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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 18:13

 

BANNER-SENTINELLE.jpg

Israël traité en république bananière, 

 

Par Caroline B. Glick  

http://isranews.com/2011/01/22/par-caroline-b-glick-israel-traite-en-republique-bananiere/

Jerusalem Post 21/01/2011 Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Aussi longtemps que Livni restera puissante et fidèle à son projet, des forces du gouvernement des USA, méprisant l’Etat juif, pourront se reposer à l’aise.

Deux documents rapportés cette semaine ont jeté une lumière troublante sur l’attitude du gouvernement de USA à l’égard d’Israël. Le premier est une déclaration sous serment pour un mandat de recherche de 27 pages du FBI daté de 2004, ciblant le lobbyiste de haut niveau à l’AIPAC à l’époque, Steve Rosen, publié mercredi dans le ‘Washington Times’. Le second est un câble secret du Département d’Etat fuité par WikiLeaks, d’octobre 2008, signé par la secrétaire d’Etat d’alors, Condoleezza Rice, commandant aux officiels des USA d’espionner Israël. Tous deux indiquent que dans certains domaines du gouvernement américain, Israël est considéré au mieux comme une république bananière et au pire comme un ennemi des USA.

Le texte de la déclaration sous serment du FBI dirigé contre Rosen montre clairement que le FBI n’a aucune raison particulière de suspecter qu’il était un agent israélien ou nuisait à la sécurité nationale des USA. Les activités de Rosen pendant son mandat de lobbyiste de haut niveau à l’AIPAC, décrites dans cette déclaration : rencontres avec des officiels du gouvernement, des journalistes et des diplomates israéliens, étaient précisément le type d’activités que les lobbyistes à Washington pratiquent en routine. Malgré cela, le FBI a suivi Rosen pendant cinq années et l’a mis en examen ainsi que son collègue de l’AIPAC Keith Weissman pour des accusations de trahison, accusations portées selon la Loi sur l’espionnage de 1917 presque oubliée. L’enquête du FBI et le procès qui suivit ont nui à la réputation de l’AIPAC, détruit la carrière des deux hommes, et causé un dommage indicible à la réputation de l’Etat d’Israël et de ses partisans juifs américains. Qu’il ait fallu cinq ans au Département de la Justice pour abandonner ces accusations scandaleuses est le témoignage de la force de l’engagement du FBI dans la criminalisation des défenseurs juifs américains défendant une puissante alliance USA – Israël.

Ensuite il y a le câble secret de Rice. Quelques jours avant les élections présidentielles de 2008, la secrétaire d’Etat donna instruction aux diplomates des USA en Israël, au Liban, en Jordanie, en Egypte et en Arabie saoudite ainsi qu’à la DIA et à la CIA de conduire une opération d’espionnage massive contre Israël. La recherche d’information couvrait tous les aspects du système politique, de la société, des infrastructures de communications d’Israël et de Tsahal.

Concernant Tsahal par exemple, entre autres choses, on demandait aux diplomates et aux espions de collecter du renseignement sur les opérations militaires planifiées contre les Palestiniens, le Liban et la Syrie, et d’enquêter sur l’attitude des commandants militaires. On leur disait aussi de rassembler de l’information sur « les unités, l’équipement, les niveaux de maintenance, l’entraînement, le moral et la préparation opérationnelle de Tsahal ; les tactiques, les techniques et les procédures pour conduire une contre insurrection classique et non conventionnelle et les opérations antiterroristes par Tsahal ; et l’évaluation par Israël de l’impact du service de réserve dans les territoires sur l’état de préparation de Tsahal ». De même pour les dirigeants politiques, entre autres choses, Rice donnait instruction aux diplomates et aux espions de fournir une information détaillée sur les plans du gouvernement ; influences sur les politiques ; comment les politiciens décident de lancer des frappes militaires ; ce que les dirigeants israéliens pensent des USA et bien plus encore ».

Rice recherchait aussi de l’information sur divers aspects de la société israélienne. Rice donna instruction aux diplomates et aux espions des USA de collecter de l’information sur tout, depuis « l’information sur les motivations concernant une augmentation de l’émigration d’une population israélienne hors d’Israël », jusqu’à une information détaillée sur les « colons » israéliens en Judée, Samarie et sur les Hauteurs du Golan. Concernant les « colons » [‘pionniers’ est une meilleure traduction de ‘settlers’, NdT] , entre autres choses, Rice voulait de l’information sur « les divisions entre divers groupes d’implantation ; des détails sur les budgets et subventions liés aux implantations ; les relations des pionniers avec l’establishment politique et militaire, y compris leur lobbying et les méthodes d’implantation ».

Rice exprimait aussi un vif intérêt dans tous les détails liés aux infrastructures des communications militaires et non militaires d’Israël ; Par exemple, elle commanda aux officiels américains de collecter de l’information sur « les spécifications actuelles, les faiblesses, les forces, et les améliorations prévues à l’infrastructure nationale des télécommunications, aux réseaux, et aux technologies utilisées par le gouvernement et l’armée, le renseignement et les services de sécurité, et le secteur publique ».

Enfin, Rice demandait des données personnelles sur les dirigeants israéliens. Elle voulait « leurs numéros de téléphone officiels et personnels, numéros de fax, et adresses courriel des principaux dirigeants civils et militaires ».

Par comparaison, le premier aspect frappant du scandale d’un espion israélien forgé par les USA d’un côté et leur opération massive d’espionnage contre Israël de l’autre, c’est l’hypocrisie choquante de tout cela. Mais l’hypocrisie n’est pas la vraie question. Celle démontrée par les documents, c’est que les USA réalisent une politique profondément hostile contre Israël malgré un soutien massif du public américain en faveur d’Israël. C’est-à-dire, alors que les deux tiers des Américains soutiennent Israël, une minorité de l’establishment du gouvernement des USA traite Israël avec haine et mépris. Et la question qui surgit, c’est comment cette minorité est-elle capable de s’en sortir ?

Une partie de la réponse a été révélée cette semaine à la suite de la décision du ministre de la défense Ehud Barak lundi matin de quitter les rangs du Parti Travailliste. Pour comprendre comment les deux questions sont reliées, il est important de comprendre la détresse du Parti Travailliste depuis la disparition du processus de paix avec l’OLP en 2000.

Depuis que le processus de paix a pris fin avec le début de la guerre terroriste palestinienne en septembre 2000, l’immense majorité des Israéliens a considéré la stratégie politique du Parti Travailliste de compromis à tout prix comme dangereuse et erronée. C’est-à-dire que depuis 2000, la politique du Parti Travailliste a été marginalisée. La situation n’a fait qu’empirer pour le Parti Travailliste depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas et la victoire aux élections palestiniennes tenues à la suite du retrait unilatéral de Gaza en 2005.

Malgré le fait que sa stratégie politique soit extrêmement impopulaire, deux facteurs ont permis au Parti Travailliste de continuer à se présenter comme un parti de gouvernement essentiel.

Le premier facteur, ce sont les media. Comme cela a été leur pratique depuis la naissance de l’Israël moderne, depuis la disparition du processus de paix, les media ont aidé les émules du Parti Travailliste en diabolisant la Droite, et les politiciens de Droite et en particulier le Likoud. Oeuvrant comme la main dans un gant avec les politiciens de Gauche, les media ont réalisé une politique de destruction personnelle contre les dirigeants de l’aile droite. En diabolisant les émules du Premier ministre Benyamin Netanyahouet du ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman, ils ont rendu le coût du soutien au Likoud et à la Droite trop lourd à porter pour beaucoup d’Israéliens.

Dans le même temps, les media complotaient avec la Gauche pour présenter les dirigeants de celle-ci comme des hommes d’Etat truculents, héroïques, sophistiqués et responsables. En maintenant le contenu de leur politique fermement en dehors de la discussion et en cadrant le débat autour d’attaques personnelles et de symboles, les media sont parvenus à maintenir les dirigeants de Droite sur la défensive et ont fait bouclier pour les politiciens de Gauche contre des attaques importantes concernant leur stratégie politique radicale.

La seconde raison pour laquelle le Parti Travailliste a été capable de conserver son manteau de Parti de gouvernement est qu’il a bénéficié du soutien énergique du Département d’Etat et des gouvernements européens qui ont des deux côtés soutenu sa politique radicale.

Jusqu’à la formation du gouvernement Netanyahou il y a deux ans, le Parti Travailliste était le Parti politique favori du Département d’Etat. Les dirigeants travaillistes depuis Shimon Peres jusqu’en bas de l’échelle étaient l’objet d’attentions et de considérations constantes. Les dirigeants travaillistes en retour n’étaient que trop heureux d’aider les Américains et les Européens à cacher leur hostilité fondamentale envers Israël en proclamant que leurs stratégies politiques anti-Israël étaient en réalité une politique pro-Israël.

Ainsi, c’est en 2003 que les dirigeants du Parti Travailliste ont activement comploté avec le Département d’Etat pour préparer la soi-disant ‘Feuille de route’ pour une paix israélo-palestinienne malgré l’opposition au plan du Premier ministre d’alors, Ariel Sharon.

