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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 08:20
Le Gauleiter Zbnigniew Brzezinski, à force de têter l'antisémitisme avec le lait de sa mère, vient, cette fois, de franchir le mur du çon : 

http://thetruthorthefight.files.wordpress.com/2009/02/210.jpg

http://www.israel-infos.net/index.phplink
Abattre les avions israéliens

Israel-infos.net

lundi 21 septembre 2009

Dans une interview accordée au site internet "The Beast", l’ancien conseiller à la sécurité nationale du Président des Etats-Unis, Jimmy Carter, entre 1977 et 1981, Zbigniew Brzezinski, a recommandé au président Obama d’empêcher, militairement, le survol d’appareils israéliens du territoire irakien, qui seraient en route pour une attaque sur l’Iran.

"Nous ne sommes pas précisément des bébés impotents. Ces avions doivent survoler l’Irak. Allons nous les regarder sans rien faire ?" demande notamment Brzezinski, qui affirme encore qu’il ne faut pas se contenter d’indiquer le désaccord des Etats-Unis pour une attaque israélienne sur l’Iran, mais également agir en se mesurant militairement aux forces aériennes de Tsahal pour les obliger, le cas échéant, à rebrousser chemin, faute de quoi il sera nécessaire d’abattre ces appareils.
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 23:10
http://swedishgreenwashing.files.wordpress.com/2009/01/suede-drapeau.jpg

L'un de nos correspondants, que nous appellerons B.O s'est senti moralement, humainement, universellement mis dans l'obligation de protester auprès de l'Ambassade suédoise, à propos des ignominies publiées par le journal suédois : Aftondbladet, reprenant de vieilles légendes qu'on croyait disparues, à l'encontre de la seule armée au monde à disposer d'un code éthique. Il a bien voulu nous communiquer la réponse en forme de fin de non-recevoir qu'il a reçue de l'Ambassade en question. 

http://www.rfi.fr/actufr/images/116/aftonbladet80.jpg

De fait, le gouvernement suédois décline toute responsabilité et semble tout-à-fait hermétique aux notions de rumeurs répandues par ses propres ressortissants sans l'once d'une preuve, aux notions de faux-témoignages et d'enveniment sans fondement des relations internationales dans les zones de conflit. Il semble, là, s'agir d'un gouvernement internationalement irresponsable, qui ne va pas au-delà de ses compétences régaliennes minimales : c'est-à-dire, assurer la vie courante de ses citoyens sans se préoccuper des conséquences de leurs actes, ni des préjudices qu'ils pourraient éventuellement porter à d'autres Etats ou/et à d'autres citoyens.  Assurer leur liberté ("d'expression" à eux) de désinformer sans aucun égard quant à la portée du propos déformé. La "liberté d'expression suédoise", c'est le droit absolu de mentir, de tronquer, de propager la haine, le renoncement à toute éthique ou déontologie journalistique au profit de l'accusation et sans respect de la présomption d'innocence, l'abaissement, la dégradation de la cible visée, la diffusion de rumeurs dignes du Moyen-âge baignant dans les préjugés les plus éculés....

Or, il ne peut y avoir de mise en cause d'une éthique (militaire, juridique, ou autre), d'une honorabilité, sans faire preuve, en contrepartie, d'une déontologie à l'endroit des faits au moins équivalente...
 
Voici cette "réponse" en forme de : "il n'y a pas d'Etat responsable au numéro que vous demandez, le droit de vomir les Juifs en rond est sacré, chez nous, ne le saviez-vous pas? Or, nul n'est censé ignorer la loi suédoise protégeant la licence totale de ses propres ressortissants à l'encontre d'autrui..."

De : Ambassade de Suède <info@amb-suede.fr>
Date : 7 septembre 2009 12:55
Objet : Re: Pour information
À : B.O@safe-mail.net (adresse maquillée).



Monsieur,

 

Nous vous remercions de votre courriel concernant l’article paru dans l’édition du 17 août du quotidien suédois « Aftonbladet ». Nous comprenons que son contenu ait pu susciter des vives réactions. De nombreuses personnes ont demandé un désaveu formel de cet article par le gouvernement suédois.

 

Il est de notre devoir, à tous, d’être vigilants face à tout ce qui peut être perçu comme de l’antisémitisme. Les partis politiques représentés au Parlement suédois sont unanimes à condamner toute forme d’antisémitisme. En Suède la publication de déclarations antisémites tombent sous le coup de la loi contre l’incitation à la haine raciale, un délit passible d’une peine de privation de liberté allant jusqu'à deux ans.

 

Dans mon pays, un travail considérable d’information est effectué dans les établissements scolaires notamment sur l’Holocauste. Il existe également une institution d’État, le Forum pour une histoire vivante, dont la mission est de diffuser les connaissances sur l’Holocauste.

 

Dans la situation actuelle, plusieurs membres du gouvernement suédois ont souligné que toute dérive vers l’encouragement de l’antisémitisme et toute autre forme d’intolérance, y compris l’islamophobie doit être fermement combattu.

 

Mais en Suède, selon notre constitution, la vocation du gouvernement n’est ni de critiquer, ni de s’excuser, ni de condamner des articles publiés dans des organes de presse indépendants.

 

Seul l’éditeur d’un organe de presse peut être tenu pour responsable de ce qui y est publié. La constitution suédoise qui détermine la manière dont se répartissent les responsabilités en matière de publication dans les médias, précise que le rôle de l’éditeur ne peut, en aucun cas, être endossé par le gouvernement ou une administration.

 

Uniquement le Chancelier de la justice – procureur général indépendant en cas d’accusation publique concernant la liberté d’expression et la liberté de la presse - peut engager des poursuites pour infraction à la Loi sur la liberté de la presse, qui forme une partie de la Constitution suédoise. Toute personne estimant qu’une infraction a été commise, a la possibilité de porter plainte auprès du Chancelier de la justice.

 

Les poursuites engagées peuvent notamment porter sur des incitations à la haine raciale. Mais même s’il existe d’une manière ou d'une autre de telles présomptions sous forme par exemple de déclarations ou condamnations, ni le gouvernement, ni un ministre spécifique ne sont autorisés à essayer de modifier le cours de la justice dans l’instruction de l’affaire.

Les particuliers s’estimant victimes de calomnies ou d'injures ont la possibilité de s’adresser à un tribunal. Outre les dispositions de la Loi sur la liberté de la presse, les médias sont soumis au contrôle d’une Commission de déontologie de la presse, devant laquelle quiconque peut porter plainte concernant le contenu d’un article.

 

Les Services du Chancelier de la justice se livrent actuellement à l’examen de l’article incriminé afin d’apprécier s'il est passible de poursuites. 

 

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma parfaite considération.

 

Gunnar Lund

Ambassadeur

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 07:01
Le Ghetto juif de Budapest envahi

Par JTA ET JPOST.FR 
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251804503115&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull
06.09.09
 
La police hongroise anti-émeutes a été déployée samedi pour lutter contre des manifestants xénophobes (en majorité des skinheads et des néo-nazis).

La Grande synagogue de Budapest. 
PHOTO: MYA GUARNIERI , JPOST

Plus de trente personnes ont été arrêtées pour détention d'armes et comportement séditieux. La surveillance a été renforcée en ce jour de Gay Pride.

Les manifestants ont donc investi le cœur du quartier juif, allumé un feu, déchiré des signes et scandé des injures antisémites, tout cela, sous les yeux des familles de Juifs étrangers venus profiter du Festival de la culture juive en ce moment à Budapest.

