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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:12

 

 

 

Blanchir le Soudan par Ryan Mauro



Par Ryan Mauro, fondateur de www.WorldThreats.com , conseiller national de sécurité du Réseau Chrétien d'Action, analyste deWikistrat. Contact: TDCAnalyst@aol.com

Publié par www.FrontPageMagazine.com le 1er mars 2011. 

Traduit par Par Albert Soued, www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com

 

 

A lire aussi

>Terrorisme: Les USA entreprennent de retirer le Soudan de leur liste noire

Le Président BH Obama veut remercier le gouvernement soudanais pour avoir "autorisé" le referendum de sécession du Sud Soudan, alors il cherche à ôter le Soudan de la liste des états qui parrainent le terrorisme.

Ceci permettra d'annuler nombre de sanctions contre ce pays, au moment même où des protestataires demandent la démission d'Omar al Bashir, un homme condamné pour génocide par la Cour Criminelle Internationale et qui a promis de transformer le Soudan en un pays régi par la "sharia'h".

Le président Obama a déclaré: "Pour ceux qui sont fidèles à leurs obligations, il y a une voie pour des relations normales avec les Etats-Unis et pour une plus grande prospérité, y compris le réexamen de la présence soudanaise sur la liste des états parrainant le terrorisme". Le Département d'Etat a confirmé qu'un processus de réexamen était en cours.

En effet, le Soudan méridional s'est prononcé massivement pour devenir un état indépendant en juillet prochain (Juba). Apparemment les Etats-Unis avaient fait la promesse d'ôter le Soudan de cette liste, si le referendum suivait un cours normal.

Au moment du vote, Bashir a annoncé que son pays serait régi par la "sharia'h", loi islamique et que la langue arabe serait la seule langue officielle. Cela signifie que les Etats-Unis sont prêts à avoir des relations normales avec un état islamique radical qui fait la promotion d'une idéologie autorisant le jihad et la terreur qui en découle.

Le Département d'Etat, quant à lui, a commencé à blanchir le Soudan en annonçant que "les relations bilatérales pour lutter contre le terrorisme sont solides", le félicitant d'avoir aidé à arrêter le flot de combattants étrangers parvenant en Irak et d'avoir coopéré dans l'enquête concernant le meurtre de 2 employés de l'ambassade américaine de Khartoum, tués par un commando d'al Qaeda, le 1/1/08.

Le Département d'Etat a cherché à dissimulé les liens qu'avait le régime de Bashir avec le terrorisme, disant que même si des membres du Hamas, du Jihad Islamique palestinien et d'al Qaeda se trouvaient au Soudan, sans qu'on le sache, le gouvernement soudanais n'acceptait pourtant pas la présence des 2 derniers groupes, et que le Hamas était considéré comme "combattant de la liberté", se limitant, semble-t-il, à récolter des fonds.

Comment un gouvernement dictatorial et tyrannique comme celui d'Omar alBashir ne pouvait-il pas savoir que des terroristes opéraient chez lui ? En tout cas même si le Hamas ne récolte que des fonds, le Soudan mérite de rester sur la liste des états qui parrainent le terrorisme.

De nombreux rapports mettent en porte à faux le Département d'Etat et ses affirmations. Un rapport des services du renseignement de 2006 précise que 15 membres d'al Qaeda entrainaient les milices Janjaweed à sévir au Darfour.

En janvier 2009, Israël a bombardé un convoi d'armes des Gardiens de la Révolution Iraniens destinées au Hamas, via Port Soudan. En avril 2009, l'Egypte a arrêté une cinquantaine de terroristes du Hezbollah visant des cibles en Israël dont certains ont affirmé s'être entraînés dans des camps au Soudan.

En juin 2010, le rédacteur en chef adjoint d'un journal d'opposition a été arrêté pour avoir dit que les Gardiens de la Révolution d'Iran opéraient une usine d'armes à Khartoum, armes destinées au Hamas, aux rebelles Houthi du Yémen et à des extrémistes "non identifiés" en Somalie.

 

Il est clair que l'idéologie de l'Islam radical régira le Soudan, une fois la Sharia'h appliquée par Al Bashir. De plus, ce régime se rapproche de plus en plus de l'Iran et il a même annoncé le début d'un programme nucléaire.

Des agents gouvernementaux ont pris contact avec le réseau du marché noir nucléaire d'Abdul Qadeer Khan et un réacteur est prévu pour 2020. En 2006, à Khartoum, le Guide Suprême d'Iran Ali Khamenei avait précisé que son pays partagerait sa technologie nucléaire avec tous les pays islamiques.

 

Blanchir le Soudan et ôter son nom de la liste des parrains de la terreur est un mauvais signal pour le nouvel état qui se crée dans le Sud, longtemps victime des exactions et de l'oppression du Nord, et pour les Soudanais qui se soulèvent contre le régime d'al Bashir. Ce dernier, condamné pour génocide par la Cour Criminelle Internationale, est un des plus grands criminels de guerre, encore en vie.

Son gouvernement menace déjà de la guerre le Sud, si jamais celui-ci abritait des "rebelles" du Darfour ou si les tribus de la province pétrolifère d'Abyei déclaraient unilatéralement leur rattachement au nouvel état. Ce régime est accusé aussi d'avoir créé des milices qui ont massacré 200 personnes ce mois-ci au sud du pays.

 

Blanchir le Soudan ne va pas plaire aux centaines de contestataires devenus actifs depuis le début des soulèvements au Proche et Moyen Orient, dont quelques douzaines ont été arrêtées ou tabassées.

Le régime a réagi avec une rapide brutalité, avec l'aide des membres du parti au pouvoir, munis de couteaux et attaquant les étudiants dans les campus. Les protestataires essaient de s'organiser sur le net, un groupe ayant 16000 membres avec comme appel de ralliement "Nos frères en Tunisie l'on fait, de même que nos frères en Egypte, et maintenant c'est notre tour".

En réponse, le régime a créé "le Jihad électronique", unité chargée de torpiller les sites ennemis et de leur bloquer l'accès à internet.

Le régime al Bashir vise tout particulièrement les femmes activistes, ayant arrêté un certain nombre le 10/02/1, y compris la fille de l'ancien 1erministre Sadeq alMahdi, puis les a relâchées un peu partout dans la capitale, craignant qu'elles ne se réunissent à nouveau. Le 13/02/11, deux douzaines de femmes ont manifesté à l'extérieur du quartier général de la Sécurité d'Etat demandant la libération des prisonniers politiques.