L’importance du Parti Travailliste a remonté en flèche avec la formation du Parti Kadima à la fin de 2005. Composé de membres du Likoud récemment teintés de Gauche conduits par Sharon, et de vétérans de la Gauche du Parti Travailliste comme Peres, Kadima a hérité du manteau du Parti travailliste comme nouveau Parti dirigeant de Gauche. La Parti Travailliste a été en mesure de maintenir son importance pour les USA en rejoignant la coalition d’Olmert et en défendant une stratégie politique encore plus radicale que celle défendue par Olmert et Livni.

Mais ensuite le Likoud et la Droite ont gagné les élections de 2009. Kadima, dirigé par Livni, alla dans l’opposition et le Parti Travailliste, dirigé par Ehud Barak, rejoignit la coalition.

Comme chef de l’opposition, Livni est devenue encore plus bruyante dans la défense de la politique de la Gauche radicale et du gouvernement Obama. Livni a mis la faute pour l’absence de processus de paix et les relations amères entre Israël et l’administration Obama carrément et totalement sur les épaules de Netanyahou.

Pour sa part, Barak a été maintenu dans une position intenable. Pour justifier son partenariat avec Netanyahou, il a œuvré étroitement avec le gouvernement Obama et a fait un lobbying actif auprès de Netanyahou afin de faire prévaloir les positions favorites des USA. Le gouvernement Obama l’a récompensé en le recevant à Washington et en le louant ouvertement comme son « ministre des affaires étrangères » favori.

Mais du fait du radicalisme de son propre Parti et de l’hostilité de l’administration Obama envers Netanyahou, Barak n’a jamais été en mesure de donner pleine satisfaction, soit à son Parti, soit aux Américains. Il n’a jamais été capable de se placer à la Gauche de Livni.

Selon le journal ‘Haaretz’ et les dirigeants du Parti Travailliste qui se sont opposés à Barak, la fin de partie pour Barak est survenue à la fin décembre avec la publication par ‘Haaretz’ d’un rapport déclarant que le gouvernement Obama s’était aigri contre Ehud Barak à cause de son incapacité à convaincre Netanyahou de prolonger le gel de la construction juive en Judée et Samarie pour une période supplémentaire de 90 jours. Livni, selon le ‘Haaretz’, avait remplacé Barak comme politicien israélien favori du gouvernement Obama.

Depuis la publication de l’article, Ehud Barak ne pouvait plus maintenir la contradiction entre la stratégie politique radicale du Parti Travailliste et ses protestations contre le statut de parti dirigeant. Sans soutien américain, il n’y avait aucune possibilité de maintenir le Parti Travailliste rassemblé.

Voilà pourquoi, quand il annonça sa rupture avec le Parti Travailliste lundi matin, Ehud Barak expliqua que ce Parti était devenu un Parti radical qui était le foyer des post-sionistes considérant que seul Israël mérite d’être blâmé pour l’absence de paix. Les post-sionistes l’ont rejeté quand il perdit son soutien international. Ainsi, il ne pouvait plus aller nulle part, sauf dans les bras sionistes qui l’attendaient de Netanyahou.

Voilà aussi pourquoi Livni et le parti Kadima ont si durement attaqué Barak. Dans un entretien à la Radio de l’Armée lundi, Livni, dont la carrière politique est due uniquement à sa décision de trahir les électeurs du Likoud, a qualifié la rupture de Barak avec le Parti Travailliste « d’acte le plus dégueulasse » dans l’histoire. Plus important, la femme qui prétend que Netanyahou est le seul à blâmer pour l’absence de paix avec les Palestiniens et qu’il a tort de ne pas s’incliner face à toutes les exigences des USA, a protesté : « Que Barak qualifie ceux qui veulent la paix de post-sionistes, c’est inouï ». Cela nous ramène à la chasse aux sorcières anti-Israël du FBI et au câble d’espionnage de Rice.

Barak a perdu sa capacité de servir de marionnette à l’aile anti-Israël du gouvernement des USA parce qu’il était incapable de servir à la fois Netanyahou et de le renverser. En mettant la pression sur Ehud Barak pour faire l’impossible, les officiels anti-Israël du gouvernement des USA ont provoqué par inadvertance la disparition du Parti Travailliste.

Cependant, avec Kadima dirigé par Livni, ces officiels peuvent garder courage. Leur soutien à Livni la renforce. Grâce à cela, Livni est capable de garder le contrôle sur le plus grand Parti à laKnesset.

Aussi longtemps que Livni restera puissante et fidèle à son projet, ces forces du gouvernement des USA qui méprisent l’Etat juif, pourront se reposer à l’aise. Bien que la majorité des Américains veuillent que leur gouvernement soutienne Israël, protégé par Kadima, ces officiels du gouvernement des USA seront en mesure de poursuivre une stratégie politique qui traite Israël avec le mépris dû à une république bananière.

 

caroline[at]carolineglick.com

Lire l’article original en anglais sur Jerusalem Post

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:34

 

 

BANNER SENTINELLE

 

 

La leçon tunisienne à Washington

 

 
Jerusalem Post 17/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=204051

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Le régime du président tunisien n’a pas a été la seule chose détruite. Les deux fondements principaux de ‘l’expertise’ occidentale au Moyen Orient ont aussi  défaits.

 

 

   

Si au zénith des protestations antigouvernementales en Tunisie la semaine dernière, Israël et les Palestiniens avaient signé un accord final de paix, les protestataires auraient-ils roulé leurs pancartes pour rentrer à la maison ?

Bien sûr que non.

Ainsi, que nous dit la nature de la politique des USA au Moyen Orient, quand, alors que les protestations contre le régime en Tunisie étaient à leur zénith, la Maison Blanche était consumée par la question de savoir comment précipiter le démarrage du processus de paix caustique entre les Palestiniens et Israël ?
 
Selon la revue ‘Politico’, alors que la première révolution populaire dans l’histoire arabe moderne était en pleine balance, la semaine dernière la Maison Blanche organisait deux « forces opérationnelles pour fournir de nouvelles idées » pour que les Palestiniens acceptent de s’asseoir avec des négociateurs israéliens. La première comprenait les anciens conseillers à la Sécurité Nationale de Clinton et de Bush Sandy Berger et Stephen Hadley.

La seconde est dirigée par l’ancien ambassadeur des USA en Israël sous l’administration Clinton Martin Indyk.

Et alors que ces experts se mettaient en place, le président des USA Barak Obama envoya en Israël Dennis Ross, son conseiller et ancien envoyé pour la paix au Moyen Orient sous les gouvernements Bush père, Clinton et Bush fils pour rencontrer des dirigeants israéliens et palestiniens et leur demander de proposer des « nouvelles idées ». Etonnamment, rien de neuf ne surgit de ces forces opérationnelles ou de ces rencontres.  

De nouveau, selon ‘Politico’, ces forces opérationnelles et consultations ont engendré trois décisions potentielles à la Maison Blanche selon Obama. D’abord, elles peuvent accentuer la pression sur Israël en annonçant le soutien des USA à un « plan de paix » qui exigerait d’Israël de céder sa capitale et ses frontières défendables.

Ensuite, les USA peuvent pressurer Israël en cherchant à déstabiliser le gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou 
 
Et troisièmement, les USA peuvent pressurer Israël en injectant encore plus d’argent dans les coffres du gouvernement palestinien non élu pour augmenter ainsi les attentes de voir les USA soutenir le plan du gouvernement palestinien non élu, déclarer l’indépendance sans donner son accord pour vivre en paix avec Israël.

 Voilà pour les idées nouvelles.
 
Puis il y a le drame qui se déroule au Liban. Il est difficile de penser à une plus grande claque au visage que celle du Hezbollah et de la Syrie envoyée à Obama mercredi dernier. Le Hezbollah a fait tomber le gouvernement du Premier ministre libanais Saad Hariri avec le soutien ouvert et actif de la Syrie pendant que Obama recevait Hariri dans le Bureau Ovale.  

Et comment Obama répondit-il à cette claque en pleine face ? En envoyant l’ambassadeur Robert Ford à Damas pour prendre son nouveau poste comme premier ambassadeur des USA en Syrie depuis que celle-ci et le Hezbollah ont comploté d’assassiner le père d’Hariri, l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri il y a six ans.
 
La réalité percute le gouvernement Obama. Mais plutôt que de se confronter aux défis de la réalité, ce gouvernement Obama plonge la tête dans le sable. Et il enterre sa tête dans le sable avec le ferme soutien de l’élite politique consanguine des affaires étrangères des USA.

Le renversement du président tunisien  Zine El Abidine Ben Ali vendredi dernier est un tournant dans le monde arabe. Il est bien trop tôt pour seulement risquer un pari sur la façon dont la Tunisie apparaîtra dans un an. Mais il n’est pas trop tôt pour comprendre que le régime de Ben Ali n’était pas la seule chose détruite vendredi dernier. Les deux fondements principaux de « l’expertise » occidentale du Moyen Orient ont aussi été défaites.
 
Le premier fondement de ce qui passait pour une sagesse occidentale sur la région est que la seule chose qui motive l’action de la proverbiale « rue arabe » est la haine d’Israël.

