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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 11:10

 

http://www.israel7.com

 

"- ah, mais je ne mange pas de ce pain-là, moi"...

Celui qui nie la réalité de la Shoah et prétend avec fierté « avoir tiré la première balle contre les juifs en 1965 » – soit avant que la Judée-Samarie ne soit libérée – bénéficie des plus grands égards de la communauté internationale et notamment de l’ONU.

 
« UN Watch », ONG qui surveille les activités de l’ONU, a découvert que dans la liste des intervenants lors de l’Assemblée Générale du mois de septembre, figurait Abou Mazen sous le titre « Président de l’Etat de Palestine »! Auparavant, le chef terroriste était inscrit sous le titre « Haut-délégué de l’Autorité Palestinienne ». Il ne s’agit donc ni plus ni moins d’un fait accompli de la part du Secrétariat de l’ONU.

 
Ann Bievsky, de « UN Watch » indique « que les fonctionnaires de l’ONU adoptent dès qu’ils en ont l’occasion une attitude hostile à Israël, mais n’étaient pas encore jusqu’à qualifier Abou Mazen de président d’Etat ». Bievsky note « que cette décision est en contradiction totale avec la Charte de l’ONU qui exige qu’un Etat ne peut être membre de l’ONU qu’à la condition qu’il ne remette pas en question l’existence d’un autre pays membre », ce qui est le cas de l’AP qui refuse le droit à l’existence de l’Etat d’Israël. Elle rappelle « qu’il y a une semaine à peine, Mahmoud A-Zahar, n°2 du Hamas avait indiqué (avec sincérité) que le but des Palestiniens était de reconquérir toute la Palestine par étapes, jusqu’au dernier centimètre ».

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 07:16

 

Magazine d'Août - cliquez

Meteor-Aout.png

 

 

 

Abbas : Les mille et une nuits par Yossi Malka

pour le © 2011 magazine météor Israël et © 2011 www.aschkel.info

 

 

 

 

 

abbas 1001 nuits

 

Les amis d'Abou Mazen feraient bien de lui transmettre cette leçon (en page 76 du Mag) : Une fois qu'il aura épuisé les actions de la Naqba, de la Naqsa, des flottilles, il va se présenter devant l'Assemblée Générale des Nations Unis, qui va lui faire un cadeau empoisonné : une reconnaissance, sans être membre des Nations, comme le Kosovo. Un Etat sans moyens financiers, sans sécurité, sans aide américaine, une aide au compte goutte des pays frères ...

C'est alors, que les requins du Hamas vont le déchiqueter pour prouver qu'ils valent mieux.

Qu'il ne vienne pas se plaindre après avoir refusé toutes les mains tendues et n’écouter que ceux qui veulent se construire sur son dos. Tous ses amis idéologues qui se nourrissent du terreau conflictuel pour exister. Son programme d'été et toutes les actions de délégitimation d'Israël depuis deux ans, qui ont coûté des milliards ont déjà échoué.

Toutes les vociférations hystériques de ses supporters en Europe et en Amérique : Vive la Palestine, Israël assassin, boycottez Israël, on revient chez nous !

Tout cela cèdera la place à une danse macabre, qui touchera Israël certes, mais pas autant que les Palestiniens et ceux qui sont à leur tête.

La hauteur de l'arbre sur lequel il a grimpé est si conséquente, que personne ne peut plus l'aider à en descendre :

«Ne commence jamais quelque chose, quand tu ne sais pas comment tu vas la terminer»

 

Y.MALKA

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 09:43

L’Etat imaginaire des Palestiniens.

 

Par Steven J. Rosen

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


Foreign Policy
3 Août  2011

http://www.meforum.org/3000/palestinians-imaginary-state

 

Dans quelques semaines, il est probable qu’une majorité écrasante, à l’Assemblée Générale des Nations-Unies vote pour une reconnaissance collective d’un Etat palestinien. Mais quel Etat palestinien ? Des trois Etats palestiniens que l’Assemblée pourrait reconnaître, deux sont réels et pourraient, sans doute, remplir les conditions requises pour l’instauration d’un Etat. Mais c’est bien le troisième, purement imaginaire, que l’Assemblée approuvera, celui qui n’a jamais eu de gouvernement fonctionnel ni ne remplit les conditions de la loi internationale.

Selon les normes légales qui prevalent, la Convention de Montevideo sur les droits et devoirs des Etats de 1933, un « Etat, en tant que personne morale constitutive de la loi internationale, devrait posséder les qualifications suivantes : a) une population permanente ; b) un territoire défini ; c) gouvernement ; et d) la capacité d’entrer en relation avec d’autres pays ». On peut dire, aussi bien l’entité palestinienne contrôlée par le Hamas que sa rivale, l’entité palestinienne gouvernée par le Fatah, dans la Bande Occidentale (Judée Samarie), qu’elles remplissent ces critères concernant la loi sur l’Etat. Pas celui sur lequel les Nations Unies voteront.

A Gaza, le Hamas contrôle une population permanente dans un territoire défini ( c’est-à-dire Gaza, dans les lignes d’armisitce de 1949). Gaza dispose d’un gouvernement fonctionnel, même s’il est odieux. Et la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas mène déjà des relations internationales avec un grand nombre d’états. D’un strict point de vue légal, l’entité du Hamas à Gaza pourrait devenir un Etat, une nouvelle addition misérable dans un monde très imparfait.

Evidemment, un Etat Hamas à Gaza n’est pas quelque chose que la majorité du monde souhaite voir émerger. Un Etat Hamas allié à l’Iran constituerait un grave revers à la paix internationale et à la sécurité , et ce ne serait pas un Etat qui mériterait la reconnaissance de quelque démocratie que ce soit. Ce serait un Etat accouchant du coup militaire de juin 2007, un Etat qui implique des violations à grande échelle des obligations imposés par les traités et des droits de l’homme. Pas plus que le Hamas ne cherche à obtenir un Etat pour Gaza seulement. Le Hamas souhaite éventuellement diriger l’ensemble de la Palestine mandataire, comprenant non seulement la Bande Occidentale [Judée-Samarie], mais également, tout l’actuel Israël.

L’entité palestinienne du Fatah, dans la Bande Occidentale, pourrait aussi remplir les conditions requises pour l’établissement d’un Etat, et elle obtiendrait un meilleur soutien international. Elle dispose d’un gouvernement en état de marche dans l’Autorité Palestinienne (AP), d’une population permanente, et de relations internationales avec un très grand nombre d’Etats. Elle contrôle également un territoire défini, qui comprend ce qu’on appelle les zones A et B, telles que définies par les Accords d’Oslo II,de spetembre 1995, plus le territoire supplémentaire transféré par la suite, par Israël, lors de nouveaux redéploiements concertés (la zone A est le secteur de contrôle total civil et sécuritaire de l’Autorité Palestinienne, et la zone B est une aire de contrôle civil palestinien et de contrôle sécuritaire conjoint israélo-palestinien). L’Entité du Fatah dans la Bande Occidentale à l’intérieur de ces lignes pourrait tout aussi bien être reconnue comme un Etat selon les lois internationales.