Parallèlement un groupe de journalistes protestaient contre l'arrestation de 3 confrères qui couvraient les manifestations.

 

Blanchir le Soudan de la liste des états parrainant le terrorisme est une gifle à la face de tous ceux qui ont souffert des crimes d'El Bashir, depuis les milliers de victimes innocentes du Darfour jusqu'aux citoyens menacés par les terroristes qu'il chérit et aux manifestants battus ou emprisonnés.

 

 


Whitewashing Sudan

by Ryan Mauro, founder of WorldThreats.com, the National Security Adviser for the Christian Action Network and an analyst withWikistrat. He can be contacted at TDCAnalyst@aol.com.

Daily MailerFrontPage. Mar 1st, 2011

 

President Obama is rewarding the government of Sudan for permitting the referendum on the secession of South Sudan by removing it from the list of State Sponsors of Terrorism. This will drop some sanctions on Sudan just as protestors demand the resignation of President Omar Bashir, a man indicted for genocide who has recently pledged to turn his country into a Sharia state.

“For those who meet all of their obligations, there is a path to greater prosperity and normal relations with the United States, including examining Sudan’s designation as a state sponsor of terrorism,” President Obama said. The State Department confirms that the process to de-list the African country has begun.

The U.S. apparently agreed to de-list Sudan if the regime of President Omar Bashir allowed a referendum to be held on whether South Sudan should become its own country. This motion was approved and the new country will be formally created in July. Around the time of the vote, Bashir announced that he’d transform Sudan into a state where all law is based on Sharia and Arabic would become the only language. This means that the U.S. will be starting a new relationship with a fully radicalized Islamic state that will promote the ideology behind terrorism, if not terrorism itself.

The State Department had previously set the stage for Sudan’s de-listing by saying the “bilateral counterterrorism relationship remains solid” but that “hard-line” elements were upset that the U.S. had not removed their designation as a State Sponsor of Terrorism because of this cooperation. The State Department praised Sudan for helping to stop the flow of foreign fighters to Iraq and cooperating in the investigation of the murder of two U.S. embassy workers in Khartoum by an Al-Qaeda-linked group on January 1, 2008.

The State Department glossed over the Bashir regime’s current ties to terrorism, saying that although elements of Hamas, Palestinian Islamic Jihad and Al-Qaeda are in Sudan, the government “does not openly support the presence” of the latter two. Hamas is welcomed as “freedom fighters” but their activity is limited to fundraising, the State Department’s report on Sudan claims. The key word to notice in the report is “openly,” as it is highly questionable whether a regime as tyrannical as Bashir’s wouldn’t know about the presence of terrorists on its land. Even if Sudan’s words are being met with action, the State Department’s admission that it allows Hamas to fundraise is surely a qualification for remaining on the list of State Sponsors.

Various reports cast doubt on the State Department’s assertion about the nature of Sudan’s links to terrorism. An intelligence report in 2006 said that 15 members of Al-Qaeda were helping to train the state-sponsored Janjaweed militia in Darfur. In January 2009, Israel bombed a truck convoy in Sudan that was part of an Iranian Revolutionary Guards’ supply line to Hamas from Port Sudan. In April 2009, Egypt arrested about 50 Hezbollah members planning attacks on Israeli targets, some of which told their interrogators that they sought to send operatives to Sudan for training. The deputy-editor of an opposition newspaper was arrested in June 2010 for reporting that the Iranian Revolutionary Guards were operating a weapons factory in Khartoum that was supplying Hamas, the Houthi rebels in Yemen and unidentified extremists in Somalia.

The ideology of radical Islam will undoubtedly be promoted once Bashir turns Sudan into a state based solely on Sharia law. To make matters worse, it is growing increasingly close to Iran and has declared the beginning of a nuclear program. Government agents have reportedly contacted remnants of the Abdul-Qadeer Khan nuclear black market network and the completion of a nuclear reactor is set for 2020. In 2006, Iranian Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei was in Khartoum when he said that Iran would share its nuclear technology with Islamic countries.

The de-listing of Sudan sends the wrong signal to the South Sudanese, the victims of the regime’s oppression and the protestors currently demanding the resignation of President Bashir. He has been indicted by the International Criminal Court on genocide charges and is one of the biggest mass murders alive. His government is already threatening South Sudan, saying that war will follow if it harbors rebel forces from Darfur or if the tribes in the oil-rich Abyei Province unilaterally declare that they’ll unite with the South. The regime has also been accused of being behind a militia in the south that massacred over 200 people in the South this month.

The announcement will infuriate the protestors in Sudan that have become active since the overthrow of Tunisian President Ben Ali. There have been scattered protests, sometimes numbering hundreds, and dozens of demonstrators have been arrested and even more assaulted. The regime has reacted with swift brutality, including the deployment of members of Bashir’s political party carrying knives to attack students on campuses. The protestors are still trying to organize online with one group having over 16,000 members and a rallying call of, “Our brothers in Tunisia did it and so did our brothers in Egypt. It is about time for us.” The regime has responded by creating an “Electronic Jihad” unit to shut down the opposition’s websites and block Internet access for its enemies.

The Bashir regime seems particularly concerned about female activists, having arrested a group of them on February 10, including the daughter of former Prime Minister Sadeq al-Mahdi, only to release them shortly after. They were dropped off in different areas of Khartoum, indicating the regime was worried about a gathering forming yet fearful of detaining them for a prolonged period. On February 13, two dozen women demonstrated outside the headquarters for the security service to demand the release of political prisoners. At the same time, a group of journalists tried to hold a protest over the arrests of reporters but were stopped. Three journalists were arrested for trying to cover the protests.

The removal of Sudan as a State Sponsor of Terrorism will be a slap in the face to all those who suffered from Bashir’s evil, from the innocents massacred in Darfur to those threatened by the terrorists he coddles to the protestors that have been beaten and jailed.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 19:55

 

 

logo wikileaks

 

 

- Wikileaks Les câbles révèlent les liens iraniens des Frères musulmans - Obama les ignore  

Par Brian Fairchild

(served as a career Operations Officer in the Central Intelligence Agency's Clandestine Service)

Traduction par Fabien MIKOL

© 2011 www.aschkel.info


 

http://pajamasmedia.com/blog/wikileaks-cables-reveal-muslim-brotherhood-ties-to-iran/?singlepage=true
 

 

"L'administration Obama estime que les Frères musulmans sont un partenaire acceptable pour la formation d'un nouveau gouvernement en Egypte, malgré l'existence d'une douzaine de citations tout à fait publiques de la part des dirigeants passés et actuels de la Confrérie, citations que j'ai publiées dans un article de Pajamas la semaine dernière, et qui révèlent la vision djihadiste et salafiste de l'organisation ainsi que son soutien à Oussama Ben-Laden et Al-Qaïda.
   

