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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 12:24

 

>Un affront aux Juifs de France - Shmuel Trigano

Jusqu'où ira,à quoi joue, pour qui roule le Crif de la part des "Juifs de France "?

 

Une opinion de Claude Haddad

 

 

Lire également

Un bon point au CRIF c'est qu'il aurait pu aussi témoigner son admiration

à Assad et à Kadhafi mais il ne l'a pas fait, et ça c'est vraiment à mettre à son actif !!


Mais plus sérieusement à quoi joue le CRIF et pour qui roule le CRIF ?
Pour Sarkozy, JCALL les musulmans Abbas ?


Ce n'est pas seulement le dernier épisode de sa rencontre et son admiration pour Abbas

plus le fait qu'il se permette d'envoyer un message de la part de tous les juifs de France

 sans souligner le caractère de "l'état juif" ni ses cours de rattrapage pour se justifier
Et pourquoi donc le CRIF passe t il son temps à se justifier?
Pourquoi le CRIF ne s'exprime t'il pas en son nom propre ?

Pourquoi nous associer ou nous mouiller devrais je dire à ses décisions honteuses ?
Qu'il assume ses choix !!! Nous ne sommes pas informés ni consultés, on n’a rien voté

et représentatif de 5% cela donne-t-il le droit de s'exprimer et d'agir en notre nom ?

La rencontre Abbas n'est que le dernier épisode d'une longue liste de désamours

avec la communauté Nous avons eu droit à l'épisode JCALL que beaucoup d'entre nous

avons réprouvés Même si il s'est élevé contre cet appel le CRIF a continué à envoyer de mauvais signaux en servant de relais pour leurs messages nauséabonds

Ce dont il s'est excusé car c'était encore une erreur...

Comme c'était une erreur de les inviter à un rassemblement en soutien à Israël...
Il fallait quand même oser...

«  METTRE EN AVANT LES DETRACTEURS D'ISRAEL

ET LES CONTESTATAIRES DE LA LEGITIMITE DU VOTE DEMOCRATIQUE

DES ISRAELIENS DANS UN RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN A ISRAEL !!
Mais le CRIF peut tout faire, tout se permettre. et JCALL n'est il pas mort né...

ne doit on pas faire rentrer les brebis à la maison...?


Et voilà  que JCALL revient

Tient  sa première réunion publique et  ressuscite de ses cendres

évidemment avec un service après vente assuré par le CRIF ... Toujours lui !!
L'explication, l'excuse du CRIF ? Il est composé d'associations et tous peuvent s'exprimer dans leur diversité ou un truc dans ce genre là ...Donc pas de capitaine à bord de visibilité

ou ligne claire, tout et son contraire, c'est pas moi c'est lui, on s'excuse encore une fois

et puis on a droit à une belle lettre...

Je voudrais dire avant de continuer que dans tout ce qui précède et ce qui suit, je donne une opinion j'interroge je ne sais pas vraiment parfois si ce que je lis je vois ou j'entends ou j'interprète est à prendre au sérieux, ça parait tellement surnaturel... Ce n'est pas que je doute mais c'est un sujet qu'il ne faut pas prendre à la légère et simplement j'écris ce que je pense et je n'en pense pas moins.

Mais continuons, j'ai reçu ce message : Comment faut il l'interpréter?


MESSAGE RECU. :

…..« j'ai déjà rencontré, des personnes se relevant du CRIF, et se disant juif en plus, qui tenaient un stand qui faisait bien ressortir, que ces juifs n'étaient pas pour Israël, ceci sur une manifestation festive, qui se déroulait à Montreuil sous Bois. .

 Claude Haddad 29 septembre,

« qu'est ce qui vous a fait ressentir que ces juifs n'étaient pas pour Israël? » .


………. « Je lui ai demandé directement (1 homme) il ma répondu : « Je suis juif, mais, je trouve que Israël depuis sa création, a pris trop de terre à ce peuple (Palestine), donc à travers mon soutient à ce peuple, en tenant avec des arabes-musulmans, ce stand, je veux prouver à eux, que tous les juifs ne sont pas comme cela. » Je lui ai répondu : « cette terre et unique terre, que les juifs ont, ils ne l'ont pas volée, pas arrachée, cela leur a été tout d'abord donné, et ensuite ils ont versé du sang et des larmes et des morts, qu'en pensez-vous, Monsieur ? "lui ai-je demandé, il a répondu :"c'est ce que l'histoire dit", alors "Monsieur, pour moi, vous n'êtes pas juif" et pour eux "lorsqu'ils n'auront plus besoin de vous, "vous serez juif".

Claude Haddad :  « me permettez vous de publier le message que vous m'avez envoyé ? »

………«  Oui, Claude, vous le pouvez, car, depuis ce fameux jour, j’ai bien noté ce que nous avons eu comme dialogue (12mn).Je l'ai revue cette personne, dernièrement,

sur le même stand, dans la même ville, le samedi 18/09/2010,

ET AUSSI QUI EST LE MENTEUR?

Sarkozy: "j'apprécie que Mahmoud Abbas ait rencontré le CRIF. C'est moi qui lui ai demandé. Et j'apprécie que le CRIF ait déclaré son admiration pour Abbas"

Pasquier :  «...Et, au fait, non le Président de la République lui-même

ne m’a rien demandé à ce sujet…..


Mais ce n'est pas tout à la maison du chocolat on vous sert mille délices

sauf qu'on sait jamais sur lequel on va tomber!!

OUI MAIS ENCORE...?

Chers amis êtes vous au courant de ce qui s'est passé lors de la commémoration de l'attentat de la rue Copernic? Pasquier n'a pas voulu que les membres de la Ligue de Dèfense Juive participent à ce rassemblement. Cela a couté à ces militants juifs d'être arrêtés par la police et de passer 3 heures en garde à vue sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux alors qu'ils n'avaient commis aucune infraction


Alors là j'ai une question:

Si ils avaient été 100 à manifester bruyamment leur indignation, vous envoyez les CRS ?

Le CRIF règne pour diviser ou divise pour régner ?
Après le retard au démarrage pendant l'histoire de la flottille il avait déjà traité d'embuscade la manifestation du 4 juin organisé par le Bétar et la LJD qui s'est déroulée de manière responsable et sécurisée
Pas de concurrence svp !!!
Mais il n'y a pas d'exclusivité dans la défense d'Israël

Je préfère le Bétar et la LDJ à ceux qui ont signé le rapport Gladstone
ceux qui étaient à la Fnac pour Dieudonné à ceux qui admirent Abbas
ceux qui n'ont rien à gagner dans leurs combats à ceux qui se taisent

pour conserver des acquis

 

Israël aux palestiniens, les juifs aux musulmans la bible au coran Tsahal au quai d'Orsay

Vous avez récidivé avec JCALL alors je vous les renvoie mes mots

que vous avez repris pour le rassemblement du 22 juin

TROP C'EST TROP et ASSEZ C'EST ASSEZ

La communauté juive de France est forte et unie,
cessez de la diviser, rassemblez la !



Claude Haddad 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 06:38

 

 

 

 

 

Geert Wilders à Berlin : "L’islam est le communisme contemporain"

lundi 4 octobre 2010

ripostelaique

Cher Amis, je suis heureux d’être aujourd’hui à Berlin. Comme vous le savez, cette invitation de mon ami René Stadtkewitz, lui a coûté son statut de membre de la CDU de Berlin. Cependant, René ne s’est pas laissé intimider. Il n’a pas trahi ses convictions. Son éviction fut pour René l’occasion de fonder son propre parti politique. René, je te remercie pour cette invitation et te souhaite le succès que tu mérites avec ton nouveau parti.

Mes amis, comme vous le savez peut-être, ces dernières semaines furent pour moi épuisantes. En début de semaine nous avons pu former avec succès un gouvernement minoritaire avec les libéraux et les chrétiens démocrates, soutenus par mon parti. Cela est un événement historique pour les Pays Bas. Je suis fier d’avoir pu y contribuer. En ce moment même, dans le cadre d’une conférence, les chrétiens démocrates doivent décider leur entrée dans cette coalition.

S’ils le font, nous serons en mesure de reconstruire notre pays, de garder notre identité nationale et d’offrir à nos enfants un futur meilleur. Malgré mon agenda chargé, c’était pour moi une obligation de venir à Berlin, car, l’Allemagne aussi a besoin de défendre son identité allemande et de résister à l’islamisation de l’Allemagne.

La Chancelière Angela Merkel déclare que l’islamisation de l’Allemagne est inévitable. Elle appelle les citoyens à s’adapter aux changements provoqués par l’immigration. Elle souhaite que vous vous adaptiez à cette situation.

Le Président de la CDU déclare – je cite : « Les mosquées deviendront plus qu’avant une partie du paysage de nos villes. » fin de la citation. Mes amis, nous ne devons pas accepter l’inacceptable, sans essayer de tourner cette page. Il est notre devoir de politique, de préserver notre nation pour nos enfants.

J’espère que le mouvement de René sera autant couronné de succès que mon propre parti Partij voor de Vrijheid, comme celui de Oskar Freysinger, la Schweizerische Volkspartei en Suisse, ou celui de Pia Kjaersgaards, le Dansk Folkeparti au Danemark et autres mouvements du genre. Ma très chère amie, Pia, déclarait récemment à l’invitation de la Sverigedemokraterna : « Je ne suis pas venue, afin de me mêler de la politique intérieure suédoise. Cela est l’affaire des Suédois. Non, je suis venue car, malgré des différences certaines, le débat Suédois me fait penser au débat que nous avons déjà mené depuis 15 ans au Danemark. Et, je suis venue en Suède, car cela concerne aussi le Danemark. Nous ne pouvons pas rester assis là, les bras tombants et être des témoins muets du développement politique de la Suède. »

Ceci est valable pour moi en tant que Néerlandais concernant l’Allemagne. Je suis ici, parce que l’Allemagne est pour les Pays Bas et le reste du monde de grande importance parce que, sans un partenaire allemand fort, le « International Freedom Alliance » « Alliance Internationale pour la Liberté » ne pourra jamais être portée sur les fonds baptismaux. Mes chers amis, demain est le jour de l’unification allemande. Demain, depuis exactement vingt ans, votre grande nation se réunifiait, suite à la faillite de l’idéologie communiste. Le jour de la réunification de l’Allemagne est un jour important pour toute l’Europe.

L’Allemagne est la plus grande démocratie d’Europe. L’Allemagne est le moteur économique de l’Europe. La prospérité et le progrès de l’Allemagne sont nécessaires pour nous tous car, la prospérité et le progrès de l’Allemagne est une condition pour la prospérité et le progrès de l’Europe. Cependant, si je suis aujourd’hui devant vous, c’est pour vous mettre en garde d’un danger de séparation. L’identité nationale de l’Allemagne, sa démocratie, sa prospérité économique sont menacées par l’idéologie politique de l’islam.

En 1848, Karl Marx inaugurait son manifeste avec cette phrase désormais célèbre : « Un fantôme entoure Europe, le fantôme du communisme. » De nos jours, c’est un autre fantôme qui entoure l’Europe. C’est le fantôme de l’islam. Ce danger est également politique. L’islam n’est pas seulement une religion, comme beaucoup le pensent : l’islam est avant tout et surtout une idéologie politique.

Cette constatation n’est pas nouvelle. Je voudrais citer à partir de ce bestseller et la série télévisée de la BBC ; The Triumph of the West, (Le Triomphe de l’Occident) ce qu’écrivait le très réputé historien d’Oxford, J.M. Roberts en 1985 :

« Alors que nous parlons sans précaution de l’islam, comme d’une ‘religion’, ce mot véhicule beaucoup de significations intermédiaires, en particulier dans l’histoire de l’Europe de l’ouest. Le musulman est d’abord et avant tout le membre d’une communauté, le disciple d’un chemin bien précis. Le partisan d’un système de droit bien précis et qui revendique une opinion théologique bien précise. » Fin de la citation.

