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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 11:07
Blocus psychologique sur Israël
Par TOVAH LAZAROFF
22.07.10- source jpost

 

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La diplomatie se conjugue généralement à l'égard d'Israel avec la délégitimation. A l'exception d'hommes politiques comme l'ancien premier ministre espagnol José Maria Aznar ou le premier ministre canadien Stephen Harper, l'antienne que les médias diffusent à longueur de journée repose sur deux principales idées: le refus israélien de la paix, la violence qui serait exercée injustement à l'encontre des Arabes.

François Zimeray se livre à un jeu d'équilibriste en admettant un certain nombre  de faits à la décharge d'Israel sans chercher à vouloir passer pour pro-israélien. Jeu périlleux dans lequel le risque n'est toutefois pas aussi conséquent qu'il n'y paraît. Car inviter le Hamas à libérer Gilad Shalit, ne représente guère plus qu'un simple avis.

Au bout du compte, François Zimeray en vient malgré tout à faire endosser une part essentielle de la responsabilité, dans la mesure où Israel serait victime d'un complexe du mal-compris et du mal-aimé. Curieuse façon d'évoquer le harcèlement dont est la cible la seule démocratie orientale (par exemple au Conseil des Droits de l'homme de l'ONU) et dont ses victimes des citoyens juifs un peu partout dans le monde en raison de la complaisance à l'égard de la démonisation du fait juif.

Si le conflit dure depuis plus de 60 ans, la durée n'est en aucun cas une explication de la surmédiatisation : qu'en est-il alors du conflit du kashmir ? Les réfugiés Pandits hindous, plus de 400 000 victimes d'une purification ethnique et religieuse n'ont reçu aucune couverture médiatique, ni aucun soutien onusien. La durée du conflit ne devrait-elle pas jouer le même rôle en exacerbant ? Non, car l'enjeu est ailleurs.

Sans doute la diplomatie, incarnée par Fr. Zimeray, habituée aux discussions de salon, croit-elle encore aux méthodes Coué grâce aux incantations en faveur de la paix. La réalité de terrain hélas, est un violent retour à la réalité. Plutôt que la résolution du conflit, c'est donc l'apprentissage de la gestion du conflit qui semble une véritable voie médiane que les chancelleries ne semblent pas prêtes à entreprendre.

S.B

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La communauté internationale porte à Israël une attention croissante et presque obsessionnelle, pour l'accuser, ensuite, d'atteinte aux droits de l'homme, observe l'ambassadeur français pour les droits de l'Homme, François Zimeray.

Zimeray en compagnie d’un soldat de Tsahal. La compassion envers les souffrances juives s’arrête aux frontières d’Israël.
Photo: JPost

Le "blocus psychologique" que la communauté internationale exerce sur Israël interdit toute forme de compassion pour les citoyens de ce pays. C'est ce qu'affirme l'ambassadeur français pour les droits de l'Homme François Zimeray.
"La compassion du monde n'est pas allée à Israël", déplore-t-il. "Israéliens et Palestiniens ont souffert les uns comme les autres du conflit. Mais les gens ne comprennent pas l'intensité que peut avoir la souffrance israélienne."

A l'occasion du septième congrès international sur la transmission et la mémoire de la Shoah, à Yad Vashem, et lors duquel il a fait une allocution, l'ambassadeur s'est entretenu avec le Jerusalem Post.

Chez lui, l'idée de ce blocus psychologique n'est pas nouvelle. Elle suscite cependant un écho significatif à l'heure où Israël œuvre pour alléger son siège de trois ans sur Gaza.
"Je suis parvenu à cette conclusion à l'époque où j'étais membre du Parlement européen. Quand des bombes explosaient en Israël, on sentait très peu de sympathie pour les victimes", déclare-t-il. "Il y a, dans les esprits occidentaux, un refus de voir la vulnérabilité israélienne. La compassion envers les souffrances juives s'arrête aux frontières d'Israël."

La communauté internationale est tenue en otage par le prisme étroit à travers lequel elle observe le conflit, ajoute-t-il. "Israël, du coup, fonctionne en mode survie, partant de la conviction erronée qu'il est seul au monde."

