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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 20:53

 

 

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Je publie une interview en deux parties de notre collaboratrice Bonapartine à propos de Marine le Pen. Mais qui est donc Bonapartine ?

C’est une contributrice du Journal Riposte Laïque un journal en ligne que je ne vous présente plus désormais. Elle a également engagé une réflexion, lors d’entretiens menés au cours de l’été 2010, sur le thème de l’identité avec le Blog Lessakele [Blog Lessakele, http://lessakele.over-blog.fr/pages/Articles_et_entretiens_avec_Bonapartine-3590321.html-].

En septembre 2010, notre correspondant, le Mensuel israélien Météor a publié une synthèse de son article paru début août 2010 sur le même journal en ligne: Toute la classe politique concourt à la progression préoccupante du Front National. ICI [Riposte Laïque du 09.08.10, n°157].

Le mois dernier, elle a engagé un cycle de réflexion sur les questions relatives au système éducatif républicain français, de l’école primaire au lycée, avec le Blog Lessakele. Un cycle destiné à se prolonger sur une période de plusieurs mois [Blog Lessakele, intitulée "L’école publique, réussites et fractures, d’hier à aujourd’hui", représentée par un timbre sur lequel apparaît Jules Ferry].


 

ecole publique

L'école Publique, réussites et fractures, d'hier à aujourd'hui

Cette femme de caractère qui ne s’en laisse pas compter sur les principes a bien voulu m’accorder une interview sur ce personnage politique français qui monte dans les sondages du fait, à mon sens, de la faiblesse des politiques sur les principes républicains et d’un manque évident de volonté politique pour assumer, au-delà d’une acceptation sans limite des exigences islamistes, les conséquences d’une immigration incontrôlée et de l’islamisation grandissante de notre société... au mieux. Car au fond, je crains fort que c’est Eurabia qui est la finalité de ces politiques et de l’Europe de Bruxelles.   

Gérard Brazon

 

Au cours d’une réunion politique organisée à Lyon le 10.12.10, Marine Le Pen a déclaré : "Il y a quinze ans, on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles ; puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqas, et puis il y a eu des prières sur la voie publique. D’abord, c’était rue Myrha et maintenant, il y a dix ou quinze endroits où, de manière régulière, un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. Je suis désolée mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation. On pourrait en parler parce que çà, c’est une occupation du territoire qui est une occupation de pans du territoire. Des quartiers dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes, il n’y a pas de blindés, il n’y a pas de soldats mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur tous les habitants."

 

 

Gérard Brazon - Bonapartine, en quoi les déclarations de Marine Le Pen faites à Lyon le 10.12.10 sont, selon vous, à la fois une aberration historique et un piège tactique tendu à l’ensemble tant de la classe politique que de la sphère médiatique françaises ?

 

Bonapartine : Les déclarations de Marine Le Pen sont tout d’abord une aberration historique pour la simple raison que l’Occupant, de juin 1940 à août 1944, est Allemand en France. Or, à ma connaissance, les occupants de la voie publique, dans la France de 2010 sont, dans leur immense majorité, nés en France et donc de nationalité française. Ce qui ne légitime en aucun cas les multiples occupations illégales de la voie publique aux fins de prières publiques sur plusieurs points du territoire français.

 

Au demeurant, tout historien sérieux et rompu à la démarche scientifique en matière de recherche historique, vous dira toujours qu’on ne peut pas ainsi impunément comparer une situation historique donnée avec une autre qui s’inscrit dans un contexte historique et dans une époque qui n’ont rien de comparables avec les nôtres, où les gens n’évoluaient pas dans le monde globalisé qui est le nôtre et où donc ils ne pensaient pas de la même manière que nous aujourd’hui.

 

A partir de là, Marine Le Pen affirme qu’elle ne parlait pas de l’Occupation allemande mais de l’occupation d’un territoire avec un "o" mineur. Or, elle fait explicitement référence à la Seconde Guerre mondiale dans la première partie de sa phrase : "Je suis désolée mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler parce que çà, c’est une occupation du territoire qui est une occupation de pans du territoire."

 

Dans ce cas, si Madame Le Pen avait souhaité ne parler que d’occupation avec un "o" mineur, pourquoi s’être référée, dès le commencement de sa phrase, à la Seconde Guerre mondiale ? On voit donc bien qu’il y a d’emblée, dans le discours de Marine Le Pen, une confusion qui, à mon avis, était dès le départ intentionnelle puisqu’elle avait pour objectif de provoquer une réaction. Mission remplie, il faut bien le reconnaître, probablement, bien au-delà des espérances de son auteur !

 

La suite, chacun de nous la connaît : la quasi-totalité de la classe politique française n’a pas eu, un seul instant, à compter du moment où ces déclarations  ont été rendues publiques, le réflexe avant-gardiste de se poser et de réfléchir à la stratégie de communication la plus appropriée pour recentrer le débat sur la question de l’occupation illégale de l’espace public et non sur la seule personne de Marine Le Pen. En effet, à force de ne plus parler que de ses excès de langage sans proposer de solutions sur le fond puis de sa seule personne, les médias  et les politiques ont réussi l’incroyable "exploit", au terme du week-end, de renverser la tendance en sa faveur. Ce qui a eu pour conséquences de minimiser, à tort, d’une part la gravité de ses propos, mais également d’anéantir l’ouverture de tout débat sur le problème de fond qui se pose à la République française : l’occupation illégale de l’espace public pour motif d’organisation, chaque vendredi, de prières publiques.

 

Gérard Brazon – Dans ce contexte précis, vous semblez avoir été particulièrement excédée par l’ensemble des réactions de la classe politique ? Pourquoi ?

 

Bonapartine : "Excédée" est, en effet, le terme parfaitement approprié à la circonstance. Et très honnêtement, je l’ai été à plusieurs titres.

D’une part, j’ai été frappée par la sur-réaction de la classe politique française qui, en réagissant à vif, a donné le sentiment net qu’elle était incapable de prendre de la distance avec les évènements politiques, si tant est du reste qu’il eut fallu assimiler la sortie verbale de Marine Le Pen à un "évènement politique". Or, voyez-vous, il n’y a rien de plus préjudiciable, en tant de crise, que l’image de panique renvoyée par la classe politique d’un pays, a-fortiori celle réfléchie par la majorité gouvernementale en place, à la moindre provocation du leader d’un parti politique dont la progression affole légitimement un certain nombre de républicains. En fin de compte, en s’agitant intempestivement de la sorte plutôt que de prendre du recul et de réagir avec sang froid aux diatribes parfaitement contrôlées et savamment calculées de Madame Le Pen, la classe politique française vient de passer le message suivant aux Français, un message désastreux parce qu’il ressemble, à s’y méprendre, à un aveu d’impuissance :

 

"Oui, nous savons que les sondages reflètent malheureusement une réalité qui fait froid dans le dos : le Front National gagne réellement du terrain non seulement dans l’espace géographique français mais également dans les esprits et, en vérité, nous ne savons pas aujourd’hui combien sont, en France, ceux qui n’adhèrent pas au Front National, n’ont encore jamais apporté leur voté au Front National mais n’en sont pas moins des électeurs potentiels que le Front National saura capter en temps et en heure."

 

D’autre part, j’avoue avoir été sidérée par le nombre d’inepties débitées par la classe politique française, de droite comme de gauche. Quelques exemples :

 

a)      Christine Lagarde  sur RMC : " Tel père, telle fille (…) Cela ne correspond pas aux valeurs fondamentales de notre pays qui sont la responsabilité, la liberté, et le respect d’autrui, dans le respect du droit. "

 

Réaction gravissime que celle de Madame Lagarde. Pourquoi ? Tout d’abord parce que je pense qu’il est toujours malsain de marquer une personne, fut-elle Marine Le Pen, ainsi d’office du sceau indélébile de ce que j’appelle le présumé "déterminisme génétique lié à la filiation paternelle ou maternelle" qui ferait de chacun de nous un être fatalement destiné à hériter de la mémoire de sa famille mais aussi des défauts ou des handicaps de ses parents. Vous savez, les mots ont un sens précis dans la langue française et, dans ce domaine, le rôle d’un(e) élu(e) politique est davantage de veiller à ne pas blesser tant la mémoire individuelle de chacun de ses concitoyens que la conscience collective, plutôt que de jeter de la sorte en l’air des anathèmes qui n’ont pas forcément lieu d’être. Sur ce point, et bien que je n’aie aucune attirance tant pour le discours du Front National en général que celui de Marine Le Pen en particulier, pour autant, je vous le dis en toute transparence : je refuserai toujours pour ma part, qu’il s’agisse de Marine Le Pen ou de quiconque d’autre, de tenir un discours qui fasse en quoi que ce soit référence à un présumé déterminisme génétique des personnes dont je parle. Toujours et en toutes circonstances. Evidemment, cette affirmation s’adresse en des termes identiques à Jean-Marie Le Pen qui, au moment où je réponds à votre interview, monsieur Brazon, vient pourtant de commettre exactement la même faute - et curieusement, là, personne ne réagit dans la classe politique ! - en déclarant : "Il y a tant de gens qui doutent de la filiation de leurs enfants : moi, je n’en doute pas, et elle est confirmée si j’ose dire."

Je rappelle juste à Monsieur Le Pen que s’il "y a tant de gens qui doutent de la filiation de leurs enfants" en France et sans que l’on sache exactement sur quelle étude Monsieur Le Pen fonderait en la circonstance son affirmation, il n’appartient toutefois alors qu’à ces "gens" dont il parle de prendre leurs responsabilités et de demander une vérification par les tests ADN de la filiation d’un ou de plusieurs de leurs enfants. Si les hommes qui sont concernés par ces problématiques n’engagent pas une procédure de vérification de paternité par le biais des tests génétiques, c’est qu’ils ont sans doute de bonnes raisons de ne pas s’y plier de leur plein gré non plus, n’est-ce pas ? Ou qu’ils n’ont peut-être pas suffisamment bonne conscience pour accepter ce genre de tests, allez savoir !

 

Autre point qui pose problème dans l’intervention de Madame Lagarde sur RMC : Madame Lagarde avance que les propos de Madame Le Pen ne correspondent pas "aux valeurs fondamentales de notre pays qui sont la responsabilité, la liberté, et le respect d’autrui, dans le respect du droit." Sur le fond, je suis en accord avec le rappel de Madame Lagarde … encore que, à titre personnel, j’aurais pris soin de remémorer prioritairement la devise de la République "Liberté, Egalité, Fraternité" et de remettre avec force au devant de la scène le concept de laïcité. Par ailleurs, pour être tout à fait complète, Madame Lagarde aurait surtout dû s’attacher à répondre, également dans la foulée, à cette question : les occupations de pans entiers de l’espace public sur le sol français, destinées à la prière, sont-elles légales ? Pourquoi Madame Lagarde n’a-t-elle pas procédé, lors de son intervention sur RMC, à un rappel à l’ordre sur ce que doit être le respect du principe de laïcité en France ?

 

b)      Viennent alors les déclarations, je dois dire , "fracassantes" de Madame Aubry dont je cite ici la première partie afin de ne pas devoir non plus consacrer vingt lignes à démontrer les invraisemblances de son discours : 

"Je ne suis pas sûre qu'elle (Marine Le Pen) ait compris qu'elle s'adressait aux petits-enfants de ceux qui ont libéré Marseille, en particulier ceux des Algériens qui sont morts pour donner leur vie à notre pays."


".... ceux des Algériens qui sont morts pour donner leur vie à notre pays."
 : à ma connaissance et jusqu’à preuve du contraire, les "Algériens", en 1945, ne sont pas Algériens mais Français car l'Algérie, en 1945, c'est ni plus ni moins que la France. Je ne vois donc pas ce qu'il y avait de si extraordinaire pour les Français, quelles qu’aient été leur couleur de peau, leur ethnie d’origine, qu’ils aient été croyants ou pas, à faire le sacrifice de leur vie pour leur pays, la France : c'est le genre de réalité qui me paraît plutôt évidente dans ce genre de circonstances, autrement dit quand son propre pays est en danger. Et que devrions-nous dire à ces milliers d’autres jeunes gens, je pense aux Américains, qui n'ont pas hésité, eux, à traverser un immense océan, pour faire le sacrifice de leurs jeunes vies pour le peuple français ? N’était-ce pas un sacrifice encore plus grand ? Mais curieusement, Madame Le Pen n'en parle pas ... et Madame Aubry non plus .....

 

c)      Enfin, "la cerise sur le gâteau" pour clore un si long week-end, un si triste week-end nourri d’âneries déversées à longueur d’antennes de radios, de plateaux de télévision et de colonnes de journaux, les médias n’ayant évidemment pas une seule minute hésité à se rendre complice du carnage née de la noyade filmée en direct de notre classe politique ; tragédie en quelque actes finalement si minutieusement orchestrée par Marine Le Pen : arrive alors Ségolène Royal qui affirme, sans l’ombre d’une interrogation, que Nicolas Sarkozy est "seul responsable de la montée du Front National". Bah voyons ! C’est tellement plus simple pour une partie des Socialistes français de redevenir amnésiques quand çà les arrange ! Mais au fait, n’était-ce pas François Mitterrand en personne qui, en introduisant le scrutin proportionnel et devant la crainte qui était la sienne de voir le Parti socialiste français prendre une claque électorale monumentale en 1986, avait apporté, cette même année, une aide électorale et politique on ne peut plus salutaire au Front National ? Ce qui avait d’ailleurs permis à ce dernier, autant que je me souvienne, d’obtenir un peu plus de 30 sièges à l’Assemblée nationale. Pourquoi Madame Royal opère-t-elle soudain un tel blackout sur cet épisode de l’Histoire de la vie politique française ? Et comment comprendre que la droite républicaine française n’ait pas, elle non plus, tiré toutes les leçons du passé et se soit, à ce point, laissé piéger par les provocations éhontées de Marine Le Pen ?

 

Gérard Brazon – Selon  vous, Bonapartine, comment aurait-il donc fallu réagir face aux déclarations de Marine Le Pen ? Pensez-vous que la classe politique devrait éviter de verser dans la surenchère verbale face aux provocations de Marine Le Pen ?

 

Bonapartine : De toute évidence, Marine Le Pen n’est, de mon point de vue, mais ce n’est là un point de vue qui n’engage que moi, dans l’habile démarche stratégique de communication qui est la sienne, pas du tout le copier-coller de son père. Elle a pour autant parfaitement su s’inspirer du goût de la provocation de son père tout en sachant l’adapter à sa propre personnalité à elle. En effet, avec Marine Le Pen et à la différence de son père, nous sommes passés du goût de la provocation à une technique de communication de la provocation. De fait, à l’inverse de Jean-Marie Le Pen qui réagissait de manière épidermique, Marine Le Pen a mis sur pied, en vérité, une technique très élaborée de la provocation dans le débat politique, celle d’une provocation mûrie et suffisamment réfléchie à l’avance de façon à  s’assurer que celle-ci ferait de toute façon sortir de ses gonds 90% de la classe politique.

 

Gérard Brazon - Une fois ce constat établi, comment faut-il réagir ? Faudrait-il se taire ?

 

Bonapartine: Se taire reviendrait à laisser croire à l’opinion publique que, seule Marine Le Pen, a le courage et/ou est en capacité de s’exprimer sur des sujets graves, en l’occurrence l’occupation illégale de l’espace public causée par l’organisation de prières publiques, qu’elles soient musulmanes ou pas du reste. Car je rappelle que si les prières publiques dont nous parlons l’étaient par des catholiques, des protestants, des Juifs, des Sikhs ou de toute autre religion, l’occupation de l’espace public n’en demeurerait pas moins tout autant condamnable.

 

Alors, réagir, oui, l’essentiel n’étant non pas de l’affirmer mais de savoir surtout comment réagir face à Marine Le Pen.

Si répliquer à Marine Le Pen ne doit se résumer qu’à répéter ce que tout le monde sait depuis des années sur la Front National, autant vous dire que c’est mettre un coup d’épée dans l’eau ! Quand j’entends, par exemple, Madame Dati asséner sur RTL : "Je trouve çà inacceptable … Marine Le Pen ne renouvelle pas le discours du FN qui est un discours de haine, de rejet de l’autre, d’opposer les Français les uns aux autres. Elle pose un problème à toute la classe politique." D’abord, je suis atterrée par de telles paroles. Comment peut-on, en effet, décréter, en l’espace de seulement deux phrases, que Marine Le Pen tient "un discours de haine, de rejet de l’autre" et que cela "pose un problème à toute la classe politique" ? Mais permettez-moi de vous dire, Gérard Brazon, que ce discours de Madame Dati est ahurissant d’incohérence ! En effet, si les discours de Marine Le Pen est un discours "de haine" qui "oppose les Français les uns aux autres", mais dans ce cas, personne ne comprend ce qui empêche la classe politique française de le démontrer afin de démanteler sans aucune difficulté les effets pervers de ce type de discours. Et une fois la preuve objective apportée, nous n’entendrions alors plus parler ni des discours du Front National ni de Marine Le Pen depuis belle lurette ! De fait, Marine Le Pen ne poserait plus de "problème à toute la classe politique".