Le professeur Flamand, Urbain Vermeulen, qui fut le président du European Union of Arabists and Islamicists, souligne également que « l’islam est d’abord un système juridique, une loi » avant d’être une religion. Fin de la citation.

L’historien politique Américain, Mark Alexander écrit, je cite : « L’erreur majeure est de considérer l’islam comme une autre des grandes religions mondiales. Ce n’est pas ainsi que nous devons réfléchir. L’islam est politique, sinon, il n’est rien. Cependant, bien évidemment qu’il est politique avec une dimension spirituelle …, qui rien n’arrêtera, jusqu’à ce que l’occident disparaisse, jusqu’à ce que l’occident soit réellement, totalement islamisé. » fin de citation.

Cela ne sont pas uniquement des déclarations des adversaires de l’islam. Des intellectuels musulmans disent aussi la même chose. Pour ceux qui ont lu le coran, la sira et les hadithes, il n’y a aucun doute sur la nature de l’islam. Abdul Ala Maududi, un influent penseur pakistanais du 20ème siècle a écrit, je le cite tout en soulignant que ce ne sont pas mes mots, mais ceux d’un savant influent islamique : « L’islam n’est pas seulement une conviction religieuse, ‘mais’ une idéologie révolutionnaire et le Jihad se rapporte à ce combat révolutionnaire, partout, autour de cette terre, à détruire tous les Etats et gouvernements qui s’opposeront à l’idéologie et au programme de l’islam. » fin de citation.

Ali Sina, un apostat Iranien, qui vit au Canada, mentionne qu’il y a une règle d’or au cœur de chaque religion – que nous devons traiter les autres, comme nous aimerions qu’ils nous traitent. En islam, cette règle ne vaut que pour les frères de croyance, pas pour les infidèles.

Ali Sina déclare – je cite – « Les raisons pour lesquelles je suis contre l’islam, ne sont pas parce que c’est une religion, mais parce que c’est une idéologie politique impérialiste, que c’est une domination déguisée en religion. Parce que l’islam ne suit pas la règle d’or, il attire des individus violents. » fin de citation.

Une étude sans aucune passion sur le début de l’histoire de l’islam montre de façon incontestable que c’était le but de Mohammed, de conquérir son propre peuple, les Arabes, de les unifier sous sa domination pour ensuite conquérir le monde et le dominer.

Cela était l’idée à l’origine, qui était ostensiblement politique et qui fut soutenue par le pouvoir militaire. « Je fus convaincu de combattre tous les hommes, jusqu’à ce qu’ils déclarent : ‘Il n’y a pas de Dieu hors d’Allah’ lançait Mohammed dans son dernier discours. Il réalisa cela en total accord avec la loi coranique dans la sourate : 8 :39 : « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’incroyants et jusqu’à ce que tous croient en Allah. »

Selon la mythologie, Mohammed fondait l’islam à la Mecque, après que l’ange Gabriel en l’an 610 lui apparut pour la première fois. Les douze premières années, l’islam, plutôt religieux que politique, ne fut pas un grand succès. En 622, Mohammed se dirigea avec son petit groupe de 150 partisans pour Yatrib, une oasis majoritairement juive. C’est là qu’il fit ériger la première mosquée de l’histoire, prit le pouvoir politique, intitula Yatrib du nom de Medine, ce qui signifie « la ville du prophète » et débuta sa carrière en tant que maître militaire et politique qui conquit toute l’Arabie. Ce qui, par cette migration, marqua le calendrier islamique de hidschra, et transforma l’islam en mouvement politique. A la mort de Mohammed, l’islam se transforma concrètement, se basant sur ses paroles en charia, un système législatif qui légitime une domination répressive basée sur le divin, y compris les règles du Jihad et pour le contrôle absolu des fidèles et infidèles. La charia est la loi de l’Arabie Saoudite, de l’Iran et d’autres Etats musulmans. Elle est aussi d’une importance centrale pour ‘Organization of the Islamic Conference’, qui stipule dans l’article 24 de sa ‘déclaration des droits de l’homme’ au Caire, qu’en islam ‘tous les droits et les libertés sont soumis à la charia islamique’. L’OIC n’est pas une institution religieuse, mais une représentation politique.

C’est la force électorale la plus importante au sein des Nations Unis qui rédige des rapports sur la soi-disant ‘islamophobie’ des pays occidentaux et nous reproche de porter atteinte aux droits de l’homme. Afin d’exprimer cela en langage biblique : Ils cherchent l’éclat de verre dans notre œil et ignorent la poutre dans le leur.

Avant de continuer et afin d’éviter tout malentendu, je voudrais souligner que je parle de l’islam et non des musulmans. Je fais toujours une différence entre les hommes et l’idéologie, entre musulmans et l’islam. Il existe un grand nombre de musulmans modérés, cependant l’idéologie de l’islam n’est pas modérée et possède des ambitions globales. Ses intentions sont d’imposer au monde la loi islamique, la charia. Cela doit être obtenu par le Jihad.

La bonne nouvelle est que des millions de musulmans dans le monde, parmi eux, un grand nombre en Allemagne et dans les Pays-Bas, ne suivent pas la charia, encore moins le Jihad. La mauvaise nouvelle est que, ceux qui passeront à l’acte, sont prêt à utiliser tous les moyens afin d’atteindre leur but idéologique et révolutionnaire. En 1954, l’historien anglo-britannique, le professeur Bernard Lewis écrivit dans son essai : Communisme et islam, sur, je cite « le totalitarisme dans la tradition politique islamique », fin de citation. Le professeur Lewis continu, je cite : « que la répartition du monde dans la maison islam et la maison de la guerre, montrent des parallèles avec la vision du monde communiste. Le fanatisme agressif du croyant est du même ressort. » fin de citation. Mark Alexander lui, estime que, la nature de l’islam se différencie très peu des visions idéologiques totalitaires du national socialisme et du communisme. Il énumère les caractéristiques suivantes sur ces trois idéologies :

• Premièrement : Ils procèdent à l’épuration politique, afin de nettoyer la société de ce qu’ils estiment non désirable.

• Deuxièmement : Ils ne tolèrent qu’un seul parti politique. Là, où l’islam tolère d’autres partis, il exige cependant que tous les partis soient islamiques.

• Troisièmement : ils obligent le peuple de se diriger vers le chemin qu’ils imposent.

• Quatrièmement : ils gomment les différences libérales entre le domaine du privé et du public.

• Cinquièmement : Ils transforment le système éducatif en un appareil d’endoctrinement général.

• Sixièmement : Ils établissent les règles pour l’art, la littérature, les sciences et la religion.

• Septièmement : ils oppriment les êtres, auxquels est assigné un statut de seconde classe.

• Huitièmement : ils créent une sorte d’état émotionnel prèt du fanatisme ou l’ajustement s’identifie par le combat et la dominance.

• Neuvièmement : Ils se comportent de manière provocatrice face à leurs adversaires et méprisent de leur côté, toutes concessions alors qu’ils considèrent comme une faiblesse la complaisance de leurs rivaux.

• Dixièmement : Ils considèrent la politique comme l’expression du pouvoir.

• Et enfin, ils sont antisémites.

Il existe un autre parallèle remarquable, mais celui-là n’est pas une caractéristique de ces trois idéologies politiques, mais une caractéristique de l’occident. C’est apparemment, l’incapacité de l’occident à reconnaître le danger. La condition à comprendre le danger politique est l’empressement de voir la réalité, même si cette dernière est désagréable. Hélas, il semblerait que les politiques modernes aient perdu cet empressement.

Notre incompétence nous mène à nier les faits logiques et historiques, malgré notre expérience. Qu’est ce qui ne va pas chez l’homme occidental, moderne, que nous répétions toujours et toujours les mêmes erreurs ? Il n’y a pas meilleur endroit afin de réfléchir à cette question, qu’ici à Berlin, l’ancienne capitale du Reich du mal, d’une Allemagne nazi et, cette même ville qui ensuite fut prisonnière durant 40 ans de cette soi-disant ‘democratie’ de la République ‘Démocratique’ Allemande. Lorsque les citoyens de l’Europe de l’Est se détournèrent en 1989 du communisme, ils furent inspirés par des dissidents comme Alexandre Soljenitsine, Vaclav Havel, Vladimir Bukowski et d’autres, qui leur disaient que les hommes ont des droits, mais aussi des devoirs de vivre ‘dans la vérité’. La liberté exige une veille constante. Cela vaut aussi pour la vérité. Seulement, Soljenitsine ajoutait que ‘la vérité est rarement agréable ; elle est presque sans exception amère’.

Regardons ensemble cette amère vérité. Nous avons perdu notre capacité à reconnaître le danger et à comprendre la vérité, car nous ne savons plus évaluer la liberté. Les politiques de pratiquement tous les partis établis promeuvent l’islamisation. Ils applaudissent chaque nouvelle école islamique, banque islamique et chaque nouvelle cour islamique. Ils considèrent que l’islam vaut notre culture. Islam ou liberté . Cela ne leur signifie rien. Mais cela signifie beaucoup pour nous. L’estabishment en son intégralité, les élites, les universités, les églises, les syndicats, les médias, les politiques, mettent en jeu nos libertés si chèrement acquises. Ils évoquent l’égalité, mais curieusement, refusent de voir qu’en islam, les femmes ont moins de droits que les hommes et que les incroyants ont également moins de droits que les partisans de l’islam.

Allons nous répéter les événements tragiques de la République de Weimar ? Allons nous nous soumettre à l’islam, car notre dévotion à la liberté est morte ? Non, cela ne se passera pas ainsi. Nous ne sommes pas comme Madame Merkel. Nous n’acceptons pas que l’islamisation soit devenu un fait établi. Nous devons préserver la liberté. Même si nous l’avons déjà partiellement perdue, nous devons la retrouver dans le cadre des élections démocratiques. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de nouveaux partis qui défendent ce que signifie la liberté. Afin de soutenir ces partis, j’ai tenu à créer l’International Freedom Alliance. (Alliance Internationale de la Liberté).

Comme vous le savez, je suis poursuivi aux Pays-Bas. Lundi, je dois me présenter devant le tribunal et durant tout le mois qui va suivre, je devrais le consacrer à cette procédure. Cette procédure fut instruite contre moi, parce que j’ai exprimé mon avis sur l’islam et parce que j’ai tenu des conférences, écris des chroniques et montré mon film Fitna sur ce sujet. Je vis sous protection policière constante, car des extrémistes islamistes veulent m’assassiner. Et, c’est moi que l’on instruit devant les tribunaux, dont l’establishment néerlandais se compose pour la plus grande partie de non musulmans. C’est ceux là même qui veulent me contraindre au silence.

Je suis traîné devant les tribunaux, car mon pays ne peut plus exercer son droit exclusif à la liberté. Hélas, nous ne disposons pas, comme aux Etats Unis d’un droit à la liberté de parole, inscrit dans la constitution, qui garantie aux hommes la liberté d’expression et rend ainsi possible avec leurs paroles, d’initier ouvertement des débats. Contrairement aux Etats Unis, les Etats nationaux et de plus en plus l’Union Européenne, nous prescrivent, à nous citoyens, même aux politiques démocratiquement élus, comment, je dois penser et ce que je peux dire. Ce qu’il nous est désormais interdit de dire est que notre culture, en comparaison d’autres cultures est supérieure. De telles déclarations sont désormais considérées comme discriminantes, même haineuses…

A travers les écoles, les médias, nous sommes quotidiennement endoctrinés par le message que toutes les cultures se valent et que si une culture est pire que les autres, c’est la nôtre. Un torrent de sentiments de culpabilité et de honte concernant notre identité, à laquelle nous tenons, se déverse sur nous. On nous recommande de bien vouloir respecter tout le monde, sauf nous-même. Cela est le message de la gauche et de l’establishment du politiquement correct. Ils veulent éveiller en nous, le sentiment de honte envers notre propre identité, afin que nous nous écartions de toute action de la défendre. Cette obsession destructrice de nos élites politiques et culturelles, envahies par le sentiment occidental de culpabilité, obstrue la vérité sur les vues que l’islam a sur nous. Le coran qualifie les non-croyants de kouffar, ce qui signifie littéralement « ceux qui refusent » ou les « ingrats ». En conséquence, les incroyants sont « coupables ».

