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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:14
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Benilou 
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non boycott israel
Et non au Mythe
de l'Apartheid
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LE BOYCOTT DES PRODUITS ISRAELIENS

Par Jacques BENILLOUCHE



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Il était difficile d’avoir une idée de l’intérêt du boycott des produits israéliens et de sa répercussion sur le volume des ventes. Aujourd’hui nous constatons que de nombreux israéliens sont pour et appuient avec vigueur les manifestants qui se pointent à l’entrée des supermarchés de France pour dénoncer la présence, dans les étals, de marchandises « made in Israël ». En fait, ils souhaiteraient qu’ils soient plus nombreux car ils agissent en excellents agents commerciaux de l’Etat juif. Les français, qui ignoraient jusqu’à l’existence de certains produits, ont d’abord eu la curiosité aiguisée. Ensuite, ils ont décidé de consommer des articles israéliens lorsqu’ils ont appris que la notion de « kacher » s’adressait souvent à des aliments bios exempts d’ingrédients d’origine animale néfastes pour la santé.

            Le résultat de ce boycott est probant puisque les exportations israéliennes vers la France ont fait un bond si l’on se base sur les derniers chiffres communiqués par la douane. Evaluées à 102 millions de dollars en février, elles ont augmenté de plus de 25% par rapport à celles de janvier. Pour aider les consommateurs dans la consolidation de cette démarche, il faudrait leur préciser que le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par 729. Cette action politique visant à donner un coup d’arrêt au succès touchant à une consommation saine n’a pas découragé l’Europe qui a créé, depuis janvier 2010, de nouvelles exemptions de taxes en faveur des produits alimentaires israéliens dont les coûts sont ainsi réduits afin « d’aggraver » l’effet du  boycott.

 

Silence et mépris

 

            En faisant une digression vers la situation politique, ce résultat efficace doit ouvrir la réflexion sur le principe instituant le silence et le mépris pour combattre les pseudos comiques et les politiciens douteux, familiers de déclarations intempestives qui ont pour rôle de faire parler d’eux, de les remettre en selle ou de leur offrir la première page de la presse. Ils attendent, pour rebondir, que les médias fassent choux gras de leurs formules provocantes et que l’on cite au moins leur nom, ce que nous ne ferons pas ici. Alors moins on parlera d’eux et moins ils chercheront la provocation. Les organisateurs pro-boycott ont obtenu l’effet inverse escompté en croyant attaquer les produits israéliens alors qu’ils leur faisaient une publicité gratuite.

            La communication est l’arme efficace de tous les politiques qui doivent cependant s’en servir judicieusement. Ainsi le refus de diffusion des produits israéliens, étendu à tout ce qui pourrait entrer en Cisjordanie, crée un paradoxe dangereux lorsque le site internet Euro Palestine prône « le boycott des produits israéliens, à l’heure où le gouvernement israélien affame la population palestinienne ». En appui à cette stratégie, une vidéo de l’AFP [*] montre  des douaniers palestiniens en train de confisquer un chargement de saucissons et autres viandes séchées à l’entrée de Ramallah. Alors, à ce niveau de réflexion, il est difficile de comprendre cette attitude stérile sans qu’une explication cohérente ne soit fournie par les instigateurs de la limitation des entrées d’aliments pour les palestiniens. D’un côté ils se plaignent qu’Israël « affame » les arabes et de l’autre, ils mettent au rebut tout ce qui pourrait concourir à alimenter normalement une population qui, quand elle a faim, se fiche de savoir d’où viennent les produits.

            Ces politiciens de la nouvelle vague, qui s’agitent pour trouver des armes pacifiques contre Israël, devraient savoir que le combat politique, le ventre vide, n’a aucune chance d’être efficace.

 

[*] http://centrefrance.kewego.fr/video/iLyROoafvbFb.html

 


 
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 06:35





17/03/2010 
Irwin J. Mansdorf  |  Général 
jcpa-lecape

ISRAËL EST-IL UN ETAT COLONIAL?

Irwin J.Mansdorf


Les facteurs psychologiques jouent souvent un rôle dans l’évolution des vues politiques. Dans le conflit israélo arabe, l’un des moyens par lequel les facteurs psychologiques opèrent, est dans la formation de préjudices qui ne reflètent  nécessairement pas les données historiques ni le droit international applicable. Dans le cadre des exemples sont incluses des descriptions telles que l'occupation est « illégale » et la détermination selon laquelle il existe un « droit » à la résistance ou un »droit » au retour. Ces descriptions  utilisées à maintes reprises, malgré leur légitimité contestée, peuvent modifier les perceptions. Dés que ces perceptions changent, les  attitudes et le comportement évoluent  et conduisent, en fin de compte, à des préjugés et à des positions partiales qui ne reflètent pas la réalité historique et politique.

Ainsi, le langage employé se transforme en un important instrument psychologique et en fait, il  décrira les évènements en perpétuant  les croyances fondées sur des récits qui ne seront pas fondés sur  des vérités historiques. Le professeur Joseph Massad de l’université de Colombie, comme beaucoup d'autres, décrivent Israël comme une entité coloniale basée sur un mouvement illégitime et raciste qui est selon eux le sionisme. Certains pensent toujours que l'Etat d'Israël  est un élément étranger implanté au Moyen-Orient. Des organisations internationales telles que les Nations Unies ou des militants  politiques tel que Noam Chomsky décrivent les Arabes comme « des autochtones » et les Juifs comme des « immigrants ».

Le "colonialisme israélien" est devenu un thème majeur dans les critiques du monde universitaire et fait partie du  langage de discours contre Israël.

Le début de la fin de la colonisation au Moyen Orient :

La Déclaration Balfour

La Déclaration Balfour est historiquement parlant le premier document qui a  reconnu les droits des Juifs à un foyer national et à une indépendance en Palestine.

Par contre, il est perçu dans le monde arabe comme un  processus illégitime de la dépossession des terres arabes. Les événements qui se sont succédés  après: la Révolte arabe  en avril 1936 , la publication du rapport de la Commission Peel en juillet 1937, qui recommandait pour la première fois le partage  de la région , et le fait que la Déclaration Balfour souhaitait obtenir un soutien des juifs aux Alliés, tous ces événements , ont  permis à susciter l’émancipation des pays arabes. Dans ce contexte, il est improbable que la victoire des Turcs et de leurs alliés allemands aient acheminé  les Arabes à créer, en dehors de la Palestine, des Etats indépendants.