Depuis près d’une génération, les administrations successives des USA ont fondé leur politique au Moyen Orient sur la sagesse collective des semblables de Ross, Hadley, Berger, Indyk, George Mitchell, Dan Kurtzer et Tony Blair. Et pendant près d’une génération, ces hommes avisés ont mis en avant que la réforme arabe, la démocratie, les droits de l’homme, les droits des femmes, les droits des minorités, la liberté religieuse, le développement économique et le respect de la loi ne peuvent être réglés qu’après la signature d’un traité de paix entre Israël et les Palestiniens. Selon leur vision « experte », les autocrates arabes et leurs sujets réprimés aussi sont tellement contrariés par la détresse des Palestiniens qu’ils ne peuvent pas se soucier de leur propre existence.

La révolution en Tunisie démontre que cette « sagesse », ce sont de fieffées et totales balivernes. Comme les gens de partout, ce qui intéresse le plus les Arabes, ce sont leur propre niveau de vie, leur liberté relative ou son absence, et leurs perspectives d’avenir.

Mohammed Bouazizi, le Tunisien de 26 ans diplômé qui s’immola par le feu le mois dernier après que des forces de sécurité du régime eurent détruit sa charrette de produits non immatriculée, n’a pas agi ainsi à cause d’Israël.

L’Egyptien qui s’immola par le feu au Caire lundi devant le Parlement égyptien, et l’Algérien qui s’immola à Tebessa dimanche n’ont pas choisi de s’immoler sur la place publique à cause de leur souci des Palestiniens. De même, les manifestants opposés au régime en Jordanie ne manifestent pas parce qu’il n’existe pas d’Etat palestinien à l’ouest du Jourdain.

La révolution tunisienne démontre que « l’unité arabe » et l’engagement pour « les droits palestiniens » ne sont rien de plus qu’une concession aux « experts » occidentaux.

La principale préoccupation des dictateurs arabes, ce n’est pas Israël, mais le prolongement de leur emprise sur le pouvoir. De leur point de vue, l’une des clés pour maintenir leur poigne de fer au pouvoir, c’est de neutraliser le soutien des USA à la liberté.

En mettant en avant qu’Israël est à la racine de toutes les pathologies arabes, les despotes arabes placent les USA sur la défensive. En défendant leur soutien aux Juifs haïs, les USA se sentent moins à l’aise pour critiquer les dictateurs dans la répression de leur propre peuple. Et sans les Américains les surveillent de trop près, les dictateurs arabes peuvent dormir plus ou moins aisément. Puisque l’Europe ne se soucie guère qu’ils piétinent les droits de l’homme, seuls les USA constituent une menace à la légitimité de ces autocrates arabes dans la répression de leur peuple avec une poigne d’acier.

Et cela nous conduit au deuxième fondement fallacieux de « l’expertise » occidentale du Moyen Orient détruit par les évènements récents en Tunisie. Ce fondement, c’est de croire qu’il est possible et désirable de bâtir une alliance structurée stable sur le dos des dictatures.

La révolution en Tunisie a démontré deux vérités fondamentales sur les relations avec des dictatures. D’abord, elles ne peuvent pas prolonger le régime. Puisque les dictateurs ne représentent rien d’autre qu’eux-mêmes, quand le dictateur quitte la scène, personne ne se sentira lié par ses décisions.

La seconde vérité fondamentale démontrée par le renversement de Ben Ali, c’est que tout pouvoir est fugace. Le jour de Ben Ali est arrivé vendredi dernier. Le jour de ses frères despotes arabes arrivera aussi. Et quand ils sont renversés, leurs alliances les seront aussi. A un degré significatif, l’échec du gouvernement Obama à comprendre l’instabilité chronique de dictatures explique son obsession de se compromettre avec le dictateur syrien Bashar Assad. Parce les USA font l’hypothèse fausse que le régime Assad est par nature stable, il ne comprends pas la motivation de la préférence d’Assad pour l’Iran et le Hezbollah plutôt que les USA. 

Assad est un membre de la communauté minoritaire alaouite. Il a peur de son peuple non seulement parce qu’il le réprime par un régime de terreur, mais aussi à cause de son identité alaouite, et la majorité des Syriens ne le considèrent pas comme des un leurs.

Comme dictateurs et assassins eux-mêmes, les ayatollahs en Iran et les maîtres terroristes du Hezbollah soutiennent le régime d’Assad d’une manière que jamais les USA ne pourraient adopter, même s’ils le souhaitaient. De fait, de la façon dont Assad voit les choses, selon la nature de son régime, il n’y a aucune chance pour qu’une alliance avec les USA puisse faire autre chose qu’affaiblir l’emprise de son régime sur le pouvoir.

Les tentatives des USA pour bâtir des relations avec Assad indiquent à ce dictateur deux choses apparemment contradictoires dans le même temps. D’abord, elles lui signalent que son alliance avec l’Iran et le Hezbollah renforce sa stature régionale. Sans ces alliances, les USA ne seraient pas motivés pour chercher un compromis avec lui.

Ensuite, du fait de l’instabilité chronique de son Etat de terreur tyrannique, et de sa peur absolue de la démocratie qui en découle, Assad voit les tentatives américaines pour l’attirer dans l’alliance occidentale comme des essais pour renverser son régime. Plus les émules d’Obama et de Clinton cherchent à l’attirer, plus il est sera           convaincu qu’ils sont ligués avec Israël pour le faire tomber.

Apparemment, la révolution tunisienne justifie la politique de l’ancien président George W. Bush de pousser à la démocratisation du monde arabe. Comme Bush l’a reconnu à la suite des attaques du 11 septembre 2001, les USA sont mal accompagnés s’ils se reposent sur des dictateurs qui maintiennent leur pouvoir sur le dos de leur peuple.
 
Bush a eu des difficultés cependant en traçant une ligne directe entre le problème et sa solution retenue : des élections. Comme la victoire du Hamas dans l’Autorité Palestinienne et les victoires des ‘Frères Musulmans’ dans les élections parlementaires en Egypte d’un côté, et la déstabilisation de gouvernements démocratiquement élus au Liban, en Afghanistan et en Irak de l’autre, des élections ne sont pas la solution à l’autoritarisme.

La révolution tunisienne fournit plusieurs leçons aux décideurs politiques des USA. D’abord, en nous rappelant la fragilité inhérente des alliances avec les dictatures. La Tunisie démontre l’impératif stratégique d’un Israël puissant. En tant que seule démocratie stable de la région, Israël est le seul allié fiable des USA au Moyen Orient. Un Israël puissant et sûr est la seule garantie permanente des intérêts stratégiques des USA au Moyen Orient.

Ensuite, les USA doivent procéder avec une grande prudence en considérant leurs liens avec le monde arabe. Tous les paris doivent être couverts. Cela signifie que les USA doivent maintenir des liens étroits avec autant de régimes que possible de sorte qu’aucun ne soit considéré comme irremplaçable.

L’Arabie saoudite doit être équilibrée avec l’Irak, et il faut soutenir un nouveau régime en Iran. Un soutien pour l’Egypte doit être équilibré avec des relations étroites avec le Sud Soudan, et d’autres Etats d’Afrique du Nord.

De même pour générer des alternatives démocratiques, les USA doivent s’assurer qu’ils ne font aucune promesse qu’ils n’ont pas l’intention de tenir. La tragédie actuelle au Liban est un rude coup au prestige des USA parce que Washington n’a pas tenu sa parole de se tenir aux côtés du Mouvement du 14 Mars contre le Hezbollah.

Dans le même temps, les USA doivent financer et soutenir publiquement des mouvements démocratiques libéraux quand ils émergent. Ils doivent aussi financer des mouvements démocratiques moins libéraux quand ils naissent. De même, avec la force des media islamistes, les USA doivent faire un usage judicieux de leurs supports de media en Arabe pour faire connaître leur propre message de démocratie libérale au monde arabe.

La révolution en Tunisie est un évènement extraordinaire. Et comme d’autres évènements extraordinaires, ses répercussions sont ressenties loin au-delà de ses frontières. Malheureusement, le comportement du gouvernement Obama indique qu’il se refuse à reconnaître l’importance de ce qui arrive.

 

Si le gouvernement Obama persiste à ignorer les vérités fondamentales révélées par le reversement populaire du dictateur tunisien, cela ne fera pas que marginaliser la puissance des USA au Moyen Orient. Cela mettra en danger les intérêts des USA au Moyen Orient.

 


caroline@carolineglick.com 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 20:04

 

Dossier B.H Obama

 

 

L’Administration Obama propose un procès du Hezbollah par contumace 

 


DEBKAfile Reportage exclusif 13 janvier 2011, 9:41 AM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

Tags:  Hariri     Hizballah    Lebanon    Obama    STL 

 

http://www.debka.com/article/20540/

 

 

La crise libanaise intervient dans le climat préalable au procès par le TSL. Ici, le Juge Daniel Fransen

 

Le Président Barack Obama et la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton sont déterminés à traîner les responsables du Hezbollah  en Justice pour leur implication dans l’assassinat de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri à Beyrouth, il y a cinq ans – même après qu’ils aient fait chuté le Gouvernement libanais par le retrait de leurs Ministres, mercredi 12 janvier. Si jamais un gouvernement de transition déclaré invalide le Tribunal International –TSL- et refuse d’honorer ses citations à comparaître envers les responsables de la sécurité au Hezbollah, Washington tente d’obtenir l’autorisation pour juger les suspects du Hezbollah par contumace, selon les sources de DEBKAfile à Washington. Le Hezbollah et ses commanditaires iraniens seraient alors bloqués dans un coin, entre devoir décider d’intensifier la crise au Liban ou accepter leur isolement international.