Mais le Fatah, l’AP, et l’ensemble de l’OLP ne recherché pas un Etat pour cette entité de la Bande Occidentale qui pourrait, sans doute, remplir les conditions légales. Leur exigence minimale est un Etat qui comprend Gaza aux côtés de la Bande Occidentale, la partie Est de Jérusalem, et toutes les autres parties de la Palestine mandataire qui étaient sous le contrôle jordanien et égyptien avant 1967. Le Fatah, l’AP et l’OLP exigent le titre de territoires et l »autorité sur les populations qu’ils ne contrôlent pas, du fait qu’ils soient sous le contrôle du Hamas et d’Israël.

Au contraire des deux entités palestiniennes qui existent déjà, chacun d’entre eux pouvant être reconnu comme un Etat palestinien, parce qu’ils semblent remplir les conditions légales, l’entité palestinienne qu’une majorité de l’Assemblée générale reconnaîtra comme un Etat en septembre n’existe absolument pas sur terre actuellement. Il s’agit d’un imaginaire et d’aspirations, pas de la réalité. Elle ne remplit pas les conditions légales.

D’abord, elle a deux Présidents rivaux poursuivant des politiques incompatibles. Mahmoud Abbas se présente comme le Président de Palestine qui fait pression pour affirmer ses prétentions devant l’Assemblée Générale des N U, mais il n’est pas considéré du tout comme le président  par le Hamas, qui reste le plus important parti dans l’Etat virtuel. Et le Hamas dispose de ses propres lois concernant la Palestine dans cette controverse.

Abbas a été élu en 2005 pour servir jusqu’en janvier 2009, aussi son mandat a-t-il expiré. En 2009, il a prolongé unilatéralement son mandat, pour un an encore, jusqu’en janvier 2010 (autre prolongation qui a également expiré), mais cette prolongation n’est pas conforme à l’article 65 de la constitution palestinienne, la Loi fondamentale. Le Hamas, qui dispose de la majorité dans le désormais défunt Conseil Législatif Palestinien (CLP), s’est opposé à cette extension. Selon l’article 65 de la Loi Fondamentale, le Président légalement en place de la Palestine, depuis janvier 2009, aurait dû être le  porte-parole du CLP, Abdel Aziz Dweik, un député représentant le Hamas. Le parti qui domine la Palestine, le Hamas, considère que c’est Dweik, et non Abbas, qui doit être le Président légal de Palestine, et il est en possession d’un dossier solide pour le prouver.

Deuxièmement, cette Palestine que l’Assemblée Générale reconnaîtra, affichera également deux Premiers Ministres rivaux, poursuivant des politiques incompatibles. . Hamas dément que c’est Abbas qui a toute autorité pour désigner Salam Fayyad comme Premier Ministre, pour la bonne raison qu’Abbas n’est pas le Président de Palestine, selon l’article 65 et parce que Fayyad n’a pas été nommé comme Premier Ministre par le Conseil Législatif Palestinien, comme il est requis par l’aritcle 66 de la Loi Fondamentale. Pas plus sa première nomination, le 15 juin 2007, que sa seconde désignation au poste, le 19 mai 2009, n’ont été confirmés par le CLP, comme il est requis. Le Hamas qui jouit de la majorité au CLP, considère que le Premier Ministre légal  de l’Autorité Palestinienne doit continuer à être Ismaïl Haniyeh, l’un des principaux dirigeants politiques du Hamas. Haniyeh a été consacré par le CLP en tant que Premier Ministre de Palestine, en février 2006. Annas a démis Haniyeh de ses fonctions, le 14 juin 2007, après le coup à Gaza, mais Haniyeh contre-attaque en répliquant que ce décret viole les articles 45, 78 et 83 et que, de fait, c’est lui qui continue à exercer l’Autorité du Premier Ministre selon l’article 83. Le CLP continue également à reconnaître l’autorité de Haniyeh en tant que Premier Ministre. Là encore, le Hamas a la loi de son côté.

Troisièmement, cet état virtuel de “Palestine”, de même, disposera d’une Législation qui ne s’est jamais constituée. Elue le 25 janvier 2006, pour une durée de quatre ans, , le CLP n’a acté aucune loi, n’a validé aucun poste de ministre, et n’a mené aucune réunion depuis 2007. Au lieu de quoi, Abbas déclare: “C’est mon droit, en tant que Président, de promulguer les lois et décisions, qu’on appelle décrets. Ces décrets sont légaux, aussi longtemps que le Conseil Législatif Palestinien (CLP) n’est pas capable de se réunir ».

C’est un lieu commun, pour ceux qui observant l’actualité palestinienne et leurs supporters en Occident d’attribuer l’inaction du CLP au fait qu’Israël a arrêté 21 de ses membres les plus radicaux, en juin 2006, après l’enlèvement de Gilad Shalit, dont la plupart restent en détention. Le Centre Carter, par exemple, déclare :”Avec la plupart de ses représentants dans les prisons israéliennes, le Conseil Législatif Palestinien n’a jamais pu réunir le quorum nécessaire pour valider ses assemblées, et, de fait, s’est montré incapable d’assumer les fonctions attribuées au CLP ». Mais le CLP dispose de 132 membres, parmi lesquels à peine 20  sont détenus par Israël, et un quorum du CLP ne requiert qu’une voix de plus de la moitié de ses membres – donc 67- qui doive être présent. Aussi n’est-ce pas Israël qui empêche la tenue d’un quorum.

En fait, aucune des factions qui prétend diriger la Palestine, ne veut actuellement que le CLP se réunisse, pour différentes raisons. . Hamas ne veut pas qu’il se réunisse en session pour promulguer de nouvelles lois ou amendements renforçant les lois déjà existantes, depuis que sa majorité a été dissoute, principalement parce qu’il craint des amendements défavorables ajoutés à la loi sur les élections. Et le Fatah n’en est que plus content de voir que les membres du Hamas sont en prison, parce que, lui non plus, ne souhaite que le CLP se réunisse, de peur qu’il ne renforce la Loi fondamentale pour remplacer Abbas et Fayyad. Le porte-parole du CLP, Dweik, que le Hamas considère comme le Président légalement appointé de Palestine, a has dit de sa propre arrestation par  Israël : « toute action qui met fin à nos activités au Parlement a été bien accueillie par beaucoup d’entre eux, au sein de l’Autorité Palestinienne.