Ainsi, la Déclaration Balfour, n’a pas seulement stimulé l’indépendance juive, mais a étrangement servi le monde arabe dans ses objectifs nationalistes. Ces revendications n'existaient pas auparavant  puisque le rapport Peel note que « les Arabes ont toujours conçu la Palestine comme faisant partie de la Syrie ».

En vertu de l'accord Fayçal-Weizman du 3 janvier 1919, les Arabes reconnaissent les droits des Juifs et l’indépendance sur l'ouest de la Palestine, préconisés dans la Déclaration Balfour, tandis que la famille royale de Fayçal garderait le contrôle de la Syrie et la zone connue comme la Transjordanie. L’échec de cet accord, et le conflit qui en résulte est dû au refus français  de renoncer à son contrôle colonial et de reconnaître les droits de l’Emir Fayçal en Syrie. 

La dénégation arabe des droits des juifs sur la Palestine

L'échec de l’accord Fayçal -Weizman a provoqué une longue période de nationalisme arabe et un déferlement de violence et d'affrontements sanglants entre Juifs et Arabes.

Aujourd’hui encore, le monde arabe continue à nier l'histoire du conflit  tant sur le plan officiel que dans les mass médias. Un rapport du département d’Etat américain  note que les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne « ont souvent ignoré les liens historiques et indéfectibles des Juifs avec Israël et Jérusalem. »

Cette conception se retrouve dans les chartes des deux principaux mouvements palestiniens. La charte nationale palestinienne de 1968 a déclaré que la Déclaration Balfour et nulle et non avenue et affirme :

« Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits de l’histoire et la véritable conception de l'Etat -nation. » La question de la reconnaissance juive  par opposition aux droits israéliens demeure un point de friction entre Israël et l’Autorité palestinienne. La charte du Hamas de 1988 exprime l’hégémonie islamique sur la zone connue comme Palestine, et évoque à plusieurs reprises "l’usurpation de la Palestine par les Juifs et la stimulation de l’Islam."

Des milieux universitaires dans la société arabe palestinienne sont également abonnés à ces notions. L’université Al Qouds  sur « l'histoire de Jérusalem » explique que le « récit » juif est un « mythe », et que le Roi David dont l’existence même est remise en question, faisait probablement partie d’une communauté « idéalisée » d’ « israélites » qui n’avaient aucun lien à Jérusalem, et que ces « israélites » n’ont jamais connu l' exode d’Egypte (Al Qouds affirme que cette « histoire » était « appropriée » à une légende cananéenne), que la conquête de Josué n’a jamais eu lieu, que le temple de Salomon était en réalité un centre de culte païen, et que le Mur occidental est probablement et simplement une partie d’une forteresse romaine. Dans la mosquée Al Qouds la restitution de la « conquête » de la Palestine, les Juifs ne sont même pas mentionnés,   bien que les Egyptiens, les Hittites, les Philistins, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Romains, les Arabes musulmans, les Mamelouks, les Ottomans et les anglais y figurent. Les Juifs ne se trouvent nulle part dans l’Histoire et leur passé en Palestine est inexistant.

Dans les médias populaires palestiniens, la notion d’absence du lien historique des Juifs avec la Palestine est perpétrée et même encouragée. Des émissions sont diffusées à la télévision niant tout lien des Juifs avec le Mur occidental du Temple. Cette croyance est si répandue à tel point qu'un guide arabe francophone  du Musée de la Tour de David a été licencié, après avoir affirmé qu’il n’existait aucune racine juive à Jérusalem. Il a même indiqué, dans une interview à la télévision palestinienne, que le film documentaire exposé sur place par la mairie est « bourrée de mensonges et de tromperies historiques."  

Les porte-parole palestiniens affirment souvent que les Juifs sont membres d’une religion et non d'une nation, et donc toute aspiration nationale fondée sur la revendication d'un territoire n’est pas crédible.

La notion qui présente les Juifs comme une entité étrangère en Palestine a été publiée et rabâché dans l'ouvrage d'Edouard Saïd sur l'orientalisme, qui est perçu aujourd'hui comme le fondement de la pensée post coloniale dans les universités. La réalité historique est bien évidemment différente. 

Le passé  colonial au Moyen Orient.

Les conquêtes coloniales au Moyen Orient et au Maghreb sont nombreuses. Les Turcs ottomans ont dominé la région durant 4 siècles, de 1516 à 1917.

L’histoire coloniale britannique comprend la prise de contrôle de la région du Golfe entre 1861 et 1899, transformant cette zone  en un «  lac britannique ». Des hauts-fonctionnaires  britanniques ont décidé laquelle des grandes familles tribales de la région du golfe allaient devenir les dirigeants des éventuels Etats.

Des colonialistes français ont pris l’Algérie en 1830, ont conquis la Tunisie en 1881, et ont pris le contrôle sur le Maroc en 1912.

Ni les Juifs ni les Arabes n’ont joui d’une indépendance et étaient sous des régimes mandataires ou protectorat. A la fin de la Première Guerre mondiale, et suite aux accords Sykes-Picot de 1916, les intérêts coloniaux britanniques et français ont été établis et définis. 

La décolonisation après la défaite ottomane

A partir de la période de la Première Guerre mondiale, l’ensemble du Moyen Orient a subi un processus de décolonisation avec l’émergence des mouvements nationaux. Le nationalisme juif était conforme à la Déclaration Balfour,  après avoir été intégré dans la ligue des Nations mandataires pour la Palestine. La Grande Bretagne a soutenu les revendications nationales juives en Palestine, mais un  nombre de documents historiques prouvent qu’elle a aussi encouragé le nationalisme arabe comme instrument dans leur propre conflit avec les Ottomans.

Les Juifs, loin d’être colonialistes, ont bénéficié d’un mouvement national qui visait à renouveler la souveraineté juive, mais aussi à mettre fin au contrôle colonial et aux tribus qui n’avaient pas de racines historiques ou autochtones dans la région.

Le mandat sur la Palestine signé en 1922 se réfère  spécifiquement au « lien historique du peuple juif avec la Palestine. »

Ce mandat appelle également le peuple juif à commencer « la reconstitution de son foyer national » indiquant essentiellement qu’il allait reconstruire un foyer national qui existait auparavant. En revanche,  un bon nombre d’Etats arabes  ont été créés  par les Britanniques et des Français.