Ces citations sont facilement disponibles pour quiconque souhaite prendre le temps de les regarder, mais la tolérance de l'équipe d'Obama envers la Confrérie est encore plus déconcertante lorsque l'on sait que les propres documents classifiés câblés par le Département d'Etat montrent que l'Iran, notre principal ennemi dans la région, a clandestinement soutenu les Frères en tant qu'agent par procuration en Egypte.
   

Cette information est contenu dans le câble classifié du 29 juin 2010 de l'ambassade américaine au Caire, titré "Réunion du général Petraeus avec le chef des renseignements Souleyman"(http://213.251.145.96/cable/2009/07/09CAIRO1349.html), dans lequel le général Petraeus, alors à la tête du Commandement Central, et Omar Souleyman, alors à la tête des services de renseignement égyptiens, ont discuté de cette menace spécifique.

   

Au cours de cette conversation, Souleyman s'était plaint envers Petraeus que "l'Egypte souffre de l'ingérence iranienne par l'intermédiaire de ses agents du Hezbollah et du Hamas, et de son soutien (...) aux Frères musulmans (...). Nous espérons que l'Iran cessera de soutenir le Hamas, les Frères musulmans et tout autre élément."
   

Il faut noter ici que le Hamas, spécifiquement qualifié de "terroriste global" par le gouvernement américain (http://www.state.gov/s/ct/rls/crt/2006/82738.htm), n'est pas une ramification éloignée des Frères musulmans. Il incarne simplement un chapitre violent de l'organisation, ainsi que le prouve l'article 2 de sa propre charte (http://avalon.law.yale.edu/20th_century/hamas.asp), qui stipule : "le mouvement de la résistance islamique est une des ailes des Frères musulmans en Palestine".

   

La charte du Hamas et l'utilisation des Frères musulmans comme agent iranien en Egypte prouve qu'il s'agit d'une organisation violente et que l'Iran manipule pour déstabiliser l'Egypte. Etant donné le style opérationnel de l'Iran, il est tout simplement prudent de croire que notre ennemi moyen-oriental fournit aussi un soutien clandestin aux filiales des Frères en Jordanie, au Yémen, en Algérie, en Tunisie et ailleurs. Disposant de cette information, il est difficile d'appréhender pourquoi le président Obama pense que la participation des Frères dans la formation d'un nouveau gouvernement égyptien serait une bonne idée.
   

Mais les propres révélations de notre gouvernement sur les dangers des Frères musulmans ne s'arrêtent pas là. Si l'administration Obama avait besoin d'autres preuves du danger des Frères, elle n'a qu'à jeter un oeil au câble du Département d'Etat titré “Scenesetter for Counterterrorism Coordinator Crumpton’s Visit to the UAE 'http://213.251.145.96/cable/2006/04/06ABUDHABI1725.html).” Il a été écrit en 2006 par l'ambassade américaine d'Abou Dhabi.

   

Dans ce câble, un de nos plus importants alliés dans la région, le sheikh Mohammed bin Zayed al-Nahyan, le prince couronné d'Abou Dhabi, a estimé suffisamment important d'avertir le Conseiller à la sécurité Frances Townsend et l'assistant du Secrétaire d'Etat pour les affaires proche-orientales C. David Welch des "dangers d'élections libres dans les pays où figure une présence de Frères musulmans bien organisés".
   

Faisant la lumière sur la menace que posent les Frères à la sécurité des Emirats Arabes Unis eux-mêmes, le sheikh a révélé combien précaire était la situation en affirmant que "s'il y avait une élection demain à Dubaï, les Frères musulmans s'en empareraient".Le danger des Frères dans son pays est si clair que le sheikh a déclaré que les dirigeants des Emirats n'autoriseraient pas les islamistes à participer à des élections.
   

En 2005, dans un câble(http://213.251.145.96/cable/2005/09/05MADRID3260.html) classifié de l'ambassade américaine à Madrid titré "Espagne : un front actif de la guerre contre la terreur", la section politique de l'ambassade fournit un excellent résumé historique des groupes terroristes islamistes en Espagne qui pointe clairement les Frères musulmans en tant qu'organisation à la source de ces courants : "La première organisation terroriste islamiste fut formée par des membres syriens des Frères musulmans qui avaient fui la répression par le régime d'Assad et s'étaient établi en Espagne à la fin des années 1980."

   

Enfin, dans un câble 'http://213.251.145.96/cable/2009/12/09DOHA733.html)classifié de l'ambassade américaine au Qatar titré "Points de discussion pour la visite du Premier ministre du Qatar à Washington, 4-5 janvier 2010", l'ambassade communiqua les points à débattre pour une réunion future entre le Premier ministre Hamad ben Jassim al Thani et des officiels américains. Un élément clé parmi ces points était celui qui portait le blâme contre le Premier ministre pour avoir autorisé les Frères musulmans et le résident qatari Youssef al-Qaradawi à poursuivre leur soutien au Hamas.

  

Un petit rappel sur M. Qaradawi sera éclairant. Youssef al-Qaradawi est considéré comme le clerc des Frères musulmans le plus influent du monde d'aujourd'hui, comme l'illustre le fait qu'on lui a proposé la position de Guide suprême des Frères musulmans en 1975 et 2004. Qaradawi, toutefois, rejeta ces propositions, estimant qu'il avait plus de liberté d'opération hors du Qatar.
   

En 1999, le gouvernement américain interdit Qaradawi d'entrée aux Etats-Unis à cause de son soutien aux attentats-suicide contre des hommes, femmes et enfants israéliens, et le 15 mai 2010, Qaradawi appela les factions palestiniennes à s'unir et à lancer un"djihad" contre Israël, et a considéré le processus de paix comme rien d'autre qu'un "mirage".
   

Par ailleurs, ce partisan du djihad est directement lié aux Frères musulmans américains, en tant qu'il est président de la Société Américaine Musulmane de l'Université Américaine Islamique, une position qui lui permet d'influer sur les esprits de jeunes musulmans américains.
   