Ceci démontre bien que ce type de raisonnement de Madame Dati, suivi par la quasi-totalité de la classe politique, ce week-end, ne mène à rien si ce n’est qu’à désigner clairement à la vindicte de la bien pensance les cinq millions de Français qui votent actuellement pour le Front National et, de fait, de les décourager définitivement de revenir un jour dans le giron républicain.

 

Dans ces circonstances, chacun se rend aisément compte que Marine Le Pen trouvera toujours le moyen de se désolidariser des propos de son père quand çà l’arrangera ou, à l’inverse, de mettre en place une stratégie de communication beaucoup plus affinée quand elle souhaitera se placer sur un terrain avec lequel une partie de l’opinion publique risque d’être largement en phase.

 

Face à cette stratégie de communication, la classe politique française devrait centrer son intervention sur plusieurs axes :

 

Il serait, de mon point de vue strictement personnel, plus pertinent que la classe politique :

 

§  se mobilise de toute urgence autour de la problématique soulevée par l’occupation illégale des prières dans l’espace public français et trouve rapidement des solutions. Car ce que demandent les riverains, en l’espèce, c’est tout simplement que la loi républicaine soit appliquée. Ni plus ni moins. Or, que je sache, nos politiques sont aussi élus pour trouver des solutions aux problèmes que rencontrent leurs concitoyens, n’est-ce pas ?

 

§  remettre au coeur du projet politique républicain le concept de laïcité. En d’autres termes, nos politiques doivent dire haut et fort que le respect du concept de laïcité ne consiste pas, par définition, à le bafouer en permanence. Or, s’arroger le droit individuel d’occuper les voies publiques pour y organiser des prières publiques, au mépris le plus complet non seulement de la tranquillité des riverains mais également de l’activité commerçante, est à la fois contraire à la loi républicaine autant que contraire au concept de laïcité. Les élus locaux ne sont, par voie de conséquence, en aucun cas habilités à autoriser, voire à organiser par la présence des forces de police, l’occupation de la voie publique en permettant la tenue de ces prières publiques.

 

      Croyez-moi, si des mesures avaient été prises, voici des années de cela, en ce sens tant par nos élus locaux que nationaux, nous n’entendrions plus Marine Le Pen parler depuis longtemps pour la simple raison que la source de son fond de commerce aurait été tarie.

 

Enfin, n’oublions pas ce qu’a été l’actualité principale de ce week-end des 11 et 12 décembre 2010 : un double attentat à Stockholm d’une part, la condamnation amplement justifiée des policiers par le Tribunal correctionnel de Bobigny d’autre part.

 

Le double attentat à Stockholm ? Qui en a parlé, en dehors de Marine Le Pen qui a pu se targuer de reprocher à la classe politique son silence sur ce dossier lors de sa conférence de presse du 13.12.10 !

 

La condamnation de plusieurs policiers par le Tribunal correctionnel de Bobigny ? Nous sommes là face à un dossier extrêmement grave où nous découvrons, en qualité de citoyens, que sept policiers ont été condamnés à des peines d’emprisonnement sur la base des faits suivants : dénonciation calomnieuse et faux en écriture. Et que constate-t-on ? Pas de réaction de Marine Le Pen sur ce dossier. C’est pour le moins très embarrassant pour un parti politique qui prône le retour à l’ordre, au point d’ailleurs de s’attacher à mettre en évidence, en tête du script de la conférence de Marine Le Pen du 13.12.10, cette phrase de Charles Péguy : "L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté ; le désordre fait la servitude. Seul est légitime l’ordre de la liberté."

Dans ces circonstances, plutôt que de scander sur tous les toits que Le Front National est un parti qui alimente la haine de l’autre, pourquoi la classe politique républicaine française de droite comme de gauche n’a-t-elle pas pris la balle au bond pour mettre Madame Le Pen devant ses propres contradictions face au si étrange silence observé par celle-ci sur le dossier de la condamnation des sept policiers de Bobigny dont elle aurait dû, par définition et en qualité d’élue politique qui appelle si souvent de ses vœux le retour de l’ordre, se féliciter ?

 

Gérard Brazon  Si je comprends bien votre pensée, Bonapartine,  il faut donc s’inquiéter, d’une manière plus globale, de l’ascension politique que connaît Marine Le Pen  dans le paysage politique français, ascension dont l’ensemble de la classe politique est, au vu des faits que vous rappeliez précédemment, tout de même responsable, non ?

 

Bonapartine : Que la classe politique soit en partie responsable de la percée de Marine Le Pen et du parti politique qu’elle va diriger d’ici quelques semaines, ne fait, pour moi, aucun doute. Je n’ai, du reste, pas attendu les déclarations de la Marine Le Pen lors de sa réunion organisée à Lyon le vendredi 10.12.10, pour avoir clairement exprimé, dès le 09 août dernier dans le journal Riposte Laïque et suite aux évènements dramatiques de Grenoble, ma conviction sur la question :  

"Car décidément dans toute cette affaire, entre une droite républicaine qui donne le sentiment de courir après les mesures préconisées par le Front National et les partis de gauche qui ne font qu’attiser les tensions dans notre pays en apportant chaque jour un peu plus la preuve flagrante qu’ils n’entendent pas les souffrances de tous les Français liées à l’insécurité de ce pays, le Front National doit décidément se dire que l’été 2010 demeurera pour lui un des meilleurs crus de ces dix dernières années."

[Journal Riposte Laïque : "Toute la classe politique concourt à la progression préoccupante du Front National"de Bonapartine, n°157 paru le 09.08.10]

 

            D’une manière générale, j’ai toujours considéré et je continue de croire que le Front National est un parti dangereux pour l’avenir de la France. Historiquement parlant, l’extrême droite n’a jamais rien apporté de bénéfique à ce pays et chaque fois que la France a cédé aux vieilles lunes de l’extrême droite française, elle en est sortie abîmée. Parfois durablement abîmée comme nous l’a démontré, par le passé, l’Affaire Dreyfus dont les cicatrices mal refermées faisaient encore des ravages lors du procès de Charles Maurras qui, le 27.01.1945, s’est écrié : "C’est la revanche de Dreyfus !"

 

Gérard Brazon - Le socialisme à travers son extrême qu'est le communisme n'est pas non plus dépourvu de responsabilités dans la "France abîmée" d'avant guerre ! Il ne faut pas oublier la part qu'a prise une certaine gauche dans le manque de préparation face à la montée du péril nazi. Ni oublier qu'au delà de Maurras, de l'Action française, il y a eu aussi la création du seul parti fasciste français par Jacques Doriot par un ancien dirigeant national du Parti Communiste député-Maire de Saint Denis. Comme vous le disiez dans la première partie, aucune situation n'est comparable et chaque époque doit-être visitée en ayant à l'esprit le contexte et les mentalités. J'en prends pour exempleLéon Blum qui parlait de races inférieures à propos des colonisés d'Afrique. Il n'était pas pour autant raciste. Pour conclure cet aparté, la naissance du FN date des années soixante dix. Ce sont des faits, c'est l'histoire. 

 

 Bonapartine: Voilà donc pour l’Histoire. Maintenant et sans vouloir faire aucunement d’amalgames historiquement déplacés entre Charles Maurras et Marine Le Pen, en ce qui concerne précisément Marine Le Pen qui, ne l’oublions pas, ne représente pas toutes les sensibilités d’extrême droite en France et dont certaines sont hélas encore bien plus radicales que la sienne, j’ai la conviction profonde, en effet, que son ascension politique ne doit pas être sous-estimée et qu’il faut, par conséquent, s’en soucier. Et sur ce point, je répète que la classe politique aurait dû réagir, dès la percée électorale du Front National aux élections cantonales de 1982 plutôt que d’attendre que des sondages signalant de forts taux d’intentions de votes à la faveur de ce parti politique, au demeurant prévisibles depuis bien longtemps au vu de la situation socio-économique de la France, déclenchent une véritable panique dans l’establishment politique français. Donc, vous voyez, quand on parle du danger de la progression du Front National en grande partie incarné par Marine Le Pen en ces temps de campagne interne pour accéder à la présidence du parti, certains de ceux qui hurlent aujourd’hui avec les loups sur la scène médiatique et/ou dans les salons réservés à celles de nos élites qui refusent de voir les réalités dramatiques auxquelles sont confrontés des pans entiers de nos territoires, feraient beaucoup mieux de se souvenir que le danger ne date hélas pas de Marine Le Pen qui, en 1982, n’avait que quatorze ans, mais qu’il est bien antérieur à Marine Le Pen. Hélas ! Mille fois hélas !

 

Par ailleurs, quand je dis que l’implantation durable et en voie d’expansion affirmée des discours de Marine Le Pen est, à mon avis, inquiétante pour l’avenir de notre nation, je tiens à préciser que, contrairement aux discours tous plus lénifiants les uns que les autres que chacun de nous peut lire ou entendre ici ou là, je ne considère pas que Madame Le Pen soit politiquement dangereuse parce qu’elle est "la fille de" Jean-Marie Le Pen. Je ne porte, en aucun cas, un jugement de valeur sur sa personne. Non, ce que je veux précisément dire, c’est que la démarche politique et les discours de Madame Le Pen représentent un danger pour la France non pas parce qu’elle est la fille de Jean-Marie Le Pen mais parce qu’elle en réalité, beaucoup plus intelligente que son père. Ce qui est très différent. Je me situe donc uniquement sur le terrain de l’appréciation à caractère politique et en aucun cas sur celui qui consiste à la considérer comme "la fille de son père".

De mon strict point de vue,  Marine Le Pen est, en effet et de toute évidence, une fine stratège politique, là ou son père ne cessait de se vautrer dans une succession de dérapages verbaux tous plus inadmissibles les uns que les autres. Et quand Marine Le Pen commet un dérapage, en réalité, l’on voit bien qu’il a été suffisamment prémédité et pensé pour mobiliser et ridiculiser au moins un week-end entier toute la classe politique française et presque l’intégralité des médias français. Mais plus sournois encore et donc plus inquiétant, personne ne souligne jamais combien Marine Le Pen excelle dans l’art de la manipulation des opinions publiques et c’est en cela que son ascension politique doit être surveillée de près ! Pour l’instant, Madame Le Pen surfe, il est vrai, avec une maestria rarement égalée en matière politique, sur le désespoir des Français, pas seulement des plus pauvres dont le nombre ne cesse de croître par ailleurs, mais également sur celui de certaines classes moyennes et de petits chefs d’entreprise, par exemple, qui sont soit en dépôt de bilan, soit sont étranglés par les charges sociales qui les empêchent de se développer et d’embaucher. Ce sont là quelques exemples parmi beaucoup d’autres car nous savons, du reste, que l’audience de Madame Le Pen progresse aussi désormais dans une bourgeoisie aisée, pour l’instant à l’abri de la crise économique et pour laquelle rien, en apparence du moins, n’explique le choix du vote Front National. Or, il serait judicieux de se pencher attentivement et rapidement sur les motivations du vote Front National de cet électorat. Sur ce point, je pense que Madame Alliot-Marie a été une des rares élues, au cours de la semaine passée, à avoir émis une idée qui me paraît intelligente puisqu’elle a préconisé de "mettre à jour la sociologie du FN", estimant, à juste titre, que "pour combattre son adversaire, il faut le connaître". Je ne dis pas que ce que propose Madame Alliot-Marie va bouleverser la donne mais, au moins, elle a le mérite de s’inscrire dans une démarche de proposition et non de se perdre dans les eaux purulentes de la stigmatisation permanente qui n’a jamais permis de faire avancer le débat contradictoire dans une démocratie !

 

Propos recueillis par Gérard Brazon.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:59

La tromperie féministe

 

 


Jerusalem Post 14/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=199339

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 


La tromperie au coeur du mouvement féministe n’est nulle part mieux visible qu’à travers le silence sur le traitement inhumain réservé aux femmes vivant sous la loi islamique.


 

De par leur accoutrement et attitude, il est vraiment clair que les participantes à cette vidéo se féliciteraient de leur engagement pour les opprimés, les damnés de la terre soufrant sous la botte des puissants. Elles se représenteraient aussi volontiers comme des féministes.

Mais si être un militant des droits de l’homme signifie s’attaquer au seul pays du Moyen Orient qui défend les droits de l’homme, alors cela signifie que, au niveau le plus fondamental, le terme « militant des droits de l’homme » est au mieux un terme vide de sens. Et si être féministe signifie s’attaquer au seul pays du Moyen Orient où des femmes jouissent de la liberté et de droits égaux, alors le féminisme est devenu aussi, au mieux, un terme dénué de sens. De fait, si ces protestataires féminins sont des féministes, alors le féminisme est mort.

En 1995, la première Dame américaine d’alors, Hillary Clintonest intervenue à la Quatrième Conférence Mondiale pour les Femmes à Pékin. Là, Clinton sembla adopter le rôle de championne des droits de femmes et des droits de l’homme en proclamant : « Il n’est plus acceptable de discuter les droits des femmes comme étant séparés des droits de l’homme… S’il y a un message qui fait écho à cette conférence, faisons en sorte que les droits de l’homme soient les droits de femmes et les droits des femmes soient les droits humains, une bonne fois pour toutes ».

Pourtant, en tant que secrétaire d’Etat, Hillary Clinton – comme ses collègues féministes autoproclamées – a choisi de singulariser Israël dans l’opprobre tout en restant motus et bouche cousue sur l’oppression structurelle, institutionnalisée des femmes et des filles à travers le monde musulman.. Ce faisant, Clinton bien sûr représente loyalement les vues du gouvernement Obama qu’elle sert. Elle représente aussi les opinions de la Gauche idéologique dans laquelle Clinton, le président des USA Barack Obama, les mouvements féministes et des droits de l’homme sont tous profondément enracinés.

Depuis le zénith du mouvement féministe à la fin des années 1960, les femmes non gauchistes en Occident et en Israël ont été harcelées pour répondre à la question de savoir si oui ou non, nous sommes féministes. Les femmes non gauchistes sont opposées à l’oppression des femmes. Sûrement, nous ne sommes pas moins opposées à l’oppression des femmes que ne le sont les femmes de Gauche.

Mais au niveau le plus basique, l’étiquette féministe n’a jamais été seulement, ni même surtout tournée vers la prévention et la fin de l’oppression ou de la discrimination des femmes. Son objet a été de faire avancer le projet politique et social de la Gauche contre les sociétés occidentales. Il a été de fustiger des sociétés où des femmes jouissent de droits juridiques et de protections comme étant « structurellement » discriminatoires à l’encontre des femmes de façon à affaiblir les fondations légales, morales et sociales de ces sociétés. C’est  dire, plutôt que de faire progresser la cause des femmes, dans une large mesure, le mouvement féministe a utilisé le langage des droits des femmes pour faire progresser un projet politique et social qui n’a rien à voir avec les femmes.

Ainsi, dans une large mesure, le mouvement féministe est en lui-même une tromperie.

La tromperie au coeur du mouvement féministe n’est nulle part mieux visible qu’à travers le silence par lequel des féministes autoproclamées et des mouvements féministes, ignorent le traitement inhumain des femmes vivant sous la loi islamique. Si le féminisme n’était pas un terme creux, alors les féministes de premier plan devraient être à la tête du mouvement anti-jihad.

Gloria Steinem et ses soeurs devraient être les premières à appeler au renversement de la mollahcratie en Iran et pour mettre fin à l’apartheid entre les sexes en Arabie saoudite.

Au lieu de cela, en 2008, ‘Ms. Magazine’, que Steinem a fondé et qui a servi de porte-voix du mouvement féministe américain, a refusé une page de publicité représentant la ministre des affaires étrangères d’alors, Tzipi Livni, la présidente de la Cour Suprême Dorit Beinisch et la présidente de la Knesset d’alors Dalia Itzik figurées sous le titre : « C’est cela Israël ».

C’était trop partisan, prétendit le magazine.

Les voix féministes dirigeantes aux USA et en Europe sont demeurées inexcusablement silencieuses au sujet de l’oppression indicible des femmes et des filles dans les sociétés islamiques. Et cela ne peut pas être seulement attribué au manque d’intérêt dans les affaires internationales. La soumission islamique et l’oppression des femmes se produit aussi dans les pays occidentaux. Les mutilations génitales, les mariages forcés et d’autres formes de sévices sont largement répandus.
 
Par exemple, chaque année, des centaines de femmes et de filles musulmanes dans les pays occidentaux sont brutalement assassinées par leurs proches parents masculins lors de soi-disant « crimes d’honneur ».   

Pamela Geller, intrépide auteur du site Internet ‘Atlas Shrugs’, a documenté avec constance chacun des cas qu’elle a identifiés. Cette année, elle a mis en place une campagne publicitaire sur les bus publics pour faire prendre conscience de leur détresse. Et pour ses efforts remarquables de championne du droit à la vie de femmes et de filles musulmanes, elle a été vilipendée par la Gauche comme une intolérante anti-islamique.