L'un des touristes, britannique, a tenté de s'interposer. Il a dû être pris en charge par les forces de police après avoir été attaqué verbalement et physiquement par un groupes de vingt manifestants.

 
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 05:53

Bruxelles, 4 septembre 2009

Nous sommes les citoyens d’un pays où, dans la torpeur d’un été incertain, les médias endossent avec gourmandise les témoignages suspects d’Arabes de Gaza recueillis par Human Rights Watch, qui rapportent que des jeunes juifs dans l’uniforme d’Israël fauchent désormais des civils désarmés agitant des drapeaux blancs. 



Il n’est pas malicieux de rappeler que ce thème des « drapeaux blancs » jouait un rôle central dans la campagne de 
fundraising entreprise par HRW en mai dernier à … Riyad. 

Nous vivons dans un pays où il est suggéré de penser que l’armée d’Israël fait aux Arabes ce que faisaient naguère les nazis aux aînés de ses enfants, mais où les crimes de guerre avérés du Hamas se déclinent impudemment sur le mode de l’interrogation dans ce qui fut jadis un journal de référence (Le Soir, 7 août).

Lequel journal ne consent par ailleurs à reconnaître la paternité des scientifiques israéliens dans une avancée médicale qu’après l’avoir grossièrement occultée (Le Soir des 18 et 19 juillet 2009). 

Nous comptons bien peu désormais dans ce pays où un ministre de la Coopération traite l’Histoire avec ignorance et insensibilité et écrit le 3 août dans un communiqué que les quartiers orientaux de Jérusalem, la ville qui plus que toute autre symbolise l’identité des Juifs et construit leur rapport au monde, sont des lieux où, là aussi, là surtout, ils seraient des importuns ou des indésirables.

Dans la langue d’aujourd’hui réservée aux Juifs, des "colons".

Nous ne pesons guère décidément dans ce pays qui invite ainsi ses citoyens à s’asseoir sur les bancs de l’école du mépris d’Israël pour les instruire de ce que ce peuple juif autrefois persécuté y serait aujourd’hui devenu l’incarnation la plus achevée de la cruauté, du sadisme et de la misère morale, et leur inspirer sournoisement l’idée que ce qui fut fait peut bien être défait. 

Nous partageons frustrés le quotidien de ce pays qui ne dit rien en revanche de la corruption et de la duplicité des prétendus modérés du Fatah qui affichent en Judée Samarie leur mépris pour un compromis réaliste avec Israël en élisant le 11 août une majorité de partisans de la violence parmi les 18 membres de leur comité central. 

Ils élèvent les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa au rang d’aile militaire officielle du mouvement, contrevenant impunément aux engagements pris avec Israël et les Etats-Unis d’œuvrer à leur démantèlement. 

Nous enrageons de ne rien entendre dans ce pays des assassins du Hamas tapis au cœur de leurscivils qu’ils offrent sciemment en sacrifice pour faire pleurer Margot dans nos chaumières, et de l’inguérissable enseignement à la haine d’Israël et au meurtre des Juifs, dans les écoles, les studios de télévision, les mosquées, les journaux, à Gaza certes, mais aussi à Ramallah, Le Caire, Aman, Damas, Riyad, Alger, Khartoum, Tripoli ou Beyrouth…

Sans rien dire du mépris insultant du parlement de la Région Bruxelles Capitale pour les accords de coopération avec une démocratie agressée, du financement par la Direction Générale à la Coopération et au Développement d’une organisation promouvant le boycott d’Israël, ou du squat peu honorable de notre consulat à Jérusalem...

Et l’air n’est guère plus respirable au-delà de nos frontières.

Ainsi en Grande-Bretagne où le porte-parole du Foreign Office pour le Moyen-Orient assure dans un entretien sur la chaîne Al Arabiya que son pays contribue financièrement à la construction de nouveaux quartiers arabes dans la partie orientale de Jérusalem afin d’empêcher la judaïsation de la Ville

Nous en sommes là désormais, commandés à Londres, Bruxelles, Paris, Berlin ou Stockholm d’empêcher la judaïsation de Jérusalem.

L’école du mépris, décidément.

Comme si l’identité et l’équilibre mental européens, en écho à celle et celui du monde de l’Islam et au mot d’ordre de cette nouvelle Amérique sous hypnose, étaient autant construits sur la négation de l’évidente judéité de Jérusalem que l’identité et l’équilibre mental des Juifs reposaient sur sa légitime affirmation…

En Grande-Bretagne encore où la mauvaise santé d’Ali al-Megrahi, le responsable libyen de l’assassinat des 270 passagers du Boeing de la Pan Am explosé au dessus de Lockerbie, lui gagne le droit de mourir libre dans son lit après un retour triomphal à Tripoli.

Profondément affligeant, dira de ce retour mis en scène par la propagande libyenne le ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband écartelé entre la candeur et l’hypocrisie.

Condamné en 2001 à une peine de prison à perpétuité assortie de 27 années de sûreté, le terroriste libyen n’en aura passé que 8 derrière les barreaux, fort de ce nouveau « droit humanitaire » qui, asservi à des intérêts mercantiles inavouables et indifférent aux souffrances et à l’humiliation des familles des victimes, commande aux crimes les plus méprisables.

En Suisse qui survit sans peine à la pantalonnade de Hans-Rudolf Merz en visite à Tripoli le 20 août pour liquider la situation de l’année dernière et ouvrir la voie au marché libyen.

Liquider la situation de l’année dernière, c’est, pour le président de la Confédération helvétique,exprimer ses excuses au peuple libyen pour l’arrestation injuste, par la police de Genève, de diplomates libyens en 2008 (Hannibal Kadhafi, fils aîné de Mouammar, et son épouse, arrêtés dans un hôtel de la ville pour faits de violence sur deux domestiques). 

En somme, renier l’Etat de droit pour ouvrir la voie au marché libyen et hâter la libération de deux citoyens suisses retenus en otage à Tripoli par mesure de représailles, après que le « Père de la Révolution » libyenne ait, sans essuyer la moindre rebuffade, suggéré pendant le dernier G8 à L’Aquila de démembrer la Confédération helvétique et son fils promis de l’atomiser…

Et c’est ainsi que, comme l’Italie avant elles, la Suisse et la Grande-Bretagne se mettent à leur tour à genoux devant Kadhafi. 

En France aussi où Nicolas Sarkozy, partisan pourtant d’une enquête indépendante sur l’Affaire Al Dura, fait décorer de la Légion d’Honneur au Consulat de France à Jérusalem (!) celui-là même qui pourrait bien avoir couvert de son autorité la plus grande imposture de l’histoire moderne de l’information et offert l’alibi moral pour massacrer du Juif pendant 6 ans.

En France encore où le même président de la République a le front de presser Israël de libérer un citoyen franco-palestinien condamné à 7 ans de réclusion pour avoir voulu attenter à la vie du rabbin Ovadia Yossef, construisant ainsi une symétrie douteuse avec la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit détenu, lui, par une organisation terroriste.

En Suède, pays en charge de la présidence tournante de l’Union européenne, où le ministère des Affaires étrangères accrédite les accusations, portées le 17 août par le quotidien de la capitaleAftonbladet contre des soldats de Tsahal, d’enlever des jeunes Palestiniens pour alimenter un trafic d’organes, en se désolidarisant publiquement de son ambassadeur en Israël qui, elle, les avait salutairement stigmatisées.

L’école du mépris, encore. 

