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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 19:51

 

 

 

 

Le Congrès des Etats-Unis n'a pas soulevé d'objection à une gigantesque vente d'armes d'environ 60 milliards de dollars pour l'Arabie Saoudite, destinée à faire face notamment à la menace jugée croissante de l'Iran.

Obama et le Ku Klux Klan

par Jean-Pierre Bensimon, pour objectif-info, le 18 novembre 2010

 






Les contrats d'armement qu'Obama est en train de conclure avec l'Arabie Saoudite et certains états du Golfe vont donner une nouvelle dimension à un courant dévastateur de l'Islam.

Bernard Lewis, le très savant orientaliste américain, avait des facilités étonnantes en matière de pédagogie. On lui doit par exemple une fameuse analogie qui mettait en pièces l'obsession accusatrice de Edward Saïd à propos de ce qu'il appelait "l'Orientalisme". A cette éopoque, les élites occidentales faisaient étrangement leur petit lait de ses procès. Saïd prétendait que tout ce qui avait été écrit par l'Occident sur l'Orient, tout, suintait l’impérialisme et le colonialisme, l’agressivité, la volonté d’assujettir, l'arrogance, etc. Lewis le ridiculisa en comparant sa démarche à celle de Grecs qui partiraient en guerre contre l’Hellénisme, entendu comme un complot ourdi par l’Europe et l’Amérique pour dénigrer leur patrimoine national et asservir la Grèce.

 

On doit à Bernard Lewis une autre parabole, cette fois pour faire comprendre à ses compatriotes américains l'image contemporaine tout à fait terrifiante de l'Islam. Imaginez, leur dit-il, que le Ku Klux Klan ait pris le contrôle absolu du Texas et de ses ressources pétrolières; qu'il utilise ses revenus pétroliers pour mettre sur pied un réseau mondial d'enseignement, dans l'ensemble de la Chrétienté, de sa mouture très particulière du christianisme ; et vous aurez une pale idée de ce qui se passe dans le monde musulman moderne. Lewis évoquait évidemment le rôle de l'Arabie saoudite. Pour sa part, dans ses multiples mutations, le Ku Klux Klan né après la défaite du Sud dans la guerre de secession, mâtinait obstinément son protestantisme d'une doctrine de la supériorité de la race blanche justifiant les expressions les plus hideuses du racisme. Il n'eut ni pouvoir ni argent, et il a aujourd'hui quasiment disparu.Cette idéologie demeura confinée et impuissante.

 

Il n'en n'est pas de même de l'Arabie saoudite. Au milieu du 18ème siécle, un peu avant la Révolution française, alors que les Lumières commençaient à triompher en Europe, un doctrinaire moyen-oriental, Mohammad Aba Al Wahhab, s'alliait à un prince ambitieux, Mohammad ben Saoud ben Mohammad. Ils mariaient alors leurs enfants et entreprenaient de conquérir le pays. Surtout, ils imposaient par l'épée leur vision impitoyable d'un islam "authentique." La traque dévoyée des pratiques idolâtres, leur marque de fabrique, les a autorisés jusqu'à aujourd'hui, aussi bien à détruire les sites archéologiques de l'Islam primitif (ils auraient rasé récemment 95% des constructions plus que millénaires), qu'à condamner à la peine de mort quiconque prétendrait que la terre n'est pas plate, ou à interdire tout acte social à une femme indépendamment de son tuteur masculin.

 

Pour conserver le pouvoir, les princes saoudiens, étrillés par les Ottomans et leur bras armé égyptien, surent miser sur le bon cheval et passer une alliance avec les Anglais en 1915, puis avec les Américains en 1945. Un peu avant la seconde guerre mondiale, on avait découvert d'immenses champs pétroliers rémunérateurs qui leur assureront pour longtemps encore d'énormes ressources financières. Et ces théocrates rigoristes ont alloué depuis des décennies une bonne part de ce pactole provientiel à l'exportation de leur version très locale de l'islam, une culture de la haine durcie par sa convergence avec les préceptes d'Hassan al Banna et de Sayyed al Qotb. Leur religion, transformée par leurs soins en un obscurantisme fanatique, totalitaire et violent, torture aujourd'hui les nations et les sociétés aux quatre coins de la planète. Le conflit de civilisations de nos jours est inséparable de l'explosion idéologique mondiale d'un Ku Klux Klan saoudien cousu de dollars.

 

C'est cet univers qu'Obama, président frais émoulu, a entrepris de séduire, inaugurant sa démarche par une prosternation publique devant le roi Abdallah, le fameux "bow" en anglais, qui restera associée à son nom dans les annales de la débandade contemporaine des Etats-Unis et de l'Occident.

 

Ces dernières semaines, ce problème est en train de changer de nature. Jusqu'à présent les Saoudiens avaient à leur disposition une doctrine, des imams et une police religieuse, les Moutawas, pour la prêcher, et une montagne de dollars, le but étant d'extrémiser les musulmans d'Asie, d'Afrique et d'Europe. Et voici qu'Obama vient de proposer de doter en plus ce bastion de la démocratie et de l'humanisme d'une quantité invraisemblable d'armements les plus sophistiqués de notre époque.

 

Obama et son administration ont préparé un premier contrat de 60 milliards de dollars, le plus important jamais conclu par la première puissance mondiale. Il porte sur des bombardiers F 15, des hélicoptères d'attaque Blackhawk et Apache, un système radar avancé, des bombes à guidage laser et à guidage par satellite, et des missiles Harpoon et Sidewinder. En outre 70 autres avions de combat seront mis à niveau. Ce contrat renforce radicalement le potentiel offensif saoudien: pire encore, par son importance, il est en mesure d'introduire dans ce pays une culture militaire de la haute technologie et une catégorie sociale nouvelle formée de spécialistes de la mise en oeuvre de ces armes sophistiquées.

 

Ce n'est pas tout : un contrat supplémentaire de 30 milliards de dollars, rien moins, portant sur les technologies navales est en préparation, toujours avec les saoudiens. Pour compléter le tableau, il faut aussi inclure dans ces opérations les contrats passés simultanément avec d'autres pays du Golfe (Emirats Arabes Unis, Koweit, Oman) pour des avions de combat, des missiles Patriot, des hélicoptères d'attaque, à hauteur de 13 milliards de dollars.