Quatrièmement, cette Palestine que reconnaîtra l’Assemblée Générale manquera de la capacité de tenir des élections présidentielle ou législative, comme requis par l’article 47 de sa Loi Fondamentale – pas parce qu’Israël l’en empêchera, mais, une fois encore, parce que les dirigeants palestiniens rivaux ne permettront pas qu’elles aient lieu. Le mandat défini d’Abbas a constitutionnellement expiré en janvier 2009, et les mandats des représentants du CLP ont expiré le 25 janvier 2010, aussi de nouvelles élections pour tous deux, sont plus qu’en retard. La  Loi No. 9 concernant les élections palestiniennes, de 2005, Article 2, que le Hamas reconnaît comme légalement contraignante, et la Loi électorale de remplacement décrétée unilatéralement par Abbas, le 2 septembre 2007, Articles 2 à 4, que le Hamas considère comme une usurpation illégale de pouvoir, selon la constitution, requièrent des élections dès maintenant, mais de telles élections ne pointent pas à l’horizon. Aucun des rivaux ne désire qu’une élection se tienne selon les règles électorales reconnues comme légalement contraignantes par l’autre, et aucun ne permettra à l’autre de concourir librement sur les territoires que lui-même contrôle, comme il est de droit, selon les deux ensembles de règlements.

Ainsi obtient-on le tableau complet de ce qui va se produire. L’Assemblée Générale prendra une décision remarquable sur tout ceci dans les toutes prochaines semaines. Au lieu de reconnaître chacun des deux entités qui sont de quasi-états déjà préexistants, chacun disposant de beaucoup des attributs requis pour l’instauration d’un Etat, selon la loi internationale, l’Assemblée Générale créera un Etat imaginaire, qui affiche deux Présidents incompatibles, deux Premiers Ministres rivaux, une constitution dont la plupart des principes fondamentaux sont violés par les deux camps, pas le moindre corps législatif, pas la moindre capacité  à tenir des élections, une population dont la majorité n’est pas sous son contrôle, des frontières qui devraient annexer des territoires sous la juridiction d’autres pouvoirs, et aucune procédure claire pour résoudre aucun de ces conflits. C’est une résolution qui sème les germes pour de nouvelles guerres civiles et internationales, aucunement une avancée vers la paix.

Steven J. Rosen a été durant 23 ans l’un des représentants de premier plan du Comité pour les affaires américano-israéliennes (AIPAC). Il est, actuellement, directeur du Projet pour le Forum sur le Moyen-Orient à Washington [Washington Project of the Middle East Forum].

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 08:21

 

 

Proclamer un Etat palestinien, une fois de plus

par Daniel Pipes


3 août 2011

http://fr.danielpipes.org/blog/2011/08/proclamer-etat-palestinien


Version originale anglaise: Declaring a Palestinian State, Yet Again
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

  Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

La campagne de l'Autorité palestinienne visant à proclamer un état palestinien n'est guère une idée nouvelle. Selon mes calculs, cela est la quatrième répétition.J'ai décrit le premier cas comme suit:

Le 1er octobre 1948, Amin al-Husseini, le mufti de Jérusalem, se tenait devant le Conseil national palestinien à Gaza et proclamait l'existence du gouvernement de toute la Palestine (Hukumat 'Umum Filastin). En théorie, cet «Etat» gouvernait déjà Gaza et contrôlerait bientôt toute la Palestine. En conséquence, il était né de nobles proclamations de la nature libre, démocratique et souveraine de Palestine, et avec un effectif complet de ministres. Mais toute l'entreprise était une imposture, car la bande de Gaza fut gouvernée par le gouvernement égyptien du roi Farouk, les ministres n'avaient rien à faire, et le gouvernement de toute la Palestine ne fut jamais étendu à l'ensemble de la Palestine. Au lieu de cela, cet Etat rapidement sombra dans l'insignifiance, et pendant les deux décennies qui ont suivi, l'objectif d'un Etat palestinien avait pratiquement disparu.

Et puis encore :

Près de quarante ans exactement après la première proclamation d'un Etat palestinien, une deuxième a eu lieu le 15 novembre 1988, à nouveau devant le Conseil national palestinien réuni. Cette fois, Yasser Arafat, chef de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), déclara l'existence d'un Etat de Palestine. À certains égards, cet effort s'avéra encore plus vain que le premier, car le nouvel Etat fut proclamé à Alger, près de 3000 kilomètres et quatre frontières le séparant de la Palestine; cet Etat ne contrôlait pas un [seul] pouce du territoire qu'il revendiquait ; et celui-ci faisait face au puissant adversaire israélien.

Ces deux situations sont de l'histoire ancienne, mais la troisième tentative, en 1999, ressemblait étrangement à la situation d'aujourd'hui. Comme je l'ai noté à l'époque:

Quand un Etat sera déclaré, les résultats seront sévèrement défavorables pour les Palestiniens comme pour les Israéliens. Cette violation flagrante des accords d'Oslo va provoquer encore plus de réduction dans les relations économiques et une augmentation de la violence. ... Les Etats-Unis et Israël sont plus importants dans ce cas, comme dans tant d'autres, que les 180 autres nations. J'espère qu'ils ne refuseront pas seulement de reconnaître l'Etat palestinien en disant très clairement à Arafat et à l'Autorité palestinienne que la déclaration unilatérale sera coûteuse pour les Palestiniens. La poursuite des négociations est l'alternative sensée à une déclaration unilatérale d'indépendance. Les questions sont difficiles et le processus très long; il ne peut y avoir aucune date arbitraire pour la conclusion des négociations, car cela inviterait simplement à des atermoiements palestiniens. Pour que les négociations réussissent, le processus doit se poursuivre jusqu'à sa conclusion naturelle.

Et maintenant, septembre 2011. Plus ça change, plus c'est la même chose.