L’ancienne parlementaire hollandaise Ayaan Hirsi Ali a été contrainte de fuir les Pays Bas, entourée de gardes du corps depuis six ans parce qu’elle a soulevé la question de l’oppression islamique des femmes et des filles. La Gauche – y compris le mouvement féministe – a traité cette remarquable ancienne musulmane et championne des droits de femmes comme une lépreuse.

Si toute la stratégie politique de la communauté féministe ignorant l’oppression islamique des femmes était de se tenir à l’écart des titres de journaux, ce serait encore impardonnable. Mais le fait est qu’en ne parlant pas du défi essentiel pour les droits des femmes à notre époque, le mouvement féministe organisé, et la Gauche dont il fait partie, sont complices des crimes indicibles de l’islam contre les femmes et les filles... Cela se produit de deux manières.

Une tyrannie non remise en cause est une tyrannie bénéficiant de complicité.

La première façon dont le mouvement féministe organisé et la Gauche sont complices de l’oppression des femmes par les autorités islamiques, c’est de montrer à ces autorités qu’elles peuvent s’en sortir. Cette réalité est démontrée crûment par les réponses des autorités islamiques dans les rares cas où leur oppression des femmes a reçu l’attention de l’Occident.

Par exemple en 2006, une Cour islamique iranienne a jugé que Sakineh Mohammadi-Ashtiani était coupable d’adultère. Elle a condamné à mort par lapidation cette enseignante dans un jardin d’enfants et mère de deux enfants. Plus tard, elle a aussi été reconnue coupable du meurtre de son mari.


Les confessions d’Ashtiani ont été arrachées sous la torture. Elle a déjà reçu 99 coups de fouet pour son crime initial présumé. Ne parlant ni le persan, ni l’arabe, quand son procès pour adultère a pris fin, Ashtiani ne se savait même pas quelle était sa sentence.

 

Au cours des années récentes, les enfants d’Ashtiani, assistés par un émigré iranien et des groupes de droits de l’homme non gauchistes, ont lancé une campagne courageuse pour lui sauver la vie. Au cours de l’année passée, la campagne a été couverte par les media occidentaux et a reçu le soutien de notables comme les épouses des Premiers ministres français et canadien et des stars internationales du cinéma comme Lindsay Lohan, Colin Firth, Emma Thompson, Robert Redford and Juliette Binoche.

Les ONG ‘Human Rights Watch’ et ‘Amnesty International’ ont pris le train en route l’été dernier et fustigé son traitement. Clinton elle-même a émis une demi phrase condamnant la persécution d’Ashtiani en août. De fait, l’attention internationale centrée sur Ashtiani peut bien avoir été la raison pour laquelle le gouvernement Obama a fait connaître avec retard  son opposition à l’élection de l’Iran au nouveau conseil des droits des femmes à l’ONU. L’Iran a été élue par acclamation en avril, mais battue plus tard par l’Inde quand un vote nominatif a été demandé.

 

Titubant face à cette critique, les autorités iraniennes ont commencé à revenir en arrière. Elles proclamèrent d’abord que la sentence de mort d’Ashtiani serait annulée.  

Puis elles déclarèrent qu’elle serait pendue plutôt que lapidée. Aujourd’hui, son destin demeure incertain et sa vie est toujours en grave danger.
Mais si la pression sur les autorités iraniennes est maintenue, il y a une chance raisonnable pour que la longue épreuve d’Ashtiani s’achève par la vie plutôt que par la mort.

 
Le cas d’Ashtiani prouve que quand l’Occident soulève la question des mauvais traitements barbares à l’encontre des femmes, le monde islamique diminue ses abus contre les femmes.
 La pression fonctionne. A l’opposé, l’absence de pression renforce les oppresseurs.

 
Les féministes, et la Gauche dont elles font partie, sont complices d’une deuxième façon de l’oppression islamique des femmes : à travers leur animosité envers Israël. Quand les dirigeants obsédés par la shariah dans le monde musulman observent la Gauche occidentale dédier son énergie  à s’attaquer à Israël – le seul pays protégeant les droits de l’homme et les droits des femmes au Moyen Orient – ils voient qu’il n’y a aucune raison pour remette en cause leur volonté de tyranniser leurs femmes et leurs filles.

 
Prenez l’exemple l’Indonésie. En 2003, le président indonésien d’alors,Megawati Sukarnoputri donna son accord pour que, comme partie d’un accord de cessez-le-feu, la province d’Aceh soit autorisée à instituer la loi islamique, la shariah, comme législation de la province. En 2009, le parlement d’Aceh adopta une loi rendant l’adultère punissable de lapidation. Dans les jardins du centre de la province qui est le foyer de quatre millions d’habitants, des gens sont couramment fouettés publiquement pour des délits contre l’islam.

 

Vendredi dernier, Anis Saputra, et Kiki Hanafilia, âgées de 17 ans, ont reçu chacune 17 coups de fouet lors d’une cérémonie publique à l’extérieur d’une mosquée locale pour avoir été vues en octobre échanger des baisers. Ces deux-là seraient mariées à un autre et elles auraient été fouettées plutôt que lapidées parce qu’elles n’auraient pas encore consommé leur présumée histoire d’amour.


L’an dernier, la province a aussi interdit aux femmes et aux filles de porter des pantalons. Une enquête de la chaîne ‘France 24’ sur la shariah à Aceh a montré une jeune fille de 14 ans traumatisée, assaillie par la police islamique sur son chemin de retour de l’école. Ils ont coupé son jeans au milieu de la rue.

 

Pourtant, plutôt que de critiquer l’Indonésie pour ces développements épouvantables, le mois dernier, Obama a visité Jakarta et a disserté poétiquement sur la tolérance islamique envers les différences et félicité l’Indonésie pour son engagement dans la démocratie.


Tout en ignorant la province d’Indonésie sous la férule de la shariah, où l’oppression islamique est la règle et non l’exception, Obama a consacré sa critique à attaquer Israël pour l’autorisation faite aux Juifs de construire des foyers à Jerusalem.

Il n’y a aucun dote que des attitudes de discrimination contre les femmes existent aujourd’hui dans les pays occidentaux ainsi qu’en Israël.
Des femmes dans le monde libre ont des défis singuliers à relever du fait de notre sexe.

 Mais il faut conserver ici le sens des proportions.

 Ces défis ne sont pas écrasants, systématiques, ou dans la plupart des cas, ne menacent pas la vie.

 
D’un autre côté, des centaines de millions de femmes et de filles à travers le monde islamique sont terrorisées chaque jour par tout un chacun, par leur famille jusqu’aux juges. Elles n’ont aucune raison de penser qu’en mettant en cause leurs droits – y compris leur droit à la vie – elles seraient protégées.

 
Le fait que les dames de Philadelphie aient décidé de prendre position contre Israël et que Clinton et Obama attaquent Israël pour la construction de foyers pour les Juifs à Jerusalem, en Judée et en Samarie, alors qu’ils ignorent tous la souffrance des femmes en islam, nous parle beaucoup de la dégradation de l ’Occident sous la direction politique et sociale de la Gauche.

 
Cela informe aussi les femmes non gauchistes en Occident qu’être favorables aux droits des femmes et être une féministe devient de plus en plus mutuellement exclusif.

 


caroline@carolineglick.com

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:14

 

 

 

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Le dilemme américain : Le prix de la démocratie arabe 


13/10/2010

Ces jours-ci, les médias égyptiens sont préoccupés par la publication d'un document américain important dévoilé par Wikileaks. Ce câble rédigé en février 2010 est une analyse de l’ambassade des Etats-Unis au Caire et décrit les tensions avec Washington. Il révèle que le gouvernement égyptien soulève des doutes quant à la position des Etats-Unis "d'encourager la démocratie », et conteste sur le résultat des efforts car en réalité ils « renforcent la confrérie des Frères musulmans ».

Cette analyse est partagée également dans des cercles privés de l’élite égyptienne.

Dans ce contexte, notons la réaction américaine au premier tour des élections au parlement égyptien qui a eu lieu le 28 novembre dernier. Le porte parole du Département d’Etat, Philippe Crowley a déclaré que les "Etats-Unis sont déçus de l’intervention des forces de sécurité égyptiennes lors des élections."

Bien que l'ont conçoit que le gouvernement égyptien a fait tout de son pouvoir pour affaiblir les Frères musulmans, la question que se posent certains dirigeants égyptiens est de savoir si les Etats-Unis sont réellement intéressés par la victoire des Frères musulmans.

L’organisation des Frères musulmans a été fondée en 1928 en Egypte par Hassan al Banna, en partie, en réponse à la dissolution de l’institution des califats par les Turcs. La confrérie avait l’ambition de raviver l’Islam par le biais d'activités sociales et religieuses.

Toutefois, la confrérie possédait une filière secrète bien formée et perpétrait des attentats et des actions terroristes. Les Frères musulmans ont tenté d’assassiner des dirigeants égyptiens. Al Banna prêchait à ses disciples que " le coran est notre loi. Le Djihad est notre voie. « Une mort dans la voie d'Allah est notre espoir suprême".

Le calendrier de l’organisation a soutenu la diffusion de l’Islam, et en s’adressant aux jeunes Al Banna disait : l’Andalousie (l’Espagne), la Sicile, les Balkans et le sud de l’Italie, tous sont des terres musulmanes qu’il faut rendre au sein de l’islam. Le Moyen-Orient et la Mer rouge doivent faire partie de l’empire islamique tel qu'il était auparavant".

Suite à la création d’un Etat islamique, les Frères musulmans espèrent pouvoir diffuser leurs messages à travers le monde pour établir un gouvernement universel dirigé par un régime de califat.

Nul ne doute que les dernières élections en Egypte posent aux Etats-Unis un dilemme à savoir si des élections libres sont préférables à un soutien de la répression égyptienne à l'encontre des Frères musulmans et l’affaiblissement de leur pouvoir. Lors du premier tour des élections, les Frères musulmans n’ont pas réussi à obtenir un seul siège parmi les 508 au Parlement, tandis que lors des élections précédentes ils avaient gagné 88 sièges.

Nous constatons que les analyses américaines sont influencées par une opinion dominante et de plus en plus populaire à Washington, qui perçoit les Frères musulmans comme une organisation modérée pouvant servir d’alternative à un organisme comme Al Qaïda. En 2007, la revue « Affaires étrangères », qui est sans doute la plus influente au sein de l'administration américaine, a publié un article stipulant que les Frères musulmans forment " une organisation modérée ". Le chef de la majorité du Congrès, Stenay Hoir, avait même rencontré des représentants des Frères musulmans, au parlement égyptien.

Deux ans plus tard, lorsqu'Obama a décidé de s’adresser au monde musulman à partir du Caire, des représentants des Frères musulmans ont été invités à participer à l’audience. 

En contradiction avec les voix américaines appelant à plus d'ouverture à l'égard des Frères musulmans, au Moyen-Orient, par contre, une forte opposition existe contre ce mouvement. En 2005, le ministre de l’Education du Koweït a écrit dans le quotidien Sharq Al Awsat que « la source de toute forme du terrorisme religieux à laquelle nous assistons aujourd’hui provient des Frères musulmans. » 

Le ministre koweïtien a ajouté : "les fondateurs des organisations de violence ont été éduqués par les Frères musulmans." Il avait bien raison. Historiquement parlant, Mohammad Qutb de l’organisation des Frères musulmans en Egypte et Abdoullah Azam de la confrérie de la filiale jordanienne ont trouvé refuge en Arabie saoudite. Dans les années 70, ils ont enseigné un jeune étudiant saoudien nommé Oussama Ben Laden.

Azam est devenu le maître spirituel de Ben Laden et l’a conduit en Afghanistan. Par ailleurs, Khalid Cheikh Mohammed, le cerveau de l’attentat contre les tours jumelles à New York, est diplômé de l’organisation des Frères musulmans koweïtiens, ainsi que Khaled Mashal, chef de l’aile politique du Hamas. Aujourd’hui les forces de sécurité égyptiennes reconnaissent l’influence grandissante de l’Iran et des Frères musulmans bien qu’il s’agit de deux courants (sunnites et chiites) concurrentielles au sein de l’Islam.

En ce qui concerne Israël, il est important de rappeler que le Hamas aussi est un produit des Frères musulmans. L’article 2 de la Charte du Hamas stipule explicitement que l’organisation est un « une branche des Frères musulmans ».

Pour cette raison précise, il est évident que ceux qui soutiennent un dialogue américain avec les Frères musulmans soutiendront également des pourparlers avec le Hamas.

A ce stade et même si l’administration Obama s’oppose fermement à tout dialogue avec le Hamas, tant qu'il demeure fidèle à sa charte qui appelle à la destruction d’Israël, elle se trouve toujours sous pression pour l'inciter à changer cette politique.

En mars 2009, neuf anciens hauts-fonctionnaires américains, dont les conseillers à la Sécurité nationale des Présidents George Bush, senior, et de Jimmy Carter ont appelé à ouvrir un dialogue avec le Hamas. Les égyptiens n’oublient pas non plus les pressions exercées en 2006 par l’administration Bush sur Israël pour permettre au Hamas de participer aux élections de l’Autorité palestinienne et ainsi l'amené au pouvoir.

En 2004, Mohamed Mahdi Akef, ancien chef des Frères musulmans en Egypte a déclaré « l’Islam envahira l’Europe et les Etats-Unis ». En 2008, il a soutenu les activités d'Al Qaïda et prouve que les analyses américaines sur la soit disant modération de l'organisation sont dénuées de fondement.

La confrérie des Frères musulmans demeure une organisation dangereuse, qui constitue à la fois, une infrastructure idéologique du terrorisme musulman et réussit à convaincre l’Occident qu'elle ne constituera aucune menace aux intérêts occidentaux en dépit de sa recrudescence.

La lutte pour la démocratie est un noble combat. Nous devons éviter que ce combat obtienne un résultat opposé lorsque dans ce cadre même il soutient des organisations qui sont l’antithèse aux valeurs démocratiques. Enfin, Egypte il existe d'autres parties politiques, l'Occident devrait les soutenir pour pouvoir leur permettre une compétition normale et faire entendre tout-haut leurs voix.
 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 03:25

 

 

L’UPJF, DIMANCHE 12 DECEMBRE 2010 DE 12H À 20H à l'Espace Pierre Cardin - 1, avenue Gabriel - 75008 Paris Un colloque inédit sur le thème :  

« QUEL AVENIR POUR LES  JUIFS EN FRANCE ? »

Par Isabelle Kersimon

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Notre chroniqueuse nous prévient d'emblée : de compte-rendu exhaustif, on ne trouvera pas, ici. Isabelle Kersimon refait avec nous, le parcours de ce colloque, à travers son propre vécu de journaliste indépendante, partie pour les “territoires”, en soulevant les questions restées sans réponse : 

Toute la journée se tenait un colloque organisé par l'UPJF à l'espace Pierre Cardin. S'y sont succédés de prestigieux invités, et un public venu en nombre à l'écoute d'un thème fort en manière de bilan de la décennie : L'avenir des Juifs de France.

 
Vaste sujet qui n'a pas fait l'écueil des passions déchirant parfois la communauté juive elle-même, mais aussi tous les Français inquiets de voir se déliter, au quotidien, pouvoir d'achat, forces industrielles, talents innovants, Education nationale, langue et culture. Ce que d'aucuns évacuent d'un revers de main comme relevant de l'identité de la France, un mot tabou voire salissant qui pourtant, en valeurs comme en droit, et tout en nuances (de l'Esprit des lois à l'intime des hommes, elle oscille entre pacte social valable pour tous et histoires particulières appartenant à chacun - une lapalissade, peut-être, mais dont il convient de garder la dualité subtile en tête et au concret, de préférence).

 
Il serait, non seulement, fastidieux mais hautement prétentieux de prétendre en écrire un compte rendu. Aussi dans ces lignes me contenterai-je de donner mon sentiment, la photographie toute personnelle de ces discussions plus ou moins intéressantes, mais somme toute instructives. L'occasion est belle, pour qui n'a pu intervenir sur le moment, tant les questions du public aux orateurs fusaient.