Un militant des droits de tous les Hommes

Zimeray se présente comme "un ami d'Israël", précisant avec ironie que c'est le genre d'affirmation qui, généralement, "commence bien et se termine mal".

Né à Paris de parents juifs venus du Maroc et d'Algérie, il estime de son devoir personnel de veiller à ce que la Shoah ne se reproduise pas. C'est ce qui l'a poussé à œuvrer pour les droits de l'Homme. Au lycée déjà, il militait pour les Cambodgiens réfugiés en France après avoir fui le génocide.

"Je viens d'une famille qui n'était pas religieuse, mais avait un fort sentiment d'appartenance à l'histoire du peuple juif et à ses traditions laïques", raconte-t-il. "J'ai été élevé avec le slogan 'Plus jamais ça !' et je me disais que, si je ne faisais rien moi-même, les Juifs disparus pendant la Shoah seraient morts en vain."

Avocat international spécialiste des droits de l'Homme, il a travaillé sur de multiples dossiers, du Congo au Darfour. Passé à la politique, puis devenu diplomate, il dit avoir observé "l'attention croissante et presque obsessionnelle portée par la communauté internationale à Israël, pour l'accuser ensuite d'atteintes aux droits de l'Homme."

Il n'a pas été facile pour ce diplomate de 48 ans d'apprendre, le mois dernier, que sur un bateau à destination de Gaza, neuf passagers turcs avaient été tués par des soldats de Tsahal cherchant à préserver le blocus naval. Ce qui ne l'a pas empêché d'être stupéfié par la rapidité avec laquelle la communauté internationale a condamné Israël sans chercher à replacer l'incident dans son contexte.

Son point de vue sur Gaza reflète celui de son pays. Zimeray n'a pas condamné la violence, il n'a pas non plus soutenu la fermeture hermétique de Gaza à tout ce qui n'était pas aide humanitaire. Néanmoins, il estime qu'Israël a le droit de contrôler les marchandises qui entrent dans la bande côtière, que ce soit par voie maritime ou terrestre.

Il espère qu'en adoptant cette position, il est parvenu à se maintenir sur la ligne ténue entre la revendication du droit d'Israël à se défendre et la critique du tort que fait ce pays aux droits des civils de Gaza.

"Il serait égotiste de prétendre qu'à sa place, nous aurions mieux réagi", estime-t-il. "Honnêtement, parmi ceux qui ont condamné Israël, beaucoup se seraient comportés de façon bien pire, cela ne fait aucun doute."

"Derrière le message explicite de la condamnation internationale, s'en cachait un autre, implicite celui-là : Israël n'aurait jamais dû se retrouver dans cette position, qui fait qu'une flottille prend la mer pour venir à Gaza. Sans les restrictions imposées aux postes-frontières terrestres, la flottille n'aurait pas eu lieu d'être", conclut-il.

"Je suis allé deux fois à Gaza, et s'il y a une question que j'aimerais soumettre à vos lecteurs, c'est celle-ci : comment verrais-je le monde, quel serait mon ressenti si j'habitais là-bas ? Cela dit, je sais que, si le Hamas déclarait demain qu'il reconnaît l'Etat d'Israël et renonce à la violence, l'attitude d'Israël vis-à-vis de Gaza changerait." Et puis, ajoute-t-il, le Hamas doit relâcher le soldat Guilad Shalit, qui a la double nationalité israélienne et française.

Gaza : deux poids, deux mesures

"Gaza n'est pas la seule raison qui pousse de nombreuses nations à critiquer Israël", souligne Zimeray. "Ce n'est certes pas juste, mais ce qui a exaspéré l'opinion internationale, c'est que le conflit avec les Palestiniens s'éternise. Le monde a projeté sur Israël toute sa colère et sa frustration face à cette longévité." Des émotions, affirme Zimeray, qui dérivent en partie de l'antisémitisme. Mais en partie seulement. "C'est un ingrédient qui existe bel et bien, mais qui paraît bien pâle comparé à la calcification provoquée par plus de 60 années de guerre", commente-t-il.

