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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 11:20

billet benillouche


BILLET D’HUMEUR : ELECTIONS,
  ON A GAGNE !

Par Jacques BENILLOUCHE



http://www.page2007.com/wp-content/uploads/2007/03/vote8ma.jpg


Ceux qui ont regardé tard les résultats des élections régionales françaises à la télévision ont dû être heureux et satisfaits. On avait gagné ou du moins tout le monde avait gagné : la droite, la gauche, le centre, les indiens, les cow-boys. Comme au fan mini-club des maternelles, les protagonistes des élections s’étaient tous donnés un bon point puisque chacun avait ses raisons d’avoir gagné.

            Mais, puisque l’UMP, les socialistes, le front national, les gauchistes et les écologistes étaient victorieux, il fallait désigner le perdant. Il était donc tout trouvé avec le parti des abstentionnistes qui émargeait à 52%.  Les perdants ne pouvaient se trouver que parmi ceux qui n’avaient pas voté pour permettre à ceux qui avaient voté d’être vainqueurs. Ouf ! On l’a échappé belle d’autant plus qu’ils n’ont pas pu se présenter sur les plateaux de télévision et qu’ils n’étaient pas là pour se défendre. Ils auraient d’ailleurs brisé cette parfaite unanimité des politiques qui se pavanaient avec leurs mines réjouies. La défaite des absents était évidente puisqu’ils ne s’étaient pas dérangés parce qu’ils avaient préféré aller à la pêche ; les absents ont toujours tort. 

            Mais les téléspectateurs non avertis devaient s’accrocher fermement à leur fauteuil pour comprendre les explications tortueuses des vaincus qui ne l’étaient pas en fait parce que les vainqueurs n’osaient pas leur dire qu’ils étaient vaincus pour ne pas se glorifier d’être vainqueurs devant des vaincus qui pourtant se disaient vainqueurs. Si après ces débats, ils étaient encore encouragés à se présenter au bureau de vote au deuxième tour, c’est que vraiment les émissions de télévision de la journée du dimanche prochain auront été conçues pour les pousser à prendre l’air ou que les fleuves auront été temporairement vidés de leurs poissons par des politiques vicieux.

            Chaque parti avait trouvé qu’il avait de toute façon mieux fait qu’à une certaine élection précédente, un certain dimanche noir, quitte à remonter dans le temps jusqu’à Henry IV s’il le fallait. S’il avait mieux fait que ce fameux dimanche lointain c’est qu’il avait donc gagné. La politique est ainsi faite qu’il y a toujours des gagnants et que seuls les malheureux citoyens sont les perdants inconscients. Le seul problème est qu’ils s’en rendent compte souvent longtemps après les élections, une fois que leur peau aura été tannée par les coups qui les rendront amnésiques jusqu’au prochain scrutin. On a gaaaaa…gné !   

 



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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 11:12


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Benilou 






Israël-Etats-Unis: un bras de fer

Washington veut donner des gages à ses alliés occidentaux et Jérusalem entend montrer à l'administration Obama qu'Israël n'est pas un vassal.

L'art en politique est de prévoir. Richelieu l'avait écrit: «Rien n'est plus nécessaire au gouvernement d'un État que la prévoyance, puisque par son moyen, on peut aisément prévenir beaucoup de maux, qui ne se peuvent guérir qu'avec de grandes difficultés quand ils sont arrivés.»

Benjamin Netanyahou n'a pas médité les conseils de cet illustre expert en politique car, ce qui était qualifié au début d'incident banal prend les proportions d'une affaire d'Etat susceptible de conduire à une crise ouverte avec les Etats-Unis. Certains analystes tendent à expliquer l'attitude du gouvernement israélien par sa volonté d'arrêter la discussion avec les palestiniens en reportant aux calendes grecques tout espoir de solution pacifique du conflit avec les arabes, à la demande des membres de droite de la coalition.

Le Premier ministre n'avait pas évalué les conséquences de l'humiliation faite au vice-président américain Joe Biden en raison de l'annonce, le jour de sa visite officielle à Jérusalem, de la création de 1 600 logements dans un quartier orthodoxe à l'est de la capitale. Hilary Clinton, Secrétaire d'Etat et amie d'Israël, a donné aussi de la voix en adressant de sévères reproches au premier ministre israélien: «l'annonce de ces constructions a lancé un signal très négatif quant à la façon dont Israël considère ses relations avec les Etats-Unis» et en dénonçant «tant le moment choisi que le fond même de la décision». La situation semble suffisamment tendue pour que le cabinet de sécurité, restreint aux sept ministres principaux, se réunisse en urgence pour débattre de la crise avec les Etats-Unis comme s'il s'agissait d'un problème sécuritaire grave.

Excuses officielles

L'incident semblait clos après les excuses officielles transmises aux Etats-Unis qui cependant ne semblent pas du tout vouloir passer l'éponge. Ils envisagent au contraire te ternir l'image d'un premier ministre qui montre de manière ostensible sa volonté de contrer l'administration américaine.

Le clash était prévisible depuis l'arrivée simultanée au pouvoir d'Obama et de Netanyahou qui, dès le départ, ont voulu chacun imposer leurs marques. Une année s'est écoulé dans l'indifférence mutuelle tandis qu'Israël aggravait son isolement international parce que ses exigences de sécurité s'appuyaient sur l'idéologie d'une droite nationaliste active. De deux choses. Ou bien Netanyahou a souscrit ou suscité cette annonce intempestive et son attitude peut être qualifiée de faute. Ou bien la décision d'annoncer la construction a été faite en dehors de son consentement impliquant ainsi que son gouvernement échappe dorénavant à son contrôle ; dans ce cas, la preuve de faiblesse devient flagrante. Il était évident que les américains ne pouvaient pas pardonner cette offense faite à leur vice-président mais la question ouverte restait les mesures de rétorsion politiques qu'ils pourraient prendre pour sauvegarder leur image auprès du monde occidental d'abord, et auprès despays  arabes ensuite. En appuyant fort son message, Hillary Clinton a tenu à revenir sur cette «insulte» pour prouver que, malgré sa proximité avec Israël, elle ne pouvait couvrir les frasques excessives d'un ami.

Faiblesse américaine

Il semble bien que Netanyahou veuille exploiter la faiblesse temporaired'un Barack Obama, au plus bas dans les sondages, qui reste empêtré dans ses guerres d'Irak et d'Afghanistan. Il profite aussi de l'inexistence politique d'une Europe qui se cherche et tend à mettre ses intérêts économiques avant ses intérêts politiques internationaux. En persistant à développer les constructions à Jérusalem-Est, Netanyahou ne cherche pas à attiser les flammes mais à démontrer que le soutien américain à Israël ne peut pas se monnayer contre un changement de sa politique dans les territoires. Si l'administration américaine compte expliquer ce faux-pas par une inexpérience politique de Netanyahou, elle se trompe lourdement car tous ses actes sont calculés et prémédités.

Le feu rouge américain transmis par Joe Biden contre une intervention israélienne sur les bases nucléaires iraniennes semble libérer Israël de toute collaboration avec l'administration américaine dont il n'a plus rien à attendre. Par ailleurs, le refus du vice-président de rencontrer le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman était considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures d'Israël et une vassalisation à laquelle le premier ministre israélien devait se soustraire s'il ne voulait pas mettre en danger sa coalition.