 
J'aurais voulu répondre à Robert Ménard, qui affirmait péremptoirement que non, les médias français ne sont pas défavorables à Israël. J'aurais voulu lui raconter comment, au bureau de presse de Jérusalem où je me rendais pour la première fois, un éminent confrère me découragea, aux alentours du 23 mai 2010, d'écrire le moindre article sur Israël, que je découvrais pour la première fois, arguant que les rédactions et les lecteurs français en avaient marre, ras-le-bol, d'entendre parler du "conflit israélo-palestinien", d'Israël et "tout ça". Je n'étais pas de taille, je proposai des petits papiers sympathiques : l'un sur une initiative de paix locale qui porte ses fruits, l'autre sur une artiste peintre rescapée d'Auschwitz, le troisième sur l'écrivain britannique Matt Rees. Une interview finalement publiée, quelques mois plus tard. J'aurais voulu raconter à Robert Ménard à quel point ces sujets n'intéressent effectivement pas les rédactions, et comment, une semaine après, ces mêmes rédactions ont toutes repris en choeur une dépêche de l'AFP condamnant l'arraisonnement du Mavi Marmara par ce même Israël dont personne ne voulait plus rien savoir. Rien savoir ? Sauf, sans doute, des condamnations basées sur ce qui n'est rien d'autre que des préjugés, et reprises en un choeur invraisemblable jusqu'à ce que quelques titres comme L'Arche Magazine ou Actualité juive n'enquêtent sérieusement et ne redressent des vérités déjà mises à mal. J'aurais voulu répondre à Robert Ménard comment la spécialiste d'un grand hebdomadaire à qui je racontais ces expériences me congédia au nom, dit-elle, de la propagande de ces Israéliens et aussi de ces Palestiniens, on en a marre. Proposez des articles qui ne condamnent pas fermement, etc., l'insupportable politique, etc., et vous voilà sous le joug d'une emprise qui ne dit pas son nom. J'aurais voulu raconter à Robert Ménard comment la rumeur de prélèvements d'organes par Tsahal a fait son chemin suite à la publication du journal suédois Aftonbladet en 2009. Et comment, même récusée par le principal intéressé, le journaliste Donald Böström, elle n'a connu aucune suite. Aucune, sauf la persistance de la rumeur. Comment, donc, la presse française ne s'est pas amendée de ses dires délirants. J'aurais voulu lui raconter comment passent sous silence, sans jamais aucun amendement justement, les remarques les plus folles : ces "colons" assassinés pendant les négociations ne sont jamais que des "colons", pas vraiment des hommes. Un ami journaliste m'a raconté que, quelques années auparavant, il fut même mentionné la mort d'un "bébé colon". La mort d'un "bébé colon", pensez-vous, ce n'est pas la mort d'un enfant d'homme, ni celle d'un homme en devenir.


J'aurais voulu raconter à Robert Ménard comment, en tant que journaliste française, j'ai été accueillie à Bethléem, et comment il me fut proposé de "bien travailler" dans l'espoir de gagner des sommes conséquentes dont rêve tout journaliste indépendant.

 
J'aurais voulu aussi lui dire que non, les Juifs ne sont pas spécialement paranoïaques. A moins que paranoïaque, je ne le sois moi-même, force est de constater que des problèmes se posent, existent, persistent, souvent, il est vrai, mal posés ou mal formulés, mais réels, tangibles, accessibles de manière aveuglante et glaçante à la non-Juive que je suis. Oui, Monsieur Ménard, même des non-Juifs s'inquiètent... Et que devant l'urgence, cette urgence, il arrive que d'aucuns décident de prendre la parole, de l'arracher, plutôt, pour dire, non pas que la France est antisémite, irréductiblement, historiquement, culturellement, éternellement antisémite. Bien sûr que non, ou pas vraiment. Il suffit de parler dans nos provinces ainsi désignées avec le coiffeur, l'infirmière et le boulanger pour le savoir. Arracher la parole pour dire que si la France, en soi, n'est pas antisémite, il n'en demeure pas moins que des idées ont cours, subrepticement insufflées dans les choix lexicaux, dans les analyses politiques, ou carrément assénées par des groupuscules politiques très actifs, qui valent à des écoliers juifs de se faire tabasser à ce titre. Et valurent à Ilan Halimi de mourir d'une mort atroce. Ou à Raphaël Draï de se faire insulter à l'Ecole normale. Ou à des familles de Justes de voir les cérémonies de remises de médailles perturbées par des "antisionistes au nom de la résistance palestinienne". Ou à Lila Amoura en son collège de se faire traiter de "folle sioniste" pour y enseigner l'histoire de la Shoah, tout comme Catherine Pederzoli à Nancy d'être également mise à pied. Mais sur ces points, je convie volontiers l'ex-président de Reporters sans frontières à compulser le rapport du Haut Comité à l'Intégration sur les difficultés en milieu scolaire...

 
J'aurais voulu dire à Monsieur Ménard que la solution qu'il prône de voir autant de minarets dans les villes et villages de France que d'églises n'en est pas une. Lui dire que, se faisant fort de ne pas stigmatiser une "communauté musulmane" fantasmée (il n'est que de lire les études des islamologues distingués pour savoir que les musulmans de France sont aussi variés et atomisés culturellement que n'importe quel citoyen du monde libre - par libre, j'entends issu de pays démocratiques où règne, selon d'aucuns, la tyrannie marchande), se faisant fort de défendre une "communauté musulmane" bien souvent et depuis longtemps fantasmée par la République elle-même en tant que telle, il fait affront aux musulmans laïcs pour qui les mosquées et leurs minarets, les prêches et le dogme, ne définissent nullement leur identité, leurs racines, leur passé, leur être culturel, politique et philosophique.


J'aurais voulu lui demander quelles mosquées et quels minarets il souhaite voir s'ériger en France, pour quels imams.


L'imam Chalghoumi aurait peut-être pu répondre, à qui j'aurais souhaité aussi poser quelques questions. Comme, par exemple, celles de la contradiction flagrante et déflagrante entre ses discours publics et ce livre qu'il dit avoir écrit. Ce livre, Pour l'islam de France, dans lequel il annonce ne pas parler de politique et pourtant soutient que la cause palestinienne est fondamentale. Dans lequel il affirme que le sexisme et l'antisémitisme dans les établissements scolaires de banlieue n'existent que "prétendument", c'est-à-dire, pas vraiment, seulement dans le discours, pas dans la réalité. J'aurais voulu qu'il m'éclaire de son expérience d'homme de terrain en cela contredisant des enseignants confrontés à ces questions, et ce rapport du HCI. Qu'il m'informe également de l'islam qu'il prône, "pur", "purifié", cet islam si différent, si pur, si purifié des scories théologiques qu'il écrit voir pustuler chez les Frères musulmans et Al Qaida, mais pas chez les wahhabites, par exemple. Ces scories politiques et financières qu'il écrit voir pustuler dans les financements qataris, algériens, marocains, mais pas tunisiens, sans doute.


Pustuler, le mot est fort, emporté sans doute, et injuste aussi. Mais son livre, rédigé tout de passion et de cercles et de boucles rhétoriques usant de figures de style empruntées à la poétique arabe, emporté dans ses critiques - justes, il est vrai, bien sûr - de l'islam politique et radical des mouvements les mieux connus, assène avec une telle violence ses vérités sur la pureté et la salissure que c'est le terme qui me vient, je l'avoue, à l'esprit.


J'aurais voulu demander à l'imam Chalghoumi pourquoi, dans son livre, ces quatre-cents pages et quelques dont il aime à rappeler qu'il les a écrites - avec M. Farid Hannache, journaliste algérien -, il évoque le mufti de Jerusalem, Al Husseini, en indiquant qu'il ne savait pas ce qu'Hitler, son grand ami, faisait des Juifs. Il ne savait pas ? Il fut tellement zélé qu'il exigea la déportation vers l'extermination d'enfants d'Europe de l'Est ! Il ne savait pas ? Il fut tellement enthousiasmé dès 1942 par le camp de concentration d’Orianenburg-Sachsenhausen. Lire, pour plus de précisions, la critique publiée par Joachim Veliocas sur son site www.islamisation.fr/chalghoumi-decrypte.html. Selon ce livre, le mufti de Jérusalem aurait sauvé des Juifs s'il avait su...


Veliocas, parlons-en. C'est sur internet, là où vous lisez en cet instant même, internet, "ce trésor et cette poubelle" où l'on trouve "tout et le pire", selon les mots de François Dorcivel, autre intervenant au colloque. Joachim Veliocas a publié récemment, aux éditions Tatamis, Ces maires qui courtisent l'islamisme, [http://www.islamisation.fr/ces-maires-qui-courtisent-l-islamisme-le-17-octobre-en-libr.html]analysant de manière factuelle et implacable, hélas réservée à quelques initiés, les politiques à courte vue et les petits arrangements avec la laïcité opérés au nom des droits de l'homme, des droits du minaret, des droits du halal, des droits de la femme à se sectariser, à se voiler au nom d'Allah et pour lui seul.


Au nom d'Allah ou au nom de la République ? Au nom de moi (en tant que membre d'une communauté?, d'une ethnie?, d'une historiographie géographiquement ou culturellement située?, d'une appartenance unique?) ou au nom de la République ?  C'est, in fine, ce sur quoi portait le débat, initié par l'UPJF et suivi par le public. Michel Gurfinkiel, Shmuel Trigano, Gilles William Goldnadel, Guy Konopnicki, Yvan Levaï, Raphaël Draï en guise de conclusion à ces tables rondes ont exprimé, chacun à leur manière et chacun selon l'ordre philosophique et moral qui leur est propre, au-delà des divergences politiques dont les subtilités devraient pouvoir faire jour ("de gauche", "de droite"), ce questionnement sans ambage et sans fard dont la réponse, pour ce qui est, terme du colloque, des Juifs de France, a probablement été donnée par Claude Goasguen, à qui le prix de l'amitié France-Israël a été remis : "Défendre Israël, c'est nous défendre nous-mêmes".


Défendre les Juifs Français, c'est nous défendre nous-mêmes de menaces sombres que le père Patrick Desbois a clairement exprimées : "L'antisémitisme depuis Drumont n'a pas changé, il est multiforme, et tous ces antisémites forment une grande fédération, se sentent dégagés de la Shoah. Ils critiquent Israël parce qu'en Israël il y a des Juifs. L'Eglise catholique a fait des progrès, certes. Je vous rassure, elle peut en faire encore beaucoup. Admettre la religion juive est un choix. Admettre le peuple juif est un autre challenge."


Je pourrais tenter, renonçant à l'exhaustivité, d'évoquer le propos de Shmuel Trigano, bagarrant pour faire reconnaître les Juifs non en tant que simples croyants mais en tant que peuple. Et à qui le temps, hélas, a manqué pour parler. Ou l'infortuné Gilles William Goldnadel, expliquant en quoi, pointé du doigt au nom parfois de la République, il ne défend d'aucune manière un discours tel que celui de Marine Le Pen, dont il a conscience que ses positions sont, à la vérité, pro-arabes. Yvan Levaï, évoquant les sirènes doucereuses de l'antisionisme de salon, ou Ivan Rioufol dénonçant l'inversion des valeurs. Raphaël Draï, tout en réaffirmant la nécessité de remettre sur les rails l'Etat de droit, ne nie pas cet état de fait, établissant ce rude constat : il revient à chacun de mesurer la situation historique et de faire ses choix (se battre en France, réaliser ou pas l'Alyah, et de quelle manière). Ce que vit la France n'est pas une crise puisque cela dure depuis les années soixante-dix. Et parmi ces symptomes, la maladie de l'antisémitisme est une maladie de la pensée.


Et quand une société ne peut plus penser, c'est qu'il est temps qu'elle s'en donne les moyens.

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:16

 

BANNER SENTINELLE

 

 

Pourquoi l’Amérique Latine s’est retournée  

Par Caroline B. Glick

 

jpost.com

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

 
Suivant la trajectoire des USA, il est évident que le seul pays sur lequel Israël peut se reposer pour défendre ses intérêts, c’est Israël.

On peut excuser les Israéliens de se demander pourquoi le Brésil et l’Argentine ont annoncé de façon inattendue qu’ils reconnaissent un Etat palestinien indépendant avec pour capitale la capitale d’Israël. On peut pardonner aux Israéliens d’être pris par surprise par cette décision et la perspective que l’Uruguay, peut-être le Paraguay, le Chili, le Pérou, l’Equateur et le Salvador suivront leurs traces, parce que les media israéliens ont failli à rapporter les courants qui se développent en Amérique Latine.

Et cela n’est pas surprenant. Les media échouent à rapporter les tendances qui ont un impact sur le monde entier. Par exemple, quand le gouvernement turc a envoyé des partisans du Hamas pour défier le blocus maritime de Tsahal sur la côte de Gaza contrôlée par le Hamas, les media ont été surpris que la Turquie, alliée d’Israël, soit soudain devenue l’alliée du Hamas et l’ennemi d’Israël.

Leur incapacité à rapporter la transformation graduelle de la Turquie en un Etat suprématiste islamique a entraîné les media à traiter ce qui était le couronnement d’un courant comme un développement nouveau et choquant.

La même chose se produit maintenant avec l’Amérique du Sud. 

Alors qu’en Turquie, les media ont seulement failli sur la signification du courant singulier de l’islamisation de la société turque, les media ont constamment ignoré l’importance pour Israël de trois courants qui ont fait de l’adhésion de l’Amérique Latine en faveur des Palestiniens et contre Israël, une conclusion éminemment prévisible.

Ces courants sont l’ascension d’Hugo Chavez, l’influence régionale de l’alliance Iran-Venezuela, et la lâcheté de la politique étrangère des USA à l’égard de l’Amérique Latine et du Moyen-Orient. Considéré dans l’ensemble, cela explique pourquoi l’Amérique Latine s’aligne pour soutenir les Palestiniens.

Plus important encore, cela nous indique la façon dont Israël doit agir.

Au cours de la décennie passée, le dictateur vénézuélien Hugo Chavez a endossé le manteau de Fidel Castro comme chef du club anti-USA en Amérique Latine. Il a       utilisé la richesse pétrolière du Venezuela, l’argent de la drogue et d’autres fortunes illicites pour attirer dans son orbite d’autres Etats voisins et les éloigner des USA. Le cercle d’influence de Chavez comprend désormais Cuba et le Nicaragua, la Bolivie, l’Uruguay et l’Equateur ainsi que le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et le Pérou.

Des démocraties comme la Colombie et le Chili font aussi des pas dans la direction anti-américaine de Chavez.

Le choix de l’Iran par Chavez n’est pas un hasard, bien que cela y ressemblât quand l’alliance surgit d’abord vers 2004. L’empreinte de l’Iran en Amérique du Sud a grandi graduellement. Commencée dans les années 1980, l’Iran a commencé d’utiliser l’Amérique du Sud comme base de départ de ses opérations contre les USA et l’Occident. Elle a déployé les agents du Hezbollah et ses Gardes de la Révolution et d’autres ressources du renseignement et du terrorisme le long de la triple frontière non gouvernée entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil. Cette base mise en place a permis alors à l’Iran d’organiser des attentats à la bombe sur des cibles israéliennes et juives à Buenos Aires au début des années 1990.

La présence de l’Iran sur le continent a permis de prendre avantage de la consolidation de Chavez au pouvoir. Depuis qu’il est au pouvoir en 2005, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a développé des alliances stratégiques avec le Venezuela et le Nicaragua.

 Avec l’aide de Chavez, Téhéran étend son réseau d’alliances à travers l’Amérique Latine aux dépens des USA et d’Israël. D’un côté, Chavez et Ahmadinejad apparaissent comme un drôle de couple. L’un est marxiste et l’autre est un jihadiste messianique. Mais en y regardant de plus près, cela est parfaitement cohérent. Ils partagent les mêmes obsessions avec la haine des USA et la rage du pouvoir.

Chavez a démontré son engagement à se maintenir au pouvoir en écrasant ses opposants, prenant le contrôle du pouvoir judiciaire et des media, amendant la constitution et en volant les élections de façon répétée. 

Dans le même temps, la campagne de sabotage de WikiLeaks contre les USA nous a livré un compte-rendu de première main de l’amplitude de la fraude électorale d’Ahmadinejad.

Dans un câble de l’ambassade des USA au Turkménistan daté du 15 juin 2009, soit trois jours après qu’Ahmadinejad eût volé les élections présidentielles iraniennes, l’ambassade rapporta une conversation avec une source iranienne concernant les vrais résultats de l’élection. La source iranienne qualifiait le vote de « coup d’Etat ».

Le régime déclara Ahmadinejad vainqueur avec 63 % des suffrages. Selon la source iranienne, il en obtint moins que le dixième. Comme le disait le câble : « Fondé sur des calculs des observateurs de campagne de l’opposant Hossein Moussavi présents dans les bureaux de vote dans tout le pays et témoins des décomptes des voix, Moussavi avait recueilli environ 26 millions (soit 61 %) des suffrages sur un total de 42 millions de votants le vendredi de l’élection, suivi par Mehdi Karroubi (10 à 12 millions)… Ahmadinejad avait obtenu au maximum 4 à 5 millions de suffrages, le reste allant à Mohsen Rezaï ».

Il n’existe pas de barrière le long de la frontière Iran – Israël. Les pays d’Amérique Latine qui adoubent l’Iran le font toujours au détriment de leurs liens avec Israël. La Bolivie et le Venezuela ont rompu leurs relations diplomatiques avec Israël en janvier 2009 après avoir pris le parti du Hamas  dans l’Opération ‘Plomb Durci’. Dans des commentaires rapportés sur le site Web Hudson à New York, Ricardo Udler, le président de la petite communauté juive bolivienne, déclara qu’il y a une corrélation directe entre les liens croissants de la Bolivie avec l’Iran et l’animosité envers Israël. Selon ses termes : « Chaque fois qu’un officiel iranien arrive en Bolivie, il y a des commentaires négatifs contre l’Etat d’Israël et peu après, les autorités boliviennes publient un communiqué contre l’Etat juif ».