Les Israéliens souhaitent la paix, mais ils ont donné au monde l'impression que, pour eux, celle-ci pouvait attendre, poursuit-il. En conséquence, la communauté internationale a le sentiment que le statu quo leur semble acceptable. "Nous n'avons pas l'impression que les Israéliens travaillent jour et nuit à la paix."

Israël doit faire davantage pour montrer au monde qu'il n'y a rien de plus important que cette paix, conclut Zimeray. Il est clair qu'il y a deux poids deux mesures dans la couverture de Gaza par les médias", reconnaît-il.

"Les 400 000 Ouzbeks qui ont fui le mois dernier les violences ethniques au Kirghizistan, dont 2 000 ont sans doute trouvé la mort, ont eu droit à bien moins d'attention médiatique. Même chose pour les victimes de la guerre civile au Sri Lanka ou du génocide du Darfour", déplore-t-il. "Et se préoccupait-on du sort des Palestiniens quand ceux-ci vivaient dans des conditions épouvantables en Syrie ? Si seulement le monde pouvait se mobiliser pour d'autres causes comme il le fait dès qu'il s'agit d'Israël !", soupire-t-il.

Le dangereux amalgame avec la Shoah

"Tout aussi problématique", enchaîne-t-il, "est l'utilisation du vocabulaire de la Shoah ou de l'Apartheid sud-africain que l'on applique désormais à Israël et qui a donné au monde une idée exagérée de ce qui se passe dans les territoires palestiniens. Certaines personnes comparent Gaza à Auschwitz, par exemple. Or, si Gaza, c'est Auschwitz, alors Auschwitz n'est pas Auschwitz. La situation à Gaza est triste et peut susciter notre indignation, mais elle n'a rien à voir avec ce qui se passait pendant la Shoah !"

"Pour parvenir à la paix", considère-t-il, "il faut que l'on cesse de voir dans le conflit israélo-palestinien de 'bonnes' et de 'mauvaises' victimes. Les droits de l'Homme ne doivent pas être un outil que l'on utilise en faveur d'un camp contre l'autre. Les gens qui ne sont pas du tout touchés par le conflit et qui se définissent comme 'pro-palestiniens' ou 'pro-israéliens' sont des imbéciles.

Que veut dire être pro-israélien si l'on ne défend pas l'idée d'un Etat d'Israël vivant en paix avec ses voisins ? Et que signifie être pro-palestinien si l'on ne défend pas celle d'un Etat palestinien démocratique vivant pacifiquement aux côtés d'Israël ? Etre pro-palestinien, c'est être pro-israélien, et vice-versa", conclut-il.

Il semble cependant à Zimeray qu'au lieu de cela, Israël et la communauté internationale se retrouvent piégés dans une sorte de phénomène politique cyclique qui s'apparente au mystère de la poule et de l'œuf : il est impossible de dire comment tout a commencé. Israël s'est senti en danger et isolé et a considéré la violence comme la seule façon de se protéger. La communauté internationale ne l'a pas compris et a condamné ses actions, souvent en simplifiant le problème, ce qui n'a fait que renforcer Israël dans les principes qui l'avaient poussé à recourir à la violence au départ", considère Zimeray.

Le cycle, explique-t-il, est le suivant : "Brutalité, condamnation, incompréhension, isolement et, de nouveau, besoin de se protéger."
Persuadé de son isolement, Israël a rejeté toutes les propositions faites par la communauté internationale, une attitude qui a accentué la distance entre les deux parties et l'a fait apparaître comme étant celui qui refuse.

"Israël est prisonnier de sa propre conviction que le monde ne le comprend pas", résume-t-il.
"Il faut que la communauté internationale réfléchisse aux conséquences de ses paroles avant de les prononcer et qu'elle comprenne à quel point Israël est vulnérable. Israël, de son côté, doit apprendre à faire la différence entre ses amis et ses ennemis.

Plus encore, il doit considérer comme un intérêt stratégique la réparation de son image internationale, s'il ne veut pas risquer une délégitimation de l'Etat lui-même. Cela est capital. Il doit traiter l'opinion internationale avec le même soin qu'il traite son opinion publique à l'intérieur du pays. Ce qui signifie qu'il importe de remédier aux préjudices causés par une information erronée et une mauvaise perception de la réalité, conséquences de la guerre des images. Il convient de considérer cela comme une donnée politique et de travailler avec. Je suis très préoccupé par le fossé d'incompréhension qui sépare Israël du reste du monde. Ce n'est pas bon pour Israël, pour ses amis et pour la paix."