 

Le Gouvernement de Saad Hariri est tombé, alors que celui-ci était retenu auprès d’Obama, à la Maison Blanche, mercredi. Il s’est envolé de Washington et a décidé de faire une escale à Paris.


Le mois dernier, l’Administration a assigné à Jeffrey Feltman, l’assistant du Bureau du Département du Secrétariat d’Etat pour les affaires du Proche-Orient, la tâche d’explorer avec les Nations-Unies, la possibilité de tenir procès par contumace, si jamais les prévenus du Hezbollah refusent de se présenter devant la Cour. Cette procédure  serait un précédent, en cela qu’elle rendrait possible, pour la première fois, de juger des prévenus absents, accusés d’assassinat et de terrorisme.

 

Le dossier du Hezbollah établirait, par conséquent, une jurisprudence pour pouvoir juger les dirigeants d’al Qaeda en fuite, les Talibans ou d’autres organisations terroristes radicales islamiques dont les identités sont connues. Les mandats d’arrêt internationaux prendraient alors de vitesse des pays comme le Pakistan et l’Iran qui prétendent ne pas savoir où résident les accusés recherchés. De cette façon, Ossama Ben Laden, le dirigeant des Talibans, le Mollah Omar et d’autres, pourraient être traînés en Justice en leur absence sur la base de données de renseignements américains ou autres.

 

Nos sources à Washington rapportent que l’Administration a décidé de suivre cette piste après avoir été convaincue le Procureur Daniel Bellemare du Tribunal Spécial sur le Liban disposait de preuves solides contre au moins six officiers de haut-rang de la sécurité et des renseignements du Hezbollah – en plus et bien au-delà des enregistrements à partir de conversations par téléphone cellulaire qu’ils ont eues tout au long des préparatifs de l’assassinat d’Hariri, en février 2005. En supplément de ces enregistrements, le procureur international a aussi obtenu le témoignage de témoins visuels et des documents qu’il a conservé précieusement au secret  jusqu’à présent.

 

L’Administration Obama pense  qu’après que Bellemare aura remis les résultats de son enquête et ses conclusions au Juge Daniel Fransen, chargé de la procédure d’inculpation pour le TSL, le Juge publiera une déclaration brève et incisive, exposant que l’enquête est parvenue à ses conclusions et que ses découvertes ont été soumises, qu’elles sont désormais sous sa juridiction,- sans révéler leur contenu.

 

Il dépendra alors uniquement du Juge de décider de combien de temps il a besoin pour étudier le dossier et quand exactement lancer les mandats d’arrêt. Cela donnera à Washington le temps de faire approuver la procédure de Jugement par contumace par les organismes responsables du Tribunal international.

 

La crise libanaise qui a explosé dramatiquement le mercredi 12 janvier (cliquez ici pour lire le reportage de DEBKAfile   qui, le premier, a révélé cette affaire, pourrait, par conséquent, traîner durant des mois.  


Par crainte de violences ultérieures de la part du Hezbollah, nos sources à Beyrouth confient que les membres des cercles rapprochés autour du Premier Ministre Hariri ont commencé à prendre leurs précautions durant la dernière semaine de décembre. Un grand nombre d’entre eux ont tiré avantage de la période des vacances pour envoyer leurs familles à l’extérieur du pays vers les Etats-Unis et l’Europe pour des « vacances prolongées » ou dans des coins reculés du Liban. Des gardes du corps ont été embauchés à la hâte. 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 20:18

Dossier B.H Obama

Par Steven J. Rosen


Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Foreign Policy
4 Janvier 2011

meforum

 

Pour la première fois depuis que le Processus de Paix s’est enclenché à Oslo, il y a de cela 18 ans, les dirigeants palestiniens refusent ouvertement de négocier avec le Gouvernement d’Israël, et l’administration du Président Barack Obama fait très peu pour qu’il en aille autrement. Comme Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a expliqué cette politique le 9 décembre, « Nous ne serons pas d’accord de reprendre les négociations tant que les constructions dans les implantations continueront ». La Ligue Arabe soutient Abbas dans son refus, nous dit le chef de la Ligue Arabe, Amr Moussa, parce que « l’orientation prise par les discussions est devenue inefficace et qu’elle a été décidée contre la reprise des négociations ».


Mais Abbas lui-même a négocié avec sept précédents premiers ministers israéliens sans jamais faire référence à de telles pré-conditions. Depuis 17 ans,- de la Conférence de Madrid en octobre 1991 jusqu’aux négociations d’Abbas avec le Premier Ministre israélien d’alors, Ehud Olmert, qui se sont achevées en 2008 – les négociations sont allées de l’avant alors que la construction à Jérusalem se poursuivait, Madrid, Oslo I, Oslo II, le Protocole d’Hébron, le Mémorandum de Wye River, Camp David, Taba, le désengagement de Gaza, et l’offre d’Olmert à Abbas – tous ces évènements au cours de deux décennies ont été rendus possibles par une entente permanente sur le désaccord concernant la construction israélienne de maisons juives dans des quartiers juifs à l’extérieur de la ligne du 5 juin 1967, à Jérusalem-Est. Mais aujourd’hui, les pourparlers de paix ne peuvent même pas commencer. Pourquoi ce revirement d’attitude ?


La Secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton, reconnaît  que les Palestiniens créent de toute pièce de nouvelles pré-conditions avant que les pourparlers ne commencent. Le sort des implantations, dit-elle, « ont, de tout temps, été un problème à traiter dans le cadre des négociations… Il n’a jamais s’agi d’une pré-condition ». Mais Clinton n’a jamais manifesté publiquement d’objection au fait qu’Abbas en faisait une nouvelle excuse pour ne pas négocier.


Abbas lui-même fait porter le blâme sur Obama. Comme il l’a déclaré en Novembre, « C’est le Président Obama qui, le premier, a déclaré au Caire qu’Israël devait stopper toutes les activités de constructions dans les implantations. Pouvions-nous exiger moins que cela ? ». Certains en Occident éprouvent de l’empathie pour la manœuvre d’Abbas, qu’ils perçoivent comme une forme de protestation contre une politique israélienne à laquelle objectent également les Etats-Unis et les autres membres du Quartette au Moyen-Orient, les quatre acteurs internationaux qui conduisent les efforts de paix. Mais lorsque les Palestiniens repoussent avec mépris les négociations, ils bloquent la seule voie de passage vers une solution concernant le problème des implantations, qui ne peut résulter uniquement d’un accord négocié sur la question des frontières. Comme l’a déclaré le porte-parole du Département d’Etat, le 2 août, « En l’absence de négociations directes, il n’y aura jamais de fin au conflit, il n’y aura pas d’accord de paix et il n’y aura pas d’Etat palestinien.  Tels sont les faits ».


Se pose également la question de savoir si les motivations d’Abbas concernent bien le problème des implantations, ou s’il s’agit plutôt d’élargir le fossé entre Obama et Israël et d’induire que les Etats-Unis imposent une solution en lieu et place des négociations. N’est-ce pas là un retour en arrière vers la stratégie pré-Oslo, consistant à rejeter le contact avec Israël et d’exiger des grandes puissances qu’elles imposent les conditions exigées par les Arabes à l’Etat juif ?


En refusant de rencontrer Israël, Abbas est en train de violer l’un des plus importants engagements de son prédécesseur Yasser Arafat, pris au début du processus d’Oslo, qui comprenait Cette promesse faite au Premier Ministre israélien de l’époque, Yitzakh Rabin, le 9 septembre 1993 : « L’OLP s’engage dans le processus de paix au Moyen-Orient, et à une résolution pacifique du conflit entre les deux camps, et déclare que tous les problèmes en souffrance relatifs à un statut permanent seront résolus par la voie des négociations ». C’est également une violation directe de la promesse qu’Abbas lui-même il y a à peine trois ans à la Conférence d’Annapolis. Comme peuvent en témoigner les Ministres des Affaires étrangères de 47 pays, le 27 novembre 2007 : « Nous acceptons de lancer immédiatement des négociations bilatérales de bonne foi dans le but de conclure un traité de paix, résolvant tous les problèmes en attente, incluant tous les problèmes essentiels sans exception, comme spécifié dans les précédents accords. Nous acceptons d’engager de vigoureuses et continuelles négociations ».