Le processus de l’indépendance

Un regard sur la carte du Moyen Orient montre que les mouvements nationaux sont devenus des entités nationales par  des facteurs tribaux. Le Yémen du nord est devenu indépendant en 1918. La monarchie hachémite en Irak a acquis son indépendance de l’Angleterre en 1932. L’Arabie saoudite (à l’origine Hedjaz et Nadjd)  est devenue également  indépendante de la Grande Bretagne en 1932. L’Egypte occupée par l’Angleterre depuis 1882 a obtenu son royaume indépendant en 1952. Le Liban et la Syrie prirent leur indépendance respective en 1943 et en1946. Une famille hachémite de Jordanie eut son indépendance en 1946 dans un territoire faisant partie à l’origine de la Palestine mandataire. L’indépendance a également été réalisée par les protectorats britanniques d’Oman (1951) le Kuweit (1961) le Yémen du sud (1967) les Emirats arabes unis ; Bahreïn et le Qatar (1971).

Quant à  l’autodétermination nationale juive en Palestine, elle a été obtenue  avec l’indépendance d’Israël en 1948 et la fin du mandat de Grande Bretagne. Avant 1967, la Jordanie a occupé illégalement la Cisjordanie, tandis que Gaza était administrée par l’Egypte.

En 1948, lors de la guerre pour son indépendance, Israël  a agi comme une force anticoloniale. Les troupes de la légion arabe de la Transjordanie ont combattu sous un commandement britannique et des officiers arabes. Bien que les armes israéliennes provenaient essentiellement de la Tchécoslovaquie,  les Etats arabes ont été équipés d'armes des anciennes  puissances coloniales, la Bretagne et la France.

Sur le plan militaire et diplomatique, Israël a été une force anti- coloniale au cours de ses premières années de son existence.

Israël  est donc le seul qui est accusé de « colonial ». Il s'agit selon les détracteurs d'un  autre type de colonialisme, celui de l’immigrant « colonialiste » lié à l’entreprise sioniste. Une manipulation  psychologique flagrante à des fins politiques. Il va sans dire que la notion de « l'immigrant » rejette tout lien historique ou biblique des Juifs dans la région. D’où l’importance de la dénégation des droits des Juifs, de l’Histoire, et des revendications régionales.

 On distingue  que « le colon » s'applique uniquement aux israéliens qui ont établi des communautés dans les Territoires disputés,  et ceux qui utilisent la terminologie «immigrant colonial » visent clairement toute l’entreprise sioniste, c'est-à-dire y compris le territoire originel de l’Etat d’Israël de 1948. En fait de nombreux  activistes palestiniens contemporains affirment régulièrement  que tous les Israéliens sont des colonialistes et que toute  la Palestine  historique a été occupée. Ces activistes nient catégoriquement toute racine juive dans la région. 

Remettre en question ces croyances, implique deux mécanismes qui se chevauchent : d’abord une reconnaissance ferme de la réalité des racines juives et de la souveraineté historique dans la région, et deuxièmement une reconnaissance que la reconstitution moderne du nationalisme juif a été atteinte grâce à un processus légitime et conforme au droit international et au droit à l’auto détermination .Ces deux principes sont tabou et ne sont même pas soumis à discussion par de nombreux idéologues anti-sionistes. 

L’idéologie, lorsqu’elle est intransigeante et inflexible, est réfractaire à toute dissonance cognitive. C’est pourquoi, en dépit du dossier historique, la notion fondamentale d’Israël, comme "immigrant colonialiste » continuera à résonner dans les milieux où le nationalisme est mal vu, où l’histoire religieuse n’est pas pertinente, où les idéologies post-modernes sont bien implantées, et où la notion du peuple juif n’est pas reconnue.     


  Le texte intégral de cet article figure dans le site du JCPA en anglais. 
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 06:10
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Dieudonné et Gaccio invités de Karl Zero sur BFM TV (Vidéo 14mn45) - 

Manifestement Karl Zéro aussi trouve Dieudonné très amusant et "courageux".




   


 Karl Zéro absout Dieudonné à 1mn15 : "Donc tu t'es calmé d'une certaine façon [avec ton nouveau spectacle "Sandrine" *] et ce livre vient sanctifier le fait que tu t'es calmé." [Gaccio acquiesce.] Et à 6mn42 : "Donc en fait d'une certaine façon c'est le livre qui te réhabilite, Dieudo, non ?"
    
Karl Zéro à Gaccio, 8mn56 : "Tu dis ce que beaucoup de gens pensent, beaucoup d'humoristes, c'est qu'il [Dieudonné] est super drôle."
    
Bruno Gaccio : "Ah ben c'est le meilleur oui."
    
Karl Zéro : "Alors comment ça se fait que le meilleur devienne un "artiste conceptuel" comme il vient de nous l'expliquer ?"
    
Bruno Gaccio : "Parce qu'il traite des sujets que les autres ne traitent pas. C'est vrai que quand il va sur Gaza, les gens n'y vont pas, quand il fait un colon israélien, personne ne fait un colon israélien, ça n'existe pas."
    
Bruno Gaccio défend Dieudonné sur Le Pen, 11mn30 : "Je ne suis pas d'accord avec toi Karl [qui a estimé que faire parrainer sa fille par Le Pen n'était pas très drôle]. Moi quand j'ai vu l'histoire de Le Pen, j'ai envoyé un texto envoyant "t'es le plus grand, t'es un fou, t'as pas fait ça quand même ?" Moi j'ai compris que c'était pour déconner, je ne suis même pas sûr qu'il l'ait vraiment fait. Je continue à avoir un gros doute ! Il ne répond jamais à cette question ! [ils rigolent]
    
Bruno Gaccio défend Dieudonné sur Faurisson, 12mn35 : "Toi [Dieudonné] quand t'es sur scène tu me fais marrer, tu fais tes conneries... même Faurisson, je t'ai déjà dit hors micro, même ça allez j'admets puisqu'ils vont grimper au rideau, c'est prévu qu'ils grimpent au rideau, et ils grimpent au rideau. Ben moi ça me fait rire, on aime jouer avec les médias."
* Spectacle dont l'ouverture vise à ridiculiser les "déportés" et le "devoir de mémoire", spectacle où Dieudonné précise qu'on a le droit de rire car on n'est pas "en territoire israélien", où il fustige Gad Elmaleh puis Paul Amar qui se croit tout permis en tant que "descendant direct d'Abraham", où il fustige le CRIF et le "projet de solution finale" contre ses spectacles (extrait ici), où il qualifie Israël de "saint siège" intouchable (extrait ici)... Non, aucun doute, Dieudonné s'est "calmé" et n'est plus du tout obsédé par les Juifs.

