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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 12:56

 

Les articles sur Barak H.Obama

Dossier B.H Obama

 


Banner Alain Rubin

 

 

 

Obama, l’homme du parler vrai ?

Par Alain RUBIN

© 2011 www.aschkel.info

Obama, l’homme du parler vrai ?

 

On se souvient que l’élection du président américain a donné lieu en France à un déferlement  abracadabrantesque de commentaires, tous plus élogieux les uns que les autres, et de revendications destinées à promouvoir la « diversité ».

Je ne reviendrai pas sur cet aspect de l’obamania, sinon pour répéter ce que j’ai dit à l’époque : la République française n’a pas attendu la « discrimination positive » et l’obamania pour avoir pour numéro deux des institutions de ce pays un petit fils d’esclave guyanais, en la personne de Gaston Monnerville, président du sénat et opposant populaire et unanimement respecté au retour au pouvoir  du général de Gaulle en 1958 ; pour avoir, en Afrique, comme principal représentant de la France libre institutionnelle opposée au pétainisme, le guyanais Félix Eboué, lui aussi petit fils d’esclave ; pour avoir, comme écrivain populaire le plus lu et le plus connu, le fils du général Dumas, le métis d’origine haïtienne, l’auteur des fameux trois mousquetaires, Alexandre Dumas... la liste n’est pas exhaustive des hommes de talents ayant vécu dans ce pays, unanimement reconnus et respectés par le peuple français, hommes dont plus personnes ne voyaient « la couleur », mais que le talent et seulement le talent ou le dévouement à la République touchait le cœur, l’âme et l’esprit de leurs compatriotes.

Alain Rubin

 

Le guet-apens islamique ottoman au large de Gaza donnera lieu à un duo de comédiens montrant la  mauvaise foi criante du Président des Etats-Unis, se dévoilant publiquement comme un personnage retors.

En effet, le Président Obama rencontrera son alter ego, le palestinien Mahmoud Abbas, et, l’un comme l’autre, se désoleront du « raid israélien » sur la flottille « humanitaire » qui avait cherché à gagner Gaza pour y convoyer des vivres et des médicaments dont plus de 50% étaient périmés.

Ils ne seront pas seuls à se « désoler » d’actes non commis par Israël.

Le quotidien Le Figaro cherchera, à ce sujet, à disputer la palme à l’organe officieux du Hamas et de l’autorité palestinienne réunis, à savoir un quotidien parisien du soir bien connu.

Malgré les vidéos provenant de l’organisation turque pourvoyeuse en djihadistes et en « Shahid »*1, -dont des membres ont été à l’origine de l’affrontement minutieusement préparé sur le navire Marmara-, en dépit du scandale de la photo retouchée par l’agence Reuter, qui gommera le long couteau que tenait l’un des candidats au martyre rouant de coups de pieds, de coups de barres de fer ou de bâton un des membres du prétendu commando menant un « raid  disproportionné », nos deux hommes politique et le cortège de « journalistes » continuent de parler de « raid israélien », de « moyens disproportionnés, comme si la réalité n’était pas celle montrée par les différentes vidéos intégrales filmées par l’organisation djihadiste « humanitaire » IHH.

Le Président Obama n’     était pas mal dans son rôle de sainte-Nitouche.

A l’écouter : Certes, Israël n’avait pas tord de vouloir savoir s’il y avait des armes menaçant sa sécurité dans les soutes des navires voulant rallier Gaza. Certes, Israël n’empêchait pas les cargaisons humanitaires de parvenir aux gazaouis, mais... il devait faire en sorte que : « ses moyens d’action et de protection restent proportionnés.

En d’autres termes, pour parler clair, des lunettes de soleil doivent suffire pour qu’il se protège d’un lance-flammes, sans quoi, on le condamnera pour utilisation de moyens de protection « dis-pro-por-tion-nés ».

Depuis le Marmara, de nouveaux événements ont mis à l’épreuve de la réalité politique l’homme qui voulu faire croire qu’il allait être la synthèse de Martin Luther King, Malcolm X et Lincoln.

Je n’aborderai pas son silence devant les manœuvres de guerre privée qui ont lieu en France depuis quelques semaines pour affréter, pour mai 2011, « un Marmara » français, financé par le PCF, ses alliés et ses annexes et probablement quelques municipalités et comités d’entreprises. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Je voudrai relever deux choses ce matin :

D’une part, l’idéologisation des formes embryonnaires d’organisations populaires lancées par l’UGTT, la centrale syndicale fondée par des militants ouvriers bourguibistes et la grossière immixtion du Président US dans les affaires du peuple égyptien.

1° J’ai eu l’occasion de rappeler, à plusieurs reprises que la révolution n’est pas une valeur en soi. J’ai eu aussi l’occasion de souligner que les révolutions qui sont restées dans l’histoire, celles qui ont fait progresser la cause des masses laborieuses et de la société dans son ensemble, celles qui ont contribué à l’amélioration effective et durable de la situation quotidienne du travailleur, furent des moments voyant l’irruption des masses être animée par leur auto organisation. Ce furent des moments pendant lesquelles les masses cessèrent d’être des « mulets » ou des fantassins, cessèrent d’être de la « chair à canon » pour des projets qui les enchainèrent un peu plus. A cet égard, les communiqués de « comités », qui nous parviennent, apparaissent comme des communiqués d’organisations politiques en cours de construction,  ils sont formulés comme des prises de position de sortes de groupes idéologiques locaux en guerre contre « l’américain » et contre le « sionisme » avant d’être des organes locaux de pouvoir préparant pratiquement la convocation de l’Assemblée constituante. Ces communiqués montrent des « comités » n’agissant pas comme ont agi, dans toute révolution réelle, leurs devanciers organismes embryonnaires d’un gouvernement nouveau sortant des masses en ébullition et en révolution. Cette situation va-t-elle se modifier ?

Pour revenir au Président Obama, je voulais insister sur l’arrogance du personnage à l’encontre de ceux qui pensaient être ses amis et alliés. Son comportement n’est pas celui de l’égal mais bien du Maître. Il est celui de qui congédie.

On m’objectera la persistance des manifestations cairotes et l’obstination de Moubarak. L’explication me semble un peu courte, pour ne pas dire mensongère.

Souvenez-vous des manifestations iraniennes de juin-juillet 2009.

Leur ampleur fut bien plus considérable que celles du Caire. Une quarantaine de villes iraniennes vécurent des journées de défit d’une population aux mains nues face aux Bassidji et aux Pasdarans déchaînés.

A Téhéran, il y eu jusqu’à sept millions de manifestants dans les rues. Comment Obama s’exprima-t-il alors ? Non seulement il ne chercha pas à congédier celui qui le défiait et s’apprête à réitérer ses provocations à l’occasion de Durban III, mais en outre, il ne leva pas le petit doigt pour tenter de sauver ces hommes et ces femmes que la dictature des ayatollahs conduisit jusqu’à la potence parce qu’ils avaient manifesté contre le vol de leur voix, parce qu’ils avaient osé protester contre le putsch électoral.

Il y a quelques semaines, j’observais aussi le silence étonnant du Président US et de sa cour journalistique, alors que l’Iran voyait sa classe ouvrière utiliser ses armes traditionnelles (grèves de masse) pour se faire entendre et peser sur la situation afin d’obtenir une amélioration réelle de sa situation.