 

Ainsi toutes les cartes qui sous-tendent les équilibres stratégiques du Golfe et du Moyen Orient sont en train d'être rebattues par Obama au profit du régime saoudien. Son administration justifie cette énorme vague d'armement des pays arabes par la menace iranienne. C'est un aspect des choses. Pour de nombreux observateurs, l'aspect économique est prioritaire, les contrats se traduisant automatiquement par des commandes à l'industrie militaire des Etats-Unis.

 

Cependant, quand on a à l'esprit des témoignages ininterrompus d'Obama, d'amitié, de considération, de respect envers l'islam, qui confinent à l'allégeance voire à la sidération, on ne peut pas exclure non plus l'existence d'un paramètre idéologique personnel dans cette volonté de redistribuer des rapports de force. D'autant que les bénéficiaires de ces arsenaux sont parmi les ennemis les plus déterminés de l'état hébreu.

 

Mais voilà, Obama n'est pas l'Amérique. Le président sortant de la commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le démocrate Howard Berman, et la future présidente de cette commisiion, la républicaine Ileana Ris-Lehtinen, ont rédigé une lettre demandant à Hillary Clinton et à Robert Gates des éclaircissements sur ce dispositif : "nous soulevons une série de questions stratégiques sur l'impact de ventes d'armes de cette importance sur les intérêts nationaux de sécurité des Etats-Unis et de nos alliés". Vendredi dernier cette lettre recueillait déjà les signatures de 198 parlementaires. De son coté, la Maison Blanche estimait quand même qu'elle obtiendrait l'accord du Congrès.

 

La vraie question est de savoir si l'Amérique d'Obama pourvoira d'un arsenal de pointe le méga Ku Klux Klan saoudien.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 07:58

 

 

Dossier B.H Obama

 

Le chantage abjecte d'Obama -  Des avions contre des territoires ! 

 

Non mais jusqu'où ira t'il celui-ci pour empêcher les juifs d'habiter sur leur terre

 

par Meir Ben-Hayoun

Le professeur Ron Braïman est aujourd’hui le porte-parole de la formation politique Hatiqvah du député Arieh Eldad, composante du parti Ihoud Leoumi. Braïman fait des efforts pour comprendre ce qu’il est advenu du slogan de Netanyahou lors de son premier mandat de Premier ministre entre 1996 et 1999 : « S’ils donnent, ils recevront. S’ils ne donnent pas, ils ne recevront pas. »

« Qu’est-il passé à la revendication de Netanyahou de réciprocité? Pourquoi ne revient-il pas là-dessus aujourd’hui ?  Je n’ai pas entendu que parallèlement au gel de la construction chez les Juifs, on gèle la construction chez les Arabes. Si les Américains désirent que les Israéliens ne fixent pas de faits accomplis sur le terrain pendant les négociations, alors les Arabes aussi ne devraient pas fixer de faits accomplis sur le terrain»

Selon le professeur Ron Braïman, toute exigence de poursuivre le moratoire sur le gel de la construction pour trois mois est une décision raciste au premier degré: « affirmer que des Juifs ne peuvent habiter en Judée et en Samarie, c’est du racisme. Imaginez-vous le Gouvernement français interdire aux Juifs d’habiter en France, cela aurait été du pur racisme. Alors pourquoi ce serait permis dans l’Etat juif ?

Pour Braïman, il ne reste plus qu’à convaincre les ministres du Likoud de persuader Netanyahou de renoncer à cette formule déficiente de « territoires pour des avions »

israel7

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 06:43

 

 

 

 

ahmadinejadandobama1.1289835330.jpg

À un mois de la tant attendue reprise des négociations entre la communauté internationale et la République islamique au sujet de l’épineux dossier nucléaire iranien, réunion durant laquelle Mahmoud Ahmadinejad a prevenu que son pays parlerait de tout sauf du nucléaire, les tumultueuses relations entre les deux meilleurs ennemis de la planète, l’Iran et les États-Unis, semblent s’inscrire sous un nouveau jour.

Ainsi, le récent accord historique de partage du pouvoir en Irak, présenté comme le fruit d’une âpre négociation entre Irakiens, serait en réalité la conséquence d’influences étrangères, notamment de l’Iran et des Etats-Unis, estiment plusieurs experts . “L’accord est un compromis entre acteurs régionaux et internationaux”,principalement Téhéran et Washington, explique ainsi le politologue irakien Ihsan al-Chammari. “L’Iran, qui a longtemps contrecarré les efforts des États-Unis pour former un gouvernement, semble désormais plus flexible, car il veut mettre en sommeil le dossier irakien pour se concentrer sur les négociations relatives à son programme nucléaire”, affirme l’analyste.

L’accord donne la place aux trois grandes communautés du pays, en assurant la réélection à la présidence du Kurde Jalal Talabani, ainsi que celle au poste de Premier ministre du chiite Nouri al-Maliki, chargé de former un nouveau gouvernement. A été également élu, à la tête du parlement irakien, le sunnite Oussama al-Noujaifi, issu des rangs du bloc Irakia de l’ancien Premier ministre chiite laïque Iyad Allaoui, qui devrait lui hériter d’un nouvel organisme doté de pouvoirs exécutifs. 

“Barack Obama, dont le principal souci est de désengager ses troupes d’Irak et d’Afghanistan, ne peut rien faire sans le regard bienveillant des forces en présence, c’est à dire l’Iran”, explique à Dentelles et tchadorAhmad Salamatian, analyste politique et ex-secrétaire d’État iranien aux Affaires étrangères, co-auteur avec la journaliste Sara Daniel de "l'Iran la révolte verte"(éditions Delavilla). “Et la République islamique en profite, et fait tout pour lier les mains des États-Unis. Car plus elle les occupe et les maintient dans le pays, moins les Américains auront la possibilité de s’ingérer dans la crise en Iran. Voici pourquoi ceux-ci n’ont eu d’autre choix que d’arriver à un accord avec l’Iran sur la reconduction du gouvernement du chiite al-Maliki”.