Udler a aussi prévenu, comme il l’a dit : « Il y a des informations des agences internationales indiquant que l’uranium de Bolivie et du Venezuela est expédié en Iran ».

C’était en octobre dernier. Avec l’Iran, il apparaît que si vous y mettez un doigt, vous y passez le bras entier. Ce mois-ci, nous avons appris que le Venezuela et l’Iran déploient conjointement au Venezuela des missiles balistiques de portée intermédiaire capables de cibler des villes américaines.

Pas de doute : l’alliance irano-vénézuélienne et sa force croissante en Amérique Latine expliquent en grande partie la pulsion soudaine de l’Amérique du Sud en faveur de la reconnaissance de la « Palestine ».Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Le dernier courant que les media israéliens n’ont pas remarqué, c’est l’impact que la politique étrangère des USA en Amérique du Sud et au Moyen-Orient a eu sur la position de nations comme le Brésil et l’Argentine envers Israël. Sous le gouvernement Bush, la politique sud-américaine des USA était un paquet de contradictions incohérent. D’un côté, les USA échouaient à soutenir les démocrates au Nicaragua dans leur combat électoral contre le dirigeant sandiniste Daniel Ortega aux élections de 2007. D’un autre côté, les USA encourageaient de fortes alliances avec la Colombie et le Chili.

Sous le gouvernement Obama, la politique sud-américaine des USA est devenue plus directe. Les USA ont tourné le dos à leurs alliés et veulent s’humilier avec leurs adversaires.

En avril 2009, le président des USA Barack Obama écouta une divagation anti-américaine d’Ortega pendant 50 minutes au sommet des Amériques. Dans son propre discours, Obama prit ses distances par rapport à l’histoire des USA, disant : « Nous nous sommes retirés à certaines époques, et en d’autres temps, nous avons cherché à dicter nos conditions. Mais je vous promets que nous recherchons un partenariat équitable. Il n’y a pas un partenaire majeur et des partenaires mineurs dans nos relations ».

Malheureusement, la tentative de conciliation d’Obama n’a fait aucun bien. Le Nicaragua a envahi son voisin le Costa Rica le mois dernier le long de la rivière San Juan. Les forces d’Ortega draguent la rivière grâce à un projet parrainé par l’Iran pour construire un canal le long de l’isthme du Nicaragua qui rivalisera avec le Canal de Panama.

Même l’ambassadeur d’Obama à Managua admet qu’Ortega reste profondément hostile aux USA. Dns un câble de février publié illégalement par WikiLeaks, l’ambassadeur Robert Callahan argumenta que l’offensive de charme d’Ortega envers les USA « ne présageait sûrement pas d’un nouvel Ortega amical, avec qui nous pourrons travailler à long terme ».

Ce n’est pas seulement le refus des USA de se défendre contre les semblables de Chavez qui pousse ceux du président du Brésil Luiz Ignacio Lula da Silva et de la présidente d’Argentine Cristina Fernandez de Kirchner, à adouber Chavez et l’Iran.

Ils répondent aussi aux signaux des USA à l’égard de l’Iran et d’Israël.

La politique d’Obama de contacts et de sanctions envers l’Iran n’a aucune chance d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Et exactement comme les Arabes et les Européens, les Sud Américains le savent. Il n’y a pas le moindre doute sur le motif de Lula de signer un accord nucléaire avec Ahmadinejad et Recip Erdogan de Turquie au printemps dernier : c’était sa certitude que les USA n’ont aucune intention d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.

Du point de vue de Lula, il n’y a pas de raison de participer à la comédie des USA pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Il peut bien lui aussi se placer du côté du vainqueur. Et puisque Obama ne se soucie pas que l’Iran gagne, l’Iran gagnera.

Les mêmes règles s’appliquent pour Israël. Comme les Européens, les Arabes, les Asiatiques et tous les autres, les Latino-américains ont clairement remarqué que le seul objectif constant de la politique étrangère d’Obama, c’est de contraindre Israël à accepter un Etat palestinien hostile et de céder tout le territoire dont il a pris le contrôle en 1967 aux acolytes du chef de l’OLP Mahmoud Abbas et au dictateur syrien Bashar Assad. Ils observent qu’Obama a refusé d’exclure la possibilité de reconnaître un Etat palestinien même si celui-ci est déclaré sans traité de paix avec Israël. C'est-à-dire qu’Obama se refuse à s’engager lui-même à ne pas reconnaître un Etat palestinien qui sera de facto en état de guerre avec Israël.

L’impression qu’Obama est totalement engagé dans la cause palestinienne a été renforcée cette semaine plutôt qu’atténuée avec l’annulation de l’accord Netanyahou – Clinton concernant l’arrêt de la construction juive en Judée, en Samarie et à Jérusalem. L’accord portait sur une interdiction supplémentaire de construction de 90 jours, en échange d’une promesse des USA de ne pas demander de nouvelles interdictions ; de soutenir Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU pour une durée limitée contre une exigence palestinienne de déclarer l’indépendance sans la paix ; et de vendre à Israël 20 avions supersoniques F-35 star fighter dans un certain délai.

Cela a été abandonné parce que Obama ne voulait pas coucher par écrit les engagements de Clinton – aussi piètres soient-ils. C'est-à-dire que l’accord est tombé à l’eau parce qu’Obama ne voulait pas faire la moindre promesse pour maintenir l’alliance USA - Israël.

Cette politique signale aux émules du Brésil, de l’Argentine et de l’Uruguay qu’ils peuvent aussi se joindre à Chavez avec l’Iran et tourner le dos à Israël. Personne ne les remerciera s’ils restent à la traîne derrière les USA dans leur stratégie politique pro-iranienne et anti-Israël. Et en devançant les USA, ils ont le bénéfice dû à ceux qui mettent le doigt dans l’œil de Washington.

Quand nous comprenons les tendances qui ont conduit aux actions hostiles de l’Amérique Latine à l’encontre d’Israël, nous réalisons deux choses. D’abord, alors qu’Israêl aurait pu trouver le moyen de retarder cette action, cela ne l’aurait probablement pas empêchée. Ensuite,suivant la trajectoire politique des USA, il est de nouveau évident que le seul pays sur lequel Israël peut se reposer pour défendre ses intérêts - contre l’Iran et les Palestiniens aussi - c’est Israël.

 
caroline@carolineglick.com

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:50
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Dossier-Mythes-et-realites-du-P-O.jpg Dossier chantage et etat palestinien

Geert Wilders - Discours à Tel-Aviv - Reconnaissons que la Jordanie est la Palestine.

 

Sources : jihadwatch, gatesofviennaisraelmatzav, l'équipe de bivouac, Melba, Rosalie, Grospépére, Sarah pour aschkel.info

 

 

 

 

 
 
 

 

 

Shalom 'Havérim !

 

Je commencerai  par dire que c’est avec une grande tristesse que je partage votre douleur pour la mort de plus de 40 Israéliens courageux qui ont perdu la vie en essayant d'en sauver d’autres dans le grand incendie près de Haïfa. Mon pays, les Pays-Bas sont parmi les pays qui ont contribué à combattre ce feu, qui a menacé la vie et les biens de milliers de vos compatriotes. J’offre mes plus sincères condoléances aux familles de ceux qui ont péri. Mes pensées sont avec eux.

Israël est une immense source d’inspiration pour moi. Quand je suis venu dans votre pays pour la première pendant mon adolescence, j’ai y ai vécu pendant un an.

Je n’ai pas honte de soutenir Israël, j’en suis fier. Je suis reconnaissant envers Israël. Je défendrai toujours Israël. Votre pays est le berceau de la civilisation occidentale. Celle que nous appelons pour de bonnes raisons la civilisation judéo-chrétienne. 

Israël est souvent traité de manière injuste. Le monde se penche sur le sort des arabes "palestiniens" dans les camps de réfugiés au Liban, à Gaza, ou ailleurs, et nombreux sont ceux qui de ce fait  blâment Israël 

L’ONU affirme qu’il y a plus de 4,7 millions de réfugiés arabes palestiniens, et on blâme Israël ?. Ces voix disent que les arabes alestiniens devraient être autorisés à retourner en “Palestine.” Mais où est la Palestine ? Beaucoup disent qu’Israël doit résoudre les problèmes de la Palestine. Mais Israël est-il coupable de la situation des réfugiés arabes "palestiniens" ?

Ma réponse est “Non” !

Les dirigeants arabes sont les responsables - et l’islam est à blâmer. Permettez-moi de vous dire pourquoi, et ensuite je vous dirai où se trouve la Palestine.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu 50 millions de réfugiés. Aujourd’hui, tous les problèmes des réfugiés d’avant les années 1950 ont été résolus. Tous, sauf un - le problème des arabes "palestiniens".

Pourquoi ce problème n’est-il pas résolu ?

La raison est simple : parce que les pays arabes ne permettent pas qu’il soit résolu. Et parce que l’Islam ne lui permet pas d’être résolu.

En mai 1948, le nombre de Juifs dans les pays arabes a été estimé à près de 1 000.000. Aujourd’hui, ils sont moins de 8.000 juifs dans l’ensemble du monde arabo-musulman.

En 1948 et les années suivantes, les pays arabes ont expulsé les juifs et ont confisqué leurs biens. Plus de Juifs ont fui les pays arabes que d’arabes ont fui Israël. Où sont les camps de réfugiés juifs? Il n’y en a pas.

Alors, pourquoi y a t-il des camps de réfugiés d'arabes "palestiniens" dans les régions voisines d’Israël?

Parce que les Palestiniens n’ont pas été les bienvenus dans les pays arabes voisins. Il n’y a pas eu de solidarité arabe, les réfugiés ont été parqués dans des camps et des bidonvilles, où leurs descendants, pour beaucoup, y vivent encore aujourd’hui.

Selon les définitions internationales, le statut de réfugié ou celui de personne déplacée ne s’applique qu’aux réfugiés de première génération. Toutefois, l’ONU/UNWRA  fait une exception pour les arabes "palestiniens". Les descendants des réfugiés "palestiniens" se voient accorder le même statut de réfugié que leurs ancêtres. Par conséquent, le nombre des soi-disant réfugiés palestiniens enregistrés auprès de l’ONU est passé de 711.000 en 1950 à plus de 4,7 millions en 2010. Ces réfugiés sont utilisés comme une arme démographique contre Israël.

Au lieu de blâmer les régimes arabes inhospitaliers, beaucoup blâment Israël.

Mes amis, le blâme doit être remis à sa place: c’est à dire sur le monde arabe. Les réfugiés juifs se sont construit une nouvelle vie par eux-mêmes. Ils ont fait ce que des millions de réfugiés ont fait au cours de l’histoire, y compris au XXe siècle, les Allemands qui ont dû quitter les Sudètes et les terres à l’est de l’Oder/Neisse, les Hongrois qui ont fui la Transylvanie, les Grecs qui ont été éjectés de la côte égéenne d’Anatolie, les Hindous qui ont fui le Pendjab.

À chaque génération, le ressentiment de ces réfugiés et de leurs descendants s’estompe lentement. Le temps guérit toutes les blessures. L’acceptation de la nouvelle situation est la norme.

L’islam, cependant, conditionne les musulmans à haïr les Juifs. C’est un devoir religieux de le faire. Israël doit être détruit parce que c’est la patrie des Juifs.

D’influents érudits islamiques, tels que Muhammad Tantawi, le Grand Imam d’Al-Azhar au Caire, le centre de formation islamique plus prestigieux, désigne les juifs comme les ”ennemis d’Allah”.  Tantawi, qui est décédé en mars, était pourtant généralement considéré comme un modéré par les médias et les décideurs occidentaux. Mais qu’a dit ce “modéré”  à une délégation de musulmans "palestiniens" qui lui rendaient visite en 2002?

Il les a exhorté à intensifier les attaques suicide contre les Israéliens, en précisant que chaque “opération martyre” contre - je cite - “tout Israël, y compris les enfants, les femmes et les adolescents, est un acte légitime selon la loi religieuse et un commandement islamique, jusqu’à ce que le peuple de Palestine récupère sa terre “- fin de citation.

Nizar Qabbani, un des poètes les plus estimés dans le monde arabe, fait l’éloge de la folie de ceux qui sont aveuglés par une idéologie de haine. Dans son poème “Ode à l’Intifada”, il écrit: “O peuple fou de Gaza, Mille salutations à la folie. L’âge de la raison politique est fini depuis longtemps. Alors enseigne- nous la folie. ”
Telle est la nature des ennemis islamiques face aux Juifs - la folie pure.

Israël, d’autre part, est un phare de lumière, c’est comme une menorah de Hanouka dont les lumières brillent dans une région qui était jusqu’en 1948  engloutie par les ténèbres.

Mes amis, Israël n’est pas à blâmer pour la situation au Moyen-Orient. Le problème est le rejet par l’Islam du droit d’Israël à exister. Le mois dernier, le Fatah a conclu son congrès à Ramallah en déclarant son refus manifeste de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif.

Le problème, c’est aussi le refus de nos dirigeants occidentaux à comprendre qu’Israël est le canari de l’Ouest dans la mine : Si les Juifs se voient refuser le droit de vivre en liberté et en paix, nous serons bientôt nous tous privés de ce droit. Si la lumière d’Israël devait s’éteindre, nous serons tous confrontés à l’obscurité. Si Israël tombe, l’Occident tombe. C’est pourquoi nous sommes tous Israël.

Mais tant que l’Occident refusera de comprendre comment les Palestiniens sont utilisés comme une arme contre Israël, il ne sera pas en mesure de voir qui est  vraiment à blâmer, il ne sera pas en mesure de voir que  ce n’est pas le devoir d’Israël de procurer un Etat pour les palestiniens - pour la simple raison qu’il en existe déjà un et que cet état est la Jordanie.

En effet, mes amis, la Jordanie est la Palestine. Jetez un oeil sur la carte de cette partie du monde après l’effondrement de l’Empire ottoman suite à la Première Guerre mondiale.

l’État d’Israël contemporain ainsi que la Jordanie contemporaine faisaient tout deux partie du mandat britannique de Palestine.

En 1922, les Britanniques ont divisé la Palestine en deux : d'une part la Transjordanie - représentant 77 % du territoire de la Palestine. Les Britanniques ont remis ce territoire a leur allié, l’homme fort hachémite Abdallah ibn Hussein. Abdallah est le fils de l’émir Ali bin Hussein, gardien de la ville sainte islamique de La Mecque.

Les Hachémites appartiennent à la tribu Quraysh - la tribu du fondateur de l’Islam Muhammad. Ce sont des étrangers en Palestine.

En 1946, la Transjordanie est devenue l'Etat indépendant de Jordanie régi par le trône hachémite. En Novembre 1947, l’Organisation des Nations Unies propose  de partager les 23 % restant de la Palestine. Ce territoire, compris entre le Jourdain et la mer, a été divisé en une partie juive et une partie arabe. Les représentants juifs acceptèrent le plan de partition des Nations Unies, mais les représentants arabes refusèrent. Afin d’essayer de “jeter tous les Juifs à la mer,” ils ont déclaré la guerre de 1948 - qu’ils ont perdu.

Ils se  vengèrent, cependant, sur les Juifs de Jérusalem-Est et sur ceux habitant en Judée-Samarie - détenues alors par les forces arabes. Cette région fut ethniquement nettoyée de tous les Juifs. Même les noms de Judée et de Samarie ont été rayés de la carte et remplacés par le terme ridicule de “rive occidentale”West-Bank ou Cisjordanie. Une rive de plus de 40 kilomètres de large. Je viens d’un pays plein de rivières, et chez nous les rives ne sont que quelques dizaines de mètres de large.

Israël, avec la Judée et la Samarie incluses, a été la terre des Juifs depuis des temps immémoriaux. Judée signifie terre des Juifs. Dans toute l’histoire de l’humanité il n’y a jamais eu un Etat autonome qui n’était pas juif sur cette terre. La diaspora des juifs, qui a débuté après leur défaite contre les Romains en l’an 70, n’a pas entraîné le départ de tous les Juifs de leur ancienne patrie. Des Juifs ont vécu dans la vallée du Jourdain pendant des siècles jusqu’à ce que les envahisseurs arabes les chassent en 1948, lorsque les provinces de la Judée et la Samarie ont été occupées par le Royaume hachémite de Transjordanie, qui a abrégé son nom en Jordanie en 1950.

Jusqu’en 1967, lorsqu' Israël a repris ses terres de Judée et Samarie, pas un seul savant islamique ou politicien occidental, pas un ! N’a jamais exigé qu’il y ait un Etat palestinien indépendant sur cette  “Cisjordanie”.
Israël doit-il échanger sa terre contre la paix? Faut-il céder la Judée et la Samarie, à un autre Etat palestinien - un second, à côté de la Jordanie?