Pour ne parler que de celle-ci, ni Obama, ni les médias de toutes nuances, ne relaieront l’exigence de la grève générale des transports de Téhéran : Liberté immédiate pour Mansour et Reza !!

N’y-a-t-il pas plus d’une leçon à tirer de ce traitement sélectif et perfide, lorsqu’en outre on assiste à l’intervention de forces politico-religieuse pro Ahmadinejad, au Caire et dans tout le pays, lorsque l’on constate que des tenants de la « révolution islamique » par le fait n’attendent même pas la prise du pouvoir par les Frères musulmans -qui invitent à la guerre contre Israël (le « sionisme »)- pour commencer celle contre les Egyptiens non musulmans, en organisant des pogromes sanglants contre les Coptes?*2

Le double langage d’Obama et de ses admirateurs, nouvelle forme du parler vrai, est sidérant...

 

Alain Rubin

*1 trois des Turcs de l’ONG ayant monté l’embuscade, tués à la suite de la riposte des militaires israéliens tombés entre les mains d’homme bien décidés à les faire passer de vie à trépas- avaient fait savoir à plusieurs reprises qu’il aspiraient à devenir « martyre ». La mouvance de cette organisation « humanitaire » a d’ailleurs organisé des actions de protestation contre « le raid israélien » avant qu’il ait eu lieu...

*2 dans le village de Sharona, province de Minya, onze personnes, deux familles coptes ont été massacrées, les enfants avec les parents, dont une jeune fille de quinze ans, une fillette de trois ans, deux garçonnets de huit et quatre ans. Le chef des assassins est un islamiste connu. Je n’ai pas entendu le sieur Obama s’exprimer sur ces meurtres pour les dénoncer et réclamer le châtiment des assassins. Etonnant, pour un homme qui se positionne comme un Gauleiter en chef de l’Egypte en crise révolutionnaire ?

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 08:36

 

 

Bourdes sur bourdes ! Vive Omar El Bechir !

 

Terrorisme: Les USA entreprennent de retirer le Soudan de leur liste noire
Le département américain d'Etat a annoncé lundi qu'il engageait le processus visant à retirer le Soudan de la liste des Etats accusés par Washington de soutenir le terrorisme. Dans un communiqué, la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, justifie cette décision par «le succès du référendum sur le Sud-Soudan».

«Nous félicitons les dirigeants du Nord et du Sud pour avoir permis un vote pacifique et ordonnée, et à présent que le peuple du Sud-Soudan a pris cette décision irrésistable, nous louons le gouvernement soudanais pour avoir accepté cette issue», écrit Hillary Clinton . Plus tôt dans la journée, le président soudanais Omar el Bachir a officiellement reconnu le résultat du référendum d'autodétermination par lequel le Sud-Soudan a opté pour l'indépendance.

Le département d'Etat précise que le Soudan ne sera définitivement retiré de cette liste noire que s'il respecte l'ensemble des critères fixés par la loi américaine. La présence d'un pays sur la liste noire américaine interdit notamment à l'industrie américaine de l'armement de commercer avec lui et limite l'aide américaine.

Reuters
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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:33

 

 

Dossier B.H Obama

L’œuvre tragique de Barak Hussein Obama

Par Victor Perez

 

Il faut se souvenir de l’Obamania internationale lors de l’élection américaine en 2008. Une ode au ‘’sauveur’’ couronnée aussitôt d’un prix Nobel de la Paix. Un Barak Hussein Obama porté alors par les forces du multiculturalisme et du pacifisme à tout va, prêt aux discours et à la main tendue américaine qui apaiseront les tourmentes des peuples, notamment musulmans, dues inévitablement à l’occident.

 

C’est ainsi qu’on a pu le voir, dès son installation à la Maison Blanche, préférer les pourparlers avec l’Iran en lieu et place d’une menace claire et nette sur ses installations nucléaires s’il ne se pliait pas au diktat du Conseil de Sécurité. Une république islamique devenue depuis lors intransigeante, qui se permet aujourd’hui de narguer les puissances occidentales et se targue de faire avancer son agenda islamique.

 

Notamment en Irak et en Afghanistan, deux pays bientôt abandonnés à leur sort par l’administration us, mais aussi au Liban par l’intermédiaire de sa milice du Hezbollah. Si l’on ajoute la Syrie à cette alliance, plus aucun obstacle ne se dressera bientôt sur la route de l’armement iranien -voire de ses troupes en cas de besoin- à destination de la mer Méditerranée et bien sûr du nord de « l’entité sioniste ».

 

Un véritable succès qui a donné des ailes et des envies à quelques partis frères.

 

En 2009 on a également entendu Barak Hussein Obama en Egypte. Un état actuellement en paix avec Israël et en proie aux réclamations de changement de régime par la population. Bien que n’ayant pas soutenu alors le peuple iranien ambitionnant de se débarrasser de ses dirigeants islamistes, le Président US se trouve cette fois-ci derrière le peuple égyptien et requiert avec insistance le départ du tyran Moubarak si longtemps adulé par son administration. Un soutien qui se compare à une trahison par les autres ‘’alliés’’ des USA de la région. Notamment l’état juif qui verrait d’un mauvais œil l’arrivée très probable des Frères Musulmans au pouvoir, la principale force d’opposition du pays. Des Frères qui remettront en cause immédiatement l’accord de paix, ouvriront largement la frontière de la bande de gaza aux terroristes ‘’palestiniens’’ et autres mais aussi à l’importation d’armes devant servir au programme du Hamas. A savoir la libération de la ‘’Palestine’’ de la mer au Jourdain.

 

Au vu des derniers événements, le roi jordanien Abdallah II a, quant à lui, changé de Premier Ministre avant que les quelques manifestations de mécontentements de sa population ne dégénèrent à l’échelle nationale. Une nomination cependant dénoncée par leFront de l’action Islamique (principal parti d’opposition jordanien reçu récemment par le roi pour la première fois depuis fort longtemps) soutenant la poursuite des manifestations et exigeant un amendement de la loi électorale uninominale désavantageant ses candidats. Un rectificatif qui lui permettrait alors une prise de pouvoir démocratique du pays et la mise en place d’une politique islamique ayant comme premier objectif la fin du traité de paix avec Israël puis l’éjection de la monarchie.

 

Si l’on ajoute à cette liste de pays s’éloignant petit à petit de l’occident la Turquie, qui a vu également Barak Hussein Obamadiscourir devant son parlement, l’inquiétude israélienne quant à l’arc islamique qui se forme lentement mais surement dans la région ne peut que croître. Tout individu vivant en ce pays imagine aisément l’avenir peu radieux qui se dessine autour de lui et dont il sera le principal sujet. Conséquence due en grande partie au manque de fermeté du Président et à son soutien à la démocratie immédiate dans des pays pas habitués à son exercice.

 

Nul ne s’étonnera donc, si ces changements néfastes se confirment, qu’Israël agissent préventivement militairement et diplomatiquement au vu de ses seuls intérêts existentiels sans en référer auparavant au prix Nobel de la paix qu’était sensé être le Président américain actuel.