L’islam enseigne que nous sommes tous nés croyants. L’islam enseigne que, si nous ne sommes pas des croyants aujourd’hui, cela est de notre faute ou la faute de nos ancêtres. Ce qui signifie que nous sommes considérés comme kafir « coupables », car nous-même ou nos ancêtres sommes des apostats. Et que, selon l’avis de certain, nous méritons d’être soumis. Nos intellectuels d’aujourd’hui sont totalement aveugles face aux dangers de l’islam. Le dissident soviétique, Vladimir Bukovsky déclarait que l’occident a omit lors de la chute du communisme, de dénoncer ceux qui jouaient le jeu des communistes en prêchant pour la détente politique, pour la réduction des tensions internationales et pour une coexistence pacifique. Il souligne que la guerre froide – je cite – « était une guerre que nous n’avons jamais gagnée. Nous n’avons même pas lutté. La plupart du temps, l’occident s’adonnait à la politique de l’apaisement face au bloc soviétique et, les pacifistes ne gagnent jamais les guerres. » fin de citation.

L’islam est le communisme contemporain. Cependant, en raison de notre incapacité d’avoir su solder le communisme, nous démontrons notre impuissance à maîtriser, tant nous sommes prisonniers de la vieille banalité communiste de la dissimulation et de la tromperie verbale, qui jadis envahissaient les nations de l’est et viennent désormais nous envahir tous. Comme ils se posaient déjà en aveugles face au communisme, de même, cette même gauche, par sa défaillance passée, ferme les yeux devant l’islam. Ils servent aujourd’hui les mêmes arguments qu’hier, de la détente, des meilleures relations, de l’apaisement. Ils prétendent, que notre ennemi est aussi amoureux de la paix que nous, que, si nous faisions un pas vers lui, il fera de même, qu’il ne demande que du respect et que, si nous le respectons, il nous respectera aussi. Nous entendons les énièmes répétitions de ce vieux moralisme égalitariste. Ils s’évertuent à déclarer que « l’impérialisme » occidental est aussi destructeur que l’impérialisme soviétique. Aujourd’hui, ils lancent que « l’impérialisme » occidental est aussi mauvais que le terrorisme islamiste.

Dans mon discours prêt de Ground Zero, le 11 septembre dernier à New York, je soulignais qu’il fallait désormais arrêter ce petit jeu de la culpabilisation de l’occident, de l’Amérique, que les prêcheurs islamistes jouent avec nous. Nous mêmes, nous devons arrêter de jouer ce jeu. A ceux là, j’adresse le même message. C’est une offense de nous raconter que nous sommes coupables et que nous méritons ce qui nous arrive. Nous méritons encore moins de devenir des étrangers dans nos propres pays. Nous ne devons pas accepter ces offenses. Parce que premièrement, la civilisation occidentale est la plus libre et la plus florissante de la terre. C’est bien pour cela qu’autant d’immigrants veulent venir chez nous.

Deuxièmement, nous ne connaissons pas de culpabilité collective. Des individus libres sont des acteurs moraux libres, qui sont exclusivement responsables de leurs faits et gestes. Je suis très heureux d’être ce jour à Berlin afin de lancer ce message, qui est particulièrement important en Allemagne. Ce qui pu se passer dans le passé dans votre pays, pour cela la génération actuelle n’est pas coupable. Ce qui pu encore se passer dans le passé, ce n’est pas une excuse pour punir les Allemands d’aujourd’hui. Cependant, vous n’avez aucune excuse de vous retirer du combat pour votre propre identité. Il est de votre responsabilité d’éviter les erreurs du passé. Il est également de votre responsabilité d’être aux côtés de ceux qui sont menacés par l’islam. Comme l’Etat d’Israël et de ses citoyens juifs.

La République de Weimar rejetait le combat pour la liberté et fut écrasée par une idéologie totalitaire avec des conséquences catastrophiques pour l’Allemagne, le reste de l’Europe et le monde. Ne laissez pas passer l’occasion de combattre pour votre liberté. Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui, car il semble, que, 20 ans après la réunification, cette nouvelle génération ne ressent plus de sentiment de culpabilité d’être allemand. L’actuel débat qui fait rage sur le livre récemment publié de Thilo Sarrazin est un signe que l’Allemagne s’apaise avec elle même. Je n’ai pas encore lu le livre du Dr. Sarrazin, mais je constate que, pendant que les élites du politiquement correct s’insurgent contre ses thèses et intervinrent en faveur de sa démission de dirigeant de la Bundesbank, la grande majorité des Allemands approuvent et estiment que le Dr. Sarrazin a mis l’accent sur un sujet urgent et brûlant. « L’Allemagne capitule » alerte Sarrazin et appelle les Allemands à contrecarrer ce process. L’énorme succès du livre prouve qu’un grand nombre d’Allemands sont du même avis.

Les Allemands ne veulent pas voir leur pays disparaître, malgré l’endoctrinement politique qu’on leur fait subir. L’Allemagne n’a plus honte de retrouver sa fierté nationale. En ces temps difficiles, qui menacent nos identités nationales, nous devons nous défaire de ce sentiment de culpabilité, nous ne devons plus nous sentir coupable d’être ce que nous sommes. Nous ne sommes pas « kafir » nous ne sommes pas coupables. Comme les autres peuples aussi, les Allemands ont le droit de rester ce qu’ils sont. Les Allemands ne doivent pas devenir Français, ni Hollandais, ni Américains, ni Turcs. Ils doivent rester Allemands.

Lorsque le Premier Ministre Erdogan visitait l’Allemagne en 2008, ce dernier recommandait fermement aux Turcs qui vivent en Allemagne de rester Turcs. Il déclarait mot pour mot : « l’assimilation est un crime contre l’humanité ». Erdogan aurait pu avoir raison, s’il s’était adressé aux Turcs en Turquie. Seulement voilà, l’Allemagne est le pays des Allemands. En conséquence, les Allemands ont le droit de demander que ceux qui viennent sur leur territoire afin d’y vivre, s’adaptent aux usages du pays. Ils ont le droit – non – ils ont le devoir envers leurs enfants d’exiger que les nouveaux arrivants respectent l’identité Allemande et son droit à la garder.

Nous devons réaliser que l’islam se propage de deux manières. Comme ce n’est pas une religion, la conversion n’est qu’un phénomène marginal. Historiquement, l’islam se propageait soit par la force militaire ou par l’arme de l’hirjra, l’immigration. Mohammed conquit Medine par l’immigration. Hirjra signifie ce que nous observons aujourd’hui. L’islamisation de l’Europe avance continuellement. Cependant, l’occident n’a pas de stratégie pour gérer l’idéologie islamiste, étant donné que nos élites déclarent que nous devons nous adapter, au lieu du contraire. Dans ces circonstances, nous pouvons nous inspirer de l’Amérique, la nation la plus libre du monde. Les Américains sont fiers de leur nation, de leurs acquits, de leur drapeau.

Nous devons également être fiers de notre nation. Les Etats Unis furent depuis toujours une terre d’immigration. Le Président Theodore Roosevelt avait une vision claire des devoirs des immigrants. Voici ce qu’il déclarait à ce sujet, je cite : « Nous devons exiger que l’immigrant, qui arrive avec de bonnes intentions, devienne Américain et s’assimile. Il doit être traité comme tous les autres en totale égalité. Cela est valable uniquement si le sujet devient un Américain et rien qu’un Américain. Il ne peut exister deux appartenances. Nous avons de l’espace que pour une seule loyauté et cela est la loyauté au peuple Américains. » fin de citation. Ce n’est pas mon devoir de définir ce qu’est l’identité nationale allemande. Cela est de votre responsabilité. Seulement, ce que je sais est que la culture allemande, ainsi que celle de ses voisins et donc, de mon pays, prend ses racines dans les fondements humanistes du judéo-christianisme.

Chaque politique responsable a l’obligation de garder ces valeurs face aux idéologies qui les menacent. Une Allemagne couverte de mosquées et envahie de femmes voilées n’est plus l’Allemagne de Goethe, Schiller, Heine, Bach et Mendelssohns. Ce serait pour nous tous une grand perte. Il est de la plus haute importance que vous, en tant que nation, soigniez et gardiez ces racines. Autrement, il ne vous sera plus possible de garder votre identité. Vous disparaîtriez en tant que peuple. Vous perdriez votre liberté. Et, avec vous, toute l’Europe perdrait sa liberté. Mes amis, lorsque Ronald Reagan visitait Berlin encore séparé, il y a 23 ans, non loin d’ici, près de la porte de Brandenburg, ce dernier déclarait au Secrétaire Général Soviétique : « Monsieur Gorbachev, détruisez ce mur ! » Monsieur Reagan n’était pas un pacifiste, mais un homme qui disait la vérité et qui aimait la liberté. Nous aussi, nous devons aujourd’hui détruire un mur. Ce n’est pas un mur de béton, mais un mur du mensonge, sur la vraie nature de l’islam.

La International Freedom Alliance (Alliance Internationale pour la Liberté) a l’intention de coordonner tous les efforts nécessaires. Parce que nous disons la vérité, les électeurs de mon parti Partij voor de Vrijheid et d’autres partis comme le Dansk Fokeparti, la Schweizerische Volkspartei, nous a permis de nous positionner pour influencer le processus décisionnaire de la politique. A partir de l’opposition ou avec le soutien d’un gouvernement minoritaire, comme nous souhaitons le mettre en œuvre aux Pays Bas. Le Président Reagan a démontré qu’en disant la vérité, on peut changer le cours de l’histoire. Il a montré qu’il n’y a jamais de raison de désespérer. Jamais ! Réalisez naturellement votre devoir. N’ayez pas peur. Dites la vérité. Ensemble nous pouvons préserver la liberté et, mes amis, nous allons la garder notre liberté.

Merci

Traduction, 3 octobre 2010 par Sylvia Bourdon

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 05:54

 

 

 

 

LE GEL DE LA COLONISATION : UNE ATTEINTE AUX FONDEMENTS DE LA MYSTIQUE JUIVE


Par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

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Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


Lors de sa rencontre avec le Président de l’Autorité Palestinienne à Ramallah du 30 septembre 2010, l’émissaire américain Georges Mitchell s’est engagé à poursuivre ses efforts pour éviter une rupture des négociations directes engagées entre israéliens et palestiniens. La situation est en effet tendue depuis la fin du moratoire sur le gel des constructions, les responsables palestiniens ayant à plusieurs reprises, annoncé que le principe d’une poursuite des constructions juives en Cisjordanie était rédhibitoire. Ainsi, le porte parole de Mahmud Abbas a répété le 30 septembre qu’à défaut, la partie palestinienne cesserait toute négociation. Il en est de même pour le négociateur palestinien Saëb Erakat et ce, pour « donner au processus de paix la chance qu’il mérite ». Cette exigence a une nouvelle fois été formulée le soir même, lors de l’entretien avec Catherine Ashton, représentante de l'Union européenne aux Affaires étrangères,.

Pour Avigdor Lieberman, en revanche, cette suspension des activités de construction en Cisjordanie est éminemment secondaire. Le Ministre israélien des Affaires Etrangères n’est pas optimiste sur la finalisation d’un accord à court terme, et a livré son sentiment sur la question lors de son discours à l’Onu le 28 septembre 2010 : « la conclusion d’un accord de paix avec les palestiniens risque de prendre plusieurs décennies ». Aussi, préconise-t- il de traiter prioritairement la question iranienne.