Mais il n’y a pas que sur l’Irak qu’Iraniens et Américains ont trouvé un terrain d’entente. Ainsi, l’organisation armée Jundallah  bête noire de Téhéran sur son territoire car responsable de plusieurs attentats meurtriers dans le sud-est de l’Iran vinet d'être intégrée, dans la liste des “organisations terroristes” du Département d’État américain, dans un geste d’une rare ouverture en direction de la République islamique. Une décision saluée comme il se doit à Téhéran: “cette mesure va dans la bonne direction”,  a ainsi répondu dans la foulée le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Car la donne semble avoir désormais changé à Téhéran. Jadis peu enclin à discuter avec son ennemi de toujours, la crise politique mais surtout économique que traverse actuellement le Régime semble avoir forcé le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Khamenei, à accepter quelques concessions stratégiques, quitte à bousculer sa traditionnelle rhétorique anti-américaine. Ainsi, le Guide, véritable chef d’État en Iran, aurait donné le feu vert aux autorités de son pays pour entamer une politique de détente vis-à-vis des États-Unis. En témoignent les diverses réunions au sujet de la situation en Irak mais aussi en Afghanistan  le mois dernier qui ont vu s’asseoir autour d’une même table diplomates iraniens et américains, pour tenter de trouver une issue à une crise où les deux pays jouent un rôle de premier plan.

Un récent rapprochement qui a le don d’inquiéter les organisations de défense des droits de l’homme, à l’aube d’une réunion cruciale sur le nucléaire, où la République islamique pourrait s’employer à faire fructifier ses amitiés nouvelles afin de trouver un dénouement heureux à son épineux dossier nucléaire, quitte à faire oublier pour un temps la répression qui a toujours cours dans le pays.

karim-lahidji-1.1289837710.jpg“En cinq ans, toute l’attention de la communauté internationale ne s’est focalisée que sur le nucléaire”,explique à “Dentelles et tchador” Karim Lahidji, avocat et vice-président de la Fédération internationale des Droits de l’homme (FIDH), ONG auteur la semaine dernière d’un rapport alarmant sur l’Iran en direction de la Communauté internationale. “Pourtant aujourd’hui, les autorités iraniennes vont jusqu’à arrêter des avocats , y compris dans des affaires de droit commun, qui sont emprisonnés pour l’unique et seule raison d’avoir évoqué le dossier de leur client aux médias étrangers. Depuis l’élection présidentielle de 2009 et l’intense répression qui s’en est suivie, la Communauté internationale ne s’est contentée que de quelques belles phrases non suivies d’actes, alors que nous avons multiplié les demandes à l’Union européenne d’établir une liste noire des responsables de la répression sanctionnant leurs déplacements à l’étranger. Jetez un coup d’œil, par exemple, au montant des transactions économiques entre l’Allemagne, la Suède, et l’Iran, et vous comprendrez pourquoi”.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:16

 

 

Merci à Albert pour l'envoi de ce texte

 

 

Les Etats-Unis Mènent une Guerre d'Aveugle contre la Terreur

La plupart des récentes attaques ont été menées par des gens connus du

Renseignement américain

 

Par Seth J Frantzman, chercheur à l'Université Hébraïque et membre de l'Institut d'études de Marché de Jérusalem

Jerusalem Post du 27/10/10

Traduit et adapté par Albert Soued, http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com

 

Les documents qui ont été révélés par Wikileaks décrivant l'implication des Américains en Irak, donnent aussi des détails sur le sabotage de l'autorité du gouvernement irakien par le régime iranien et la responsabilité de celui-ci dans le terrorisme florissant.

Les révélations précisent que l'Iran entraîne les terroristes et expédie des armes. Ceci s'ajoute à d'autres documents produits en Juillet 2010 qui confirment l'implication du Pakistan dans le soutien des Talibans, par le biais de l'Isi, Inter-Services Intelligence, le Renseignement Pakistanais.

Ces 2 exemples montrent l'aveuglement américain vis-à-vis des réseaux de la terreur et la guerre menée contre eux n'est qu'une guerre de réaction. Fox News a produit des documents en octobre montrant qu'Anwar al Awlaki – le supposé maître d'œuvre de nombreux attentats qui est recherché vif ou mort – était autrefois un invité du Pentagone. Il est lié à Nidal Malik Hassan, le psychologue qui a perpétré le massacre de Fort Hood; il est lié à FaroukAbdelMoutalab, le terroriste de la Northwest Airlines 253 et à Faisal Shahzad, celui de Times Square.

 

Or al Awlaki est connu depuis fort longtemps comme un islamiste radical. Né au Nouveau Mexique, élevé au Yémen où son père était ministre de l'agriculture, il a étudié comme son père dans des universités américaines. En 1993, il part se battre en Afghanistan avec les Talibans. Mais ceci n'a pas empêché les universités du Colorado et de San Diego de l'admettre chez elles. Même après le 11/9, le New York Times l'a qualifié d'imam modéré, "faisant partie d'une nouvelle génération de chefs musulmans, pouvant concilier l'Est et l'Ouest"; il exerçait alors dans une mosquée de Virginie à Falls Church. Il a aussi été nommé aumônier musulman à l'Université de George Washington. Pourtant cet homme avait depuis 1999 des contacts permanents avec de nombreux terroristes et des organisations finançant la terreur et le FBI avait même enquêté sur lui. Pourtant après le 11/9, le Pentagone l'avait invité à un déjeuner, faisant partie d'un "programme informel d'ouverture vers les dirigeants de la Communauté musulmane". En mars 2010, Awlaki envoie un message audio d'une cachette au Yémen: "A tous les Musulmans des Etats-Unis, je dis cela: comment votre conscience vous permet-elle de vivre avec des gens responsables de la tyrannie et des crimes commis contre vos frères et sœurs ? Je suis arrivé à la conclusion que le jihad contre l'Amérique est pour moi un devoir, comme il l'est pour tout autre Musulman capable"

 