 

Un Président dont le deuxième prénom Hussein se révèle être, au final, son véritable programme. Un programme néfaste pour les valeurs de l’occident et pour la victoire dans la guerre de civilisation qui s’annonce dorénavant.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 21:52

 

Angélisme et trompe-l'oeil - Jacques Brassard

 

Un petit mot de notre ami du Québec 

 

Jacques Brassard

 

 

les analyses de > Caroline B.GLICK

Comme vous tous, par les temps qui courent, je regarde à la télé les manifestations gigantesques qui ont lieu en Tunisie d’abord, en Égypte ensuite, et même en Jordanie et au Yémen. Les images nous montrent des foules qui hurlent leur colère et des régimes autoritaires qui vacillent et se lézardent. 

Évidemment, comme toujours dans ces cas-là, des reporters dépêchés sur les lieux recueillent les commentaires enfiévrés des manifestants et mettent en relief le désir de liberté et l’aspiration à la démocratie. À TVA comme à Radio-Canada, les reportages tendent tous à montrer et à démontrer qu’il s’agit d’une révolution, c’est-à-dire d’un renversement de régime, et dont l’issu quasi inéluctable sera la naissance d’une démocratie véritable. Et les reporters de s’extasier béatement devant la ferveur et l’enthousiasme des manifestants convaincus d’être les accoucheurs d’un État libre et démocratique. 

Or, il y a beaucoup d’angélisme et une approche jovialiste chez les reporters de même que chez les Chefs d’État et ministres occidentaux, dans leur évaluation des évènements supposément révolutionnaires qui se déroulent dans cette région du monde. De l’angélisme et une compréhension superficielle de ces convulsions qui secouent des régimes autoritaires qu’on croyait immuables. 

Car, voyez-vous, dans toute cette immense partie du Monde, la démocratie n’a jamais existé. Il n’y a jamais eu de régimes qu’on aurait pu désigner comme étant démocratiques. Jamais! Par conséquent, il n’y existe aucune culture démocratique. Toutes les valeurs qui sont la substance d’une démocratie -- état de droit, libertés reconnues et constitutionnalisées, système judiciaire indépendant du pouvoir politique, pluralisme politique, alternance pacifique en matière d’accession au Pouvoir-- toutes ces valeurs n’ont jamais pris racine dans ces pays. 

Quand le communisme s’est effondré en Europe de l’est, les peuples concernés ont été en mesure, après avoir balayé leurs dictatures, de renouer avec une expérience et une culture démocratiques antérieures à la mise en place des régimes totalitaires par Staline. Dans le monde arabo-musulman, ce n’est pas cela du tout. La démocratie ne fait pas partie du vécu historique de ces peuples. 

Sauf au Liban ou vit une importante communauté chrétienne. Mais, aujourd’hui, la démocratie libanaise est chose du passé. Le Hezbollah, organisation islamiste et terroriste, commanditée et armée par la mollahcratie iranienne, a fait main basse récemment sur l’État libanais par un véritable coup d’état. Adieu démocratie! 

En fait, le seul et unique État pleinement démocratique dans cette partie du monde, c’est Israël. Une authentique démocratie! Ce qui d’ailleurs ulcère et pousse au mensonge tous les Amir Khadir de ce monde. 

Ceux qui s’imaginent que les régimes qui remplaceront les autocraties de Tunisie et d’Égypte (et d’ailleurs) seront meilleurs et plus favorables à la liberté et la démocratie se font des illusions. Ils sont bernés par des trompe-l’œil. 

«Dans les conditions qui prévalent en Égypte, écrit Stéphane Juffa de la Metula News Agency, si l’armée perdait la main, tous les indices montrent que le nouveau régime serait encore moins démocratique et plus répressif que celui de Moubarak. Avec en prime, un risque de voir les Frères Musulmans-- principale force organisée en dehors de l’armée—s’approcher du trône pour ne plus le lâcher.» 

C’est ça la réalité socio-politique de ces pays. Ce sont tous des pays musulmans, et l’Islam qui y domine, ce n’est pas l’Islam modéré que l’on souhaite en Occident (d’ailleurs, existe-t-il vraiment?), mais l’Islam radical, extrémiste, l’Islam de la charia intégrale, l’Islam anti-occidental et antisémite pour qui la liberté est un vice et la démocratie une tare. 

Dans de telles circonstances, la politique d’Obama est carrément irresponsable et dangereuse. Son angélisme de gauche risque d’avoir des conséquences désastreuses pour l’Occident tout entier. Il fait preuve d’un messianisme imbécile. Il se voit comme un accoucheur de démocratie dans un pays où elle n’a jamais existé. Et pour la faire naître, il croit utile de larguer son allié Moubarak. Exiger des élections dans un pareil chaos, ça ne peut que reproduire, mais à grande échelle, ce qui s’est passé dans la bande de Gaza : l’accession des barbus obscurantistes au pouvoir. N’oublions pas que le Hamas est une branche des Frères Musulmans. 

Si l’Égypte bascule dans l’islamisme, les Américains (et l’Occident) ne perdront pas seulement leur principal allié dans cette partie du monde, mais ils vont se retrouver face à un camp islamo-totalitaire (Iran, Syrie, Gaza, Liban) puissamment renforcé par l’inclusion du pays qui contrôle le canal de Suez. 

Voilà pourquoi Caroline Glick, l’analyste toujours lucide et pénétrante du Jerusalem Post, qualifie « la réponse des USA aux évènements d’Égypte, comme étant irrationnelle, irresponsable, catastrophique, stupide, aveugle, traîtresse et terrifiante ». Voilà qui n’est guère ambigu! 

Caroline Glick nous rappelle par ailleurs qu’un sondage de juin 2010 révélait que 59% des Égyptiens déclaraient soutenir les islamistes, que 82% soutiennent la lapidation des adultères, 82% approuvent le fouet et la main coupée pour les voleurs et 84% acquiescent à l’exécution de tout musulman qui change de religion. Merveilleuses conditions d’implantation de la démocratie, n’est-ce pas? 

Attention! Je ne suis pas en train de vous dire que je ne suis pas démocrate et que j’ignore que le régime Moubarak est corrompu et despotique. 

Je dis simplement que le fait de larguer un allié ne conduira pas à l’instauration inévitable d’une démocratie et aura plutôt pour effet non seulement de favoriser l’arrivée au pouvoir des islamistes anti-occidentaux et antisémites, mais également de précariser les alliances avec d’autres États de la région (Arabie, Yémen, Jordanie et même l’Irak) et d’accentuer l’insécurité et l’encerclement de la seule démocratie de toute cette partie du Monde, Israël. 

Jimmy Carter, qui est sans doute le pire président américain du XXe siècle, porte une très large responsabilité dans l’apparition d’un régime totalitaire islamiste en Iran. Il a laissé tomber le régime du Shah (qui, il est vrai, n’était pas très exemplaire sur le plan démocratique) pour se retrouver avec un régime bien pire encore. 

Aujourd’hui, Obama le Messie est en voie de surpasser Carter en aveuglement et en angélisme, car il aura perdu comme alliés le Liban, la Turquie et l’Égypte, consolidant ainsi l’aire d’influence de la tyrannie des Mollahs. 

C’est le nabot frénétique de Téhéran qui doit se frotter les mains! 

Jacques Brassard

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 13:21

Dossier B.H Obama

 

Obama, dégage, dégage !! 

