

10/01/2011 

L’hebdomadaire britannique « The Economist » recommande au président Obama d’imposer au gouvernement israélien des concessions à Abou Mazen afin que le Hezbollah ne puisse plus justifier le lancement de roquettes contre Israël. Et pourtant, il n’y a jamais eu de parallèle  entre les négociations de paix et la situation sécuritaire. 

Dans la couverture du dernier numéro de l’hebdomadaire prestigieux britannique "The Economist", qui d'ailleurs gagne aussi de l’influence aux Etats-Unis, figurent le Président Obama, plongé dans ses pensées et en  en arrière plan un char israélien, le Merkava, avec le titre " SVP pas une nouvelle fois". 

On comprendra le sens du titre en lisant l'éditorial titré en rouge "Danger de guerre au Proche-Orient". Le chroniqueur du magazine, lance un cri d'alarme et affirme :"si Obama n’entreprend pas des démarches diplomatiques spectaculaires dans le processus de paix, le risque de guerre serait réel." 

L'éditorialiste  souligne que les guerres en 2006(Seconde guerre du Liban) et celle de 2009(Plomb durci) n'étaient que des conflits armés à une échelle limitée. Mais depuis, l’Iran a fourni au Hezbollah 50 mille missiles et roquettes et de ce fait « pour la première fois, un acteur extrême et non étatique de la région, possède, en appuyant que sur un bouton,  des moyens de tuer des milliers de civils résidants dans des villes israéliennes». 

Le scénario que présente l’Economist à ce sujet décrit qu’Israël réagira « en double force » et par conséquent la Syrie et peut être l’Iran risqueraient de se joindre à l'effort de guerre contre l'Etat juif. 

Suite à la description sur la future guerre régionale, l’Economist propose une solution : « dans ce contexte il est donc urgent de renouveler les négociations de paix israélo-arabe ». L'éditorialiste précise et recommande: "Offrez aux Palestiniens un Etat en Cisjordanie et il sera plus difficile de justifier une guerre ». L’Economist reconnaît que les Etats-Unis ont échoué dans leurs efforts  de paix par le biais des négociations directes et ainsi recommande à Obama de changer de tactique et d’imposer, avec l'aide de la communauté internationale, un accord aux deux parties. 

Cet éditorial est important parce qu'il décrit fidèlement le point de vue de leaders d'opinions européens concernant le Proche-Orient. 

Cependant, cette perception est erronée sur deux points essentiels : Premièrement et historiquement parlant, les relations entre Israël et les Palestiniens ainsi que  les conflits avec le Hezbollah et le Hamas se sont déroulées sur deux plans distincts. 

Pour exemple, en avril 1996, le Premier ministre de l'époque, Shimon Pérès, a négocié avec les Palestiniens, mais la situation s’est dégradée le long de la frontière nord avec le Liban et Israël était dans l'obligation de lancer l’opération militaire  « Raisins de la colère » contre le Hezbollah. 

En 2008, alors que le Premier ministre, Ehud Olmert, était en pleine négociation avancée avec Abou Mazen et avec les Syriens (avec la médiation de la Turquie) on a enregistré une augmentation significative de tirs de roquettes lancées par le Hamas, ce qui a abouti à l’opération « Plomb durci". 

Il n’y a donc jamais eu de parallèle entre la diplomatie israélo-palestinienne et les points de friction avec les organisations soutenues par l’Iran. En fait, du point de vue iranien, s’il y avait un lien entre les deux, il serait fondé sur une logique inverse de celle proposée par l’Economist. 

L’Iran a souvent essayé de promouvoir des activités terroristes dans le but de saboter les chances d’un accord israélo-arabe. Ainsi, tant que les pourparlers progressaient l’Iran tentait de les nuire. 

La solution que l’éditorial de l’Economist propose est détachée de toute réalité et pas  moins de son interprétation. L’hebdomadaire invite l’administration Obama à adopter une stratégie alternative, et propose de tracer une autre carte comme « nouveau point de départ ». Celle-ci n'impliquerait qu'une nouvelle tension entre les parties et de ce fait les  revendications territoriales sur les lignes d'avant juin 1967 leurs seront servies sur un plateau d’argent  et Israël perdrait d’avance ses biens territoriaux et n'aura aucune possibilité de négociations ou revendications sur les concessions palestiniennes.

