Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 12:06

La Turquie empêche la célébration de Noel dans la zone occupée de Chypre

Traduit par notre lecteur Daven92. Merci à lui (et aux autres)

 

http://www.bivouac-id.com/billets/toute-petite-traduction-souhaitee-la-turquie-empeche-la-celebration-de-noel-dans-la-zone-occupee-de-chypre/


Les forces turques occupant la région de Karpasia du nord de l’île de Chypre, se sont vues données un nouvel objectif concernant la célébration de Noël par les chrétiens de ce territoire. Pour la première année en 36 ans les chrétiens de Karpasia se sont vus interdits de célébrer Noël.

Le matin de Noël 2010, le père Zacharias et un grand nombre d’habitants se sont rendus à l’église Saint Sinesios à Rizokarpaso (photo), pour la prière. A ce moment, les forces d’occupation turque firent irruption dans l’église, interrompirent le service, forçant le prêtre à retirer ses habits de religieux. Les forces turques ont contraint tout le monde à quitter l’église.

Une fois tout le monde parti, les turcs scellèrent la porte de l’église. Le même évènement eu lieu à l’église de la Sainte Trinité ou le père Konstantinos officiait. Le Pope Chrysostomos de Chypre s’est déclaré affligé par l’attitude provocatrice des forces d’occupation turques.

Source : http://eu.greekreporter.com/2010/12/26/turkish-cypriot-grinches-steal-christmas-stop-holiday-liturgy/

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 12:11


logo wikileaks
La Syrie a aidé à orchestrer les émeutes de 2006 contre les caricatures de Mahomet, d’après les révélations de Wikileaks.

Adaptation : Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

http://www.haaretz.com/news/international/syria-helped-orchestrate-2006-mohammed-cartoon-riots-wikileaks-cables-reveal-1.333386


Le journal norvégien Aftenposten rapporte que le gouvernement syrien s’est activé à organiser les émeutes qui ont éclaté en 2006, à la suite de la publication des caricatures controversées du prophète Mahomet.

 

Par les tags de DPA:SyrieWikiLeaks

Le Gouvernement de Syrie s’est activé pour organiser les émeutes de 2006 qui ont éclaté à travers tout le monde arabe à la suite des publications des caricatures controversées du prophète Mahomet, d’après un reportage diffusé lundi par le quotidien d’Oslo Aftenposten, citant des câbles diplomatiques américains dévoilés par le site internet Wikileaks.


Les caricatures avaient été publiées à l’origine au Danemark voisin en 2005. Leur publication avait débouché sur de violentes manifestations, dont des attaques contre plusieurs ambassades à Damas au début de février 2006. Parmi les ambassades prises pour cibles se trouvaient celle de Norvège, du Danemark et de Suède.

 

 

Syria- Ap- May 15, 2010

Les gens passent près d’un portrait de Bashar al Assad à Damas, Syrie, 15 mai 2010.

Photo par : AP

A 

Un câble diplomatique publié par Aftenposten mentionne que le Premier Syrien a « plusieurs jours avant les manifestations, donné ordre au Grand Mufti Sheikh Hassoun d’envoyer des directives rédigées dans les termes les plus forts, aux imams qui professent les sermons du vendredi dans les mosquées de Damas ».


Les émeutes se sont terminées quand la Syrie « a senti que le message était passé », explique le câble, citant un Cheikh Sunnite dont le nom a été maquillé.


Les incidents ont eu pour conséquence l’évacuation des diplomates norvégiens et des exigences de compensation.


Aftenposten a expliqué récemment qu’il avait pu avoir accès au site où Wikileaks cache ses câbles diplomatiques et les publiait indépendamment de ce site internet qui souffle le chaud et le froid. 

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 03:30

 

Esclavage dans les pays islamiques - 600.000 esclaves noirs en Mauritanie - Human Rights Watch et les défenseurs des droits de l'homme ignorent !

Adapté Par Aschkel

Pour aschkel.info et lessakele.

 

 

http://elderofziyon.blogspot.com/2010/12/hrw-ignores-widespread-slavery-in.html

 

Mauritania, si lotta contro la schiavitù ma 9 leader abolizionisti finiscono in galera

 

Le journal italien  La Repubblica publie un rapport accablant sur l'esclavage en Mauritanie.



Les membres d'un groupe d'ONG anti-esclavage ont été emprisonnés pour avoir protesté contre l'asservissement de deux petites filles, âgés de 9 et 13 ans. 

Les Maures blancs qui sont des arabes asservissent à l'etat d'esclave près de 600.000 Maures noirs en Mauritanie.

L'ESCLAVAGE EST UN PROBLEME MAJEUR DANS LES PAYS ISLAMIQUES.

Ces Noirs vivent dans des conditions réelles d'apartheid, contraints de vivre dans des camps de noirs uniquement et sont victimes de mauvais traitements par la minorité arabo-berbère. 

VOUS NE TROUVEREZ AUCUN RAPPORT SUR CETTE HORREUR DES TEMPS MODERNES SUR LE SITE D'HUMAN RIGHTS WATCH.

Cette ONG qui focalise sur Israël en oublie de faire son travail.

Leur dernier rapport date de  1994 pour ce pays.

L'ONU et la BBC ont quand même timidement parler de ces pratiques abjectes, ( Amensty international s'y est penché un peu plus sérieusement )

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 19:51

[video] Sam Harris : « Le coran est un livre profondément médiocre » [sous-titré]

Deux versions sous-titrées… Nous n’avions pas vu la première version réalisée par un autre lecteur. Nous publions donc les deux. Ce double travail montre qu’il existe des bonnes volontés, mais qu’il est impératif de cadrer les travaux collectifs. Merci néanmoins à tous les participants, traducteurs etc. Concernant la traduction : une version destinée au sous-titrage ne doit pas être “surtraduite”. Il est nécessaire de suivre l’orateur et de ne pas trop modifier les phrases , leur ordre, ou le style, pour “coller” au mieux au discours et à l’image. Au second sous-titreur : nous faisons en sorte de ne pas déformer l’image, de remonter les niveaux sonores aux normes, et de caler le plus précisément possible les phrases sur le discours.

 

 

 


Un exposé lumineux et d’une rafraichissante simplicité de Sam Harris. Dédié à Caroline Fourest et à BHL. Merci au site Vlad Tepes

« L’extrémisme n’est pas un problème si votre croyance est réellement non violente. Le problème n’est pas le fondamentalisme. Le seul problème dans le fondamentalisme islamique, ce sont les fondamentaux de l’islam. »

 

 

Sam Harris est un auteur américain proposant le scepticisme scientifique.

 


Le message principal de Harris est que le temps est venu d’aborder librement la question de l’idéal de tolérance religieuse  Il pense que la survie de la civilisation est en danger à cause du tabou entourant les croyances religieuses. Tout en mettant en lumière le problème particulier posé par l’Islam et le Terrorisme international, Harris critique directement les religions de tout genre et toute forme de persuasion. Il voit dans la religion un frein au progrès vers des approches plus éclairées de la Spiritualité et de l’Ethique.


Harris reconnaît qu’il prêche pour une forme corrective et bénigne d’intolérance, la distinguant de la persécution religieuse telle qu’on a pu la voir se développer dans l’histoire. Il encourage une forme d’intolérance dans la discussion, dans laquelle les convictions personnelles sont soumises à preuves, et l’honnêteté intellectuelle est réclamée aussi bien dans les idées religieuses comme non-religieuses. Il pense aussi qu’il faut en finir avec les inhibitions qui empêchent la critique ouverte des idées, croyances et pratiques religieuses sous le prétexte de ‘tolérance’  

En savoir plus

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 19:16

 

 

 

 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-israel-cote-d-ivoire-gay-us-army-medias-63451822.html

 

 

 

Copie-de-venise-20030026.jpg Lorsque la majorité des israéliens disent qu'après tout ils sont chez eux et que les Palestiniens sont des envahisseurs arrivés en plusieurs vagues, on leur rétorque que l'Histoire est passée et qu'il n'est pas possible de revenir à l'Israël d'avant (pourtant indiqué dans le Coran: Sourate 2 versets 40/47, 122, 211); c'est ce que disent du moins les occidentaux répétant les propos "rationnels" des dirigeants palestiniens non Hamas ; "rationnels" avec des guillemets car ceux-ci viennent de rallier l'exigence du Hamas qui exigent le retour de 7 millions de "réfugiés" (alors qu'ils n'exigeaient "que" 4,5 millions) tandis que le Hamas est bien plus cohérent en prenant en compte qu'Israël est bien indiqué dans le Coran mais qu'il s'est renié qu'il n'a pas suivi sa direction et donc cette apostasie fondamentale doit être rectifiée, autrement dit il s'agit d'une question religieuse... Mais revenons à l'argument "rationnel" : ainsi l'Histoire serait passée, les anciens habitants n'ont pas le droit de mettre dehors les anciens colons (alors qu'ils ont déjà deux Etats : la Jordanie et Gaza), dont acte et d'ailleurs les accords d'Oslo avaient été pensés pour en finir avec cet état de fait, ce qui a été refusé par Arafat comme tout le monde le sait, il suffit de lire les mémoires de Bill Clinton ; mais je voulais en venir là : dans ce cas, si l'Histoire ne repasse pas les plats, on ne voit alors pas pourquoi les Français et Européens d'Algérie ont dû partir (alors qu'ils pouvaient rester selon les Accords d'Evian : leurs associations devraient d'ailleurs attaquer en justice -internationale y compris- les Etats algériens et français pour violation des droits) : les exilés de la Commune de Paris et autres forçats qui ont fait souche en Algérie, labouré sa terre, l'ont embellie, malgré les erreurs et injustices (que ceux qui n'ont jamais pêché leur jettent la première pierre)ont dû partir, mais ceux qui ont conquis dans le sang la Palestine doivent eux rester, y compris ceux qui ne sont venus que dans les années 30 lorsque les juifs du Retour avaient commencé à faire fructifier des terres laissées à l'abandon par les potentats de l'époque. Voilà la contradiction de l'époque d'aujourd'hui, ne parlons pas de la Chine au Tibet, de la Turquie à Chypre, j'en passe et des meilleures...