Enfin, l'impatience de l'armée, qui se sent bloquée dans son action, se fait de plus en plus pesante car le temps joue en défaveur de Tsahal. Le chef d'Etat-major israélien  Gabi Ashkénazi est sur le point de quitter son poste au terme de sa période de quatre ans que le ministre de la défense refuse de prolonger d'une année supplémentaire. Il s'est envolé aux Etats-Unis pour rencontrer les dirigeants sécuritaires afin d'obtenir un soutien et une caution  à son projet d'intervention militaire mais il semblait résigné à la veille de son départ. Il voudrait bien quitter la Kirya, le pentagone israélien, sur une victoire militaire éclatante.

Israël n'a rien à gagner à jouer à ce jeu dangereux avec les Etats-Unis au moment où les décisions concernant l'Iran nécessitent un soutien international. De sombres jours sont à prévoir dans les relations israélo-américaines. Surtout si Jérusalem joue à terme un retour au pouvoir des républicains aux Etats-Unis.

Jacques Benillouche

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 10:49
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Le temps russe contre l’OTAN

Par le Pr Naftali Weiss-Livori 

Traduit de l'hébreu par Aschkel 

 Pour aschkel.info et lessakele


Découvrez les documents déclassifiés de l'Otan ICI

 




C’est en décideur éclairé que le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a justement soutenu vendredi à Varsovie la dissuasion nucléaire ainsi que la défense antimissile européenne.

 "Dans les années à venir nous allons probablement faire face à un nombre beaucoup plus important de pays et peut-être même à quelques acteurs non étatiques armés de missiles de longue portée et de capacités nucléaires", a-t-il expliqué.

Avant d’ajouter : "Je partage la grande vision d'un monde libéré des armes nucléaires mais, aussi longtemps que nous posséderons les armes nucléaires sur la terre et aussi longtemps que nous saurons qu'il y a des pays et des acteurs non étatiques qui aspirent à acquérir des capacités nucléaires, je pense que nous devrons intégrer le potentiel nucléaire dans notre politique de dissuasion".


En Ru
ssie le temps semble s’écouler avec lenteur, quand il ne recule pas comme vient de l’afficher la nouvelle doctrine militaire du pays approuvée par le président Medvedev le vendredi 5 février.

Si cette doctrine, élaborée pour les 10 années à venir, prend certes  en compte les nouveaux risques qui sont la lutte pour les ressources énergétiques, le terrorisme international,  la prolifération nucléaire, elle identifie aussi l’OTAN comme principale menace.

 

En voici le chapitre 8 :

8. Les principales menaces extérieures de guerre :

a) la volonté de développement du potentiel militaire de l'Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN) et de ses fonctions globales mises en œuvre en violation du droit international, pour augmenter l'infrastructure militaire des pays membres de l'OTAN vers les frontières de la Russie, notamment par le développement du bloc ;

b) les tentatives de déstabiliser la situation dans ces différents Etats et régions en sapant la stabilité stratégique ;

c) le déploiement de contingents militaires des États étrangers sur les territoires voisins de la Russie et ses Etats alliés voisins, ainsi que dans les eaux  adjacentes ;

d) l'élaboration et le déploiement de systèmes de missiles de défense stratégique qui sapent la stabilité mondiale et  violent l'équilibre des forces dans le domaine nucléaire, ainsi que la militarisation de l'espace extra-atmosphérique, le déploiement de systèmes nucléaires non stratégiques, des armes de précision ;

e) les revendications territoriales envers la Russie et ses alliés, l'ingérence dans leurs affaires intérieures ;

f) la prolifération des armes de destruction massive, de missiles et des technologies, qui augmentent le nombre d'états possédant des armes nucléaires;

g) une violation par un Etat d'accords internationaux, et le non respect des traités internationaux déjà signés sur la limitation et la réduction des   armements ;

h) l'utilisation de la force militaire dans les territoires des Etats voisins de la Russie en violation de la Charte des Nations Unies et d'autres normes du droit international ;

i) l'existence (émergence) des centres et l'escalade des conflits armés sur les territoires voisins de la Russie et ses Etats alliés ;

j) la propagation du terrorisme international ;

k) l'apparition de foyers de ethniques (sectaires), de tensions,  d’activités des groupes radicaux armés internationaux dans les zones adjacentes aux frontières nationales Russie et les limites de ses alliés, ainsi que la présence de conflits territoriaux, la croissance du séparatisme et de la violence (religieuse) extrémiste dans certaines parties du monde.

 

L’OTAN placé comme principale menace, retour à la guerre froide donc, le temps russe régresse.

 

Notons qu’au même instant l’Alliance révise son concept stratégique qui sera approuvé lors de la rencontre de Lisbonne en décembre 2010. Ce concept prône un rapprochement avec la Russie et « coïncidence » de dates,  du 9 au 12 février le groupe d’experts sur le nouveau Concept stratégique de l’Otan s’est rendu à Moscou pour discuter de ce rapprochement.

Extrait de l’allocution du 11 février de Madeleine Albright, directrice du groupe d’experts, à l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou :

 

 

… Parce que le Groupe d'experts est toujours dans le processus de collecte d'idées, nous sommes ici, à Moscou, à l'écoute (et non pour présenter des conclusions) et donc le point de vue je vais exprimer aujourd'hui est tout fait le mien….

… Dans son discours d'ici même en décembre, le Secrétaire général de l’OTAN Rasmussen a clairement indiqué que les divergences entre l'Alliance et le Kremlin n’ont pas lieu d’être et devraient être gérées de manière délibérée et systématique.

«L'OTAN n’attaquera jamais la Russie » a-t-il dit, « jamais. Et nous ne pensons pas que la Russie va attaquer l'OTAN. Nous avons cessé de nous préoccuper de cette question et la Russie devrait cesser de s’en préoccuper aussi ».

M. Rasmussen a poursuivi en disant que « Si nous pouvons bâtir une réelle confiance et la confiance dans les relations entre la Russie et l'OTAN, la Russie peut cesser de s'inquiéter sur une menace de l'Occident qui n'existe tout simplement pas. »

 

(M. Albright) « La vérité est que les membres de l'OTAN se sentent menacés par un grand nombre des mêmes forces sans foi ni loi qui menacent la Russie, y compris le terrorisme, l'extrémisme violent, la prolifération des armes nucléaires, le trafic de drogue et le crime.

C'est pourquoi l'Alliance invite la Russie à coopérer pour affronter et vaincre ces dangers - et c'est pourquoi je pense que nous devons regarder vers l'avenir non comme des rivaux, mais comme des partenaires ».

 

La Russie appartient au groupe des 22 pays partenaires de l’Otan siégeant au Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), elle a participé en tant qu’invitée à de nombreuses manœuvres aéronavales de l’Alliance, que craint-elle donc ?

Des frictions aux frontières baltes, le développement de systèmes de défense antimissile en Roumanie et en Moldavie, voire un assaut japonais vers îles Kouriles (au moment où l’OTAN développe un partenariat dans le Pacifique avec le Japon, l’Australie, la Corée du Sud et la Nouvelle Zélande) ?