 

logo arié

Par Arié

Avec autorisation

© 2011 www.aschkel.info

 

Merci Arié tu m'enleves les mots de la bouche !

 

 

Bien que cette expression soit éminemment vulgaire, je ne peux l’éviter, car elle est entrée dans les livres d’Histoire, étant le principal slogan scandé par les Tunisiens à l’adresse de Ben Ali. Qui plus est, elle a bien fonctionné, la preuve, il a dégagé!

Aussi je la reprends à mon compte, parce que mon exaspération a rompu toutes les digues avec la dernière injonction d’Obama aux Egyptiens; à savoir intégrer les Frères Musulmans dans la formation du nouveau gouvernement à venir, quand les militaires, toujours à la demande d’Obama, auront renversé, voir pendu à un arbre Moubarak. . En anglais on dit Muslim Brotherhood, la « fraternité musulmane », ce qui est bien plus fort et plus explicite, parce qu’elle intègre tous les Musulmans, d’où qu’ils viennent; des Etats-Unis notamment -

 

Rappelons au passage que les Frères Musulmans sont les patrons duHamas à Gaza et qu’ils ne reconnaissent évidemment pas l’Etat d’Israël qu’ils souhaitent voir disparaître, fissa.

 

Le porte-parole de cette nouvelle ingérence inadmissible des Etats-Unis dans la vie des Egyptiens est un négociateur de la bande à Hillary Clinton au State Department, nommé Robert Maley.

 

Rappelons rapidement que le sieur Maley est un grand copain du Hamas, avec qui il discute le bout de gras depuis bien avant 2008, et, autre titre de gloire: il est largement impliqué dans la création de J Street. Je vous conseille de regarder de plus près sa biographie qui ne laisse place à aucun doute sur le genre de bonhomme qui gravite dans l’entourage d’Obama et de Clinton.

 

Maintenant qu’Obama a expliqué aux militaires comment et quand se débarrasser de Moubarak, qu’il a précisé le mode de composition du nouveau gouvernement, il ne lui reste plus qu’à choisir le nouveau Raïs d’Egypte.

 

Quel est l’intérêt de l’Amérique d’avoir désormais affaire aux Frères Musulmans en Egypte, et ailleurs? Réponse: absolument aucun, bien au contraire. Quel est donc l’intérêt d’Obama de pousser à l’intégration des Frères Musulmans, qui, à court ou à moyen terme, prendront le pouvoir en Egypte? Réponse: certainement pas l’intérêt de l’Amérique, et d’Israël, encore moins! Dernière question: pour qui roule Obama?Réponse, qui tombe sous le sens: pour la Muslim Brotherhood, la grande Fraternité musulmane, qui ne connaît pas les frontières.

 

Vous pourriez m’objecter que l’Administration d’Obama demande au préalable à la conférie des Frères Musulmans de rejeter la violence et de respecter les règles démocratiques. « Mais bien sûr Frère Obama » lui répondront ont-ils, « comptes la dessus et bois ton Pepsi ». Même le très naïf Obama ne peut croire qu’un organisation clandestine, puissante et possédant une charte en béton, va changer sa vision et son fonctionnement pour lui faire plaisir.

 

Baraq Obama – j’islamise à dessein son prénom, parce que c’est comme ça qu’il faut l’écrire – a commencé son mandat par le fameux discours du Caire (auquel, Moubarak n’a pas assisté; se doutait-il déjà de quelque chose) , il s’approche de la réélection présidentielle en Amérique en appelant à la Fraternité musulmane.

Les Américains sont-ils aveugles à ce point ?

N’est-il pas temps pour eux de se rassembler sur les places de Washington et d’ailleurs, en scandant: « Obama dégage ! dégage ! »

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 11:34

 

BANNER SENTINELLE

 

Nullité à Washington

 

 

  
Jerusalem Post 01/

jpost

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Les USA ne parviennent-ils pas à comprendre ce qui arrivera à leurs intérêts stratégiques dans la région si les ‘Frères Musulmans’ sont la face cachée du pouvoir du prochain régime ?

 

 

  

Les foules égyptiennes dans les rues du Caire sont un spectacle étonnant. Avec leurs banderoles appelant à la liberté et à la fin du règne du président Hosni Moubarak, l’histoire que ces images racontent est simple comme au bon vieux temps.

 

D’un côté, nous avons la jeunesse, protestataires déshérités et faibles. De l’autre côté, nous avons le vieux Moubarak, tyrannique et corrompu. Hans Christian Andersen nous a enseigné qui on doit soutenir quand nous étions des tout petits.

Mais la sagesse du conteur s’applique-t-elle dans ce cas ?


Il est sûrement vrai que le régime est peuplé d’hommes âgés. Moubarak a 82 ans. Il est vrai aussi que son régime est corrompu et tyrannique. Depuis qu’un groupe terroriste du jihad islamique issu des ‘Frères Musulmans’ a assassiné en 1981 le prédécesseur de Moubarak, le président Anouar Sadate, l’Egypte a été gouvernée dans le cadre de l’Etat d’urgence qui interdit les libertés démocratiques. Moubarak a constamment rejeté la pression des USA pour relâcher le régime de répression et promulguer des réformes libérales de gouvernance.

 
Cette réalité a conduit beaucoup de commentateurs américains à travers tout le spectre politique à prendre le parti des émeutiers avec enthousiasme. Un groupe de travail prestigieux sur l’Egypte formé ces derniers mois par des experts de Droite et de Gauche sur le Moyen Orient ont publié une déclaration en fin de semaine appelant le gouvernement Obama à ‘larguer’ Moubarak et à retirer son soutien au régime égyptien. Il a recommandé de plus que le gouvernement oblige Moubarak à abdiquer et son régime à tomber en suspendant toute assistance économique et militaire jusqu’à cette échéance.

 
Les recommandations de ce panel d’experts ont été applaudies par les nombreux amis de ses membres sur tout le spectre politique. Par exemple, le rédacteur en chef de la revue conservatrice ‘Weekly Standard’
 William Kristol, a félicité le panel dimanche et écrit : « Il est temps pour le gouvernement américain de prendre un rôle actif… pour faire aboutir en Egypte une transition de type Sud Coréenne/Philippines/Chili, depuis une dictature soutenue par les Américains vers une démocratie libérale soutenue par les Américains et ayant une popularité légitime. 

 
Le problème de cette recommandation est qu’elle est fondée totalement sur la nature du régime de Moubarak. Si le régime était le plus gros problème, alors sûrement le retrait du soutien des USA serait sensé. Cependant, la caractéristique des protestataires n’est pas libérale. De fait, leur personnalité est un problème plus important que celui du régime qu’ils cherchent à renverser.

 

Selon une enquête d’opinion de l’institut ‘Pew’ chez les Egyptiens en juin 2010, 59 % déclaraient soutenir les islamistes. 27 % seulement déclaraient soutenir les ‘modernisateurs’. La moitié des Egyptiens soutiennent le Hamas, 30 % soutiennent le Hezbollah et 20 % soutiennent al Qaïda. De plus, 95 % d’entre eux s’ouvriraient avec bienveillance à l’influence islamique dans leur vie politique. Si cette préférence se traduit en une stratégie réelle de gouvernement, il est clair que l’Islam qu’ils soutiennent est la version salafiste d’al Qaïda.