 
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 10:29

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L’affaire Biden… Et ce qu’elle signifie vraiment.


Qui a pris l’initiative de publier le 9 mars, alors que le vice-président américain Joe Biden effectuait une visite en Israël, un « communiqué » sur un projet d’extension du quartier de Ramat-Chlomo à Jérusalem ? Et surtout, qui a fait en sorte que les médias le reçoivent dans les meilleurs délais, alors que ce projet n’en était qu’au niveau de discussions préliminaires ? Le texte émane du ministère de l’Intérieur. À priori, c’est donc le ministre, Elie Ichaï, l’un des dirigeants du parti orthodoxe Shas, qui est responsable. Mais un ministre ne suit pas les travaux de ses subordonnés au jour le jour, ni ne contresigne tous les communiqués de presse. Quelqu’un d’autre a pu intervenir, s’immiscer dans le processus de décision, hâter les choses. En vertu de tel ou de tel autre calcul. 



Ce qui est clair, c’est que « l’affaire Ramat-Chlomo » a été exploitée par l’Administration américaine avec une évidente volonté de nuire à Israël. Des « affaires », des « incidents », des « impairs », il s’en produit sans cesse entre les pays et les gouvernements, même amis, même alliés. Mais les intéressés peuvent alors choisir de les minimiser, ou de les monter en épingle. C’est à cela même qu’on voit si l’alliance tient toujours et si l’amitié est réelle. 

Quand le président français Jacques Chirac, à l’automne 1995, transforme en affaire d’Etat un malentendu avec la police israélienne chargée d’assurer sa protection dans la Vieille Ville de Jérusalem, il révèle ce que sera pendant sa politique proche-orientale pendant les douze années à venir. De même aujourd’hui avec le vice-président américain Joe Biden, la secrétaire d’État Hillary Clinton, et bien sûr, derrière eux, le président Barack Obama. Ces derniers auraient pu se contenter de hausser les sourcils. Ils auraient pu s’en tenir aux explications – et aux « excuses », nullement nécessaires en soi - que le premier ministre israélien leur a immédiatement présentées. Ils ont passé outre. Et par là ne laissent plus le moindre doute sur leurs intentions à court, moyen et long terme.

Rappelons les faits. Joe Biden arrive en Israël le 8 mars au soir. L’atmosphère est confiante, détendue. Personne, ni du côté israélien, ni du côté américain, ne manque de rappeler que Biden, avant d’être élu vice-président aux côtés d’Obama en 2008, avait été l’un des sénateurs démocrates les plus fidèles à l’amitié israélo-américaine.

L’idylle se poursuit pendant la journée du 9. Le soir, le couple Nétanyaou doit recevoir le couple Biden à dîner. Mais entre-temps, à 18 heures, les médias israéliens diffusent un scoop selon lequel Israël s’apprêterait à faire construire 1600 logements supplémentaires à Ramat-Chlomo, au nord de Jérusalem. Dans ce que l’administration Obama, à la différence de toutes les administrations américaines précédentes, a décidé de considérer comme « Jérusalem-Est », c’est à dire comme un « territoire palestinien occupé ». Biden fait part de sa « colère » à un Nétanyaou stupéfait, qui fait immédiatement part de ses regrets. Le dîner est retardé.

En réalité, ce scoop est un faux. Le gouvernement israélien n’a pris aucune décision de ce type, ni à Ramat-Chlomo, ni ailleurs à « Jérusalem-Est ». Il ne s’agit que d’un projet parmi d’autres, soumis à une commission de planification régionale du ministère de l’Intérieur. La procédure, en Israël, consiste à débattre de tous les projets. Quitte à en rejeter la plupart, pour des raisons techniques, environnementales, financières ou, last but not least, politiques. Lara Friedmann le reconnaît dans une analyse publiée dès le 10 mars par les Amis américains du Mouvement La Paix Maintenant : « Il ne s’agit pas d’une décision définitive, mais de l’ouverture d’une discussion publique : une étape importante, mais pas irréversible, en vue de la véritable décision… Le gouvernement est en mesure de retirer ce plan à n’importe quel moment, s’il le désire. En fait, c’est exactement ce que le gouvernement Rabin avait fait, dans des circonstances analogues, en 1995. » Friedmann ajoute : « On a présenté cette mesure comme une provocation délibérée du gouvernement Netanyaou à l’égard de Biden. Rien n’est moins sûr. D’après les éléments dont nous disposons maintenant, il est à peu près certain que Netanyaou ne savait rien de ce projet et n’avait pas été prévenu d’un tel communiqué… Si la coïncidence avec la visite de Biden était voulue, c’est plutôt le ministre Ichaï qui est en cause, ou un fonctionnaire d’extrême-droite de son ministère. En fait, Netanyaou avait formellement demandé à Ichaï de s’abstenir de toute déclaration pendant la visite de Biden. »

L’hypothèse Ichaï n’est pas absurde en soi. Ramat-Chlomo est en effet un quartier orthodoxe (haredi), où la natalité est forte et les moyens financiers limités. Construire de nouveaux immeubles, ou annoncer qu’on va en construire, peut entrer dans le jeu électoral d’un parti se réclamant de l’orthodoxie. Pas plus absurde, la seconde hypothèse de Lara Friedmann : un fonctionnaire appartenant à l’aile « dure » de la droite « dure » israélienne. Acquis à la politique du pire, ce milieu a pu chercher à déstabiliser Netanyaou : ne l’a-t-il pas déjà fait tomber en 1999 ? 