Ainsi l'équipe Obama n'a guère besoin de se fier à des observateurs étrangers officieux et biaisés pour savoir quoi penser du danger des Frères musulmans. Si elle jetait un oeil sur ses propres câbles issus du Département d'Etat, elle apprendrait que les Frères musulmans en Egypte sont l'agent par procuration de notre ennemi iranien, que nos alliés aux Emirats Arabes Unis les considère comme trop dangereux pour les laisser participer à des élections libres, que les Frères musulmans ont créé les premières organisations terroristes islamistes, et que le promoteur du djihad chez les Frères musulmans, Qaradawi, étroitement associé avec notre propre Société Américaine Musulmane, continue de soutenir le Hamas, que nous considérons nous-mêmes comme figurant sur la liste spécifique des organisations terroristes globales.
   

M. Obama, laquelle de ces attributions revenant aux Frères musulmans peut-elle vous convaincre, vous et votre équipe, que cette organisation pourrait jouer un rôle positif pour former le nouveau gouvernement égyptien ?"

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:21

 

Petite question à Obama....

 

 

logo arié


Par Arié

Avec autorisation

 © 2011 www.aschkel.info

 

 

Obama: La Libye représente un danger pour la sécurité des USA. On rêve !! 

 

On est en droit de se demander qui de Khadafi ou d’Obama est le plus irrationnel ?

le Président des Etats-Unis décide d’imposer des sanctions unilatérales sur la Libye. Raison invoquée: la violence continue et l’agitation (en Libye) représente une extraordinaire et inhabituelle menace à la sécurité des Etats-Unis et à sa politique étrangère ( « unusual and extraordinary threat » to America’s national security and foreign policy).

Je veux bien que Khadafi soit une menace pour l’intégrité physique des Libyens, au rythme où il les extermine, qu’il fasse monter le cours du pétrole dans le monde, etc.. mais je ne vois pas en quoi il menace la sécurité des Etats-unis. Quant à la politique étrangère d’Obama, pour peu qu’il en ait une, je ne vois que son souci constant de caresser les Arabes dans le sens du poil et la detestation d’Israël.

 

Il n’y a donc aucun rapport entre la cause (troubles en Libye) et les effets (menace pour la sécurité des Etats-Unis).

Ceci rappelle étrangement un autre raisonnement spécieux: les troubles en Irak, Afghanistan et ailleurs ne s’expliquent que par le refus de Netanyahou d’arrêter la construction de logements à Jérusalem

Comment peut-on diriger le monde quand on est incapable de raisonner correctement ?

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 08:35

Merci à Miche pour le lien

 

 

Les liens entre Obama, Kadhafi, Farrakhan et Wright

Adapté par Aschkel © 2011 www.aschkel.info

Source http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=267361

 

 

>Ahmadinejad, Farrakhan, Obama, les copains et les coquins

>Une odeur d’enfer a une nouvelle fois plané au-dessus de New York durant cette semaine.

 

Jerusalem – Au vu de la pression qui monte sur la Maison-Blanche pour que celle-ci intervienne de manière plus musclée pour arrêter la répression sanglante dirigée par Mouammar Kadhafi en Lybie contre son peuple, de nombreux commentateurs se demandent pourquoi Barak .H.Obama se montre si prudent dans ses critiques envers le dictateur, après qu'Obama ait montré tant de zèle à tout faire pour obtenir la démission d'Hosni Moubarak, proche allié des Etats-Unis.
 

Il s'avère que Kadhafi est très lié au Révérend Jérémiah Wright, conseiller spirituel d'Obama depuis plus de 23 ans.

Le dictateur lybien a également des liens étroits avec la Maison de l'Islam et son chef Louis Farrakhan, avec lequel entretient des relations même si Farrakhan est ses activités sont controversées.

Autographed! Get the book that finally exposes Obama and his team of anti-American radicals: Aaron Klein's "The Manchurian President" at WND's Superstore

Read more:Obama's mystery links to Gadhafi uncoveredhttp://www.wnd.com/?pageId=267361#ixzz1ExEalRFw

Tout ceci est clairement expliqué et est développé dans le livre d'Aaron Klein dans le "Président de Mandchourie" qui expose clairement Obama et son équipe de radicaux antis américains.

Jusqu'à présent, la Maison Blanche a bien appelé a mettre un terme à la violence, (évoquant que la répression armée et le bain de sang son scandaleu), mais celui-ci n'a pas exigé la demission du leader lybien et a exclu une action unilatérale contre lui.

Même si Kadhafi a acheté les services de mercenaires qui peuvent massacrer des milliers de civils. Obama n'a pas réagit et n'a jamais demandé a Kadhafi de quitter ses fonctions.

Les Présidents de la Chambre du Sénat et de la Chambre font pourtant pression et exige de lui de prendre une décision ferme, et de rétablir au plus vite les sanctions contre la Lybie levées en 2004.

Mais Obama a des liens très étroits avec certains de ces amis qui ont eu des relations privilégiées avec Kadhafi.

Jérémaih Wright, ancien pasteur d'Obama et ami de longue date est allé avec Farrakhan visiter Kadhafi en 1984.

 

Obama et Wright

 



Pendant la campagne présidentielle de 2008, Wright lui-même a précisé que ce voyage pourrait nuire et causé des problèmes au Candidat Obama.
 

Il dit –"Lorsque ses ennemis (ceux d'Obama) sauront qu'en 1984, je suis allé à Tripoli visiter Kadhafi avec Farrakhan, une bonne partie de son soutien juif se tarira rapidement et sera comme une boule de neige en enfer"
   
  
Farrakhan, ami proche et collaborateur de Wright a été financé par Kadhafi par un prêt de 5 millions de dollars sans intérêts en 1985.

Lors d'une convention de Farrakhan a Chicago, la même année, Kadhafi aurait déclaré aux partisans de Farrakhan en direct par satellite qui était prêt a fournir des armes à une armée noire aux Etats-Unis afin de détruire "L'Amérique Blanche".

En Octobre 1985, Kadhafi félicitait Farrakhan pour la réussite de la marche des 1 million (Million Man March) et l'aurait assuré "Nous allons unir nos efforts et nos capacités pour atteindre cet objectif"
  
Selon certains rapports de l'Agence de presse News Agency of Lybia JANA, Kadhafi et Farrakhan ont convenu de travailler ensemble afin de mobiliser "les noirs opprimés, des musulmans, des arabes, et des peaux-rouges pour aider à remodeler la politique étrangère américaine.



Kadhafi a déclaré qu'avant son alliance avec Farrakhan et la "nation de l'Islam' " notre confrontation avec l'Amérique était un combat extérieur contre une forteresse"

Depuis son alliance avec Farrakhan, celle-ci lui donne la possibilité "d'ouvrir une brèche, dans la forteresse d'y entrer et de l'affronter"

Farrakhan s'est rendu en Lybie à l'occasion d'autres évènements, et il a été notamment récipiendaire en 1996 du Prix Kadhafi pour les droits de l'homme, prix doté d'une somme de 250.000 dollars, et ce en dépit des sanctions américaines a l'époque contre la Lybie.