L’exigence d’un gel préalable des constructions dans les implantations juives de Cisjordanie présente en réalité, de multiples avantages pour les palestiniens. Tout d’abord, elle installe dans l’opinion internationale, la thèse selon laquelle les juifs n’ont rien à faire en Palestine et que leur présence ne vise qu’à déposséder les palestiniens, qui en sont les véritables propriétaires. Par ailleurs, elle minimise le sens et la portée des constructions juives en Cisjordanie, un peu comme s’il s’agissait de décisions ponctuelles relevant d’une politique d’urbanisation locale. Enfin et surtout, elle anticipe un échec prévisible des pourparlers en imputant aux juifs la responsabilité de la rupture.

La poursuite des négociations directes semble en effet grandement compromise, eu égard à l’opposition farouche des palestiniens affiliés au Hamas qui n’entendent pas s’y associer. Il ne faut pas oublier que pour le Hamas, les constructions juives (et plus généralement la présence juive locale) contredit le message islamique et sa vision de l’univers. En Islam, le monde se divise en deux : la Maison de l’Islam (Dâr al-islâm) qui embrasse tous les pays où règne la Loi de l’Islam, et la Maison de la Guerre (Dâr al-h'arb) pour les autres pays. Or, la Maison de l’Islam doit être gouvernée par un Etat unique suivant les règles de la Charia, chaque musulman ayant comme devoir d’atteindre cet objectif au moyen du Djihad. Dans cet esprit, les musulmans sont des moudjahidin à qui il est défendu de signer un traité de paix avec un Etat non musulman sauf pour des raisons tactiques et d’opportunité. Dans ces conditions, les opérations armées contre l’Etat hébreu doivent se poursuivre, et la résistance, rester le seul moyen de faire face à l’occupant sioniste.

Notons sur ce point, que la configuration géopolitique internationale contemporaine ne semble pas donner tout à fait tort aux personnes convaincues que l’Islam doit, à terme, embrasser le monde. Il y a plus de constructions de mosquées en Europe que d’églises ou de synagogues. La tenue vestimentaire qu’est la burqua se multiplie. Les pays européens qui se sont construits sur les valeurs du christianisme renoncent progressivement à en invoquer la source. Les édifices religieux (églises et cathédrales) ne sont pas restaurés et les seules références au rôle de l’Eglise dans le vieux continent ne portent que sur les cas de pédophilie de certains prêtres (rappelons également que dans le judaïsme, le prosélytisme nest pas autorisé). De son côté, l’Islam est bien représenté. Dans les maternités de certains pays européens, le prénom Mohamed devient majoritaire et généralement, les conversions à l’Islam ont le vent en poupe. En marge de ce positionnement de l’Islam, la guerre menée contre les pays qui ne sont pas encore musulmans prend la forme d’attentats terroristes. Ce 29 septembre 2010, les médias ont communiqué sur une attaque terroriste (attribuée à Al Qaida) qui devait se produire simultanément en France, en Grande Bretagne et en Allemagne. La guerre sainte se poursuit également à l’étranger en prenant par exemple la forme d’un enlèvement de cinq ressortissants français (outre un malgache et un togolais) ce 16 septembre 2010 par al Qaïda au Magreb Islamique pendant que des alertes à la bombe sont déclenchées en région parisienne avec des menaces de terroristes kamikazes.

Dans ces circonstances, l’exigence d’un arrêt des constructions en Cisjordanie ne vise qu’à porter atteinte au mysticisme juif et aux valeurs fondamentales du judaïsme. Dans la mystique juive, la Bible est perçue comme une source qui contient toute les vérités avec les révélations faites aux patriarches, au peuple et aux prophètes. Or, la construction en Israël participe de ce mysticisme et de la relation privilégiée entre le Ciel et le peuple juif. Envoyé par D., Abraham est venu s’établir au pays de Canaan (Gn 12,1) pour y installer sa descendance (Gn 12,7). Le message a été rappelé à Moïse lorsqu’il lui a été demandé d’emmener le peuple juif sur la terre « où coule le lait et le miel » (Ex 3,8), puisque qu’il s’agit d’une « terre où rien ne manque de ce dont on peut avoir besoin (Jg 18,10). Pour la Michna, la terre d’Israël est la plus sainte de toute (Kel 1,6), voire, les personnes juives qui y vivent sont réputées vénérées par D, alors que celles qui résident à l’étranger sont considérées comme des idolâtres (Ket 110b). Plus généralement, les prophéties ne peuvent se produire que sur cette terre... Compte tenu de ce que la présence juive en Palestine n’est qu’une négation de la vérité en islam, ce que l’on nomme « gel de la colonisation » permettra immanquablement de désacraliser le message hébraïque.

Cette symbolique mystique trouve d’ailleurs sa traduction en hébreu moderne. Les constructions dans les implantations sont reprises sous le terme  « binya behitnahalouyote », c'est-à-dire les constructions dans les « hitnahalouyote », qui a encore pour racine « nahal », c’est à dire la « propriété », le patrimoine (pour nahal avot) et « l’héritage ». Ainsi, les constructions sur des terres reçues en héritage participent directement d’une œuvre mystique, c'est-à-dire d’une rencontre directe de l’âme humaine et de la Divinité.

Si donc il est possible d’exiger un gel des constructions, alors ce qui est considéré être une injonction divine se transforme en une simple décision humaine et la communication transcendantale, une mesure politique conjoncturelle. Autrement dit, en obligeant les juifs à interrompre les constructions en terre d’Israël, il est démontré que l’ordre lui-même d’y procéder ne repose sur aucune base fondamentale et que les juifs ne sont finalement que des personnes sans droits ni titres. De nombreuses personnes en Israël (juives ou non) ne sont pas hostiles à un arrêt des constructions en Cisjordanie estimant la mesure comme étant de nature à favoriser la paix. Rien n’est moins sûr. Les juifs se sont faits massacrer pendant deux mille ans, lorsqu’ils étaient incapables d’opposer leur identité, leur culture et leur raison d’être. Ils ne doivent pas aujourd’hui renoncer à leur essence pour être agréables à ceux qui se présentent comme étant leurs challengers.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 05:52

 

 

 

 

COMMUNIQUE du BUREAU de la DROITE LIBRE

 

 

Le 30 septembre 2010, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a semblé céder aux à la fatwa du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) et a décidé d’annuler une réunion importante qui promettait d’avoir un grand succès.

 

La Droite Libre, mouvement qui se positionne au sein de la majorité présidentielle et dans la mouvance de l’UMP, se rappelle que Monsieur Accoyer s’était déjà, il ya quelques mois, opposé à une loi courageuse contre la Burqa et le Voile intégral, appuyée par le groupe UMP à l’Assemblée et le Président Nicolas Sarkozy lui-même.

 

La Droite Libre demande solennellement à M. Accoyer si oui ou non il a voulu satisfaire les exigences liberticides d’un groupe de pression théocratique et s’il considère comme le CFCM qu’Islam est synonyme d’Islamisme.

 

L'évènement est Grave de conséquence: en effet, c’est la première fois, depuis le vote de la loi de 1905, qu’une association religieuse ose et obtient l’interdiction pure et simple d'une réunion politique, dans l’enceinte de la représentation nationale sous prétexte que « l'Islam serait stigmatisé »… alors que notre réunion voulait étudier, avec des personnalités politiques, des experts et un imam, les liens réels et indéniables existant entre islamisme (extrémisme religieux) et les flux migratoires.

La Droite Libre demande au parti majoritaire et à M. Accoyer si une sorte de censure théocratique a bel et bien été rétablie en France sous pressions d’organisations musulmanes qui prétendent représenter les musulmans de France mais qui ne représentent qu’elles mêmes et leurs différents courants intégristes ou conservateurs et pays de référence.

Dans un souci d’humanisme et de refus de l’amalgame, la Droite Libre avait pourtant pris le soin de ne pas stigmatiser les musulmans ou l’Islam, en choisissant comme second terme du débat « l'Islamisme », qui, depuis les travaux du politologue Bruno Etienne, signifie la frange de l'Islam radical et extrémiste et non l’islam en général.

Accusation miroir ou labsus ? C’est le CFCM qui s'est senti visé par le terme pourtant non dirigé contre lui « d’islamisme », assimilé par la déclaration du CFCM à l’Islam tout court !

Par ses déclarations victimistes, le CFCM s’est reconnu lui-même dans l'islamisme.

En fait, le CFCM relaie en France l’offensive de l’OCI (organisation de la Conférence Islamique), qui cherche à introduire, partout dans le monde et au sein de l'ONU, depuis les années 1990, le " délit de blasphème", en assimilant la critique de l’islam à du racisme ou de « l’islamophobie », donc à un crime pénalement condamnable.

Paradoxe incroyable, l’OCI donne des leçons d’antiracisme en Occident, mais il réunit 57 pays musulmans qui persécutent presque tous leurs minorités chez eux et interdisent la liberté et le prosélytisme des autres religions (même le Maroc « tolérant » représenté au CFCM interdit à un musulman de choisir une autre religion).

La Droite Libre se demande si les buts liberticides et obscurantistes de l'OCI sont en voie d'être atteints dans le pays de Voltaire....

Par contraste, le courageux Imam de Drancy, Hassen Charghoumi, qui avait répondu présent à la soirée de la Droite Libre et qui est menacé de mort par les islamistes, dénonce courageusement les extrémistes islamistes, ne crie pas au victimisme, ne demande pas d’annuler des débats, accepte même de dialoguer avec des laïques et des anticléricaux qui ne sont pas de son avis. Il vient d’écrire un livre remarquable dans lequel il défend sans ambiguïté les valeurs de la République et de la liberté d’expression.

La Droite Libre se demande si le CFCM ne voulait pas également faire taire cet Imam courageux qui dérange les théocrates liberticides du CFCM.

Par ailleurs, le fait que M. Moussaoui, président du CFCM ait été décoré de l’ordre du Mérite de la ville par la municipalité socialiste strasbourgeoise, puis le fait que le journal Le Monde ait déclenché cette polémique liberticide et pro-islamiste, confirment l'alliance sinistre entre le Rouge, le Rose et le Vert.

Les leçons de ces derniers jours nous amènent à poser une question amicale mais sans concession à nos amis de la majorité :

Est-il acceptable qu’un journal de gauche connu pour ses procédés délateurs et partiaux, puis une assemblée d’Imams aux valeurs opposés à la liberté d’expression, donnent des leçons de morale et de tolérance au parti majoritaire et aux personnalités désirant débattre librement en dans un contexte pluraliste?

La démocratie des Modernes est-elle devenue le lieu de la Tyrannie des Minorités ?

La Droite française doit-elle essayer de plaire aux lobbys antiracistes de gauche et d’extrême-gauche et aux minorités activistes intolérantes plutôt qu’à ses électeurs exaspérés par les faiblesses de la République ?

Pour sa part, la Droite Libre dénonce le terrorisme intellectuel du Politiquement correct et se rappelle les propos du candidat Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007 : « Halte à la repentance ».

L’UMP doit garder le cap, ne pas se laisser impressionner par un article délateur du journal Le Monde ou les lobbies communautaristes quels qu’ils soient. Les électeurs en tiendront compte.

Les Français en ont assez des leçons de morale et des attaques visant à culpabiliser les consciences.

Pendant tout l’été, les débats outranciers autour de la question des Roms et les insultes proférées contre le Président de la République Nicolas Sarkozy accusé de « racisme » ou de « vichysme » ont choqué les Français qui soutenaient dans leur grande majorité les mesures légales et raisonnables proposées par le Président et la majorité.