Zimeray ajoute qu'il s'inquiète pour la légitimité d'Israël dans l'avenir. "Le consensus international est l'un des piliers majeurs sur lesquels se fonde l'existence d'Israël comme Etat démocratique", prévient-il. "En tant que citoyen français et européen, je me dois d'affirmer que la légitimité d'Israël ne repose pas sur le sang et la sueur du peuple juif."

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 18:05

 

 

BANNERALDO

 

 

 

 

Bruxelles, ville musulmane en 2030 ?

Par Aldo-Michel Mungo

pour aschkel.info et lessakele.

 

Merci Aldo pour l'envoi de ce texte également paru dans le jpost journal dans opinions libre du JPost du 15/21/06

 

 

Exemple d'une manifestion de Janvier 2010 à Bruxelles aux cris de 'Hamas, 'Hezbollah, Ddjihad.....

 

 


 

 

Il y a quelques semaines, l’hebdomadaire Le Vif/L’Express titrait en couverture « Bruxelles musulmane en 2030 ?». L’analyse n’exclut pas le scénario d’une capitale européenne devenue musulmane dans à peine 20 ans. Pourquoi ce scénario est-il inquiétant ? Le problème n’est pas religieux, il est politique.

Ce qui est en cause, c’est l’islam politique qui veut introduire la charia dans notre société. et transformer notre façon de vivre. N’ayons pas peur des mots : l’islam politique est une idéologie d’extrême droite, fascisante, qui instrumentalise la religion pour parvenir au pouvoir et régir la Cité de manière totalitaire.

Que se passera-t-il si nous continuons à faire des concessions aux barbus ? Nous vivrons tout simplement une vaste régression sociale. Nous reviendrons sur plus d’un siècle de conquêtes : l’émancipation de l’individu face au clergé, l’égalité hommes-femmes, la laïcité, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la mixité, le droit à l’enseignement pour tous, le droit au travail, la fin des prescrits religieux, la liberté d’expression et de pensée. En un mot, la fin des dogmes imposés par les clercs.

Que constatons-nous dans certains quartiers de Bruxelles ?

Une atmosphère étouffante, des pressions et des injures visant les femmes qui ne portent pas le voile, l’interdiction de fait des commerces qui ne sont pas halal. C'est-à-dire la disparition de tout commerce vendant de l’alcool, du porc et tout ce qui est « illicite » aux yeux des nouveaux inquisiteurs religieux. Des écoles où les professeurs ne peuvent plus parler du darwinisme, des croisades ou de la Shoah sans se faire insulter. Des mosquées qui dictent leur volonté à des dirigeants de gauche qui, par électoralisme, ont tourné le dos à la laïcité.

Par actions disséminées, les islamistes transforment notre ville et introduisent petit à petit des éléments de la charia pour tenter d’en faire une ville musulmane.

Mais il faut oser le dire : la charia est contraire aux valeurs de notre civilisation gréco-chrétienne. D’ailleurs, la plus haute juridiction du continent, la Cour européenne des Droits de l’Homme, a dit pour droit le 31 juillet 2001 que la charia est incompatible avec le régime démocratique.

Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?

A partir des années ’60, des immigrés musulmans ont été recrutés pour servir les intérêts de l’industrie belge. Mais aucun ouvrier n’a été déporté de force, chacun a été payé et personne n’a été retenu contre son gré en Belgique.

Ils ont été accueillis comme l’ont été les immigrés polonais, italiens, espagnols, portugais, et bien d’autres avant eux.

Comme l’a été mon père. Comme l’ont été vos pères, mères ou grands-parents.

Car cette terre est depuis toujours une terre d’immigration et nous sommes tous des descendants d’étrangers.