En fait, l'Economiste souhaite exercer des pressions américaines sur Israël, et non sur les deux parties, ainsi le monde arabe persuadé qu’Israël s’est affaibli radicalisera ses positions. La région entière ne s’orientera pas vers une acceptation et une reconnaissance mutuelle – mais vers une escalade rhétorique qui servira les intérêts de l’Iran. 

L’Economist conclut avec l’argument rabâché selon lequel les lignes du plan d’accord  israélo-palestinien sont connues par avance : et pour plus de précisions, il rappelle les paramètres proposés par le Président Clinton suite à l’échec des pourparlers à Camp David et Taba en l'an 2000. Personne n’a approuvé officiellement et signé le plan Clinton et il est évident qu’il n’engage en aucun cas les gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis. 

En outre, les principaux responsables israéliens ont exprimé des réserves et l’ancien chef d’état-major Shaoul Mofaz a déclaré, selon les rapports du Conseil des ministres, que «  la médiation Clinton ne correspond pas aux besoins de la sécurité d’Israël et si elle est acceptée cela menacerait la sécurité de l'Etat » Rappelons que les paramètres de Clinton ont inclus le remplacement de Tsahal dans la vallée du Jourdain par une force internationale. 

Néanmoins, l’Economist, lui, exige un arrangement imposé même si celui-ci renforce la vulnérabilité d'Israël. L’hebdomadaire ne se réfère pas à la nouvelle donne et aux changements dans l’arène internationale depuis que le plan a été présenté. Pour exemple, en l’an 2000, l’Iran n’était pas sur le point d’acquérir des armes nucléaires et n’a pas dominé en Irak et n’a pas non plus participé au processus transformant l’Irak en Etat satellite pouvant menacer un jour Israël. 

La progression dans les relations israélo-palestiniennes est importante en elle-même, mais ne peut changer les aspirations de l’Iran pour conduire le Proche-Orient à l'escalade. L’Economist conclut que nombreux sont ceux qui croient que la puissance des Etats-Unis au Moyen-Orient s'est considérablement affaiblie, une estimation erronée que l’Economist d'ailleurs partage. 

Toutefois, le meilleur moyen pour modifier la position américaine dans notre région et pouvoir la rendre plus efficace devant la menace iranienne, principal facteur de déstabilisation dans la région, n'est sans doute pas de forcer  la main d’Israël. 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 13:39

 

 

 

 

Pourquoi un non Américain devrait-il promouvoir les intérêts américains?

par Daniel Pipes


1er janvier 2011


danielpipes

Version originale anglaise: Why a Non-American Should Promote American Interests


Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

  Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Lors de la fondation du Middle East Forum en janvier 1994, j'ai choisi le slogan "Promouvoir les intérêts américains", car j'ai été frappé par le fait que la participation américaine, dans les accords d'Oslo qui venaient tout juste d'être conclus et dans d'autres actes de diplomatie au Moyen-Orient, avait tendance à ne pas tenir compte des intérêts des États-Unis. Cette même lacune existait, à un degré un peu moindre, également dans la politique américaine vis-à-vis du Liban, de l'Arabie saoudite et de l'Iran. Dans les cas cités, Washington semblait trop préoccupé par le bien-être de ces pays et pas assez par les intérêts des États-Unis.

Michael Mandelbaum a bien saisi l'esprit de cette tendance, en 1996, en lui donnant le sobriquet, de façon moqueuse mais juste, de « politique étrangère comme travail social ». Cette approche a atteint le point culminant de l'horreur avec l'opération bizarrement nommée "Opération liberté irakienne"de 2003. J'ai critiqué cette approche sous [le gouvernement de] George W. Bush,déplorant que les guerres d'Afghanistan et d'Irak "soient jugées plus en fonction du bien-être social apporté aux vaincus qu'en fonction des gains procurés aux vainqueurs."

"Promouvoir les intérêts américains" sert de correctif à cette mentalité désintéressée.

Woodrow Wilson a lancé une nouvelle ère dans la politique étrangère des Etats-Unis.

Je soulève cette question 17 ans plus tard, car un lecteur anglais m'a demandé récemment où il s'inscrivait dans ce projet [et pourquoi]: «Pourquoi dois-je soutenir les intérêts américains au Moyen-Orient ? " Bonne question.