Notre président et notre Ministre de l’Intérieur ont eu parfaitement raison de dire que « personne n’est au dessus des Lois », pas plus un groupe religieux minoritaire ou majoritaire qu’un groupe ethnique ou culturel.

La loi doit être la même pour tout le monde et la démocratie n’est pas le règne des Ligues de vertus mais du suffrage souverain et populaire.

 

Le Bureau

 

ladroitelibre@hotmail.fr

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:09

 

Les textes et dossiers

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Les autres textes

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 A lire le Dernier Article de Mitchell.G BARD sur le Lobby Arabe

>La vente massive d'armes aux Saoudiens ne les protégera pas de l'Iran, mais minera les valeurs américaines


 

See Mitchell Bard's Other Latest Opinion Pieces:

Oil vs. Israel NY Post

An Enemy of Peace Washington Times

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Available at Group Rates in English, Spanish, German, French, Russian, Portuguese, Swedish, and Hebrew.

Dr. Bard is available for media interviews and speaking engagements on this and other topics.

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uallibrary.org/

 

Qui influence vraiment la politique américaine au Proche-Orient ?

Dr Mitchell.G BARD

 

Traduit par Par Fabien MIKOL

 pour aschkel.info  et  lessakele

 

Avec autorisation

 

"Dans son enquête politique détaillée, Mitchell Bard expose les efforts d'intérêts puissants à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement américain pour influencer sa politique au Proche-Orient. Manquant de tout soutien populaire de ses positions, le lobby arabe revendique pour lui-même le droit de déterminer ce qui est le mieux pour les Etats-Unis mais, au bout du compte, sape les valeurs américaines et menace les intérêts stratégiques américains.
    Le soi-disant "lobby pro-israélien" a été largement dénoncé et diabolisé dans les médias ; mais son pouvoir pâlit en comparaison de la corruption, pendant plusieurs décennies, des intérêts américains par les gouvernements arabes. En effet, pendant plus de 70 ans, la politique américaine au Moyen-Orient a été structurée par une insistance malavisée sur le but de plaire et d'apaiser les Etats arabes. Cette conception a assuré une attention américaine disproportionnée envers leurs intérêts, et une assistance aux pays arabes - qui tous sont des régimes dictatoriaux avec des bilans abyssaux en matière de droits humains - qui ne partagent pas nos valeurs, et souvent travaillent à l'encontre de nos intérêts.
    Historiquement, le lobby arabe a consisté en industrie du pétrole, en missionnaires chrétiens, et en diplomates ou ex-diplomates. Les pro-arabes du Département d'Etat, dont plusieurs sont ouvertement antisémites, ont tenté d'empêcher les Etats-Unis de reconnaître Israël en 1948, et depuis l'indépendance ont soulevé une guérilla bureaucratique pour saper l'alliance qui s'est formée entre l'Amérique et la seule démocratie du Moyen-Orient.
    Le membre le plus puissant du lobby arabe est l'Arabie Saoudite, qui entretient une relation de près de 80 ans avec les Etats-Unis. Depuis les premiers jours, lorsque les compagnies américaines ont découvert du pétrole dans la péninsule arabique, les Saoudiens ont usé de tactiques variables incluant menaces et pots-de-vin pour forcer les décideurs américains à oublier leurs abus des droits de l'homme, leur soutien au terrorisme, et leur opposition aux intérêts américains. Aujourd'hui, le but du lobby arabe est de nourrir l'addiction américaine au pétrole, d'obtenir de l'armement plus sophistiqué, et d'affaiblir notre alliance avec la démocratie israélienne.
    L'ouvrage de Bard est le premier en plus de 25 ans à enquêter sur l'étendue des activités du lobby arabe, et il offre une correction opportune et de valeur de la vision unilatérale des affaires étrangères au Moyen-Orient qui est si largement promue aujourd'hui."
    - "Mitchell Bard a présenté une analyse documentée, concise et pénétrante de l'étendue et de l'impact de l'influence des Etats arabes sur la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Ce livre devrait faire partie de la liste de lecture requise de tout cursus universitaire sur la politique contemporaine au Moyen-Orient." (Abraham H. Foxman)
    - "Après avoir subi une focalisation quasi-exclusive pendant des décennies sur le lobby pro-israélien, Mitchell Bard offre enfin l'histoire complète du lobby arabe dans cette étude détaillée, vive et fascinante. Il révèle l'influence néfaste d'une campagne impopulaire, haineuse mais bien financée qui remonte de manière surprenante jusqu'au années 1930 et qui a été engagée par les Etats arabes, les cadres des compagnies pétrolières, les pro-arabes du Département d'Etat, et les antisémites assortis." (Daniel Pipes)
    - "Mitchell Bard a écrit un livre extraordinairement important et vital pour la sécurité nationale de notre nation. Documenté de façon méticuleuse, "Le lobby arabe" fournit le compte-rendu le plus complet jusqu'ici des activités et de l'influence du lobby arabe dans les médias, au Congrès, dans les think tanks et même dans l'application de la loi. Il s'agit d'une lecture requise pour tout Américain concerné par la sécurité des Etats-Unis. Elle vous révoltera, vous fascinera et avec un peu de chance vous mobilisera. Le professeur Bard nous a rendu service avec son travail fastidieux pour écrire cet ouvrage stupéfiant." (Steven Emerson)
    - "En une réponse aigue au livre "Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine" (2007) non moins virulent de John Mearsheimer et de Stephen Walt, Bard ("48 heures de Nuit de Cristal", 2008, etc.) s'engage à pleine vitesse à la poursuite de ce qu'il considère comme un lobby plus insidieux et moins véhément dans les coulisses, celui mené par les maîtres du pétrole du Golfe et les ennemis d'Israël. Alors que le lobby pro-israélien est centralisé dans le très puissant American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), caractérisé par l'auteur comme "ouvert", "transparent" et "extra-gouvernemental", le lobby arabe est une "hydre à plusieurs têtes" dont "les manoeuvres sont souvent difficile, sinon impossibles, à suivre". Les intérêts américains au Moyen-Orient sont bien plus dominés par des besoins de pétrole que par des idées "chimériques" sur la Terre Sainte, écrit Bard, et ainsi la protection de la famille royale saoudienne trouve sa source dans ces intérêts nationaux. Les premiers efforts du lobby arabe furent alimentés par l'inquiétude des pays arabes lors de la création d'Israël, et ceux-ci ont utilisé leur puissance pétrolière pour faire chanter les Etats-Unis ("les Saoudiens nous ont manié par le baril depuis le premier jaillissement"). Après la Guerre des Six jours en 1967, le lobby arabe s'est divisé entre ce qu'il appelle le "complexe pétro-diplomatique" et ces arabo-américains soutenant la conscience nationale palestinienne. L'auteur dénombre beaucoup de groupes aux longs acronymes, établit pour certains leur soutien au terrorisme islamique, et appelle à la fin d'une politique jusqu'à présent inefficace "d'apaisement et d'indulgence envers les Saoudiens et les autres Arabes". Bard appuie sur tous les boutons brûlants au cours de son exposé incendiaire." (Kirkus)


 

 


*          *          *
Dr. Mitchell Bard is the Director of AICE and the Jewish Virtual Library. His latest books are The Arab Lobby (Harper), Will Israel Survive? (Palgrave),  48 Hours of Kristallnacht: Night of Destruction/ Dawn of the Holocaust (Lyons Press).
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:12

 

 

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Le neuvième 11 septembre

par Daniel Pipes
11 septembre 2010

http://fr.danielpipes.org/blog/2010/09/le-neuvieme-11-septembre

Version originale anglaise: The Ninth 9/11
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Comme le 11 septembre revient chaque année, ceux d'entre nous qui concentrent leur attention sur l'islam radical se demandent si les leçons du 11 septembre ont fait leur effet- ou si elles se sont évanouies comme l'événement lui-même devenant un souvenir. Sommes-nous, en d'autres termes, en train de progresser ou de régresser dans ce qui fut appelé la guerre contre le terrorisme?

Contrairement à une guerre classique, dans laquelle les marqueurs objectifs, tels que le contrôle du territoire ou la production de l'acier indiquent les tendances, dans ce nouveau genre de guerre on doit chercher les facteurs subjectifs comme la compréhension de l'ennemi ou la fierté de sa propre civilisation. Comment, sur cette base glissante, les Etats-Unis prennent-ils position sur le neuvième 11 septembre ?

D'un point de vue positif, environ la moitié de la population - essentiellement la moitié conservatrice - a fait des progrès considérables. Elle a tout fait, depuis lire le Coran jusqu'à se porter volontaire pour combattre en Afghanistan. Un discours prononcé par Newt Gingrich en juillet, avec une discussion approfondie sur "Etre aux prises avec les islamistes radicaux à la fois sous leur aspect militant et leur aspect plus dissimulé», symbolise cette augmentation de prise de conscience.

Du point de vue négatif, la moitié libérale et l'Establishment en place qui la contrôle inévitablement, du gouvernement en passant par les médias jusqu'à l'académie des arts, est devenue plus déterminée que jamais à ignorer l'aspect religieux de la guerre et au lieu de cela elle la réduit à la lutte antiterroriste et à l'économie. La déclaration d'un ridicule clownesque faite au Congrès d'Eric Holder en mai, quand maintes et maintes fois il a refusé de reconnaître le moindre rôle à l'islam radical, symbolise cette obstination. Pire encore, les libéraux paralysent les tentatives de défense en étiquetant celles-ci d' islamophobie et de racisme

De la combinaison de ces éléments de preuve contraire, je conclus que les leçons du 9 septembre ont semblé évidentes mais en fait, elles furent profondes et subtiles ; par conséquent, en tirer pleinement les implications prendra des décennies. Heureusement, ce processus est en cours. Malheureusement, il peut aller trop lentement pour atteindre la victoire.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 19:04

Enquête Stuxnet

BANNER SENTINELLE

 

 

 

Les leçons de Stuxnet

par Caroline B. Glick, Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

samedi 2 octobre 2010

desinfos


 
Une guerre s’achève quand une partie brise de façon permanente la capacité et la volonté de l’ennemi de le combattre. Cela n’est clairement pas survenu en Iran. Il y a une nouvelle arme cybernétique sur le billot. Et c’est un joker. Stuxnet, un logiciel malicieux, ou ‘maliciel’ ou ‘malware’, le programme a apparemment été d’abord découvert en juin. Bien qu’il soit apparu en Inde, au Pakistan et en Indonésie, les complexes industriels de l’Iran – dont ses installations nucléaires – sont ses principales victimes.

Stuxnet opère comme un ver d’ordinateur. Inséré dans un système d’ordinateur par une clé USB plutôt que via Internet, il est alors capable d’infiltrer des réseaux qui ne sont pas connectés à l’Internet.   Hamid Alipour, directeur adjoint de la Compagnie de Technologie de l’Information en Iran, a déclaré à des journalistes lundi que le ‘malware’ a opéré sans être détecté sur les systèmes d’ordinateurs du pays depuis environ un an.    Après qu’il ait pénétré un réseau, ce programme super intelligent trouve ce qu’il a pénétré puis décide ou non d’attaquer. Le destin des systèmes d’ordinateurs qu’il pénètre est celui qui contrôle des infrastructures critiques comme les usines électriques, des raffineries ou d’autres cibles industrielles.

Ralph Langner, chercheur allemand en sécurité informatique, qui fut parmi les premières personnes à étudier Stuxnet, a déclaré à différents media que, après que Stuxnet a reconnu sa cible spécifique, il fait quelque chose qu’aucun autre programme ‘malware’ n’a jamais fait. Il prend le contrôle du système SCADA (Système de Contrôle et d’Acquisition des Données) et à travers lui, il est capable de détruire l’installation.   Aucun autre programme ‘malware’ n’est jamais parvenu à se transporter du cyberespace vers le monde réel. Et c’est ce qui rend Stuxnet si révolutionnaire. Ce n’est pas un instrument d’espionnage industriel. C’est une arme de guerre.