82 % des Egyptiens soutiennent l’exécution par lapidation de ceux ayant commis l’adultère, 77 % soutiennent le châtiment par le fouet et la main coupée pour les voleurs.
 84 % soutiennent l’exécution de tout musulman qui change de religion.

Si elles en ont la possibilité, les foules des rues ne reculent pas pour montrer ce qui les motive. Ils attaquent Moubarak et son nouveau Vice-président Omar Souleymane en tant que marionnettes des Américains et agents sionistes.  Les USA, ont dit les protestataires à Nick Robertson de ‘CNN’, sont contrôlés par Israël. Ils haïssent Israël et veulent le détruire. Voilà Pourquoi ils haïssent Moubarak et Souleymane.
 
Tout cela démontre que si le régime tombe, celui qui lui succèdera ne sera pas une démocratie libérale. L’autoritarisme militaire de Moubarak sera remplacé par le totalitarisme islamique. Le plus grand allié arabe des USA deviendra son plus grand ennemi. Le partenaire de paix d’Israël deviendra de nouveau son ennemi le plus sérieux.

 

Comprenant cela, les officiels et les commentateurs d’Israël ont été presque unanimes dans leurs réponses négatives à ce qui se produit en Egypte. Tsahal, le Conseil de Sécurité Nationale, toutes les agences de renseignements ainsi que le gouvernement et les media sont tous tombés d’accord sur le fait que toute l’approche régionale d’Israël aura énormément changé dans le cas ou le régime de l’Egypte est renversé.


Aucun des scénarii envisagé n’est positif.

 
Ce qui a le plus déconcerté les officiels et commentateurs israéliens, ça n’a pas été la force des protestations contre le régime, mais la réponse américaine. A part l’extrême Gauche, les commentateurs des principaux journaux et stations de radio et télévision ont, sur un mode variable, décrit la réponse des USA aux évènements en Egypte comme étant irrationnelle, irresponsable, catastrophique, stupide, aveugle, traîtresse, et terrifiante.   

 
Ils ont souligné que le comportement du gouvernement Obama – ainsi que celui de nombreux critiques de premier plan – est responsable de conséquences potentiellement désastreuses pour les autres alliés arabes à régime autoritaire des USA, pour Israël et pour les USA eux-mêmes.

 

La question que la majorité des Israéliens posent est « pourquoi les Américains se comportent-ils de façon aussi destructive ? Pourquoi le président Obama et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton tracent-ils une évolution qui conduira nécessairement vers la transformation de l’Egypte en la première théocratie salafiste islamique ? Et pourquoi les commentateurs conservateurs et les politiciens républicains les pressent-ils d’être même encore plus affirmatifs dans leur soutien aux émeutiers dans les rues ? ».


Les USA ne comprennent-ils pas ce qui va advenir dans a région comme résultante de leurs propres actions ? Les USA ne parviennent-ils vraiment pas à comprendre ce qui arrivera à leurs intérêts stratégiques au Moyen Orient si les ‘Frères Musulmans’ soit forment le prochain régime, ou bien le pouvoir derrière le trône du prochain régime au Caire ?

 

Malheureusement, la réponse est qu’en effet, les USA n’ont aucune idée de ce qu’ils font. La raison pour laquelle la seule superpuissance mondiale (rapidement déclinante) conduit aveuglément, c’est parce que ses dirigeants sont piégés entre deux modèles de politique narcissique, irrationnelle, et qu’ils ne peuvent voir leur voie derrière eux.


Le premier modèle est celui de projet de démocratie de l’ancien président George W. Bush et de son soutien simultané à des élections ouvertes.

 
Les partisans de Bush et les officiels du gouvernement précédent ont passé le mois dernier depuis les émeutes en Tunisie à exulter que les évènements prouvaient que la poussée de Bush en faveur de la démocratisation du monde arabe était la bonne approche.

 
Le problème est que, alors que le diagnostic de Bush sur les dangers du déficit de démocratie dans le monde arabe est correct, son antidote pour résoudre ce problème était totalement erroné. Bush avait raison sur le fait que la tyrannie nourrit le radicalisme et l’instabilité et est donc dangereuse pour les USA.

 

Mais sa croyance dans le fait que des élections libres résoudrait le problème du radicalisme et de l’instabilité arabes était complètement fausse. A la base, la croyance de Bush était fondée sur une vision narcissique des valeurs occidentales comme étant universelles.


Quand, sous la pression des USA, les Palestiniens ont eu l’opportunité de voter à des élections libres et ouvertes en 2006, ils ont voté pour le Hamas et son projet politique totalitaire. Quand, sous la pression des USA, les Egyptiens ont eu la liberté limitée de choisir leurs parlementaires en 2005, là où ils le purent, ils ont élu les ‘Frères Musulmans’ totalitaires pour les diriger.

 
L’échec de cette politique a convaincu Bush de cesser son soutien aux élections au cours de ses deux dernières années à son poste.

 
De façon frustrante, l’insistance de Bush pour des élections a été rarement portée à son crédit. Sous l’appellation de modèle de politique alternative fascinant les élites de la politique étrangère américaine – l’anticolonialisme – les opposants de Gauche à Bush n’ont jamais discuté le fait que le problème de sa politique est qu’elle présume faussement que les valeurs occidentales seraient universelles. Aveuglés par leurs dogmes anti-occidentaux, ils ont déclaré que sa proposition en faveur de la liberté n’était rien de plus qu’une version moderne de l’impérialisme missionnaire chrétien. 

 
C’est son modèle anticolonialiste, avec l’hypothèse fondamentale que les USA n’ont aucun droit de critiquer les non occidentaux, qui a formé la politique étrangère du gouvernement Obama. C’était son modèle anticolonialiste qui a amené Obama à ne pas soutenir les protestataires pro-occidentaux qui cherchaient à renverser le régime iranien à la suite des élections présidentielles truquées de 2009.

 
Comme Obama l’a formulé à l’époque : « Il est improductif, suivant l’histoire des relations des USA avec l’Iran, d’être perçus comme commettant une ingérence, le président des USA s’ingérant dans les élections iraniennes ».

 
Et c’est ce modèle anticolonialiste qui a guidé la courtisanerie d’Obama envers les régimes syriens, turcs et iraniens et son manque de volonté pour lever la main pour aider le mouvement du 14 mars au Liban.

 
De plus, puisque ce modèle affirme que les griefs du monde non occidental envers l’Occident sont légitimes, la politique d’Obama au Moyen Orient est fondée sur l’opinion que la meilleure façon d’avoir un impact sur le monde arabe est de se joindre à sa campagne contre Israël. C’était le thème central du discours d’Obama devant un auditoire dominé par les membres des ‘Frères Musulmans’ au Caire en juin 2009.

 
Comme le modèle prodémocratique, le modèle anticolonialiste est narcissique. Alors que les champions de la démocratie occidentale croient que tout le monde est né avec les mêmes valeurs démocratiques libérales, les post-colonialistes croient que les non Occidentaux ne sont rien de plus que des victimes de l’Occident. Ils ne sont responsables d’aucune de leurs pathologies parce qu’ils ne sont pas des acteurs. Seuls les Occidentaux (et les Israéliens) sont des acteurs. Les non Occidentaux sont des objets, ils ne peuvent pas être tenus pour responsables, quoi qu’ils fassent, parce qu’ils sont totalement contrôlés par des forces en dehors de leur maîtrise.