J'ai répondu ceci : les intérêts américains sont les intérêts du monde. Washington prend de meilleures décisions que New York (à savoir les Nations Unies). Il a beau l'avoir fait de manière imparfaite, le gouvernement américain a offert pendant un siècle une intendance mondiale bienfaisante. Quelle autre grande puissance a financé les ennemis vaincus, a lancé l'aide au développement, a poussé à des réformes démocratiques, a promu le libre-échange, et encouragé les ensembles régionaux? Les dirigeants américains ont montré un intérêt personnel éclairé, sans équivalent dans l'histoire.

Regarder le rival passé (l'Union soviétique) et le rival futur (la Chine) ce n'est que confirmer ce qui est dit , mais c'est aussi faire une comparaison avec le Royaume-Uni. Londres a équilibré des éléments hostiles et a encouragé le libre-échange mais il lui a manqué l'approche dictée par des principes, humanitaires, idéaliste que l'on trouve dans la politique étrangère américaine.

C'est pourquoi les non Américains devraient eux aussi promouvoir les intérêts américains.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 13:41

 

 

 

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Juifs et Chrétiens – Un long chemin

par Gilles-William Goldnadel

blognadel


 


Par-delà l’ère du mépris et des persécutions, la dispute s’estompe entre l’Eglise et la Synagogue, juge Gilles-William Goldnadel, voix forte du judaïsme français.

 

Si l’on veut tenter de comprendre l’état des relations judéo-chrétiennes, il convient d’avoir à l’esprit deux mots hébraïques prononcés aujourd’hui ad nauseam : Shoah et Tsahal.

Avant la Grande Catastrophe, les relations entre les enfants de l’église et ceux de la synagogue avaient au moins le mérite de la simplicité. Sur fond d’accusation de déicide et de suprématie sociétale du catholicisme, elles se caractérisaient par le déséquilibre et un mépris souverain, pour reprendre le concept de Jules Isaac.

Mais après le génocide, ou tout au moins sa médiatisation extrême dans le tournant des années 60, tout change. Dieu a fini d’agoniser et les églises se vident. C’est à ce moment, qu’un nouveau culte postchrétien s’installe qui met en scène le martyrologe juif,  vécu comme une nouvelle Crucifixion. Il faut dire, que le  décharné en pyjama rayé ressemble à s’y méprendre au Nazaréen supplicié : il souffre sans combattre, il ne possède rien, il n’est d’aucun pays, il ne sourit pas, il n’accuse ni ne condamne .Il est juif.

Il est, enfin, le digne fils, autrefois si ingrat, de son père le plus illustre.

Cette nouvelle religion profane et victimaire va révolutionner le monde occidental, bien au-delà du cercle des chrétiens traditionnels, en déclinant successivement une série de victimes et de bourreaux idéaux.

C’est dans cet espace temporel réchauffé qui ne fera pas long feu, que juifs et chrétiens vont se concilier, autour notamment de Vatican II qui mettra fin au grief solennel et récurrent du Juif Perfide.

En dépit de vicissitudes qui ne vont pas tarder, l’ère du mépris n’est pas revenue et la dispute entre l’ancienne et la nouvelle Alliance a perdu de son aigreur.

L’un des symboles les plus émouvants s’est incarné dans la personne d’Aaron Lustiger, juif et chrétien, longtemps perçu par les premiers comme un renégat puis enterré chrétiennement au son d’un Kaddish rien moins qu’inconvenant.

Un seul détail, mais d’importance, aura troublé l’idylle naissante : le  Juif en pyjama adoré  était mort .Un autre, bien vivant celui-là, mais bientôt abhorré, n’entendait plus expier en silence et  allait au rebours rendre coup pour coup. Pire encore, il allait se réapproprier violemment le lieu même où le Nazaréen avait souffert et d’où ses adorateurs avaient du déguerpir.

C’est sans doute au cœur de ces dépits, que de nouveaux malentendus, de nouvelles incompréhensions, de nouveaux ressentiments se sont construits.

 

Le livre noir

La vieille querelle autour de la responsabilité d’un Pie XII trop diplomate et celle plus récente sur la promotion d’un cardinal Williamson incrédule jusqu’au déni, montrent que ce passé là ne veut toujours pas passer.

 Il n’empêche, l’aigreur a ses limites et rien ne sera plus comme avant Vatican II.