Thèmes connexes: Conflit et diplomatie israélo-arabesPalestiniensIl est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 08:31
Une résolution onusienne pour presque rien


http://victor-perez.blogspot.com/

Ma photo

Le peuple israélien a, de tous temps, recherché les moyens de la paix. Il en a été ainsi, entre autre, en 1948 lors de la déclaration d’indépendance de l’état d’Israël et son appel à vivre en bonne intelligence malgré les frontières impossibles ; également lors de la proposition d’abandonner les territoires conquis en 1967 en échange d’une paix définitive ; ou encore dans les « accords d’Oslo » qui n’ont eu d’autres fins que celle de légitimer l’Olp dans sa guerre d’éradication de l’état juif par étape. Une légitimation internationale croissante et inversement proportionnelle à celle d’Israël depuis.
Face à cette réalité, le gouvernement de Benjamin Netanyahoutenterai encore malgré tout, selon un haut responsable israélien, de relancer les négociations de paix avec les ‘’Palestiniens’’ sur la base des lignes d'avant la guerre de 1967 si ceux-ci renoncent à demander l'adhésion à l'ONU d'un Etat de « Palestine ». Une relance soutenue par le QuartetWashington en tête, ayant pour cadre le discours deBarak Obama le 22 mai devant l'AIPAC mais aussi l’objectif final « deux Etats pour deux peuples ».
Autrement dit qu'Israël soit reconnu comme Etat du peuple juif !
Nul ne s’attendra ici à ce que les ‘’Palestiniens’’ renoncent d’eux-mêmes à leur plan par étapes concernant l’éradication de ‘’l’entité sioniste’’. En revanche, face à cette évidence, on s’étonnera encore de la détermination israélienne d’arriver à des compromis utopiques. Une volonté que l’on doit probablement à la pression internationale des puissances de la planète si peu promptes à contrarier l’intransigeance du monde musulman. 
Si Israël ne peut se permettre de se mettre celles-ci à dos et en conséquence s’isoler, il ne fait aucun doute que la seule issue menant à une paix véritable consiste à mettre les contradictions des ‘’Palestiniens’’, et de leurs soutiens, face à l’opinion mondiale.
Aussi, l’exigence d’une résolution non contraignante de l’Assemblée générale de l’Onu reconnaissant une « Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale » n’aura d’autres fins que de démontrer que leurs revendications n’ont rien à voir avec les droits de l’homme et une Paix digne de ce nom.
A preuve, on les apercevra aussitôt réclamer diplomatiquement et juridiquement le retrait définitif des « colons » de leurs territoires. Y compris de la veille ville sainte de Jérusalem. Ce qui reviendra à faire de la future « Palestine » un état officiellement Judenrein et duMont du Temple quasiment un souvenir du Judaïsme.

On les observera également contester obstinément aux Juifs le droit qu’ils exigent pour eux-mêmes. A savoir l’autodétermination. Un refus motivé par le « droit au retour », au sein de l’état d’Israël, de la nombreuse descendance des « réfugiés » partis en 1948, pour la plupart, le temps de jeter les Juifs à la mer et de ceux partis en 1967 le temps que les armées arabes frontalières « égorgent » les Juifs au rythme de la chanson de la grande chanteuse égyptienne Oum-Kalthoum.
On les entendra aussi implorer la communauté internationale d’agir pour que cessent les représailles israéliennes suite aux ‘’manifestations pacifiques’’ organisées par le Fatah pour contraindre ‘’l’occupant’’ à céder à la « loi internationale ». Des ‘’manifestations’’ qui ressembleront, à s’y méprendre, à une troisième intifada chargée de violences plutôt qu’à une fête nationale célébrant l’indépendance.
Bref ! Une résolution qui aura le mérite d’avoir clarifié quelque peu la réalité des faits et qui n’aura comme seul résultat que celui d’affirmer à la face des ‘’Palestiniens’’ que seule une négociation entre les belligérants débouchera sur une véritable paix et rien d’autre.
A la seule condition tout de même que ceux-ci, ainsi que le monde musulman, acceptent de faire des « concessions douloureuses », notamment en débattant avec l’état juif et non pas avec ‘’l’entité sioniste’’.
Ce que nul, là encore, n’attend de sitôt.
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 15:56
L’Autorité palestinienne rejette la
solution des deux États
JUILLET 27, 2011

davidouellette.wordpress.com

L’Autorité palestinienne dirigée par le Fatah de Mahmoud Abbas assure qu’elle est prête à conclure la paix avec Israël, mais redouble d’efforts pour paver la voie à une proclamation unilatérale d’indépendance sans accord de paix avec Israël.

Fortuitement, le directeur des affaires étrangères du Fatah et ancien principal négociateur palestinien Nabil Shaath a dissipé toute ambiguité sur les visées nationales palestiniennes, lesquelles, à l’en croire, excluent l’existence d’Israël comme État-nation des Juifs à l’image d’une Palestine comme État-nation des Arabes palestiniens.En entrevue avec Arabic News Broadcast TV le 13 juillet dernier, M. Shaath a déclaré que la solution des deux États, l’un juif, l’autre arabe, était « inacceptable »:

[L'initiative de paix française] a reformulé la question de l’ « État juif » d’une manière inacceptable pour nous – deux États pour deux peuples. Ils peuvent décrire Israël en soi comme un État pour deux peuples, mais nous serons un État pour un peuple. L’histoire de « deux États pour deux peuples » signifie qu’il y aura un peuple juif là-bas et un peuple palestinien ici. Nous n’accepterons jamais cela – ni comme partie de l’initiative française, ni comme partie de l’initiative américaine. (Traduction de l’arabe à l’anglais: Middle East Media Research Institute, adaptation française: David Ouellette)

Le concept des deux États pour deux peuples est la seule solution au conflit israélo-palestinien endossée par la communauté internationale. C’est sur cette base que Palestiniens et Israéliens ont signé les accords d’Oslo qui ont permis la création de l’Autorité palestinienne. En rejetant le seul compromis qui puisse répondre aux légitimes aspirations nationales de chaque peuple pour se tourner vers des mesures unilatérales, l’Autorité palestinienne retarde à la fois l’avénement d’un État palestinien et la paix et sécurité nécessaires à son développement. L’autodétermination palestinienne passe nécessairement par la reconnaissance du même droit au peuple juif. A défaut de quoi on exigerait des Juifs ce qu’on ne rêverait jamais d’exiger de quelque autre peuple: négocier son suicide national.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 07:33

 

 

 

Il y a 21 ans, l’Irak envahissait le Koweït, et les "palestiniens"...
par Alain Legaret


troupes arabes de la coalition
Le 2 Août 1990, il y a maintenant 21 ans, l’Irak de Saddam Hussein envahissait le Koweït.

Les Palestiniens fort logiquement prenaient parti pour le Raïs de Bagdad. 

J’écris "fort logiquement" puisque leur seule culture connue étant celle de la mort, leur choix se porte naturellement sur les faiseurs de guerre.

En janvier 1991, une large coalition lançait l’opération Tempête du Désert afin de libérer le Koweït de son voisin envahissant. La première guerre du Golfe avait commencé. 

Saddam Hussein profitait de l’aubaine pour envoyer des missiles scuds sur Israël, appliquant à la lettre l’adage bien connu : " quand tu fais l’idiot, tape sur les Juifs. Tu auras au moins les antisémites de ton coté ". 

Adage qui se vérifie malheureusement encore trop souvent.