Nous avons ensuite permis à ces nouveaux immigrés de faire venir leur famille ; nous leur avons octroyé les droits et les avantages acquis par nos aïeux ; nous avons accordé la nationalité belge à ceux qui la demandaient. Nousavons ouvert nos dispositifs sociaux à des dizaines de milliers de réfugiés ; nous avons régularisé massivement les sans-papiers, nous avons financé la formation des arrivants et l’instruction de leurs enfants.

Pour éviter la concentration des enfants d’immigrés, nous avons même perdu la liberté d’inscrire les nôtres dans l’école de notre choix. Nous l’avons fait avec un esprit universaliste, croyant de bonne foi que ces immigrés musulmans souhaitaient vraiment partager nos valeurs et notre style de vie.

Mais il faut bien constater que certains musulmans radicaux tendent maintenant à revendiquer la non-intégration comme un droit.

Quelques associations antiracistes ont réussi à imposer le droit à la différence pour les immigrés musulmans et l’obligation de s’adapter pour le reste de la population.

Les politiciens au pouvoir sont allés jusqu’à entériner le « multiculturalisme », cette idéologie hasardeuse selon laquelle des patrimoines de valeurs complètement différents peuvent former une société cohérente.

Aujourd’hui, la multiculturalité est désormais rebaptisée interculturalité, un nouveau concept qui signifie essentiellement que toute croyance – aussi ridicule ou ignoble soit-elle – est correcte et acceptable au nom de la diversité.

Pour résoudre le bien-vivre ensemble, il faudra davantage que cinq minutes de courage politique. Il faudra faire le choix de la parole vraie, de la rigueur intellectuelle.

Que faire, me demanderez-vous ? Que proposer face à ce défi ?

Il y a un passage obligé : nous devons faire front devant les atteintes à la neutralité de l’Etat. Nous devons refuser catégoriquement les privilèges qui sont réclamés pour des raisons religieuses, en dérogation à nos lois démocratiques. Car il nous revient le droit de contraindre à respecter notre contrat social quiconque prétend le violer. Le vivre ensemble implique un changement radical d'attitude de la part de chacun. D'une part, il faut cesser de voir en étranger tout homme dès lors qu'il n'est pas blanc: le sens de la citoyenneté n'a pas de couleur. Mais il faut être intraitable avec ceux qui escomptent violer les valeurs du contrat social sous prétexte de leur propre origine.

A cet égard, la tolérance n'est pas de mise, et la contrainte est de rigueur.

Le mérite de l’Etat moderne est d’avoir aboli les privilèges ; nous ne devons pas tolérer qu’ils soient rétablis, au nom d’un dieu hypothétique.

Nous devons refuser toute concession au communautarisme. Et attention, aux soi-disant « accommodements raisonnables » qui ne sont rien d’autre, absolument rien d’autre, que des privilèges religieux, des lois particulières édictées pour quelques-uns. Si nous en admettons le principe, il sera impossible de faire marche arrière ensuite.

Ce sont des revendications qui tendent à instaurer le développement séparé des différentes composantes de notre société. Ceux qui les prônent vont dresser définitivement des murs infranchissables. En effet, si chacun obtient satisfaction sur des particularismes identitaires, que restera-t-il du « vivre-ensemble » ?

Rien. Il restera une société fondée sur le développement séparé. Une société ségrégationniste. Une société fondée sur le principe de l’apartheid.

Il faut dire non aux accommodements raisonnables qui sont la porte ouverte à la scission de la société sur des bases uniquement religieuses et qui vont organiser la société dans l’hystérie piétiste du « pur » (le Halal) et de l’ « impur » (le Haram).

Nous ne pouvons nous accommoder de différences religieuses essentiellement revendiquées par des idéologues fondamentalistes et rétrogrades. Car, dans notre société, aucun groupe ne peut se prévaloir de privilèges : tout le monde est sur le même pied.

Ces revendications se fondent sur le postulat que plusieurs civilisations peuvent coexister sur le même sol. Cela est faux car cela mène à la guerre civile.

Et, c’est évident, seule la position laïque est à même d’assurer la paix civile.

Les seuls « accommodements vraiment raisonnables » sont ceux qui s’imposent aux derniers arrivants, comme l’exige la plus élémentaire courtoisie.