Ceci est sans fondement et ridicule.

La Russie subit trois menaces ; celle de l’islam, celle, concurrentielle, de la Chine puis, enfin, la menace démographique intérieure.

La menace de l’islam : elle est parfaitement identifiée dans le versant nord du Caucase et son piémont. Dans les années futures lesquelles des sept républiques locales (Adyghésie, Karatchaevo-Tcherkessie, Kabardino-Balkarie, Ossétie du Nord-Alania, Ingouchie, Tchétchénie et Daghestan) tenteront de glisser définitivement vers le monde moyen-oriental ? La montée religieuse et la démographie galopante des peuples musulmans par rapport aux russophones sont les leviers de ce glissement. Combien de guerres devra mener la Russie pour laquelle perdre une once d’empire est sacrilège ?

La menace de l’islam est moins portée en avant dans les républiques d’Asie centrales, mais tout aussi redoutable à terme pour la Russie. Si l’islam n’est pas par nature fondamentaliste dans cette région, son renouveau sur la scène mondiale et le soutien russe porté à des pouvoirs locaux corrompus font que, dans un avenir proche des mouvements violents tenteront de libérer le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan de l’espace d’influence de Moscou. Combien de guerres là aussi ?

La menace concurrentielle chinoise : la concurrence est triple ; démographique, économique et énergétique.

Démographique : la Sibérie orientale se vide de ses Russes qui émigrent en masse vers la Russie occidentale plus clémente et plus développée, cette population est remplacée par des ouvriers chinois, en d’autres termes, cette Sibérie se sinifie et, au regard des richesses de son sous-sol, il n’est pas certain qu’à terme, la Sibérie du Sud-est ne soit pas revendiquée par la Chine. 

Economique : alors que la Chine est devenue le premier exportateur mondial en 2009, l’économie russe ne décolle pas. Si la Russie n’avait ni gaz ni pétrole elle serait encore au XIXème siècle économique, la tradition collectiviste, la non gestion de la qualité, la bureaucratie écrasante, le taux de corruption la contraignent et l’empêchent d’être à un niveau économique correspondant à sa place et sa superficie (elle n’a encore jamais atteint le top ten des pays exportateurs malgré le secteur de l’énergie et celui de l’armement). Les voies maritimes du Pacifique se sont ouvertes depuis la Chine et non la Russie, sur ce point la guerre est déjà perdue pour les russes.

Energétique : dans l’avenir vers quel pays sera expédié le pétrole kazakh, le gaz ouzbek ou turkmène. Bien que très présente au Kazakhstan, la Russie n’évitera pas le projet de pipe-line en direction de la Chine d’être mis en œuvre, des pré-conventions assurent déjà la future exportation du gaz ouzbek et turkmène vers le Chine (et l’Inde). De plus, la Chine développe depuis des années une stratégie dite du « collier de perles », ouvrant des comptoirs et des bases en chaîne sur la côte de l’Océan indien (Pakistan, Birmanie …)  afin de solidifier son approvisionnement énergétique depuis le sud de l’Asie centrale (Iran- Caspienne) jusqu’à la péninsule arabique.

La menace démographique intérieure : la menace de l’effondrement démographique russe est si intense que la doctrine militaire ferait bien d’y réfléchir un instant, en effet, depuis vingt ans la population vieillit et décline dangereusement (taux de natalité : 8, 4 pour mille, taux de mortalité : 14, 7 pour mille). Ce taux de mortalité s’accroit du fait d’un alcoolisme galopant, un homme sur trois et une femme sur sept sont dépendants à l’alcool … un homme sur deux peut espérer vivre jusqu’à 60 ans pour un rapport de neuf sur dix en Occident.

 

Le problème est que le temps russe s’est stoppé en 1990 et que la globalité des nouvelles menaces lui échappe. La Russie se rangera-t-elle du côté de l’Alliance pour le traitement du risque prédominent actuel, le nucléaire militaire iranien ? Ou versera-t-elle du côté chinois qui, pour des raisons de stratégie énergétique, conservera le statu quo ?

Nous serons à cet instant s’il demeure quelque lucidité aux services secrets russes car ne soyons pas dans l’erreur, le problème russe est bien celui de ses services secrets, quand, en Occident, les services œuvrent pour le pays, en Russie, c’est tout le pays qui œuvre pour les services.

Là se situe l’incomblable écart de doctrine.

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 05:21

Excellente analyse de J.P Bensimon

Le jour où Catherine Ashton franchit le mur du çon, ou pourquoi l’Union européenne n’aura pas de politique internationale

par Jean-Pierre Bensimon pour objectif-info
14/03/2010




Catherine Ashton n’est pas n’importe qui. Membre du parti travailliste anglais, elle s’est illustrée depuis longtemps dans les causes de la gauche européenne en particulier celle du désarmement nucléaire. Cette militante qui n’a jamais été élue, a connu sous l’aile de Tony Blair une rapide envolée de sa carrière. Nommée pair à vie, elle a été reconnue comme le leader de son parti à la Chambre des Lords. Et voila que Gordon Brown lui a permis d’être nommée au poste enviable de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Elle est censée représenter l’Union européenne et donner consistance à une arlésienne, la politique internationale du vieux continent.

Avant de prendre dimanche la route du Proche Orient (elle doit prononcer un discours programme au Caire), Catherine Ashton a lancé de fortes paroles, exclusivement des accusations et des injonctions adressées à Israël.

En voici quelques unes : « Nous avons besoin d’un règlement de paix négocié et il faut qu’il aboutisse rapidement, tout de suite. ». Parlant de Netanyahou elle a ajouté : « il est dans une position unique, il a une bonne cote en Israël et, ce qui n’est pas toujours le cas, il y a eu un mois de calme relatif…La possibilité d’un calme à long terme et la prospérité…cela ne peut être obtenu qu’à condition d’arriver à un règlement... Aujourd’hui, il n’est pas trop tard mais si on attend encore plus de deux ans il sera trop tard… Ma visite est le signe de l’importance que l’Union européenne attache à des relations étendues, en profondeur, avec nos partenaires méditerranéens et le monde arabe. »

Résumons. Mme Ashton veut des négociations israélo-palestiniennes maintenant. Et à qui adresse-t-elle cette demande qui est une accusation sans voile ? A Netanyahou, c’est-à-dire à Israël. Or dès sa prise de fonctions il y a 11 mois environ, Netanyahou a proposé une reprise immédiate des pourparlers. Les Palestiniens ne manifestèrent aucun empressement.

C’est alors que se déploya la première version de la politique Obama envers le monde arabe qui se traduisait par un flot de demandes humiliantes à Israël, au premier chef le gel immédiat et total de la « colonisation » en Cisjordanie et à Jérusalem Est.

Voyant cela, Mahmoud Abbas et les siens conclurent très logiquement qu’ils n’avaient qu’à se croiser les bras et laisser l’Amérique faire plier Israël pour leur compte.