D’ailleurs, si on en faisait un indicateur, on éviterait à bien des idiots de sévir. Quand un zigoto commence à s’en prendre aux juifs, c’est avéré que la grosse bêtise n’est pas loin. 

L’histoire aussi le confirme. Combien de catastrophes aurions-nous pu éviter si on avait pris à temps la mesure de ce signe avant-coureur ?

Donc, une fois le Koweït repris aux mains des Irakiens, les milliers de gentils Palestiniens qui vivaient dans le pays furent cordialement conviés à aller voir ailleurs si Saddam Hussein n’y était pas. En clair, ils furent expulsés pour avoir pris le parti de Bagdad. 

Tous les militants pro palestiniens, regroupés dans les associations Palestine on t’aime, justice4Palestine, ého du bateau, elle est trop pale Estine, j’irai danser en Palestine, la plus belle du palais Stine, tout mais pas les Stines, excusez moi si j’en oublie mais il y en a une palanquée, tous ces militants disais-je, sont restés vautrés devant télé puisque les malheurs des palestiniens les réveillent uniquement quand ça leur permet de taper sur les Juifs. 

D’où l’adage, encore une fois...
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 19:38

 

 

Processus de paix : des données chaotiques
Par Isabelle Kersimon



Les pourparlers de paix stagnent, c’est le moins que l’on puisse dire. Pressé par les Etats-Unis et l’Europe de revenir à la table des négociations, le gouvernement israélien semble souffrir de dissonances aggravées par les déclarations palestiniennes.

 
Tandis que des informations circulent selon lesquelles Benyamin Netanyahou serait prêt à négocier sur la question des frontières d’Israël, qui n’ont jamais été reconnues, les Palestiniens exposent leurs doléances au président Shimon Peres.
Selon un officiel du gouvernement, Israël serait prêt à discuter d'un ensemble de propositions incluant les frontières avec les Palestiniens pour aider les Etats occidentaux à raviver le processus de paix actuellement dans l’impasse.
Cette même source a démenti les informations selon lesquelles le Premier ministre Benyamin Netanyahou était revenu sur un rejet antérieur de la proposition du président américain Barack Obama consistant à négocier un retour aux « lignes de 1967 » qui correspondent en réalité aux tracés de 1949 avant que les armées arabes ne déclarent la guerre à Israël.

Ce, tandis que des experts en sécurité israéliens considèrent que ces frontières, pour douloureuses soient-elles symboliquement, seraient militairement défendables. Mais est-ce vraiment la question qui préoccupe Israël et les leaders palestiniens ? Rien n'est moins sûr.
La source officielle a cependant suggéré que M. Netanyahou avait manifesté le souhait d’accepter ce qui est considéré comme la dernière chance offerte par les Etats-Unis et l’Europe de renouer le dialogue  avec les Palestiniens, dans le but, semble-t-il, de contrer la menace palestinienne de demande de reconnaissance d’un Etat aux Nations Unies en septembre.

Un Etat dont rien n'assure qu'il concerne la Bande de Gaza, à ce jour, le Hamas ayant déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas Israël, et les élections prévues en octobre ne le concernant pas.
Ceci, alors même que Mahmoud Abbas, le leader de l’Autorité palestinienne, a déclaré récemment qu’il irait devant l’ONU quoi qu’il arrive dorénavant, et que les pourparlers ne reprendraient pas avant septembre et le fait accompli d’un Etat reconnu par l’organisation internationale.
Les Israéliens et les chefs de gouvernement occidentaux déclarent être conscients que tout pas de côté est susceptible de déchaîner de nouvelles violences après des mois d’accalmie, étant donné les révoltes dans le monde arabe et les appels récents de Mahmoud Abbas, Marwane Barghouti et même du Hezbollah à des manifestations de masse pour soutenir la requête des Palestiniens à l’ONU.
Pourtant, ces appels à manifester en masse – appels à tous les Palestiniens du monde et aux organisations qui soutiennent leur combat - et à se diriger sur les frontières d’Israël pour les transgresser ne sont absolument pas subordonnés à un retour préalable ou non à la table des négociations.
La source officielle a expliqué qu’Israël avait « exprimé le souhait d’accepter un ‘pack’ de propositions incluant un accord sur les frontières » dans ce but même de faciliter la reprise des négociations directes. Pourtant, un tel « pack » sera « difficile à accepter par Israël », a-t-il prévenu, ajoutant que, côté palestinien,  il faudrait « reconnaître Israël comme Etat juif », une demande jusque-là rejetée par les leaders palestiniens.
Sur la question de la détermination des frontières et d’un éventuel retrait d’Israël sur les lignes pré-1967, l’officiel de Jérusalem a indiqué que le Premier ministre avait accepté de négocier. Tout en précisant qu’il « a été très clair : Israël ne se repliera pas sur les frontières du 4 juin 1967 », c’est-à-dire sur les lignes délimitant l’Etat juif à la fin de la guerre d'Indépendance, soit en 1949.
Pendant ce temps, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait rendez-vous à Amman, Jordanie, avec le président Shimon Peres, lorsqu’il a reçu un appel téléphonique de ce dernier annulant leur réunion au dernier moment, selon le négociateur palestinien Nabil Saath.
Décrivant les deux présidents comme des amis de longue date, M. Saath a ajouté que M. Peres avait programmé la réunion avec M. Abbas en lui disant : « J’ai quelque chose d’important à vous dire, et cela devrait permettre de retourner à la table des négociations. »
Cependant, à la dernière minute, « M. Peres l’a appelé et lui a dit qu’il ne voulait pas perdre sa crédibilité à ses yeux, ni la confiance établie entre eux », selon M. Saath. Le président israélien a indiqué à son homologue de l’Autorité palestinienne qu’il était dans l’obligation d’annuler le rendez-vous parce qu’il « n’avait rien pu obtenir de valable de la part » du Premier ministre Benyamin Netanyahou.
Ce dernier a démenti être responsable de l’annulation de cette réunion, affirmant que les informations selon lesquelles M. Peres avait été arrêté dans son geste alors qu’il était déjà en route pour la Jordanie étaient incorrectes. « M. Peres travaille en pleine coopération, transparence et accord avec moi ; nous nous rencontrons avant chacun de ses déplacements, et il m’informe des suites », a-t-il indiqué, ajoutant que des rencontres précédentes entre MM. Peres et Abbas s’étaient déroulées avec son plein consentement et en toute connaissance de cause.
Une source diplomatique a dit que l’importance du rôle du président Peres dans le processus de paix n’était un secret pour personne : M. Peres peut dialoguer dès qu’il le souhaite avec M. Abbas ou d’autres leaders palestiniens sur un simple coup de fil.
Il a d’ailleurs rencontré le négociateur palestinien Saeb Erekat la semaine dernière pour étudier une formule d’accord susceptible d’éviter la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’ONU.
Une affirmation surprenante, après les déclarations notamment de M. Abbas lorsqu’il a indiqué que, quoi qu’il en soit des négociations, elles ne reprendraient pas avant septembre et la proclamation d’indépendance palestinienne.
Au sujet du refus de l’Autorité palestinienne à reconnaître Israël comme Etat juif, M. Saath a indiqué que cette demande « est juste une nouvelle condition dont M. Netanyahou n’avait jamais parlé en 1996 et en 1999, quand il était Premier ministre ».
« Il est impossible que le peuple palestinien (reconnaisse la qualité juive de l’Etat d’Israël) parce que cela compromettrait gravement la vie des citoyens palestiniens et musulmans en Israël », a-t-il dit, ajoutant que, « en outre, cela rendrait impossibles les discussions sur les réfugiés palestiniens ».
Interrogé sur la pertinence de la demande de droit au retour des réfugiés palestiniens, M. Saath a répondu qu’il « est inclus dans la Résolution 194 des Nations Unies » et qu’il est « la condition qu’a acceptée (l’ancien diplomate israélien) Abba Eban afin d’être admis au sein des nations à l’ONU ».
M. Erekat montre ainsi que les Palestiniens savent évoquer l’histoire quand il s’agit de faire reconnaître leur droit à l’autodétermination, en tant que leur nationalisme s’est constitué récemment et doit être pris en compte (l’ONU partageait en effet la Palestine mandataire entre un Etat juif et un Etat arabe, et non « palestinien », puisque le sentiment d’appartenance nationale palestinienne n’existait pas encore à l’époque et qu’il est né quelque trente ans plus tard) ; mais qu’ils ont tendance à en arrêter le déroulement en 1949 pour les frontières d’Israël, et  en 1948 pour les « réfugiés ».
M. Erekat a ajouté que la question des réfugiés était incluse dans les processus de paix de Madrid et d’Oslo. « Cela doit donc être discuté et négocié. Cela ne peut pas être ignoré par Netanyahou ou qui que ce soit. »
« De nombreux Israéliens veulent négocier (ce point). La seule question (qui se pose concerne) le nombre (de réfugiés) et les modalités (de retour) », a-t-il conclu.
En effet, si entre 600 000 et 700 000 Arabes ont quitté la Palestine mandataire au moment où les armées des pays arabes allaient attaquer le jeune Etat d’Israël, le nombre de « réfugiés » atteindrait désormais plus de 4 millions de personnes.
En outre, environ 900 000 Juifs ont été persécutés et chassés des pays arabes à la même période, abandonnant derrière eux logements, terres et entreprises, et trouvant refuge soit en Israël, soit aux Etats-Unis, soit en Europe, sans être considérés, eux, leurs enfants et petits-enfants, comme réfugiés ayant un quelconque « droit au retour ».