Abbas rejette également l’impératif pose par le "Quartette pour le Moyen-Orient" , en mars 2010, exigeant « la reprise, sans pré-conditions, de négociations directes, bilatérales qui résoudront tous les problèmes liés au statut final, comme prévu antérieurement par les parties ». C’est encore une répudiation de l’envoyé d’Obama pour le Moyen-Orient, George Mitchell, qui déclarait : « Nous ne croyons pas aux pré-conditions. Nous ne les imposons pas. Et nous prions instamment les autres de ne pas imposer de pré-conditions ». C’est le démenti d’un objectif considéré comme vital par l’administration Obama, « de relancer les négociations aussi tôt que possible et sans pré-conditions, ce qui est dans l’intérêt de tout un chacun dans la région ». Abbas rejette avec mépris tous les appels de Clinton, quidéclare « les négociations entre les parties sont le seul moyen par lequel toutes les revendications non-résolues surgissant du conflit peuvent trouver une solution ».


Mais l’Administration Obama n’élève aucune objection publique à la posture des Palestiniens. Elle n’a pas exprimé une seul mot de critique sur Abbas, ni employé la moindre pression ressemblant aux tactiques qu’Obama a si délibérément utilisé contre la partie israélienne. En fait, Obama a fait exactement le contraire, le 7 octobre, lorsqu’il a publié un renoncement exceptionnel à la Section 7040(a) de l’Acte d’Assistance à l’étranger, pour transférer directement des fonds supplémentaires à l’Autorité Palestinienne, juste au moment où elle annonçait son refus de négocier.


Les membres du Congrès commencent à prendre bonne note de la réticence de l’Administration à se confronter à l’intransigeance palestinienne. Ileana Ros-Lehtinen (Rép. Floride), la Présidente entrante de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre, , a déclaré , le 23 décembre, à propos de dirigeants palestiniens : « Ils savent qu’ils n’ont même pas à faire le moindre effort pour renouer ; avec cette Administration, ils obtiendront un chèque en blanc, et ils pourront toujours obtenir de l’assistance… Essayez seulement d’examiner de près à quoi ils utilisent l’argent et dans quelles poches vont nos dollars américains ». Son homologue démocrate, Howard Berman de Californie, le Président sortant de la Commission, avait expliqué, quelques jours plus tôt , faisant allusion à la conduite unilatérale d’Abbas, cherchant à parvenir à une reconnaissance préalable de l’Etat palestinien, « S’ils essayent de contourner les négociations, ils perdront le soutien de beaucoup de gens, dont le mien, et cela mettra d’autant en péril l’aide internationale qu’ils perçoivent ».


Tels que cela se présente, un décret est déjà en place, requérant des sanctions contre de telles violations des engagements solennels que les Palestiniens ont prononcé L’Acte de 2002 sur les engagements pour la paix au Moyen-Orient met en exergue que la « résolution de tous les sujets en suspens émanant du conflit entre les deux parties par la voie des négociations » est l’un des engagements majeurs auquel l’Autorité Palestinienne a souscrit par obligation, et il requiert que le Président notifie au Congrès de telles transgressions et qu’il impose des pénalités, qui peuvent aller jusqu’à inclure « une interdiction de toute assistance de la part des Etats-Unis à la Bande Occidentale et à Gaza ». Lorsqu’il se réunira à nouveau ce mois-ci à Washington, le nouveau Congrès ne devrait plus partager la réticence d’Obama à critiquer Abbas. Avec le soutien de son porte-parole, John Boehner et un leader de la Majorité tel qu’Eric Cantor, en particulier, la nouvelle Chambre des Représentants pourrait bien avoir la volonté, cette fois, de faire quelque chose en ce sens.


Steven J. Rosen a servi Durant 23 ans en tant que directeur pour les affaires étrangères de la Commission pour les affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC). Il est actuellement directeur du Projet Washington au Forum sur le Moyen-Orient (MEF).

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:26

 

Dossier B.H Obama

 

Cette vidéo circule partout aux Etats-Unis, elle a fait en quelques jours presque 10 millions d'entrée sur Your-tube,

Au vu de la politique désastreuse de B.H.Obama, le peuple américain se réveille.

Le Peuple américain est un grand peuple !

Aschkel

 

 

A DIFFUSER AU MAXIMUM

 

 

 

Nous le Peuple...

Traduction Dominique Ka'htan

Sous-titrage Aschkel

Pour 

aschkel.info et 

lessakele

 

Cher Président Obama:

 

"Nous le peuple" déclarons résolument rejeter votre vision de notre pays.

Vous affirmez ne pas nous avoir entendus.

"Nous le Peuple", nous nous sommes réunis de par les Etats-Unis pour contrer vos efforts menant à pervertir notre constitution et à détruire notre liberté.

Vous affirmez ne pas nous avoir vus.

Vous n'avez apporté aucune attention à notre message. Et, si, ainsi que l'a déclaré le Président Wilson, les voix de son peuple doivent toujours résonner aux  oreilles d'un chef d'état, le moment est venu de vous le présenter une nouvelle fois.

La liberté est notre plus grand trésor-l'absence de contraintes sur notre puissance d'agir et notre capacite de penser.

La responsabilité individuelle est le corollaire de la liberté.

Nous croyons au pouvoir de l'individu.

Le Président Bush a dit, quelques années auparavant:

"l'Histoire va vers un développement la liberté parce que le désir de liberté est gravé dans le coeur de chaque être humain."

Nous ajouterons  que ceci restera vrai aussi longtemps que nos actions démontreront notre attachement au principe de la liberté.

Lorsque le Président Lincoln a inauguré et consacré le cimetière national de Gettysburg, il a déclaré:" C'est à nous les vivants de nous vouer à l'oeuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise."

Cette cause inachevée pour laquelle nos soldats n'hésitent pas à partir en bataille, cette cause  pour laquelle tant d'entre eux ont offert le suprême sacrifice, c'est celle de la liberté, la liberté des Etats-Unis d'Amérique.

Cent-cinquante ans bientôt ont passé, et l'oeuvre dont parlait le Président Lincoln, n'est pas terminée.

En vérité elle ne sera jamais terminée.

La liberté est la capacité d'autodétermination.

Ce n'est pas une entité mais bien une condition, et les conditions peuvent changer.

La liberté peut augmenter mais aussi diminuer.

Monsieur le Président, lors de votre entrée en fonction, vous avez promis un changement, mais il ne pouvait s’agir d'un asservissement que ni nous ne  voulions ni nous n'accepterons.

Vous avez élargi le gouvernement, violé notre constitution, enfreint nos lois, vous avez pris le contrôle des industries privées, vous avez détruit des emplois, perverti notre économie et porté atteinte à la liberté de parole; vous avez corrompu notre monnaie, affaibli notre sécurité nationale et mis en danger notre souveraineté.

En compromettant les institutions culturelles, légales et économiques de notre nation, vous avez fait en sorte que nos enfants ne pourront jamais jouïr de la même qualité de vie que la nôtre.

Par ce vol des générations, vous privez l'enfant à naître de toute opportunité.

Ceci est inacceptable. Surtout  en Amérique.

Ce n'est pas l'espoir qui a fait de nous une nation forte mais bien notre autonomie.

Personne ne comprend  mieux les rapports entre la réussite personnelle, la dignité et la force que nos forces armées.

Tout au long de chaque guerre, nos soldats ont tenu le destin de leur nation au creux de leurs mains.

Ils ne nous ont pas fait défaut.

La liberté leur est si chère qu'ils sont prêts à mourir pour elle.

Notre devoir envers eux et envers nous-mêmes  est de chérir cette liberté assez pour en être dignes.

Nous acceptons ce défi, Monsieur le Président.

C'est pour cela que nous rassemblons des quatre coins du pays  pour vous remettre ce message d'une manière ou d'une autre et aussi souvent que possible.

Vous nous ignorez à vos risques et périls. Il en va de votre avenir politique.

Notre grande nation est une République.

Nous n'accepterons pas la tyrannie sous aucun pretexte.

Votre politique de redistribution des fruits de notre labeur relève de l'étatisme et nous ne la tolèrerons pas.

Monsieur le Président, nous jurons sur notre honneur de nous opposer maintenant et à jamais  à tout gouvernement coércitif en Amérique.

Les patriotes n'accepteront pas dans le silence vos efforts pour démanteler la plus grande nation qui soit sur terre.

Nous le Peuple  défendrons notre liberté, nous protégerons notre pays bien-aimé, et notre Amérique exceptionnelle vaincra.

Que D--U bénisse les Etats-Unis d'Amérique!

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments,

 

Nous le Peuple

 

 

 

We The People

Dear President Obama:

“We The People” have stated resolutely we reject your vision for our country.

You claim you have not heard us.

“We The People” have assembled across America resisting your efforts to subvert our constitution and undermine our liberty.

You claim you have not seen us.

Since you have not acknowledged our message, let us here present it once more for if, as President Wilson said, a leader’s ear must ring with the voices of the people – the time has come.

Our greatest treasure is freedom – the absence of restraints on our ability to think and to act.

The corollary of freedom is individual responsibility.

We believe in the power of the individual.

A few years ago President Bush said, “History moves toward freedom because the desire for freedom is written in every human heart.”

Let us add that we will preserve it only as long as devotion to freedom is expressed in the heart of our actions

When President Lincoln dedicated Gettysburg National Cemetery he declared, “It is for us the living … to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus so nobly advanced.”