Mais cette histoire n'est pas aussi alarmante que celle récemment divulguée de Daoud Headley. Fils d'un diplomate Pakistanais travaillant pour "Voice of America" et d'une mère américaine, né en 1960 et élevé au Pakistan, après le divorce de ses parents, il a été placé dans une école pour l'élite. En 1977, il revient aux Etats-Unis où il travaille dans le bar de sa mère. Il épouse une américaine, puis il est arrêté en 1988 pour trafic de drogues. Avec une légère condamnation, il est embauché comme informateur pour l'agence Drug EnforcementAgency. Il commence à faire des voyages au Pakistan et entre en contact avec l'organisation terroriste "Lashkar al Taiba". L'Agence prétend qu'elle l'avait licencié dès 2001. Après avoir épousé une 2ème Américaine, en 2005, il est détenu après une plainte de violence conjugale et sa femme révèle aux autorités ses liens avec des groupes islamistes. Headley revient alors au Pakistan avec une 3ème femme marocaine Faiza Outalha. Il a des contacts avec l'Isi et un de ses agents Major Iqbal, agent de liaison avec "Lashkar al Taiba". Headley est impliqué dans l'attaque terroriste de Mumbai en Inde; lui et sa femme sont soupçonnés d'avoir fait des missions de reconnaissance, déguisés en riche playboy et sa compagne. En 2007, sa femmeOutalha informe l'ambassade américaine d'Islamabad que son époux était devenu un terroriste et elle y a rencontré un officier de sécurité à 2 reprises. Les Américains lui ont demandé d'aller "voir ailleurs". Par la suite, l'Administration américaine a prétendu que la femme n'avait donné aucune indication précise sur les activités de son mari, à part le fait qu'il fréquentait de "mauvais sujets". Le 26/11/08 200 personnes sont mortes à Mumbai suite à des attentats terroristes, œuvres de Headley. En 2009, il est accusé dans une cour américaine de comploter des attaques contre un journal danois et contre une synagogue. L'Inde pense qu'il est impliqué jusqu'au cou dans les attaques de Mumbai. Headley aurait coopéré avec les enquêteurs américains pour avoir une légère condamnation et n'a pas été extradé vers l'Inde.

 

On peut ainsi se poser des questions sur ces 2 affaires et sur d'autres, car dans la plupart des cas les terroristes étaient connus des services de renseignement américain. Le FBI avait intercepté 18 emails entre Nidal Hassan et Awlaki, entre dec 2008 et juin 2009 et rien n'a été fait pour empêché son massacre du 5/11 à Fort Hood entraînant 13 morts.

AbdelMoutalab était aussi sur les radars du renseignement et il a pu s'embarquer sur le vol pour Détroit à Noël 2009, sans que personne ne bouge. Shahzad allait et venait au Pakistan en 2009/10, personne ne s'en alarmait. Les échecs sont clairs.

Ce qui est encore plus choquant c'est la proximité de ces terroristes avec le gouvernement américain. Headley était un informateur, Awlaki, un invité du Pentagone. Les échecs du Renseignement américain sont en fait le modèle de ce qui se passe aussi sur le terrain en Irak et en Afghanistan où les Etats-Unis ont la tête dans le sable, eu égard à la collusion du Pakistan et de l'Iran avec ceux qui tuent des Américains.

 

La décision de rester aveugle se manifeste partout de haut en bas, des cercles du pouvoir jusqu'aux analystes du bas, passant par l'allié Pakistanais. Ce n'est pas seulement de l'aveuglement, c'est un reniement scandaleux.

Jusqu'au jour où les Américains comprendront que la ligne de front de la terreur est au Pakistan, en Iran, au Yémen, et parmi tous ceux qui dans le monde sont en relation avec des gens comme Awlaki, ils ne feront que réagir aux attaques, avec un jour de retard. (1)

 

Note de la traduction

(1) Il semble en effet que les agences du Renseignement américain sont mal coordonnées, que certains agents seraient des agents doubles et que la venue au pouvoir de B Obama et son ouverture vers les dictatures arabo-musulmanes ait encore compliqué leurs missions. Toujours est-il que dans un récent éditorial, le journaliste libéral du New York Times, Thomas Friedman a écrit que l'Amérique avait de la chance de ne s'en sortir depuis le 11/9 qu'avec des égratignures, malgré la terreur ambiante; et que cette chance ne durerait pas éternellement. D'où les préconisations suivantes: se désengager vite fait d'Irak et d'Afghanistan, résoudre le conflit palestino-israélien -- il ne dit pas comment, en dehors des sempiternelles pressions sur Israël et des concessions qui n'en finissent pas, rien qu'il parle, Mr Friedman ! – assécher les sources financières des terroristes, se débarrasser du pétrole et développer des énergies alternatives – facile à dire, plus difficile à mettre en place – bref, quitter cette région qui risque de flamber à tout moment – "la queue entre les pattes?"

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 12:43

 

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Voici les six principales leçons à tirer de la victoire républicaine du 2 novembre dernier aux États-Unis.

Par Michel GURFINKIEL

hamodia

 

La première leçon du scrutin américain de mardi dernier, c’est que l’Amérique est vraiment une démocratie : un pouvoir du peuple, par le peuple.

En 2008, les électeurs avaient fait confiance à Barack Obama et au parti démocrate. Aujourd’hui, ils la leur retirent.

Les républicains disposent désormais d’une majorité de 61 sièges à la Chambre des Représentants, avec 240 sièges sur 435, contre 187 aux Démocrates : leur meilleur score depuis 1946.

Au Sénat, la progression a été apparemment moins forte, puisque les démocrates conservent la majorité, avec 53 sièges sur 100, contre 47 aux Républicains. Mais cela tient au fait que trente-sept sièges seulement étaient en jeu : alors que la Chambre des Représentants est entièrement renouvelée tous les deux ans, le Sénat est en effet renouvelé par tiers successifs.

Ni le président Obama ni l’état-major démocrate ne s’y sont trompés. Ils ont reconnu leur défaite. Ils savent qu’ils ne pourront remonter la pente qu’en recentrant leur politique et en coopérant avec leurs adversaires, comme Bill Clinton l’a fait dans des circonstances analogues, en 1994. Contraste total avec les pratiques françaises, où la classe politique traite par le mépris l’électeur qui ne vote pas comme on le lui avait demandé, et où les partis ou candidats ne font jamais leur autocritique. 
 