Et aux Etats-Unis enfin où Barak H. Obama, sourd aux réserves des grandes organisations juives, épingle l’American Presidential Medal of Freedom sur la poitrine de Mary Robinson, dont la postérité retiendra la nauséeuse logorrhée anti-israélienne (les attentats suicides sont un moyen légitime pour obtenir la libération du peuple palestinien ou encore, l’assimilation du sionisme au racisme par l’ONU constitue un résultat remarquable) et la responsabilité dans la faillite de la Conférence contre le Racisme Durban I.

Aux Etats-Unis où l’émissaire présidentiel en charge de la lutte contre l’antisémitisme tarde à être nommé, convoyant partout le message que la lutte contre ce fléau n’est plus pour cette administration la priorité qu’elle était pour ses devancières depuis plus d’un demi-siècle.

Aux Etats-Unis encore où les irritables oreilles présidentielles, et avec elles, celles d’une Europe confite d’un plaisir longtemps contrarié, souffrent décidément plus le bruit d’une grue à Jérusalem que celui des milliers de centrifugeuses iraniennes qui tournent et tournent inlassablement...

L’école du mépris, toujours.

Il revient, le temps du malheur. On ne le voit pas encore, mais on peut déjà le sentir…


Isaac Franco
© Primo, 05-09-2009
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 05:22

Le CRIF dénonce la publication d’un entretien du négationniste David Irving dans un journal espagnol

Le CRIF apprend que le quotidien espagnol El Mundo va publier demain, samedi 5 septembre, une interview du négationniste et de l’antisémite David Irving, à propos du soixante-dixième anniversaire de la seconde guerre mondiale. Même si, dans l’interview à paraître – ce que nous ne savons pas encore- David Irving ne parlait pas de la Shoah, le choix d’un tel individu pour évoquer la seconde guerre mondiale est particulièrement détestable.

Le CRIF dénonce la respectabilité ainsi conférée à ce compagnon de route de Faurisson, de Garaudy et des néonazis.

Le CRIF rappelle enfin qu’Irving a été incarcéré en Autriche pour négationnisme et a été condamné à un an de prison ferme en 2006. Par ailleurs, il est déclaré persona non grata dans plusieurs pays dont l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche.
http://www.actu.co.il/2009/09/le-crif-denonce-la-publication-d’un-entretien-du-negationniste-david-irving-dans-un-journal-espagnol/ 





Par Guy Senbel pour Guysen International News



Senior D. Pedro J. Ramirez,
Cher confrère,
 
C’était il y a 70 ans. A la fin de l’été 1939, le monde sombrait dans la guerre. La pire de toutes. Sa spécificité tient des méthodes employées pour tuer par millions des catégories de personnes. Les Juifs, que les Allemands, suivis par bien d’autres, décidèrent d’exterminer. Les Tziganes, les homosexuels, les handicapés furent eux aussi condamnés au nom de la pureté de la race. Les actes courageux, héroïques ou même intéressés, qui conduisirent au sauvetage des Juifs, montrent en creux l’impressionnante et redoutable machine à exterminer que les nazis huilèrent avec une idéologie de la terreur qui paralysa l’Europe occupée.

Le souvenir de la guerre, cher confrère journaliste, directeur d’un grand journal espagnol, El Mundo, c’est malheureusement bien souvent cela, la commémoration de la honte. Le débat des historiens et des savants peut porter sur les origines de la Shoah ou sur la reconstitution de la révolte d’un Ghetto, nullement sur la remise en question de l’existence de la Shoah.
C’est pourtant ce débat-là que vous souhaitez ouvrir dans vos colonnes, en publiant samedi 5 septembre une interview du négationniste David Irving, qui fait partie d’une liste ’’d’experts’’ interrogés par des journalistes de votre quotidien pour marquer le 70èmeanniversaire de la Deuxième guerre mondiale.
 David Irving - AP Photo/Hans Punz -
Permettez-moi de vous dire encore, cher confrère, que l’extermination des Juifs d’Europe fut une véritable folie meurtrière. A la guerre totale voulue par Hitler, la période fut marquée par l’horreur totale. Dans les camps, il y avait les cris en allemand, les coups cinglants, les chiens qui aboyaient, les enfants qui hurlaient devant leurs parents épouvantés. Les sélections, les opérations quotidiennes d’asphyxie collective au gaz Zyklon B. David Irving fait partie de ceux qui nient cette épouvantable réalité.
 
Les nazis inscrivirent également à leur programme la destruction des traces des massacres, et de la présence millénaire des Juifs d’Europe. La négation du crime fut préparée par les Allemands, qui dynamitèrent quelques fours crématoires à Birkenau, rasèrent le camp de Sobibor, détruisirent par le feu des millions de corps.
Les Allemands n’ont pas réussi à annihiler la mémoire des victimes, ni à effacer les traces de leurs crimes. D’autres essaient de s’en charger. Et David Irving en fait partie. 
 
De véritables experts existent pourtant ! Et ils ne sont pas forcément juifs ou israéliens. Jean-Claude Pressac, révisionniste repenti, a publié il y a quelques années ’’Les crématoires d’Auschwitz’’… Cet historien français, en cherchant à nier, avait découvert l’horreur froide, les techniques mises au point par les nazis pour tuer plus, plus vite, plus loin.
 
Certains survécurent. Ils attendirent pour la plupart près de quarante ans pour parler. Encouragés sans doute par les initiatives du cinéaste Steven Spielberg, ils livrèrent des témoignages aujourd’hui disponibles à Yad Vashem. Son directeur, Avner Shalev, vous a d’ailleurs écrit pour dire des choses. Qu’il regrettait d’avoir accepté de répondre à un journaliste de votre quotidien. Qu’il trouvait indécent de donner à Irving une forme de légitimité en publiant ses propos, aux côtés de ceux d’historiens véritables comme Ian Kershaw ou Richard Evans.
 
Comme Avner Shalev, nous pensons que c’est l’intégrité de votre journal qui est en cause. Alors, de grâce, au nom de la liberté de la presse, de la votre, ne publiez pas David Irving. Au nom de la liberté d’expression, ne publiez pas David Irving. Parce que toute sa démarche consiste justement à l’entraver.
 
En Europe occupée, les Juifs furent traqués, isolés, fusillés, torturés, concentrés avant d’être anéantis. Un tel massacre n’aurait pu se produire sans la collaboration active ou le silence complice des ‘’témoins’’. L’Allemagne est coupable. L’Europe, responsable. L’inquiétante apathie des témoins dérange toujours.
 
Pourquoi s’acharner à publier l’interview d’un homme emprisonné de février à décembre 2006 en Autriche pour ’’glorification du parti nazi allemand’’ ?
 
Pour commémorer le 70ème anniversaire du déclenchement de la Deuxième guerre mondiale, de belles histoires s’écrivent aujourd’hui en Europe.
 
Un train composé d’une locomotive à vapeur et de wagons des années 1930 a quitté la gare de Prague le 1er septembre. A son bord, des survivants sauvés à la veille de la Deuxième guerre mondiale par un agent de change britannique, Nicholas Winton. 668 enfants originaires de Tchécoslovaquie et de Slovénie. En 1938, Nicholas Winton avait visité les camps de réfugiés tchécoslovaques. Mesurant l’ampleur de la tragédie qui menaçait les enfants juifs, il récolta des fonds pour organiser leur sauvetage vers la Grande Bretagne. Nicholas Winton ne parla jamais de cette histoire. En 1988, sa femme trouva dans son grenier une enveloppe contenant des listes d’enfants et des lettres de leurs parents. Nicholas Winton a aujourd’hui 100 ans. Il a été fait Chevalier par la Reine Elisabeth II en 2002. Vendredi 4 septembre, Nicholas Winton aura accueilli à la gare de Liverpool Street à Londres les enfants qu’il a sauvés. Depuis 70 ans, ils sont des survivants.
 
