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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 14:59

 

 

L’avenir de la communauté juive européenne


 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Ceux qui dénient aux Juifs ou à Israël leur liberté perdront, ou ne gagneront pas la leur.


     

Pour les Juifs d’Europe, cette époque est à la fois la meilleure et la pire. Prenons la communauté juive britannique comme exemple.

Au cours de 20 dernières années, nous avons construit plus d’écoles d’externat juives qu’au cours des 355 années antérieures de notre histoire ici. Culturellement, une communauté considérée comme moribonde il y a une génération, peut s’enorgueillir d’un centre culturel, d’un centre communautaire en construction, de semaines du livre juif, de festivals d’arts, de musique et de films, et d’un évènement éducatif pour les adultes – le Limoud – qui a inspiré des ramifications dans 50 autres centres à travers le monde juif.

Des Juifs sont proéminents dans tous les domaines. Aussi bien les présidents de chambres parlementaires à la ‘Chambre des Communes’ et à la ‘Chambre des lords’, sont juifs. Nous avons eu ces dernières années, deux Présidents de la Cour suprême de Justice, et des dirigeants juifs à Oxford et Cambridge. Un rédacteur en chef juif du journal ‘The Times’ et des dirigeants juifs aussi bien dans les Partis Conservateur et Travailliste. Non seulement les Juifs sont-ils respectés, mais il en est de même pour le judaïsme. La voix morale juive est devenue une partie significative de la conversation nationale.

Voilà d’étonnantes réalisations. Mais elles sont assombries par le troublant phénomène d’un nouvel antisémitisme se répandant comme un virus à travers l’Europe. Cela exige une explication. Après tout, après l’Holocauste, s’il y avait une chose sur laquelle les gens de bonne volonté étaient d’accord à travers le monde, c’était : « Plus jamais ça ».

Toute la culture d’après-guerre de l’Occident – du monde même – était orientée dans cette direction. Au-delà de la détermination qu’il ne devrait plus jamais y avoir un autre Holocauste, vint la Déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unies, le concept de « crime contre l’humanité », l’idée que le racisme est un vice, le mouvement du dialogue interconfessionnel, et le changement historique de la Chrétienté connu sous le nom de Vatican II, Nostra Aetate.

Comment alors l’antisémitisme revient-il dans les nations mêmes qui ont promis de ne jamais le réitérer ? La réponse cynique est qu’il n’est jamais mort, il est seulement devenu souterrain. Il y a un filet de vérité en cela, mais très ténu. Comme ligne de raisonnement, c’est profondément trompeur. Car le nouvel antisémitisme est seulement dirigé en second lieu contre les Juifs en tant qu’individus. Sa véritable cible, ce sont les Juifs comme nation – en Israël.

Ce qui est arrivé en notre temps est un phénomène extraordinairement subtile qui ne peut être compris qu’en revenant deux siècles en arrière, à l’âge de Lumières et à la Révolution Française. Depuis des siècles, l’Europe avait été défigurée par un antijudaïsme chrétien brute, d’inspiration théologique. Les Juifs étaient accusés d’empoisonner les puits, de répandre la peste, de profaner l’hostie et de tuer des enfants chrétiens.

Les Juifs n’étaient pas les seules victimes de l’Eglise : des sorcières et des hérétiques étaient aussi livrés au bûcher. Puis, après la Réforme, des Chrétiens commencèrent à tuer leurs coreligionnaires en Europe lors des grandes guerres de religion.

C’est alors que les gens d’esprit déclarèrent : « Assez ». Cela conduisit à l’ascension de la science, à l’âge de raison, à la doctrine de la tolérance et finalement à l’émancipation des minorités jusqu’alors sans voix au chapitre, y compris les Juifs. Ce fut l’époque la plus brillante de l’histoire européenne, et ce fut précisément en ce temps-là, à Paris, Berlin et Vienne – les centres les plus sophistiqués de tous – qu’une nouvelle forme de haine est née : l’antisémitisme racial. Comme le virus le plus mortel que l’Occident ait jamais connu, il conduisit des êtres humains par ailleurs ordinaires, convenables, à faire, ou à rester des témoins passifs, d’actes indicibles.

Ce n’était pas un simple phénomène. L’antisémitisme du 19èmesiècle n’était pas l’antijudaïsme rudimentaire de l’Eglise. De même, le nouvel antisémitisme du 21ème siècle n’est pas l’antisémitisme raciste des 19ème et 20ème siècles.

Il n’est pas dirigé contre les Juifs comme individus, mais contre les Juifs comme nation. Il ne se répand pas par des moyens conventionnels, mais par les nouvelles technologies de communication – sites Internet, email, ‘blogs’ et réseaux sociaux – qui sont presque impossibles à surveiller et à contrôler.

Son attaque la plus brillante, et même diabolique, a été d’adopter comme armes les plus puissantes les défenses mêmes créées contre le vieil antisémitisme. Il accuse Israël des cinq pêchés cardinaux suivant l’Holocauste : racisme, apartheid, crimes contre l’humanité, nettoyage ethnique et tentative de génocide.

Il est subtil, sophistiqué, et terriblement efficace.

Il est conçu pour tromper, et cela marche. Des Juifs israéliens et américains le considèrent comme une menace à la communauté juive européenne, ce qu’il est, mais seulement en second lieu. La véritable cible, c’est Israël. C’est une attaque contre Israël là où il est le plus vulnérable, à savoir parmi les classes qui forgent l’opinion d’Europe. Si Israël est délégitimé à leurs yeux, cela ne laisse que l’Amérique, et le jugement judicieux des ennemis d’Israël est que, quand il s’agira de soutenir Israël, à long terme l’Amérique ne continuera pas seule.

C’est une partie d’Echec à plus terme et plus froidement calculée que les gens ne le réalisent. Elle a pour objectif la destruction de l’Etat juif. Pour la contrer, cela nécessite une réponse juive mondiale coordonnée au-delà de tout ce qui a été envisagé jusqu’à présent. Ce n’est pas non plus une bataille qui peut être menée par les Juifs seuls. Sans alliés, les Juifs et Israël perdront.

Cela signifie le recadrage de la discussion. L’antisémitisme est toujours un symptôme de quelque chose de plus pénétrant, une tension irrésolue au sein d’une culture, qui commence par cibler les Juifs mais ne s’arrête jamais avec eux. Ce n’étaient pas les Juifs seuls qui mouraient aux mains de la Chrétienté médiévale, de la Russie tsariste, de l’Allemagne nazie ou de la Russie stalinienne : c’était la liberté elle-même.