Obama est lié à la "Maison de l'Islam"

Wright et Obama auraient participé également a la Million man March sur Washington, marche organisée et dirigée par Farrakhan et d'autres éminents dirigeants noirs tels qu'Al Sharpton.

Rey Willie Barrow, membre de l'équipe de la campagne électorale et super délégué d'Obama pour sensibiliser les électeurs a son élection est un partisan farouche de la "maison de l'Islam"

 Farrakhan a déclaré en 2002 lorsqu'il a rencontré Barrow qu'il lui avait demandé de mettre au point des plates-formes pour que la "maison de l'Islam" devienne la "nation de l'Islam"

 Le militant marxiste Cornel West, un conseiller de Farrakhan, a également été conseiller d'Obama lors de sa campagne de 2008, mais surtout est un proche et ami personnel d'Obama.

Lorsqu'Obama était un fidèle de l'Eglise de Wright, celle-ci était soupçonnée de pratiques controversées pour ses idéologies  (Black Libération Théology), cette église de Chicago était ouvertement alliée avec Farrakhan et la Nation de l'Islam.

Wright a attribué à Farrakhan le prix 2007 de l'autonomisation, et Farrakhan a été invité à donner plusieurs conférences au sein de son église.
 
  Wright a été impliqué  dans de nombreuses initiatives de Farrakhan et celui-ci l'a considéré comme "l'une des voix les plus importantes du 20 et 21ème siècle" lors d'un discours national pour les médias ou de nombreux hauts fonctionnaires musulmans de la nation avaient été invités

Obama a fait trois fois la couverture du magazine trompette magazine fondé par Wright, dans lequel a accordé l'an dernier une longue interview- Magazine dont l'invité régulier est aussi Farrakhan.

En 2006 Obama faisait la couverture du magazine trompette aux cotés de Farrakhan.

Sa femme Michèle n'est pas en reste et a posé en 2004, avec la femme de Farrakhan Khadidja, Farrakhan, Barrow le conseiller d'Obama lors d'un déjeuner


Lire la suite en anglais >http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=267361

Avec la recherche par Brenda J. Elliott 
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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 19:58
MARK STEYN : « LE RESPONSABLE DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT AMÉRICAIN EST UN IDIOT. »

12 Février 2011

 

pointdebasculecanada.ca

 

Mark Steyn commente sur la compétence de James Clapper, le directeur des services de renseignement de l'administration Obama. Il rappelle que Clapper n'a pas remarqué les signes avant-coureurs de la révolution égyptienne. Steyn rappelle également que ce dirigeant américain avait déclaré que les Frères Musulmans forment « une organisation séculière ». De son côté, un dirigeant de la CIA aurait déclaré se fier aux médias pour suivre le développement de la situation en Égypte... 

Lire la suite (en anglais) ICI ou visionner la vidéo ci-bas:

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 07:09

 

 

 

 

L’Iran hier, l’Egypte aujourd’hui. La même erreur des Etats-Unis 
 

Dore Gold

Traduit par jcpa

En 1979, le Président Jimmy Carter a pensé que s’il lâchait le shah  et tendrait la main à Khomeiny, il favoriserait à établir la démocratie en Iran. Aujourd’hui, un autre président américain refait la même erreur face au régime de Moubarak en Egypte. 

L’Histoire se répète. Le Président Carter se trouvait à l’époque face à une crise semblable à celle qu’affronte actuellement le Président Obama. Des manifestations monstres envahissaient les rues de Téhéran et appelaient à la chute du shah, l’allié principal des Etats-Unis dans le Golfe persique. 

La Maison blanche se trouvait dans un grand dilemme : fallait-il soutenir le régime du shah ou chercher une alternative. Le Département d’Etat a recommandé d’établir une coalition de politiciens iraniens pour pouvoir  prendre les rênes du pouvoir. Des universitaires américains et même des fonctionnaires de l’Etat pensaient que les Etats-Unis devraient tendre la main à ayatollah Khomeiny encore en exil. 

Dans leurs analyses, les experts ont suggéré à coopérer avec le chef spirituel chiite. L’ambassadeur américain en Iran, William Sullivan affirmait que Khomeiny collaborerait avec les jeunes officiers de l’armée du Shah. Richard Falk de l’université de Princeton, a écrit en février 1979 dans le « New York Times » un article intitulé « nous avons confiance en Khomeiny ». Selon Falk, Khomeiny est entouré d’hommes politiques et conseillers modérés ayant « de véritables préoccupations pour les droits de l’Homme ». 

De nombreuses parallèles existent avec la politique étrangère américaine au sujet de l’Egypte. 

Premièrement on constate que l’administration d’Obama tente de garder toutes les options ouvertes, comme celle de Carter, l’équipe d’Obama est décrite comme hésitante. Washington n’appelle pas Moubarak à quitter le pouvoir, mais ne soutient pas non plus son gouvernement. En fait, le message adressé à Moubarak est sec et même humiliant. 

Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs est allé encore plus loin et dans un briefing aux journalistes il a menacé de couper l’aide américaine, au moment où le gouvernement égyptien se trouve le dos au mur et a du mal à contrecarrer les manifestations et maîtriser la crise. 

Cela signifie t-il qu’à chaque fois qu’un dirigeant arabe se trouve en détresse les Etats-Unis pourront l’abandonner brusquement? 

Parallèlement à la gestion américaine de la crise iranienne et la nomination de Chaapour Bakhtiar, nombreux en Occident appellent aujourd’hui à la nomination de Mohamed El Baradai , ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, comme président par intérim à la place de Moubarak. El Baradai jouit de l’appui des « Frères musulmans ». Il serait pour eux l’homme providentiel pour apaiser l’Occident suite à une éventuelle chute de Moubarak. 

El Baradai ne gagne pas la sympathie et le soutien des masses populaires étant donné qu’il a vécu plusieurs années hors de l’Egypte. Il constituera un maillon provisoire et faible. 

La confrérie des Frères musulmans est une organisation bien structurée en Egypte et elle bénéficie d’un énorme soutien populaire. Elle pourra du jour au lendemain écarter sans difficultés El Baradai. 

Un troisième point parallèle, et probablement le plus dangereux, entre l’Iran de 1979 et l’Egypte de 2011 est la manière dans laquelle l’Occident interprète les dangers de l’islam intégriste. 