That unfinished cause for which our soldiers willingly go to battle and for which so many have given their lives is a free United States of America

It has been nearly one hundred fifty years and the work President Lincoln spoke of is not finished.

In fact, that work will never be finished.

Freedom is the capacity of self determination.

It is not an entity but a condition, and conditions can change.

Freedom can expand yet so can it contract.

You promised change when you took office, Mr. President, but subjugation is not change we wanted or will accept.

You have expanded government, violated our constitution, confounded laws, seized private industry, destroyed jobs, perverted our economy, perverted our economy, curtailed free speech, corrupted our currency, weakened our national security, and endangered our sovereignty.

By compromising our nation’s cultural, legal and economic institutions, you are ensuring that our children will never achieve the same quality of life as we enjoy today.

Through generational theft you are robbing the unborn of opportunity.

This is not acceptable. Not in America.

We did not become a strong nation through hope but rather through self reliance.

No one better understands the relationship between individual achievement, dignity and strength than our armed forces.

Through every war our soldiers have held this nation’s destiny in their hands.

They have not failed us.

They cherish freedom enough that they are willing to die for it.

Our duty to them and to ourselves is to treasure freedom enough to live up to it.

We accept the challenge, Mr. President.

That is why we are assembling across the land to deliver our message to you as often and in every way we can.

Dismiss us at your political peril.

Our great nation is a Republic.

We will not accept tyranny under any guise.

Your policy to redistribute the fruits of our labor is Statism and will not be tolerated.

By our honor, Mr. President, we vow forever to resist coercive government in America.

Patriots will not stand silent as you attempt to dismantle the greatest nation on earth.

We the People will defend our liberty, we will protect our beloved country, and America’s exceptionalism will prevail.

God Bless the United States of America!

Sincerely,

We The People

Nos Populus [The People] Productions, copyright 2010

Traduction Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:15

 

BANNER SENTINELLE

 

Le déni permanent de la réalité

Par ISI LEIBLER - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

jeudi 9 décembre 2010

desinfos

 

Alors que la plupart des Israéliens accepteraient une solution à deux Etats demain, à la lumière de preuves récentes, devons-nous poursuivre cette comédie que nous négocions avec une vrai « partenaire de paix » ?  
Si nous vivions dans un monde sensé, les évènements des semaines passées, culminant avec WikiLeaks, auraient dû confirmer la véracité de notre approche dans le processus de paix. Mais hélas, la majorité des media libéraux dans le monde a de nouveau montré son penchant pour fuir les réalités qui ne sont pas en phase avec leur agenda.

Les documents fuités apportent de nouvelles preuves irréfutables que les dirigeants arabes parlent avec des langues fourchues quand ils attaquent publiquement l’attitude d’Israël, alors qu’officieusement, ils pressent les Américains d’engager une action militaire pour empêcher les Iraniens – qu’ils détestent – de devenir une puissance nucléaire. Dans ce que l’on ne peut décrire que comme surréaliste, L’Arabie saoudite du roi Abdullah – d’où provient le principal financement d’al Qaïda et d’autres groupes terroristes – a appelé les USA « à couper la tête du serpent ». Le prince héritier d’Abu Dhabi Muhammad bin Zayed a prévenu les Américains que « Mahmoud Ahmadinejad, c’est Hitler » ; et pratiquement tous les dirigeants arabes ont transmis de semblables messages d’inquiétude aux USA.

Dans ce contexte, l’hypocrisie et la manipulation cynique des Israéliens par le président Barack Obama était tout bonnement excessive. Nous savons maintenant qu’il mentait délibérément quand il disait qu’Israël doit faire davantage de concessions unilatérales aux Palestiniens comme précondition pour convaincre les Etats arabes de soutenir des sanctions ou approuver une action militaire contre l’Iran.

Les nouvelles révélations démontrent aussi l’absurdité des analystes des affaires étrangères et des partisans de la stratégie politique d’Obama au Moyen-Orient – y compris les acolytes juifs d’Obama comme J Street – qui ont prétendue de façon répétée que seuls les Israéliens et la « cabbale néocon » préconisent une option militaire contre l’Iran.

WikiLeaks a aussi révélé que malgré des avertissements de dirigeants arabes que la Syrie ne pourrait se laisser convaincre de diminuer ses liens avec l’Iran, les USA ont continué d’essayer de se concilier le président Bashar Assad. Malgré des dénégations, les Américains étaient aussi conscients que les Syriens collaboraient avec les Iraniens pour fournir des armes létales au Hezbollah, en utilisant même des ambulances pour transporter des armes au Liban.   Dans le même temps, de même que d’autres alliés américains, Israël a été stupéfait des faibles réponses des USA à l’agression non provoquée de la Corée du Nord, Etat voyou avec lequel les USA étaient « en contact » depuis quelques temps. Cela a véhiculé une leçon effrayante concernant la fiabilité des USA comme allié. Les Sud Coréens ont été choqués que les seules réponses de leur parrain américain étaient des expressions de préoccupation, des recommandations à la “retenue” et des appels aux Chinois pour dissuader leur allié mégalomaniaque, dont nous savons désormais qu’il fournissait des missiles aux Iraniens.

Pour une dose supplémentaire de réalité, l’impuissance de notre partenaire de paix “modéré” Mahmoud Abbas a été une nouvelle fois démontrée alors qu’il adoptait des résolutions soumises au Conseil Révolutionnaire du Fatah de deux jours à Ramallah. En commençant par un hommage à Amin al-Hindi, chef d’orchestre du massacre des Jeux Olympiques de Munich, le conseil résolut catégoriquement qu’il n’y aurait aucun compromis avec les Israéliens, refusa de reconnaître « le soi-disant Etat juif », réitéra le droit de retour non négociable pour des Arabes – une recette pour la disparition d’Israël – et rejeta toute suggestion d’échange territorial, insistant sur l’expulsion de tous les Juifs vivant au-delà des lignes d’armistice de 1949.   Quelques jours plus tard, le ministre de l’information de l’AP publia une “étude” faisant ressurgir la déclaration de Yasser Arafat sur l’absence de lien entre le Mont du Temple et le Mur Occidental et les Juifs, et proclamant que contrairement à “l’occupation sioniste”, la zone était la propriété du Waqf. Cela était tellement extravagant que huit jours plus tard, dans l’une de leurs rares réprimandes à l’AP, les USA eux-mêmes condamnèrent cette étude.   Dans une autre illustration de l’environnement d’Alice au pays des merveilles dans lequel le processus de paix est ridiculisé, un sondage d’opinion réalisé dans la zone sous la juridiction de l’AP révéla que même des Palestiniens « modérés » restent engagés à voir les Juifs jetés à la mer, et considèrent un Etat arabe indépendant simplement comme une borne sur le chemin de la « libération » du pays tout entier. La majorité prévoie aussi un retour inévitable à « une lutte armée ».    Malgré cela, Obama et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton continuent de répéter le mantra débile d’une « vision » à deux Etats vivant pacifiquement côte à côte.

Alors que la plupart des Israéliens n’ont aucun désir de gouverner des Arabes et accepteraient une solution à deux Etats dès demain, avec toutes ces preuves qui nous éclatent au visage, devons-nous poursuivre cette comédie stupide fondée sur les prémices que nous négocions avec une vrai « partenaire de paix » ?    Certains critiques mettent en avant que si pratiquement le monde entier est contre nous, nous devrions nous interroger sur notre approche plutôt que d’accuser tout le monde de mal se conduire.

Beaucoup d’entre nous pourraient être tentés de répondre que ce que nous subissons aujourd’hui n’est qu’un simple prolongement de ce que le Peuple juif a longtemps enduré avec l’Etat juif assumant le rôle de substitut à la haine antijuive. Au niveau mondial, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et dans une large mesure, la totalité de l’ONU ont été transformés en une arène mondiale de promotion de pogroms contre Israël. Les activistes des droits de l’homme s’unissent avec des antisémites islamistes et les éléments les plus répugnants de la société cherchant sa perte.   Mais toutes émotions mises à part, les révélations récentes doivent encourager notre Premier ministre à se tenir ferme contre ceux qui abusent de la diplomatie pour faire pression en nous obligeant à faire de nouvelles concessions unilatérales.   A maintes reprises, nos actes de bonne volonté se sont retournés contre nous. Il y a bien sûr un besoin critique d’éviter une rupture totale avec les USA. Peut-être Benyamin Netanyahou devrait-il faire comme de précédents Premiers ministres – pas moins Yitzhak Rabin que Menahem Begin – qui ont résisté avec succès à la pression américaine dont ils percevaient qu’elle mettait en péril la sécurité à long terme de la nation. L’un des facteurs que Netanyahou peut envisager, c’est que la vaste majorité des Américains désapprouveraient fortement toutes les actions que le gouvernement Obama qu’ils croiraient mettre en péril Israël.