Mes amis, permettez-moi d’être très clair: Le conflit au Moyen-Orient n’est pas un conflit territorial, mais une bataille idéologique.

Les gens se trompent quand ils supposent que l’abandon aux arabes "palestiniens" de la Judée-Samarie et de Jérusalem-Est, mettra fin au conflit entre Israël et les Arabes. En 2005, Israël a sacrifié des implantations de peuplement dans la bande de Gaza pour le bien de la paix. A-t-il obtenir la paix?

Au contraire, comme le conflit est essentiellement idéologique, la situation a empiré. Parce que le conflit est d’ordre idéologique, des concessions territoriales sont contre-productives. Les idéologies ne peuvent pas être vaincues par des concessions. Elles ne font que les encourager et  les enhardir.

Les idéologies doivent être confrontées à une volonté de fer, celle de ne jamais céder, jamais, jamais, jamais, jamais - à rien. “Telle est la leçon que le monde a appris de Winston Churchill lorsqu'il était confronté au mal de l’idéologie du nazisme.

” Ce conflit ici au Moyen Orient n’est pas un conflit à propos d’une terre et de frontières, mais à propos du jihad s’opposant à la liberté occidentale. Dés la création d'Israël, les leaders arabes ont rejeté tout plan de partition et toute initiative d'établissement territorial. L’idéologie islamique ne peut simplement pas accepter le concept d’un état juif. Ni le Hamas, ni le Fatah ne sont prêts à reconnaître le droit au peuple Juif à un état qui soit le leur dans leur terre historique. Aucune concession territoriale de la part d’Israël ne pourra jamais changer cela.

Les ennemis idéologiques d’Israël veulent l'effacer en tant que nation. Ils nient simplement à l’Etat Juif le droit d’exister et de vivre dans la paix, la dignité et la liberté.

Pour assurer sa propre survie et sa sécurité, Israël a besoin de frontières défendables. Un pays large de 15km est impossible à défendre. C’est la raison stratégique pour laquelle les Juifs doivent rester et continuer de s’établir en Judée-Samarie.

Dès lors, les villes et les villages juifs de Judée-Samarie ne constituent aucun obstacle à la paix : elles sont l’expression du droit des Juifs à exister dans ce pays. Il y a de minuscules bastions de liberté, défiant les forces idéologiques qui dénient, non seulement à Israël, mais également à l’Occident tout entier, le droit de vivre dans la paix, la dignité et la liberté.

N’oublions jamais que l’islam ne menace pas seulement Israël ; l’islam menace le monde entier. Sans la Judée-Samarie, Israël ne peut protéger Jérusalem. L’avenir du monde dépend de Jérusalem. Si Jérusalem tombe, Athènes ,Rome,Paris, Londres et Washington seront les suivants.

Jérusalem est donc le front principal qui protège notre civilisation commune. Le jour où le drapeau israélien ne flottera plus sur les murs de Jérusalem, l’Occident ne sera plus libre.

Toutefois, une solution pacifique doit aussi être trouvée pour les nombreux arabes des camps de réfugiés du Liban, de Gaza et d’ailleurs. Chaque année, des centaines de millions d’euros et de dollars sont dépensés pour les réfugiés arabes "palestiniens" en aide internationale.

L’aide financière, toutefois, n’a pas procuré aux réfugiés une nouvelle patrie, un endroit pour vivre et bâtir un avenir pour leurs enfants et petits enfants. Il est clair que cette patrie devrait être la Palestine, comme ce fut évident, après la seconde guerre mondiale, pour les réfugiés d’Allemagne de l’Est, d’aller s’installer en Allemagne. Puisque la Jordanie, c’est la Palestine, c’est le devoir du gouvernement jordanien d’accueillir tous les réfugiés palestiniens qui souhaitent s’y installer de leur propre gré.

Jusqu’à la fin des années 80, les dirigeants Hachémites de Jordanie ne nièrent pas que leur pays était la Palestine. Ils l’affirmèrent en de nombreuses occasions. En 1965, Le Roi Hussein dit : « Ces organisations qui essayent de faire la différence entre les Palestiniens et le Jordaniens sont des traîtres. » Fin 1981, Hussein répéta et je cite « La Jordanie est la Palestine et la Palestine est la Jordanie. »

En mars 1971, le Conseil National Palestinien, affirma aussi et je cite « ce qui lie la Jordanie à la Palestine est un lien national (…) créé depuis des temps immémoriaux par l’histoire et la culture. L’établissement d’une entité politique en Transjordanie et une autre en Palestine est illégal. » fin de citation.

Vers la fin des années soixante-dix, toutefois, les Autorités arabes commencèrent à différencier les Jordaniens des Palestiniens. Ce qui, précédemment était considéré comme trahison et illégal, devint subitement une politique de propagande

En mars 1977, Zahir Muhseim, membre du comité exécutif de l'OLP, admit, lors d’une interview candide au Journal Hollandais Trouw : - Je cite –

« Nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien seulement pour des raisons tactiques et politiques, car les intérêts nationaux arabes demandent que nous posions le principe de l’existence d’un peuple palestinien distinct pour l’opposer au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un état souverain avec des frontières définies, ne peut réclamer Haifa et Jaffa, car comme Palestinien, je ne peux incontestablement demander Haifa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, à partir du moment où nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n’attendrons même pas une minute pour unifier la Palestine et la Jordanie. » fin de la citation.

En 1988, alors que la première intifada faisait rage, La Jordanie renonça officiellement à réclamer la souveraineté de ce que l’on appelle la « West Bank ». Au cours des dernières années, les Autorités Jordaniennes ont enlevé à des milliers de Palestiniens leur nationalité jordanienne.”

Ils font cela pour deux raisons.
D’abord, parce que les dirigeants Hachémites étrangers craignent que les Palestiniens puissent un jour reprendre le contrôle de leur propre pays. Ensuite, parce que priver des Palestiniens de leur citoyenneté jordanienne soutient le mensonge que la Jordanie n’est pas une partie de la Palestine. Et que, par conséquent, les Palestiniens doivent attaquer Israël s’ils veulent un endroit à eux.

En réduisant arbitrairement des milliers de leurs citoyens au statut d’apatrides, les autorités jordaniennes veulent forcer les Palestiniens à diriger leurs aspirations vers la création d’un autre état palestinien en Judée- Samarie. Cette décision est une grande injustice commise par les dirigeants Hachémites de Jordanie - ce clan étranger établi par les britanniques.

Je ne suis pas naïf. Je ne suis pas aveugle à la possibilité que, si la Jordanie devait être dirigée par les Palestiniens, cela pourrait mener à la radicalisation politique en Jordanie. Cependant, le statu quo mènera le plus certainement à la radicalisation. Nous avons besoin d’un changement de paradigme. Si nous continuons à penser suivant la même ligne que nous avons suivie jusqu’ici, aucune solution pacifique au problème palestinien n’est possible sans mettre en danger l’existence d’Israël et sans rompre le tissu social et économique en Judée-Samarie. Réinstaller des millions de d'arabes "palestiniens" dans ces petites provinces est simplement impossible et cela n’arrivera pas.

Aux sceptiques, je dis : Quelle est l’alternative ? Laisser la situation actuelle telle qu’elle est ? Non, mes amis, le monde doit reconnaître qu’il y a un état palestinien indépendant depuis 1946 et c’est le Royaume de Jordanie.

Permettre à tous les Palestiniens de s’installer volontairement en Jordanie est une meilleure voie vers la paix que la soi-disant approche à deux états actuelle (en réalité une approche à trois états) répandue par les Nations unies, l’administration américaine et les élites gouvernantes partout dans le monde. Nous voulons seulement une solution non violente et démocratique au problème palestinien. Cela nécessite que l’on donne aux Palestiniens le droit de s’installer volontairement en Jordanie et d’élire librement leur propre gouvernement à Amman. Si l’actuel Roi Hachémite est toujours aussi populaire qu’aujourd’hui, il peut rester au pouvoir. C’est au peuple de Palestine d’en décider dans de réelles élections démocratiques.

Mes amis, adoptons une approche totalement nouvelle. Reconnaissons que la Jordanie est la Palestine.

Et au monde Occidental je dis : soutenons Israël parce que les Juifs n’ont aucun autre état, alors que les Palestiniens ont déjà la Jordanie. Soutenons Israël parce que l’histoire de notre civilisation a commencé ici, sur cette terre, la patrie des Juifs. Soutenons Israël parce que l’état juif a besoin de frontières défendables pour garantir sa propre survie. Soutenons Israël parce que c’est la ligne de front dans la bataille pour la survie de l’Occident.

Nous devons dire la vérité. La vérité que la Jordanie est la Palestine, la vérité que la Samarie et la Judée font partie d’Israël, la vérité que Jérusalem ne peut pas tomber, la vérité qu’Israël est la seule démocratie dans une région sombre et tyrannique, la vérité qu’Israël est la “goupille de sécurité” de l’Occident.

Bien sûr, je ne suis qu’un invité étranger et je devrais être modeste. Israël est une démocratie et je respecte chaque décision de son peuple et de son gouvernement. Mais je suis fier d’être ici et reconnaissant de l’occasion qui m’est donnée de partager mes pensées et mes croyances avec vous.

Parce que c’est là que notre civilisation est attaquée au moment où nous parlons. C’est là que nous, hommes et femmes de l’Occident, devons montrer notre détermination à nous défendre. C’est là qu’Israël a allumé le phare de la liberté et que les Européens et les Américains doivent aider les Israéliens à permettre à cette lumière de briller dans l’obscurité. Pour le bien d’Israël et pour notre bien à tous.

 

Toda raba et Shalom à tous

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:05

 

 

 

 

 

Yéochoua 2 couvyeochoua4

 

 

WikiLeaks, le site qui tire plus vite que son ombre

 par Yéochoua SULTAN  

 Pour aschkel.info  et lessakele . 


Les réactions au travail du site qui a mis en ligne des centaines de milliers de documents plus ou moins secrets en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, sont terriblement variées. Elles passent de l'admiration, pour un travail d'information honnête, à des insultes et menaces de mort envers son auteur, qui agirait d'une façon totalement irresponsable.

Mais il existe un terrain sur lequel tous les observateurs sont unanimes, et c'est bien ce qui m'a étonné: personne ne met en doute leur authenticité, bien qu'au départ, on eût pu s'attendre à ce que les avis soient partagés entre «info» et «intox». De nombreux masques, quoi qu'il en soit, ont été abattus.

Certains soutiennent que ces informations ne servent qu'à faire travailler des journalistes en manque de sujets ou d'inspiration, d'autres y voient des révélations sensationnelles, mais tous reconnaissent dans ce travail comme une attestation officielle de tout ce qui peut ou a pu se dire tout bas sans être reconnu publiquement.

C'est d'autant plus embarrassant pour ceux qui sont radicalement opposés à ce travail qu'ils se rangent dans le camp des menteurs, ou au moins dans celui des supporters du mensonge, et pas obligatoirement par omission, quand on voit que certaines révélations ne se contentent pas de contredire des informations fausses, mais révèlent au grand jour des systèmes de pression dont le mensonge représente la pierre angulaire.

On y découvre donc que des pays comme l'Arabie, reconnue pourtant pour son intégrisme et son influence sur la juridiction européenne – où les condamnations pour liberté d'expression et critiques de l'i-slam sont devenues monnaie courante – ont demandé aux Américains de bombarder l'Iran. Ce n'est pas tellement le côté insolite qui est intéressant ici, mais les dessous de la politique d'Obama et de Clinton féminisée.

Ces documents montrent que les pressions sans précédent exercées par ces derniers sur Israël ne découlent pas d'une aspiration sincère à une paix réelle et globale, ni d'un sacrifice que seul Israël peut et doit accepter, en tant qu'unique pays capable d'en «comprendre» l'urgence. En effet, que soutenait l'Administration américaine en exigeant l'interdiction de construire imposée sélectivement aux Juifs? Tout simplement que c'était la seule manière de convaincre certains pays de la région d'accepter le principe d'une agression occidentale contre l'Iran et son programme nucléaire. Or, les documents montrent que non seulement les dits pays ne s'y opposaient pas, mais qu'ils en avaient adressé la demande explicite par la voie diplomatique.

Donc, quelle était la motivation qui se cachait derrière l'insistance américaine, puisque les Etats-Unis disposaient déjà du soutien de pays qui couvrent géographiquement des zones stratégiques permettant une action militaire? Il s'avère par conséquent que les intentions du «grand allié» d'Israël sont loin d'être amicales, et qu'elles sont ancrées au plus profond de cette âme des origines de l'histoire et du refus de voir la rédemption d'Israël devenir effective.

Parfois, il faut une bouée de sauvetage tendue de l'extérieur pour aider quelqu'un à se sortir du pétrin. C'est le cas ici d'Israël, représenté par Netanyahou. Les pressions sont-elles sans précédent, ou est-ce le manque de détermination de ce dernier qui sont sans précédent? Il semble évident que les pressions auxquelles devait résister Shamir étaient bien plus fortes que celles d'aujourd'hui.

Le va-et-vient incessant des Shultz et autres représentants et colporteurs de la vision américaine de la paix au Proche-Orient était bien plus intense, et les Américains mettait à Shamir le «stylo» sous la gorge. Ils avaient pensé à tout. La paix en dix points. Il ne restait plus qu'à signer. Il a fallu une volonté de fer au Premier ministre pour dire non au plan en dix points, pour qu'il ne comporte plus que cinq points au voyage suivant et plus que zéro au troisième. N'oublions pas qu'il devait aussi lutter contre la puissance médiatique de l'intérieur, qui posait la question récurrente, sous ses différentes variantes, à chacun de ses faits et gestes: «Shamir va-t-il accepter ou refuser la paix, va-t-il continuer à s'entêter pour le malheur de notre pays? Le "processus de paix" progresse-t-il ou est-il encore et toujours coincé?» A cette époque, il n'y avait pas encore eu les catastrophiques accords d'Oslo dont les conséquences ne pouvaient être claires à l'avance pour beaucoup, au point qu'une partie de l'opinion, qui s'était laissé convaincre, disait: «Mais bien sûr qu'il faut essayer de négocier la paix. Il faut essayer, sinon, on n'avancera jamais.»

Aujourd'hui, la pression est beaucoup moins forte: tout d'abord, l'opinion, et même les médias, savent à quoi s'en tenir ; ils ont appris où mène cette volonté non réfrénée de paix, d'acceptation des concessions douloureuses, des gestes de bonne volonté unilatéraux. Ensuite, le facteur extérieur de la pression a été vaincu aux élections de mi-mandat dans son propre empire.

N'oublions pas que notre Premier ministre, qui en est à sa seconde tentative, avait accepté de signer les accords d'Hébron, auxquels il ne manquait plus que sa signature. Il s'exécuta contraint et forcé, la mort dans l'âme, sachant pertinemment qu'Israël n'avait rien de bon à en tirer.

Peu après, un bébé était tué par un tireur d'élite arabe, dans le quartier Abraham Avinou de Hébron, profitant de la position topographique offerte par ces largesses. Pour un peu, on aurait mieux aimé voir Shimon Pérès occuper le poste de Premier ministre, poste qu'il avait raté de peu malgré l'assassinat de Rabin qui, six mois avant les élections, avait fait pencher les sondages en sa faveur.

En effet, un Premier ministre affichant une mine victorieuse, bercé par l'illusion et brandissant un accord de Wye ou d'Hébron comme un trophée, est certainement préférable à un dirigeant affichant la mine d'un vaincu, dont le pays va à la catastrophe. Ce qui est étonnant, ce n'est pas pourquoi Netanyahou II se comporte exactement comme Netanyahou I, comme un vassal des EU ou comme un gouverneur délégué d'un autre pouvoir – n'en déplaise à certains journalistes enthousiastes qui ont pris leurs désirs pour la réalité après les dernières élections, affirmant que le nouveau était différent de l'ancien – mais pourquoi le Likoud le remet toujours à sa tête, malgré les mises en gardes de certains de ses membres.

A l'aller de son dernier voyage en Amérique, Netanyahou était déterminé à exiger de ses hôtes une position ferme doublée d'une menace réelle contre l'Iran. Il avait relevé le défi de revenir après avoir obtenu satisfaction. Or, il est revenu avec un nouveau gel antijuif de la construction. Qu'a-t-il réellement subi lors de ses rencontres, surtout la dernière, pour s'être imaginé qu'on lui avait promis contre ce décret des avions de guerre gratuits et un veto américain contre les allégations antisionisto-sémites de l'Onu? Et même si tel avait été le cas, son pays et ses citoyens sont-ils une monnaie d'échange, une marchandise négociable?

C'est alors que, coup de théâtre, WikiLeaks a dégainé et a fait tomber le masque du locataire de la Maison Blanche: ce qui a pu passer pour une demande responsable vis-à-vis d'Israël pour qu'il paye le tribut qui mettra fin à la guerre et à la menace de guerre au Moyen-Orient et à la planète entière, par extension, s'est avéré n'être qu'un mensonge d'un individu opposé aux droits légitimes du peuple juif en Palestine, sa terre multimillénaire.