Si Israël s'apprête à transiger sur ses frontières, les Palestiniens sont-ils prêts à faire des concessions ? Et qui, parmi eux, de l'Autorité palestinienne ou du Hamas ?

A quelques semaines des débats à l'ONU, c'est toujours le chaos.
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:07

 

 

Bann H.Ouizemann

 

Israël  doit-il craindre la déclaration unilatérale d'un état palestinien à l'ONU en septembre 2011?

Par 'Haim OUIZEMANN


 © 2011 www.aschkel.info

Le chef de l'autorité palestinienne, Abou Mazen, s'apprête à déclarer unilatéralement un état palestinien face à l'Assemblée Générale des Nations-Unies en septembre prochain, rendant caducs les accords d'Oslo préconisant clairement la poursuite de pourparlers en vue de mettre un terme au conflit israélo-palestinien. Israël doit-il craindre une telle démarche, au moment même où certaines «bonnes consciences» évaluent les conséquences de cette démarche à un véritable tsunami diplomatique qui submergerait l'Etat hébreu, le conduisant à un inéluctable isolement politique sur le plan international? L'histoire des rapports de l'institution des Nations unies à l'égard d'Israël est on ne peut plus éloquente quant au règlement de la «question  palestinienne» et plus généralement face au monde arabe.

Dès le lendemain du Plan de Partage reconnaissant la création d'un état juif en  Israël (29 Novembre 1947), les Nations-Unies, sous la pression des états  arabes, pourtant conviés à un compromis territorial, se rétractent de leur décision historique et étudient «la proposition d'établissement d'un «trusteeship» international en Palestine… Israël retombait dans sa faiblesse et dans sa solitude» («Mon Pays» Aba Eban p.12). Cette idée de soumettre la future entité juive sous le joug de l'administration du Conseil de tutelle des Nations Unis mourra grâce à la ferme résolution de Ben Gourion. Celui-ci, faisant fi de la position antisioniste de l'ONU reniant sa propre promesse fondée sur la Déclaration Balfour (1917), déclare le 14 mai 1948 l'indépendance du nouvel Etat d'Israël. Depuis lors, la quasi-majorité des résolutions fondées sur les protocoles et les travaux de l'Onu sera marquée d'un anti-israélisme virulent que d'aucuns définiraient d'antisionisme récurrent empreint d'antisémitisme séculaire:

9 Décembre 1949: L'internationalisation de Jérusalem, déjà prévue par le Plan de Partage de 1947, proposée par l'Australie, est votée par la Résolution 303 de l'Assemblée Générale des Nations Unies. (Pour: 38; contre: 14; abstention: 7). En réponse, le gouvernement israélien dirigé par Ben Gourion  annonce que «la Jérusalem juive constitue une part organique et intégrante de l'Etat d'Israël», déclare Jérusalem capitale de l'Etat hébreu et décide à ce titre d'y transférer toutes les institutions gouvernementales, alors situées à Tel-Aviv.

4 Juillet 1967: La Résolution 2253 de l'Assemblée Générale des Nations Unies saisie par le Pakistan dénonce la réunification de Jérusalem et considère que «les mesures prises afin de modifier le statut de Jérusalem sont invalides». (99 nations votent pour, contre 0, 20 abstentions).

24 Novembre 1969: «La question de la Palestine» est soulevée par le représentant de l'Autorité palestinienne qualifiant le Sionisme de «mouvement agresseur, altier, raciste et chauviniste» devant le Département des Affaires Politiques des Nations Unies (DPA).

8 Décembre 1970: l'Assemblée Générale des Nations Unies «note avec un profond regret que ni le rapatriement ni l'indemnisation des réfugiés, prévus au paragraphe 11 de la résolution 194 (III)… n'ont encore eu lieu, qu'aucun progrès notable n'a été réalisé en ce qui concerne le programme de réintégration des réfugiés soit par le rapatriement soit par la réinstallation» et «déclare que le respect intégral des droits inaliénables du peuple de Palestine est un élément indispensable à l'établissement d'une paix juste et durable au Moyen-Orient».