Mais il y a une troisième hypothèse : la provocation a peut être été ourdie par la gauche extrême qui, à la différence de la plupart des sympathisants de La Paix Maintenant, rejette le sionisme lui-même et le caractère juif d’Israël. Certains de ses membres, même sous un gouvernement de droite, occupent des fonctions officielles. Il ne leur est pas difficile de se procurer les « documents de travail » des divers ministères, d’encourager des décisions malheureuses et de les exploiter. De nombreux précédents pourraient être évoqués à cet égard. Dans le cas précis de Ramat-Chlomo, on peut noter que toutes les organisations se réclamant de l’extrême-gauche, du parti Meretz à l’ONG Ir Amim, dénoncent une « provocation » au moment même où le communiqué est publié. Comme s’ils en avaient connu la teneur à l’avance…

On peut même envisager une quatrième hypothèse selon laquelle les services diplomatiques ou les services secrets américains, agissant sur ordre du président Obama ou de ses collaborateurs les plus proches, ont monté un complot contre Netayaou en manipulant et instrumentalisant aussi bien des nationalistes israéliens que des gauchistes. Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand, disait qu’ « aucune ville ne résistait à un âne chargé d’or ». Les grandes puissances modernes savent manier toutes les formes de séduction ou de corruption : l’argent, mais aussi la gloriole, notamment médiatique et universitaire, ou, dans le cas des États-Unis, un visa et une carte verte… 

Ce qui renforce le soupçon d’un coup monté américain dans l’affaire actuelle, c’est le « post-scriptum » Oren. Alors que Netanyaou, en vrai homme d’État, et en vrai Israélien et Juif indifférent aux faux honneurs, s’était « excusé » auprès de Biden – comme il s’était « excusé », en 1995, auprès d’un Chirac qui venait d’accumuler les grossièretés diplomatiques - , Hillary Clinton, sans doute sur l’ordre exprès du président, a convoqué l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Michael Oren, pour lui faire de nouvelles remontrances. Oren est un intellectuel de tout premier plan, historien de la guerre des Six Jours, historien des relations entre les États-Unis et le Proche-Orient, auteur de plusieurs best-sellers : le meilleur avocat qu’Israël puisse avoir, dans les circonstances actuelles, auprès de l’opinion américaine. Donc, du point de vue d’Obama et de son entourage, l’homme à abattre.

Regardons le calendrier. La secrétaire d’État Hillary Clinton doit participer à la conférence annuelle de l’Aipac – le lobby pro-israélien américain – , qui va se tenir du 21 au 23 mars prochain à Washington. Les Juifs américains qui, cédant à de vieux réflexes, à de vieux tropismes, à la panique de la crise financière, aux mauvais conseils de quelques courtisans, ont voté Obama à 77 % en 2008, sont en train de revenir de leurs erreurs. Leur défection entraînerait à coup sûr la défaite des démocrates, déjà en perte de vitesse, aux élections de l’automne prochain et par voie de conséquence la « cartérisation » de l’administration actuelle. D’où, vraisemblablement, la tentative actuelle de créer, de toutes pièces, une « crise » entre l’Amérique et Israël, à propos de logements qui n’existent pas et que le gouvernement israélien n’a même pas envisagé de construire. Et de terroriser moralement une communauté dont le « mantra », l’ultime confession de foi, est qu’il ne saurait y avoir de contradiction entre être un Juif américain, et soutenir l’État juif.

Qui terrorise moralement les Juifs les terrorisera d’une autre façon. Mais le D.ieu d’Israël et de tous les vrais croyants voit, entend, inscrit dans Son Livre, jugera, et exécutera Son jugement.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 08:52
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Autorité palestinienne : l'appel du pied de Mohamed Da'hlan au 'Hamas
dabbag.info


Après avoir été âprement combattu par le Hamas, qui a même tenté plus d'une fois de l'assassiner, Mohammed Dahlan revient en conseiller amical du mouvement terroriste.

Il appelle le Hamas à s'unir au Fatah, dont il est l'un des leaders, dans la "lutte pour défendre les lieux saints". Mais Dahlan va plus loin.

Dans le cas où les discussions avec Israël reprenaient, il n'est pas impossible, selon lui, que les négociations ne portent plus que sur la création d'un seul état.

Ce n'est pas la première fois que l'un des proches de Mahmoud Abbas lance cette idée, à la fois comme un test de l'opinion internationale et comme une menace. Saeb Erakat l'avait fait avant lui. En effet, appeler le Hamas à un rapprochement et, dans le même souffle, lui donner cette sorte de gage sur l'avenir des négociations israélo-palestiniennes ne peut être que pure rhétorique.

L'homme a des ambitions. Autoritaire, il sait utiliser ses atouts dans le camp occidental, qui l'a beaucoup choyé, et reprendre à son compte une idée qui fait son chemin dans une certaine gauche européenne et chez beaucoup de démocrates américains.

Personne ne pourrait imaginer que ce ballon d'essai d'un "seul état" se soit envolé de façon uniquement conjoncturelle. Dahlan, à 49 ans, a tout le temps de bâtir son destin sur une illusion unificatrice, d'autant qu'il est bien placé pour savoir que les solutions au conflit ne sont pas pour demain.

En s'attirant les bonnes grâces du califat de Gaza et du bras armé de son mouvement, les Brigades d'Al Aqsa, Dahlan pourrait peser très lourd dans la balance où Abbou Mazen fait de moins en moins le poids.

Quoi qu'il en soit, il n'est pas homme à se ridiculiser en avançant cette hypothèse d'un seul état s'il n'avait eu l'assurance, auparavant, qu'il serait fortement soutenu dans sa démarche.

Si, pour les observateurs du monde entier, c'est Israël qui ne semble pas pressé de parvenir à un accord, on remarquera que les signes ne manquent pas qui nous laissent supposer que la partie palestinienne ne s'en porte pas vraiment plus mal.

Mais pourquoi ? La déclaration de Dahlan signifie-t-elle que les cartes vont être bientôt redistribuées...pour vingt ans ?


 
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:51


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Des universités américaines antisionistes ?
Interview de G.W GOLDNADEL



http://blogimages.bloggen.be/yechouroun/107795-aed34f4612c87bd7198241f32596fc6b.jpgDeux livres antisionistes sont sortis récemment des presses universitaires américaines: « Iranphobia » a Stanford et « Le problème de Sion » a Princeton. Sous couverture académique, les auteurs de ces livres peuvent se permettre des inepties du genre : « le sionisme est une maladie mentale…, sionisme=nazisme…ou Israël, le voyou du quartier ». Qu’est ce qui amène des universités prestigieuses comme Princeton ou Stanford à cautionner et publier de tels ouvrages ?......




Par Gilles-William GOLDNADEL 





 
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:28
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BILLET D’HUMEUR : ELECTIONS ET PARITE
Par Jacques BENILLOUCHE


En matière de parité, la France se situe au 59e rang mondial. 