Et la Côte d'Ivoire ? Juste un mot : observons tout d'abord que lorsque les urnes sont bourrées en Egypte en Algérie au Venezuéla, en Iran... rien ne bouge ou si peu, lorsque cela se passe dans un pays supposé devenir le miroir de la démocratie légalement installée (alors qu'en Irak c'était "illégal" bien sûr)alors c'est le branle bas de combat. Tant mieux d'un côté car cela prouve que le droit d'ingérence lorsque les droits fondamentaux sont bafoués n'est pas une si injuste chose ; de l'autre côté c'est deux poids deux mesures surtout concernant les pays dominés par les arabo-musulmans puisque à l'évidence en Egypte, maintenue à bout de bras par les dollars US, la violation et les violences ont été flagrantes... Il est dommage que la confrontation entre liberté et tyrannie se passe en Côte d'Ivoire, mais observons que s'il s'agissait d'un Etat arabo-musulman, nos éternelles pleureuses du MRAP et consorts auraient immédiatement appelé au néocolonialisme raciste etc (à moins qu'ils ne le disent déjà pour la Côte d'Ivoire ? J'avoue ne pas me tenir au courant de leurs merveilleux écrits qui encore mieux que ceux de Voltaire éclairent le monde).


 Et Obama (soutenu au Sénat par huit Républicains )? Eclaire-t-il le monde en permettant que les homosexuels puissent se déclarer ouvertement dans l'armée US ? Certes, l'idée que le fait seul de l'indiquer vous excluait était inique, mais, à l'inverse, qu'apportera le fait de l'indiquer sinon de se communautariser ? Les soldats gays dormiront désormais dans les mêmes baraquements, ce qui ne peut qu'accentuer au lieu d'amoindrir l'incompréhension et la ségrégation implicite. L'avantage de la situation de l'autre côté serait de passer à l'étape supérieure : exiger des baraquements mixtes, autrement dit de pouvoir partager sa chambrée avec une femme, puisqu'il est possible de le faire avec un gay (du moins à l'époque où il n'avait pas à le dire...) ; le désir de transparence, de mettre tout le monde dans des petites cases, font qu'il y aura ainsi des bataillons gays et non gays, mixtes et non mixtes, en attendant les bataillons muslims, évangélistes, etc etc, bref, même la grande nation américaine n'a pu résister au relativisme total qui ne peut amener qu'à la déflagration accélérée de l'idée de nation, et aussi d'individu car on le sait depuis le déconstructionnisme dire "je" ou "moi" enferme puisque je est (seulement) un autre : ce n'est pas "moi" mais une pulsion qui s'est emparée de moi, libérez moi : -mais bien sûr ! mais prenez bien vos pills... promis ? -oui m'dame...


Quant au climat, également juste un mot : il faut rappeler que les actuels communicants claironnant que l'abondance de neige est le résultat du "réchauffement" (sans rire) disaient  exactement le contraire il y a quelques années, et même allaient plus loin en expliquant qu'à partir du Sud de la Loire le climat serait identique à celui de l'Espagne, nous sommes loin du compte et il ne suffit pas de s'arcbouter sur un climat "moyen" comme si la Terre était plate, avec une unique saison partout à chaque fois, qu'il n'existait pas de magma, de tectonique des plaques, de dérive des continents (sans parler du soleil) etc, bref, il est curieux d'observer que le délire millénariste ait été chassé par la grande porte et soit revenu par la fenêtre de la grande messe écologiste : résultat, l'éducation en matière de pollutions diverses comme les papiers sales, le bruit, la politesse, diminue, les trottoirs, les pelouses de squares, les bois, les rives de fleuve (ici la Saône et le Rhône) n'ont jamais été aussi sales, les insultes pleuvent, mais en effet les courbes des statistiques (surtout celles prévoyant le climat dans...un siècle) n'ont jamais été aussi étincelantes.


Tout ceci pour dire que l'époque n'a jamais été aussi favorable pour l'éclosion de réels médias alternatifs. N'oublions pas que les Tea Parties ont pu prospérer parce qu'ils avaient, en sus des innombrables blogs (dont celui de Mark Levin) Fox News dont le professionalisme a fait en sorte que cette chaîne est devenue sinon la principale du moins l'une des plus regardées aux USA. A quand une Fox News française ? Bientôt espérons-le ! en tout cas il est clair que si un journal comme La Poule Déchaînée pouvait concrétiser à plus large échelle le succès de ses deux premiers numéros 0 gageons que nous n'aurions plus à subir la prose insipide d'une presse d'une part financée par des milliardaires dans l'erreur déjà financière car ce n'est pas tenable à terme de financer à perte, même si les circuits de la pub du merchandizing et de l'aide publique  permettent de freiner la chute, et, d'autre part, de médias publics radio et tv financés par la Collectivité mais se déclarant ouvertement partiaux. Il suffit d'observer que sans la présence de médias étrangers nous serions sous-informés en France, ce qui est très grave et surtout honteux. Joyeux Noël !



Par Lucien S.A Oulahbib  
Partager cet article
Repost0
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:49

 

[Islamisation] :

 banner Bonapartine1

 

 

Bernard-Henri Lévy se perd dans les eaux souillées du politiquement correct !

 

Dans un éditorial daté du 23.12.10 paru dans Le Point, Bernard-Henri Lévy, à l’image de ceux qui ne côtoient que les ambiances chaudes et feutrées des cercles d’intellectuels en mal de reconnaissance de Saint Germain-des-Prés qui n’ont jamais, une seule fois de leur vie, éprouvé la peur au ventre du jeune professeur à l’idée de traverser certains couloirs de la cité des Quatre Mille à la Courneuve ou des habitants qui craignent de longer certaines rues d’Aubervilliers,  a voulu, en cette veille de fêtes de Noël, faire un coup d’éclat. Histoire de faire parler de lui : depuis l’Affaire Sakineh qu’indépendamment de Bernard-Henri Lévy, le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni portaient avec panache à bout de bras, l’opinion publique n’entend plus parler de Bernard-Henri Lévy. De quoi faire bondir de son havre de paix mondain notre chevalier blanc de la bien-pensance. Que dis-je ? Le chantre du discours politiquement correct qui vous claironnera  au visage jusqu’à vous en faire exploser les tympans – quelquefois que l’on soit top con pour ne pas comprendre du premier coup la philosophie de Bernard-Henri ! – qu’on "peut n’avoir avec le Coran aucune affinité particulière, et être pourtant sensible à la grandeur, la douceur et l’honneur de l’islam."

 

Comment se peut-il que l’on puisse "être sensible à la grandeur, la douceur et l’honneur de l’islam" si,  au départ, on ne ressent "aucune affinité particulière" avec le Coran ? Sans doute ne serions-nous pas si nombreux que cela à être suffisamment intelligents pour saisir à la vitesse de la lumière toutes les subtilités du   langage, comme nul ne l’ignore, très élaboré de cette caste que l’on appelle "l’élite parisienne".