Le 31 janvier dernier, le porte-parole de la Maison Blanche n’a pas exclu, et pour la première fois, un premier rôle aux Frères musulmans au sein d’un gouvernement égyptien. Dans certains cercles de l’Administration d’Obama on entend depuis quelques temps des voix appelant dans ce sens. Pour exemple, le Foreign-Affairs a publié un article intitulé « les Frères musulmans modérés ». Des anciens directeurs du Renseignement et de la Défense avancent vigoureusement cette position. Un ancien membre de CIA de l’Institut Saban, a affirmé récemment que les Etats-Unis ne doivent pas craindre les Frères musulmans. 

Il est donc impératif que les gouvernements occidentaux examinent avec sagesse les conséquences de la montée au pouvoir des Frères musulmans en Egypte et les enjeux pour toute la région.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 19:53

 

Etats-Unis : Qui a dit "Les frères Musulmans est un mouvement essentiellement laïque et pacifique" ?

 

 

C'est absolument effroyable de voir des gens aussi a coté de la plaque !!!!

Administration Obama BOURDES SUR BOURDES

Aschkel

 

Banniere Freres musulmans



 

 

Merci MELBA 

 

Stupeur et consternation. Le Directeur du renseignement national américain, n’a pas la moindre idée de ce qui se passe dans le monde. Par les temps qui courent, avec une crise aussi grave en Egypte, avoir un incompétent pareil à ce poste clé pour la sécurité du monde libre, est catastrophique.

James Clapper, à la tête de tous les différentes agences américaines de renseignement,  lors d’une audition au Congrès a déclaré jeudi au sujet des Frères Musulmans :

«Le terme Frères musulmans est un terme générique qui englobe une variété de mouvements. Dans le cas de l’Egypte, il s’agit d’un groupe très hétérogène, essentiellement laïque, qui a renoncé à la violence et a dénoncé al-Qaïda comme étant un détournement de l’islam »

Vidéo en Anglais

Plus tard dans la journée, L’administration Obama a dû corriger la déclaration de son chef des renseignements, ce qui est chose rare.

Pour rappel la devise du mouvement des Frères Musulmans est :

 ”Dieu est notre but, le prophète notre chef, le Coran notre Constitution, le djihad notre voie, et le martyre notre plus grande espérance.”

Laïques ? 

Leur logo officiel :

Deux sabres, un coran, et les mots “Préparez-vous” *.

 (*)Préparez vos forces contre eux au maximum de votre puissance, y compris des montures de guerre, pour frapper de terreur les ennemis d’Allah et vos ennemis, et d’autres encore, que vous ne connaissez peut-être pas, mais qu’Allah connaît. Quoique vous dépensiez pour la cause d’Allah, vous sera remboursé, et vous ne serez pas traités injustement. Coran 8:60

Non-violents ?

 

bivouac

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:26

Les US en sont pas interessés par la paix au Moyen-Orient -  Iran/Obama même combat ?

 

 

Retrouvez les dernières analyses dans ces deux dossiers

 

Dossier B.H Obama Alerte rouge

 

 


 

 

 

Article assiocié

 

 >Obama en Prince d’Egypte et présentateur tendance Al-Jazeera, l’Egypte, Israël et le Moyen-Orient résistent

 ECOUTER ICI-copie-1

 

>Profondes divergences américano-saoudiennes au sujet de l’Egypte : Abdallah se tient aux côtés de Moubarak et se tourne vers Téhéran.

 

 

Clash entre Obama et Abdallah d'Arabie sur le sort de Moubarak. Au point que le roi a failli succomber à une crise cardiaque, après leur conversation téléphonique. Abdallah craint d'être lui aussi lâché par les Etats-Unis, comme ont été lâchés Saad Hariri (au profit de l'Iran) et Hosni Moubarak (au profit du chaos manipulé par l'Iran). Il a promis de sesusbtituer à l'administration Obama, si celle-ci coupe les vivres à l'Egypte (1,5 milliard $).

 

Etats-Unis et Iran, même combat ?

 

Les Etats-Unis ne sont pas intéressés par la paix au Moyen Orient

L'administration américaine veut la région en flammes pour pouvoir la contrôler

 

Par Salman Masalha

Haarets du 10 février 2011

Adapté par Albert Soued,  http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com

Le Titre en tête est celui de la traduction dont la thèse est plutôt une connivence Iran/Obama.

 

On doit le dire explicitement: les Etats-Unis ne sont pas intéressés par obtenir la paix au Moyen Orient. La paix dans la région n'est pas une priorité majeure pour eux, et n'a jamais correspondu à leurs intérêts. Cela peut paraître surprenant pour quelqu'un qui ne sent pas l'ambiance qui prévaut dans cette région.

Quiconque pense que la chaîne arabe de télévision al Jazeera est le porte parole de l'Islam radical et met en danger les intérêts américains est invité à rafraîchir sa mémoire et mettre à jour son imagination. Parce que l'Islam radical a été encouragé par les diverses administrations américaines.

On doit répondre à une seule question: comment cette chaîne populiste a été hébergée par le minuscule émirat du Qatar et pas ailleurs ? On sait que la plus grande base aérienne des Etats-Unis au Moyen Orient se trouve au Qatar. Wikileaks a révélé que c'est de là que partent les missions de bombardement de l'Irak et de l'Afghanistan et le Qatar a offert son territoire comme base d'attaque de l'Iran, a exprimé son souhait de prendre part à un éventuel conflit contre l'Iran, et offrant de prendre en charge tous les coûts de la base.

De plus dans un entretien avec le sénateur John Kerry, début 2010, l'émir sheikh al Thani a même exprimé sa compréhension de la position d'Israël et des sentiments israéliens, le peuple d'Israël ne pouvant être blâmé de ne pas faire confiance aux Arabes, ayant vécu sous la menace arabe si longtemps. De même Shimon Peres, Tsipi Livni et d'autres dirigeants israéliens ont été royalement reçus (1).

Ces visites et les relations avec Israël n'ont jamais été rapportées par al Jazeera. En même temps, cette chaîne continue de dénoncer d'autres régimes arabes pour leurs relations avec Israël. Bizarre? Pas nécessairement.

Toutes les vidéos de Ben Laden sont diffusées par al Jazeera. Car la chaîne a un rôle précis: déstabiliser les régimes arabes et créer une situation de chaos, ce qui est exactement l'objectif des Américains qui veulent cette région en flammes pour la contrôler.