Désireux d’épargner autant que possible une dégradation des relations israélo-américaines, Netanyahou fit alors deux concessions majeures. L’accord pour la création d’un état palestinien (qui n’était pas dans son programme) et un gel temporaire des constructions dans les implantations de Cisjordanie, mais pas à Jérusalem, la ville devant rester la capitale unifiée d’Israël.

L’administration américaine accueillit favorablement ces concessions, jugeant le moment venu de reprendre des négociations. Elle se heurta alors au refus de Mahmoud Abbas qui avait entretemps allongé la liste de ses exigences : gel total des constructions, accord préalable pour une partition de Jérusalem, etc. Nous sommes à la fin octobre 2009. Depuis, près de cinq mois se sont écoulés, et les Palestiniens campent sur leur position de refus de négocier, sans tout à fait rejeter l’hypothèse fragile de négociations indirectes arrachée par l’envoyé d’Obama, Georges Mitchell.

Et au lieu d’interroger Mahmoud Abbas ou la mascotte de l’Occident Salam Fayyad, Mme Ashton met en cause Israël et Netanyahou, qui sont prêts à commencer demain des négociations directes !

Comment expliquer cette inversion de la réalité ? Mme Ashton est-elle totalement ignorante du conflit proche-oriental ? Elle l’est assurément. Son épreuve de compétence devant le parlement européen a été désastreuse et elle n’a jamais travaillé sur les problèmes internationaux. Mais elle n’est pas seule. Ses déclarations ont été soigneusement préparées par son état-major et elles reflètent la politique de la majorité des états-membres de l’Union consistant à battre Israël comme plâtre pour espérer les faveurs arabes.

En tout état de cause, Mme Ashton a accusé Israël de ne pas faire ce qu’Israël essaie vainement d’entreprendre, laissant entendre que les Palestiniens sont privés de pourparlers du fait des Israéliens. Elle attribue à Israël un refus qui émane exclusivement des Palestiniens. L’état juif se trouve un peu dans la situation des Juifs allemands à l’époque nazie. Ils étaient accusés de vouloir la guerre. Mais c’étaient leurs accusateurs et non eux qui voulaient la guerre.

Le renversement des rôles entre Israéliens et Palestiniens ne se cantonne pas aux négociations. Ashton et l’Union européenne font dépendre la création d’un état palestinien de la volonté des Israéliens : les Palestiniens désirent un état pour réaliser leurs aspirations nationales et Israël le leur interdit, ouvertement ou en catimini.

Or il ne faut pas être grand clerc ni grand historien pour savoir que tout au long d’une histoire presque centenaire les Palestiniens ont toujours refusé la création d’un état palestinien assorti de la pérennité d’Israël. Les refus palestiniens les plus récents sont ceux de Camp David en juillet 2000, de Taba au début 2001 et celui opposé par Abbas à Olmert en 2008.

En juin 2009, Saëb Erekat, le responsable palestinien des négociations affirmait : “Il y a eu une érosion régulière des positions israéliennes au cours des années, au point qu’ils ont récemment offert aux Palestiniens 100% du territoire; les Palestiniens n’ont donc aucune raison de se précipiter pour accepter les offres d’Israël. » (Memri 13 juillet 2009). Cette déclaration donne l’idée la plus exacte de la volonté palestinienne d’une négociation, a fortiori d’un accord.

Presqu’au même moment, Abbas Zaki, l’ambassadeur de l’OLP au Liban, un des grands notables et penseurs de l’OLP, précise encore le point de vue palestinien. « A mon avis, avec la solution des deux États, Israël s’effondrera, parce que si on le chasse de Jérusalem qu’en sera-t-il de tous les discours sur la Terre Promise et le Peuple élu ? A quoi auront servi tous les sacrifices qu’ils ont faits ? Seulement à être contraints de partir ? Ils considèrent que Jérusalem a un statut spirituel. Les Juifs considèrent que la Judée et la Samarie est une part intégrante de leur rêve historique. Si les Juifs quittent ces endroits-là, l’idée sioniste commencera à s’effriter. Elle régressera d’elle-même. Alors nous irons de l’avant. » Déclaration télévisée du 7 mai 2009 (http://www.memritv.org/clip_transcript/en/2109.htm).

Mme Ashton, son équipe d’experts et l’Union européenne dans son ensemble, ne sont ni sourds ni mal informés. Ils savent tout cela, ils savent que les Palestiniens, en tout cas ceux qui les représentent, ne veulent ni négociation ni paix. Ils savent que ce que les Palestiniens veulent c’est la fin d’un pouvoir non islamique dans ce qu’ils estiment être la terre d’islam, la fin de l’état juif.

Mais ils croient que leur influence auprès des Arabes dépend de degré d’obséquiosité qu’ils sauront manifester, et que pour flatter les Arabes il faut accabler Israël.

Malheureusement l’influence dans les affaires internationales n’a jamais été acquise par la flatterie et la simple bassesse. Elle repose sur la force de l’acteur, sur la cohérence de sa vision et sa capacité à faire valoir des solutions réalistes. Elle repose aussi sur l’identification des vrais enjeux. Or aujourd’hui, pour les états arabes comme pour Israël, le problème c’est l’Iran nucléaire. Qu’il s’agisse de la force, de la cohérence et de l’unité, qu’il s’agisse du diagnostic et des solutions, l’Union européenne est un non-acteur, une impuissance, et Mme Ashton est l’incarnation de cette impuissance.

On va l’entendre tonner et accuser cette semaine, et puis on ne l’entendra plus. Le rapport des forces se noue pour l’essentiel en dehors de l’Union européenne et de son « haut représentant ». Qu’ils gesticulent si ça leur chante !



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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 05:03
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Bombe iranienne :
Et si Israël avait déjà une autre solution ?







3955991884_651222635e.jpg __Une chose est certaine : il faut une belle dose de patience pour continuer à lire sur le web tous ces bloggers, journalistes ou conférenciers du virtuel qui étalent à longueur de pages ce qu'ils ont pompeusement baptisé leurs "analyses stratégiques" de la crise du nucléaire iranien.

Et, ce qui est plus grave, de la validité, forcément étayée, du pronostic d'une prochaine attaque israélienne des sites atomiques du régime des ayatollahs.

Certains se prétendent même "bien informés" ou disposant d'éléments auxquels le commun des mortels n'a pas accès.

Et quand bien même ce serait le cas, ils ne reçoivent que ce que leurs "contacts" veulent bien leur envoyer; c'est-à-dire assez pour peu pour être rien.

Ce que nous savons tous, sans recourir aux lumières de ces gens-là, c'est que l'Iran pourrait bien avoir déjà atteint le seuil du nucléaire militaire; et s'il ne l'a pas atteint, cela ne saurait tarder.

Mais personne, y compris les véritables experts, ne peut encore affirmer que la décision a été prise, à Téhéran, de franchir le dit-seuil par un essai démonstratif.

Les rapports de forces internes sont extrêmement complexes et arguer de la prédominance, confirmée récemment, des ultras-conservateurs, ne suffit pas à présager d'une position qui est peut-être encore loin d'être arrêtée.