En revanche, nous sommes assurément très nombreux à honnir viscéralement autant tous ces mondains et leurs mondanités qui traitent plus bas que terre cette France qui crève à petit feu sous le joug de cette autre France, cette dernière très minoritaire en nombre mais au pouvoir pourtant si écrasant pour imposer depuis trente ans le diktat de sa pensée méprisante à l’adresse de ce peuple de France qu’un Sollers qualifiait, en 1999, de "France moisie", la désignant comme la France qui n’aimait pas, paraît-il, "pêle-mêle les Allemands, les Anglais, les Juifs, les Arabes, les étrangers en général, l’art moderne, les intellectuels coupeurs de cheveux en quatre, les femmes trop indépendantes ou qui pensent, les ouvriers non encadrés, et finalement, la liberté sous toutes ses formes." A cette analyse, notre cher Bernard-Henri Lévy qui ne doute jamais de rien et surtout pas de lui, rétorquera dans une interview de Marianne, en février 1999 : « … Il appelle "France moisie" ce que j’appelais, il y a presque vingt ans, "idéologie française". Alors "gauche républicaine", dites-vous ? ….. Une prétendue gauche, une très vieille droite, ce sont l’avers et l’envers de la même médaille, ce sont les deux ailes de la même réalité : ce que j’appelais, encore une fois, l’"idéologie française". C’est un corps idéologique qui a une main droite et une main gauche ; c’est Maurras et Esprit ; c’est Mégret et Chevènement. »

 

On peut tout à la fois n’être pas un inconditionnel de Chevènement et détester Mégret et, dans le même temps, condamner ce genre de discours désespérément réducteur sur la France de 1999. Pourquoi ? Parce que ce sont les mêmes discours qui clouent au pilori la France de 2010, cette France qui, dans  l’esprit de ceux qui la montrent du doigt, est désormais "ultra-moisie" puisqu’elle serait composée, à entendre Bernard-Henri Lévy, d’un "groupuscule néonazi … qui s’est allié, pour l’occasion, à un quarteron d’anciens trotskistes rassemblés sous la bannière du site Internet Riposte Laïque."

 

Pour que chacun comprenne bien la situation, je rappelle que je n’étais pas présente, pour raisons de santé, aux Assises de l’islamisation de l’Europe organisées le 18.12.10 à Paris. Ce qui ne m’a pas découragée d’écouter les discours de certains de ses intervenants, en direct, par vidéo interposée d’une part. D’autre part, je n’ai pas "le crâne rasé" du tout et pour clore le tout, je n’ai jamais appartenu à aucun mouvement d’extrême droite ou d’extrême gauche. Les extrêmes m’ont toujours donné envie de vomir, hier comme aujourd’hui.

En conséquence, Bernard-Henri Lévy ferait mieux de se renseigner rigoureusement avant d’assimiler tous les participants présents aux Assises contre l’islamisation ou ceux qui les ont suivies à distance à des "extrémistes" infréquentables, avant de se lancer dans un réquisitoire plus proche de la diffamation digne d’un recours au pénal que de l’argumentation sérieuse qu’implique un débat contradictoire à la hauteur d’une république digne de ce nom.

 

J’encourage, au demeurant, Bernard-Henri Lévy à écouter l’excellente intervention d’Anne Zelensky qui résumait quarante des luttes non pas trotskistes mais féministes. Sur ce point, je m’interroge d’ailleurs encore aujourd’hui de savoir pourquoi Bernard-Henri Lévy n’a-t-il pas pris la peine, dans son éditorial du 23.12.10, de se référer aux discours des féministes, certes peu nombreuses mais pour autant bien présentes, qui sont intervenues à la tribune des Assises contre l’islamisation de l’Europe, ce 18.12.10. Bernard-Henri Lévy ne prétendait-il pas appartenir à la catégorie de ceux qui défendent les droits des femmes en France, en Europe et …. et oui, tant qu’à faire, autant être conquérant à l’envi, dans le monde ?

 

Car au fond, Monsieur Lévy, quel était pour vous l’intérêt de rappeler  d’emblée dans l’introduction de votre éditorial du 13.12.10, que vous annonciez, depuis quelques semaines, que "Marine Le Pen … était plus redoutable encore que son père" ? Il n’est pas nécessaire, Bernard-Henri Lévy, d’être agrégé de philosophie pour l’avoir compris et écrit sans avoir eu, pour cela, besoin de recourir à vos si précieuses analyses. Nous sommes, en effet, bien plus nombreux qu’il n’y paraît à être légitimement préoccupés par la progression du Front National dans notre pays et personne n’a besoin d’avoir pour directeur de conscience Bernard-Henri Lévy en la matière, ni Bonapartine ni le Blog Lessakele ni aucun de tous ceux qui ne sont nullement dupes des manœuvres de déstabilisation menées par le Front National auprès de millions de Français.

Le mensuel israélien Météor a, par ailleurs, publié en septembre 2010 une synthèse du très long article que j’avais écrit, précédemment paru sur le Journal Riposte Laïque le 09.08.10 et dans les deux cas intitulé "Toute la classe politique concourt à la progression préoccupante du Front National". Récemment encore, dans une interview proposée par Gérard Brazon et publiée sur son blog le 21.12.10, puis reprise par le Blog Lessakele, je m’exprimais en ces termes au sujet de Marine Le Pen :

 

"Par ailleurs, quand je dis que l’implantation durable et en voie d’expansion affirmée des discours de Marine Le Pen est, à mon avis, inquiétante pour l’avenir de notre nation, je tiens à préciser que, contrairement aux discours tous plus lénifiants les uns que les autres que chacun de nous peut lire ou entendre ici ou là, je ne considère pas que Madame Le Pen soit politiquement dangereuse parce qu’elle est "la fille de" Jean-Marie Le Pen. Je ne porte, en aucun cas, un jugement de valeur sur sa personne. Non, ce que je veux précisément dire, c’est que la démarche politique et les discours de Madame Le Pen représentent un danger pour la France, non pas parce qu’elle est la fille de Jean-Marie Le Pen mais parce qu’elle est, en réalité, beaucoup plus intelligente que son père. Ce qui est très différent. Je me situe donc uniquement sur le terrain de l’appréciation à caractère politique et en aucun cas sur celui qui consiste à la considérer comme "la fille de son père".

De mon strict point de vue,  Marine Le Pen est, en effet et de toute évidence, une fine stratège politique, là ou son père ne cessait de se vautrer dans une succession de dérapages verbaux tous plus inadmissibles les uns que les autres. Et quand Marine Le Pen commet un dérapage, en réalité, l’on voit bien qu’il a été suffisamment prémédité et pensé pour mobiliser et ridiculiser au moins un week-end entier toute la classe politique française et presque l’intégralité des médias français. Mais plus sournois encore et donc plus inquiétant, personne ne souligne jamais combien Marine Le Pen excelle dans l’art de la manipulation des opinions publiques et c’est en cela que son ascension politique doit être surveillée de près !"

 

Ce qui est, du reste, condamnable dans la posture intellectuelle de Bernard-Henri Lévy, c’est qu’il ne se positionne que dans la stigmatisation permanente de cette France, sans doute moisie à ses yeux, qui était là, assise ou debout, faute de places assises disponibles, tant ces Assises contre l’islamisation de l’Europe ont attiré de monde à l’Espace Charenton ce 18.12.10.

 

Il y a aujourd’hui cinq millions de Français qui votent pour le Front National. Et sur ce point, quoi qu’en pense Bernard-Henri Lévy, il n’est pas le seul, en France, à qui ce constat ne plaît pas du tout. Mais voyez-vous, la différence entre Bernard-Henri Lévy et les républicains de ce pays qui ne sont, bien souvent, ni d’extrême gauche ni d’extrême droite, contrairement aux raccourcis de la pensée unique qui sont les siens,  nous écoutons cette France négligemment dite "d’en bas" qui vit parfois dans une très grande détresse psychologique et matérielle, nous expliquer pourquoi elle ne se reconnaît plus dans les partis politiques traditionnels de droite et de gauche. Ne la jugez pas hâtivement, cette France là, Monsieur Lévy car, à force de s’éloigner de tout, elle va finir par prendre le pouvoir en votant massivement pour le Front National – c’est la crainte qui devrait nous réunir et pas nous diviser avec     Monsieur Lévy -, et ce jour-là, ce sont ces mêmes républicains de gauche, du centre ou de droite, qui ne manqueront pas d’être là pour vous reprocher de ne pas avoir été attentif quand il en était encore temps aux causes des maux que nous décrivent ceux des participants, qu’on les apprécie ou pas, présents aux Assises du 18.12.10.

 

Mais sans doute plus grave encore sont les confusions délibérées et le mélange des genres auxquels vous sous livrez qui, disons-le, ne sont pas dignes d’un intellectuel de votre rang, Bernard-Henri Lévy.

 

Ainsi, je relève, une fois de plus, cette anomalie dans votre raisonnement, à l’image du reste de celle que l’on retrouve aujourd’hui chez nombre de féministes, d’intellectuels, de politiques, et qui consiste à dénoncer chez les autres les constats néanmoins identiques que vous aviez préalablement observés. C’est là tout simplement une insulte à vos propres engagements passés et à venir, Monsieur Lévy. A tire d’exemple, vous oubliez, en effet, que vous n’avez pas le monopole du combat mené en faveur des droits des femmes, de l’égalité hommes-femmes, pas plus que celui de la condamnation de tous les fascismes. Vous n’aviez que vingt ans quand Anne Zelensky était déjà engagée, bien avant vous, dans le passionnant mais douloureux combat féministe, notamment quand il a fallu affronter la vindicte d’une France, il faut bien le reconnaître, à l’époque majoritairement opposée à la reconnaissance du droit à un avortement libre et gratuit alors que des milliers de femmes conservaient des séquelles indélébiles d’avortement pratiqués dans des conditions dignes des régimes les plus totalitaires, voire en mouraient.