Par contre, le fameux discours du nouveau président américain au Caire, après sa victoire, qui ventait les mérites de l'obscurantisme, et que beaucoup d'observateurs «intelligents» ont pris pour un discours exagéré dont le seul objectif, d'apaisement, était d'atténuer  la tension entre l'Orient et l'Occident, s'est avéré par suite logique provenir réellement du fond de son cœur et exprimer la réalité de sa pensée. Ce «Hussein» bien caché au départ n'était pas un jeu de mots fortuit ou un slogan. D'ailleurs, beaucoup d'Américains sensés sont persuadés que leur président est de religion et de conviction musulmanes.      

Il est encore trop tôt pour apprécier le réel impact des révélations «wikileakiennes» sur le dernier acte de soumission de Netanyahou qui parle trop bien l'anglais pour se rappeler qu'il représente Israël chaque fois qu'il se trouve en Amérique. Mais il a également mis l'accent sur un aspect incurable du parti religieux séfarade, ce même parti qui vise l'électorat séfarade pour lui imposer un système qui ne correspond pas à sa culture mais qu'il lui «vend» comme défenseur de sa cause et de son patrimoine, et gare à celui qui en dénoncerait le fond, la liberté de pensée n'y étant pas la bienvenue.

Ce parti n'a donc rien fait pour arrêter les accords d'Oslo, alors qu'ils représentent la négation d'une bonne partie des principes de la Torah où D. attribue la Palestine au peuple d'Israël. Laissant entendre qu'il s'est amendé, ce parti, voici à peu près un an, n'a pas pris fait et cause contre le décret sélectif «gelant» la construction pour dix mois, mais a insisté sur le principe selon lequel il n'accepterait plus aucune autre mesure de ce genre. Il a fallu ce voyage de Netanyahou avec ses trois nouveaux mois qui allaient être, cette fois-ci, pour de bon les derniers, comme les précédents qui n'auraient jamais dû être, pour que ce même parti révèle qu'il n'avait pas évolué d'un pouce, toujours prêt à s'abstenir, mais jamais prêt à défendre la cause du peuple juif.

La position de ce parti s'explique: il est tributaire d'une mentalité d'exil. Entrer dans le gouvernement, certes, mais ne jamais peser sur les événements décisifs pour l'ensemble de la nation. Depuis sa formation, il a pris l'habitude de s'allier avec le plus offrant, à celui des deux gros partis qui l'arrangera le plus pour ses activités privées, dans le sens qui va dans une véritable séparation de la religion et de l'Etat: ne jamais peser sur ce qui touche à la nation, au devenir collectif d'Israël, à la réalisation des prophéties qui, de Moshé Rabénou à Isaïe et à Daniel, ont prévu la restauration du royaume de David dans sa patrie.

Un tel parti ne peut défendre la culture juive que dans le domaine privé: les écoles juives, les subventions pour les synagogues, la défense de la nourriture cachère. Certes, c'est important, mais ce n'est pas tout. Le roi David mangeait de la nourriture cachère, il priait, mais il œuvrait aussi pour installer son pouvoir à Jérusalem ; il a racheté du Jébuséen le Mont du futur Temple.

La démarche des partis religieux, surtout de celui qui se veut séfarade sans l'être profondément (couvre-chefs italiens, refus de concilier étude de la Torah et travail honorable etc.) n'est pas le résultat d'un problème technique ou de terrain.

Ce n'est pas parce qu'ils obtiennent entre cinq et dix-sept mandats qu'ils sont obligés d'aller frapper à la porte du Likoud ou du parti travailliste, voire Kadima à présent. S'ils obtenaient cinquante mandats, et que les grands partis de gauche et de droite n'en obtiennent qu'une quinzaine chacun, ils continueraient à aller les solliciter pour s'associer au plus offrant.

En conclusion, ce mot n'est pas un pamphlet à la gloire du site qui tire plus vite que son ombre, mais, qu'on le soutienne ou qu'on s'en méfie, il faut reconnaître qu'il a fait tomber beaucoup de masques,  et qu'il a peut-être mis Israël, au moins momentanément, hors de portée d'un «arrangement» mensonger entre la Maison moins blanche que la colombe du même nom, et d'un dirigeant israélien qui s'effarouche très vite.

Des documents qui sont, jusqu'à preuve du contraire, authentiques, et qui révèlent ou officialisent bien des vérités dérangeantes pour le politiquement correct et le diplomatique qui semblent, dans cette affaire – et on aimerait que ce ne soit que dans cette affaire – apparentés au mensonge.  

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 18:45

 

 

 

 Freddy Eytan  | 

 

 

Feux de détresse et feux de joie 
05/12/2010 

jcpa

 


Le gigantesque incendie dans les forêts du mont Carmel était prévisible et malgré les cris d'alarme et appels au secours, les autorités et les différents ministères ont fait la sourde oreille. Contrairement aux pays européens et à l'Amérique, en Israël, le combat contre les incendies de forêts n'est pas une priorité nationale, le matériel utilisé date des années 70 et le métier de sapeur-pompier est considéré comme archaïque.  Il est stupéfiant de constater qu'un pays moderne, puissant sur le plan économique et militaire, et fer de lance dans la recherche technologique et scientifique n'est pas capable de maitriser un incendie banal.
Comme de coutume, le gouvernement se réveille de sa torpeur qu'après une catastrophe et à chaque fois nous assistons au scénario classique d'accusations mutuelles, de renvois de responsabilités, d'excuses, de prétextes et de commissions d'enquête.  Ce dernier incendie a été le plus meurtrier et le plus vaste que nous avons connu depuis la création de l'Etat et une fois encore la négligence, l'indifférence, et le manque d'infrastructure dévoilent carence et désarroi des autorités gouvernementales. Par contre et à chaque fois, il met en relief la solidarité extraordinaire au sein de nos compatriotes, le courage exemplaire des combattants, et le dévouement exceptionnel d'hommes et de femmes de bonne volonté, véritables patriotes et remarquables citoyens.
Dés le déclenchement de l'incendie, Benjamin Netanyahou a agi correctement et avec sagesse en demandant sans hésiter une aide internationale. Sa conduite dans la gestion des affaires a été remarquable quoique trop médiatisée. L'appel au secours a été entendu par une trentaine de pays et notamment par la Turquie, l'Egypte, la Jordanie et l'Autorité palestinienne. Cela nous réconforte et prouve qu'Israël n'est pas isolé dans l'arène internationale.
Toutefois, ce gigantesque incendie dévoile notre grande faiblesse et nos points vitaux et sensibles. L'arrière n'est toujours pas préparé à subir des catastrophes ou de faire face à un nouveau conflit militaire et devant  un déluge de fusées et de roquettes en provenance du Hezbollah, du Hamas ou de l'Iran. Dans un conflit armé les pays voisins  et ni même  les Etats amis, ne viendront  apporter une aide logistique. Le "village global" n'est plus solidaire quand les conflits politiques et militaires éclatent. Les Etats redeviennent des monstres froids et les intérêts domineront toujours.
Dans ce contexte, nous devons très rapidement tirer des leçons et prendre toutes les mesures et budgets nécessaires pour se préparer aux nouveaux défis et faire face aux menaces. L'incendie dans les forêts du Carmel a été une rude épreuve et à provoqué des feux de joie dans certaines capitales arabes. Nous devons prouver qu'Israël est capable d'affronter le pire des dangers et que les ennemis de l'Etat juif se bercent d'illusion en pensant pouvoir nous vaincre sur les différents fronts et champs de bataille. Notre peuple est capable de transformer ses faiblesses en force puissante et invincible. Pour pouvoir atteindre nos objectifs, des décisions gouvernementales sont impératives et doivent être appliquées sans délai. Dans les moments de crises nationales, nous devons compter que sur nous-mêmes et ne jamais  attendre aux miracles.
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 16:36

 

 

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Le défi de WikiLeaks

Par Caroline B. Glick - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

samedi 4 décembre 2010 - desinfos

 

A l’ère du politiquement correct de Gauche, les démocraties peuvent-elles défendre leur sécurité et leurs intérêts nationaux ? ° Ne vous méprenez pas à ce sujet. L’opération WikiLeaks en cours contre les USA est un acte de guerre. Ce n’est pas seulement un délit criminel de publier des centaines de milliers de documents classifiés du gouvernement des USA avec une malignité préméditée. C’est un acte de sabotage.

Comme des actes de la guerre de mouvement sur des champs de bataille militaires, la guerre de l’information de WikiLeaks contre les USA a pour objectif de les affaiblir. En révélant les secrets du gouvernement américain, elle cherche à embarrasser et discréditer l’Amérique d’une manière qui rend presque impossible pour l’Amérique de réaliser soit une diplomatie usuelle, soit de construire des coalitions de champ de bataille pour vaincre ses ennemis.

Jusqu’à présent WikiLeaks a publié plus de 800,000 documents classifiés des USA. Ils ont révélé des informations classifiées sur les opérations des USA en Irak et en Afghanistan et ils ont divulgué 250.000 câbles diplomatiques.

L’un des aspects les plus affligeants de l’opération WikiLeaks est la réplique impuissante des USA. Cette opération est en cours depuis avril. Et les USA connaissaient déjà l’attaque dans les semaines et les mois préalables. Pourtant, les USA n’ont pris aucune mesure efficace pour se défendre. De façon pathétique, tout ce qu’ils ont pu faire à ce jour a été d’émettre un mandat d’arrêt international contre le porte-parole de WikiLeaks, Julian Assange sur des accusations de viol en Suède.

Le USA n’ont pas saisi le site Web. En dehors du soldat de l’armée américaine Bradley Manning qui est à l’origine de la plupart des fuites vers le site Web, personne n’a été arrêté. Et les USA apparaissent impuissants à empêcher le site Web de poursuivre sa dernière menace de publier de nouveaux documents destinés à affaiblir l’économie des USA le mois prochain.

Ni le président des USA Barack Obama, ni aucun de ses principaux conseillers n’a eu quelque chose de pertinent ou d’utile à dire concernant cette agression. Le secrétaire d’Etat à la Défense Robert Gates a assuré aux journalistes que les dommages provoqués par la publication des opérations américaines sur le champ de bataille, les rapports classifiés de réunions et les évaluations des chefs d’Etats étrangers et d’autres informations sensibles n’auront pas un impact durable sur la puissance ou le statut des USA.

Ignorant le fait que l’opération est conçue spécifiquement contre l’Amérique, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a dit que c’était : « une attaque contre la communauté internationale ».

Alors que l’objectif déclaré des agresseurs est d’affaiblir les USA, le porte-parole d’Obama Robert Gibbs les a qualifiés de « criminels, d’abord et avant tout ». Et le procureur général des USA Eric Holder a dit qu’il vérifie dans les codes juridiques pour déterminer comment poursuivre le personnel de WikiLeaks.

Les documents en fuite soulèvent en eux-mêmes une profonde ironie. Pour l’esprit : les USA ne veulent pas lever le petit doigt pour contrer un acte de guerre de l’information qui a révélé au monde que les USA ne veulent pas se défendre ainsi que leurs alliés, contre les menaces militaires les plus graves mettant en péril la sécurité internationale aujourd’hui.

Malgré l’unanimité des alliés arabes les plus proches des USA sur la nécessité de détruire militairement les installations nucléaires de l’Iran – une unanimité confirmée par les documents révélés par WikiLeaks – les USA ont refusé de prendre des mesures. Au lieu de cela, ils s’accrochent à une stratégie duelle de sanctions et de contacts, dont chacun reconnaît l’échec répété et l’inanité pour un succès dans le futur.

En dépit de la preuve que la Corée du Nord transfère des missiles balistiques avancés à l’Iran via la Chine, là aussi confirmée par les documents publiés illégalement, les USA continuent de pousser dans le sens d’une politique de contacts fondée sur l’idée que le vote de la Chine a de la valeur au Conseil de Sécurité de l’ONU pour des sanctions contre l’Iran. Ils continuent de mettre en avant une politique justifiée par leur confiance infondée dans l’intérêt de la Chine à contraindre la Corée du Nord.

Malgré le fait que les dirigeants des USA, y compris Gates, reconnaissent que la Turquie n’est pas un allié crédible et que ses dirigeants sont des islamistes radicaux, comme c’est documenté dans les documents classifiés, les USA ont donné leur accord pour vendre à la Turquie cent avions F-35s. Les USA continuent de soutenir la candidature de la Turquie comme membre de l’UE et bien sûr adoubent la Turquie comme partenaire majeur de l’OTAN.

La publication de la perception réelle des USA sur la Turquie n’a pas le moins du monde entamé l’absence de volonté de leurs dirigeants de se confronter à la réalité. A la suite du dévoilement par WikiLeaks de milliers de documents de l’ambassade des USA à Ankara discutant de l’animosité turque à l’encontre des USA, Clinton s’est envolée pour la Turquie par le premier vol pour ce que le New York Times a qualifié de « voyage international de contrition ». Là, elle a ciré les pompes des émules du ministre turc des affaires étrangères et de l’idéologue islamiste Ahmet Davutoglu qui fut assez aimable pour opiner que l’affirmation de Clinton sur la publication des câbles du Département d’Etat était « le 11 septembre de la diplomatie ».

La question la plus importante soulevée par l’ensemble du désastre WikiLeaks c’est : pourquoi les USA refusent-ils de se défendre ainsi que leurs intérêts ? Qu’est-ce qui ne va pas à Washington ? Pourquoi autorise-t-on WikiLeaks à détruire leur réputation internationale, leur crédibilité et leur capacité à conduire des relations internationales et des opérations militaires ? Et pourquoi ont-t-ils refusé d’affronter les dangers provenant des émules de l’Iran et de la Corée du Nord, de la Turquie, du Venezuela et des autres membres de l’axe du mal, dont même les officiers du département d’Etat reconnaissent la collusion pour saper et détruire le statut de superpuissance des USA ?

La réponse apparaît double. D’abord, il y a la question de la lâcheté.

Les dirigeants américains ont peur de combattre leurs ennemis. Ils ne veulent pas d’une confrontation avec l’Iran ou la Corée du Nord ou le Venezuela ou la Turquie à cause de cela, parce qu’ils ne veulent pas traiter des questions difficiles sans réponses faciles, ou sans moyens de défense infaillibles pour faire disparaître les problèmes.

WikiLeaks a démontré qu’il n’existe pas de lobby Israël complotant pour conduire les USA vers une guerre au service des intérêts juifs. Il y a quelque chose qui s’approche d’un consensus international : l’Iran est la tête du serpent qui doit être coupée, comme le potentat saoudien l’a décrit. Pourtant, cette opinion consensuelle est tombée dans des oreilles américaines sourdes depuis sept ans. Cela malgré le fait que les gouvernements Bush et Obama ont certainement reconnu que si les USA devaient attaquer les installations nucléaires de l’Iran ou bien aider Israël à le faire, en dépit de tout le cinéma de détresse publique excessive et de désignation à l’opprobre d’Israël, les Arabes, les Européens et les Asiatiques fêteraient l’opération.

La seconde explication de ce comportement est idéologique. Le gouvernement Obama ne prendra de mesure concertée contre WikiLeaks parce que ce faisant, cela compromettrait son adhésion aux panacées du politiquement correct gauchiste. Ces opinions affirment qu’il y a quelque chose de fondamentalement erroné dans l’affirmation de la puissance des USA et donc, les USA n’ont pas le droit de se défendre eux-mêmes. De plus, Rien de ce que les Arabes ou tous les autres gouvernements non occidentaux font n’est fonction de leur volonté. C’est plutôt fonction de leur réponse aux USA ou à l’agression israélienne.

C’est ainsi qu’à la suite des révélations de WikiLeaks, il a été mis fin à la fiction qu’Israël est derrière le remue-ménage sur le programme d’armes nucléaires de l’Iran. Juan Cole, l’idéologue anti-Israël et théoricien de la conspiration favori du gouvernement Obama a publié un article dans le journal ‘The Guardian’ déclarant qu’il faut reprocher à Israël la peur des Saoudiens envers l’Iran. Si les masses arabes n’étaient pas aussi remontées sur l’agression israélienne à Gaza, déclarait-il, les dirigeants saoudiens n’auraient pas été contrariés par l’Iran.

C’est cette sorte d’illogisme qui permet au gouvernement Obama de continuer de prétendre que le monde n’est pas un lieu pénible et qu’il n’y a aucun problème qui ne pourrait être résolu en faisant pression sur Israël.

De même, Fred Kaplan dans le magazine ‘Slate online’ a prétendu que les fuites ont montré que la politique étrangère du gouvernement Obama est un succès parce qu’elle est parvenue à convaincre la Chine de sanctionner l’Iran à l’ONU. Mais bien sûr, ce que les documents montrent, c’est que la Chine transgresse ces sanctions, rendant inepte tout l’exercice à l’ONU.