Car  juifs et  chrétiens ont changé. L’église n’est plus ce pouvoir impérial qui semblait pouvoir dominer l’Occident pour l’éternité. Les juifs, à travers Israël, même les plus antisionistes d’entre eux, n’ont plus le même regard sur eux-mêmes, précisément parce qu’ils savent que leur image s’est modifiée. Ce qui transforme et rééquilibre les rapports entre les deux groupes.

Surtout,  l’intolérance  a grandement déserté  l’église et la synagogue. La radicalité aujourd’hui s’incarne, en dépit de la même réticence à vouloir le constater qui autrefois protégeait le communisme en majesté,  dans un certain islam politique, dogmatique et conquérant.

 Ce n’est pas un hasard si les concepts de dhimmitude juive et chrétienne en Orient peuvent être aujourd’hui évoqués sans grande crainte d’excommunication intellectuelle.

Ce n’est pas un hasard, si, à présent et enfin, les massacres de chrétiens en terre islamique qui n’ont jamais cessé mais qui étaient jusque là occultés peuvent être dénoncés malgré un épouvantail  islamophobe qui commence à perdre un peu de sa paille.

Ce n’est pas un hasard, si, en Europe, l’exigence d’une réciprocité chère au cardinal Ratzinger commence à être invoquée, comme par une Norvège qui  ne veut construire désormais de mosquées que lorsque l’Arabie Saoudite bâtira  des églises….

Certes, le chemin est encore long, ou juif, chrétiens et musulmans modérés uniront sans crainte et sans complexe leurs forces contre la radicalité, et on a vu le Saint-Père en rabattre un peu depuis Ratisbonne. Le fiasco du dernier synode de Rome ou l’église d’Orient a repris le chemin de Damas montre qu’il sera sinueux et chaotique.

 Raison de plus pour ne plus avoir peur, aurait pu dire Jean-Paul II.

Gilles William Goldnadel

                                                                                                                            

Gilles William Goldnadel est avocat.  Dernier ouvrage publié : « Conversations sur les sujets qui  fâchent » (avec Alexandre Adler) A paraître le 20 Janvier : « Réflexions sur la question blanche » (ed. J.C Gawsevitch.)

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 04:18

 

 


“Fabriqué en Israël”

- Nathalie Elgrably-Lévy

Le Journal de Montréal, p. 27

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Depuis quelques mois, un courriel circule aux quatre coins du monde. Il est apparu à quelques reprises dans mes messages, et peut-être l’avez-vous également reçu. Il s’agit d’un appel à boycotter les produits israéliens ainsi que les entreprises qui supportent l’État hébreu. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale visant à appuyer la cause palestinienne, à manifester sa désapprobation de la politique israélienne, et à faire pression sur le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

De l’essayiste canadienne Naomi Klein jusqu’aux syndicats britanniques, en passant par la Scandinavie et l’Irlande, le mot d’ordre se répand. Le 25 novembre dernier, c’était au tour du parti Québec solidaire d’endosser la campagne «Boycott, désinvestissement et sanctions» contre Israël. Pour aider les participants à faire les bons choix de consommation, une liste circule sur Internet. Ainsi, il faudrait bouder, entre autres, les produits agricoles israéliens, les produits Ahava, Carmel Agrexco, L’Oréal, Revlon, Estée Lauder, McDonald’s, Coca Cola, Nestlé, Sara Lee, Siemens, Starbucks, Danone, Disney, Home Depot, Johnson & Johnson, Kimberly Clark, Lewis, Caterpillar, etc.

Suffit-il réellement de mettre à l’index ces quelques entreprises pour influencer la politique israélienne? Évidemment pas! Alors, pourquoi s’arrêter là? Pourquoi faire dans la demi-mesure? Les boycotteurs ont tort de se limiter à quelques mesures tape-à-l’œil. Pour prouver leur engagement, ne devraient-ils pas aller au bout de leurs convictions et refuser d’acheter absolument TOUT produit originaire d’Israël sans aucune exception?