Vous n’aviez que vingt-deux ans, Monsieur Lévy, quand les militantes féministes, Anne Zelensky en tête, ont été empêchées de déposer leur gerbe, place de l’Etoile, pour dire "Il y a plus inconnu que le Soldat inconnu : c’est la femme." Elles n’ont pas attendu après vous, toutes ces femmes, Monsieur Lévy, pour défendre les causes dont vous semblez aujourd’hui vous accaparer l’exclusivité !

Elles n’ont pas non plus attendu après vous, les héritières de Simone de Beauvoir, Monsieur Lévy, pour décerner, en 2008, le premier prix Beauvoir à Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen. Ces femmes condamnent l’islam et pas exclusivement l’islam radical, autant et dans des termes proches, parfois mêmes identiques, que ne l’ont fait, le 18.12.10, plusieurs intervenants montés à la tribune de l’Espace Charenton.

Pourquoi donc ne vous entend-t-on pas, Monsieur Lévy, nuancer votre propos en reconnaissant et en assumant publiquement les dérives d’une religion que vous aviez-vous-même notées en votre temps ? Par ailleurs, où étiez -vous, Monsieur Lévy, quand le Parti socialiste a refusé de voter la loi interdisant le port de la burqa dans l’espace public ?

 

Vous avez parfaitement le droit de ne pas partager les opinions du Bloc Identitaire ou des trotskistes, ce qui est également mon cas. A l’inverse, vous commettez une lourde erreur d’appréciation en refusant d’entendre les maux, non pas des mille personnes et plus venues à Paris ce 18.12.10, mais en réalité des millions de personnes qui expriment, en 2010, un mal être, un mal de vivre, une peur de vivre en France, sans vous interroger en votre âme et conscience en des termes qui pourraient être ceux-ci : « Pourquoi les opinions de millions de Français se radicalisent de la sorte au pays des Lumières ? De quoi souffre la France ? » Se poser la question, c’est déjà commencer à y répondre. Réfléchissez-y.

 

Bonapartine.

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 19:46

 

 

Dimanche 26 décembre 2010
Chrétiens du Proche-Orient/ Les martyrs oubliés

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/335-Chretiens-du-Proche-Orient-Les-martyrs-oublies.html

 

Manifestation antichrétiecnne en Turquie.

 

L'opinion publique française découvre aujourd'hui le drame des chrétiens d'Orient. Pourquoi l'a-t-elle ignoré jusqu'à présent ? Retour sur un article publié en 2004.

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

 

 

L’article ci-dessous peut être considéré comme une pièce à conviction. Je l’ai écrit en 2004, pour la magazine Le Spectacle du Monde. A part L’Oeuvre d’Orient et quelques autres organisations caritatives chrétiennes, personne ne l’a repris à l’époque. Pourtant, tous les faits que je mentionnais étaient connus. Mais une « omerta » planait, dans la plupart des médias français et dans la classe politique, sur la question des chrétiens du Proche et du Moyen-Orient. Il ne fallait pas en parler. Certains journalistes affirmaient qu’on faisait tort à ces minorités en dénonçant les injustices et les persécutions qu’elles subissaient. D’autres, que c’était « faire le jeu d’Israël ». Ou encore qu’on risquait de « renforcer l’islamophobie ».

 

L’atmosphère a soudain changé. En cette fin d’année 2010, les médias unanimes, du Figaro au Nouvel Observateur, consacrent leur une ou leur couverture aux chrétiens d’Orient. Et les politiques y voient enfin une « cause » digne de soutien.  Je ne puis que m’en réjouir. Mais je n’oublierai ni ne pardonnerai le silence, la cécité et la lâcheté qui ont si longtemps prévalu. De même que je ne laisserai pas passer le procédé par lequel maint repenti tardif laisse croire qu’Israël aussi persécuterait ses chrétiens.

 

Pourquoi ce réveil ? Mon sentiment est que les milieux médiatique et politique ne peuvent plus aller à l’encontre d’une opinion publique qui constate l’impossibilité d’une coexistence pacifique et confiante avec l’islam tel qu’il se manifeste le plus souvent aujourd’hui. Et qui s’interroge sur la survie même de la civilisation démocratique européenne. D’une certaine façon, rien ne change. On cachait hier le drame des chrétiens d’Orient parce qu’il renvoyait trop nettement aux problématiques françaises. On le met aujourd’hui en valeur pour les mêmes raisons. Une seule différence : les citoyens ne se laissent plus faire.  M.G. 

 

>>>>>>>>>>>>>> 

La principale population de réfugiés, au Proche-Orient, ce ne sont pas les Palestiniens musulmans, victimes de la première guerre israélo-arabe en 1948, ni même les juifs des pays arabes et d’Iran, contraints à un exode symétrique entre 1945 et 1979, mais les chrétiens de culture arabe, araméenne, arménienne ou grecque. Près de dix millions de ces derniers ont en effet été aménés à abandonner leur foyers ou à émigrer depuis la Première Guerre mondiale : le rapport, avec les réfugiés musulmans de Palestine (un demi-million d’âmes à l’origine) est donc approximativement de vingt à un ; avec les juifs des pays d’islam (près d’un million d’expulsés), il serait environ de dix à un.

 

Ces données, étrangement,  sont mal connues. Plus étonnant encore : l’exode des chrétiens se poursuit sous nos yeux, à l’aube du XXIe siècle, sans susciter beaucoup de compassion ni même de curiosité médiatique. Le cas le plus flagrant est celui des Palestiniens chrétiens de Cisjordanie : voici une vingtaine d’années, ils formaient 15 % de la population locale ; depuis la mise en place d’un pouvoir palestinien autonome, en 1994, ils ne sont plus que 2 à 3 %. Une situation analogue se dessine en Egypte, où la minorité chrétienne copte, hier florissante, en est peu à peu réduite à émigrer. Le journaliste américain Joseph Farah, lui-même d’origine arabe chrétienne,  estime qu’à ce rythme, on pourrait passer au Proche-Orient d’une population chrétienne actuelle de quinze millions d’âmes à six millions à peine vers 2020. Ce serait le dernier acte de l’effacement du christianisme dans la région même où il est né, où il a fixé sa doctrine et où il s’est doté des structures qui, aujourd’hui encore, régissent sa vie communautaire dans le reste du monde : épiscopat, conciles oecuméniques, clergé, monachisme…

 

Pourquoi cette situation ? Dans un article publié en octobre dernier par un journal proche du Saint-Siège, Civilta Cattolica, l’analyste italien Giuseppe de Rosa rappelle que l’islam est avant tout  « la religion du djihad », « une interminable entreprise guerrière en vue de conquérir les territoires » qui ne lui appartiennent pas encore. Il ne raisonne donc qu’en termes binaires : membres du groupe contre étrangers, amis contre ennemis, auxiliaires utiles ou populations inutiles, fidèles ou infidèles. Immense différence avec la plupart des autres religions, à commencer par le judaïsme et le christianisme, qui, même quand elles recourent à la guerre, donnent la priorité à des considérations non-guerrières, telles que le droit naturel ou la société civile. Les chrétiens ont pu être tolérés par les pouvoirs musulmans à certaines époques et dans certains lieux. Quand les circonstances changent, cette tolérance disparaît.

 

Jusqu’au VIIe siècle,  le Proche-Orient était presque exclusivement chrétien.  L’islam l’a supplanté par la force. Deux grandes étapes :  la conquête arabe qui islamise l’Egypte et le Levant en six ans à peine, de 636 à 642 ; la conquête turque qui grignote l’Asie mineure entre le Xe et le XVe siècles. Une seule et même stratégie : quelques opérations militaires décisives permettent  aux musulmans de prendre le contrôle politique d’une province ou d’un Etat ; le nouveau pouvoir joue ensuite des divisions entre chrétiens (jacobites contre melkites, coptes contre orthodoxes, Grecs contre Latins); enfin, le régime de la « dhimma »(« protection ») , mélange de mesures discriminatoires et d’oppression financière, incite peu à peu les chrétiens à se convertir,  en général par familles ou parentèles entières. Au bout de quelques générations, un pays qui était chrétien à 90 % au moment de la conquête ne comporte plus que quelques minorités chrétiennes, soit dans les villes, où elles exercent des professions jugées « utiles » par le pouvoir islamique, soit dans des régions difficiles d’accès, notamment les montagnes.