Ce que nous proposons à nos concitoyens musulmans, en plus de toute notre assistance, de toute notre solidarité sociale, à côté de tous les avantages qu’il y a à vivre en Belgique, c’est simplement qu’ils s’accommodent de nos institutions, de notre mode de vie et de nos traditions. Ce que nous leur proposons c’est d’intégrer notre contrat social. Mais nous ne pouvons accepter l’ingérence de considérations religieuses, ni donner une légitimité institutionnelle quelconque à cet effet, et encore moins considérer des financements pour de tels agencements.

Nous devons être intraitables sur la liberté de conscience et d’expression; sur le pluralisme philosophique ; sur l’égalité des droits entre les individus, hommes et femmes; sur la neutralité de l’Etat ; sur le respect de toutes les minorités ; sur la soumission au processus démocratique ; sur la soumission aux lois nationales ; et sur le respect des traditions et des usages qui sont les nôtres.

Les valeurs de la démocratie bénéficient à tous, y compris aux ennemis de la démocratie.

Ces valeurs sont notre force. Prenons garde à ce qu’elles ne deviennent pas notre faiblesse.

Nul n’entend renoncer à l’Etat de droit ; ce serait renoncer à nous-mêmes.

Mais si notre droit est impuissant à faire respecter notre mode de vie, changeons-le !



Lire le texte en entier  Bruxelles musulmane Jpost - AMM -Aschkel.infoICI

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 14:50

 

Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien
26 mai – 1er juin ...

 

Dans la nuit du 31 mai, les forces de Tsahal ont pris le contrôle de la flottille humanitaire pour Gaza. Cinq bateaux ont été contrôlés sans incident exceptionnel. Sur le sixième bateau, le navire turc Mavi Marmara, les soldats de Tsahal ont fait face à une résistance violente. Les activistes pro-palestiniens à bord ..


Lire la suite ICI.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 23:52

 

 

Document et article associés

Question : quelle différence y a-t-il entre un réfugié juif et un réfugié arabe S.Bergheim

Les « réfugiés » arabes : une invention ? S. Bergheim…


Pays arabo-musulmans les biens spolies des 900.000 réfugiés juifs

tous les articles dans les catégories

>CONFLIT ISRAELO-ARABE

et

DOSSIER MYTH

 

 

 

Par Albert Soued, écrivain et analystewww.nuitdorient.com 

Conférence au Bnai Brith "Yovel Hamedina" - Maison de la Wizo – Tel Aviv – 26/05/10

 

Il y a encore un siècle, l'empire ottoman dominait le Moyen Orient. Après son effondrement en 1923, on a vu naître de nombreux états indépendants, ou sous mandat britannique ou sous protectorat français. Depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, nous avons assisté à deux transformations majeures du panorama de la région:

- au-delà des nationalismes qui se sont cristallisés dans les nations nouvellement établies, voilà que les sociétés arabo-musulmanes, qui pratiquaient modérément leur Islam, s'islamisaient à outrance, progressivement ou brutalement, avec une radicalisation extrême de certaines franges. La notion coranique de "oumma" (nation-mère) renaissait profitant de la globalisation ambiante (1).

- la renaissance de la nation juive sur sa terre ancestrale, malgré les efforts constants dedélégitimation des pays arabo-musulmans, d'une partie de l'Occident et des Juifs qui ne se reconnaissaient plus ou qui ne se sont jamais reconnus dans le sionisme.

 

A 62 ans, Israël est comme un grand père (sav=62) qui a engendré de nombreux enfants, petits enfants et arrière petits enfants, beaux et vigoureux, mais qui est toujours dénigré par ses voisins. Pour avoir une paix relative, ce grand père et sa famille se sont armés et clôturés.

La question qu'on pourrait se poser "Si Israël était entouré de pays arabes laïcs et démocratiques, la paix aurait-elle pour autant été assurée ?"- je ne le pense pas.

La Syrie de Hafez al Assad et l'Irak de Saddam Hussein étaient des états laïcs, ceci ne les a pas empêchés de s'attaquer à Israël. Le Liban dit démocratique et non religieux vient d'intégrer dans son gouvernement une milice islamiste et terroriste, violemment antisioniste. L'Irak shiite façonné par les Américains pour être démocratique et pluraliste n'a pas de relations avec Israël.