Cher confrère, chaque jour, c’est la presse qui écrit l’histoire.
 
Pour l’honneur de la presse, et pour l’honneur de l’Espagne, ne publiez pas l’interview de David Irving, même assortie d’un communiqué de votre rédaction assurant qu’El Mundo n’est pas un journal qui prêche le révisionnisme. David Irving n’est ni expert, ni historien, tout juste un fossoyeur de la mémoire.
 
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, soldat de Tsahal et citoyen français. Otage du Hamas, il vit un calvaire depuis 1168 jours et 1168 nuits. Témoin de la solidarité et de l’amitié de la France, le nouvel Ambassadeur français en Israël, Christophe Bigot, porte à son père, Noam Shalit, une lettre personnelle du Président de la République française.
L’histoire retient les noms de ceux qui sauvent des vies.

 

  
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 22:19

Sacré Bachar !!!!!

Chavez accueilli en héros à Damas



Comme l’on s’y attend entre voyous de la même espèce, le Président vénézuélien Hugo Chavez a été accueilli avec tous les honneurs dès son arrivée à l’aéroport de Damas. Dans son discours d’arrivée, il s’est empressé de décocher ses flèches envers Israël, qu’il accuse, dans une logorrhée gauchiste digne des années de guerre froide, « d’avoir été créé pour renforcer la mainmise de l’Occident dans la région, en provoquant la division dans le monde arabe » ! « Pourquoi croyez-vous que cet Etat été créé ? Tout le monde le sait : pour servir les intérêts des Etats-Unis ! », éructait-t-il devant les micros.

Après une heure d’entretien avec le Président syrien, il a accordé une conférence de presse aux côtés de son acolyte Bachar El-Assad, lors de laquelle il a traité l’Etat juif « d’impérialiste » et accusé Israël « d’exterminer d’autres peuples » !! Alors que le monde commémore les 70 ans du début de la Seconde Guerre Mondiale, le dictateur sud-américain confiait à des journalistes en langue anglaise qu’« Israël est une menace pour la paix du monde », se mettant ainsi à l’unisson avec tous les antisémites de la planète qui reprennent les thèses nazies du « virus juif dont le monde doit se débarrasser ».

Cette visite d’Hugo Chavez entre dans le cadre d’un périple très significatif qui doit durer onze jours : Algérie, Libye, Syrie, Iran, Belarus et Russie. L’objectif non-dissimulé de ce pâle imitateur de Fidel Castro est de « créer un axe qui s’opposera aux Etats-Unis et à leurs alliés ». Reprenant la rhétorique tiers-mondiste, il déclare « que c’est le moment ultime pour lancer la lutte cruciale et justifiée contre l’impérialisme et débarrasser la planète de la domination exclusive d’une seule grande puissance hégémonique».

Chavez en est à sa deuxième visite en deux ans en Syrie, tout comme en Iran, et mis à part les accords commerciaux signés avec ces pays, il aura sûrement de quoi parler avec leurs dirigeants, pour renforcer encore davantage la présence et de l’influence de l’islamisme dans le continent sud-américain, avec sa bénédiction bienveillante.

par Shraga Blum
http://www.actu.co.il/2009/09/chavez-accueilli-en-heros-a-damas/ 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 07:45

L’accusation de « crime rituel », vestige du cannibalisme

 



http://www.hapoel.fr/2009/09/laccusation-de-crime-rituel-vestige-du-cannibalisme/



« Grand émoi dans le village, une jeune fille a été découverte assassinée, les Juifs seront sûrement suspectés de l’avoir assassinée. Soudain, le rabbin sort radieux : "Bonne nouvelle, la victime est juive !" »

 

Voilà une blague terrible, qui est la synthèse de la hantise juive désormais multi-centenaire du pogrom. Car les pogroms d’Europe se sont largement appuyés sur l’accusation du crime rituel.

Le saviez-vous ?

Cette accusation est la plus courante de l’antisémitisme, au point d’en être le plus grand classique, jusqu’à aujourd’hui : internet pullule de documents à ce sujet.

En quoi consiste cette accusation ? Elle affirme que pour la Pâques juive, les communautés juives auraient besoin de sang chrétien pour la confection de leurs pains azymes.

Un enfant serait alors enlevé ou acheté, enchaîné et torturé devant une foule lors d’une cérémonie secrète (relevant de la magie noire), puis crucifié et son sang recueilli dans des coupes.

Il faut savoir ici que l’accusation de crime rituel était largement présente en Europe au 19ème siècle et dans la première partie du 20ème siècle.

Après 1945, l’extrême-droite a eu du mal à continuer amplement à diffuser l’accusation de crime rituel, l’Église catholique elle-même a largement reculé sur cette question.

Mais aujourd’hui avec la crise les choses changent, car la culture antisémite en arrière-fond n’a pas changé. Si l’accusation revient aujourd’hui, c’est qu’elle n’a en fait jamais disparu.

Et en quoi consiste cette accusation ? En fait, on reconnaît ici les éléments de l’antisémitisme chrétien traditionnel : l’enfant serait crucifié car chrétien.

Mais cela va bien plus loin, car sur le plan religieux le sang est interdit dans le judaïsme que ce soit au niveau religieux ou au niveau de la nourriture. Il ne s’agit donc pas simplement d’un rejet du judaïsme comme religion, mais bien d’une mobilisation raciste. Ce qui est en jeu, c’est la question du « sang ».

À ce niveau, il est donc logique que l’accusation du « crime rituel juif » soit passée dans l’antisémitisme moderne, qui lui est uniquement « biologique ».

L’accusation est d’ailleurs toujours d’actualité politiquement : récemment le tabloïd suédois Aftonbladet l’a remise au goût du jour concernant des morts palestiniens ; en janvier 2005, 20 députés de la Douma avaient demandé « l’interdiction de toutes les organisations juives » ; en Autriche l’extrême-droite appuyée par l’Église organise une réunion annuelle pour un enfant « victime du crime rituel » (Andreas "Anderl" Oxner von Rinn), etc.

Elle est même assumée dans le monde musulman, ce qui n’a jamais été le cas historiquement (le Hizbollah, les gouvernements syrien et iranien, etc.).

Et la LICRA a demandé hier au site réactionnaire Alterinfo de retirer un article de Gilad Atzmon (un israélien devenu antisémite) aux propos explicites : « On pourrait se demander pourquoi le trafic d’organes est devenu une « chose juive ». Pourquoi l’État juif et le peuple juif sont-ils si impliqués dans ce genre de commerce répugnant et non éthique. La réponse est sans doute évidente : c’est une bonne affaire et il n’y a guère de concurrence, peu de gens étant prêts à vivre du trafic ou du vol de foies et de reins. »

En fait, l’accusation de « crime rituel » correspond exactement à la nature de l’antisémitisme tel qu’il faut le comprendre et le combattre : « Le chauvinisme national et racial est un vestige des habitudes misanthropiques, caractéristiques de la période de cannibalisme. L’antisémitisme, en tant que forme extrême de chauvinisme racial, est le vestige le plus dangereux du cannibalisme. » (Staline)



Sur http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=946

L’accusation de crime rituel


Il est pratiquement impossible d’expliquer les accusations qui ont été lancées à cette époque contre les Juifs. Ceux-ci ont été persécutés non seulement pour avoir été les « meurtriers du Christ » mais aussi comme « meurtriers d’enfants ».