Ces ultras-conservateurs eux-mêmes ne forment pas une classe monolithique au sommet de la république Islamique. Et personne ne sait davantage à quel degré se situe le niveau de prise en mains des rênes du pouvoir par la frange la plus radicale des Gardiens de la Révolution. Si eux-mêmes ne sont pas partagés, eu égard à la formidable puissance économique et financière dont une élite veut protéger les acquis.

Les Iraniens ne sont pas des gens stupides. Ce sont d'excellents joueurs d'échecs, à l'exception, très certainement, d'un seul d'entre eux : Ahmadinejad, qui doit commencer à compter les jours de sa présidence.

Pourquoi? parce que les religieux n'accepteront encore longtemps qu'un laïc illuminé mette en danger leur système en se disant, lui-même, envoyé de l'Imam caché. Parce que les autres n'ont pas accumulé tant de richesses pour les voir réduites à néant, soit par une guerre, conventionnelle ou non, soit par une seule sanction violemment handicapante des pays occidentaux.

Il suffirait, en effet, que quelques pays comme la France, le Royaume-Uni, les USA, l'Allemagne et certains autres, interdisent à l'aviation civile iranienne de survoler leurs territoires et leur ferment leurs aéroports, comme ils interdiraient à leurs propres compagnies aériennes de desservir l'Iran. A ce moment-là, il ne fait aucun doute que nos iraniens se poseraient la question égoïste de leur autarcie économique de manière anxiogène.

Il ne resterait alors aux radicaux jusqu'au-boutistes que l'essai démonstratif de leur bombe. Mais ce choix est improbable, faute d'un vecteur encore suffisamment performant pour lui faire atteindre une cible avec précision; du moins pour l'instant...mais l'instant pourrait durer quelque temps.

Dès lors, considérant ce temps comme un handicap dans leur projet stratégique de dissuasion nucléaire, les jusqu'au-boutistes seraient, à nouveau, obligés de composer avec ceux sur lesquels ils venaient de prendre l'ascendant.

En d'autres termes, il nous paraît peu probable que l'irrationnelle fuite en avant l'emporte sur leur préoccupation, immédiate et fondamentale, qui est de durer.
Ce n'est pas une "analyse", mais un condensé.

Et Israël, demanderez-vous, que doit-il faire? Attaquer, attendre, admettre la fatalité d'un Iran nucléarisé ?

Si les iraniens sont d'excellents joueurs d'échecs, les israéliens, Dieu merci, le sont aussi. C'est pour cette raison que nous n'excluons pas que l'Etat Juif ait déjà trouvé "l'autre solution".

Celle qui reste. Celle que nos fameux "analystes stratégiques" auraient déjà dû évoquer depuis longtemps. Mais ne les imitons pas.


Jacques Dabbag 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 04:00
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grumberg

Bonne nouvelle il n'y a plus de crise humanitaire à Gaza !
Par Jean-Patrick Grumberg 

 

 

Robert Serry, l'envoyé spécial des Nations Unies au Moyen Orient revient d'une visite à Gaza avec un message magnifique pour les pro-palestiniens, que les médias vont se presser de commenter : il n'y a plus de problème humanitaire à Gaza !

La raison, c’est que des dizaines de milliers de tonnes de ravitaillement, de produits de base et de première nécessité sont entrés à Gaza par la frontière avec Israël.

Durant la dernière semaine de février 2010 uniquement, 533 camions ont franchi la frontière, transportant 13900 tonnes de produits alimentaires et non alimentaires. En outre, 1.308.000 litres d'essence diesel et 830 tonnes de gaz de chauffage ont été livrés à Gaza depuis le terminal pétrolier de Nahal Oz pendant la même semaine.

Toujours pendant ce temps, les producteurs de Gaza ont exporté 8 camions d'œillets vers l'Europe (les œillets de Gaza étant particulièrement parfumés, et donc très cotés sur le marché international. Gaza exporte 6 à 8 millions d’œillets par an vers la Hollande)

Certes, les habitants ont toujours des besoins insatisfaits, ils manquent de matériaux de construction par exemple, mais Shimon Perez explique pourquoi Israël refuse de livrer ces matériaux.
« Le 'Hamas est une entreprise de mort, une organisation terroriste, un agent iranien qui dépense tous ses efforts a développer sa force de frappe contre Israël. Il construit des tunnels de contrebande pour passer des armes qui ensuite serviront à tuer des civils israéliens, et à nourrir son programme de destruction de l’état juif. Les matériaux de construction qu’Israël refuse de livrer servent à la construction de ces tunnels, ils renforcent donc les activités des terroristes » (dans le bon sens populaire, on appelle çela ne pas tendre le bâton pour se faire battre)

John Holmes, le responsable de la situation humanitaire à Gaza pour l’ONU, de son coté, confirme que les habitants ne manquent ni de médicaments, ni de nourriture, et ajoute même qu’il y a plutôt « beaucoup de biens de consommation qui entrent à Gaza, que ce soit par les tunnels ou par Israël, et que la population est loin d’être en danger de famine ou de maux de ce genre ».

« Ce qui manque, dit il, ce sont les conditions pour améliorer le niveau de vie des gens, pour qu’ils vivent une vie plus normale, pour qu’on crée de l’emploi, pour que le secteur privé puisse fonctionner normalement ».

Tout cela explique selon lui que le blocus doit cesser d’urgence, que les frontières doivent être ouvertes, et qu’il faut laisser Gaza, et ses habitants respirer.

Bien entendu, Israël va encore manquer de rappeler au reste du monde que le blocage de Gaza n’est pas de son fait, mais exclusivement de celui de l’Egypte. En effet, est ce que l’Egypte est en conflit avec Gaza ?

Non !.

Est-ce que le 'Hamas, les arabes de Palestine, jurent la destruction de l’Egypte ?

Non plus !.

Est-ce que l’Egypte est en guerre contre Gaza ?

Pas plus !.

Est-ce que Gaza est en guerre contre l’Egypte ?

Encore moins et pas d’avantage !.

Alors, quelle raison l’Egypte a-t-elle de fermer sa frontière à double tour, de construire un mur qui s’enfonce jusqu’à 10 mètres dans le sol, et donc de faire un blocus total et absolu à Gaza ?

Aucun !.

En revanche, Israël, accusé seul et de toutes parts d’être le responsable de ce blocus, n’a-t-il pas, raisonnablement, à craindre l’infiltration de terroristes ?

Hier encore, sur une route nationale, un terroriste a fait exploser un Cocktail Molotov contre une voiture, et un bébé de neuf mois et son père ont été blessés.
C’est à Israël de défendre ses citoyens, et s’ils devaient ouvrir la vanne qui laisse entrer des terroristes, c’est à sa population en danger qu’il aurait des comptes à rendre.

Le danger terroriste n’est jamais pris en compte dans les demandes pressantes à Israël d’ouvrir sa frontière.

L’ONU, en la personne de John Holmes, exprime clairement ses préoccupations, son désir de voir la vie des habitants de Gaza s’améliorer.

D’ailleurs qui ne voudrait pas voir la vie de son prochain s’améliorer ?

N’est ce pas une juste et humaine cause ?

Il souhaite que le jeu de petites concessions d’Israël cesse et que les frontières soient largement ouvertes.