Les anticolonialistes par définition doivent toujours soutenir les forces les plus anti-occidentales comme « authentiques ». A la lumière de l’alliance de 30 ans entre Moubarak et les USA, il est sensé que le président Obama prenne d’instinct le parti des protestataires.


Ainsi nous y sommes. La stratégie politique des USA envers l’Egypte est dictée par l’irrationalisme narcissique de deux parties s’opposant à un débat politique qui n’a rien à voir avec la réalité.

 
Ajoutez y la préoccupation électorale d’Obama pour apparaître du bon côté de la justice et nous avons une politique des USA totalement en opposition avec les intérêts des USA.

 
Cela représente un défi décourageant, peut-être insurmontable pour le reste des alliés arabes autoritaires des USA. En Jordanie et en Arabie saoudite, jusqu’à présent des populations rétives ont craint de s’opposer à leurs dirigeants parce que les USA soutiennent ceux-ci. Maintenant que les USA abandonnent leur plus important allié et prennent le parti de leurs pires ennemis, les Hashémites et les Saouds ne paraissent plus aussi puissants dans leurs rues arabes. On peut en dire de même pour la direction koweitienne et pour les forces politiques proaméricaines en Irak.

 
De même en Israël, le comportement de l’Amérique envers l’Egypte doit faire écarter la notion même qu’Israël peut faire davantage de sacrifices territoriaux en des lieux comme les Hauteurs du Golan et la Vallée du Jourdain en échange de garanties de sécurité des USA. Le comportement des USA aujourd’hui – et la nature du rejet américain par-dessus bord de Moubarak – est le signe assez clair qu’on ne peut pas se fier aux garanties des USA.    

 
Comme le Pr. Barry Rubin l’a écrit cette semaine : « Il n’y a pas de bonne politique pour les Etats Unis concernant le soulèvement en Egypte, mais le gouvernement Obama pourrait bien adopter quelque chose comme la pire des options ».

 

Malheureusement, suivant la nullité du débat en politique étrangère des USA, il est probable que cette situation ne fasse qu’empirer.



 

caroline@carolineglick.com  

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 07:25

 

 

 

Dossier B.H Obama Arabo-musulman en crise-copie-1


 

 

Obama à l'armée égyptienne : éjectez Moubarak maintenant et entamez la transition

 

 

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Pourquoi l'attitude d'Obama est-elle choquante pour tous ses alliés du Moyen-Orient ? Par Dore GOLD

>USA - L'administration américaine favorable à la présence des Frères Musulmans dans le futur gouvernement égyptien

>Abandonner ses alliés : une tradition de la politique étrangère américaine Par Frédéric SROUSSI

>Rapport spécial : la révolte en Egypte et la politique américaine

 

 

DEBKAfile Reportage exclusif,  2 février 2011, 11:16 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 


Photo: AP


 

 

Militants Pro-Moubarak chargeant à dos de dromadaire à travers le Square Tahrir

 

 

 

D’après des sources de Debkafile à Washington, ce mercredi 2 février, le Président Barack Obama a lancé un ultimatum au Vice-Président Omar Suleiman, à l’armée et aux chefs de la sécurité : Moubarak doit être évincé dans les heures à venir, sans quoi l’aide américaine à l’Egypte sera suspendue. Ces pressions sur les forces armées égyptiennes pour qu’elles évincent le Président sur-le-champ, ont été mises en œuvre quelques temps après, par la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, qui a appelé le Vice-Président Omar Suleiman, alors que le Secrétaire à la Défense, Robert Gates appelait le Ministre de la Défense égyptienne, Mohammed Tantawi et que le chef des forces armées américaines, l’Amiral Mike Müllen joignait de son côté, par téléphone, le chef d’Etat-Major Sami Enan.

 

Le Président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier Ministre du R-U, David Cameron ont été, plus tôt, mis à contribution pour qu’ils insistent lourdement auprès des chefs de l’armée qu’il leur fallait mettre fin à la présidence Moubarak dans les heures à venir.

 

Nos sources rapportent que tous les Israéliens demeurant en Egypte, dont les correspondants d’information, ont été évacués d’Egypte, mercredi dans la nuit, en prévision d’un danger du type d'une guerre civile, depuis la première confrontation au Square Tahrir entre militants pro- et anti-Moubarak, au neuvième jour de campagne exigeant son départ.

 

Cela a tourné à la confrontation sanglante, avec 30 morts confirmés et au moins 2000 blessés – dont la plupart étaient des protestataires.

 


Obama a tapé du poing sur la table par cet ultimatum, lorsqu’il a vu qu’il [Moubarak] avait lancé le bras armé des escouades de son Parti National Démocratique contre les manifestants anti- gouvernementaux, juste le jour suivant son annonce à la nation qu’il resterait en poste jusqu’à la fin de son mandat de Président.

 

La Maison Blanche a enfoncé le clou : “Le Président Barack Obama a été clair vis-à-vis de l’Egypte, en disant que la transition devait commencer maintenant, et maintenant signifie maintenant ! ».


Obama a durci sa position, à la suite de trois occurrences :


1.  Pour la première fois, l’armée égyptienne a quitté sa posture de neutralité et laissé 50 000 supporters de Moubarak entrer vers le Square Tahrir où étaient rassemblés les protestataires, sans les arrêter pour inspection aux checks-points qui l’entourent. Ils ont foncé vers le Square à dos de chameaux et de chevaux, piétinant les manifestants et les frappant avec des couteaux, des épées, des barres de fer et en leur jetant des bombes incendiaires.

 

 

Jusqu’à ce moment, la Maison Blanche restait confiante dans le fait que l’armée égyptienne campait solidement derrière le projet d’un processus de transition pacifique, visant à remplacer le Président. Mais, dès lors, les signaux d’alarme ont commencé à clignoter.

 

Les sources de Debkafile confient que l’Administration américaine tente de savoir si l’armée a rétabli son soutien au Président sur l’initiative d’un commandant local, ou si le commandement tout entier de l’armée s’est rallié et laisse le pays ouvert à un conflit civil. Une source égyptienne a indiqué à Debkafile, mercredi soir, que : « le pays est susceptible de sombrer dans un bain de sang ».

 

2. Des informations sont parvenues à Washington indiquant que la première apparition de la violence des fidèles à Moubarak au Square Tahrir n’était pas son dernier jet de dés, mais le premier d’une longue série. Bien d’autres sont prévus pour les jours à venir, dans d’autres régions du pays également, devant atteindre leur paroxysme vendredi 4 février.

 

Les Américains ont alors commencé à comprendre que le vieux Président égyptien de 82 ans, bien que sérieusement malade, n’a aucun projet consistant à s’en aller tranquillement, comme il l’a promis dans son discours à la nation, mardi soir. Et qu’il était même possible qu’il ne partirait pas du tout de son plein gré.


3.  Les premières fissures ont commencé à apparaître mercredi dans les rangs de l’opposition. La totalité des dix partis laïcs étaient d’accord pour répondre positivement à l’invitation au dialogue du Vice-Président, au sujet de la réforme constitutionnelle, exceptés les Frères Musulmans, qui est le plus important et le mieux organisé d’entre tous. Leurs dirigeants ont refusé d’avoir le moindre contact avec le Régime ni aucun de ses dirigeants et exigé que Moubarak soit démis sans délai.