 

A deux reprises, une modification du rapport de forces global entre islam et chrétienté a permis aux Eglises d’Orient de reprendre souffle et même de connaître une brève renaissance : les Croisades, du XIe au XIIIe siècles ; et surtout l’expansion européenne moderne, du XVIIIe siècle au second tiers du XXe siècle. Pendant cette seconde période(« la plus heureuse de leur histoire » selon l’universitaire chrétien hiérosolomytain George Hintlian), les communautés chrétiennes sont « adoptées » par les puissances occidentales : la Russie veille sur les orthodoxes, la France sur les Eglises rattachées à Rome,  et la Grande-Bretagne sur toutes les autres communautés ;  l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie, les Etats-Unis et même la Grèce interviennent également. Les pouvoirs musulmans sont donc contraints d’accorder aux minorités une pleine liberté religieuse et une égalité sociale ou politique presque complète. Les chrétiens d’Orient ont en outre accès plus largement que les musulmans à une éducation de type occidentale, elle-même facteur de réussite économique : ils forment l’essentiel de la classe moyenne dans l’Empire ottoman jusqu’à la Première Guerre mondiale, avant de jouer un rôle analogue, jusque vers 1970, dans la plupart des pays arabes.

 

Mais la fin de la domination occidentale (ou la décolonisation) annulent ces acquis  du jour au lendemain. Les Occidentaux y consentent au nom de leurs propres principes, judéo-chrétiens ou laïques : droit naturel, droits de l’homme. Les musulmans n’y voient qu’un retour de balancier géopolitique en leur faveur, même s’il est moins dû à une victoire militaire qu’à la simple démographie (en moyenne, le taux de natalité des musulmans est deux fois plus élevé que celui des chrétiens au Proche-Orient). Dans certains pays islamiques, les chrétiens, ou certains groupes chrétiens, sont expulsés. Ailleurs, on les ramène, en droit ou en fait, à un statut de seconde zone, ce qui les amène à émigrer. Le phénomène s’accélère avec la montée, au sein de la société musulmane, de mouvements  dits intégristes ou « islamistes»,prônant un « djihad » permanent et l’exclusion totale des non-musulmans des zones anciennement islamisées, comme le monde arabe.

 

TURQUIE. La Turquie ottomane avait  entrepris, en 1915, de liquider la minorité chrétienne arménienne d’Anatolie orientale (1,5 million d’âmes). En 1922, Mustafa Kemal expulse la communauté grecque orthodoxe d’Asie mineure (1,5 millions d’âmes), mesure suivie, il est vrai, par un « échange de populations » : le transfert en Anatolie des Turcs vivant encore en Grèce (cinq cent mille personnes). Quelques trois cent mille Grecs vivaient encore dans la région d’Istanbul et de la mer de Marmara, rassurés par le régime républicain et laïque institué par Kemal à partir de 1923 : des discriminations, au début des années 1940, puis une série de pogromes, au début des années 1950, entraînent des départs en masse. Du moins la République turque a-t-elle châtié les instigateurs des pogromes : allant jusqu’à condamner à la potence le premier ministre de l’époque, Adnan Menderes. Il ne reste plus aujourd’hui en Turquie que cent mille chrétiens environ.

 

SYRIE. Les communautés chrétiennes (grecque-orthodoxe, melkite, arménienne, araméenne) formaient  le quart de la population syrienne au début du XXe siècle. Elles représentent encore 7 % de la population actuelle : 1,5 million sur près de vingt millions. Cette survie relative s’explique tient aux particularités de la politique locale : le régime Assad, en place depuis 1970, s’appuie sur la minorité musulmane alaouite qui, afin de contrebalancer la majorité sunnite (un peu plus de 50 % de la population), a passé des alliances avec les autres minorités du pays, chrétiens mais aussi druzes ou sunnites kurdophones. Pour autant, les chrétiens n’ont pas cessé de s’interroger sur l’avenir. Et d’émigrer, quand l’occasion leur en était donnée. Au besoin, ils se font passer pour Palestiniens à l’étranger, afin de bénéficier d’aides caritatives ou de sympathies politiques. Un « mensonge honnête » : une partie des Palestiniens sont d’origine syro-libanaise récente.

 

LIBAN. En 1932, 800 000 chrétiens formaient 55 % d’une population libanaise évaluée à 1,5 million d’âmes. Aujourd’hui, après diverses turbulences et surtout la longue guerre civile de la fin du XXe siècle (1975-1990), les chrétiens sont 1,5 millions, soit 27 %  sur 4,5 millions. Plus de la moitié d’entre eux sont des « réfugiés de l’intérieur », chassés de leur ville ou village d’origine et contraints de se réinstaller dans les derniers bastions à majorité chrétienne, comme la banlieue Est de Beyrouth. Une diaspora libanaise chrétienne s’est constituée en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Afrique subsaharienne, en Australie. Au total, elle compterait six millions d’âmes, dont deux millions aux Etats-Unis. Si le président de la République est toujours un chrétien (une tradition remontant à 1943), le pouvoir réel est désormais aux mains des musulmans sunnites ou chiites. Certains clans chrétiens se sont alliés aux alaouites syriens, « protecteurs » et occupants du Liban depuis 1990. D’autres, notamment le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, militent pour la restauration de l’indépendance nationale.

 

PALESTINE. Les chrétiens formaient au début du XXe siècle près du quart de la population arabe palestinienne, soit un peu plus de cent mille âmes sur un total d’un demi-million. En 1948, ils en formaient probablement 20 % : soit trois cent mille âmes sur 1,2 million. Après la première guerre israélo-arabe, on a compté environ soixante-dix mille personnes déplacées chrétiennes, en sus des cinq cent mille réfugiés musulmans. Entre 1949 et 1967, le régime jordanien, puissance occupante en Cisjordanie, a multiplié les vexations à l’égard des chrétiens et favorisé leur émigration : la population chrétienne de Jérusalem-Est passe alors de 28 000 âmes à 11 000, ce qui signifie que 17 000 personnes (61 % de la population) ont été chassés. Le régime israélien, de 1967 à 1993, favorise au contraire le maintien des chrétiens sur place, mais sans aller jusqu’à rattacher à Jérusalem les localités chrétiennes de la périphérie, comme le souhaitait le maire chrétien de Bethléem, Elias Freij. La mise en place en 1994 de l’Autorité palestinienne, le quasi-Etat musulman dirigé par Yasser Arafat, est une catastrophe : des persécutions perpétuelles conduisent au départ des trois quarts de la communauté.  Certains d’entre eux trouvent refuge en Israël, les autres en Europe ou aux Etats-Unis. A Bethléem, on ne compte plus que 15 % de chrétiens en 2003, contre 62 % en 1990 : les habitants chrétiens expulsés ont été remplacés par des Bédouins islamistes de la région de Hébron.

 

ISRAEL. Seul Etat non-arabe et non-musulman du Proche-Orient, Israël compte aujourd’hui trois cent cinquante mille habitants chrétiens sur 6,5 millions, alors qu’il n’en recensait en 1951 que trente mille sur

1,5 million : en chiffres absolus, cette population a donc été mutipliée plus de onze fois ; en chiffres relatifs, par rapport à une population en très forte croissance, elle est passée approximativement  de 3 % à 6 %. Au cours des vingt premières années qui ont suivi l’indépendance (1948-1968), de nombreux chrétiens israéliens de culture arabe ont émigré. Aujourd’hui, on assiste au contraire à une immigration  de Palestiniens chrétiens de Cisjordanie en Israël. Les communautés catholique et orthodoxe ont en outre été renforcées, dans les années 1990, par l’arrivée de nombreux chrétiens de l’ex-URSS autorisés à immigrer en raison de liens familiaux avec des juifs. Le Vatican a signé un concordat avec Israël en 1998 et vient de créer un évêché catholique de langue hébraïque.

 

JORDANIE. Lors de sa création en 1923, l’émirat de Transjordanie ne comptait qu’un demi million d’habitants, dont quelques milliers de Bédouins chrétiens, descendants des tribus christianisées attestées en Arabie jusqu’à l’époque de Mahomet. Après 1948, cette communauté a été grossie par des réfugiés chrétiens palestiniens des environs de Jérusalem, qui lui étaient liés par des cousinages et des mariages depuis le XVIIe siècle. Elle représente aujourd’hui 10 % environ de la population totale. Depuis 1970, la dynastie hachémite protège ses sujets chrétiens afin de se concilier l’opinion publique occidentale. L’un des confidents du feu roi Hussein, le journaliste Rami el-Khouri, était chrétien.

 

IRAK. Près de 10 % de chrétiens en Irak en 1920 (300 000 sur 3 millions d’habitants), 3 % aujourd’hui (un million sur vingt-quatre millions d’habitants). L’un des « actes fondateurs »du nationalisme irakien a été le massacre, en 1932, de plusieurs milliers d’Assyriens chrétiens du nord du pays, de langue araméenne, et l’expulsion de plusieurs dizaines de milliers de survivants. Il est vrai que cette communauté réclamait la création d’un Etat autonome. Le premier roi, Faycal Ier, personnage romantique venu du Hedjaz, est mort de chagrin et de dégoût quelques mois plus tard après ce génocide, tandis que son fils Ghazi organisait une parade pour célébrer l’événement. Les autres chrétiens irakiens, notamment les Chaldéens catholiques, ont émigré à 50 %, ou s’en tiennent depuis à une attitude de soumission absolue envers le pouvoir musulman. Saddam Hussein avait pour ministre des Affaires étrangères un catholique, Tarik Aziz, aujourd’hui prisonnier des Américains. Fondateur du Baath, le parti nationaliste arabe dont se réclamait Saddam, le chrétien syrien Michel Aflak a été contraint de se convertir à l’islam quand il s’est réfugié en Irak, dans les années 1970.