		(Image : D. Alpoge/RFI)



Les résultats des élections régionales françaises ont été, comme prévu dans un précédent billet, une bérézina pour le parti de Nicolas Sarkozy. Pour le deuxième tour, les trois partis de gauche, parti socialiste, Verts et parti communiste ont fusionné leurs listes pour faire front commun contre l’UMP gouvernementale. Les commentaires ont été précieux et variés mais contradictoires comme il fallait s’y attendre.

            Cependant un élément est passé à travers l’analyse de tous les experts. Ces partis d’opposition sont dirigés par trois femmes : Martine Aubry, Cécile Duflot et Marie-George Buffet. Elles ont décidé de faire bloc face à la droite mais certains craignent qu’elles se vengent des années passées sous la botte masculine en contrant les hommes.

            La loi électorale française impose le principe « chabadabada », en souvenir de la chanson du film de Lelouch, un homme et une femme. Les deux sexes doivent obligatoirement alterner sur les listes pour promouvoir la parité. L’Etat d’Israël devrait s’inspirer de la France et voter une loi identique pour sauver une espèce en voie de disparition : les femmes politiques. La dernière qui s’accroche reste Tsipi Livni. On peut comprendre les réticences israéliennes des partis où seuls des hommes sont encartés et qui ne sont pas fiers du résultat français qui a mis trois femmes à la tête des partis de gauche ; c’est un peu trop pour beaucoup de machos, pour ceux qui estiment que les épouses ne doivent pas entrer en politique parce qu’elles sont plus tenaces et plus efficaces que les hommes.

            A l’heure où ces femmes prenaient leur revanche sur leurs époux, une autre, une rescapée de l’enfer nazi entrait, dans le monde réservé jusque là aux hommes, l’Académie Française, une juive qui n’a jamais renié ses racines et qui a toujours fait preuve de courage en politique et dans la vie. Simone Veil montre à présent le chemin à suivre à toutes celles qui ne veulent pas être uniquement des mères mais aussi des citoyennes. Les hommes ont intérêt à prendre de la graine même s’il leur en coûte d’avoir à reconnaitre les talents de ce qu’on nommait au XXème siècle : le sexe faible.   



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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 06:27
Netanyahou a les moyens de tenir tête à Washington

Jérusalem peut se passer aujourd'hui facilement de l'aide économique et militaire américaine.

Mercredi 17 Mars 2010




Le 
clash entre Américains et Israéliens pose la question de la dépendance économique  et militaire de l'Etat d'Israël vis-à-vis des Etats-Unis. Le risque de représailles laisse de marbre les dirigeants israéliens. Or, il faut se rendre à l'évidence: Benjamin Netanyahou, doté d'une longue expérience politique, n'a pas pu agir à la légère. Il a été trois fois Premier ministre, mais il a surtout excellé au poste de ministre des Finances, de 2002 à 2005, sous le gouvernement Sharon. Tous les experts internationaux ont reconnu que le pays lui doit sa réussite. Il a transformé une économie où le rôle de l'Etat était alors considérable en une économie libérale qui a donné au pays l'essor que l'on sait et qui lui a permis de résister à la récente crise mondiale, contrairement aux autres pays occidentaux. Pour accompagner son programme, il avait pris l'initiative de proposer à l'ancien directeur général du FMI, Stanley Fisher, les clés de la Banque d'Israël.

Ces états de service expliquent que le Premier ministre israélien ait accepté le risque d'une rupture avec les Américains pour s'affranchir de leur tutelle politique. L'annonce de la construction des 1.600 logements à Jérusalem-Est ne semble pas fortuite. Il veut dessiner sa carte du Proche-Orient et contraindre les Palestiniens à négocier à ses conditions. Jusqu'alors la diplomatie israélienne n'avait aucune autonomie puisqu'elle était sujette aux aides financières américaines. L'épisode de 1990 est encore présent dans les mémoires lorsque le Premier ministre Yitzhak Shamir avait réclamé, auprès de George Bush père, une garantie pour un prêt de dix milliards de dollars pour aider à l'installation des juifs qui arrivaient en masse d'URSS. Le président américain avait exigé, en contrepartie, qu'aucun juif russe ne puisse s'installer en Cisjordanie. Shamir refusa ce diktat en espérant que le lobby ferait son travail habituel auprès du Congrès. Mais à la surprise générale, les lobbyistes n'ont pas réussi à convaincre la majorité de l'opinion américaine qui avait appuyé Bush à 85%. Le prêt ne fut pas consenti, mais les conséquences ont été payées plus tard puisque George Bush manqua sa réélection en 1992 et que Shamir perdit les élections durant la même année.

L'histoire peut-elle bégayer ainsi au point que Benjamin Netanyahou s'en serve comme soutien à sa nouvelle politique? Nous avons consulté les experts économiques et militaires pour savoir si l'Etat d'Israël était en mesure de s'affranchir de l'aide et du soutien américain. L'envoyé spécial George Mitchell pourrait en effet suggérer des représailles économiques si aucun progrès n'était obtenu dans le processus de paix et si les constructions dans les territoires n'étaient pas stoppées. Les chiffres officiels qui nous ont été communiqués parlent d'eux-mêmes.

Réussite économique

Le gouverneur de la Banque d'Israël surveille l'économie israélienne sans indulgence. Le budget était équilibré en 2007, et en raison de la crise, il a subi un léger déficit de 1,6% en 2008 et de 6% en 2009. L'américain Stanley Fisher favorise la stabilité du dollar face à la devise israélienne. Il achète 100 millions de dollars par jour pour gonfler les réserves de devises de l'Etat d'Israël et pour éviter une baisse plus rapide du billet vert dont le change est passé de 4,2 Shekel à 3,71 malgré ce soutien. Le FMI (Fonds monétaire international) table sur une croissance du PIB israélien de 3,5% pour l'année 2010. Ces résultats encourageants poussent à Israël à demander son adhésion parmi les pays riches de l'OCDE et Israël est considéré comme un bon risque sur les marchés financiers. Le pays est en mesure d'obtenir à des taux faibles des prêts pour couvrir son déficit budgétaire, sans avoir à demander de caution américaine.