 
La confrérie musulmane a également surchauffé ses partisans avec ses dénonciations de l’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël. 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 16:25

 

 


Qu’est-ce qui choque Israël, dans l’attitude américaine à l’égard du contexte mouvant, chez Moubarak, mais aussi dans l’ensemble des pays alliés à l’Amérique, actuellement?

Pourquoi Obama a t-il su tenir sa langue, lorsque les foules iraniennes se ruaient sur les places publiques pour réclamer leur dû?

En quoi continue t-il de cajoler et négocier avec les pires ennemis de l’Amérique et du Monde libre et d’exiger encore et encore de ses seuls alliés?

Comment l’Amérique d’Obama se prépare t-elle à sacrifier littéralement tout ce qui rappelera, de près ou de loin, ce qu’on avait coutume d’appeler : “la Pax Americana”?

Aschkel&Gad


 Pourquoi l'attitude d'Obama est-elle choquante pour tous ses alliés du Moyen-Orient ? 

 

Et comment la presse israélienne interprète t'-elle les dernières déclarations américaines ?

 

Par Dore GOLD

Adapté par Aschkel

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

http://jerusalemcenter.wordpress.com/2011/01/30/how-the-israeli-press-is-interpreting-obamas-policy-on-egypt/


 

Dans une des colonnes du quotidien israélien haaretz, Aluf Benn écrit que, si Jimmy Carter est considéré dans l'histoire comme "le président qui a perdu l'Iran", Barak Hussein Obama restera dans les annales comme celui qui "a perdu la Turquie, le Liban et l'Egypte" La politique américaine d'Obama a, en effet, fait l'objet de critiques virulentes dans la presse israélienne ces dernièrs jours.

 

Le ton employé par Obama envers Moubarak a vraiment beaucoup choqué, ici, en Israël.

Lors d'une conférence de presse le 28 janvier, Obama dit qu'après avoir entendu le discours de Moubarak au peuple égyptien, il a parlé au président Moubarak en lui disant qu' "il avait l'entière responsabilité de donner un sens à ces mots, et Obama d'insister : "les dirigeants égyptiens doivent prendre des mesures concrètes par étapes et non pas seulement se limiter à des promesses rhétoriques."

 

Robert Gibbs le porte-parole de la Maison Blanche a été au delà des propos d'Obama en emettant une menace implicite de sanction envers l'Egypte.

Lors d'une conférence de presse, Gibbs a déclaré que le gouvernement égyptien avait à répondre aux revendications légitimes du peuple égyptien.

Un journaliste présent lui demande – Immédiatement ? vous dites que ces griefs sont légitimes et doivent-être abordés, je me demande alors : lesquels ?

Réponse de Gibbs :

 

Nous allons revoir notre posture d'aide en fonction des événements qui auront lieu dans les prochains jours.

 

 

Autrement dit, c'est précisément au moment ou Moubarak se retrouve le dos au mur face aux pires manifestations de l'histoire de l'Egypte que l'attaché de presse de la Maison Blanche menace l'égyptien d'une diminution de l'aide américaine.

 

Le plus grand journal israélien israelhayom titre, d'ailleurs : “Obama contre Moubarak”

 

Vraisemblablement, le gouvernement américain -qui a eu ses raisons pour tenir Moubarak a bout de bras et- qui a soutenu, jusque-là, son ancien allié, pourrait aujourd'hui tout aussi bien lui nuire.

 

Washington était mécontent de Moubarak du fait que ce dernier n'adhérait pas forcément aux conseils politiques dispensés par la Maison Blanche, et qu’il se montrait réticent, notamment, sur la manière de faire des réformes politiques.

 

Lorsqu'en 2005, il a écouté les conseils et les demandes de Condoleezza Rice, consistant à lancer des élections législatives, le nombre de membres élus des frères musulmans a considérablement augmenté. Passant de 15 à 88 sièges sur les 454 membres du Parlement égyptien.

 

L'administration Obama n'a pas été la seule à exprimer sa frustration envers H.Moubarak, mais Aluf Benn en conclut que, ces derniers jours,  les intérêts de l'establishment de la politique américaine était de malmener son protégé au Caire

 

Quelle que soit la motivation de Washington et les manipulation de Moubarak tout cela aura des répercussions à court et moyen terme.

L'Egypte est un pays essentiel, le canal de Suez qui relie la Meditérannée à l'Océan Indien traverse son territoire.

Avec une Egypte entre des mains ennemies, comment les Etats-Unis renforceront-ils le Golfe Persique via l'Europe ? Les liaisons aériennes intercontinentales survolent le territoire égyptien aussi.

 

Mais le vrai problème sera la réaction des autres alliés de l'Amérique au Moyen-Orient. Quel type de signal envoie la tentation de "couper l'aide américaine"?

Peut-il être bien perçu par Abdallah de Jordanie ou par le président Saleh au Yémen ainsi que d'autres alliés du Golfe Persique ?

 

Comment interpréter le signal, lorsqu'un dirigeant arabe se trouve en difficulté, qu’il commence et fini par être désavoué ?

 

L'Egypte a des problèmes, certes, mais l'approche adoptée pour ce viel allié des Etats-Unis aura des répercussions partout dans le monde arabe, dans les semaines et les mois à venir.

 


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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:49

 

 

logo arié

 

 

Hillary Clinton s’est elle aussi convertie à l’Islam ?

Par ARIé

Avec autorisation

Pour aschkel.info et lessakele.

Merci à notre Cher Arié et ses bons mots

 

Hillary Clinton appelle à un passage ordonné du pouvoir en Egypte;

lire: « Moubarak, tu libères ton fauteuil sans faire d’histoires et tu l’époussettes bien gentiment avant de le passer à ton successeur. Cela s’appelle mettre six pieds sous terre quelqu’un qui respire encore.

 

 

Cela s’appelle aussi:

 

 

- Paver la route aux Frères Musulmans en Egypte

 

 

- Mettre à la poubelle plus de trente ans de collaboration entre le régime de Moubarak et l’Amérique

 

 

- N’avoir aucun sens ni aucune mémoire de l’histoire et recommencer en 2011 la même tragédie de 1977, où Carter a condamné à mort le Shah d’Iran et reçu à sa place les Mollahs enturbannés

 

 

- Faire deux poids deux mesures: surtout ne pas intervenir quand des manifestations éclatent en Iran contre le régime d’Ahmadinejad et des Ayatollahs, mais crier au loup en Tunisie et en Egypte,

 

 

- Applaudir des deux mains quand le Hezbollah s’empare du Liban avec des méthodes de gangster

 

 

- Ne surtout pas intervenir quand Assad a envoyé ses soldats en Irak pour dézinguer des soldats américains

 

 

- Remettre les clés d’ l’Irak aux mains de l’Iran, pour lequel on a toutes les indulgences

 

 

- De l’aveuglement politique, un partis-pris déclaré envers l’Islam fondamentaliste et surtout, une stupidité sans nom

 

- Méconnaître le fonctionnement du Pouvoir dans les pays arabes, où, dès que l’on détecte un état de faiblesse du pouvoir en place, on sort dans la rue, pour le renverser et mettre un autre à la place. Ce n’est pas dans la Lybie de Khadafi que de tels mouvements de protestation risquent de se produire

 

Aussi, je me pose sérieusement la question: Hillary Clinton s’est elle convertie à l’Islam comme son saint patron, qui n’avait pas à le faire puisqu’il l’était déjà.