 

ARABIE SAOUDITE. Le christianisme et le

judaïsme sont interdits dans le royaume, sous le prétexte que la Péninsule arabique, terre sainte de l’islam est « analogue à une mosquée ». Les juifs ne peuvent obtenir de visa d’entrée, sauf s’ils détiennent un passeport diplomatique. Les chrétiens étrangers en situation régulière – diplomates, hommes d’affaires… - ne peuvent célébrer leur culte qu’en privé. Le prosélytisme entraîne l’expulsion immédiate, s’il s’agit d’un étranger, et la mort, s’il s’agit d’un Saoudien ou du ressortissant d’un pays musulman.

 

PAYS DU GOLFE, YEMEN. Les citoyens ne peuvent pratiquer une autre religion de l’islam : les minorités, naguère nombreuses, ont été progressivement expulsées. Les étrangers (y compris les résidents permanents) sont autorisés à pratiquer le christianisme en privé. Quelques familles juives autochtones jouissent du même privilège à Bahrein et au Yemen.

 

IRAN. Officiellement, la population chrétienne n’atteint pas 0,2 %. On l’évalue parfois à 0,5 %. Bien traitée sous la dynastie Pahlavi, elle bénéficie d’une certaine indifférence de la part de la République théocratique instituée par Khomeini en 1979, et dispose d’un député au parlement. Tout acte de prosélytisme est puni de mort, ainsi que toute relation sexuelle avec une femme musulmane. Les élèves des écoles chrétiennes doivent assister à des cours d’initiation à l’islam, destinés à « hâter leur conversion à la religion véritable ». Les autorités de Téhéran préfèrent les chrétiens « nationaux », comme les Arméniens, installés dans le pays depuis le XVIe siècle, aux « étrangers », arrivés plus tard. Les catholiques sont particulièrement mal vus, notamment depuis la conversion de la princesse Ashraf, sœur jumelle du dernier chah. La moitié des chrétiens iraniens auraient fui depuis 1979. La plupart se sont réfugiés en Californie.

 

EGYPTE. Ce sont les coptes égyptiens qui, en se ralliant aux conquérants arabes en 642 par haine envers les Byzantins orthodoxes, ont rendu irréversible la progression de l’islam en Orient. Cette communauté a connu une brillante renaissance au XIXe siècle et au début du XXe siècle, sous la monarchie d’origine turque fondée par Mehemet Ali. Elle représentait alors 15 à 20 % de la population et défendait l’idée d’une civilisation « pharaonique », propre à l’Egypte et différente de la culture arabe. La révolution nassérienne, à partir de 1952-1953, lui a été fatale : les coptes ont été exclus de la classe politique, sauf quelques personnalités symboliques (comme le ministre d’Etat Boutros Boutros-Ghali, devenu secrétaire général de l’Onu puis secrétaire international à la Francophonie) puis dépouillés de leur pouvoir économique. Sous Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, les violences en tout genre (de l’attentat à la bombe au viol) se sont multipliées, incitant les jeunes gens et les jeunes filles à émigrer vers la Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis. Les coptes ne seraient plus aujourd’hui que cinq millions environ en Egypte, soit 6 à 7 % d’une population égyptienne globale évaluée à 65 millions d’âmes.

 

© Michel Gurfinkiel & Le Spectacle du Monde, 2004

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 19:41

39 lecteurs en ligne

Allez au site mobile

Répondre au professeur Khaled Abou El Fadl

par Daniel Pipes
24 décembre 2010


http://fr.danielpipes.org/blog/2010/12/repondre-au-professeur-khaled-abou-el-fadl


Version originale anglaise: Answering Khaled Abou El Fadl
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

"Observation attentive de la Charia: un point de vue de l'intérieur " "Shari'ah Watch: A View from the Inside", c'est le gros titre criard d'une conférence annoncée pour le 3 novembre par le Centre d'études du Proche-Orient à l'UCLA [university of California, Los Angeles], "Conférence suivie de Questions et réponses avec le professeur Khaled Abou El Fadl, présidée par le professeur Asli Bali . S'il vous plaît joignez-vous à nous pour une discussion approfondie sur la charia et son rôle et impact en Occident. "

Moi, malheureusement, je n'ai pas pu me rendre à la "discussion approfondie" Heureusement, cependant, le centre a affiché une version audio de l'exposé par Abou El Fadl, un professeur que j'ai critiqué à maintes reprises

Annonce de la conférence « observation attentive de la chari'a :Un point de vue de l'intérieur » par Khaled Abou El Fadl.

Pour un rapport de Campus Watch sur la conférence dans son ensemble, voir "UCLA's Professor of Fantasy" « un professeur de pacotille de l'UCLA " par Cinnamon Stillwell et Eric Golub. Ils prêtent une attention particulière à de fausses déclarations d'Abou El Fadl concernant Robert Spencer et Steven Emerson - c'est là l'explication du mot «pacotille» dans le titre. Ses mensonges à leur sujet sont si flagrants, qu'ils méritent d'obtenir qu'Abou El Fadl soit renvoyé.

Il me mentionne également à plusieurs reprises au cours de sa longue, sans queue ni tête, et complaisante conférence fleuve. Tout d'abord, il se demande si mes collègues et moi-même avons de l'importance

« Les différents discours que l'on trouve tenus par les Steven Emersons, les Robert Spencers, les Daniel Pipes, les innombrables gens qui «observent», les gens de Jihad Watch – les divers pseudo-experts sur tout ce dont ils veulent être des experts. Est-ce que cela fait une différence? Est-ce que cela a en fait un effet concret, sous quelque forme ou contexte?"

Curieusement, Abou El Fadl évite de répondre à sa propre question, mais, évidemment, le fait de nous consacrer une conférence entière suggère fortement que nous lui faisons faire une différence.

Deuxièmement, il déforme notre espoir partagé que les musulmans modérés se lèveront pour contester l'hégémonie islamiste:

« En même temps que les Daniel Pipes, les Robert Spencers, les Steven Emersons, les Glenn Becks ... disent: «Eh bien, afin que les musulmans nous prouvent que l'islam peut changer, est capable de changer, nous avons besoin de voir une possible guerre civile entre les modérés et les autres- les extrémistes ; les militants, quel que soit le nom que vous voulez leur donner... quelque chose qui s'apparente à une guerre civile religieuse dans le monde musulman. " Dans le même temps, ils soulignent souvent toute la violence inter-musulmane comme une preuve de l'échec de ces personnes en tant que peuple. »

Pour la petite histoire: Nous espérons que les musulmans modérés mettront au défi les islamistes dans le domaine des idées, et non pas en lançant une guerre de religion ou en s'engageant dans la violence.

Troisièmement, Abou El Fadl devient plus personnel, en se référant à ma longue analyse de 2004 de son ouvrage intitulé Islamiste en douce: Khaled Abou El Fadl " Ce que je veux dire par "en douce", il répond :

« cela ne signifie pas nécessairement que tous les musulmans sont des agents furtifs , mais, plutôt, la furtivité dans le sens de cellules dormantes, à savoir que les musulmans, tout en étant bien intégrés, s'insérant en fonction de l'environnement et des circonstances , ils entreront en contact avec le fondement essentiel de leur foi et, par conséquent, immédiatement auront tendance à devenir djihadistes ou violents.

Non, c'est encore une déformation: Mon article ne suggère pas qu'Abou El Fadl est un agent dormant qui pourrait être engagé dans le terrorisme ; il soutient qu'il est un islamiste se faisant passer pour un modéré.

Enfin, il mutile ce que j'ai écrit dans un article de 1990 et il rappelle que

« Quand Pipes a écrit ceci dans les années 1990, en fait je me rappelle que je donnais une conférence à Irvine et il y avait quelques professeurs présents à la conférence et quand j'ai lu cette citation,- en en parlant avec deux professeurs par la suite, ils ont au fond dit «Vous exagérez. Personne ne prend au sérieux Pipes; il est fou. Vos inquiétudes concernant une déclaration comme celle-ci montre vos propres angoisses culturelles pour vous intégrer en tant qu'immigré [d'Egypte], "bla, bla, bla. À l'époque, je dois admettre, j'ai pensé: «Eh bien, peut-être qu'ils ont raison." Mais le discours -type de Pipes a été réservé et plus poli que les discours après le 11 septembre. Le 11 septembre constitue un moment qui opère un tournant où la saison de la chasse.est ouverte. »

Commentaire: Comme c'est intéressant de noter que Abou El Fadl, alors même qu'il déforme ce que je dis et me traite de tous les noms, tardivement et à contrecœur apprécie ma position "réservée et plus polie" d'opposition à l'islamisme, par opposition à l'ensemble de l'Islam.