Et la voix de Gauche de la ‘raison’, la page éditoriale du New York Times, a félicité le gouvernement Obama pour son courage dans le rejet des plaidoyers des Etats arabes et d’Israël et son magouillage pendant que les centrifugeuses iraniennes tournent. Selon le New York Times, le vrai courage consiste à défier la réalité, la nécessité stratégique et les alliés, pour défendre les dogmes et le politiquement correct.

Peut-être la meilleure manière de démontrer l’irresponsabilité du comportement des USA, est-elle de comparer ses actions avec celles d’Israël, qui a subi un cas semblable de vol de données, à bien plus petite échelle, au début de l’année.

En avril, le public a appris qu’à la fin de son service militaire dans Tsahal, une secrétaire du bureau du Commandant du Quartier Général nommée Anat Kamm, avait copié quelques deux mille documents hautement secrets sur son disque dur mobile. Après avoir quitté l’armée, elle fut embauchée comme ‘reporter’ par le portail d’extrême Gauche ‘Walla News’ alors partiellement détenu par le journal d’extrême Gauche Haaretz. Kamm donna les documents qu’elle avait volés au journaliste du Haaretz Uri Blau qui commença de les publier en novembre 2008.

Haaretz usa de son pouvoir considérable pour discréditer l’enquête sur Kamm et Blau en déclarant de façon mensongère à des journalistes étrangers que toute l’histoire était une question de liberté de la presse et que Kamm était persécutée comme journaliste plutôt que poursuivie pour la trahison commise pendant son service militaire.

Face au tollé international prévisible, Israël resta ferme. Kamm est jugée pour vol de secrets d’Etat dans l’intention de nuire à la sécurité de l’Etat et Blau, qui s’est enfui à Londres, est revenu en Israël avec les documents volés. Alors qu’on peut beaucoup critiquer la manière d’agir d’Israël dans ce cas, il n’y a pas de doute que malgré sa faiblesse internationale, les autorités israéliennes n’ont pas esquivé leur devoir de défendre les secrets d’Etat.

L’ironie du scandale WikiLeaks est la lâcheté qui existe au fondement de cette histoire. Fondé en 2006, WikiLeaks était suppose servir la cause de la liberté. Il proclamait qu’il défendrait les dissidents en Chine, dans l’ancienne Union soviétique et d’autres lieux où les droits de l’homme demeurent un terme vide de sens. Mais alors, la Chine a rendu la vie difficile à WikiLeaks et depuis quatre ans, Assange et ses collègues ont déclaré la guerre aux USA, présumant avec raison que contrairement à la Chine, les USA prendraient leurs attaques en faisant le mort. Pourquoi prendre des risques en défendant des dissidents dans un Etat policier quand il est tellement plus facile et plus gratifiant de tenter de détruire des sociétés libres ?

Assange et compagnie ne sont pas les premiers à suivre cette voie. ‘Human Right Watch’, créé pour combattre en faveur de ceux écrasés sous la botte soviétique, dépense désormais les millions de dollars donnés par George Soros pour aider des terroristes dans leur guerre contre les USA et Israël. ‘Amnisty International’ a oublié depuis longtemps qu’il a été fondé pour aider des prisonniers d’Etats policiers et au lieu de cela, se consacre à attaquer les maux imaginaires de l’Etat juif et des démocraties occidentales.

Et cela nous ramène à la vraie question soulevée par l’attaque de WikiLeaks contre l’Amérique. Les démocraties peuvent-elles aujourd’hui se protéger ? A l’ère du politiquement correct de Gauche avec son principe fondateur que le pouvoir occidental est le mal et que la liberté de nuire aux démocraties est inviolable, les démocraties peuvent-elles défendre leur sécurité et leurs intérêts nationaux ?


caroline@carolineglick.com 
http://www.jpost.com/Opinion/Column...

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 10:37

 

Ebranler le monde d'Obama par Caroline B.Glick

 

 

BANNER SENTINELLE Dossier B.H Obama

 

 

  
Jerusalem Post 26/11/ 2010


jpost.com

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Avec les menaces provoquées par la politique radicale d’Obama, on ne peut qu’espérer que les Républicains le freineront.

Des crises explosent à travers le monde.

Et le dirigeant du monde libre fait empirer les choses.

Dans la péninsule coréenne, la Corée du Nord vient d’ébranler huit années d’obscurantisme du Département d’Etat en dévoilant à une équipe de scientifiques nucléaires américains sa collection de milliers de centrifugeuses au dernier cri de la technique, installées dans son réacteur nucléaire de Yongbyon.

Par delà cette révélation, alors que Stephen Bosworth, conseiller pour la Corée du Nord du président des USA Barack Obama, activement occupé à expliquer que cette révélation n’est pas une crise, le Nord a envoyé un tir de barrage d’artillerie non provoqué sur la Corée du Sud, démontrant que pourtant si, c’est bien une crise.

Mais le gouvernement Obama demeure indifférent. Mardi, le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates a remercié son homologue Sud-Coréen, Kim Tae- Young, d’avoir montré de la “retenue”. Jeudi, Kim a démissionné pour cette scandaleuse retenue.

Les USA ont promis avec force de ne pas laisser sans réplique une agression de la Corée du Nord. Mais en pratique, leur seule réponse est d’essayer de pousser la Corée du Nord à revenir à des pourparlers inconséquents sur le désarmement multilatéral qui n’aboutiront à rien parce que la Chine soutient l’armement de la Corée du Nord. Contrairement à ce que Obama et ses conseillers prétendent, la Chine ne partage pas l’intérêt des USA pour la dénucléarisation de la Corée du Nord. Donc, Pékin ne lèvera pas le petit doigt pour atteindre cet objectif.

Ensuite il y a l’Iran. Le fait maintenant indiscutable que Pyongyang développe des armes nucléaires avec de l’uranium enrichi rend plus que certain que les proliférateurs hyperactifs de Pyongyang sont impliqués dans le programme d’armements nucléaires à base d’uranium de l’Iran. Bien sûr, les Nord Coréens ne se soucient pas que le Conseil de Sécurité de l’ONU ait imposé des sanctions à l’Iran. Et leur rôle présumé dans des programmes d’armes nucléaires de l’Iran démontre la stupidité de l’idée que ces sanctions pourraient bloquer la progression de l’Iran vers un arsenal nucléaire.

Chaque jour, alors que les régimes de Pyongyang et Téhéran augmentent leur agression et leurs provocations, il devient de plus en plus clair que la seule façon de neutraliser les menaces qu’ils posent à la sécurité internationale est de les renverser. Au moins dans le cas de l’Iran, il est clair aussi que les perspectives pour que le régime change n’ont jamais été aussi bonnes.

Le régime est Iran est en difficulté. Depuis les élections truquées il y a 17 mois, le régime s’est tourné avec férocité contre ses ennemis intérieurs.

Mais la contestation n’a fait que croître. Alors que le ressentiment populaire contre le régime a augmenté, les émules du présidentMahmoud Ahmadinejad, du dictateur suprême Ali Khamenei et leurs Gardes de la Révolution sont désormais terrifiés par leur propre peuple. Ils ont emprisonné les musiciens de Rap et interdit la musique occidentale. Ils ont purgé leurs livres d’école de l’histoire perse. Tout ce qui peut sembler le moins du monde anti-islamique est perçu comme une menace.

Les membres du régime sont si effrayés par le public que cette semaine, plusieurs membres du Parlement ont essayé d’entamer une procédure d’invalidation contre Ahmadinejad. Apparemment, ils espèrent qu’en le chassant, cela serait suffisant pour mettre fin à l’appel du public à un changement révolutionnaire.

Mais Khamenei tient à son homme. Et la procédure d’invalidation a pris fin aussi vite qu’ils ont commencé. Les implications politiques de tout cela sont claires.

Les USA doivent détruire les installations nucléaires de l’Iran et aider le peuple iranien à renverser le régime. Mais le gouvernement Obama ne fera rien de tout cela.

Au début novembre, Gates a déclaré : « S’il s’agit d’une solution militaire, à mon avis, cela va rassembler une nation divisée ».

Ainsi selon lui, le peuple iranien qui risque la mort pour défier le régime chaque jour, le peuple iranien qui vilipende Ahmadinejad comme « le chimpanzé », et invoque la mort de Khamenei depuis les toits chaque soir, va se rallier autour du chimpanzé et du dictateur si les USA ou Israël attaquent les installations nucléaires de l’Iran.

Du fait de cette interprétation, pour le gouvernement Obama, les USA devraient s’en tenir à cette politique sans résultats de sanctions et poursuivre ses tentatives sans issue de parvenir à un accord nucléaire avec les mollahs.

Comme Michael Ledeen l’a noté la semaine dernière dans le journal en ligne ‘Pajamas Media’, cette affirmation en forme de mantra, non étayée par la moindre preuve, est ce qui passe pour de la sagesse stratégique à Washington pendant que l’Iran achève son programme nucléaire. Et ce refus des USA de comprendre les implications politiques du rejet populaire du régime conduit les hommes et les femmes avisés du Département d’Etat à la conclusion que les USA n’ont pas d’enjeu sur cette question. Comme le porte-parole du Département d’Etat P.J. Crowley l’a déclaré au ‘Wall Street Journal’cette semaine, la tentative du Parlement d’invalider Ahmadinejad n’était rien de plus que le produit de « rivalités au sein du régime iranien ».

Ensuite il y a le Liban. Depuis la visite d’Ahmadinejad le mois dernier, il est évident que l’Iran est désormais le maître du Liban et qu’il exerce son autorité sur le pays à travers son vassal le Hezbollah.

Les menaces déclarées du Hezbollah de renverser le gouvernement du Premier ministre Saad Hariri si le rôle du Hezbollah dans l’assassinat de son père en 2005 est reconnu officiellement rendent cette tragique réalité encore plus indéniable. Et pourtant, le gouvernement Obama continue de nier que l’Iran contrôle le Liban.

Un mois après la visite d’Ahmadinejad, Obama a convaincu le Congrès en sursis de lever son interdiction de transfert de 100 millions de $ en assistance militaire des USA à l’armée libanaise dominée par le Hezbollah. Et les USA ont convaincu Israël de céder la moitié Nord de la ville frontière de Ghajar aux forces de l’ONU malgré le fait que celles-ci sont à la merci du Hezbollah.

Au milieu de toutes ces crises, Obama a gardé foi dans les deux objectifs centraux de sa politique étrangère : contraindre Israël à se retirer aux lignes indéfendables de l’armistice de 1949, et rétrécir l’arsenal nucléaire des USA avec  un œil sur le désarmement unilatéral. C'est-à-dire que, alors que les forces du chaos et de la guerre augmentent leurs menaces et leur agression, les objectifs centraux d’Obama demeurent d’affaiblir le plus puissant allié régional des USA au Moyen Orient, et de rendre les USA incapables de dissuader ou de vaincre les Etats voyous proliférant rapidement et en guerre avec les USA et ses alliés.

Cela dit, la vérité est qu’en faisant avancer ces objectifs, Obama n’est pas loin de ses prédécesseurs. George H.W. Bush [le père, NdT] et Bill Clinton ont tous les deux fait des coupes sombres dans les arsenaux conventionnels et non conventionnels des USA. Clinton et George W. Bush [le fils, NdT] ont adopté des politiques de compromis avec la Corée du Nord. De fait, Pyongyang doit son arsenal nucléaire à la volonté des deux présidents d’être trompés et de ne rien faire.

De plus, la capacité de prolifération d’armes nucléaires de la Corée du Nord aux émules de l’Iran, de la Syrie et du Venezuela est due en grande partie à l’insistance de la secrétaire d’Etat d’alors,Condoleezza Rice pour qu’Israël ne dise rien sur les liens nucléaires entre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie, à la suite de la destruction par Israël du réacteur nucléaire en Syrie, construit par les Nord Coréens et financé par les Iraniens, en septembre 2007.

Comme pour l’Iran, la tentative d’Obama de chercher le compromis avec le régime est peu différente des politiques de ses prédécesseurs. Le gouvernement Bush a refusé de se confronter au fait que les guerres en Afghanistan et en Irak sont dans une large mesure des guerres de mandataires de l’Iran.

Le gouvernement Bush a refusé de reconnaître que la Syrie et le Hezbollah sont dirigés par Téhéran et que la guerre de 2006 contre Israël n’était rien d’autre  qu’une expansion des guerres de mandataires que l’Iran poursuit en Irak et en Afghanistan.

La politique défaillante d’Obama de « remise en jeu » avec la Russie est également peu différente de celles de ses prédécesseurs.

Bush n’a rien fait d’autre que de pousser des gloussements après l’invasion par la Russie de la Georgie, alliée des USA. Le gouvernement Clinton a mis en place la scène pour l’Etat KGB deVladimir Poutine en gaspillant l’immense influence des USA sur la Russie post-soviétique et en autorisant Boris Eltsine et ses acolytes à transformer le pays en une kleptocratie paupérisée.

Enfin, l’obsession d’Obama pour les cessions gratuites de terres par Israël à l’OLP était partagée par Clinton et par le fils Bush, en particulier après 2006.

Rice – qui compara Israël au Sud raciste selon les ‘Lois discriminatoires de Jim Crow’ – était probablement aussi hostile à l’encontre d’Israël qu’Obama.

Ainsi, Obama est-il vraiment pire que tout les autres ou bien est-il seulement le dernier d’une lignée de présidents américains qui n’ont aucune idée de la façon de diriger une politique étrangère efficace ? En bref, il est bien pire que ses prédécesseurs.

L’espace de manœuvre d’un président des USA est toujours très étroit. L’Establishment de la politique étrangère à Washington est inébranlable et uniformément opposé à se plier à la volonté des dirigeants élus. Les élites du Département d’Etat et la CIA et leurs copains des cercles académiques et politiques à Washington sont aussi constamment insensibles à la réalité, ce qui en règle démontre le caractère désastreux de leurs stratégies politiques.

Le président dispose de deux façons de gouverner le navire de l’Etat. D’abord, il peut utiliser sa position d’autorité. Ensuite il peut nommer des gens à des postes clés dans la bureaucratie de la politique étrangère.

Depuis son arrivée en fonction, Obama a utilisé ces deux pouvoirs à de mauvais desseins. Il a voyagé à travers le monde en condamnant les USA et en s’excusant de leur responsabilité dans la direction du monde. Ce faisant, il a convaincu tout autant les alliés et adversaires qu’il n’est pas un dirigeant crédible ; que personne ne peut se fier aux garanties de sécurité des USA pendant son mandat ; et qu’il est possible d’attaquer les USA, leurs alliés et leurs intérêts, dans l’impunité.    

L’appel d’Obama pour un monde débarrassé du nucléaire associé à sa position agressive envers le supposé arsenal nucléaire d’Israël, son offre de désarmement de l’arsenal nucléaire américain, et sa réponse inefficace à la volonté de pousser aux limites de la part de la Corée du Nord et du projet nucléaire iranien, ont servi à convaincre des nations depuis le Golfe persique à l’Afrique du Sud en passant par l’anneau du Pacifique qu’elles devraient commencer à développer des armes nucléaires. En appelant au désarmement nucléaire, il a provoqué la plus grande vague d’armement nucléaire de l’histoire.

Suivant ses propres convictions, il n’est pas surprenant que toutes ses nominations clés en politique étrangère partagent cette dangereuse vision. Le conseiller juridique du Département d’Etat Harold Koh croit que les USA doivent subordonner leurs lois à la notion abstraite et largement infondée d’une loi internationale. La sous-secrétaire à la Défense Michele Flournoy croit que les terroristes se radicalisent parce qu’ils sont pauvres. Elle est conseillée par la Gauchiste extrémiste Rosa Brooks. Le ministre de la justice Eric Holder a décidé d’ouvrir des enquêtes criminelles contre des agents de la CIA qui ont interrogé des terroristes, et de juger des combattants ennemis illégaux devant des tribunaux civils.

Dans tous ces cas et dans d’autres innombrables, les candidats retenus par Obama pour les hauts postes exécutent des politiques qui sont encore plus radicales et dangereuses que les politiques dangereuses et radicales de l’Establishment politique de Washington. Non seulement elles affaiblissent les USA et leurs alliés, mais encore elles démoralisent les fonctionnaires civils qui se dévouent à la défense de leur pays en montrant clairement que le gouvernement Obama les abandonnera en rase campagne en cas de crise.

Quand un Républicain occupe la Maison Blanche, sa politique étrangère est couramment critiquée et entravée par les media libéraux. Les présidents Démocrates radicaux comme Woodrow Wilson ont vu leur politique étrangère freinée par des Congrès Républicains.

Du fait des menaces soulevées par la politique radicale d’Obama, on ne peut qu’espérer qu’à travers des auditions et d’autres moyens, Les Républicains au Sénat et le Congrès des Représentants jouera un rôle actif pour infléchir sa politique. S’ils y parviennent, le peuple américain et la communauté internationale leur devront une dette de gratitude.


caroline@carolineglick.com

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