A partir de ce que les chercheurs ont exposé jusqu’à présent, Stuxnet a été conçu pour contrôler les systèmes informatiques produits par le géant allemand de l’ingénierie Siemens. Au cours de la génération passée, les instruments de Siemens Ingénierie, dont son logiciel industriel, ont été la colonne vertébrale de l’infrastructure industrielle et militaire de l’Iran. Les produits logiciels d’ordinateurs de Siemens sont largement utilisés dans les usines d’électricité iraniennes, les systèmes de communication et les bases militaires, et dans l’usine d’électricité nucléaire construite par les Russes à Bushehr.   Le gouvernment iranien a reconnu une brèche dans le système informatique de Bushehr. L’usine devait commencer à opérer le mois prochain, mais les officiels iraniens ont annoncé que l’ouverture serait repoussée de plusieurs mois du fait du dommage causé par Stuxnet. Lundi, la chaîne Channel 2 a rapporté que l’usine d’enrichissement de l’uranium de Natanz était aussi infectée par Stuxnet.

Mardi, Alipour a reconnu que la découverte de Stuxnet n’a pas atténué son pouvoir destructeur.    Comme il l’a dit : « Nous avions prévu que nous pourrions extraire le virus en un ou deux mois. Mais le virus n’est pas stable et depuis que nous avons commencé le processus de nettoyage, trois de ses nouvelles versions se sont répandues ».  
Alors que jusqu’à présent, personne n’a revendiqué la responsabilité de Stuxnet, ou bien n’a été désigné comme son développeur, des experts qui ont étudié le programme s’accordent pour dire que sa sophistication est si vaste qu’il est hautement improbable qu’un groupe de pirates informatiques financés en privé l’ait développé. Seul un Etat nation aurait les ressources financières, en personnel et autres, nécessaires à développer et déployer Stuxnet, avancent les experts.

L’Iran a pointé un doigt accusateur en direction des USA, d’Israël et de ’Inde. Jusqu’à présent, la plupart des analystes pointent le doigt vers Israël. Les officiels israéliens, comme leurs homologues américains, demeurent silencieux sur le sujet.   Alors que des nouvelles d’une attaque destructrice sur les installations nucléaires de l’Iran sont un motif de faire la fête, à ce stade, nous n’en savons tout simplement pas assez sur ce qui est arrivé et ce qui continue de se produire sur les installations nucléaires de l’Iran pour faire la moindre évaluation raisonnable sur le succès ou l’échec de Stuxnet. En effet, le New York Times a mis en avant que depuis que les vers Stuxnet ont été trouvés dans les logiciels de Siemens en Inde, au Pakistan et en Indonésie ainsi qu’en Iran, décrire « l’aspect le plus frappant du programme d’ordinateur malicieux à extension rapide… pourrait bien ne pas avoir été si sophistiqué que cela, mais combien ses créateurs ont été laxistes en laissant une attaque spécifiquement ciblée s’étendre au hasard autour du globe ».

Tout ce que nous tenons pour certain, c’est que Stuxnet est une arme et qu’elle est actuellement utilisée pour mener une bataille. Nous ne savons pas si Israël est impliqué dans la bataille ou non. Et si Israël fait partie de la bataille, nous ne savons pas si nous la gagnons ou non.    Mais tout de même, dans l’ignorance des détails de cette bataille, nous en savons déjà assez pour tirer nombre de leçons de ce qui arrive.   La première leçon de Stuxnet, c’est qu’il est essentiel d’être un meneur plutôt qu’un suiveur dans le développement technologique. Le premier à déployer de nouvelles technologies sur le champ de bataille possède un énorme avantage sur ses rivaux. De fait, cet avantage peut être suffisant pour gagner une guerre.   Mais une deuxième leçon suit aussitôt la première. Un monopole dans un nouveau système d’arme est toujours fugace. Le monopole nucléaire des USA à la fin de la Seconde Guerre Mondiale lui a permis de vaincre le Japon impérial et de mettre fin à la guerre par la victoire alliée.

Lorsque les USA ont révélé leur arsenal nucléaire cependant, la course de l’union soviétique pour acquérir ses propres armes nucléaires a commencé. Quatre ans seulement après que les USA eurent utilisé leurs armes nucléaires, ils se sont eux-mêmes retrouvés dans une course aux armements nucléaires avec les Soviétiques. La possession par l’Amérique d’armes nucléaires ne les a pas protégés de leur puissance destructrice.   Les risques de prolifération sont l’envers de l’avantage du déploiement d’une nouvelle technologie. Avertissant sur les nouveaux risques présentés par Stuxnet, Melissa Hathaway, ancienne coordinatrice nationale de la sécurité en cybersécurité des USA, a déclaré au Times : « La prolifération est un vrai problème, et aucun pays n’est préparé à le traiter. Tous ces gars de la sécurité informatique sont terriblement effrayés. Nous disposons d’environ 90 jours pour régler cela [la nouvelle vulnérabilité] avant que quelque pirate informatique ne commence à s’en servir ».   Puis il y a l’asymétrie de vulnérabilité vers les armes cybernétiques. Une arme cybernétique comme Stuxnet menace des Etats nations beaucoup plus qu’il ne menace un acteur non étatique qui pourrait se déployer dans l’avenir. Par exemple, une cyber-attaque du niveau de Stuxnet contre les émules du Hezbollah ou d’al Qaïda par un Etat comme Israël ou les USA entraînerait chez ces groupes beaucoup moins de dommage qu’une cyber-attaque du Hezbollah ou d’al Qaïda de la qualité de Stuxnet lancée contre un pays développé comme Israël ou les USA.   En bref, comme chaque nouveau système d’armes majeur introduit depuis le lance-pierre, Stuxnet crée de nouvelles forces autant que de nouvelles vulnérabilités pour les Etats qu peuvent l’exercer.

Comme la bataille qui fait rage aujourd’hui dans les installations nucléaires de l’Iran, même si le scénario le plus optimiste est vrai, et si Stuxnet a paralysé ses installations nucléaires, nous devons reconnaître que bien qu’une bataille critique ait été gagnée, la guerre est loin d’être terminée. Une guerre s’achève quand une partie brise de façon permanente la capacité et la volonté de l’ennemi de le combattre. Cela n’est clairement pas survenu en Iran.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a manifesté cela clairement pendant sa visite aux USA : il intensifie, et ne ralentit pas sa position offensive contre les USA, Israël et le reste du monde libre. 
De fait, comme le chef d’Etat Major Adjoint de Tsahal, le Major Général Benny Ganz l’a remarqué la semaine dernière : « l’Iran est impliqué jusqu’au cou dans tout activité terroriste au Moyen-Orient ».   Aussi même selon le scénario le plus rose, Israël ou quelque autre gouvernement a seulement neutralisé une menace – quoiqu’une énorme menace – au sein d’un ensemble de menaces posées par l’Iran. Et nous pouvons être absolument certains que l’Iran prendra toutes les mesures nécessaires pour développer de nouvelles voies pour menacer Israël et ses autres ennemis aussi vite que possible.

Ce que cela nous apprend, c’est que si Stuxnet est une arme israélienne, tout en étant une immense réalisation, ce n’est pas une arme révolutionnaire. Alors que nous avons grandement tendance à croire que nous avons trouvé une balle d’argent : le fait est que mettre en action une arme comme Stuxnet ne modifie pas fondamentalement la position stratégique d’Israël. Par conséquent, cela ne devrait pas avoir d’impact sur la doctrine stratégique d’Israël.   Selon toute probabilité, en faisant l’hypothèse que Stuxnet a significativement amoindri les installations nucléaires de l’Iran, cette réalisation sera unique. Exactement comme les Arabes ont appris les leçons de leur défaite en 1967 et ont mis en œuvre ces leçons avec de grands effets en 1973, de même les Iraniens – et le reste des ennemis d’Israël – apprendront les leçons de Stuxnet.   Ainsi, si nous assumons que Stuxnet est une arme israélienne, qu’est-ce que cela nous montre sur la position d’Israël vis-à-vis de ses ennemis ? Ce que Stuxnet démontre, c’est qu’Israël est parvenu à maintenir son avantage technologique sur ses ennemis. Et c’est un grand soulagement. Israël a survécu depuis 1948 en dépit du désir sans mélange de nos ennemis de nous détruire parce que nous avons continuellement adapté nos avantages tactiques pour garder un coup d’avance sur eux. C’est cette capacité d’adaptation qui a permis à Israël de gagner une série de batailles exceptionnelles et nous a permis de survivre.   Mais de nouveau, aucune de ces batailles uniques n’ont modifié le jeu stratégiquement. Aucune d’entre elles n’a fondamentalement changé les réalités stratégiques de la région. C’est le cas parce qu’elles n’ont pas eu d’impact sur l’aspiration stratégique de nos ennemis de nous détruire ; elles n’ont pas non plus diminué les vulnérabilités stratégiques d’Israël. C’est la nature inchangée de ces vulnérabilités depuis l’aube du sionisme moderne qui donne à nos ennemis l’espoir qu’ils pourraient un jour vaincre et doivent donc continuer à combattre.

Israël a deux vulnérabilités stratégiques fondamentales.   La première est l’étroitesse stratégique d’Israël, qui attire les envahisseurs. La seconde vulnérabilité est la faiblesse politique d’Israël aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, ce qui rend impossible de mener de longues guerres.

Attentif à ces vulnérabilités, David Ben Gourion affirma que la doctrine militaire d’Israël a pour double objectif de mener des guerres sur le territoire de nos ennemis et d’y mettre fin aussi vite et décisivement que possible. Cette doctrine demeure la seule option réaliste aujourd’hui, même si Stuxnet est dans notre arsenal.   Il est important de souligner cette simple vérité aujourd’hui alors que l’excitation monte sur Stuxnet, parce que les dirigeants d’Israël ont des antécédents de confusion entre l’innovation et l’avantage tactiques avec une transformation stratégique. C’est l’échec de nos dirigeants à identifier convenablement ce qui s’est produit en 1967 pour un avantage tactique momentané : c’est ce qu nous a conduits au bord du désastre en 1973.   Depuis 1993, nos dirigeants se sont constamment trompés en adoptant le paradigme de l’Occident de la paix contre les territoires comme réponse stratégique à la vulnérabilité politique d’Israël. Le fait que l’agression internationale sur le droit d’Israël à l’existence a seulement commencé son ascension depuis qu’Israël a adhéré au paradigme de la paix contre les territoires est la preuve que nos dirigeants se trompaient. Adopter la narration politique de nos ennemis n’a pas augmenté la fortune politique d’Israël en Europe, aux USA ni à l’ONU.   De même, nos dirigeants se sont trompés sur la supériorité aérienne d’Israël comme réponse stratégique à sa vulnérabilité géographique. Les campagnes de missiles que les Palestiniens et les Libanais ont menées contre la ligne de front intérieur à la suite des retraits d’Israël de Gaza et du Sud Liban montrent clairement que la suprématie aérienne ne comble pas la vulnérabilité géographique. Cela ne soutient certainement pas l’idée que la profondeur stratégique est moins importante qu’elle ne l’était autrefois.

Nous pourrions bien ne jamais savoir si Stuxnet a été une réussite ou si Stuxnet est israélien. Mais ce que nous savons, c’est que nous ne pouvons pas nous permettre d’apprendre les mauvaises leçons de ses réalisations.   

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 11:57

 

 

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Géopolitique/ Atatürk, la Turquie et l'Allemagne

 

Par Michel GURFINKIEL

 

Depuis la fin du XIXe siècle, des liens étroits ont existé entre l’Allemagne et la Turquie. Atatürk y voyait un danger pour son pays.