La deuxième leçon, c’est que les Américains sont allergiques à l’idéologie. 62 % d’entre eux reprochent à Obama de n’avoir pas fait face efficacement à la crise économique et à son corollaire, le chômage. 58 % souhaitent l’abrogation de sa principale réforme : la mise en place d’une assurance médicale universelle. Là encore, le contraste est total avec la France, où l’idéologie l’emporte sans cesse sur les faits ou le simple bon sens, qu’il s’agisse de retraites ou de n’importe quel autre sujet.
 

Troisième leçon : le facteur communautaire ou racial pèse de plus en plus lourd dans la politique américaine. Le président et son parti ont reculé dans tous les électorats par rapport à 2008, sauf deux : les Noirs, qui leur sont restés fidèles à près de 100 %, et les Latino-Américains, qui sont restés au taux de près de 70 %. Les Blancs, qui s’étaient répartis assez équitablement entre les deux partis voici deux ans, se sont nettement portés aujourd’hui vers les Républicains. La France et d’autres pays européens connaissent aussi des polarisations de ce genre. Mais sont moins disposées à regarder cette évolution en face. 
 

Quatrième leçon : Obama n’a plus les moyens de mener une politique hostile à Israël. La plupart des représentants ou sénateurs élus le 2 novembre, tant républicains que démocrates, soutiennent l’État hébreu : parce que les lobbies pro-israéliens savent travailler ; parce que la cause d’Israël reste globalement populaire. Dans la mesure où le président doit désormais compter avec le Congrès, il ne peut remettre en question un tel consensus. En fait, Obama a anticipé cette situation dès l’été dernier, en se rapprochant brusquement de Benyamin Nétanyaou. Ce qui a permis aux Démocrates de conserver la majorité au Sénat : plusieurs personnalités clés, dans leur camp, n’ont été élues in extremis qu’à la suite d’une mobilisation des lobbies juifs. 

Le maintien et même le renforcement de l’alliance américano-israéliennne revêt évidemment une importance considérable dans un contexte de crise et de nouvelles menaces de guerre au Proche-Orient. Rien d’équivalent n’existe de ce côté de l’Atlantique, hélas. Du moins pour l’instant.

Cinquième leçon : les Républicains progressent à nouveau au sein de l’électorat juif, dans la mesure même où ils semblent désormais plus fermes que beaucoup de Démocrates dans leur soutien à Israël. Ils ont obtenu 30 % des votes juifs en moyenne : en particulier ceux des secteurs les plus jeunes et les religieux de la communauté. Mieux : il est question qu’Eric Cantor, un homme politique juif de quarante-sept ans qui a toujours milité chez les Républicains - vrai conservateur donc, plutôt que néoconservateur - soit élu Speaker, c’est à dire président, de la Chambre des Représentants, à la place de la démocrate Nancy Pelosi. Pro-Israélien sans complexe, Cantor devrait jouer de ce fait un rôle essentiel dans la définition et la conduite de la politique étrangère des États-Unis. 
Une seule ombre, sur ce plan : le succès de Rand Paul, élu sénateur du Kentucky le 2 novembre. Comme son père Ron Paul, député du Texas, et candidat à la nomination républicaine en 2008, Rand Paul incarne au sein du conservatisme américain un courant à la fois antiétatiste, isolationniste et pacifiste qui par certains côtés se rapproche étrangement de la gauche et même de l’extrême gauche. Il préconise le démantèlement de l’Otan, l’arrêt des opérations en Irak et en Afghanistan et la fin des « relations spéciales » avec des pays étrangers, à commencer par Israël. Selon lui, « un Iran nucléaire ne menacerait pas les intérêts nationaux des États-Unis ». La ligne Rand Paul est minoritaire chez les républicains, mais pourrait parasiter le renouveau du parti.

La sixième et dernière leçon se trouve dans un slogan constamment employé par les Républicains pendant leur campagne : « Le devoir de la majorité, c’est de gouverner. Et celui de la minorité, de devenir une majorité ». À retenir. Et à méditer.

Michel Gurfinkiel

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 07:37

 

Je trouve que cela ne lui va pas trop mal, et puis c'est à la mode !

Obama-keffieh.jpg

 

Le Hamas déclare son amour pour "Abu Hussain Obama"

Quiconque appellerait Obama "Abu Hussain" en Occident et vendrait des tasses à café le montrant enturbanné avec un keffieh seraitimmédiatement qualifié de raciste et de bigot d'extrême-droite...

postedeveille

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«Abu Hussain ! La Palestine t’aime !»

Abu-obama--300x450Ce slogan en anglais apparaît sur une affiche et d'autres produits fabriqués par le mouvement palestinien Hamas qui sont vendus dans la bande de Gaza. Hier, il figurait en première page de plusieurs quotidiens arabes importants.

«Abu Hussain» est le président Obama. L'affiche le montre portant un keffieh, le couvre-chef arabe typique. Cette déclaration d’amour pour le président par la faction palestinienne la plus radicale pourrait être une mauvaise nouvelle pour les pourparlers de paix au Moyen-Orient qui sont au point mort et que le président Obama a promis de relancer avant la fin de l'année. Selon sa charte, le Hamas veut éliminer Israël et le remplacer par un seul État palestinien couvrant le territoire de l'État juif et les territoires occupés en 1967.

L’Iran, la Libye et plusieurs mouvements islamistes radicaux, y compris Al-Qaïda, soutiennent la politique du Hamas, parfois appelée «solution à un État», mais Obama a déclaré qu’il soutenait la solution à deux États promue par le président George W. Bush.

Si la déclaration d'amour du Hamas pour Obama repose sur un malentendu,  la cause pourrait en être l'approche ambiguë adoptée par Obama sur le conflit israélo-arabe. [...]

Source : Why Hamas loves Obama, par Amir Taheri, NY Post, 10 novembre 2010. Traduction partielle

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 18:55

 

Au fin fond de la galaxie il parlerait encore de cela !