La première fois qu’une telle accusation plus connue sous le nom de « crime rituel » a été lancée, ce fut en 1144 à Norwich, en Angleterre. Les Juifs y ont été accusés d’avoir enlevé un bébé chrétien et de l’avoir vidé de son sang. Cette sorte d’accusation s’est bientôt répandue, sous diverses formes, à travers toute l’Europe, puis dans les autres parties du monde.

Pourquoi les Juifs, selon leurs accusateurs chrétiens, avaient-ils besoin de sang humain ? Cette question a appelé plusieurs réponses :

Les Juifs souffraient d’hémorroïdes en punition d’avoir tué Jésus, et le meilleur remède contre les hémorroïdes, en ce temps-là, consistait à boire du sang.

Les Juifs de sexe masculin ont des règles et ont besoin tous les mois d’une transfusion sanguine.
Les Juifs, après la circoncision, ont perdu tellement de sang à la suite de cette intervention chirurgicale qu’ils ont besoin de boire celui de bébés chrétiens.
Le sang est le principal ingrédient entrant dans la composition des 
matsoth, de sorte que les Juifs en ont besoin en grandes quantités pour la préparation de leur fête dePessa‘h.
Chacune de ces réponses a été avancée.

Tout cela constitue une leçon très importante à propos de l’antisémitisme : Quoi que l’on raconte sur le compte des Juifs, les gens le croiront.

Le plus absurde de toute l’affaire est que ce sont précisément les Juifs, à qui leur propre loi interdit pourtant de consommer tout sang quel qu’il soit au point que la viande, pour être cachère, doit être soigneusement lavée et salée afin qu’en disparaisse toute trace qui ont été accusés d’en boire.

L’accusation de crime rituel est d’autant plus insensée si l’on se souvient que l’Eglise, au treizième siècle, a adopté la doctrine de la transsubstantiation. Selon celle ci, quand le prêtre célèbre la messe sur l’hostie et le vin, ces objets se transforment mystiquement en corps et en sang de Jésus. Le Chrétien qui consomme l’hostie et qui boit le vin est donc considéré mystiquement comme mangeant la chair de Jésus et comme buvant son sang.

Il est extravagant que le monde chrétien, tandis qu’il s’engageait dans un rituel consistant à « boire le sang de Jésus », ait accusé les Juifs à qui il est interdit de boire du sang de ce crime affreux fabriqué de toutes pièces.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:01
Je vous propose une analyse sur les racines de l'antisémitisme


Source : http://www.lamed.fr/seminars/antisemitisme/page0_1.html

    



Le préjugé

semble-t-il, est une prédisposition constante dans la vie. Dans sa chanson intitulée :

" National Brotherhood Week ", Tom Lehrer chante
:

Les Protestants haïssent les Catholiques.
Les Catholiques haïssent les Protestants.
Les Hindous haïssent les Musulmans.
Et tout le monde hait les Juifs.

Dans cette chanson, Lehrer exprime une banalité : 
la haine du Juif est la seule sur laquelle tout le monde est d'accord.

La question est : Pourquoi ?

Qu' est-ce qui se dissimule derrière ces millénaires de haine ?
Pourquoi les débordements de l' antisémitisme ont-ils frémi, bouillonné et explosé contre les Juifs en tous lieux, à toutes époques et à travers toute l' histoire ?

Les historiens proposent six raisons possibles .
David a certainement de bonnes excuses pour être en retard à l'école...
Mais quelle est la vraie raison ? :

En ce qui concerne l' antisémitisme, si nous réussissons à identifier sa cause, son élimination devrait alors mettre fin à la haine dont sont victimes les Juifs. Cependant, si nous pouvons éliminer ce que nous aurons identifié comme étant la cause, et que la haine demeure malgré tout, nous saurons alors que ce que nous pensions être une cause n' était en fait qu'une excuse.

Est-ce que les six raisons le plus souvent proposées pour l' antisémitisme sont vraiment des causes ou bien de simples excuses ?
Les six grandes causes ou… les six grandes excuses

Gardons soigneusement à l' esprit cette distinction en entreprenant notre étude.


Nous allons examiner chacune des principales explications proposées à l' antisémitisme, et nous essaierons de déterminer si elles sont des causes de la haine, ou simplement des excuses que les gens prennent pour des causes réelles.


Les historiens et les sociologues nous ont proposé de nombreuses théories pour expliquer ce sentiment persistant d'antipathie envers les Juifs.


Dans notre présentation, nous explorerons les six théories les plus fréquemment énoncées comme étant les causes principales de l' antisémitisme, d' où l' expression:

" Les six grandes ".


L'Economie
Nous haïssons les Juifs parce qu'ils possèdent trop de richesses et trop de pouvoir.


Nous appelons cela la théorie économique de l' antisémitisme.
Il postule que le pouvoir et la richesse des Juifs suscitent l' envie des autres membres de la population, et que cela se transforme en antisémitisme.



Cette théorie est apparue sous divers accoutrements à travers l' histoire.
L'une de ses manifestations les plus répandues a été les " Protocoles des Sages de Sion ".






Le peuple élu
Nous haïssons les Juifs parce qu' ils prétendent avec arrogance appartenir à un " peuple élu ".

La théorie du " Peuple Elu "

L' allégation d' une " élection " juive est indéniablement répandue.
Il y a plusieurs années, l' Université de Californie a mené une étude sur l' antisémitisme. On a présenté à des Américains non juifs dix-huit affirmations défavorables aux Juifs, et on leur a demandé s' ils croyaient en elles. 59 % ont répondu qu' ils croyaient que les Juifs se considèrent comme un peuple élu par Dieu. Ce taux a été de loin le plus élevé de ceux enregistrés parmi les sondés.


Afin de déterminer si cette croyance est effectivement une cause légitime de l'antisémitisme, ou si elle n' est qu' une excuse de plus, voyons ce qui arrive lorsque des Juifs cessent de prétendre qu' ils sont " élus ".

Si cette " élection " des Juifs est réellement la cause de l' antisémitisme, la haine dont ils sont victimes devrait alors disparaître.

Si en revanche elle n' en est que l' excuse, on ne notera aucune amélioration.
Pour notre cas d' espèce, nous allons rechercher une époque dans l' histoire où des Juifs ont collectivement rejeté leur " élection " et se sont assimilés à leur pays d'accueil. Le choix est évident : ce fut l' Allemagne au début du XXème siècle.




Le bouc émissaire
Il est facile de mettre les Juifs à part et de leur imputer nos propres malheurs.

La théorie du bouc émissaire

La théorie du bouc émissaire est fréquemment présentée comme une cause de l' antisémitisme. Certains historiens la rendent responsable du développement de l' antisémitisme allemand à la fin des années 1930.

Leur raisonnement est le suivant :

Hitler, comme avant lui beaucoup de dictateurs, avait besoin de détourner le ressentiment de sa population pour les problèmes que connaissait son pays en rendant responsable une victime innocente. 

Il a, au hasard, choisi les Juifs comme boucs émissaires et lancé contre eux une campagne diffamatoire massive afin de les tenir à l' écart de la société allemande.