Netanyahu devrait aussi cesser de faire des déclarations « diplomatiques » chaleureuses félicitant Abbas, impuissant et plein de duplicité, comme un homme de paix ; elles ne font que jeter la confusion chez les amis d’Israël. La seule différence entre les objectifs de l’AP et ceux du Hamas est stratégique ; les deux entités voient la dissolution de la souveraineté juive comme leur but. Désormais, il est temps que nous cessions de rendre de faux hommages aux dirigeants arabes intransigeants et de nous concentrer sur la réalité en concentrant notre attention sur la culture de mort qui hélas, domine presque tous les niveaux de la vie palestinienne.  


ileibler@netvision.net.il

http://www.jpost.com/Opinion/Column...

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 19:29

 

 

Merci Albert pour l'envoi de ce texte

 

L'Amérique, un Tigre de Papier ?

 

Par Ed Koch, point de vue du légendaire ex- maire de New-York

JPost du 1er décembre 2010-12-01

Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com

 

Les Etats-Unis sont-ils parvenus au stade où de nombreuses grandes nations avant eux ne sont plus la nation dominante de leur temps ?

Les témoignages de notre déclin sont partout, mais nulle part ailleurs aussi apparents que dans le traitement que nous réservent les autres pays. Certains de nos alliés, le Canada, la Hollande, l'Espagne nous ont laissés ou vont nous laisser dans le bourbier de l'Afghanistan, retirant leurs troupes. Beaucoup de pays, y compris des alliés, cherchent à nous gêner sur le plan diplomatique. Le voyage récent de notre président B H Obama autour du Pacifique était un exemple éclatant. Il a été rabroué par tous les pays visités, petits comme grands. La plupart des observateurs politiques ont appelé ce voyage "le fiasco de tous les temps".

Il fut un temps où l'armée américaine pouvait mener parallèlement 2,5 guerres. Aujourd'hui, du fait que nous sommes enlisés en Irak et en Afghanistan, nous sommes sans doute incapables de mener une 3ème guerre. Et nos ennemis le savent.

 

Le printemps dernier, la Corée du Nord a coulé un bateau Sud-Coréen, tuant 46 marins. L'Amérique est un allié de la Corée du Sud, avec 28 000 hommes de troupe dans ce pays. On nous a toujours dit que ces troupes étaient là comme signal, pour que la Corée du Nord sache que si elle attaquait la Corée du Sud, c'est comme si elle attaquait les Etats-Unis ou tout autre membre de l'Otan, c'est-à-dire tous les membres de l'Alliance. La Corée du Nord n'a payé aucun prix pour avoir coulé ce navire Sud-Coréen et, malheureusement, il en est de même de sa dernière provocation, en bombardant une île sud-coréenne, tuant deux soldats et deux civils et en blessant 15 autres.

 

Cette semaine Wikileaks a dévoilé des documents confidentiels américains révélant que la Corée du Nord a fourni à l'Iran des missiles de longue portée. Selon le New York Times du 29/11/10, ces documents révèlent pour la 1ère fois que les Etats-Unis pensent que l'Iran a acquis des missiles sophistiqués qui pourraient atteindre Moscou et les capitales d'Europe et que la Corée du Nord a aidé l'Iran à développer des missiles balistiques encore plus puissants (1).

En dehors de s'indigner devant de telles provocations et d'envoyer le porte avion G Washington participer à des exercices conjoints avec la Corée du Sud, à ma connaissance, on n'a rien fait d'autre. Il est évident que la Corée du Sud soit réticente à riposter ou à procéder à une escalade, risquant d'exposer des millions de citoyens à des actions militaires, pouvant entraîner une attaque nucléaire de la Corée du Nord, pays qui possède la 4ème plus grande armée au monde. Les Coréens du Nord meurent de faim, mais leur armée est bien pourvue.

Avons-nous les moyens ou la résolution pour lancer une riposte punitive contre la Corée du Nord, connue comme ayant des dirigeants assez fous pour passer à la guerre nucléaire contre des alliés comme la Corée du Sud ou le Japon, espérant que la Chine les protègerait à l'Onu et les soutiendrait militairement.

Mais il n'y a pas seulement le manque de moyens pour mener une 3ème guerre contre la Corée du Nord, surtout si celle-ci est soutenue par la Chine – souvenez-vous de l'erreur du Général Mac Arthur en 1951 s'approchant de la rivière Yalu, alors que la Chine entrait dans la bataille et nous obligeait à nous retirer jusqu'au 38ème parallèle – il y a pire, le manque de détermination. L'Amérique n'est simplement pas prête à partir de nouveau en guerre, elle n'en a pas la volonté, après les terribles expériences d'Irak et d'Afghanistan. Nous n'acceptons plus les pertes humaines et les privations requises, y compris la nécessité de payer la guerre avec plus d'impôts. Nous ne sommes pas prêts à réimposer le service militaire obligatoire.

 

Nous ne sommes plus aptes à protéger notre honneur national et notre sécurité comme avant, quand nous sommes partis en guerre contre l'Allemagne nazie. La situation actuelle ressemble de plus en plus à celle de Munich en 1938, quand le monde a cédé aux menaces nazies. Aujourd'hui nous cédons aux menaces, aux provocations et aux pressions de pays comme la Corée du Nord et l'Iran. Nous sommes allés jusqu'à céder devant les actes de piraterie en mer de Somaliens qui, selon le New York Times du 9/11/10 tiennent en otage 25 bateaux et plus de 500 personnes !

 

On devrait intimer l'ordre à l'Iran et à la Corée du Nord de transférer leur arsenal nucléaire à la Russie et à la Chine avant telle date – car selon notre information, dans ces 2 pays la doctrine MAD (Mutually Assured Destruction) s'applique – sinon ces 2 pays en subiraient les conséquences militaires. On devrait les avertir que tout acte hostile à l'égard d'un quelconque pays dans le monde entraînerait des représailles massives de notre part.

Nous avons besoin aujourd'hui de détermination, celle de JF Kennedy, pendant la crise des missiles en 1962, quand il a été d'une clarté limpide dans son avertissement à la l'Urss de ne pas installer à Cuba des missiles nucléaires, acte qui était considéré par l'Amérique comme un acte de guerre.

Est-ce que le président Obama en est capable ? C'est son "appel de 3h du matin !" Espérons qu'il en est capable ! (2)

 

Notes de la Traduction

(1) Le traducteur était informé de ces missiles depuis déjà quelques mois par www.debka.com

(2) Ed Koch se fait-il des illusions sur son président ? A moins que celui-ci ne cherche à sauver son 2ème mandat par une action d'éclat. Mais le traducteur est sceptique quant aux motivations d'Obama de durer. Il emploiera ses 2 dernières années à achever de  couler l'Amérique sur le plan de sa crédibilité internationale, tout en délégitimant au maximum son allié, Israël.

 

Is the US a paper tiger?

 

By Ed Koch, New York's legendary Jewish former mayor Ed Koch scopes out the scene in the US

Jpost 1/12/10

Has the US reached the point when it, like so many great nations before it, are no longer the leading state of our time?
The evidence of our decline is everywhere, but nowhere is it more apparent than in the way we are being treated by other countries.  Some of our allies, including Canada, Holland and Spain, have left or are leaving us in the lurch in Afghanistan, withdrawing their troops.  Many states, including our allies, have sought to embarrass us diplomatically.  The trip that President Obama took recently to the Pacific Rim was an example of that.  He was rebuffed by countries large and small.  Most media observers called his journey a fiasco of sorts.
There was a time when the US military said it was capable of fighting 2 ½ wars at the same time.  Today, as a result of being bogged down in Iraq and Afghanistan, we probably are unable to fight a third war, and our enemies know it.

Last Spring, North Korea sank a South Korean navy ship, killing 46 South Korean sailors.  The US is an ally of South Korea with 28,000 US troops in that country.  We’ve always been told that those troops are there as a tripwire, so that North Korea would know if it attacked South Korea, it would be attacking the US in the same way that an attack on one NATO country would be seen as an attack upon all NATO members.  In the case of North Korea, it has paid no price for its sinking of the South Korean ship and, just as bad, no price for its recent unprovoked artillery bombardment of a South Korean island which resulted in the deaths of two South Korean soldiers and two civilians and injuries to 15 others.

This week comes the revelation from the American secret documents disclosed by WikiLeaks that North Korea has been supplying long-range missiles to Iran.  According to The New York Times of November 29th the documents “reveal for the first time that the United States believes that Iran has obtained advanced missiles from North Korea that could let it strike at Western European capitals and Moscow and help it develop more formidable long-range ballistic missiles.”
Other than decrying the most recent attack on South Korea and sending the George Washington aircraft carrier to participate in a joint military exercise in South Korean waters, so far as I know, we have done nothing to retaliate.  Undoubtedly, South Korea is reluctant to retaliate or escalate, fearing to expose millions of its citizens to further military action, including a possible nuclear attack by North Korea, which has the fourth largest army in the world.  North Korean citizens may be dying of starvation, but their army is well provided for.

Do we have the means or resolve to launch a punishing attack against North Korea, which is perceived as crazy enough to launch a nuclear attack against South Korea or Japan, expecting China to continue to protect it at the UN and provide it with military support?