Mais comment désirer l’amélioration du sort d’un groupe, au mépris totale de la sécurité d’un autre ?

Le danger terroriste contre les civils israéliens serait donc un mythe ?

Une invention des israéliens ?

L’ONU ne devrait il pas rechercher comment aider les uns sans risquer la vie des autres ?

Un gouvernement a t-il le droit de prendre le risque d’actes terroristes contre sa population, pour améliorer le sort d’une population voisine, celle-la même qui a mis au pouvoir le groupe qui commet ces actes criminels ?

L’ONU, les états européens qui pressent Israël d’ouvrir sa frontière, ont-ils une responsabilité vis-à-vis des victimes certaines de la sauvagerie terroriste ?

Leur silence sur le sujet permet de se poser au moins une question : se préoccupent-ils seulement d’eux ?

Le gouvernement israélien, à son habitude, reste décidément un très mauvais élève dans la guerre des médias, et rate une fois de plus l’occasion de montrer du doigt les réalités.

Il n’y a plus de problème humanitaire à Gaza, comptez le nombre de journaux qui vont en faire leur gros titre, et reparlons en !

Bonne semaine, et à bientôt.

Jean-Patrick Grumberg 



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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 03:42



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De la légalité des éliminations ciblées
par Le Pr Naphtali Weiss-Livori

Traduit de l'hébreu par Aschkel

pour aschkel.info et lessakele
        

 

Toute élimination qui fait la Une des médias nous interpelle en termes de droit. A priori, la force et le droit sont incompatibles, la loi étant justement rédigée afin d’éviter le recours à la force. A priori seulement, le respect du droit ne s’applique-t-il pas souvent par la contrainte et la loi elle-même ne traduit-elle pas parfois un rapport de force ?

L’élimination ciblée se définit comme la neutralisation d’un ou de plusieurs terroristes identifiés par les forces armées ou de police d’un Etat.

L’exemple le plus visible actuellement est la Guerre des Predators, Predator War, conduite par les Etats Unis afin d’éliminer les chefs du terrorisme islamique réfugiés au Pakistan. Ainsi depuis 2004, ce n’est pas moins de 120 frappes de missiles Hellfire qui ont éliminé entre 580 (version basse) et 900 (version haute) insurgés islamistes.

Un autre exemple caractéristique est l’élimination du terroriste Ahmed Yassine, fondateur du Hamas, par un tir de missile israélien.

La licéité de ce type d’action repose sur deux points de droit :

- L’action se définit-elle dans le cadre du droit international ?

Le politique et non le militaire supervise-t-il l’action ?


Aux Etats-Unis, ce type de frappes est autorisé au plus haut niveau politique et puisqu’elles visent des terroristes, elles ne sont pas militaires et sont préparées, organisées puis déclenchées par la CIA. Ainsi, les agents du NCS (National Clandestine Service) ont traqué durant plus de 630 heures Zarqaoui avant de le prendre pour cible dans une petite ferme au nord de Bagdad. Il n'a fallu que quelques minutes de plus avant qu’un F-16 ne largue sur le bâtiment une bombe de 250 kilogrammes.

Les Etats-Unis approuvent le « droit juridique selon lequel un Etat puisse frapper les terroristes sur le territoire d’un autre Etat, si les terroristes utilisent ce territoire comme lieu de lancement d’attaques terroristes et si l’Etat concerné ne répond pas efficacement à la demande d’interrompre les attaques ».

 

En Israël, la Cour Suprême a autorisé les éliminations ciblées par un Arrêt en date du 14 décembre 2006, précisant qu’elles « ne contreviennent pas au droit international » et qu'elles s'assimilent à des cas de légitime défense.

Dans cette Arrêt, la Cour Suprême souligne cinq points de droit :

-          La cible ne doit pas avoir cessé de participer à des actions terroristes, elle ne peut être ciblée uniquement pour des actions passées, remplissant ainsi la notion princeps de la légitime défense,

-          Les activités terroristes doivent être identifiées par « une information vérifiée, précise et sûre »,

-          L’élimination reste l’ultime recours quand tous les « moyens plus pacifiques » de neutralisation ont été envisagés (NDLR : et ont échoué),

-          Toute élimination sera soumise a posteriori à une enquête indépendante, afin de déterminer « la précision de l’identification de la cible et les circonstances de la liquidation »,

-          Les exécutants doivent s’assurer que des civils ne seront pas touchés dans l’action.

 

L’action se définit-elle dans le cadre du droit international ?

La référence des Etats de droit concernant des éliminations ciblées, tant aux Etats Unis après le 11 septembre qu’en Israël par l’Arrêt de sa Cour Suprême, est sans conteste la notion de légitime défense.

La réponse du droit international à ce sujet repose dans l’article 51 de la Charte des Nations Unies, qui précise : « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée … ».

Ce droit de légitime défense est incontestable, néanmoins, la Charte des Nations Unies le classe dans la situation d’un Etat agressé par un autre Etat, ses rédacteurs n’ayant pas prévu le cadre des attaques terroristes. (NDLR : on pense, ici, aux entités non-étatiques ayant pris possession d'un territoire hors de la juridiction d'une administration politique reconnue : Sud-Liban, Gaza, zones tribales frontalières du Pakistan et de l'Afghanistan...)

Reste alors l’indéniable droit naturel ou droit coutumier, selon lequel il est naturellement licite et dans la coutume des peuples de se défendre en cas d’agression.

N’étant pas prévue dans le droit international, (tout au plus, la résolution 1373 du 28 septembre 2001 du Conseil de Sécurité de l’ONU légitime le fait que « tout acte de terrorisme international (constitue) une menace contre la paix et la sécurité internationale » offrant ainsi un cadre légal à la légitime défense, sans préciser, pour autant, si celle-ci est soumise à l’approbation du Conseil de Sécurité), cette défense contre des entités non étatiques doit, pour être légale, et par glissement, respecter les conditions de la légitime défense dans le cadre d’Etat à Etat.


Deux grands principes et quatre compétences s’affichent alors :

-          Le principe de la distinction, destiné à protéger la population civile et les biens à caractère civil, il établit la distinction entre combattants et non-combattants ;

-          Le principe de la proportionnalité qui précise que les pertes et dommages prévisibles ne doivent pas être excessifs eu égard à la valeur de l’objectif ;

-          La compétence ratione materiae ou compétence d’attribution, la décision des frappes doit être politique et légale dans le droit du pays concerné ;

-          La compétence ratione loci, la violation des règles de droit par l’entité terroriste a bien eu lieu sur le territoire de compétence de l’Etat défenseur,

-          La compétence ratione personae,  l’Etat défenseur a la qualité pour agir,

-          La compétence ratione temporis, la légitime défense doit être un moyen d’action limité dans le temps.

 

Ainsi, devant l’incompétence du droit international en matière de terrorisme non étatique, le droit s’applique en l’espèce par projection, à partir des règles de défense d’Etat à Etat. Toute élimination ciblée de terroristes autorisée et effectuée par un Etat de droit est considérée comme licite dans l’Etat et légitime au niveau international si elle respecte les règles générales du droit de la légitime défense appliquées au droit coutumier.