Il en sera de même au 21ème siècle. Ceux qui dénient aux Juifs ou à Israël leur liberté perdront, ou ne gagneront pas la leur.

 

L’auteur est le Grand Rabbin du Royaume Uni et du Commonwealth depuis 1991, et il est membre de la Chambre des Lords depuis 2009. Il discutera de l’avenir de la communauté juive européenne au sein d’un panel d’experts à la fin de ce mois à la troisième Conférence Présidentielle Israélienne : « Faire face à demain en 2011 à Jerusalem ».

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:49

 

Bann C.E.NEPHTALI

 

C’était un 7 juin 

 - Un témoignage de Charles-Etienne NEPHTALI

pour © 2011 www.aschkel.info 

 

 

Je n’avais que 14 ans à l’époque, un peu plus d’un an après ma Bar Mitzva (*) et pourtant je me souviens encore parfaitement de cette effrayante nouvelle qui nous parvint à Rabat : des Juifs avaient été massacrés à Oujda (frontière algéro-marocaine) et à Djérada le 7 juin 1948……………………3 semaines après la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël !

 

Ce jour-là, sans raison particulière apparente, quoique…………………., des Arabes, en médina d’Oujda, assassinèrent 5 Juifs et un non-Juif, détruisant des boutiques et des maisons appartenant à des Juifs. La police n’intervint pas et des « mokhaznis », supplétifs marocains de la police, au lieu de défendre les victimes, se joignirent aux émeutiers.

 

Le même jour, à Djérada, ville minière à 50 kilomètres d’Oujda, d’autres émeutiers, ou peut être les mêmes d’ailleurs, assassinèrent 43 Juifs et en blessèrent 155 (hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés) dont un Rabbin (Moïse Cohen) et toute sa famille (sa femme et ses 5 enfants dont le plus jeune n’avait que quelques mois……………comme à Itamar).

 

Le pacha d’Oujda, qui assista aux obsèques des victimes, fut lui-même poignardé dans la grande mosquée par un des émeutiers assassins de ces malheureux Juifs.

 

Nous étions naturellement à l’époque du Protectorat et, malgré que le Général Juin, Résident Général de France au Maroc, se soit rendu à Oujda pour faire savoir à la population que justice serait rendue, l’Administration française ne fit rien……………….ou pas grand chose.

 

Ce massacre rappela aux anciens ce qui se passa à Constantine (Algérie) en 1934, année de ma naissance. Le 5 août, 28 Juifs (hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés) furent assassinés, des dizaines grièvement blessés, des maisons et boutiques juives saccagées.

 

Contrairement à ce que certains Juifs d’Afrique du Nord veulent bien croire, ou faire croire, surtout ceux qui conservent encore des « coutumes arabes » comme ces « you-you » qu’on peut entendre jusque (scandaleusement) dans des Synagogues » (**), les relations entre Juifs et Arabes furent émaillées de certaines émeutes similaires, certes moins graves que celles d’Oujda et Djérada, comme ce fut le cas par exemple à Mekhnès et Sefrou.

 

Ces dramatiques événements ne doivent cependant pas nous faire oublier la courageuse attitude du Sultan du Maroc (devenu le Roi Mohammed V après l’Indépendance du Maroc en mars 1956) pendant la sombre période de la collaboration de l’ex-maréchal Pétain avec les Allemands. Il (le Sultan) refusa en effet d’obéir aux ordres de Vichy qui voulait étendre au Maroc le statut des Juifs décrété en France. Mais aurait-il pu résister longtemps sans le débarquement américain au Maroc en novembre 1942, débarquement auquel s’opposa le Général Noguès, Résident Général de France ? Rien n’est moins sûr !

 

Le souvenir de ce sinistre 7 juin 1948 fut non pas oublié mais atténué par un autre 7 juin, en 1967 celui-là, au 3ème jour de la Guerre de Six jours, lorsque le Général Motha Gur, à la tête de ses parachutistes, arriva au Kotel (Mur occidental) et libéra Jérusalem.

 

(*) On disait couramment « communion » comme on disait « galette » et non « matsa », « calotte » et non « kippa », « Pâques » et non « Pessah »……………….

 

(**) Tout dernièrement encore, j’assistai à une Bar Mitzva et, tant à la Synagogue que dans la salle de fêtes, on pouvait entendre des « you-you », les mêmes que ceux que les femmes arabes poussent, joyeusement et hystériquement, dans les rues de Gaza, Ramallah ou d’autres villes arabes lorsque des Juifs israéliens sont assassinés. Souvenons-nous de ces horribles « cris » de joie de femmes arabes lorsque l’assassinat de la famille Fogel (Z’’L) fut connue !

 

Charles Etienne NEPHTALI

7 juin 2011

 

A lire les commentaires sur la page de Dafina interessants....

http://dafina.net/forums/read.php?52,120401,page=1

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 11:25

 

 

 

 

L’érosion de la communauté juive d’Europe


  
 

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Dans de nombreuses communautés, des dirigeants juifs sont en état de déni, insistant sur l’exagération du niveau d’antisémitisme.


     

Même si le drapeau de l’Islam flottera finalement sur l’Europe et que la majorité des Juifs s’assimileront ou émigreront, une présence juive comprenant principalement des enclaves de Juifs ultra-orthodoxes prévaudra probablement, en particulier dans les villes principales.


 

Il y a seulement quelques décennies, des analystes prédisaient que l’antisémite était une espèce en voie de disparition. Hélas, le pendule est reparti à l’autre extrémité et aujourd’hui, l’avenir des Juifs européens apparaît de plus en plus sinistre. L’aggravation du climat antisémite prévalant à travers le continent émane non seulement des migrants musulmans mais aussi des masses indigènes pour qui l’Holocauste est devenu un faible souvenir et est même souvent inversé comme véhicule supplémentaire pour diaboliser et délégitimer l’Etat d’Israël.


En effet, si l’on pèse l’impact de l’anti-israélisme rampant (qui sert de substitut à la chasse au Juif traditionnel) associé à la reviviscence de l’antisémitisme classique, il est tentant de conclure que selon les termes de « l’antisémitisme populiste », le statut des Juifs en Europe aujourd’hui est encore pire que dans les années 1930 pendant l’âge d’or de la propagande nazie. A l’époque, la Gauche et les Libéraux manifestaient hautement leur opposition à la chasse au Juif alors qu’aujourd’hui ils sont, au mieux, des observateurs silencieux et conduisent fréquemment la meute dans des campagnes pour diaboliser Israël et diffamer le Peuple juif.