Le ministre des Finances israélien a annoncé en octobre, lors de la réunion du FMI à Istanbul, que l'Etat juif est devenu créancier du FMI en mettant à sa disposition une ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars puisque les réserves de la Banque d'Israël ne cessent de grandir avec des liquidités de l'ordre de 60 milliards de dollars. C'est pourquoi l'aide américaine ne revêt plus l'urgence des années de crise économique et elle ne peut plus servir de moyen de pression politique contre le gouvernement israélien. Benjamin Netanyahou en a parfaitement conscience.

«Aumône»

En 1985, l'aide américaine civile et militaire s'élevait à 3,4 milliards de dollars, soit 14% du PIB israélien évalué alors à 24,1 milliards de dollars. En 1996, l'aide avait été ramenée à 3,1 milliards de dollars et représentait alors 3% du PIB qui se montait à 105 milliards. En 2008 et en 2009, le PIB a atteint 199 milliards de dollars pour des subventions américaines réduites à 2,4 milliards soit 1,2% du PIB. L'aide américaine n'est certes pas négligeable, mais ces chiffres démontrent qu'elle n'est plus d'une importance vitale pour Israël d'autant plus que sa composition a varié. L'aide économique civile est tombée à seulement 120 millions de dollars, qualifiée «d'aumône» par les économistes.

Le reste de l'aide, militaire, est selon les experts intégralement reversé aux industries américaines qui bénéficient ainsi de subventions indirectes de leur propre gouvernement. La loi américaine exige que 74% du financement militaire à Israël (FMF foreign military financing) soit dépensé en produits militaires américains. Cette aide prend ainsi la forme d'assistance au développement de systèmes de missiles anti-missiles Arrow qui intéressent en premier lieu l'armée américaine. Ce FMF génère par ailleurs des bénéfices et des emplois aux Etats-Unis. Pas moins de 1.000 entreprises dans 47 Etats américains en profitent pour signer des contrats de plusieurs milliards de dollars. Enfin, ces subventions sont utilisées par le gouvernement américain pour masquer la réalité de ses dépenses militaires qui devaient baisser selon le programme du candidat Obama.

Armement

Autre évolution majeure, les Etats-Unis ne sont plus les principaux pourvoyeurs d'armement de Tsahal car la situation a évolué depuis qu'Israël a décidé de gagner son autonomie. Les navires de guerre, les tanks, les armes légères et les armes lourdes, les radars, les missiles et les appareils de surveillance sont maintenant de fabrication israélienne. Tous les secteurs de l'armement sont occupés par les industries militaires israéliennes à l'exception d'un seul: l'aviation. Israël détient pourtant la technologie en ce domaine puisqu'il avait développé son prototype, le Lavi, qui avait pris l'air et qui devait être construit à 300 exemplaires. Mais le veto américain de l'époque a interrompu sa fabrication en 1987, Washington refusant que l'aide américaine serve à financer un concurrent du F-16. Il semble que les recherches n'ont jamais cessé sur ce type de matériel et que le Lavi, aux performances améliorées, renait sous d'autres noms comme avion de reconnaissance déjà vendu à Singapour.  Israël ne craint pas un éventuel embargo. Il est le 5e exportateur d'armement mondial... juste derrière la France.

Enfin, pour contourner le veto américain sur la fabrication de ces propres avions de chasse, l'armée israélienne a aussi changé de stratégie dans le domaine aéronautique en développant les drones et en devenant un des leaders dans ce domaine. Israël vient ainsi de développer l'Eitan, drone à long rayon d'action et le plus grand de tout l'arsenal israélien. Son envergure de 26m lui donne la taille d'un Boeing 737, embarquant une tonne de fret à une altitude de plus 12 kilomètres et pouvant voler durant vingt heures consécutives en mettant l'Iran à sa portée.

Enfin, Tsahal n'a pas apprécié les difficultés faites pour l'obtention des nouveaux avions F22-Raptor, uniquement réservés à l'armée américaine, ou des F-35 dont le contrat d'achat n'est pas encore signé et qui ne pourront pas être disponibles avant 2014.

Moyens consolidés

Netanyahou considère aujourd'hui qu'il n'est pas contraint de ménager un président américain faisant preuve, selon lui, de faiblesse vis-à-vis de l'Iran tandis que ses généraux piaffent d'impatience pour attaquer les installations nucléaires du régime des mollahs. La situation n'est plus celle des années antérieures. Contrairement à 1990, il est appuyé par l'AIPAC(American Israel Public Affairs), le lobby pro-israélien, qui vient de conseiller à Barack Obama de «prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l'Etat hébreu» et de mettre fin à «l'escalade rhétorique de ces derniers jours qui détourne des problèmes urgents que sont la volonté de l'Iran de se doter d'armes nucléaires».

Il détient à présent les outils économiques et militaires pour garantir son autonomie de décision et il espère que les électeurs américains réagiront, comme en 1992, en refusant la réélection d'un président qui a montré ses limites et en choisissant un candidat plus volontaire. Il sait que, malgré la crise et le blocage diplomatique, Israël risque peu car il restera malgré tout un partenaire stratégique incontournable dans la région des puissances occidentales. Le porte-parole du Département d'Etat américain, Philip Caroli, vient de confirmer qu'Israël est «un partenaire stratégique des Etats-Unis et le restera». Netanyahou profite de l'opportunité qui lui est offerte pour bien démontrer sa nouvelle puissance face à Obama. Il ne craint aucune répercussion économique et militaire et il semble persuadé que sa stratégie n'affectera pas les liens historiques entre Israël et le peuple américain.

Jacques Benillouche


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 05:52



Drancy : des nazis à la mosquée
Alexandre Feigenbaum
© Primo, 16-03-2010

 
Cheikh Ahmed Yassine.

Souvenez-vous, c’est ce nazi arabe, aveugle et paraplégique des suites d’un accident de foot survenu à l’âge de 12 ans, qui s’est vengé de ses infortunes en devenant l’un des grands assassins du XXe siècle. 

Fondateur du Hamas, un mouvement dont la charte s’inspire de Mein Kampf et du Protocole des sages de Sion, Yassine est responsable de milliers de morts musulmans et juifs. 

Son aveuglement politique et son entêtement fanatique ont mené les Arabes palestiniens à la catastrophe et à l’impasse. Il a été tué par un missile de l’armée israélienne en 2004.

Voilà qu’en 2010, un comité qui porte son nom se pavane devant la mosquée de Drancy pour harceler l’imam « modéré » Hassen Chalgoumi. C’est Le Monde du 15 mars 2010 qui le dit.