Dossier-B.H-Obama.jpg

 

De Djakarta à Jerusalem: le choix d'Obama de s'en prendre aux implantations

Rubrique Review and Outlook, Wall Street Journal, le 10 Novembre 2010

Titre original : From Jakarta to Jerusalem Obama's puzzling settlement demarche

 

Traduction : objectif-info

 

Ces dernières semaines, l'Indonésie a subi un tsunami et une éruption volcanique. Du coté du positif, elle a une économie florissante, une démocratie vivante et un climat favorable à l'investissement. Et comme ce pays à majorité musulmane a une longue tradition de modération religieuse et de laïcité, il sert de modèle, ou de repoussoir, à la plupart des autres pays du monde islamique.

 

Mais alors, de quoi le président Obama a-t-il parlé en arrivant à Djakarta hier ? Des projets israéliens de construction dans les implantations.

 

La raison du choix de M. Obama de s'engager dans ce combat depuis un pays éloigné du sud de l'Asie est une énigme pour tout le monde. La décision d'Israël d'entamer la construction d'environ mille unités de logement à Har Homa, dans la banlieue de la municipalité de Jérusalem, une "implantation" seulement dans le sens le plus polémique du terme, a été prise en octobre. Les gouvernements israéliens aussi bien de gauche que de droite ont encouragé ce type de projet de construction depuis que Jérusalem a été réunifiée en 1967. Et la construction de ces nouveaux logements ne commencerapas avant des mois si ce n'est des années.

 

Rien de tout cela n'a dissuadé M. Obama d'en parler. Il a mis en garde le gouvernement israélien : "ce genre d'initiative n'est jamais utile quand on engage des négociations de paix." Le département d'état a aussi fait donner la sirène d'alarme en disant qu'il était "profondément désappointé" pendant que le porte-parole palestinien, M. Saeb Erekat ajoutait qu'Israël "choisissait les colonies plutôt que la paix". C'est ce même M. Erekat qui vient d'envoyer une lettre admirative à Ahmed Sa'adat, l'organisateur de l'assassinat d'un membre du cabinet israélien en 2001.

 

Tout ce qu'Israël a fait, c'est d'insister sur le fait que les Juifs ont le droit de vivre n'importe où dans leur capitale, ce qui peut être désapprouvé à Ramallah mais pas à Washington. M. Obama a publiquement repris à son compte les vues que les Palestiniens défendent sur les colonies dans le seul but de rendre impossible les négociations de paix qu'il cherche à organiser.

 

En attendant, le gouvernement indonésien interdit aux citoyens israéliens de se rendre dans son pays. Si M. Obama veut réduire le fossé existant entre Djakarta et Jérusalem, peut-être pourrait-il commencer par ce sujet.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 12:07

 

Certaines interprétations du « JIHAD » sont acceptables, nous dit Obama

 

logo arié

 

Par ARIé

Avec autorisation

Pour aschkel.info et lessakele.

 

Après sa claque à mi mandat, Obama est parti se refaire une virginité en Extrême Orient, puisque le Moyen-Orient ne lui réussit pas trop. Mais, où qu’il se trouve, il n’en rate jamais une.

En visite au Mumbai’s St. Xavier’s college, à la question toute simple d’une étudiante qui lui demande ce qu’il pense du Jihad, Obama se lance dans une explication théologique qui tourne court et se transforme en apologie de sa religion preferée

  • « Monsieur le Président, quelle est votre position sur le Jihad » lui demande l’étudiante

  • « le mot Jihad possède des tas de significations et, est sujet à différentes interprétations » lui répond le Président qui enchaîne « Mais je dirais d’abord que l’Islam est une des plus grandes religions du monde » …. « la grande religion de l’Islam a été déformée par une poignée d’extrémistes pour justifier la violence envers les personnes innocentes ». Etc, etc…

Que peut-on retenir de ce cours de théologie musulmane pour les nuls

- Que Mumbaï, qui a tellement souffert des attaques terroristes musulmanes en tous genres, n’est certainement pas le lieu adéquat pour tenir ce genre de discours pro-islamique et pro-pakistanais. On se pose la question de savoir qui conseille ce président si peu au fait des réalités internationales et comment on peut devenir président des Etats-Unis en étant aussi ignorant des choses de l’histoire et de la politique

- Que si effectivement le mot Jihad possède diverses significations, dont certaines se réfèrent à un combat intérieur – du genre puisé dans le judaïsme: mi hagéver, qui est le héros, celui qui sait vaincre son mauvais penchant hagovér ét Yitsro – l’acceptation commune du Jihad, telle que la conçoit notamment l’étudiante, ne souffre pas d’interprétation. Alors quelles sont les alternatives à la violence: la guerre ou la guerre ?

- La violence contre les personnes innocentes n’est pas justifiée, mais où se situe l’innocence, qui est innocent et qui ne l’est pas ? Les Israéliens, dans l’esprit d’Obama et des djihadistes sont-ils innocents ? Peut-être que les civils israéliens sont innocents mais les militaires ne le sont pas. Quoiqu’il en soit le Jihad contre les non innocents est non seulement tolérable mais recommandé.

Voilà ce que je retiens vite fait de la visite d’Obama. Et comme le dit sa femme: posez lui des questions difficiles, il adore ça.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 21:41

 

Merci Albert pour l'envoi de ce texte

 

Obama se Dégonfle Devant l'Iran Nucléaire

 

Par David Ignatius, éditorialiste au Washington Post

WPost du 7/11/10

Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com  pourwww.nuitdorient.com

 

Alors que les yeux des Américains étaient fixés sur les élections de mi-mandat, l'âpre conflit entre les Etats-Unis et l'Iran se poursuit pour l'hégémonie au Moyen Orient.

Les scènes importantes du jeu sont l'Irak et le Liban, là ou l'Iran, à travers ses mandataires, a poussé ses pions pour le contrôle politique. L'Amérique et ses alliés ont résisté – parfois faiblement, mais suffisamment pour freiner l'avance iranienne. Aussi bien à Bagdad qu'à Beyrouth, la guerre à travers des intermédiaires mandataires va s'amplifier dans les semaines à venir.