Thèmes connexes:  Études moyen-orientales, La loi islamique (Charia), Textes autobiographiques de Daniel Pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

Pour vous inscrire ou pour annuler votre inscription à cette liste, veuillez vous rendre sur http://fr.danielpipes.org/subscribe.php
   (Daniel Pipes diffuse ainsi des extraits de ses écrits en moyenne une fois par semaine.)

DanielPipes.org

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 03:29

 

 

 

Noël 2010 : le terrorisme est une ordure !

 

 MPCT

Si le Père Noël n’est une ordure qu’au cinéma, le terrorisme, lui, en est bien une !

- Au Nigeria, c’est vraisemblablement le Boko Haram qui a à nouveau frappé pour instaurer un « état islamiste pur » !

Trois attaques ont visé des églises dans le nord du pays majoritairement musulman le 24 décembre au soir, tuant 6 personnes. A Jos dans le centre du pays, des explosions ont tué 32 personnes et en ont blessé 74.

- Aux Philippines, une explosion a fait 11 blessés dans une église de l’Ile de Jolo où était célébrée la Messe de Noël.

- Pour les Chrétiens d’Irak, cela a bien sûr été un triste Noël dans la peur.

- Mais les Chrétiens n’ont pas été les seules cibles des terroristes islamistes :

dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan où prolifèrent les TTP (Talibans du Pakistan), une femme (à moins qu’il ne s’agisse d’un homme dissimulé sous une burka) s’est fait exploser ce 25 décembre dans un centre de distribution de nourriture du PAM (Programme alimentaire mondial de l’ONU).

Bilan : au moins 41 personnes tuées et plus de 60 blessées.

- Ce n’est pas la première fois que les islamistes prennent courageusement pour cibles des civils rassemblés pour une distribution d’aide alimentaire. C’est même un mode opératoire très prisé des talibans, sûrs de frapper ainsi femmes et enfants et de consolider leur emprise sur la population par la terreur !

- Les otages de l’AQMI ont été enlevés au Niger voici 100 jours et les parents de Thierry Dol, ingénieur de 29 ans originaire de la Martinique, déplorent à juste titre qu’on n’en parle guère.

- Quant aux journalistes français otages en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, en dépit des espoirs suscités par la diffusion d’une nouvelle cassette et les déclarations de la Ministre des Affaires Etrangères sur une possible « libération dans de très brefs délais », à J- 4 du premier anniversaire de leur enlèvement, ils sont toujours otages en Afghanistan.

Non, décidément, les terroristes n’observent pas la trêve de Noël.

En souhaitant quand même de Joyeuses Fêtes à toutes et tous, formons le vœu que la société exprime avec force sa révulsion devant le terrorisme et batte en brèche les politiques d’accommodements, forcément déraisonnables avec des organisations terroristes.

Huguette Chomski Magnis

 
 
Publié le samedi 25 décembre 2010
par MPCT
Partager cet article
Repost0
25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 16:29

 

Les chrétiens falsifient l'histoire - Jésus était musulman - (Autorité Palestinienne)

 

 

Je republie cet article qui il me semble tombe à pic, lorsque'en Avril 2010 j'ai commencé à m'interesser aux travaux de Palwatch j'avais été sidérée par cette histoire.

L'art et la manière de déposseder les autres de leurs cultures et de leurs traditions est me semble t'il un des principes de base de la razzia, celle la même qui pendant 14 siècles n'a jamais cessé.

>Falsification de l'histoire par l'Autorité palestinienne : Jésus était un musulman palestinien.

 

 

 

A-propos-par-Aschkel.jpg

http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=505

Falsification de l'histoire par l'Autorité palestinienne

 Jésus était un musulman palestinien.

Traduit et commenté par Aschkel

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

Je vous propose une série de documents qui dévoile comment l'Autorité palestinienne a fait de la réécriture de l'histoire un des objectifs centraux de son idéologie.

Série que vous pourrez retrouver dans A propos... par Aschkel

J'informe à l'avance les pro-palestiniens et palestinistes  si prompts a faire de tout exposé reposant sur des faits vérifiés de la propagande sioniste que tous les exemples cités ci-dessous  émanent de l'Autorité palestinienne elle-même et de ses organes. Si ces propos les froissent, ils ont tout loisir d'en référer aux principaux responsables, à Ramallah.

  

  

1) Programme de la télévision de l'autorité palestinienne :

Jésus était un musulman palestinien.

Réecrire l'histoire de la terre d'Israël dans le but de nier le droit d'Israel  à exister en ce lieu est au cœur de la politique de l'Autorité palestinienne.

Bien avant la guérilla terroriste qui a débuté en 2000, l'Autorité palestinienne a entamé une guerre psychologique concernant l'histoire, avec pour ambition d'effacer l'histoire juive et de la remplacer par une histoire palestinienne fabriquée.

Cette réécriture a deux objectifs :


-           Effacer 3000 ans d'histoire et de présence juive en terre d'Israël

-           Inventer une histoire ancienne palestinienne musulmane et arabe dans ce pays qui à ce jour, reste dénuée de faits marquants.

L'objectif de cette révision historique en tant que stratégie politique a été exprimé publiquement lors d'un colloque d'historiens (autoproclamés) en 1988, lorsqu'il est apparu que la réécriture de l'histoire coïncidait avec l'objectif politique du refus (de la reconnaissance) du droit d'Israël d'exister.

Le Dr Yussuf Alzamili (Dr du département d'histoire du collège de K'han Younes) a appelé toutes les universités et collèges a écrire l'histoire de la Palestine et à ne permettre aucun apport extérieur au risque de la déformer et (à D' ne plaise) et de légitimer ainsi l'existence des Juifs sur cette terre.

Le professeur d'histoire autoproclamé Abou Amar - Abou Amar est en fait le nom de guerre du sanguinaire Yasser Arafat- avait déclaré que –"Il n'y a absolument aucun lien entre l'ancienne génération de Juifs et la nouvelle"

(Journal Al-Hayam 4 déc 1988)

L'effacement de l'histoire juive de la Terre d'Israël par le remplacement d'une histoire ancienne et moderne est un des objectifs principaux de l'idéologie de l'Autorité palestinienne pour la revendication de la Terre d'Israël.

La Shoah et d'autres aspects de l'Histoire juive sont tour à tour niés, minimisés ou déformés.

Une autre distorsion est de persuader les Arabes de cette région que Jésus, étant un juif vivant dans la terre de Judée, était, selon les dirigeants de l'Autorité Palestinienne, en fait, un palestinien qui a prêché l'Islam.

Ce procédé le prive ainsi, non seulement, de ses origines juives, mais vise aussi à délégitimer le Christianisme, dont Jésus est le personnage central.

Retrouvez ci-dessous nombre d'exemples de déclarations émanant des organes de presse, tv et internet du Fatah, extrêmement contrôlés par l'Autorité palestinienne puisqu'elle dirige elle-même les programmes et les publications.

  

Jésus est musulman palestinien.

  

Dans le cadre de sa tentative en cours pour inventer une histoire de la Palestine, l'Autorité Palestinienne compose avec le passé et inclut dans sa réécriture, le personnage de Jésus considérant que le Jésus historique qui vivait en Judée/Israël vivait en fait en Palestine.

Dans le journal Al-Hayat Al Jadida du 18 nov. 2005 on trouve texto :

-"Nous ne devons pas oublier que le Messie (Jésus) est palestinien, le fils de Marie la Palestinienne."

  

En plus de la distorsion, cette dernière ne s'embarrasse pas des anachronismes, puisque ce sont les Romains (L'Empereur Hadrien) qui ont changé le nom de la Judée et d'Israël pour celui de Palestine en 135 de l'ère vulgaire, après la dite naissance de ce Jésus, pour punir la nation juive de sa rébellion.

Une autre anomalie et de taille, Jésus serait devenu un Shahid, comprenez martyr, un saint martyr de l'Islam (rien que cela), seulement l'Islam lui-même ne fait nullement référence à lui comme s'agissant d'un Shahid.


 

Cette caricature  parue dans le supplément à Al-Hayat Al Jadida du 11 déc. 2000, montre le détournement de la crucifixion comme un symbole palestinien, le mot inscrit sur la croix est "intifada".  



  

Le Fatah fier de la Vierge Marie Palestinienne :

Source site internet du Fatah-Autorité palestinienne 8 mars 2010-[http://www.palvoice.com/index.php?id=23043]

Communication du Fatah et de l'administration scolaire.

Déclaration en l'honneur de la journée internationale de la femme

-"Si nous sommes fiers de la sainteté de notre terre, nous sommes fiers et encore plus fiers que la première sainte femme parmi les nations et les peuples de la terre soit de la Terre Sainte. La vierge Marie, la femme d'amour et de paix est de la nation de Palestine, dont les racines sont ancrées dans les profondeurs de l'histoire.