Aside from our not having the resources to take on another war with North Korea, especially if the latter is supported by China – remember General MacArthur’s error in 1951 inapproaching the Yalu River and having the Chinese army enter the fray and drive us back to the 38th parallel – most troubling is we don’t have the resolve.  America is simply not prepared or willing to go to war again, after our terrible experiences in Iraq and Afghanistan.  We are not willing to accept the hardships a war requires, including the need to pay for that war with additional current taxes.  Nor are we willing to reimpose the draft requiring everyone to do their part.

We simply are not prepared to protect our national honor and national security as we once were when we went to war with Nazi Germany.  Indeed, the situation today is looking more and more like Munich of 1938 when the world caved to the Nazi threats, as we today cave to the threats of countries like North Korea and Iran.  We have even succumbed to the threats of Somali pirates who, according to The New York Times of November 9th, are holding for ransom 25 ships and 500 people.
We should tell North Korea and Iran to turn over by a stated deadline their nuclear weapons to China or Russia, countries where we believe the doctrine of Mutually Assured Destruction (MAD) still applies, or suffer military consequences.  We should warn them that any act of war they engage in worldwide will result in an immediate military response on our part of a devastating nature.

What our current situation requires is the resolve of President John F. Kennedy during the Cuban Missile Crisis in 1962 when he made clear to the USSR that the US would immediately respond to the Soviets’ placing nuclear missiles in Cuba deeming it an act of war.  Is President Obama up to it?  This is his 3 a.m. telephone call.  I pray he is.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 05:48

 

 

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Par Arié

Avec autorisation

Pour aschkel.info et lessakele.

 

Qu’a entrepris l’Administration Obama compte tenu de la masse d’informations qu’elle reçoit quotidiennement de toutes parts? C’est bien beau de recevoir des mémos de la part de ses diplomates sur le terrain (assez peu inspirés d’ailleurs), encore faut-il les exploiter en termes d’action politique.

Or, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et Israël – devenus de facto alliés contre l’Iran – ont beau tirer les sonnettes d’alarme, protester, tempêter, menacer, Washington ne bouge pas un cil. Obama a beau savoir que l’Iran menace directement avec ses missiles longue portée toutes les Capitales européennes, pas de réaction. Erdogan est entouré d’une bande d’islamistes allumés, les Etats-Unis lui proposent de prendre le commandement du bouclier anti-missiles qui sera posé sur son sol. Et ainsi de suite. Ce qui est sidérant ce n’est pas la pléthore d’informations qui suinte de Wikileaks, c’est l’immobilisme coupable d’Obama face au flux d’informations qui lui parviennent.

Et encore, les informations en provenance du Liban, couché devant l’Iran, par Hezbollah interposé, n’ont pas encore filtré; les diplomates américains sur le terrain n’ont sans doute pas encore compris la carte. L’hypocrisie et la corruption de l’OLP qui ne veut surtout pas que quoi que ce soit change au Proche-Orient, de peur de perdre ses privilèges et l’argent qu’elle reçoit de toutes parts, n’ont pas encore vu le jour. Wikileaks et ses poissons pilotes indispensables; à savoir les grands quotidiens européens, dont Le Monde en France, n’ont pas fini de déverser leurs « infos », mais, je vous le donne en mille, Obama ne bougera pas le petit doigt. Il eut au moins fallu faire taire d’une façon ou d’une autre ce site qui casse les règles du jeu, manifestement, il n’en est pas non plus capable.

Sur la planète terre, le patron est parti jouer au Basket, alors forcément, les souris dansent et n’en font qu’à leur tête, parce qu’elles n’ont plus du tout peur du grand matou qui a perdu ses griffes. Là est à mon sens le problème, et non dans les fuites, qui à ce jour, ne révèlent aucun scoop de taille.

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 05:29

 

 

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Les révélations de Wikileaks mettent à jour les mystifications de l'administration Obama

par Barry Rubin, GLORIA Center, le 29 novembre 2010

Traduction : objectif-info

Veuillez me pardonner, mais j'ai été vraiment surpris en constatant à la lecture de Wikileaks à quel point les révélations de ce site confirment les commentaires que j'ai formulés pendant des années. Je n'aurais pas eu l'audace de l'affirmer si des lecteurs ne l'avaient pas fait avant moi.

1. L'Iran alimente sans discontinuer un trafic d'armes en direction du Hezbollah par divers canaux, y compris les ambulances et les véhicules à vocation médicale pendant la guerre 2006. Cela constitue une violation des lois de la guerre. Il est arrivé que les médias condamnent Israël d'avoir attaqué des ambulances bien qu'il ait été démontré que le Hamas utilisait également ce genre de véhicules pour mener des opérations militaires et des trafics d'armes. De plus, la force mise sur pied après la guerre par l'ONU s'est montrée totalement inefficace pour interrompre les trafics. Par ailleurs, le gouvernement des Etats-Unis n'a pas dénoncé l'Iran, la Syrie, et le Hezbollah pour avoir rompu les accords de cessez-le-feu.

2. Au cours de discussions diplomatiques, les dirigeants israéliens ont fait savoir clairement à plusieurs reprises qu'ils acceptaient une solution à deux états. Mais ils ont aussi averti que la direction palestinienne recherchait en fait la destruction d'Israël.

3. Les Etats arabes ont attiré sans répit l'attention des Etats-Unis sur la menace iranienne en tant que première priorité, et ils les ont invités à attaquer l'Iran. Il est à noter que les dirigeants arabes n'ont pas conditionné leur opposition à l'Iran ou leur appel à une attaque américaine à la solution des conflits israélo-arabe ou israélo-palestinien. C'est tout le contraire de ce que prétendent les représentants de l'administration, des milieux universitaires, et des media, quand ils disent que ces questions sont fondamentalement liées et que ces conflits doivent "être résolus " avant d'entreprendre quoique ce soit d'autre. Car comme je vous l'avais dit, les régimes arabes craignent en premier lieu l'Iran, et leur intérêt pour le conflit et leur antagonisme envers Israël se sont considérablement réduits.

4. L'Iran et la Corée du Nord ont coopéré pour doter Téhéran de missiles à longue portée qui ont été remis ensuite aux mains du Hezbollah.

5. Une semaine après la promesse du président Bashar Al-Asad à une personnalité importante du département d'état qu'il n'enverrait pas d'armes "supplémentaires" au Hezbollah, les Etats-Unis ont déploré que la Syrie continue de fournir des armes de plus en plus sophistiquées au groupe chiite. Et malgré cela, le gouvernement américain n'a pas pris des mesures de fermeté.

(Cela me rappelle que Bashar a continué à acheter du pétrole à l'Iran malgré la promesse faite à l'administration Bush d'interrompre ses achats effectués en violation des sanctions de l'ONU ; et que Yasser Arafat qui avait promis de rompre tout lien avec le terrorisme et les trafics d'armes en provenance d'Iran, a été convaincu de mensonge. S'agit-il d'un modèle de comportement ?)

6. Israël avait mis en garde les Etats-Unis contre le risque de déstabilisation de la région entière en cas d'armement nucléaire de l'Iran, la menace ne se réduisant pas au seul danger d'une attaque contre Israël.

7. Les responsables américains en Turquie pensent que les autorités actuelles constituent en fait un gouvernement islamiste, alors que l'administration US (et les médias) continuent d'affirmer qu'il s'agit d'un régime démocratique centriste voué à promouvoir des réformes.

8. Le gouvernement américain a ignoré les appels répétés d'Israël à des pressions sur l'Egypte pour interrompre les trafics d'équipements militaires dans la bande de Gaza.

Voici quelques matériaux bruts qui sont à la source de ces constats.
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 06:08

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Petit clin d'oeil  d'Arié

 

 

 

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Il est écrit dans Proverbes 8-7 « Ma bouche proclame la vérité, et mes lèvres ont le mensonge en horreur » כִּי־אֱמֶת יֶהְגֶּה חִכִּי וְתֹועֲבַת שְׂפָתַי רֶשַׁע. Voilà un proverbe qu’Obama devrait méditer jour et nuit. Or, pour l’avoir quelque peu oublié, il s’est fait exploser la lèvre en jouant au basket. Et ce pendant le week-end du Thaksgiving, où l’on doit en principe remercier le Seigneur pour toutes les bontés qu’il a accordé à Amérique. Rien que de très banal de se faire exploser les lèvres, au Basket ou dans d’autres sports. Ce qui l’est moins c’est c’est le nombre de points de suture qu’on a dû lui poser: 12, comme les douze tribus d’Israël. 12 points de suture pour une lèvre, c’est pas banal. Le D. des Armées lui a envoyé un message, qu’il ne saura pas, j’en suis certain, interpréter correctement, à moins que quelqu’un de son entourage ne lui révèle la signification du chiffre 12 et le danger encouru à nuire sans relache à Israël; voir Pharaon et consorts.

La désinformation, si ce n’est le mensonge continue, car le porte-parole de la Maison Blanche nous informe que c’est la lèvre supérieure qui a été suturée alors que le président tient un mouchoir sur la lèvre inférieure. Esotériquement parlant, ainsi que nous l’explique rav Ashlag, ce n’est pas la même chose. Il est inutile d’épiloguer tant que la vérité n’éclatera pas au grand jour. En attendant, il devra réduire son rythme verbal, ce qui est tout bénéfice pour Israël.

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