L'administration Obama espère que ces joutes seront le prélude à des négociations sérieuses sur les limites du programme nucléaire de l'Iran. Selon cette administration, les Iraniens sont étouffés par les sanctions de l'Onu, et ils ripostent en Irak et au Liban pour montrer qu'ils ont encore la main.

D'une façon répétée, la Maison Blanche a signalé à l'Iran qu'elle souhaitait une solution pacifique du problème du nucléaire. En retour, les signaux étaient pour le moins ambigus, comme d'habitude, mais les Iraniens ont déclaré qu'ils étaient prêts à une rencontre avec Washington et ses alliés, ce mois-ci, peut-être à Vienne.

Les signes alléchants que l'Iran veut négocier sont les contacts avecEsfandiar Rahim-Mashaei, un conseiller-clé du président M Ahmedinejad. Un autre conseiller est venu à une rencontre organisée par les Etats-Unis à Rome le 18/10 sur la stabilisation de l'Afghanistan. A travers divers intermédiaires, les Etats-Unis ont indiqué qu'ils accepteraient des négociations par étapes qui ont commencé par un compromis turc pour alimenter le Réacteur de Recherche de Téhéran, puis se sont étendus à tout le programme nucléaire iranien

Ce petit jeu qui ressemble plutôt à une "dégonflade" sur le nucléaire dure déjà depuis près d'une décennie, et il y a peu de signes réels que les Iraniens soient plus sérieux aujourd'hui qu'hier. En attendant, leur conquête du pouvoir continue vers Bagdad et Beyrouth.

La résistance américaine à Téhéran a été une stratégie du type "laisser faire jusqu'à ce que l'ennemi s'épuise de lui-même", avec des alliés recevant les coups des Iraniens, alors que Washington marchandait un compromis – attendant que l'Iran s'enferre. L'espoir américain –selon Ryan Crocker, ex-ambassadeur – est que l'influence Iranienne de délite d'elle-même, et que "plus les Iraniens poussent leurs pions, plus ils rencontreront de résistance!"

 

En Irak, cela fait plus de 7 mois que les élections parlementaires ont eu lieu, sans qu'un nouveau gouvernement puisse être formé. Iran a mis tout son poids derrière le désir du 1er ministre Nouri alMaliki de rester au pouvoir (malgré qu'il n'ait pas de majorité pour gouverner). L'Iran aurait créé un force spéciale chargée de "convaincre" les factions à Bagdad et il aurait supprimé les subventions aux partis shiites qui ne veulent plus de Maliki. Aussi étrange que cela puisse paraître, les Etats-Unis ont soutenu tacitement la quête de pouvoir de Maliki, mais Washington a insisté pour que la parti Irakiya, de l'ex-1er ministre Ayad Allawi, soutenu par la communauté sunnite du pays, puisse être inclus dans la coalition qui va gouverner. Massoud Barzani, le chef kurde et faiseur de roi dans ces négociations, soutient cette demande américaine. Certains Irakiens craignent que l'Iran ne prévoie une campagne de représailles. La semaine dernière, une source m'a envoyé un soi-disant rapport du renseignement Irakien disant que des "officiers du renseignement prévoyaient d'assassiner en 2 phases d'anciens membres du parti Baath et d'anciens officiers de l'armée et de l'Agence de renseignement".

 

La guerre par intermédiaire au Liban est aussi féroce. Le Hezbollah, la milice shiite créée par l'Iran, fulmine contre le Tribunal International qui prépare la condamnation de certains de ses membres le mois prochain, pour le meurtre de l'ex-1er ministre du Liban Rafik Hariri en 2005. Washington a organisé une coalition comprenant la Russie, pour soutenir les conclusions de ce tribunal. Si des inculpations sont émises, le Hezbollah cherchera à renverser le gouvernement Libanais, créant une nouvelle confrontation. Les réactions des Etats-Unis et d'Israël ne sont pas claires, mais leurs options restent limitées. La semaine dernière, unAhmedinejad en colère a accusé la Russie de tout vendre à "Satan" en soutenant ces sanctions et en annulant une vente prévue de missiles anti aériens S-300.

 

L'administration Obama espère qu'un Iran isolé chercherait un compromis sur le dossier nucléaire. Mais comme l'a dit  KarimSadjadpour dans Foreign Policy ce régime qui a le "complexe de la victime" a besoin de l'Amérique comme ennemi, aujourd'hui plus que jamais. Il est logique que cette administration explore toute zone de compromis raisonnable, mais les guerres par mandataires en Irak et au Liban montrent que l'Iran veut marchander en position de force, aussi. Après l'excitation des élections de mi-mandat, le président Obama doit rapidement tester l'Iran et découvrir s'il veut vraiment un accord ou juste tuer le temps.

 

Obama's game of nuclear chicken with Iran

 

By David Ignatius, -davidignatius@washpost.com

Washington Post - November 7, 2010

 

While American eyes were focused on the midterm elections, a bitter conflict has continued between the United States and Iran for influence in the Middle East.

The flash points have been Iraq and Lebanon, where the Iranians have been pushing through their proxies for what amounts to political control. The United States and its allies have been resisting - sometimes feebly but enough to slow the Iranian advance. In both Baghdad and Beirut, the proxy warfare may escalate in coming weeks.

The Obama administration hopes that this jousting with Iran is a prelude to serious talks on limits to Tehran's nuclear program. In the administration's view, the Iranians have been squeezed by U.N. sanctions - and are fighting back in Iraq and Lebanon partly to show they still have leverage.

The White House has repeatedly signaled to Iran that it wants a peaceful resolution of the nuclear issue. The signals back from Tehran have been ambiguous, as usual, but the Iranians have said they are ready to meet this month for more talks with Washington and its key allies, perhaps in Vienna.