La haine antisémite pathologique qui balaie l’Europe se manifeste par une violence accrue contre des Juifs dans la rue, des profanations de synagogues et de cimetières et le barbouillage de graffiti. Elle est particulièrement évidente dans les réponses injurieuses qui apparaissent dans les réponses dans les media – bon baromètre du préjugé populiste – quand on discute d’un problème israélien ou juif.

 

Des enquêtes d’opinion démontrent que la haine d’Israël et du Peuple juif est encore plus prévalente au niveau de la base que dans l’approche plus subtile adoptée par les gouvernements.


Cela s’étend même à l’Allemagne qui a une relation spéciale avec le Peuple juif et promeut des initiatives éducatives intensives sur l’holocauste. Dans un sondage récent, 47.7 % des répondeurs allemands agréaient cette déclaration : « Israël conduit une guerre d’extermination contre les Palestiniens ». Inutile de le dire, la description d’Israël comme Etat nazi a pour sanction morale sa délégitimation et sa destruction.


Ces sinistres données en Europe rappellent les attitudes antisémites médiévales qui reprochaient aux Juifs d’être à l’origine de tous les maux et maladies du genre humain, allant de la peste aux crimes rituels. Aujourd’hui, la patrie juive est perçue comme la source principale de l’instabilité mondiale et attire une plus grande hostilité que les Etats voyous notoires comme l’Iran, la Corée du Nord, et jusque récemment, la Libye.

 

L’environnement antijuif indigène est intensifié par une violence physique accrue dirigée contre des Juifs par des immigrants musulmans, dont beaucoup d’imams européens y ayant élu domicile et de media, qui seraient dignes de bouquets de la part des nazis pour la haine antijuive qu’ils ont engendrée. Un ancien Commissaire européen, Fritz Bolkestein, est récemment allé assez loin, recommandant que les Juifs pratiquant en Hollande émigrent en Israël parce qu’il doutait de la capacité du gouvernement à les protéger contre les agressions croissantes des immigrants islamiques.

En superficie, la gravité de la situation est un peu brouillée parce que ironiquement, les Juifs jouissent d’une plus grande mobilité sociale que jamais auparavant. Ils font librement des mariages mixtes et sont rarement ostracisés ou discriminés dans leurs vies professionnelles – aussi longtemps qu’ils demeurent des Juifs « silencieux ». Certains vivent aussi aux confins de leurs propres communautés et leurs relations avec les non juifs tendent à être limitées en priorité aux affaires ou aux activités professionnelles.

Ainsi, dans de nombreuses communautés juives, des dirigeants juifs sont en état de déni, insistant sur l’exagération du niveau d’antisémitisme, mettant en avant que le principal problème en cause est l’Etat juif et qu’il faut distinguer entre la diabolisation et la délégitimation d’Israël et la haine antijuive.

Pourtant, la législation hollandaise en délibération, conçue pour mettre hors la loi la « shech’ita » et son extension possible à d’autres pays européens, suggère que même les pratiques traditionnelles juives sont attaquées. Quand le lobby pour le « bien-être de l’animal », ignorant l’abattage rituel, se concentre sélectivement sur l’interdiction de la tradition juive de cette manière, c’est certainement un sujet de préoccupation.

 

De plus, beaucoup de parents d’enfants qui rencontrent l’antisémitisme l’école ou à l’université concèdent en privé qu’ils sont profondément pessimistes sur l’avenir et mesurent que dans un tel environnement hostile, leurs enfants se voient déniés l’opportunité de rester des Juifs fiers d’eux-mêmes.

D’un autre côté, en retour de bâton à l’extrémisme et à la violence musulmans, un dégoût croissant émerge au niveau populaire contre l’influence islamique, même si l’islamophobie tant décriée est un phénomène marginal en comparaison à l’hostilité et à la violence dirigée contre les Juifs.

Le multiculturalisme, que les Juifs avaient adopté comme une formule idéale pour maintenir la vie juive en Diaspora tout en s’intégrant simultanément dans la société, est maintenant de plus en plus reconnu comme une expérience en faillite. Alors que le concept était et demeure noble, il a échoué en pratique, confronté à des minorités d’immigrants cherchant à saper la société ouverte, refusant de s’intégrer, voulant utiliser la violence pour faire avancer leurs objectifs et même en élevant une seconde génération de terroristes. Il a conduit à la formule multiculturelle transformée en cheval de Troie, qui sape aujourd’hui la viabilité même des sociétés démocratiques.

 

Dans ce contexte, les Juifs sont dans un dilemme. En soutenant l’opposition au multiculturalisme pour enrayer l’agression islamiste, beaucoup craignent que cela puisse aussi conduire à la réduction de l’autonomie culturelle et religieuse juive.


Sans surprise, une grande confusion prévaut. Dans certains cas, les Juifs assument des positions libérales et se retrouvent alliés avec des éléments anti-israéliens et antijuifs peu enclins à montrer une satisfaction pour leurs efforts.

 

Les Juifs sont confrontés à un dilemme supplémentaire. Les Partis traditionnels de la Droite radicale – comprenant dans certains cas d’anciens antisémites et fascistes comme le ‘Front National’ français et le British National Party – sont à l’avant-garde de la campagne contre l’influence islamique et reçoivent maintenant un soutien considérable de fractions de la communauté juive qui normalement n’auraient rien eu à voir avec eux. Certains sont même des soutiens d’Israël, qu’ils considèrent comme une enclave assiégée résistant à l’islam.


Ainsi, les Juifs sont confrontés à un choix insupportable. En définitive, ceux qu’ils soutiennent peuvent impliquer de s’associer eux-mêmes à des alliés nauséabonds et repoussants.


Certains Juifs plongent simplement la tête dans le sable et soutiennent les éléments pro islamiques d’une aile Gauche anti-israélienne malveillante. Certains adoptent les anciens Partis d’extrême Droite, en particulier ceux qui adoptent des motions condamnant l’antisémitisme. Pour d’autres, l’assimilation ou l’adoption d’un ‘chic anti-israélien’ est la réponse.