 
 
 

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  1. Mustafa Kemal et le poids de l’alliance germano-turque

 

 

Au XIXe siècle, l’Empire ottoman doit s’appuyer sur les pays européens pour survivre. La France, la Russie, la Grande-Bretagne, l’Autriche, la Prusse, sont très présentes. Politiquement, c’est la Grande-Bretagne qui exerce la plus grande influence, notamment à partir de 1839.

 

Le nouvel Empire allemand, créé par et autour de la Prusse en 1870, s’intéresse à la Turquie à partir de l’avènement de Guillaume II en 1890.

 

Il propose à la Turquie une sorte de protectorat-alliance, à la fois économique (train Berlin-Bagdad, financé par l’Allemagne, qui relie Constantinople et l’Anatolie à l’Europe centrale) et militaire (alliance militaire qui culmine, pendant la Première guerre mondiale, avec l’envoi en Turquie d’une importante mission allemande encadrant l’armée ottomane).

 

Dépourvue de colonies importantes, l’Allemagne voit dans la Turquie l’équivalent d’un « Empire des Indes ». Ayant échoué dans ses réformes depuis 1839 et écrasée par sa dette, la Turquie voit dans l’Allemagne le « grand frère » qui peut lui permettre de survivre.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, Mustafa Kemal est l’un des meilleurs généraux ottomans. A la bataille de Gallipoli (1915), où il repousse un corps expéditionnaire néo-zélandais, il force le respect des officiers allemands chargés de « l’encadrer », notamment le géneral  Otto Liman von Sanders.

 

Après la guerre, les militaires turcs restent en général pro-allemands. Sauf Kemal. Chef de la révolution nationaliste en 1920 puis président de la nouvelle République turque, il évite de renouer les liens étroits de la période précédente.

 

 

  1. Kemal contre l’Allemagne.

 

 

Pourquoi cette méfiance ?

 

D’abord, Kemal se sent culturellement plus proche de la France que de l’Allemagne. Il lit en français. Ses auteurs préférés sont les philosophes français des Lumières. Il façonne en partie la République turque sur le modèle jacobin.

 

Ensuite, sa priorité absolue est d’éviter que la Turquie dépende d’un pays étranger. Même s’il se sent proche des Français, il contrebalance leur influence en s’inspirant d’autres modèles étrangers pour une partie de ses réformes : la Suisse, l’Italie… A plus forte raison veut-il éviter des liens trop étroits avec l’Allemagne.

 

Entre 1908 et 1914, il désapprouvait la politique des Jeunes Turcs tendant à renforcer l’alliance avec l’Allemagne. Selon lui, c’était une « colonisation librement consentie ».

 

Pendant la guerre, il ne supporte pas l’arrogance des généraux et officiers allemands vis à vis de l’armée ottomane. Et le fait souvent sentir.

 

L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie ont perdu la Première Guerre mondiale. La Turquie nouvelle n’a pas intérêt à s’allier avec des perdants.

 

L’Allemagne a entraîné la Turquie dans sa défaite en 1918 : la Turquie a failli en mourir. Cela ne se pardonne pas.

 

Mais avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler, en 1933, l’antigermanisme de Kemal se renforce.

 

On a le compte rendu (conservé aux Etats-Unis) de ses entretiens secrets avec le général américain Mac Arthur en 1936 : il prévoit l’expansion du IIIe Reich et une nouvelle guerre mondiale. Il estime que c’est un danger mortel pour un petit pays comme la Turquie et  dit à Mac Arthur que seuls les Etats-Unis peuvent éviter le pire.

 

En 1937, il limoge son premier ministre et ami de toujours, Ismet Inönü, qui prône l’alliance allemande. A la veille de sa mort en 1938, il envisage de faire juger Inönü pour trahison.

 

Il accueille des universitaires allemands antinazis (juifs pour la plupart) en Turquie entre 1933 et 1938.

 

Certains historiens se sont demandés si cette véhémence antinazie n’était pas liée à d’éventuelles origines cryptojuives : Kemal est originaire de Salonique, la grande ville juive et dönmeh des Balkans (annexée par la Grèce en 1912 et rebaptisée Thessalonique).

 

En 1934, Kemal laisse faire ou organise des émeutes antijuives dans les Dardanelles, suivies de l’expulsion de la communauté locale.

 

Certains en déduisent qu’il n’avait pas d’origines cryptojuives. D’autres, qu’il a voulu se distancier des juifs turcs pour mieux mettre le pays (et la communauté juive) à l’abri du nazisme.

 

 

  1. La Turquie pendant et après la Deuxième guerre mondiale

 

 

Inönü succède à Kemal/Atatürk en 1938.

 

Il met en place un régime calqué sur le fascisme et le nazisme, très différent de la « dictature de gauche » de Kemal.

 

Inönü reste neutre pendant la guerre, mais semble tenté jusqu’en 1942 par une alliance avec l’Allemagne.

 

Entre 1942 et 1944, il persécute les juifs (« loi sur le capital » à caractère spoliateur, envoi des hommes dans des camps de travail).

 

En 1944, quand il est clair que les Alliés ont gagné, Inönü se rapproche des Anglo-Saxons et rapporte sans explication les mesures antijuives.

 

Il semble que le souvenir de la ligne antiallemande de Kemal/Atatürk ait été le principal frein, entre 1940 et 1942, à une entrée en guerre aux côtés du IIIe Reich.

 

La réorientation pro-occidentale de 1944 conduira à l’adhésion à l’Otan et au Conseil de l’Europe, à la demande d’adhésion à la Communauté européenne puis à l’Union européenne, à la reconnaissance d’Israël dès 1949 et finalement, des années 1980 aux années 2000, à une alliance de facto avec l’Etat juif.

 

Néanmoins, la Turquie d’après-guerre renoue en même temps avec une Allemagne intégrée au système occidental et dominée par les Etats-Unis.

 

C’est en Allemagne que vont la plupart des expatriés turcs de la 2e moitié du XXe siècle : ils y fondent une forte minorité nationale, plus ou moins bien intégrée à la société allemande. L’Allemagne est devenue le principal partenaire économique de la Turquie contemporaine, dans le cadre de l’association Turquie/Union européenne. 

 

 

 

         Conclusion

 

 

Pour des raisons à la fois stratégiques et personnelles, Kemal/Atatürk a prôné puis imposé une politique anti-allemande dès 1908.

 

Ce choix allait à l’encontre d’une très forte attraction mutuelle entre les deux pays.

 

C’est là un exemple frappant du rôle des singularités personnelles en politique.

 

 

 

© Michel Gurfinkiel, 2010

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:55

 

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De l’eau claire au marigot

Par Alain RUBIN

Pour aschkel.info et lessakele.


Au début de l’année passée, j’ai rencontré, en chair et en os, Monsieur le Professeur Pétré Grenouilleau, accessoirement Inspecteur général de l’éducation nationale, accidentellement ( ?) chargé d’inspecter madame Catherine Ventura-Pedzoli. Inspection au cours de laquelle ce brave homme d’inspecteur général comptera toutes les fois ou le professeur inspecté dira « shoah » et celles quand il dira « génocide », en faisant son cours sur l’extermination des Juifs, partout où les nazis et leurs complices et/ou auxiliaires purent les saisir pour chercher à les tuer.

C’était à l’occasion d’une conférence sur son sujet d’ouvrage, « les traites négrières ». J’étais arrivé un peu en retard à cette réunion organisée dans les locaux de l’université de Paris. Madame Benbassa présidait la dite conférence.

Malgré mon retard, j’ai tenu à intervenir. Je voulais, ce faisant, lui marquer ma solidarité, face au déchaînement d’hommes et de femmes se comportant contre lui comme des chiens de garde de la loi Taubira. En effet, ces derniers expliqueront à la sortie de son livre, contre toute évidence et contre toute intelligence, que parler « des » traites négrières : la traite occidentale et la traite orientale, et chercher à donner de l’information historique sur les fondements esclavagistes des différents types de despotismes asiatiques qui se partageaient le continent africain, ce serait du... négationnisme.

Rien que cela. Avec le même genre de non-raisonnement, parler des pogromes tsaristes de la fin du 19ème siècle et du grand pogrome d’Odessa au début du 20ème, ou encore, parler du pogrome islamo-palestinien d’août 1929 organisé par le Mufti Husseini, ce serait nier la shoah. Ridicule, évidemment, et pourtant, c’était quelque chose comme cela qui était reproché à l’historien de la traite négrière.

Je fis remarquer à l’assistance, que les censeurs du Professeurs Grenouilleau- Pétré n’avaient manifestement jamais lu les travaux historiques de la brillante phalange d’intellectuels africains qui publiaient dans les cahiers d’études africaines des années cinquante et soixante. Manifestement, souligné-je aussi, les arrogants lyncheurs du conférencier n’avaient jamais entendu parler de Claude Meillassoux et encore moins lu ses publications, -qui continuent de faire autorité-, sur l’esclavage en Afrique précoloniale.

J’ai tenu a rappeler ces circonstances de notre brève rencontre avec le Professeur Pétré-Grenouilleau, pour que l’on ne pense pas que je réglerai ici un compte avec lui, en relevant sa manière bizarre d’évaluer le professeur d’histoire d’un établissement secondaire lorrain.

J’ai souhaité dire quelques mots à l’occasion de sa conférence, pour qu’il sache qu’il n’était pas seul. Je voulais qu’il comprenne, que tout le monde n’était pas prêt à baiser les pieds poussiéreux de tous ceux qui forment ces cliques et ces différentes sortes de Ku Klux Klan fauteurs de rezzous intellectuels qui l’ont mis au pilori, parce qu’il ne faudrait pas parler des 17 millions d’Africains arrachés à leurs villages et emmenés sur les places négrières de la traite orientale. Parce qu’il faudrait que tombe dans l’oubli, que du 8ème au 20ème siècle, venant de l’orient, on a traqué les nègres, les « zanj » ; parce qu’en parler, ce serait, nous explique-t-on-,« dédouaner la colonisation occidentale», alors que, précisément, c’est lorsque, à Vienne en 1815, quand se réuniront les représentants des monarques de l’Europe des puissances hostiles à la France de la révolution française, alors que, exactement, c’est à Vienne en Europe et pas ailleurs, que l’ont décidera de traquer les négriers.

La conférence de Vienne de 1815, dite de la « sainte alliance, donnera pouvoir de police et de justice expéditive aux marines de guerre, principalement britanniques, qui se saisiraient des équipages négriers. Pour ces équipages, une seule sentence : la potence au bout d’une vergue du navire négrier.

La lutte expéditive contre l’alimentation de l’exploitation négrière occidentale allait mettre progressivement fin à la traite occidentale ; puis, elle allait nourrir l’exigence de la délégalisation de la possession d’esclaves et favoriser les lois d’abolition ainsi que les combats des esclaves et ceux des tenants de la justice pour les obtenir, en mettant totalement et définitivement fin à l’esclavage.

La colonisation, que beaucoup confondent avec l’esclavage, la colonisation vint plus tard, dans la seconde partie du 19ème siècle. Mais l’autre traite négrière, l’orientale, continuait, elle.

On va republier prochainement l’œuvre du grand journaliste Joseph Kessel. Souhaitons qu’elle soit intégrale et que l’on remette à la disposition du public ses reportages publiés en 1931, dans la presse populaire parisienne. Il y décrira de façon saisissante la traite de la chair humaine noire qui continuait, la traite négrière toujours. Il décrira avec force cette odieuse traite qui voyait ses lamentables colonnes d’hommes, de femmes et d’enfants, traverser, entravés, liés les uns aux autres, marchant à pieds, traversant les déserts de pierres et de sables, sous un écrasant et fréquemment mortel soleil, pour se rendre jusqu’aux boutres négriers qui attendaient paisiblement leur cargaison de marchandise humaine, au large de Souakim et de port Soudan, sur la mer rouge.