Notre mouvement prend note de la fierté de toutes les femmes shahidas (martyrs), des prisonniers, des combattants palestiniens, qui sont devenus un modèle de sacrifice, et fiers d'une école qui enseigne le sens du don et du sacrifice."

(Je n'aimerais pas être à la place de la pauvre Agar, vous savez la mère d'Ischmael, il est vrai qu'elle n'était qu'une servante...)

  

Je rappelle tout de même que des millions d'euros des contribuables européens, entre autres, sont utilisés chaque année lorsque qu'ils ne sont pas tout bonnement subtilisés, en partie, pour cette industrie de la haine et du mensonge.

  

Jésus était un palestinien torturé

Source : Source: Palestinian TV (Fatah), Dec. 24, 2009

Mustafa Barghouti nous apprend ceci :

-"Nous devons toujours nous rappeler que Jésus a été le premier palestinien qui a été torturé dans ce pays"

  

Jésus est un prophète palestinien

Source: Palestinian TV (Fatah), June 9, 2009

Dr. Tayseer Al-Tamimi, PA Chief Justice of Religious Court, and Chairman of Supreme Council of Islamic Law:

Vidéo Click here to view.

-"Jésus est le seul prophète palestinien"

Jesus et Marie sont des palestiniens par excellence

Source: Palestinian TV (Fatah), May 12, 2009 Mufti de l'Autorité palestinienne, Muhammad Hussein

Vidéo Click here to view

-"Jésus est né dans ce pays, il fit ses premiers pas dans ce pays afin de répandre les enseignements de l'islam. De lui et sa mère, nous pouvons dire qu'ils étaient des Palestiniens par excellence."

(Jésus enseignant l'Islam, les chrétiens apprécieront ! Pauvre  prophète Mahomet qui n'aurait donc pas enseigné l'Islam en premier et qui à cause de l'Autorité palestinienne risque en plus de perdre sa place de prophète et exemple parfait !)

  

Les palestiniens le peuple du Messie

Lors de la visite du Pape Benoit XVI - 09 mai 2009

Source: Al-Hayat Al-Jadida (Fatah), May 9, 2009

-"La visite du Pape est une occasion pour que les dirigeants palestiniens puissent plaider leur cause….pour que sa Sainteté (Le Pape) puisse assumer sa résponsabilité religieuse et politique envers le peuple de la terre Sainte, le peuple arabe palestinien, la population du Messie Jésus."

  

 

Les paroles et réponses du Pape lors de son voyage n'ont pas été anodines, pour ce qui me concerne, elles ont été d'une insouciance déconcertante et terrifiante car elles laisseront des races, pour quelqu'un qui se dit Pape



….

...."Monsieur le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres,..

Les ancêtres des palestiniens ????????????

"Puisse la paix fleurir à nouveau sur ces terres ! Puisse Dieu bénir son peuple par la paix !"

  http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2373576&rubId=47602

(Il est vrai que dans la Torah, ce que les chrétiens appellent l'Ancien testament, D' en parlant de son peuple parle du peuple palestinien….)

-         

 "Avec angoisse, j’ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir de leurs maisons....

Comme mélange des genres on ne fera pas mieux

http://storico.radiovaticana.org/fr1/storico/2009-05/287352_discours_de_benoit_xvi_lors_de_ceremonie_de_depart_des_territoires_palestiniens.html

Jésus le palestinien était un prophète de l'Islam

Source: Palestinian TV (Fatah), Apr. 21, 2009 Mufti de l'autorité palestinienne Muhammed Hussein.

Vidéo :Click here to view.

C'est ce même Monsieur qui avec une connaissance et un professionnalisme extraordinaire traite d'archéologie.---dans le prochain document

 

"Nous parlons d'une chaine continue des prophètes de l'Islam, d'Adam a Muhammad, qui représente un appel pour le monothéisme et la mission de l'Islam…Les prophètes étaient tous de la même religion l'Islam, par exemple Jésus est né dans ce pays à Bethléhem….il a également vécu à Nazareth, se rendit à Jérusalem, alors qu'il était un palestinien, nous croyons en lui comme prophète de l'Islam tout comme nous croyons au prophète Mahomet."

Là le Mufti prend des sacrés risques tout de même…

C'est un peu embrouillé…reprenons.


Abraham est considéré comme le père du Monothéisme par tous, comment se fait-il qu'il ait donné le monothéisme au monde puisqu'il était déjà musulman ?

N'est-ce pas l'Islam lui-même qui dit, que dis-je, qui crie et même vocifère que seul Allah est D' et que seul Muhammad est son prophête…

C'est bien cela, la concurrence est très rude niveau prophète en terre d'Islam.

Le christianisme est né dans un pays arabe

Source: Al-Hayat Al-Jadida (Fatah), Oct. 28, 2006

"Le christianisme est né dans notre pays arabe, et le Messie Jésus est un palestinien syrien né à Nazareth"

Gros moment d'humour pour les historiens ! Je conseille


(Ne parlons pas des Babyloniens, des Perses ou des Grecs, qui doivent avoir des problèmes d'archives aussi puisque tout le monde était musulman dans la région, allons directement aux Romains.

Les Romains ont donc des textes faux et archi-faux, puisque qu'ils ne parlent pas de la conquête d'un pays arabe, mais de la conquête de la Judée dont les habitants sont les Fils d'Israel les judéens.

Idem pour les Byzantins, qui eux, ce sont pris de plein fouet la conquête arabe en 638, et qui ont vu leur domination s'achever.

Mais, en même temps, comme Jésus est palestinien et prophète musulman, les chrétiens byzantins étaient de ce fait aussi tous musulmans.

Ce n'est tout de même pas très orthodoxe ni charitable, de la part des fiers conquérants arabes de devoir conquérir une patrie déjà musulmane.

Là ou le Monsieur a un peu exagéré sur le thé à la menthe, c'est que : - soit Jésus est un palestinien, soit il est syrien, a moins que la Syrie soit la Palestine et vice et versa. Ce qui est plusque probable.

Mais le must de cette déclaration c'est que Jésus est né maintenant à Nazareth !

Il faut donc que nous corrigions tous nos classiques !)

  

La bible parle du mot Palestine pour se reférer a la terre d'Israel

Source: Al-Hayat Al-Jadida (Fatah), Nov. 18, 2005

"Ils (les chrétiens) lisent dans le livre saint de la Bible le nom de Palestine et le nom réels de nos villages et villes….Nous ne devons pas oublier que le Messie Jésus est palestinien le fils de Marie la palestinienne.

  

(Commentaire de PMW – L'autorité Palestinienne suppose que peu de palestiniens lisent l'hébreu, la Thorah et les évangiles chrétiens. Si ces derniers devaient la lire, ils y apprendraient que Jésus était un juif, qu'à cette époque la Palestine n'existait pas et les noms hébreux utilisés par Israel aujourd'hui, y compris le nom de terre d'Israël sont les noms que l'on trouve dans la Torah.)

Et bien oui mais comme tous les chemins mènent à Rome, L'empereur Hadrien celui qui a donné le nom de Palestine à la Judée en 135, a du forcément connaitre les premiers patriarches, a du être esclave en egypte ou.... vivait au temps de Jésus le Palestinien musulman et était bien sur musulman lui même.

  

Jésus le premier palestinien a été tué par les juifs.

Source: Al-Hayat Al-Jadida (Fatah), Jan. 24, 2000

Sur la manchette "Nazareth la ville ou les juifs ont assassinés le premier palestinien fils de Nazareth"

  

Donc Jésus n'est plus mort à Jérusalem mais a Nazareth, et né la-bas aussi.

Nous qui avons mis près 2000 ans à nous sortir de cette affirmation de la papauté disant que le peuple juif était un peuple déicide, il va falloir tout recommencer à zéro, avec Mahmoud Abbas, cette fois.

Coran 9/29

"Ceux qui parmi les gens du Livre ne pratiquent pas la vraie religion

Combattez les jusqu'à ce qu'ils payent directement le tribut après s'être humiliés".

4/46

"Certains Juifs altèrent le sens des paroles révélées, Allah les a maudit à cause de leur incrédulité …, et ceux qu'il maudit, il en fait des singes et des porcs".

5/85…

"Ceux qui nourrissent la haine la plus violente contre les Fidèles sont les Juifs et les idolâtres". 

Partager cet article
Repost0

Traducteur/translator

 

 

France  ISREAL  English

Recherche

logo-lien-aschkel-copie-1.jpg

 

France  ISREAL  English
Traduire la page:
By
retour à l'acueil

------------------------------------- 

 

Communication and Information

 

Vous souhaitez 

- proposer un article ?
 - communiquer une info ?

Contactez la rédaction

bOITE-a-mail.jpg

-------------------------------

 

Nous remercions par avance tous ceux

qui soutiendront le site Aschkel.info

par un don

icone paypal

Paiement sécurisé


Consultez les dossiers

Archives

Mon livre d'or

 

 Livre_dor

 


 

Visites depuis la création du site


visitors counter

Catégories