Mais pour ceux qui ne veulent pas vivre en parias ou en Marranes politiques et pour qui le désir de demeurer des Juifs fiers est important, il n’y a qu’une seule solution. Ils inscrivent leurs enfants dans des écoles juives (protégées par la police) en externat, qui ont connu une énorme augmentation ces dernières années, et se préparent à émigrer – une décision fréquemment accélérée quand ils observent l’atmosphère hostile dans beaucoup d’universités. Ils représentent ainsi un nouveau réservoir pour des vagues d’aliya.

 

La question est de savoir si cette maladie européenne va s’étendre àl’Amérique du Nord et à l’Australie où, jusqu’à présent, les Juifs et Israël sont toujours bien considérés. Le problème est que si les futures générations d’Américains absorbent et conservent l’approche hostile virulente envers Israël qui prévaut actuellement sur les campus, même les Juifs de la ‘Goldene Medina’ pourraient avoir des motifs d’anxiété.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 20:12

 

Merci Guitel, Merci David

Ce sera avec grand plaisir que je traduirai cet interview et la lirai lors de mes tournées aux familles pour la sécurité civile

Aschkel

 

 

Concert E.M.I Awards

Un soutien primordial aux enfants malades en Israël, notamment ceux d'Aschkélon

 

Par Guitel Ben-Ishay

du leptithebdo et pour © 2011 www.aschkel.info

 

La communauté juive de diaspora s'illustre souvent par ses actions en faveur de l'Etat et de la population d'Israël. Ainsi, en 2005, David Bensaïd a créé en France l'association Enfants Malades d'Israël (E.M.I.). L'objectif est de récolter des fonds pour équiper les services pédiatriques des hôpitaux israéliens. 

Le 14 juin prochain, la branche israélienne de cette association organise un grand concert au profit de l'hôpital Barzilaï d'Ashkelon. Lors de ce concert, le groupe Oz Vehadar, membre du comité organisateur, se produira sur scène.

Nous avons interrogé l'un des responsables de ce groupe : Emmanuel Martiano.

 

Le P'tit Hebdo : Parlez-nous d'abord d'Oz Vehadar.

Emmanuel Martiano : Ce groupe est né d'une passion, la musique, et d'une rencontre entre Maurice Mamane et moi-même. Travaillant par ailleurs, nous faisions de la musique pour notre plaisir et nous avions tous les deux les mêmes sensibilités musicales.

Nous souhaitions donner une touche française et une nouvelle fraîcheur à la musique juive inspirée des textes bibliques.

 

Lph : Quelle définition pouvez-vous donner de votre style musical ?

E.M : Nos chansons ne sont pas de la musique hassidique classique, d'animation de mariages par exemple.

Elles sont davantage influencées par un style à la fois français et rock. C'est de la musique pour tous les jours.

 

Lph : Le concert E.M.I Awards est une grande première. Pouvez-vous nous en expliquer le principe ?

E.M : David Bensaïd organise depuis quelques années des évènements musicaux en France en faveur des hôpitaux israéliens. Il s'attache à faire monter sur scène des jeunes talents, qui ne sont pas connus du grand public.

J'ai rencontré David Bensaïd en Israël et j'ai eu envie de participer à  ce beau projet qu'est celui d'aider les enfants malades.

Maurice Mamane et moi-même avons donc décidé de monter « DMJ Health », la branche israélienne de l'association et d'organiser en Israël le premier concert au profit de l'hôpital Barzilaï d'Ashkelon.

 

Lph : Comment va se dérouler la soirée ?

E.M : Nous disposons pour cet évènement de tous les moyens d'un grand concert, avec notamment la participation de David Jakoubovitch avec Sa'h Hakol Studio.

La soirée sera présentée par l'humoriste francophone Ouaks. Il jouera aussi certains de ses sketchs. Notre groupe Oz Vehadar se produira également, ainsi que des nouveaux talents francophones-israéliens. A noter que tous les artistes participent à cette soirée à titre bénévole.

Les bénéfices seront intégralement reversés au service pédiatrique de l'hôpital Barzilaï.

 

Lph : A quel public s'adresse ce genre de spectacle ?

E.M : A tout public ! La soirée est placée sous le signe de la détente. Par ailleurs, les artistes sont uniquement des hommes ce qui permet de toucher un public plus religieux également.

 

Lph : Pourquoi avoir choisi l'hôpital Barzilaï pour cette première ?

E.M : Ashkelon est une ville qui vit à un rythme particulier. La directrice de l'hôpital, Léa Melloul, faisait remarquer que lorsqu'une alerte retentit, qu'un missile tombe, la presse annonce souvent qu'il n'y a pas eu de blessés. Or c'est faux. Elle peut témoigner que les urgences sont remplies à chaque fois de personnes qui se sont blessées dans la précipitation pour se rendre dans les abris ou qui sont psychologiquement fragilisées.

Ce témoignage nous a touchés. Nous avons voulu lui accorder la priorité.

Mais, bien entendu, nous renouvellerons l'expérience en faveur d'autres hôpitaux d'Israël.

 

E.M.I Awards. Mardi 14.06.11 à 20h30

Théâtre Beith Hinouh Ha-Ivrim

1 Rehov Deguel Reouven, Kiryat Moshé, Jérusalem

Réservations :

Maurice : 054-3040192

Emmanuel : 054-2694105

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 07:21

 

 

 

 

« Je suis l’un des Juifs de Malmö » Témoignage recueilli

 

par Isabelle Kersimon en Eretz.

 



« Je m’appelle Aaron H. (son nom a été changé). Je suis né en Pologne en 1954. Ma mère, conduite dans le camp de concentration d’Auschwitz dès 1939, fut libérée par l’Armée Rouge en 1945. Elle pesait 30 kilos.

 

Croyez-moi si vous voulez, mais c’est un nazi qui a veillé sur elle toutes ces années. Un responsable du camp. Je n’ai raconté cette histoire à personne. Cet homme a sauvé ma mère en lui permettant de se nourrir, en lui évitant les représailles létales des Allemands suite à un sabotage, et en l’avertissant de la progression des forces delibération : « Ne vous inquiétez pas ; vous serez sauvée. Moi je dois partir d’ici au plus vite. » Ma mère l’a croisé une seule fois dans les rues après la guerre. Elle souhaitait le présenter à mon père, le remercier. Il a fui, par peur de la dénazification. Je ne connais passon nom. Les anciens m’ont raconté qu’il était appelé Herr Meister, au camp. Nul ne l’a jamais revu.