Les boycotteurs devraient donc désactiver leurs boîtes vocales, et refuser d’utiliser le système VoIP et AOL Instant Messenger, car ce sont des compagnies israéliennes qui les ont développées. Plus question d’employer une clé USB, car c’est Dov Moran, un Israélien, qui l’a mise au point. Les boycotteurs devraient également trouver des solutions de rechange aux produits Cisco, IBM, HP, Intel, Microsoft, Google, Yahoo ou Motorola, car ces entreprises possèdent toutes des centres de recherche en Israël.

En cas de maladie, les boycotteurs devraient discuter sérieusement avec leurs médecins afin de s’assurer d’être soignés dans le respect de leurs principes. Entre autres, ils devraient s’abstenir de recourir aux thérapies se servant de cellules souches, car Israël est un pionnier dans ce domaine. C’est également ce pays de 7,3 millions d’habitants qui nous a donné le premier système de diagnostic du cancer du sein sans radiation, et le premier système informatisé d’administration des médicaments à l’abri des erreurs humaines. C’est une entreprise israélienne, Given Imaging, qui a développé la première caméra sous forme de gélule à avaler pour dépister les pathologies digestives. Quant aux médicaments contre le cancer, l’Alzheimer, le Parkinson et la fibrose kystique, on les doit aux découvertes de Aaron Ciechanover et Avram Hershko, prix Nobel de chimie (2004) et professeurs au Israel Institute of Technology. Et en cas de paralysie, il faudrait refuser le ReWalk, un système d’exosquelette qui offre aux paraplégiques la chance de retrouver l’usage de leurs jambes, car c’est la compagnie Argo Medical Technologies, basée à Haïfa, qui l’a développé.

Quand on croit véritablement à une cause, on ne se contente pas de mesures timides et, surtout, on ne boycotte pas de manière sélective en fonction de l’intérêt que les produits présentent. Alors, à Québec solidaire et à toutes les organisations dans le monde qui soutiennent les sanctions économiques envers Israël, je lance le défi suivant : vous voulez boycotter les produits israéliens? Soit! Mais montrez du sérieux, de la cohérence et de l’intégrité, et boycottez absolument tout ce qu’offre Israël. À moins, bien entendu, que ce boycott ne soit que de la frime…

Nathalie Elgrably-Lévy is Senior Economist at the Monreal Economic Institute.

* This column was also published in Le Journal de Québec.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 22:00

 

 

 

Les meilleurs amis d’Israël

par Michael Freund | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

jeudi 23 décembre 2010
-

desinfos

 

Pour les partisans d’Israël, les élections présidentielles américaines ne peuvent vraiment pas survenir trop tôt. Les élections présidentielles américaines de 2012 peuvent paraître lointaines, mais contrairement aux sports professionnels, il n’y a jamais de basse saison dans la politique américaine. Aussi ne devrait-on pas considérer comme une surprise, même si aucun Républicain n’a encore déclaré son intention de se présenter contre Barack Obama, que divers media ont déjà organisé un programme de débats pour les deux prochaines années.

Vendredi dernier, la chaîne ‘CNN’ a annoncé qu’elle s’associait avec le ‘Tea Party Express’ pour un débat entre les candidats Républicains aux primaires en septembre 2011. Et la chaîne ‘Fox News’ a proclamé son intention de tenir deux débats Républicains, dont le premier aura lieu en août.

C’est vrai – il peut bien ne pas y avoir de candidat officiel jusqu’à présent, mais pourquoi se soucier de pareils détails sur le parcours à venir ? 

Pour l’observateur extérieur, tout ce brassage d’activité politique pourrait paraître prématuré. Après tout, l’élection de mi-mandat au Congrès n’a-t-elle pas eu lieu le mois dernier ? Est-il bien nécessaire de commencer à planifier la prochaine élection ? En bref, la réponse est oui. 

Etant donnée la campagne hautement compétitive, exténuante au plan national, requérant des sommes très importantes, à laquelle les candidats sont inévitablement confrontés, il est tout naturel que le processus lui-même s’allonge de plus en plus. Par conséquent, dans les mois à venir, la liste des candidats potentiels va rapidement commencer de prendre forme.

Pour les activistes et partisans pro-Israël, le vote de 2012 ne peut vraiment pas arriver trop tôt. Deux années d’approche par Obama avec ses faux pas et radotages au Moyen Orient, et son traitement à la main lourde de l’Etat juif, ont ôté à beaucoup de Juifs américains toutes les illusions qu’ils pouvaient avoir sur son administration. Ils attendent comme une bouffée d’air pur l’arrivée de quelqu’un – n’importe qui ! – qui remplacera l’inepte incompétent en chef à la Maison Blanche. 