Les flammes du Moyen Orient servent les intérêts de l'économie américaine. Il suffit de mentionner le contrat de fournitures d'armes à l'Arabie pour 60 milliards $, le plus gros contrat de l'histoire militaire. Ceci permettra de créer des milliers d'emplois.

La tension continue au Moyen Orient alimente l'industrie de la guerre et crée des emplois. D'où l'intérêt américain d'enflammer les passions – à travers al Jazeera par exemple – et de miner les régimes arabes, dont l'existence dépend du soutien américain. La fourniture d'armes pour les soutenir et les conflits sont surtout mus par la nécessité de survie des industries américaines.

Ainsi c'est la raison pour laquelle la Maison Blanche ne fait aucun effort sérieux pour promouvoir la paix entre Israël et ses voisins. Al Jazeera est un outil entre les mains des pyromanes.

Voilà la doctrine américaine en bref. Le problème c'est que ce "golem" peut se retourner contre son inventeur et nous assistons au déroulement de cet épisode (2).

 

Notes 

 (1) Grâce à Wikileaks et à de nombreuses sources d'information, on connaît aussi la duplicité du Qatar, ses sérieuses connivences avec l'Iran et les sommes d'argent offertes au Hamas pour l'empêcher de rendre l'otage israélien Gilad Shalit, alors qu'un accord était pratiquement conclu pour le libérer. De plus al Jazeera ne fait pas mystère qu'elle est une tribune pour des extrémistes comme le prêcheur du samedi soir al Qaradawi.

(2) Cette thèse n'est pas totalement partagée par le site www.nuitdorient.com . Il y a connivence certaine entre l'Iran, le Qatar et une partie du département d'Etat lié à BH Obama. Al Jazeera se veut une chaîne indépendante, diffusant nombre de thèses, essentiellement en faveur de l'Islam modéré ou non.

 

 

The U.S. isn't interested in Mideast peace

Washington wants the region engulfed in flames; it just wants to control their height.

By Salman Masalha

Haarets - 10.02.11

 

It should be said explicitly: The United States is not interested in attaining peace in the Middle East. Peace in the region is not its top priority, and it has never corresponded with its interests. These things might sound strange to anyone who is not sensitive to the mood in the region. Whoever believes the Arabic television station Al Jazeera is a mouthpiece of radical Islam, which endangers American interests, is invited to refresh his memory and update his imagination, because this radical Islam has actually been fostered by various American administrations.

A simple question should be answered: How did the populist channel find a home in the small emirate of Qatar, of all places? It is well known that the largest U.S. air base in the Middle East is located in Qatar. The WikiLeaks documents revealed that Qatar was a base from which American bombers took off for missions in Iraq and Afghanistan, and that it is now offering itself to the United States as a base for an attack on Iran - and even expressed its wish to take part in a war against Iran and bear most of the costs of maintaining the base.

What's more, the ruler of Qatar, in a meeting with U.S. Senator John Kerry in early 2010, even expressed understanding for the Israeli position and the feelings of the Israelis - saying the people of Israel cannot be blamed for not trusting the Arabs, as their country has lived under threat for a long time. This is the same Qatar that gave a royal welcome to President Shimon Peres, opposition leader TzipiLivni and other Israeli officials.

These stories, along with the emir's ties with Israel, are not reported by Al Jazeera. But at the same time, this populist channel continues to smear other Arab regimes for their ties with Israel. Sound fantastic? Not necessarily.

All the Bin Laden videos somehow find their way to Al Jazeera. This is because this station has another designated role: undermining the Arab regimes and creating a state of chaos. The chaos is what corresponds with American policy, because Washington wants the region engulfed in flames; it just wants to control their height.

The flames in the Middle East serve the American economy. In this context, it is enough to mention the $60 billion arms deal signed with Saudi Arabia last year - the largest in U.S. history. The deal will provide tens of thousands of jobs within American industries.

Given this background, it is easy to understand Washington's interest in continued tension in the Middle East. The tension pushes countries to sign large arms deals, which produce tens of thousands of jobs in the United States. As such, the American interest lies in its continued policy of inflaming passions - through Al Jazeera as well - to perpetuate concern within the Arab regimes, whose existence depends on American support. Thus the United States can continue claiming that promoting arms deals with the wealthy countries of the Mideast stems from concern for the region.

That is why the White House is not making any effort to press Israel or promote Israeli-Palestinian peace, because this could advance peace throughout the region. Such a peace, from the perspective of the arms dealers, could leave industries idle and cause the layoffs of tens of thousands of American workers. This is how Al Jazeera actually serves as a tool in the service of the American pyromaniacs.

That is the entire U.S. doctrine in a nutshell. The problem with the doctrine is that the American golem may again turn on its maker.There is already evidence of this on the ground.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 07:28

 

Trois scénarios pour l'Egypte et le Moyen-Orient - Joshua Muravchik

 

Par Joshua Muravchik* pour le World Affairs Journal. Traduit de l’Anglais avec l’aimable autorisation de l’auteur pour le bulletin d'Amerique

Le soulèvement qui a lieu dans les rues d’Egypte pourrait refaçonner notre monde. L’agitation politique est contagieuse. La révolte de la petite Tunisie a enflammé le bois de l’Egypte. Si l’embrasement n’est pas étouffé rapidement dans ce pays qui est encore le plus influent du monde arabe, l’incendie se propagera à toute la région.

Trois scénarios approximatifs devraient attirer notre attention. Parmi ceux-ci, un seul n’atteint pas la dimension d’un événement. Si la loyauté de l’armée subsiste et que les manifestations sont annulées, l’Egypte traversera une période de répression intense, accompagnée par des promesses de réforme qui mettront l’accent sur l’économie – et qui n’auront aucun effet puisque les menaces à la stabilité feront fuir les investisseurs. Moubarak ne donnera pas le pouvoir à son fils, Gamal, par crainte de nourrir de nouvelles rancœurs. Le pays basculerait alors davantage vers une dictature militaire et s’éloignerait d’un modèle de parti unique. Le pays pourrait tâtonner dans cette direction, comme il l’a déjà fait depuis des générations. Les conséquences seraient malheureuses pour les Egyptiens et assez mineures pour le reste du monde.

Le scénario optimiste serait celui du drame. Il aboutirait à ce que le jargon de la science politique a qualifié de «transition compactée ». Cela signifierait qu’un accord entre le gouvernement et les opposants permettrait une sorte de redistribution du pouvoir. Naturellement, celle-ci ne pourrait avoir de sens qu’à travers des élections honnêtes. Il serait alors difficile pour les autres autocrates de la région de résister à la création d’un tel nouveau modèle. Une vague de démocratisation s’étendrait à tout le Moyen-Orient, semblable à celle ayant atteint l’Europe centrale et orientale en 1989 — bien que la question de savoir si les pays ressembleront davantage à la Pologne et à la République tchèque ou à la Biélorussie et au Kazakhstan resterait ouverte.