The tantalizing hints that Iran wants negotiations have included outreach to American contacts by Esfandiar Rahim-Mashaei, a key political adviser to Iranian President Mahmoud Ahmadinejad. A second Ahmadinejad adviser attended a U.S.-organized meeting in Rome on Oct. 18 about stabilizing Afghanistan. Through various intermediaries, the United States has indicated that it would accept phased negotiations that began with a Turkish compromise for fueling the Tehran Research Reactor and then moved to Iran's overall nuclear program.

The game of nuclear chicken has been going on for nearly a decade, and for all the jockeying over the next round of talks, there's little hard evidence yet that the Iranians are serious about reaching a deal. Meanwhile, their drive for political power in Baghdad and Beirut continues.

The U.S. resistance to Tehran has been a kind of rope-a-dope strategy, with U.S. allies absorbing Iranian blows while Washington dickers for compromise - and, metaphorically, waits for Iran to punch itself out. The U.S. hope, in the words of former ambassador Ryan Crocker, is that "Iranian influence is self-limiting. The harder they push, the more resistance they get."

In Iraq, more than seven months have passed since the March parliamentary elections without formation of a new government. Iran has put its weight behind Prime Minister Nouri al-Maliki's bid to stay in power and is said to have created a special task force in Baghdad to pressure Iraqi factions. Iran is said to have cut off covert subsidies to Shiite parties that refused to back Maliki.

The United States, strangely, has also tacitly supported Maliki'squest. But Washington has insisted that the Iraqiya Party, headed by former prime minister Ayad Allawi and backed by Iraq's Sunni community, must be included in a coalition government. Supporting the U.S. demand is Massoud Barzani, the Kurdish leader who is kingmaker in these negotiations.

Some Iraqis fear that Tehran is planning a campaign of reprisals. Last week, a source sent me a purported Iraqi intelligence report claiming that "Iranian intelligence officers (plan) a two-stage operation involving assassinating [former] members of the Baath Party and former and current officers in the army and intelligence agency."

The proxy war in Lebanon is just as fierce. Hezbollah, the Shiite militia created by Iran, is fulminating against an international tribunal that is reportedly preparing to indict Hezbollah members next month for the 2005 murder of former prime minister Rafiq al-Hariri. Washington has organized a coalition, including Russia, to support the tribunal's work. If indictments are issued, Hezbollah may move to topple the Lebanese government - creating a new showdown. How the United States and Israel would respond isn't clear, but their options would be limited.

Last week, an angry Ahmadinejad accused Russia of selling out to "Satan" by supporting sanctions and canceling a planned sale to Iran of ground-to-air missiles.

The Obama administration hopes that an isolated Iran will eventually seek a compromise on the nuclear issue. But as KarimSadjadpour argues in Foreign Policy , this regime with a "victimization complex" needs America as an enemy, perhaps more than ever. It makes sense for the United States to explore every reasonable area of compromise, but the proxy wars in Iraq and Lebanon show that Iran wants to bargain from strength, too.

After the election furor, President Obama must turn to this test - and discover whether Iran wants negotiations to reach a deal, or to kill time.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 05:08

 

 

 

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Raphael Draï , chronique de radio J, 8 novembre 2010 

 L'échec d'Obama et la Gauche "de droit divin"

Par Raphaël DRAI

La défaite de Barack Obama lors des élections dites de «  mi- mandat » est certainement imputable à ses échecs en politique intérieure, au décalage de plus en plus criant entre son image et ses messages de la fin 2008, d’une part, et les réalités économiques de l’année 2010 d’autre part. Cette défaite marque également le désaveu de sa politique au Moyen Orient et du  choix fait, il y a deux ans, d’une stratégie de pression contre l’Etat d’Israël.

Après un moment d’incrédulité et une phase de flottement, le gouvernement légitime de Benjamin Netanyahou ne s’est pas laissé impressionner. Il  y a résisté, ayant compris que le danger venait de la vision purement idéologique nourrie par le président américain fraîchement élu au regard d’autres réalités, celles complexes et virulentes de cette partie du monde. Pareille cuisante défaite signe également l’échec de la tentative de division des organisations juives américaines, tentative  à l’enseigne de J- Street avec sa succursale européenne à l’enseigne de J- Call. Il s’agit d’en tirer les leçons, au lieu de s’acharner au soviétisme terminologique, si ce n’est au ressentiment, comme vient de s’y exposer une nouvelle fois l’ancien Ambassadeur d’Israël à Paris, Elie Barnavi.

Dans une contribution à l’édition du 1er novembre de Marianne, reprise sur le site du CRIF – dont on se demande si c’est bien sa mission de se prêter à cette guerre verbale – il croit devoir lier ses considérations sur le sort des chrétiens d’Orient à l’action de ce qu’il nomme les colons  fanatisés, à Jérusalem et ailleurs. Au fond, l’ancien ambassadeur de l’Etat d’Israël en France est capable de dénoncer  tous les fanatismes sauf celui dont il ne cesse de faire preuve. Ce fanatisme, heureusement verbal, est celui d’une «  gauche », imaginaire ou présumée, dont la représentativité électorale se réduit de plus en plus. Cette gauche-là qui appelle, avec David Grossman, à fronts renversés, au boycott de citoyens israéliens et dans laquelle il n’est pas sûr que ni Léon Blum ni Aaron David Gordon se reconnaîtraient, est incapable d’admettre ses excès, ses échecs et de se déjuger. Elle bénéficie de l’écho disproportionné qui est le sien dans de nombreux médias pour une seule raison, hautement problématique : elle parle comme souhaitent qu’elle parle ceux pour qui le sionisme confine à l’Apartheid, et qui rêvent de déposséder le peuple juif de sa capitale. Il faut en même temps reconnaître que cette gauche n’est pas la seule en Europe à nourrir ce désir politico – théologique d’un autre âge : le gouvernement britannique du conservateur et rétrograde David Cameron, avec son impayable ministre des Affaires étrangères, n’est pas en reste. L’Histoire juive en a vu et en a entendu d’autres. Pas plus que l’idée de socialisme n’est le monopole d’une telle gauche, le sens de  cette Histoire ne sera dicté par l’antisionisme, ni par le post-sionisme. Et, comme à Rome, il y a quelques semaines, ils seront de plus en plus nombreux , Juifs ou non, à le faire savoir. 

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