Je crois que j’ai eu alors droit à un bref remerciement du Professeur, pour mon intervention en sa faveur. Je ne sais si mes lignes lui parviendront. Je ne sais si elles auront un effet sur la suite de son co-rapport mettant en cause, en le déconsidérant, un professeur d’histoire accusé de manipuler lorsqu’il disait shoah plus souvent que génocide.

Monsieur l’inspecteur général, vous avez pu, comme moi, entendre hier soir les journalistes de télévision au sujet des tragiques événements de Srebrenica. Vous les avez entendus parler de « génocide », à propos de cette tuerie.

Il est évident qu’au sens donné par le tribunal de Nuremberg, cette terrible et massive vendetta n’était pas un génocide.

Cette vaste fusillade d’innocents, par des nationalistes serbes voulant tirer vengeance, un pour un, des exécutions sadiques organisées pendant la seconde guerre mondiale par les Waffen SS Anschar, recrutés parmi les jeunes musulmans bosniaques par le mufti Husseini et ses affidés, ce massacre n’était pas un génocide. Et pourtant, vous pouviez écouter les journalistes, parlant hier de l’événement, on n’entendait que, par ci, par là, génocide, génocide, génocide...

Le mot « génocide » tend à perdre son sens, comme le mot ghetto d’ailleurs. Le sens des proportions disparaît, avec la connaissance des faits.

C’est ainsi que des ensembles d’immeubles sociaux, où l’on trouve des logements spacieux avec tout le confort moderne, où les gens vont librement, sont appelés, par les rappeurs et des journalistes incultes, des  « ghettos ».

Le génocide paradigmatique, le génocide juridiquement fondateur, ce génocide précis, pas le génocide abstrait et générique, possède un nom : c’est la shoah. Je ne vous apprends rien que vous ne sachiez. Alors, monsieur le professeur, qu’aviez-vous à vous faire pardonner, et auprès de qui, en faisant ces griefs à votre collègue ? Vous n’aviez rien à vous faire pardonner, en êtes vous certain ?

En vous prêtant à cette inspection inquisitoriale, à cette mascarade sinistre, en créant de toute pièce le délit de trop dire « shoah », plutôt que génocide, vous avez fait, à votre collègue inspectée, ce que les censeurs-lyncheurs ont voulu vous faire, quand vous avez soigneusement décrit les traites négrières.

Avec votre livre, vous cherchiez la lumière. Vous participiez de la connaissance objective. Aujourd’hui, vous participez du remplacement de l’eau claire, alimentée par la source de la connaissance positive, par l’eau trouble du marigot...

Alain Rubin 30 septembre 2010

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 06:36

 

 

 

Interview D.Pétraeus -La dynamique de la guerre est «repassée du côté de l'Otan»

 

Par Renaud Girard-lefigaro
27/09/2010 |
 
Général David Petraeus : «Au cours des trois derniers mois, nous avons mené quelque 2.877 raids différents, pour un bilan de 269 commandants tués ou capturés, 860 insurgés tués et 2.039 faits prisonniers.»
Général David Petraeus : «Au cours des trois derniers mois, nous avons mené quelque 2.877 raids différents, pour un bilan de 269 commandants tués ou capturés, 860 insurgés tués et 2.039 faits prisonniers.»

INTERVIEW EXCLUSIVE - Selon David Petraeus, le stratège en chef des forces internationales en Afghanistan, le nombre des opérations de commando s'est accru de manière spectaculaire. 

Le général américain qui dirige les troupes de l'Otan en Afghanistan a accordé un entretien exclusif au Figaro

LE FIGARO. - Mon général, sommes-nous en train de perdre la guerre en Afghanistan ?

David PETRAEUS. - Non.

Mais l'insurrection ne cesse de s'étendre ! Il y a cinq ans, elle se limitait au Sud. Aujourd'hui, elle est partout, au Nord, au Sud, à l'Ouest, à l'Est. Si vous prenez la route du Logar, les talibans sont à trente minutes de Kaboul…

Il est indéniable que l'insurrection s'est beaucoup étendue. Mais je vous dirai aussi que l'ISAF (force internationale d'assistance et de sécurité) et l'armée nationale afghane (ANA) ont commencé le processus de reconquête du terrain perdu. Parlons du Nord. Certes les talibans se sont infiltrés en force dans la province de Baghlan. Mais l'ISAF et l'ANA s'y déploient en ce moment, afin de les contrer. Dans la province de Kunduz, les talibans ont incontestablement accru leurs actions depuis un an. Mais nous nous attaquons actuellement très sérieusement à ce problème, en combinant quatre types d'actions : les opérations des forces spéciales visant à tuer ou capturer les commandants locaux des talibans ; les ratissages menés par les forces conventionnelles de l'Otan et l'ANA ; la mise en place de milices villageoises sous le contrôle de la police afghane ; le processus de réconciliation permettant à des tribus hostiles de rejoindre le giron du gouvernement afghan. À l'Ouest, dans la province de Baghdis, frontalière du Turkménistan, on pouvait dire, il y a quatre mois, que les talibans ne cessaient de gagner du terrain. Aujourd'hui, après une offensive combinant les quatre mêmes éléments, nous avons éjecté les talibans d'une vallée de 100 km de long ; et nous pensons que, dans cette province, nous avons repris la main sur l'ennemi. À Kaboul, où se concentre le sixième de la population afghane, la sécurité s'est nettement améliorée par rapport à l'année dernière, grâce au travail efficace de l'ANA, de la police afghane, du NDS (services secrets afghans), du commandement régional turc, tout cela, bien sûr, avec l'appui de nos forces spéciales.

Vous êtes donc en train de gagner la guerre ?

Quand on mène une guerre contre-insurrectionnelle, les notions de victoire ou de défaite sont très difficiles à appréhender. Dans ce type de conflit, gagner, c'est faire des progrès. Bien sûr que nous préférerions avoir pour mission de conquérir tel territoire, d'y planter notre drapeau au sommet de la plus haute montagne, et de revenir ensuite chez nous pour un défilé de la victoire. Mais, dans les conflits contemporains - qui sont asymétriques -, cela n'existe plus. Je pourrais passer des heures avec vous sur la carte pour vous prouver que la dynamique de la guerre est en train de repasser des mains des talibans et du réseau Haqqani (chef d'un mouvement pachtoun islamiste agissant contre l'Otan à partir de son sanctuaire de la zone tribale pakistanaise du Nord-Waziristan, NDLR) aux mains de l'Otan. Nous venons de recevoir le renfort de 30 000 que le Pdt Obama avait annoncé lors de son discours de West Point (décembre 2009, ndlr). Pour la première fois en Afghanistan, l'Otan dispose des moyens civils et militaires nécessaires pour conduire une campagne efficace de contre-insurrection.

Pour atteindre quel objectif ?

Nous sommes des réalistes. Nous ne rêvons pas de faire de l'Afghanistan une Suisse. Notre objectif est simple : parvenir à ce que le gouvernement afghan soit capable d'assurer lui-même sa sécurité, d'imposer par lui-même son autorité sur son territoire, afin que l'Afghanistan ne redevienne pas un sanctuaire pour al-Qaida et autres groupes terroristes islamistes transnationaux, comme il l'était avant les attentats du 11 septembre 2001. Nous ne sommes pas en Afghanistan pour y implanter notre modèle de société ou de développement. Les Afghans sont souverains chez eux : c'est à eux et pas à nous de décider comment ils veulent vivre dans le futur.

N'y a-t-il pas eu, au cours des derniers mois, un accroissement significatif des opérations menées par les forces spéciales ?

Vous avez raison. Le nombre de nos opérations de commando visant à tuer ou capturer, les uns après les autres, les chefs des unités insurrectionnelles, s'est accru de manière spectaculaire, à un point que je n'avais jamais vu dans toute ma carrière. Au cours des trois derniers mois, nous avons mené quelque 2.877  raids différents. Le bilan est le suivant : 269 commandants tués ou capturés ; 860 insurgés tués et 2.039 faits prisonniers. Lorsque le chef d'un groupe d'insurgés est tué et que, trois jours plus tard, nous parvenons à éliminer celui qui l'a remplacé - comme cela est déjà arrivé -, cela fait réfléchir les candidats potentiels à l'insurrection. Après un tel raid de commando, il nous faut intervenir immédiatement pour assurer que le territoire que contrôlait le groupe ennemi ne redevienne pas un sanctuaire pour l'insurrection. Nous y envoyons alors nos forces conventionnelles avec autant de partenaires afghans que possible. Le but est de réintégrer dans la société afghane les insurgés découragés. Dans les villages, après accord des chouras (assemblées traditionnelles où siègent les leaders tribaux et les barbes blanches afghanes, ndlr), nous installons des milices d'autoprotection contre les talibans, placées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur afghan. Cette politique de réintégration des responsables locaux ne nous empêche pas de soutenir la politique de main tendue du gouvernement Karzaï à l'endroit des chefs talibans nationaux ayant renoncé à leurs liens avec le terrorisme international. Dernier élément de cette politique globale, nous avons conscience de l'importance du combat contre la corruption, afin d'accroître l'autorité morale du gouvernement afghan sur sa population.

Les forces spéciales françaises étaient très actives en Afghanistan en 2004 et 2005. Avez-vous l'intention de profiter du prochain sommet de l'Otan à Lisbonne pour demander à la France de les renvoyer sur le terrain ?

Non. J'outrepasserais mon rôle de soldat. Je n'ai pas à m'ingérer dans les décisions politiques des pays membres de l'Otan.

Pouvez-vous nous résumer votre stratégie militaire pour les mois à venir ?

C'est une stratégie de contre-insurrection, fondée sur la protection de la population afghane. Il s'agit de la séparer des insurgés irréductibles. Notre but est de détruire les sanctuaires dont les talibans se servent pour menacer la population. Il s'agit ensuite de permettre que se constitue une administration locale afghane efficace capable de gagner le cœur des habitants. À Marjah (province du Helmand), on ne vend plus de la drogue sur le marché, depuis notre opération de février dernier. La rentrée des classes s'est faite au lycée, pour la première fois en six ans. Trois autres écoles ont ouvert dans le district (l'équivalent d'une sous-préfecture française, ndlr), lequel est désormais administré par un homme compétent et intègre.

Le réseau Haqqani a mené plusieurs actions dans la province de Kaboul pour tenter d'y faire dérailler les législatives du 18 septembre. Or, comme le mollah Omar, le réseau Haqqani bénéficie de la protection de l'ISI, les services secrets pakistanais. Comment pouvez-vous envisager de gagner cette guerre, alors que vos ennemis bénéficient du sanctuaire que leur offre le Pakistan, lequel jouit par ailleurs d'une aide financière américaine considérable ?

Le président Karzaï s'est exprimé récemment très clairement sur ce problème. Moi-même, je l'ai dit au général Kayani (chef de l'armée pakistanaise, ndlr), que j'ai rencontré trois fois depuis ma prise de fonction en juillet. Heureusement, le leadership pakistanais est en train de prendre conscience de la menace que représente pour lui la zone tribale du Nord-Waziristan. Car, désormais, ne s'y concentrent pas seulement les talibans qui viennent se battre contre nous en Afghanistan. Les mouvements islamistes ayant commis des attentats au Pakistan, comme par exemple les talibans du Pendjab, s'y sont également réfugiés. Pour être honnête, il faut saluer les immenses efforts qu'a consentis l'armée pakistanaise au cours des deux dernières années, pour nettoyer les autres zones tribales. Le Nord-Waziristan constitue un terrain militaire très difficile. Mais, bien sûr, nous souhaitons que l'armée pakistanaise - légitimement occupée en août et septembre à secourir les victimes d'inondations gigantesques - s'attaque à ce sanctuaire le plus tôt possible.

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