Il a réussi dans ce projet, si bien qu' une écrasante majorité d' Allemands en est venue à haïr les Juifs.

La théorie du bouc émissaire nous ramène à une vieille question :

Qui est venu en premier ?
La poule ou l' œuf ?


En d' autres termes, un groupe humain est-il haï parce qu' il est choisi comme bouc émissaire, où est-il choisi comme bouc émissaire parce qu' il est haï ?




Le peuple déicide
Nous haïssons les Juifs parce qu' ils ont tué Jésus.

La théorie du déïcide

Les Chrétiens ont longtemps prétendu que les Juifs ont tué Jésus, et que c' est la raison pour laquelle ils les haïssent.

Est-ce que cette allégation est la cause réelle de la haine qu' ils leur portent ? Si elle l' est effectivement, comment se fait-il que les Chrétiens n' étaient pas révoltés de ce qu' ont fait les Juifs il y a deux mille ans, époque où ils sont censés avoir tué Jésus ?

(Au fait, comment peut-on tuer un dieu ?)

Cette accusation devra être examinée sous quatre points de vue :

1)   Origines de la revendication

(2)   Le temps émousse la douleur

(3)   Qui le Nouveau Testament désigne-t-il comme
ayant tué Jésus ?

(4)   Jésus a dit : " Pardonne-leur…"




Des étrangers 
Nous haïssons les Juifs parce qu' ils sont différents de nous.

La théorie de " l' étranger "

Peut-être les Juifs ne sont-ils haïs que parce qu' ils sont différents.

Les Juifs ont toujours été différents de leurs voisins, que ce soit par des particularités vestimentaires, par leurs lois et parfois même par leur langue.

Peut-être les nations au sein desquelles les Juifs se sont installés sont-elles incapables de les accepter à cause de ces différences culturelles.
D' une manière générale, les gens qui n' ont pas peur de ceux qui sont différents d' eux sont souvent repoussés par ces derniers.
Les sociologues appellent cela " l' antipathie envers ceux qui sont différents ".

Cette théorie semble constituer une cause vraisemblable de l' antisémitisme : Les Juifs sont haïs parce qu'ils sont différents.

  Il semble exister dans cette analyse une certaine part de vérité. A travers l' histoire, les Juifs se sont tenus à l' écart des autres, leurs rapports avec les non-Juifs étant extrêmement limités, et leurs systèmes de valeurs du point de vue éthique, culturel et social se distinguant du tout au tout de ceux de leur environnement. Plus précisément, le rêve le plus cher nourri par les Juifs a toujours été leur retour à Sion. Ils ont été des citoyens respectueux des lois de leurs pays d' accueil, aux destins desquels ils ont contribué jusqu'à parfois prendre les armes pour les défendre, mais leurs cœurs sont toujours restés tournés vers la Terre Promise. Il est donc indéniable que les Juifs, à travers l' histoire, ont toujours été, en dernière analyse, des 'étrangers'.

Mais qu' arrive-t-il quand les Juifs perdent leurs différences culturelles et deviennent de vrais " autochtones "? Si la théorie de " l' étranger "était correcte, la réponse à l' antisémitisme devrait se trouver dans l' assimilation.

L' antisémitisme devrait diminuer à la mesure de l' aptitude des Juifs à s' intégrer dans leurs sociétés d' accueil. Est-ce cela qui arrive réellement ?



La théorie raciale
Nous haïssons les Juifs parce qu' ils appartiennent à une race inférieure.

La Théorie " raciale "

Peut-être les Juifs ont-ils été haïs parce qu'ils sont une race différente.


La difficulté essentielle avec cette théorie est qu' elle est antinomique : les Juifs ne sont pas une race. N' importe qui peut devenir Juif, et des membres de toutes les races, de toutes les croyances et de toutes les couleurs de peau à travers le monde l' ont fait à un moment ou à un autre.

Il n' existe pas de discriminant physique spécifique aux Juifs.
Même l' idée du " nez juif " est un mythe. (Une étude effectuée en 1911 a d' ailleurs établi l' absurdité de ce trait anatomique.)

Les antisémites ne haïssent pas seulement ceux parmi les Juifs qui ressemblent physiquement à des Juifs ; ils haïssent tous les Juifs.

Ils haïssent les Juifs d' Europe de l' est ; ils haïssent les Juifs israéliens, russes et yéménites ; ils haïssent les Juifs hollandais aux cheveux blonds et aux yeux bleus, tout autant que les Juifs d' htmlect méditerranéen à la peau mate.
Tous les Juifs sont leurs cibles.

L' antisémitisme ne peut pas être expliqué comme étant un racisme pour la raison très simple que les Juifs ne sont pas une race.

Nous allons examiner ces " causes " l' une après l' autre et essaierons de déterminer si elles sont valables.

Examinons ces six raisons fréquemment données, et voyons si ce sont de vraies causes ou des excuses.

L' anatomie d' une haine

Les gens peuvent différer dans leurs attitudes quant à la source de l' antisémitisme, mais personne ne niera qu' il existe une haine puissante et passionnée.

Nous avons développé les six explications les plus fréquemment proposées du phénomène de l' antisémitisme.
Aucune de ces raisons types ne résiste à l' examen en tant que raison valable pour l' antisémitisme.
Toutes ces " raisons " tournent court et ne sont pas de vraies causes. Examinons à nouveau cette haine pour trouver une vraie cause profonde.

Il y a quelque chose de singulier dans l' antisémitisme.
De toutes les formes discriminatoires que peut prendre la haine, celle envers les Juifs est unique de quatre manières :


La pérennité
L' antisémitisme dure depuis un temps exceptionnellement long.
Le caractère universel
On trouve de l' antisémitisme à travers l' univers entier.
La virulence
La haine contre les Juifs est déversée d' une manière particulièrement virulente.
La confusion
Il est étonnant de constater la diversité des opinions sur ce que haïssent les antisémites.

Faire abstraction de l'élément juif dans l'antisémitisme

Les raisons de l' antisémitisme proposées par les différentes études faites sur le sujet n' ont rigoureusement rien à voir avec le fait que les Juifs sont juifs.

On a souvent souligné que les Juifs sont haïs parce qu' ils sont riches ; ou parce qu' ils possèdent des grands magasins; ou parce qu' ils sont banquiers.

De même, les gens diront : " N'est-ce pas une honte que Hitler ait choisi les Juifs comme ses boucs émissaires pendant la guerre ?"


Ces raisons " déjudaïsent " effectivement l' antisémitisme en l' assimilant à toute autre forme habituelle de haine.
Selon cette attitude, la Choah - la tentative la plus systématique d' exterminer un peuple de toute l' histoire de l' humanité - n' a rien eu à voir avec des raisons " juives ".
Les Juifs se seraient simplement trouvés là où ils n' auraient pas dû à un mauvais moment.

Cette approche implique que ni les Juifs ni la haine pour les Juifs ne sont uniques.
Un effort concerté a été entrepris pour montrer qu' il n' y a en fait rien de spécifique chez les Juifs, aucun facteur fondamentalement juif qui pourrait avoir causé l' antisémitisme. Il n' y aurait rien de juif à propos de la haine des Juifs, c' est du moins ce qu' affirme cette thèse.

Les antisémites parlent

Les érudits ont fait des tentatives approfondies pour prouver qu' il n' y a rien d' uniquement juif qui engendre l' antisémitisme.

Mais qu' est-ce que les antisémites eux-mêmes à ont dire sur le sujet ?