Avec cela à l’esprit, il est essentiel que les Juifs américains commencent à examiner le champ des perspectives des candidats Républicains dès à présent, et prennent la mesure de ceux qui pourraient bien endosser le manteau de la présidence. Ils doivent se préparer à se tenir très tôt derrière un candidat et s’y tenir, ne serait-ce que pour assurer que le gouvernement actuel ne demeure qu’un phénomène passager d’un seul mandat.

Evidemment, beaucoup de noms sont dans la hotte, depuis l’ancienne candidate à la vice-présidence Sarah Palin jusqu’à l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney. Pour la plupart, ils disposent tous de fortes qualifications pro-Israël, et beaucoup ont constamment dit les bonnes paroles qui susciteront le vote juif.

Mais je crois qu’il y a un candidat potentiel qui se tient au-dessus de tous les autres, aussi bien comme avocat d’Israël et ami du Peuple juif : il s’agit de Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat à la présidentielle de 2008.

Je n’ai jamais rencontré cet homme, et je n’ai aucun intérêt en disant cela, mais son passé de soutien à l’Etat juif est tout simplement remarquable et, très franchement, il plaide pour lui. En août l’an dernier, quand le gouvernement Obama était si occupé à tordre le bras d’Israël pour empêcher les Juifs de « s’implanter » à Jerusalem, Huckabee s’exprima avec vigueur sur la question. 

« Ma question, déclara-t-il aux journalistes pendant une visite dans la capitale d’Israël, c’est : comment le gouvernement des Etats-Unis ressentirait-il un diktat du Premier ministre Netanyahou s’il ordonnait quelles personnes peuvent vivre dans le Bronx, lesquelles peuvent vivre à Manhattan, et lesquelles peuvent vivre dans le Queens. J’ignore où nous trouverions l’autorité de dicter aux Israéliens ce qu’ils ont à faire dans leur propre pays ». Combien d’autres politiciens américains parlent-ils avec tant d’éloquence et d’ardeur en notre faveur ?

En une autre occasion, Huckabee critiqua Obama pour sa « politique qui met plus de pression sur les Israéliens construisant des chambres à coucher dans leurs implantations plutôt que sur l’Iran fabriquant des bombes ».

Il a aussi soutenu Israël dans sa prise en charge de l’incident de la flottille, et a même jeté le doute sur la viabilité d’une solution à deux Etats, déclarant au magazine ‘Time’ l’an dernier qu’il est « inconcevable que deux gouvernements souverains puissent contrôler la même pièce d’un bien immobilier ».

Comme invité d’un programme très populaire de la chaîne ‘Fox News’, Huckabee couvre régulièrement de compliments l’Etat juif, apportant une alternative rafraîchissante au courant constant de critiques qui court dans la majorité de la presse dominante.

Mais il est beaucoup plus qu’un simple ami éloigné. Huckabee est venu ici plus d’une dizaine de fois, ce qui est beaucoup plus qu’on ne peut en dire des Juifs américains.   Et il ne se contente pas de visiter – il en fait venir d’autres avec lui, conduisant des groupes en pèlerinage en Terre Sainte. Il y a six mois, il fit venir 160 Chrétiens évangélistes accompagnés du chanteur Pat Boone, et sur son site Internet, il fait déjà la promotion d’un autre voyage prévu au début de l’an prochain.

Des dépêches récentes dans la presse suggèrent que Huckabee pèse actuellement ses options pour envisager le lancement d’une autre campagne.

Après avoir examiné son passé et pris sa mesure sur la distance, tout ce que je peux dire c’est : Vas-y, Huck, vas-y ! Quelques Juifs américains se dérobent à l’idée de soutenir un ancien prédicateur baptiste dont les convictions pro-Israël sont fondées sur sa foi et son attachement à la Bible. Ils se sentent menacés par les Chrétiens évangélistes et soupçonnent leurs motivations. Mais il est temps de dépasser cet obstacle psychologique une bonne fois pour toutes et de reconnaître un véritable ami qui se tient à nos côtés à travers toutes les épreuves.

Et en ce qui concerne Mike Huckabee, ils ne peuvent pas en avoir de meilleur.


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