Cependant, vu le polymorphisme et l’évolution des organisations terroristes, les Etats défenseurs, principalement les Etats Unis et Israël doivent développer la licéité du droit coutumier de légitime défense sur une base capable de s’étendre à l’ensemble des situations futures auxquelles ils seront, malheureusement, exposés.


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 03:31





LE PARLEMENT EUROPEEN ADOPTE UNE RESOLUTION CONFORME AU RAPPORT GOLDSTONE ET VIOLE SES PROPRES PRINCIPES

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

pour lessakele et aschkel.info

 

 

Ce 10 mars 2010, le Parlement Européen a adopté une résolution visant à mettre en œuvre les recommandations du rapport du Juge Goldstone afin d’établir « les responsabilités pour toutes les violations du Droit international, y compris les cas allégués de crimes de guerre ». Pour ce faire, la résolution invite « les deux parties à mener dans les cinq mois des enquêtes qui satisfassent aux normes internationales d'indépendance, d'impartialité, de transparence, de rapidité et d'efficacité ». Elle rappelle également que « le respect du droit international humanitaire et des Droits de l'Homme par toutes les parties en présence et en toutes circonstances est un préalable indispensable à l'établissement d'une paix juste et durable au Proche-Orient ». Enfin, le document n’omet pas de rappeler la conscience « des souffrances que le blocus fait endurer aux habitants de Gaza et salue l'appel lancé par le Conseil le 8 décembre 2009 en faveur de l'ouverture immédiate, durable et sans condition des points de passage ».

Naturellement, les principes sur lesquels elle se fonde sont empreints d’humanité et de morale, en l’occurrence « les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, d'état de droit et de respect des droits de l'homme, (article 2 du traité sur l'Union européenne) » directement inspirés de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et des Conventions de Genève. S’agissant des considérations à l’origine de son adoption, la résolution précise l’importance de « parvenir à une paix juste et durable au Proche-Orient, et en particulier entre les Israéliens et les Palestiniens » afin que s’instaure « un climat indispensable de confiance entre eux pour que le processus de paix aboutisse à la cohabitation de deux États dans la paix et la sécurité »...

Les intentions du Parlement Européen à l’origine du vote de cette résolution apparaissent donc comme étant tout à fait louables. Il n’en est peut-être pas de même du document de travail sur lequel elle entend s’appuyer, en l’occurrence le Rapport de la Commission Goldstone concernant l‘offensive israélienne sur la bande de Gaza entre le mois de décembre 2008 et le mois de janvier 2009. Ce rapport porte en effet gravement atteinte aux principes fondamentaux du parlement Européen en matière de procès équitable.  

Tout d’abord, il convient de rappeler que le rapport Goldstone fait suite à une recommandation du rapporteur spécial aux Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Richard Falk, qui n’a jamais dissimulé ses positions anti-israéliennes. Ce dernier affirmait, dès avant le début de l’enquête, que « l’imposition d’une punition collective par Israël ressemblait à ce que les Nazis ont fait durant la Seconde Guerre Mondiale ». Ses conclusions étaient déjà adoptées avant le début de l’enquête, tel que cela ressort de ses propos publiés sur Al Jazzeera  le 12 janvier 2009 : « Les actions d’Israël sont suffisantes pour lancer des enquêtes sur l’existence de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, à l’encontre d’individus mêlés à ces actes. Il faut déterminer l’intention criminelle ». Son parti pris anti-israélien a naturellement eu une influence sur le soutien apporté à la commission tout comme sur le choix des membres qu’il estimait être «hautement qualifiés et respectés pour leur professionnalisme ». L’expert de l’Onu,Nile Gardiner, s’est bien évidemment ému des circonstances dans lesquelles l’enquête s’est engagée puisque les experts chargés de la rédaction du rapport avaient déjà accusé Israël de crimes de guerre, l’enquête étant selon lui, un «exemple extrême de cette propagande anti-israélienne à l’ONU, subventionnée grâce à un coûteux défraiement aux dépends du contribuable ».

Par ailleurs, il est regrettable que les membres de cette commission aient été choisis non pas en considération de leur neutralité mais en fonction de leur prise de position anti-israélienne. Il en est par exemple ainsi de Christine Chinkin qui avait, dès avant son entrée en fonction, accusé Israël de Londres de commettre « des crimes de guerre ». De même, Francesca Marotta, a été la principale conférencière d’un évènement pro palestinien en Suisse (« Tribunal Russel pour la Palestine »). Cette composition de la commission a été dénoncée par le directeur exécutif de l’ONG « Un Watch », Hillel Neuer, pour qui «ces actions minent l’autorité et la neutralité de l’ONU ». Il n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que « les membres de la commission Goldstone avaient maquillé leurs intentions réelles, et adopté le discours du Hamas sur Israël, dès avant le début de l’enquête ». Il fournit une explication qui trouve ses sources en amont : « les pays islamiques qui dominent le Conseil des Droits de l’Homme ont précautionneusement sélectionné les membres de la mission dont ils savaient par avance qu’ils étaient tous de fervents opposants à Israël ». Le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon lui-même alerté sur l’absence de neutralité de la commission, s’est simplement contenté d’indiquer que les découvertes substantielles du rapport « étaient assez parlantes en elles-mêmes ».

Il résulte de tout ceci une absence d’impartialité flagrante de l’enquête et dans l’établissement du rapport. Desmond Travers, l'un des quatre membres de l'ONU ayant produit le rapport controversé, s’est permis d’accuser Israël en ces termes : « La bande de Gaza est le seul goulag de l’hémisphère occidental, mis en place par des démocraties; coupé de nourriture, d'eau, et d'air» . Pour ce faire, il a minimisé le nombre de roquettes à l’origine du déclenchement de l’action : il a affirmé que le Hamas n’avait tiré que deux roquettes alors que ce sont 125 missiles et 80 roquettes qassam qui se sont abattus sur le territoire israélien. De même, il a repris le nombre de 1400 tués palestiniens fourni par le Comité Palestinien pour les Droits de l’Homme (proche du Hamas) et non les éléments fournis par les israéliens à savoir 1161 morts, dont 75% d’hommes combattants ou en âge de combattre. Les pièces à conviction n’ont pas non plus été analysées : les attaques de mosquées seraient « un exemple flagrant de l’existence d’une politique israélienne délibérée visant à prendre pour cible des civils innocents », sans même s’inquiéter de la présence d’hommes armés et de cargaisons d’armes dans les mosquées. De même il a écarté les photographies montrant les forces israéliennes en train de saisir des armes dans les mosquées ou les différents types d’armements et de munitions qui s’y trouvaient, comme les missiles antitanks destinés à l’attaque des véhicules blindés, ou les mitrailleuses pour tirer sur l’armée de l’air israélienne...

En suivant les recommandations du rapport Goldstone, le Parlement Européen viole en fait l’article 6 de la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme qui pose les principes directeurs concernant le procès de personnes poursuivies et notamment, le principe de présomption d’innocence, le principe du respect du contradictoire, le principe d’impartialité des juges, le principe d’un jugement qui repose sur des preuves irréfutables et non sur des suspicions, voire encore le principe d‘un procès équilibré et mesuré...