Je suis né en Pologne en 1954. Mon frère aîné a vu le jour en 1947.Nous vivions en Pologne, sous régime communiste, lorsque les Arabes ont attaqué Israël en 1967. Après la fin de la guerre des Six-Jours, le climat antisémite dans les pays communistes satellites de la Russie a été porté à son comble. Ils ont accusé Israël d’avoir initié la guerre et agressé les Arabes. Ils sont allés jusqu’à obliger la communauté juive à applaudir à leurs discours, contre son gré, quand ils ont fait ces déclarations.

 


 

J’avais 16 ans quand nous avons quitté la Pologne, chassés par les communistes qui avaient ordonné aux Juifs de quitter leur pays. Six mille d’entre eux se sont rendus en Israël. Ma famille s’est installée à Malmö, en Suède, où résidaient déjà mon frère et son épouse. C’était en 1971.


A notre arrivée dans le camp de réfugiés, nous avons appris la langue vernaculaire et trois mois plus tard, nous nous installions. Malmö est la troisième ville de Suède. Elle compte 300 000 habitants. Et environ 700 Juifs. Ils étaient 3 000 auparavant, c’est-à-dire vingt ans plus tôt. Certains d’entre eux ont immigré à Stockholm, Göteborg, Uppsala. D’autres ont rejoint Israël.

 


Nous vivions en paix à Malmö, jusqu’à la guerre du Liban 2006. Et, surtout, jusqu’à Gaza 2009. Dans les rues, les musulmans ont appelé à la mort des Juifs et d’Israël. Comme dans nombre de villes européennes. Ils ont accusé l’Etat juif d’avoir assassiné 1 400 innocents. Ils étaient jeunes. Ils ont jeté des pierres et des œufs pourris sur les Juifs qui contre-manifestaient pour exprimer leur désaccord.


La police suédoise n’a pas réagi. Elle nous a conseillé de nous échapper par les ruelles.


Depuis, les responsables de la communauté, de ce qu’il reste de la communauté juive de Malmö, reçoivent des intimidations et des menaces par téléphone.


Ilmar Reepalu, maire de la ville, a résolu l’équation du problème à sa manière : selon lui, les Juifs n’ont qu’à se désolidariser d’Israël s’ils ne veulent pas d’ennuis. Dans le cas contraire, ils en subiront les conséquences. »

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 00:04

 

 

 

Merci à mon tune préféré ! Hayshek

 

Vidéo - Hommage aux juifs tunisiens de Paris (mais aussi de toute la France - hommage aux juifs de France tout court !) 

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 20:04

 

 

 

Le massacre du patrimoine juif de Cavaillon (Vaucluse)

Le combat doit continuer signez la pétition >ICI

L’association « kabellion » communique :

 

Le patrimoine juif de Cavaillon est abandonné

 

L’un des plus importants et des plus anciens ensembles immobiliers appartenant au patrimoine juif de France se trouve à Cavaillon. 

Il s’agit d’une « carrière » ou ghetto juif parvenu intact jusqu'à nous avec son puits, ses maisons, dont celle du rabbin, la boulangerie rituelle, le mikveh ou bain rituel juif et bien sûr, la très belle synagogue. Il s’agit du seul exemple européen témoignant de la vie d’une communauté juive pendant tout le temps de sa présence à Cavaillon, du Moyen-âge jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est donc un témoignage unique au monde.

Une partie de ces édifices est située dans « l’îlot Jouve », propriété de la Fondation Calvet d’Avignon qui laisse à l’abandon ce patrimoine inestimable…

 

Un projet immobilier destructeur

 

Pendant 70 ans, la Fondation Calvet a utilisé les locaux comme dépôt, en assurant un entretien minimum. 

En 2006, la Fondation a proposé l’îlot à la vente à un promoteur afin d’y réaliser des logements neufs, en ne conservant que les façades sur rue de l’îlot. Cette opération immobilière était une atteinte irrémédiable au patrimoine culturel français et au patrimoine cultuel juif.

En début d’année 2011, l’association Kabellion a décidé de dénoncer ce projet destructeur. Grâce aux multiples réactions de soutien que nous avons obtenues, le promoteur a décidé de renoncer à la construction de son immeuble, le 15 mars 2011.

 

Une première victoire

 

Le projet immobilier est maintenant écarté, mais les pires dangers menacent encore ce patrimoine. En effet, depuis la fin du mois de mars 2011, l’îlot Jouve est inoccupé ; la conservation des musées de Cavaillon a quitté ces locaux insalubres et dangereux. Il sont donc laissés à l’abandon par son propriétaire, la Fondation Calvet.

Demain, ce patrimoine sera peut être squatté, vandalisé ou incendié comme cela se produit souvent pour les bâtiments abandonnés en ville. Quant aux collections du musée, laissées sans surveillance, nous redoutons à la fois le vol ou plus simplement, leur détérioration à cause des infiltrations d’eau…

Mais la Fondation n’a que faire de cette situation, car en janvier 2011, elle a tout simplement demandé le retrait du label « Musée de France » (dans quels buts ?).

Face à tous ces dangers, le renoncement du promoteur est une première victoire, mais ne constitue pas une garantie pour la sauvegarde de ce patrimoine. Il est donc important de rester mobilisés...     

 

 

Toujours une unique solution : la cession de l’îlot Jouve à la ville de Cavaillon

 

Ce patrimoine cavaillonnais doit devenir propriété de la ville et de ses habitants.

Pour cela, l’association Kabellion place toute sa confiance dans la ville de Cavaillon pour réaliser enfin le musée juif comtadin voulu par les donateurs : la famille Jouve.

 

Rendons le patrimoine de Cavaillon aux Cavaillonnais.

 

Les soutiens reçus par l’association Kabellion

 

La Société pour la Protection du Paysage et de l’Esthétique de la France (SPPEF) et sa revue « Sites et Monuments », association reconnue d’utilité publique - L’association Luberon Nature, agréée pour la protection de l’environnement - Le Consistoire central de France - Union des Communautés Juives de France - Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) - Le CRIF Provence - L’Association Culturelle des Juifs du Pape (ACJP) - L’Association Culturelle des Juifs des Alpilles - La Commission Nationale B’nai B’rith France - La Fondation de Rothschild - L’association « pour la mémoire des enfants juifs déportés du Vaucluse » (AMEJD) - Le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris - Equipe « Nouvelle Gallia Judaica » (CNRS, UMR 8584) Montpellier - La Ville de Cavaillon - La Confrérie de la Maintenance et des Traditions provençales… et plus de 2 800 personnes via Internet ou sur papier.