22 Novembre 1974: La Résolution 3236 de l'Assemblée Générale des Nations-Unies réaffirme «le droit à l'autodétermination… à l'indépendance et à la souveraineté nationales du peuple palestinien en Palestine». Rappelons que les Nations Unies, qui autorisent Arafat à discourir en séance plénière  (14 Octobre 1974), l'accueillent le 13 Novembre 1974 avec tous les honneurs dus à un Chef d'état. Deux ans après le massacre des athlètes israéliens aux jeux olympiques de Munich, Yasser Arafat, armé de son revolver et porteur d'un rameau d'olivier, exclut expressément dans son discours la reconnaissance d'Israël en tant qu'état juif sioniste. Fort de ce succès, Arafat obtient de l'Assemblée Générale des Nations Unies le vote, le 22 Novembre 1974, d'une résolution associant l'Olp au processus de paix (89 voix pour;  8 contre; 37 abstentions) l'autorisant à participer à toutes les séances de l'Onu comme observateur permanent.

10 Novembre 1975: l'Assemblée Générale des Nations Unies crée le «Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien» destiné à lui permettre de concrétiser «ses droits inaliénables» conformément à la résolution 3236. La résolution 3379 marque sans aucun doute l'institution des Nations-Unies en comparant le sionisme au racisme (abolie en 1991). Elle inspire les Conférences de Durban I (2001), II (2009) et III qui devrait se réunir au tout début de septembre 2011 aux Nations Unies. Haïm Herzog, alors ambassadeur d'Israël aux Nations Unies, appelé à devenir le futur Président d'Israël, déchire publiquement la résolution et déclare: «Pour nous, le peuple juif, ce n'est qu'un bout de papier et nous le considérons comme tel».

24 Décembre 1976: l'Assemblée Générale des Nations Unies lance un ultimatum à Israël. Ce dernier doit se retirer de tous les territoires dits occupés jusqu'au 4 Juin 1977, soutenir la création d'un état palestinien en Judée-Samarie et Gaza et «rapatrier les réfugiés palestiniens en leur foyer». Les menaces n'ont point convaincu Israël. Le retrait de Gaza s'est effectué de manière unilatérale en 2006 et n'a fait qu'exacerber la haine à l'encontre d'Israël. Pour preuve, les milliers de missiles tirés sur la zone Sud d'Israël à partir de la Bande de Gaza par le mouvement terroriste du   'Hamas.

29 Novembre 1977: Ce jour, commémorant le Plan de Partage de 1947, originellement rejeté catégoriquement par les Arabes, est déclaré «Journée de solidarité internationale» avec le peuple palestinien.

17 Décembre 1981: L'Assemblée Générale des Nations Unies déclare l'annexion du plateau du Golan «nulle et non avenue».

13 Décembre 1988: Les Etats Unis d'Amérique rejettent la requête de Yasser Arafat à pénétrer sur son territoire.  C'est pourquoi, l'Assemblée Générale des Nations décide, alors, de siéger à Genève où Yasser Arafat a, de nouveau, le privilège de discourir sur la haine qu'il porte à Israël.

5 Novembre 2009: l'Assemblée Générale des Nations Unies condamne Israël lors de l'Opération «Plomb Durci» et décide de transmettre le «Rapport   Golstone» au Conseil de Sécurité qui préconise la prise de sanctions contre Israël.

29 Janvier 2010: L'Assemblée Générale des Nations Unies reconnaît la souveraineté du peuple palestinien sur les ressources naturelles «exploitées par Israël, la puissance occupante» sur le Golan, à Gaza et en Judée-Samarie, y compris Jérusalem. Israël  y est accusé «de spolier, de détruire les ressources naturelles (eau…) et de porter atteinte à la santé des palestiniens».

18 février 2011: Les Etats-Unis apposent leur veto à la résolution palestinienne de condamner les implantations juives en Judée-Samarie.  

Malgré l'acharnement de l'Onu, qui, succombant à la pression arabe antisémite et antisioniste conduit une politique d'isolement international envers Israël, le miracle israélien constitue une réalité quotidienne. En effet, l'Etat hébreu, âgé de 63 ans à peine, connaît un taux de croissance  économique inégalé, jouit à la fois d'un haut niveau culturel et d'une renommée scientifique qui ne se sont jamais démentis, même en période de crise. Israël constitue une puissance politique locale grâce à son régime démocratique unique dans la région et à sa présence au niveau de toutes les grandes questions d'éthique qui affectent le monde. Israël participe en collaboration étroite avec l'ONU au Millenium Development Goals (projet en Afrique liant la santé à l'éducation) et est, entre autres, membre de la Commission sur le statut de la Femme (CSW) et de la Commission sur le Développement Durable (CSD).

Quant à l'effort diplomatique déployé par Abou Mazen, celui-ci semble voué à l'échec avant même d'être réalisé. La tentative de création d'un état palestinien remonte au 22 Septembre 1948 («Gouvernement de toute la Palestine» soutenu par la Ligue arabe), bien avant l'initiative d'Arafat de déclarer, en 1988 à Alger, l'indépendance de la Palestine. Israël a surmonté les maintes déclarations injustifiées condamnant sans répit le seul état au Proche-Orient garant de la liberté des minorités et des cultes dans le respect  de la différence d'autrui. Le tsunami ne sera probablement qu'une vague supplémentaire qu'Israël passera une fois encore, le renforçant toujours plus.

«La résurrection d'Israël ne ressemblait à aucune des formes de libération nationale. Ni soulèvement indigène contre des forces étrangères d'occupation, ni immigration de colons dans un pays neuf, mais les retrouvailles d'un peuple et de sa terre, après une séparation de dix-neuf siècles. Pourtant, en dépit de tant de siècles, la nation ainsi restaurée conservait et la langue et la foi nées sur cette terre trois mille ans plus tôt. Un monde qui avait vu la naissance et la mort de tant de nations assistait maintenant à ce phénomène sans précédent dans l'histoire: une résurrection». (Abba Eban, «Mon Pays, l'Epopée d'Israël moderne»).