Ainsi, le Parlement Européen transforme progressivement le concept de Droit de l’homme en une notion fluctuante, opposable aux seules nations démocratiques. Il cautionne ainsi le recours au Tribunal d’opinion pour lequel la vérité n’est pas une réalité intangible mais dépend de l’opinion majoritaire de personnes manipulées. En fait, cette mutation n’est pas si surprenante lorsque l’on sait que la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu est majoritairement composée de nations qui n’appliquent pas les principes des Droits de l’Homme sur leur propre territoire.

LE PARLEMENT EUROPEEN DEMANDE L’APPLICATION DU RAPPORT PARTIAL FABRIQUE POUR SALIR ISRAEL


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:29

OCAAM1

André Brink, la Palestine et l’Holocauste, Alain Gresh (Le Monde Diplomatique) - Où en est l'évolution haineuse du Monde diplomatique ? Gresh va désormais jusqu'à encenser ce genre de propos, qu'on ne devrait pouvoir tenir qu'avec des gants et la pince au nez : "le nettoyage ethnique que cette nation inflige aux Palestiniens équivaut, moralement, à une version lente et en mode mineur des camps de la mort. J’ai du mal à comprendre comment un peuple pour lequel il a été si difficile de se relever des horreurs de l’Holocauste peut ensuite infliger à d’autres ce qu’on lui a fait".
http://blog.mondediplo.net/2010-03-09-Andre-Brink-la-Palestine-et-l-Holocauste



   "[...] Récemment, un des plus grands écrivains sud-africains, André Brink, a publié ses Mémoires, intitulés Mes bifurcations (Actes Sud, Arles, 2010). Le livre a reçu, à juste titre, un accueil très favorable de la critique. Mais personne, à ma connaissance, n’a relevé ce passage.
    
« Mais l’expérience déterminante de ce voyage (de 2002) fut la visite à l’université palestinienne de Birzeit. [...] Je crus redécouvrir le cœur hideux de l’apartheid : la manière dont les Palestiniens, y compris certains des êtres les plus merveilleux que j’ai jamais rencontrés, sont soumis à l’une des oppressions les plus cruelles ici-bas, le tissu d’hypocrisie et de mensonges qui, du côté israélien, tente d’obscurcir et de déformer la vérité. [...]
    Quand j’y repense aujourd’hui, je ne peux écarter de mon esprit le souvenir des terribles vestiges de Dachau et d’Auschwitz : si Israël ne s’est jamais lancé dans un génocide de l’ampleur de l’Holocauste, le nettoyage ethnique que cette nation inflige aux Palestiniens équivaut, moralement, à une version lente et en mode mineur des camps de la mort. J’ai du mal à comprendre comment un peuple pour lequel il a été si difficile de se relever des horreurs de l’Holocauste peut ensuite infliger à d’autres ce qu’on lui a fait. » [...]
    De telles déclarations prononcées par un intellectuel français susciteraient, sans aucun doute, un procès de Avocats sans frontières, l’organisation de Gilles-William Goldnadel, récemment élu à la direction du CRIF et qui symbolise la droitisation de cette organisation."

C'est malheureusement un apéritif assez amer qui heurte la langue !


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:48
Sur aschkel.info et lessakele



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Israël : Pourquoi Slama fait-il la courte-échelle à Shlomo Sand en plein Figaro ?



J'avoue avoir eu besoin de revenir à plusieurs reprises sur la chronique d'Alain-Gérard Slama, publiée dans Le Figaro d'hier, avant de décider de réagir. L'à-chaud ne convient pas toujours.

Devant ces ailes qui lui poussent à force de faire tribune dans le grand quotidien français, il m'arrive de rester stupéfait tant la transversalité des analyses de Slama confine souvent au sophisme.

Avec des affirmations du genre "De plus en plus rares sont les esprits assez lucides, ou courageux, pour voir que les nationalismes et les particularismes communautaires, loin de s'opposer, se renforcent les uns les autres et poursuivent un travail de sape continu des valeurs de liberté et de tolérance"

On le comprend bien: c'est match nul, balle au centre...Mais si, aussi, Slama voulait tout mettre dans le même sac, terrorisme islamique avec CRIF, nationalisme syrien avec culture berbère, ou orthodoxie juive avec talibans, alors rassurons-le : il ne pouvait mieux s'y prendre.

On ne manquera de rappeler au chroniqueur que les esprits ne sont pas rares qui sont assez lucides pour comprendre qui sape quoi. Mais peu, en effet, sont assez courageux pour appeler un chat un chat. Sans donner, comme lui, dans une étrange redistribution dialectique de saufs-conduits.

En deux mots, son papier traduit ses difficultés à penser la modernité comme une catégorie autonome et non systématiquement humanisante. D'où l'opaque état des lieux où il mixe tout ce qui lui vient à l'idée, hélas....

Certes, A-G Slama est un humaniste, mais un humaniste qui a du mal, apparemment, à dégager de l'air du temps les relents d'un "démocratisme" anormalement déficient dès qu'il s'agit d'Israël.

Fallait-il qu'il écrive de l'Etat Hébreu qu'il est "une démocratie accomplie" sans faire la moindre allusion à ce à quoi aspire le Peuple d'Israël dans son immense majorité.

Ou bien a-t-il besoin d'un référendum pour authentifier sa formule? s'apercevant, à l'aune de sa propre définition, que c'est bien à un Etat Juif que ces citoyens veulent appartenir. En majorité, démocratiquement consultable.

Ni par chauvinisme religieux, ni pour des raisons d'appartenance communautaire, (ce serait bien mal connaître ce peuple) mais seulement parce qu'il se définit comme autre chose "qu'une construction historique avec sa part de hasard et de nécessité", contrairement à ce que pense Slama.

Pourquoi ne pas accepter du Peuple Juif qu'il ait, aussi, le "droit de disposer de lui-même" sur sa terre ancestrale et non dans un Birobidjan de pacotilles ?

Sans tenter de préjuger de la réponse de l'intéressé, signalons tout de même que sa note en fin de tribune nous laissera, un moment, suspendus à ses lèvres. Slama y renvoie à ce qu'il appelle "un débat" autour du livre de Shlomo Sand. Mais "débat" entre qui et qui ?

Entre antisionistes et antisémites ? Non.
Entre Juifs ? Guère davantage. 
Entre antisiojuifs et juifs ? Peut-être, dans la mesure où il n'est malheureusement pas rare de rencontrer, parmi ceux-là, quelques-uns dont "l'esprit lucide" s'acharne à modéliser ce qui les nie.

Sinon, un tel "débat" n'a aucun sens, aucun intérêt, aucune validité possible; parce que le livre de Sand ne repose sur aucune vérité historiquement validée par le contexte. Sauf à défendre le principe selon lequel toute nation n'est fondée que sur une connaissance axiomatique de sa réalité...

Slama ne dit pas cela; pourtant, ses deux lignes à propos du "peuple élu" et de "l'ethnocentrisme" de leur Etat flirte, du bout des mots, avec la dénégation d'une histoire nationale plusieurs fois millénaire; dénégation à laquelle Sand s'est ouvertement acoquiné.

Jacques Dabbag 


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