 

Remerciements 

 

L’association Kabellion remercie toutes les personnes et organismes qui nous ont déjà apporté leur soutien dans notre action. Mais notre combat doit continuer.

 

Pour en savoir plus

 

Pour lire le dossier complet, cliquez http://www.kabellion.fr/patrimoine_juif_cavaillon.html

Pour signer la pétition, cliquez http://www.kabellion.fr/petition_patrimoine_juif.html

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 17:37

 

 

logo arié

 

Tous les juifs devraient pouvoir lire les sites en hébreu.

Par ARIé

Avec autorisation

 © 2011 www.aschkel.info

Comme je te donne raison Mon cher Arié, si nous mettons du texte original demain sur le site en hébreu ou en anglais, pas sur que les articles ou les vidéos non sous-titrées seont lus ou regardés.
Pour aller dans ton sens j'essaierais doranénavant de mettre le texte orignal des traductions.

La désinformation, l’information approximative ou tout simplement l’absence d’information sur les media et sites français, pour tout ce qui touche à Israël bat son plein. Le phénomène s’est amplifié ces derniers mois, et tout lecteur, qui, par commodité, ou parce qu’il ne maîtrise pas la langue anglaise ou l’hébreu est mal ou sous-informé. Ce n’est pas moi qui le dis; je l’entends tous les jours de toutes parts.

Les Radios juives sont de qualité fort inégale, quand elles n’épousent pas carrément les thèses de la gauche française. Le site Juif.org est un aspirateur à blogs sélectif et brouillon, Jerusalem Post en français, est une pale copie de son homonyme en anglais, Guysen fait de son mieux mais il reflète mal la sensibilité israélienne, alors qu’est ce qu’il reste ? 5 à 6 blogs ou sites en langue française: aschkel.info, Jss news… qui se donnent beaucoup de mal pour refléter la vie et l’actualité israélienne.

 

Pour s’immerger un tant soi peu dans le Moyen-Orient, il vaut mieux quelquefois consulter l’Orient-le-jour qui est un site libanais, écrit dans un français suranné, tel qu’on l’écrivait il y a cinquante ans. Parfois c’est rafraîchissant.

 

Peu de sites israéliens ont une version en anglais; et d’ailleurs cette version ne reproduit pas nécessairement les infos destinées au public israélien; comme si les centres d’intérêt des Israéliens n’étaient pas les mêmes que ceux des juifs qui vivent dans la Diaspora.

 

Alors, comme le dit si bien Amos Oz, sionistes de tous les pays apprenez l’hébreu parce que hors de la langue, pas grand chose n’unit les Israéliens et les juifs de Galout.

 

La question est de savoir quelle langue, et pour quel usage? Si c’est pour commander un Falafel, prendre un taxi et demander son chemin en Israël, pas la peine de vous casser la tête; un anglais scolaire, quelques mots en hébreu suffisent. Mais si, le matin ou en fin de journée vous voulez savoir ce qui s’est passé en Israël et connaître la vision israélienne sur ce qui se passe dans le monde, sans oublier les commentaires des lecteurs israéliens, fort prolixes et souvent pertinents, sur les articles parus ici et là, éin bréra ou éin manos (il n’y a pas le choix) il faut être en mesure de lire les articles parus dans les canards israéliens, et en lire plusieurs, parce que les sites/journaux israéliens sont souvent, mais pas toujours, orientés à gauche, et qu’il faut savoir faire son marché en navigant un peu partout sur le net.

 

Mission impossible, me direz-vous. Certainement, si vous ne faites aucun effort ou si, bien que maîtrisant à peu près l’hébreu parlé, ce qui est le cas de nombreux d’entre vous, et en particulier de ceux qui ont fréquenté les écoles juives ou qui ont passé une année en Israël, vous ne relevez pas la barre, en vous efforçant de rentrer tous les jours dans un site israélien et de lire, ne serait-ce que quelques lignes.

Par ailleurs, si vous êtes abonnés à Free, une chaîne israélienne vous tend les bras (614). Même si vous ne comprenez rien au début, habituez vous à la regarder tous les jours. Par un phénomène de capillarité, cela rentre; tous les Olim Hadachim, ou presque, vous le diront.

 

Toutes les organisations structurées en France: Consistoire, synagogues, centres d’études, mouvements de jeunesse, Bnei Brith, etc … devraient organiser des cours d’hébreu en se fixant pour objectif d’amener les élèves, quel que soit leur âge et leur niveau, à maîtriser l’information écrite, et non seulement à parler.

Les sites nana.co.il, walla.co.il, le Mahon Meir, et bien d’autres, permettent d’entrer dans la langue pour débutants, quels que soient les sujets qui vous intéressent: People, Kodesh, sports, Informations…

Quant à ceux qui connaissent un peu d’hébreu, ils devraient l’enseigner à ceux qui en savent moins qu’eux.

Pour ceux qui sont intéressés par les cours de kodesh; sachez que l’offre en hébreu est sans commune mesure avec ceux que vous pouvez trouver dans d’autres langues. J’ai découvert récemment que Rav Ouri Amos Cherki a donné 300 cours de 50 minutes chacun, tous disponibles en hébreu, sur le site du Mahon Meir, sur le seul livre du Kuzari, écrit il y a 900 ans par Yéhouda Halevi. Qui dit mieux? A signaler que la version du Kuzari en français (fort bien faite d’ailleurs) ne compte que 240 pages; mais vous pouvez vous accrocher pour y comprendre quelque chose.

 

Naïf, idéaliste invétéré, je sais ce que l’on me répondra. Et pourtant, il n’y a pas bien longtemps, les juifs parlaient plusieurs langues. Pas forcément pour le plaisir mais par nécessité. Faut-il considérer que la maîtrise de la seule langue du pays dans lequel on vit est suffisante? Aujourd’hui peut-être, mais demain , j’en doute fort. Les nuages, pas forcément radioactifs, mais noirs de menaces, commencent à obscurcir sérieusement le ciel. Il n’est pas possible d’en prendre conscience, d’anticiper les menaces concrètes, tant en Israël qu’en Occident, si on n’est pas bien informé. Or l’information passe nécessairement par les media, les sites et les commentateurs israéliens. Je parle des journalistes et des sites sérieux; pas ceux qui sont repris par Courrier International et Le Monde.