Le scénario effrayant serait celui de l’écroulement – après les autres organes de sécurité — de l’armée,  que la révolution triomphe et que la seule force organisée capable de prendre le pouvoir parmi la masse des manifestants serait celle des Frères musulmans, venant de la rue comme Lénine disait l’avoir fait en 1917. Déjà, des rapports nous préviennent que les manifestants scandent des slogans islamistes. Non parce qu’ils sont tous des islamistes, mais parce que la Fraternité est la seule force capable de faire apparaître des cadres dans la masse des manifestants.

Si l’Egypte venait à tomber sous la domination islamiste, se joignant à l’Iran et à une Turquie de plus en plus islamisée, nous pourrions entrer dans une génération — ou davantage — de domination islamiste du Moyen-Orient. Parce que l’idée de base de l’islamisme est l(antipathie à l’égard des infidèles, cela pourrait déclencher un véritable « choc des civilisations ».

Alors, que doit donc faire Washington? Après avoir passé deux ans à essayer d’enterrer les appels de George W. Bush à démocratiser la région et l’Egypte en particulier, le président Obama a commencé à embrasser cette cause. Mais, de manière pathétique, ses appels pour éviter la violence apparaissent à la traîne.

La façon idéale de sortir d’une telle situation serait un dialogue entre le gouvernement et l’opposition, en suivant l’exemple des pourparlers organisés en Pologne en 1988-89. Mais ces pourparlers ont connu le succès précisément parce que l’opposition – Solidarnosc — était déjà bien organisée, légitime et démocratique.

Malheureusement, aucune opposition de ce genre n’existe en Egypte. Les partis d’opposition officiels ne sont que des marionnettes du régime. Il existe la Fraternité, qui est tout sauf démocratique. Le reste a été pulvérisé et écrasé.

Le meilleur pari pour l’Egypte serait d’organiser de véritables élections présidentielles, plus tard dans l’année. L’élection est déjà prévue, en fait – comme le sont ses résultats. Les États-Unis devraient ainsi s’engager de tout leur poids afin d’appuyer les revendications en faveur d’un nouveau code électoral. Cela signifierait: 1) Abaisser radicalement le seuil d’éligibilité dont les exigences actuelles sont prohibitives: quiconque pouvant obtenir quelques milliers de signatures par voie pétitionnaire devrait pouvoir être un candidat officiel; 2) une campagne ouverte entre aujourd’hui et le jour du scrutin, prévu pour Septembre : en effet, lors des dernières élections, la campagne avait été interdite jusqu’à 19 jours avant le vote, ce qui n’avait aucun sens; 3) ouvrir les listes électorales dès aujourd’hui : les règles d’enregistrement existantes sont si lourdes que les citoyens ne sont pas, pour la plupart, des électeurs inscrits; 4) répartir équitablement entre tous les candidats la présence dans les médias, en particulier à la télévision, pour assurer l’intégrité de ce scrutin et éviter toute intimidation, 5) le contrôle des élections par la communauté internationale, sous la bannière des Nations Unies.

Si Obama prononce un tel appel, de nombreuses voix égyptiennes s’en feront l’écho. Le chaos actuel pourrait rendre l’Egypte et la région meilleures – ou pires encore. En définitive, le temps est venu pour Barack Obama de délier sa langue.

_______________

*Joshua Muravchik est Fellow à la School of Advanced International Studies de l’Université Johns Hopkins (Washington DC), contributeur au World Affairs Journal et analyste à l’American Enterprise Institute. Il tient unblog et a écrit près d’une dizaine d’ouvrages, le dernier en date étant The Next Founders: Voices of Democracy in the Middle East. Il a été décrit par le Wall Street Journal comme « peut-être l’auteur néoconservateur le plus convaincant et le plus prudent en politique étrangère »

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:07

 

 

Dossier B.H Obama

 

"Israël subira les conséquences des erreurs d'Obama" Boaz Ganor


 

Par Shraga BLUM

Le Directeur de l’Institut de Stratégie contre le Terrorisme au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, Boaz Ganor, s’est référé aux événements qui secouent actuellement le monde arabe. Il a déclaré « que l’Administration américaine actuelle « est la première qui fait des erreurs stratégiques de cette envergure, et dont les conséquences risquent d’être très graves pour Israël ».
Il a rappelé d’autres erreurs notoires, comme l’abandon de l’Iran du Shah par Jimmy Carter, l’imposition des élections à Gaza par Condoleeza Rice et George W. Bush, et maintenant l’abandon de Hosni Moubarak par Barack Obama. Pour Ganor, il s’agit d’un message lancé aux pays de la région « que l’on ne peut plus faire confiance aux Américains et que c’est désormais l’Iran et ses alliés qui ont le vent en poupe ».
« L’Administration US s’est montrée dans tout son amateurisme sur le plan géostratégique », affirme Ganor, tout en avouant « qu’il n’avait jamais mis d’espoirs dans la politique étrangère américaine depuis l’élection de Barack Obama ». Selon lui, « la toute récente volte-face américaine vient un peu tard et risque de faire chanceler tous les Etats modérés de la région ». L’origine de ce phénomène est pour Ganor « due aux conseillers qui entourent le Président américain et qui ne comprennent rien des réalités du Proche et Moyen-Orient ». Et de citer les déclarations incompréhensibles de John Barner, conseiller d’Obama en matière de terrorisme, et qui disait il y a quelques mois : « que le terrorisme n’était pas l’ennemi de l’Occident, pas plus que les islamistes et les djihadistes, mais uniquement quelques groupuscules appartenant à Al-Qaïda » !!! « Avec de tels conseillers, il n’y a plus rien à rajouter », estime Ganor !!
Pour l’avenir, il tente de ne pas paraître trop pessimiste, mais estime « que la situation pour l’Occident et surtout pour Israël risque d’empirer suite à ces nouveaux développements dans la région, et tout dépendra de qui viendra remplacer le régime de Hosni Moubarak et des effets de la révolution égyptienne sur d’autres régimes arabes de la région».
« Je n’entends pas de bruits de guerre pour Israël à court terme », conclut Boaz Ganor, « mais je perçois déjà leur échos dans un horizon plus lointain ».

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