Ce comité Yassine reproche à M. Chalgoumi d’avoir des relations normales avec les Juifs de sa commune, de ne pas les haïr. Le comité Yassine veut cantonner les Musulmans chez eux, à l’écart des Juifs, pour mieux leur inoculer la propagande yassiniste nazie, raciste et négationniste. 

Je téléphone à un ami (non juif), suggérant que des intellectuels arabes, juifs et ni l’un ni l’autre doivent, tous ensemble et au nom des principes de la République, dénoncer ce Comité Yassine et soutenir l’imam humaniste. 

Pour me dissuader d’une telle initiative, il use d’un argument étonnant : « Si toi, en tant que Juif, tu signes une pétition de soutien à Chalgoumi, cela servira d’argument à ses adversaires ! » 

Ainsi, je découvre qu’en 2010, en France, ma parole de Juif ne vaut plus rien, voire est contre-productive ! 

En fait c’est encore pire qu’il ne le dit : ce comité Yassine va se servir aussi bien de mon silence que de mon cri. 

Quant aux 90% des Musulmans qui pensent comme Chalgoumi, ils se taisent. Ils n’en pensent pas moins. Le Monde explique en citant un croyant : « Ce que dit l’imam tout haut, c’est ce que pensent 90 % des Musulmans sans oser le dire ».

De cette histoire découlent deux conclusions. 

D’un côté, 90% des Musulmans ne parlent pas parce qu’ils n’osent pas. On ne peut le leur reprocher, ils savent que Yassine assassinait ses contradicteurs. D’un autre côté 100% des Juifs ne sont pas entendus, bien qu’ils osent parler, eux. 

La démocratie française a un problème majeur, qui commence par ce comité Yassine.

Comment un groupuscule peut-il se réclamer officiellement d’un assassin notoire ? Rien que son nom se revendique du nazisme, de l’antisémitisme et du racisme. 

Comment peut-il se pavaner impunément tous les vendredi pendant six semaines consécutives devant la mosquée de Drancy et narguer les fidèles, les menacer, les intimider ? N’est-ce pas, déjà, un programme d’action nazi ? Peut-on accepter qu’il fasse craquer l’imam Chalgoumi par cette violence ?

Le ministre des cultes n’est-il pas aussi ministre de l’intérieur ? 

N’est-il pas de son ressort d’adresser des messages clairs aux Musulmans et de mettre hors de nuire les néo-nazis qui se réclament de l’islam pour faire passer leur discours raciste et tenter de faire pression sur l’imam Chalgoumi. 

Selon Le Monde, le comité Yassine entend « mettre fin à l’ingérence sioniste et politique qui entend contrôler l’islam ».

Justement Le Pen vient de se produire sur les plateaux de télévision. Imaginez qu’il ait dit qu’il faut « mettre fin à l’ingérence islamique et politique qui entend contrôler la France chrétienne ». Quel tollé cela aurait fait ! 

Pourquoi le comité Yassine, lui, n’encourt-il aucune sanction quand il contrevient à la loi en se livrant à des appels à la haine grâce à des insanités et des mensonges ? 

Il est du rôle des autorités de redonner le cap moral et de défendre la démocratie française. 

Le démantèlement des réseaux nazis et du Hamas en France serait un signe fort adressé à la jeunesse musulmane, brisant l’attirance que pourrait exercer sur elle ces hommes « forts » qui tentent de l’embrigader. 

Un signe fort aux 90% de Musulmans qui (selon Le Monde du 15 mars 2010) ont compris que le Hamas n’est pas un mouvement religieux, mais politique.


Alexandre Feigenbaum
© Primo, 16-03-2010



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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 05:26


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BILLET D’HUMEUR : ARMENIENS EN TURQUIE

Par Jacques BENILLOUCHE

Orphelins arméniens (photo: Armin Wegner)


Une communauté de destin et une communauté de malheur. Le peuple juif et le peuple arménien ont souffert dans leur chair le drame des minorités persécutées. Le samedi 24 avril 1915, 600 notables arméniens sont assassinés à Istanbul sur ordre du gouvernement. C'est le coup d’envoi du premier génocide du XXe siècle qui va faire environ 1,2 million de victimes dans la population arménienne de l'empire turc. Ils seront dépouillés de leurs biens et convertis de force quand ils n’étaient pas assassinés. Les églises ont été brûlées ou transformées en mosquées et en juin 1896, dans la région de Van, au cœur de l'Arménie, 350 villages sont rayés de la carte. On en frissonne à l’idée que ce destin était et est encore souhaité au peuple israélien si son armée ne veillait pas aux frontières.

            L’occident avait reçu à l’époque les informations sans grande émotion tandis que les turcs serviront de modèles aux nazis qui ont tiré les leçons du premier génocide de l’Histoire. En effet, Hitler s’était exprimé en 1939 à la veille de lancer ses propres massacres : « Qui se souvient encore de l'extermination des arméniens ?»  Le sujet sera enfoui dans les mémoires occidentales pour ne ressortir que dans les années 1980 quand l’Eglise arménienne et des jeunes militants de la troisième génération ont décidé d’alerter l’opinion mondiale endormie sur ses valeurs.

            Parce que ces deux peuples n’avaient pas de patrie, ils ont subi l’horreur dans toute sa définition. Mais cela ne semble pas suffire au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan qui, après ses fantaisies de rejoindre l’axe du mal personnifié par l’Iran et la Syrie, menace aujourd’hui d’expulser 100.000 arméniens de son pays. Il s’agit pour lui de se venger de la reconnaissance par la Suède et les États-Unis du génocide arménien. Plus d’un million d’innocents ont été massacrés, certainement pas par l’esprit du ciel, mais ce premier ministre en profite pour faire de la  sémantique sur la façon de qualifier ces crimes abominables.

            Il rejette le terme de génocide comme si les victimes de 1915 pouvaient se soucier de la façon dont l’Histoire devait qualifier leur mise à mort. Dans une totale lâcheté, 100.000 travailleurs arméniens, prétendus clandestins, doivent payer les conséquences d’une querelle de comptabilité sur le nombre exact de morts et sur la notion qui doit être rattachée à ces assassinats. Au stade où Erdogan est arrivé, il semble que seule la médecine pourrait prendre le relais en raison de ses multiples divagations.

 



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