Voyons si les commentaires émanant d' antisémites de renom révèlent exactement ce qu' ils trouvent de si répréhensible chez les Juifs.

Le point de vue juif sur l' antisémitisme

Hitler présenta à l' humanité une forme nouvelle et particulière d' antisémitisme.
Pour le monde en général, cette forme d' antisémitisme a semblé nouvelle, mais pour les Juifs eux-mêmes elle ne comportait rien de révolutionnaire.

Longtemps avant que les premières manifestations concrètes de l' antisémitisme aient fait leur apparition dans le monde, la Tora fit savoir qu' il allait jouer un rôle considérable dans l' histoire des Juifs.
En fait, nous a-t-il été prédit, les Juifs allaient être haïs pour exactement les mêmes raisons que celles définies aussi cyniquement par Hitler.

Le Talmud (Traité Chabbath 89a) cite l' origine de l' antisémitisme en utilisant un jeu de mots :



La Tora - source du système juif de lois, de ses valeurs et de ses normes morales - a été reçue au mont Sinaï.

La prononciation du mot " Sinaï " est presque identique à celle du mot hébreu sina (" haine ").
" Pourquoi la Tora a-t-elle été donnée sur une montagne appelée Sinaï ?" demande le Talmud.
"Parce que la grande sina - la terrible haine du Juif - émane du Sinaï."

Au Sinaï, on a dit aux Juifs qu' il n' existe qu' un seul Dieu, dont les exigences morales s' adressent à toute l' humanité.
Par conséquent, la nation juive est devenue au Sinaï la cible pour la haine de ceux dont la prédisposition la plus forte est de libérer l' humanité des entraves imposées par la conscience et la moralité.

Au Sinaï, la nation juive a été désignée pour être " une lumière pour les nations ".
Il y a ceux qui embrassent les Juifs et la foi juive à cause de cette lumière; mais il y a aussi ceux qui veulent faire du monde un lieu d' obscurité spirituelle.
Ils émettent des objections à la moralité.
Ces précurseurs de l' obscurité s' en prennent aux Juifs comme à une sorte de paratonnerre appelant leur haine.

Hermann Rauschning avait été le confident personnel de Hitler, mais il abandonna le nazisme et essaya d' alerter le monde libre sur l' étendue et le danger de la menace nazie.

Il écrivait :

" C' est contre son propre problème insoluble d' être humain que ce qu' il y a de plus médiocre dans l' humanité se révolte en faisant usage de l' antisémitisme.
Néanmoins, le judaïsme, avec l' hellénisme et le christianisme, est un composant inaliénable de notre civilisation occidentale chrétienne - l' éternel " appel du Sinaï ", contre lequel l' humanité ne cesse de se révolter encore et encore."

[de: The Beast From the Abyss, par Hermann Rauschning].

Cet " appel du Sinaï " - le message confié aux Juifs et porté par eux - transformera un jour le monde.
C' est pourtant ce même message qui entretient la fureur de ceux qui donneraient jusqu' à leurs dernières forces pour lui résister.

La solution est dans la cause elle-même

Nous comprenons maintenant l' antisémitisme et sa cause.

La solution à l' antisémitisme est exactement la même que la cause :
Ce sont les valeurs et les croyances juives qui causent l' antisémitisme, et ce sont les valeurs et les croyances juives qui élimineront un jour l' antisémitisme.
Le message que transmettent les Juifs est une recette pour vaincre le mal.
Plus efficacement les Juifs transmettent leur message particulier, plus ils tendent à écarter le risque de nouveaux génocides, qu' ils soient dirigés contre eux ou contre n' importe quel autre groupe humain.

Ce n' est que lorsque les Juifs se comportent comme des Juifs, ce n' est que lorsque le message moral contenu dans la Tora se répand à travers le monde, que nous pouvons espérer vivre dans un monde où le mal aura été extirpé.
C' est là que réside l'exquise ironie de l' histoire juive.

Les Juifs n' ont jamais représenté la moindre menace militaire, politique ou économique, et ils n'ont jamais représenté plus qu' une fraction minuscule de la population du monde, et pourtant ils ont toujours été perçus par l' humanité comme une grande puissance.

Pourquoi ?
A cause du message dont ils sont porteurs : la Tora.

Les idées juives impriment leur marque sur le monde, mais le monde ne peut pas absorber correctement le message, à moins que les messagers - les Juifs - le connaissent et l' enseignent.

La question n' est plus : " 
Pourquoi les Juifs ", mais :

" Pourquoi être juif ?"


 
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 04:13



The massacre of Jews in Hebron in 1929. Just one of many

A lire : Le massacre des juifs par les arabes à hébron en 1929
http://aschkel.over-blog.com/article-35212878.html


C’est ce qu’a déclaré le porte-parole de la communauté juive de Hébron, Noam Arnon, en prévision de la cérémonie d’Etat en l’honneur des victimes qui se tiendra la semaine prochaine, le lundi 7 septembre, à 17H, dans le vieux cimetière de la ville, en présence du président de la Knesset, le parlementaire Rouvi Rivlin, le ministre de la Promotion et de la Diaspora, Y. Edelstein, et M. Elyakim Rubinstein.

En 1929, le terrorisme arabe a fomenté une agression généralisée contre toute la population juive de Palestine, et a sauvagement agressé les communautés de nombreuses villes: Jérusalem, Hébron, Safed, Haïfa, Tel-Aviv, fondée en 1909, Motsa, Houlda, Béer-Touvia, Har-Tov, et Kfar-Ouria. Ces pogromes ont fait 133 victimes juives.

Des conférences sont prévues au courant de la journée. Elles seront données par d’éminents professeurs, comme David Boukaï, de la chaire des sciences politiques de l’université de Haïfa, qui traitera de la confrontation entre l’Islam et le monde moderne ou le professeur Mordekhaï Kédar, du centre Béguin- Sadate de l’université de Bar-Ilan, ainsi que par des spécialistes du Proche-Orient.

1929photos_Page_094-2.jpg
Rescapés du massacre de Hébron 1929

De même, des universitaires ainsi que descendants des rescapés prendront la parole. Le professeur Ydo Netanyahou, frère du Premier ministre, entretiendra les visiteurs des biens appartenant à des Juifs et qui ont été pillés et qui sont toujours détenu illégalement par les contrevenants ou leurs descendants. Aucun procès destiné à rétablir la justice n’a abouti, contrairement à de nombreux cas similaires traités en Europe.   

Le film la Promesse démentie, relatera la chronologie de la trahison de la communauté juive par le Mandat Britannique. On peut signaler notamment que deux policiers britanniques, lors d’une patrouille à cheval, avaient observé l’intrusion des agresseurs arabes dans les maisons où les Juifs s’étaient réfugiés en vain, car les agresseurs avaient défoncé les portes. Les assassins avaient été dispersés ensuite alors qu’ils avaient montré de l’appétence à l’encontre des deux policiers. L’un d’eux s’était simplement contenté de tirer en l’air.


Pogrom en russie
Le colloque se tiendra dans le centre Guttnick, à proximité de la 
Maarat Hamakhpéla, le caveau des Patriarches.

Des visites guidées seront à la disposition des arrivants attendus, en provenance de l’ensemble du pays mais également de l’étranger.

Le porte-parole de la communauté juive de Hébron a déclaré que cette journée sera placée sous le titre: « Le terrorisme arabe d’Etat et la façon de le vaincre. »

« Nous mettrons davantage l’accent sur le phénomène de ce terrorisme en général, son poids et les méthodes qui permettent de lui résister que sur le massacre ».