Il est vrai que pour en prendre vraiment conscience, il faut être en mesure de lire en hébreu; le serpent qui se mord la queue, en quelque sorte.

Donc, il y a lieu de rompre le cercle vicieux et vicié par les media français et d’arriver à se forger sa propre opinion, en se rendant régulièrement sur 5 à 7 sites israéliens, et éventuellement anglo-saxons.

Exemple récent: vous avez pu constater l’indigence de l’information sur l’arraisonnement du bâteau syrien transportant des armes à destination de Gaza. Le porte parole de Tsahal en donne la raison: les correspondants étrangers invités à visiter le bateau à Ashdod n’ont pas supporté la fouille par le Shabak qui prenait trop de temps à leur goût. Furieux, une trentaine de journalistes ont quitté le port d’Ashdod sans voir de leurs yeux les armes arraisonnées, les manuels d’utilisation écrits en perse, etc… Ces gens sont délicats et ne supportent pas de rester au soleil, malgré les sandwishs et boissons offerts par Tsahal. L’info, pourtant essentielle, sera occultée par les media occidentaux.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 05:59

 

 Les juifs berbères en Kabylie - témoignage

Est-ce que la communauté juive a été présente en Kabylie ? Est-ce que le souvenir a disparu des mémoires ? La présence judéo-berbère a surtout été située dans confins Marocains...

un petit message de bienvenue de ma part pour saluer le retour de kabylmag sur le web

Aschkel

 

LIRE AUSSI

>Superbe étude : LES JUIFS BERBERES 

 

Est-ce que la communauté juive a été présente en  ? Est-ce que le souvenir a disparu des mémoires ?
La présence judéo-berbère a surtout été située dans confins Marocains ou bien dans le Sahara (Mzab, Gourara – cf. les travaux du chercheur Haïm Zafrani)…
Pourtant des survivances de cette présence en Kabylie sont encore là, au-travers de noms de villages, où des noms de familles.

Il y a quelques mois, je parcourais les étagères d’une grande bibliothèque parisienne, à la recherche du passé, à la recherche de tout et de rien.
Sûrement que ça vous est déjà arrivé, de vous laisser entraîner par la spirale de l’inattendu.
Je cherchais ce fameux passé, qui pourrait enfin mieux me faire comprendre ce présent chaotique, douloureux d’exilée et surtout ténébreux car en manque de clairvoyance historique.
En général dans ces lieux de silence, de mots et d’encre, sont consignés et conservés de nombreux textes, archives de toutes de sortes.
La mémoire des peuples.

De l’importance de se souvenir

D’ailleurs lors d’invasions, de  destructrices des peuples, ce sont souvent les livres, les bibliothèques voir les musées, qui sont détruits en premiers.
La meilleur façon d’asservir le nouveau peuple fraîchement conquis, c’est de lui effacer tous ses repères passeïstes, sa , ses arts, ses sciences, ses modes de vie, son intellectualisme, en faisant flamboyer des autodafés à la démesure de l’égo du conquérant.
Un exemple flagrant : La destruction de la bibliothèque d’Alexandrie (ville où la communauté juive était très présente) en 642 après J.-C. par Omar ibn al Khattab, ami de Mahommet de la tribu des Banu Ad.
Vous allez me dire que c’est une vieille histoire, oui… mais pas tant que cela, car je suis intimement persuadée que les pertes de cette bibliothèque se font encore ressentir aujourd’hui.
Une bibliothèque qui flambe c’est le deuil des esprits.
Bon, je sais, ça fait un peu trop idéaliste ce type de phrase… Mais vous et moi, lorsqu’on nous parle d’une découverte historique, d’un fragment de pierre gravée avec un alphabet ancien, lié de façon lointaine (ou pas) à  notre culture… et bien notre attention se démultiplie.
On veut savoir, car un inconscient veut recouvrir la vue.
On veut connaître et surtout on veux en parler autour de soi (à sa famille, amis). On veux recréer la connexion du passé au présent, qui a été rompue.
On veut pouvoir dire : “Je viens de là !”.

Voici ce que Ibn Khaldoun disait au sujet de la bibliothèque d’Alexandrie après sa destruction :

« Que sont devenues les sciences des Perses dont les écrits, à l’époque de la conquête, furent anéantis par ordre d’Omar ? 
Où sont les sciences des Chaldéens, des Assyriens, des habitants de Babylone ? (…)
Où sont les sciences qui, plus anciennement, ont régné chez les  ? 
Il est une seule nation, celle des Grecs, dont nous possédons exclusivement les productions scientifiques, et cela grâce aux soins que prit El-Mamoun de faire traduire ces ouvrages. (…)
Les musulmans, lors de la conquête de la Perse, trouvèrent dans ce pays, une quantité innombrable de livres et de recueils scientifiques et [leur général] Saad ibn Abi Oueccas demanda par écrit au khalife Omar ibn al-Khattab s’il lui serait permis de les distribuer aux vrais croyants avec le reste du butin. Omar lui répondit en ces termes : “Jette-les à l’eau ; s’ils renferment ce qui peut guider vers la vérité, nous tenons de Dieu ce qui nous y guide encore mieux ; s’ils renferment des tromperies, nous en serons débarrassés, grâce à Dieu !” 
En conséquence de cet ordre, on jeta les livres à l’eau et dans le feu, et dès lors les sciences des Perses disparurent.” 
In Prolégomènes – 3e partie

 

Fadhma At Mansur raconte…

Tout ceci pour vous dire, que je ce jour d’août 2010, le hasard (si le hasard existe), fit que  je feuilletais un petit texte écrit par le professeur Salem Chaker, dans une compilation de recherches d’universitaires.
Le livre était rangé dans le rayon Ethnographie d’Afrique Centrale (allez comprendre) : Traces juives pour une exploration systématique.
Salem Chaker s’était posé la question s’il y avait une trace de la confession juive en Kabylie ?
Après de nombreuses recherches par notices, mots-clés, etc. les résultats qu’il trouva furent  forts maigres.
Pourtant, il se posa tout de suite une réflexion sur l’ethnonymie kabyle, où il cite des noms au hasard tels que : At-Mimum, At Yaequb, At Mendes, qui ne sont absolument pas des noms portés par les arabes.
Puis, il croisa les paroles de Fadhma Amrouche At Mansur, dans son autobiographie Histoire de ma vie (1967), où elle parle de la communauté juive d’Ighil-Ali.
Il reprend le fil d’un vieil enregistrement daté de 1960, à l’époque Fadhma avait 78 ans.