«N'aie crainte Israël» (Jérémie 46, 27)

 

Note: la Micronésie est le plus petit état du monde à soutenir de manière constante et inconditionnelle l'état d'Israël. 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 01:33

 

 

LE PROJET DE MARMOUD ABBAS AU REGARD DE LA LEGISLATION SUR LES POPULATIONS AUTOCHTONES

 


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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


Ce 27 juillet 2011, le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas a réitéré son intention de demander aux Nations Unies une reconnaissance de l'indépendance de la Palestine en Septembre prochain, mais cette fois, que les négociations avec Israël aient ou non reprises. Sa demande est en réalité double : elle porte tout d’abord sur le principe d’une reconnaissance de l’indépendance de la Palestine et, d’autre part, sur une délimitation territoriale calquée sur les frontières dites de « 67 ». Or, si la revendication concernant l’indépendance, l’autonomie et la reconnaissance de la Palestine au sein des Nations Unies n‘est pas en soi choquante, rien ne justifie une captation de tout ou partie du territoire de l’Etat juif.

Mahmoud Abbas devra donc de s‘en tenir aux règles du Droit international et plus particulièrement au cadre juridique réservé aux populations autochtones en l’occurrence, la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones adoptée le 13 septembre 2007 (les palestiniens se qualifient d’ailleurs fréquemment comme étant un peuple autochtone dans les articles de Droit international). En effet, et selon la définition, il s’agit d’un ensemble de personnes (ainsi que leurs descendants) qui vivaient sur une terre avant que des « colons » (ou une population de culture ou d'origine ethnique différente), ne s’y installent et deviennent par la suite prédominants, à la suite de conquête, d'occupation, de colonisation ou de tout autre moyen.

Dans le cas des palestiniens, la notion de peuple autochtone est certes imparfaite dans la mesure où des sous populations autochtones en font partie (comme la population bédouine qui bénéficie d’une reconnaissance spécifique à l’Onu), mais également parce qu’une partie des palestiniens sont des descendants des tribus hébreux et des Moabites et Edomites convertis au Judaïsme par le Roi David avant d’être convertis de force à l’Islam. Enfin et surtout, les juifs étaient établis sur cette terre avant leur dispersion et la conquête de Jérusalem par le Calife Omar en 638. Pour autant, comme les palestiniens ne se définissent plus, depuis la Chate de l’Olp de 1968, comme étant les « arabes de Palestine », ils constituent une unité humaine particulière qui répond à la définition.

La Déclaration du 13 septembre 2007 a reconnu aux populations autochtones le droit de renforcer leurs institutions, leur culture et leur tradition conformément à leurs besoins et leurs intérêts. Pour ce faire, l’article 4 leur offre de s’administrer et de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes, avant que l’article 7 rappelle leur droit à la vie, à l’intégrité physique et mentale, et à la liberté en tant que peuples distincts. Conformément à ces textes, Mahmud Abbas peut solliciter l’indépendance des palestiniens sur les territoires de Cisjordanie qu’il contrôle (soit la partie nord) en exigeant le retrait des check points et autres atteintes à la liberté de circulation. De même, la population judéo musulmane de la ville de Hébron, qui ne se trouve pas sous la juridiction de Mahmud Abbas, pourrait également constituer une population autochtone judéo-arabe et obtenir une autonomie de type binationale.

En tout état de cause, l’application de cette Déclaration ne sera pas sans poser de problèmes à Mahmud Abbas.

Le premier problème pour Mahmoud Abbas tient à la philosophie du texte qui souligne l’importance de la démilitarisation des peuples autochtones pour contribuer à la paix et aux relations amicales entre les nations et les peuples du monde (article 30). L’accent est également mis sur l’éducation, l’instruction et le bien être de l’enfant conformément aux droits de l’enfant. L’Onu s’arroge d’ailleurs un rôle fondamental dans la promotion et la protection des droits autochtones avec un contrôle des normes institutionnelles qui doivent être conformes aux normes internationales relatives aux Droits de l’homme (article 34). Il conviendra de vérifier si les palestiniens marquent leur accord sur de telles règles du jeu.

Le second problème, plus gênant, vient de l’article 18 qui confère au peuple le droit de participer au prise de décision par l’intermédiaire des représentants choisis. Ainsi, Mahmud Abbas dont le mandat est expiré depuis plus de deux ans, devra préalablement, organiser des élections pour s’assurer qu’il a bien qualité pour représenter les palestiniens de Cisjordanie et connaître l ‘étendu du mandat confié. Son illégitimité actuelle est un obstacle rédhibitoire.

Le troisième problème résulte de ce que Mahmud Abbas ne pourra représenter que les palestiniens de Cisjordanie et non ceux de Gaza. En effet, l’article 23 rappelle que ce sont les peuples autochtones qui définissent et élaborent les priorités et les stratégies « en vue d’exercer leur droit au développement ». Les palestiniens de la bande de Gaza ont des orientations idéologiques différentes de ceux établis en Cisjordanie et bénéficient à ce titre d’une représentation propre. Il conviendra donc de vérifier s’ils acceptent par la suite de se considérer comme étant un autre peuple autochtone.

Le quatrième problème concerne l’assiette territoriale. L’article 28 de la Déclaration prévoit un droit à réparation avec restitution de terres ou, « lorsque cela n’est pas possible, une indemnisation juste, correcte et équitable pour les terres, territoires et ressources qu’ils possédaient traditionnellement ou occupaient ou utilisaient et qui ont été confisqués, pris, occupés, exploités sans leur consentement préalable ». La récupération de terre n’est donc pas automatiques puisqu‘à défaut, il est prévu le versement d‘indemnités. Théoriquement, aucune indemnisation ne sera due puisque Jérusalem ou les autres territoires annexés n’ont jamais été sous souveraineté palestinienne mais bien ottomane, anglaise puis jordanienne.

S’agissant du mode de règlement des conflits, l’article 40 prévoit que les peuples autochtones bénéficient de procédures justes et équitables en cas de différends avec les États ou d’autres parties. Si donc Mahmud Abbas est réélu, il devra régler le différent par l’intermédiaire de l’Onu, et non de façon unilatérale, après avoir aménagé des institutions conformes aux Droits de l’Homme et démilitarisé sa population.

Bien évidemment ces normes sont non seulement opposables à Mahmud Abbas mais également à la communauté internationale, même si elle répète sans discontinuer, sa volonté de voir créer un Etat Palestinien sur les frontières de 1967. La reconnaissance de l’Etat palestinien ne va donc pas sans poser de problèmes sur le plan strictement juridique. La communauté internationale sera tenue de respecter les normes qu’elle a établies pour éviter un discrédit généralisé en laissant entendre que les règles démocratiques ne sont finalement que des vœux pieux ou plutôt un moyen d’asservir les autres nations qui ne partageraient pas ce mode de pensée philosophique. La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones est, en l’état, la seule qui puisse être appliquée aux palestiniens dans l’arsenal des règles du Droit international. Si donc la communauté internationale viole ses propres principes et les normes internationales concernant les Droits de l’homme qu‘elle a elle-même fixées, qu’elle ne soit pas surprise du chaos qui s’en suivra.

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