« Il s’avère que les nations, et tout particulièrement la Grande-Bretagne, n’ont pas tiré la leçon de ce pogrome. » Il établit de plus un lien entre l’indifférence de ce pays vis-à-vis de ce massacre, d’une part,  et l’animosité dont fait preuve l’Europe envers Israël qui contraste avec la compréhension qu’elle manifeste envers le terrorisme arabe, d’autre part.


par 
Yéochoua Sultan 
http://www.actu.co.il/
 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 05:25

suede-drapeau




En marge des articles scandaleux du journal Aftonbladet, Michelle Mazel est l’épouse de l’ancien ambassadeur Zvi Mazel. Elle est l’auteur de « La femme de l’Ambassadeur » un récit personnel sur les huit années qu’elle passa au Caire avec son mari. Elle témoigne de l’antisémitisme suédois, tel qu’elle l’a vécu

Après avoir vécu une révolution en Roumanie, suivi de 5 années passées en Egypte, j’ai apprécié quand mon mari a été nommé ambassadeur de Suède.

Vraiment, j’attendais impatiemment de voir ce que cela faisait de recevoir notre dernier poste dans un pays occidental ami. Cette fois, nous ne serions pas isolés, il y’aurait de brillantes cérémonies officielles, des invitations pour les événements royaux, et nous nous prélasserions dans une ambiance amicale.

Bon, ça ne c’est pas exactement passé comme ça. C’était l’époque de la seconde Intifada et personne (personne) ne nous aimait.

Ainsi, par exemple, quand une gigantesque manifestation fut organisée contre les Etats Unis, après leur invasion de l’Irak en 2003, les gens ont marché par dizaines de milliers sous notre fenêtre, en en se dirigeants vers l’ambassade US. Parmi les nombreuses banderoles ostensiblement exposées, une était particulièrement saisissante disait en lettres noires : « Bombardez Tel-Aviv pas Bagdad »

Quelques semaines plus tard, l’Union des étudiants de l’université de Stockholm décidèrent d’organiser une « journée de la Palestine » qui devait se terminer par un débat au quel l’ambassadeur d’Israël était invité.

Zvi fit un bon discours diplomatique à propos de la nécessité de compromis et de réconciliation qui fut accueilli par un silence. Puis le représentant palestinien pris la parole est ce lança dans une violente diatribe contre les sauvages soldats israéliens : « Quand ils remarquent une femme palestinienne enceinte, ces bêtes commencent à parier pour savoir si c’est un garçon ou une fille et ensuite EVENTRENT LA FEMME VIVANTE pour savoir qui a gagné. De plus, rajouta t-il, « aucune jeune femme palestinienne n’est à l’abri des soldats : si elle est jolie, ils la mettront nue et l’obligeront à marcher dans les rues de Jérusalem. »

Je peux encore me souvenir du choc que j’ai ressenti. Nous étions, après tout, dans l’auditorium d’une université d’un pays occidental moderne, pas à Ramallah ou à Téhéran.

Comme prévu, l’auditoire siffla et hua les israéliens tant haïs. Et pourquoi pas ? Nous étions quotidiennement mis au pilori dans la presse. Mais ça alla de mal en pis. Assez rapidement, cette haine se retourna contre la communauté juive. En octobre 2003, un dénommé Jan Samuelsson, un soi-disant expert en religion et histoire religieuse, publia un article dans un des principaux quotidiens – Dagens Nyheter , un journal du matin avec un tirage équivalent à celui de Afonbladet – expliqua qu’il était légitime de haïr les juifs aussi longtemps qu’Israël occuperait les territoires arabes.

Voici quelques morceaux choisis de cet article : « La haine musulmane des juifs est justifiée » « La haine des juifs est essentiellement un phénomène moderne suscité par les crimes commis par l’Etat d’Israël contre les arabes au Moyen Orient ».

En conséquence, l’Ambassade Israélienne protesta mais devinez quoi ? La sacro sainte liberté d’expression prévalue et rien ne fut fait.

Les juifs suédois comprirent rapidement le message : « Hillelskolan » l’école juive fut mise sous protection policière et l’on conseilla à ses élèves d’enlever leurs couvre-chefs et leurs étoiles de David quand ils quittaient les lieux. Leurs parents reçurent le même conseil. Jusqu’à aujourd’hui, les religieux qui viennent d’Israël se voient demandés de porter un chapeau plutôt qu’une Kipa.

ASSUREMENT, une partie de tout ça peut être attribué à l’importante communauté musulmane qui vit en Suède de nos jours – 500 000 personnes sur un total de 9 millions d’habitants –. A Stockholm, les juifs âgés, la plus part d’entre eux survivants de l’holocauste, était conviés chaque vendredi à un «Oneg Shabat» dans l’immeuble de la communauté. J’y ai participé quelques fois et je m’y suis rendue au début de mars 2004 pour dire au revoir. Un très vieil homme avec un très fort accent polonais sorti un journal de sa poche. « Il est dit ici » me dit t-il « que dans la grande mosquée de Stockholm, ils ont distribué des dépliants et des cassettes appelant à supprimer les juifs, fils de cochons et de singes. Il est également dit qu’un porte parole du gouvernement a déclaré qu’il n’y avait pas de motifs pour intervenir. Qu’avez-vous à dire là-dessus ? »

Il n’y avait pas grand-chose à dire.

Une fois de plus, l’Ambassade d’Israël protesta ; une fois de plus la vénérée cape de la sacrosainte liberté d’expression fut jeté sur ce qui ne pouvait être décrit que comme de l’antisémitisme flagrant.

Ce fut une autre femme âgée qui finit par mettre des mots sur la peur qu’ils ressentaient tous :

« Vous êtes sûrement trop jeune pour vous en souvenir, mais c’est ainsi que ça a commencé en Allemagne ».

Je m’empressais de faire remarquer que la situation était complètement différente en ce sens que le gouvernement suédois protégerait ses citoyens et qu’il s’employait vraiment à combattre l’antisémitisme. Le Premier Ministre Goran Persson n’avait t’il pas organisé, non pas un mais trois séminaires internationaux sur le thème de l’holocauste ?

Je ne suis pas certaine qu’ils m’aient cru. A peine un mois avant, le même gouvernement suédois avait financé l’infâme exposition glorifiant la femme palestinienne qui s’était faite explosée au milieu de la foule d’un restaurant bondé d’Haïfa en octobre 2003, tuant 21 personnes. Ce « travail artistique » montrant une photo d’elle maquillée, son visage souriant flottant sur une mer d’eau rouge faite pour rappeler le sang, avait été choisi pour l’ouverture officielle d’un nouveau séminaire international dédié à une digne cause : « empêcher les génocides ».

Et quand l’ambassadeur Israélien, après avoir vainement protesté, pris lui-même l’affaire en main et balança dans l’eau les projecteurs qui illuminaient cette horreur, les trois principaux journaux protestèrent devant cette intolérable attaque contre la liberté d’expression artistique.

Le jour suivant, l’exposition était rétablie dans toute sa gloire.

Quand une année plus tard, les musulmans protestèrent contre une peinture exposée dans un musée de Gothenburg, qu’ils jugeaient insultante, ils le firent avec beaucoup plus d’efficacité. Une lettre anonyme expliqua ce qui arriverait à la femme et aux enfants du conservateur si le tableau n’était pas enlevé sur le champ.

Ce qui fut fait immédiatement.

par Michèle Mazel 

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