Que disait-elle ?
“Quand j’étais à Ighil-Ali, la grand-mère de mon mari m’avait raconté qu’au début, il y avait des juifs, beaucoup de juifs au village, à Ighil-Ali. 
Et que ces juifs… maintenant encore, il y a un rocher qu’on appelle le Rocher des Jacob, encore maintenant ! Et ce rocher, toujours, toujours, il ramasse les nuages et tous les corbeaux s’y rejoignent. Les jours de pluie, on voit les corbeaux voler autour de Azru n At-Yaequb, le Rocher des Jacob. (…) 
Le vendredi… ils préparaient leur repas du samedi, ils avaient de grands chaudrons qu’ils remplissaient de sauce et ils y coupaient un agneaux entier, pour le shabat du lendemain.
Et encore maintenant, dans le village d’Ighil-Ali, il y a le quartier , At-Musa, Les Moïse; et dans ce village, dans cette portion du village, il y a les Moïse et les Jacob; At Jeuda (=Yehuda) et les Moise (At Musa). 
Et après des centaines d’années, le fond du peuple est toujours là. 
Ces gens là, de père en fils, sont toujours restés des marchands, et pas des cultivateurs (…). 
Et le village existe toujours, et les descendants de ces Joad sont encore là, et ces Moïse, At Musa…
Il y a des villages entiers qu’on appelle At-Jeuda, le village des Joad, des villages entiers; même dans mon quartier à moi, dans mon village, il y a des Joad, At-Jeuda…
C’est bien vieux tout ça, c’était au début, au début du monde… 
A l’époque il n’y avait pas le Canal de Suez; on passait à pied par l’isthme; on passait de l’Asie en Afrique à pied… Ils sont venus à l’aveuglette… Ils sont venus à pied… “

Les événements qui sont rapportés ici remontent à l’enfance de la grand-mère du mari de Fadhma… On peut situer ces événement au tout début du XIXe siècle.

lire la suite ..ICI

Rozala

Bibliographie
-Présence juive au Magrehb – avec le texte Traces juives en Kabylie : pour une exploration systématique
de Salem Chaker professeur et chercheur à l’Inalco
-Histoire de ma vie de Fadhma At Mansur
-Oeuvres Complètes de Flavius Josephe

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 20:07

 

 

Dans notre rubrique témoignage, Esther a souhaité apporter le sien

 

 

Le prix de la mort d’un bon juif de 90 ans .

 

- comment concilier convictions ,pratiques religieuses et financement ?

 


 

Il était 23h20 lorsque l’hôpital de Gonesse m’a appelée pour me dire qu’il « restait très peu de temps «  à mon père. Mon père avait 90 ans ,il souffrait d’un Alzheimer qui lui permettait encore de nous reconnaître et de nous bénir à chaque rencontre ,mais depuis un mois ,après avoir rencontré son arrière petite fille ,il avait décidé de ne plus se nourrir…mais de nous aimer toujours autant …

Il est parti le 28 Février 2011 ,jour anniversaire de ma sœur et 2 ans et demi après maman .

Maman est partie le jour de la première bougie de Hanoukha ,le 21 décembre 2008 ,dans son sommeil ,comme une belle poupée qui s’endort .

Pour les obsèques ,les pompes funéraires nous avaient recommandé d’acheter une double place dans une concession pour 30 ans .Ce que nous avons fait .

 

Il y a 12 jours ,pour les obsèques de Papa ,les mêmes pompes funèbres nous ont fait payer une facture équivalente à celle de ma mère ,bien que la concession n’ait pas eu à être acquise . La justification était donnée par une sombre et douloureuse histoire d’ouverture de la tombe et enlèvement et remise de la pierre .

Nous n’avons pas répliqué ,vu l’état de souffrance dans lequel nous nous trouvions .

La levée du corps de papa fut fixée à 15h à l’hôpital après la toilette rituelle.

 

A notre arrivée à la chambre mortuaire ,quelle ne fut pas notre heureuse surprise de voir que mon très bon ami Thierry était là pour laver bénévolement papa , avec son ami David de la Hévra khaddicha de la commune .Je savais Thierry habitué à ce genre de généreux geste .

Au cimetière ,le rabbin de la ville (Sarcelles) était là pour parler de papa qu’il ne connaissait ni d’EVE ni d’Adam ,mais qui ,grâce à ce que nous lui avions soufflé a dit un très beau message ,court ,mais beau .

Avant même de le réaliser ,il quittait le cimetière .

Ma famille et moi-même ,effondrée par la perte d’un père aussi irremplaçable ,aussi généreux ,complice ,aimant ,intelligent ,travailleur ,ne vivant que pour les siens , n’avions qu’une idée en tête le bénir tous les soirs par des prières et un miniane chez moi (selon son vœu).Inutile de vous dire que le rabbin ne s’est même pas inquiété   de savoir si nous avions « ce qu’il faut «  pour cela . Nous n’avons eu de miniane qu’un soir ,et cela grâce aux petits fils…

 

Vérifiant la facture de 4200 euros que nous devions payer ,nous avons constaté qu’une somme de 580 euros était mentionnée pour toilette du corps et présence de rabbin au cimetière et une deuxième somme de 100 euros ,toujours pour rabbin au cimetière…Cette taxe ,ainsi nommée était référencée A.C.I.P

,plus clairement CONSISTOIRE !!!

Thierry était bénévole et faisait cela pour la MITSVA , le rabbin …20 minutes ,à tout casser…

 

La conclusion était facile ; chaque mort juive rapporte 680 euros au consistoire sans que celui-ci intervienne ou vienne en aide aux affligés !!

Il nous en coûte cher de nos convictions …un commerce bâti sur la douleur et sur ,parfois ,la difficulté financière …le directeur des pompes funèbres nous a dit avoir parfois demandé au consistoire une exemption de ces taxes pour des familles indigentes et de s’être vu refuser cette exemption !!!

 

Croyez moi ,je suis triste ,fatiguée d’être juive dans ce carcan , endeuillée doublement pour, un père généreux qui ,très lucidement ,disait souvent   à l’approche des fêtes juives : «  avec le consistoire, les pauvres s’appauvrissent ,les riches s’enrichissent.. »

J’ai honte et j’ai mal pour ce consistoire qui nous représente .

 


Esther ALLIA  professeur à PARIS ( Lycée et IUFM)

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