La véritable tragédie de ce début de XXI e siècle est bien l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis qui a pavé la route au fondamentalisme musulman, permis à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, abandonné l’Irak et l’Afghanistan au triste sort qui les attend, et perdu la confiance des régimes arabes « raisonnables » pour ne pas dire « modérés » qui devront se jeter dans les bras de n’importe qui. Les soubresauts de mauvaise humeur qui en résultent, ne sont que la conséquence de cette tragédie planétaire.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:26

 

 

 

Lire ses précédents textes

freds

 

1ère publication - 21/04/2010

 

 

Abandonner ses alliés :

une tradition de la politique étrangère américaine 

 

Par Frédéric SROUSSI

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

 

Les alliés de l'Amérique a la fin de la 2ème guerre mondiale

 

Depuis quelques jours, de nombreuses voix s' élèvent en Israël (dont Danny Yatom, ancien patron du Mossad) pour s' inquiéter du lâchage ahurissant et extrêmement dangereux dont est victime le régime de Hosni Moubarak et par ricochet Israël. Mais n' est-il pas un peu naïf d'être à ce point étonné quand on connaît les précédents historiques de la politique étrangère américaine ?
Le 10 avril 2010, notre collaborateur Frédéric Sroussi écrivait un article intitulé "Abandonner ses alliés, une tradition de la politique étrangère américaine''. Nous avons pensé qu' il serait intéressant et instructif de le republier tel quel.

 

Aschkel

 

 

 

Analyse associée

 

Rapport spécial : la révolte en Egypte et la politique américaine

 

 

L’histoire moderne de la politique étrangère des États-Unis devrait enseigner aux dirigeants israéliens de ne jamais se fier totalement à l’Amérique. 

 

 

 

Tout d’abord il est bon de rappeler que les États-Unis ne sont jamais très prompts à courir au secours de leurs alliés. Pendant la guerre 14-18 , les USA ne  se décidèrent à entrer en guerre qu’en 1917 et pendant la Seconde Guerre mondiale les États-Unis attendirent 1941, après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor, pour enfin intervenir. De 1939 à 1941, l’ami britannique des États-Unis supporta à lui-seul le fardeau de la guerre déclenchée par le monstre hitlérien. 

 

On pourra retrouver ce manque de loyauté des américains vis-à-vis de leurs alliés lors de la crise du canal de Suez (1956) qui se déroula seulement 11 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après l’illégale nationalisation du canal de Suez par l’Égypte nassérienne, alors que le canal, voie maritime essentielle pour le commerce, est détenue à 44% par les Français et les Britanniques, la France (en guerre contre les terroristes algériens du FLN dont le siège est au Caire) et l’Angleterre s’associent à Israël (les temps ont bien changé !) pour créer une coopération militaire afin de rouvrir le canal de Suez et de renverser Nasser. Israël pouvait considérer à juste titre comme un casus belli la fermeture du canal de Suez aux bateaux israéliens .

De plus, les Égyptiens soutenaient et encourageaient les attaques terroristes des fedayins contre le territoire de l’État hébreu, ce qui rendait la guerre contre l' Egypte absolument nécessaire. 

.

S’ensuivirent donc les Accords de Sèvres (octobre 1956) signés entre la France, le Royaume-Uni et Israël dont le but était de ramener les choses à la normale du côté du canal de Suez.

Il fut donc décidé qu’une opération militaire israélo-franco-britannique aurait lieu à partir de la fin octobre 1956.

Face à l’attaque menée par ces trois pays , l’armée de Nasser fut totalement dépassée.

Mais les réactions à l’offensive ne se firent pas attendre puisque l’URSS menaça la France, le Royaume-Uni et Israël d’une attaque nucléaire afin de forcer ces trois pays à retirer leurs armées.

 

Que firent alors les États-Unis ?

 

Eh bien, ils décidèrent de lâcher leurs alliés en exigeant comme les soviétiques, le retrait des forces occidentales.

 

L’Amérique n’hésita pas à trahir une fois de plus son camp quitte à s’associer en pleine guerre froide à une prise de position politique initialement prise par le Kremlin.

L’abandon d’un autre allié des États-Unis s’effectua à peu près 20 ans plus tard lorsque les Américains  battus - plus politiquement que militairement - au Vietnam laissèrent tomber leurs alliés de la République du Vietnam (ou Sud-Vietnam) qui luttaient aux côtés des forces américaines contre leur ennemis communistes du Viet Cong et de l’armée populaire vietnamienne de la République démocratique du Vietnam (ou Nord-Vietnam).

 

La stratégie du gouvernement Nixon, connue sous le nom de «vietnamisation», avait pour but de renforcer les troupes du Sud-Vietnam tout en retirant l' armée américaine du bourbier vietnamien.

 

Le but affiché par Nixon était que les forces armées du Sud-Vietnam pourraient, par la suite, combattre seules ses ennemis communistes.

Mais soyons lucides, il était évident que si les Américains associés aux forces du Sud-Vietnam n’avaient pas réussi à véritablement gagner la guerre, les forces du Sud-Vietnam seules étaient condamnées par avance.

 

Ceci est corroboré par une note datant du 2 septembre 1969 (découverte par l’historien militaire James H. Wilbanks) émanant du Général Creighton W. Abrams, commandant du US Military Assistance Command Vietnam .

 

Dans cet écrit , le Général C. W. Abrams met en garde le gouvernement Nixon en ces termes : «La vietnamisation pourrait ne pas permettre au Sud-Vietnam de gérer la menace combinée d’une invasion par le Nord-Vietnam et d’une insurrection dans le Sud».

Arriva ce qui devait arriver, les États-Unis retirèrent leurs troupes du Vietnam le 29 mars 1973 et à peine deux ans plus tard le Nord-Vietnam envahissait le Sud-Vietnam.

Les Américains étaient déjà loin et leurs anciens alliés du Sud-Vietnam n’allaient jamais se remettre de cette offensive. 

 

Nous pouvons dire qu'aujourd’hui l’Amérique utilise encore cette même doctrine au Moyen-Orient et en Asie centrale : «irakisation» et «afhganistanisation» pourraient pourtant déboucher sur de nouveaux conflits après le départ des troupes américaines.

Mais «après moi le déluge» semble être un concept-clé de la politique étrangère américaine.

Après tout, le prétendu grand ami d’Israël George W. Bush n’a t-il pas laissé le très grave problème iranien en l’état alors que de nombreux spécialistes pensaient qu’il ne partirait pas de la Maison Blanche sans avoir agi contre la menace nucléaire émanant des mollahs et des Pasdarans ? 

 

Aujourd’hui l’allié stratégique israélien de l’Amérique est abandonné (une fois de plus) à son sort et subit d’intolérables pressions de la part des États-Unis.

Les partenaires de l’Amérique devrait sérieusement se souvenir que l’oncle Sam est loin d’être toujours fiable. 

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