 

En fait, dans la tradition politique islamique ou arabe, seules comptent la force et l'hégémonie sur l'autre. Israël n'est respecté ou craint que s'il est fort et s'il manifeste sa force (2). Depuis un demi-siècle, nous avons assisté à de nombreuses velléités d'hégémonie et de puissance au Moyen Orient:

- l'Egypte de Nasser avec la République Arabe Unie et l'expédition au Yémen

- la Syrie des Assad avec le projet constant de Croissant fertile

- l'Irak de Saddam Hussein avec la guerre avec l'Iran et l'occupation du Koweit

- l'Arabie saoudite avec la clique wahabite qui utilise ses pétrodollars pour diffuser sa doctrine à travers le monde et qui a engendré al Qaeda

 

Aujourd'hui ces pays arabes sont supplantés par 2 pays non arabes:

- l'Iran shiite, avec son équipée nucléaire et balistique pour mettre à genoux le Moyen Orient et sans doute au-delà

- la Turquie sunnite qui en 8 ans de pouvoir du parti AKP d'Erdogan a transformé un pays laïc et semi-démocratique en une république islamique. L'historien Bernard Lewis lui donne encore moins de dix ans pour devenir un autre Iran.

 

Comment est-on arrivé là ? L'Islam, mon général !

L'Islam porte en lui les germes de l'extrémisme et de la violence, beaucoup plus que toute autre foi. Il suffit de regarder l'état du monde et l'origine de la majorité des conflits politiques dans le monde:

- de nombreuses sourates préconisent la puissance et la domination de l'autre qui n'est pas musulman

- contrairement à la tradition judéo-chrétienne où certaines interdictions sont absolues, dans le Coran les 3 commandements liés au meurtre, au vol et au faux témoignage ne sont pas "absolus", mais "relatifs", ce qui entraîne à coup sûr la violence (voirwww.nuitdorient.com/n2312.htm )

 

Ainsi en 62 ans, l'Islam a réussi à écoeurer ou à tuer 80% des Chrétiens qui vivaient au Moyen Orient à la fin de la dernière guerre mondiale. (voirwww.nuitdorient.com/n18.htm)

- en Egypte, les coptes formaient 20% de la population en 1950. Aujourd'hui, ils sont moins de 10%. Ils se sont exilés en Europe et aux Etats-Unis

- au Soudan, on a compté 2,5 millions de morts assassinés au Sud du pays

- au Liban, la majorité chrétienne est devenue une minorité divisée et sans voix

- en Irak, en Syrie et dans les territoires autonomes de Judée-Samarie comme à Gaza, les Chrétiens émigrent en masse vers l'Amérique Latine, au Chili et au Pérou.

 

L'Islam a réussi à chasser tous ses juifs des pays arabes qui sont devenus pratiquement

"judenrein" (voir www.nuitdorient.com/n15.htm). Mais il n'a pas réussi à les dissuader de faire renaître la nation d'Israël, et les Juifs d'Orient comme d'Occident sont revenus repeupler leur terre comme la colombe revient à son colombier après un long périple (voir http://symbole.chez.com/sion.htm )

Pourtant les Musulmans ont tout essayé pour les en empêcher:

- les pogroms de Palestine des années 20/30

- la collusion avec les nazis de leur chef religieux Haj Amin al Husseini qui cherchait à faciliter la "solution finale" au Moyen Orient, l'occupation de la Palestine et de l'Irak en 1942/43

- la collusion des Arabes avec les Anglais pour empêcher les Juifs de débarquer et de s'installer en Terre d'Israël, dans les années 30/40

- les nombreuses guerres offensives menées depuis 1948

- la nucléarisation de l'Iran et ses menaces constantes d'extermination

- et récemment la Turquie qui se faufile derrière l'Iran et qui menace la sécurité d'Israël

 

Malgré toutes ces menaces, Israël comptera en 2012, 6 millions de Juifs, multipliant par plus de 10 la population à son indépendance.

 

 

 

Etat des lieux

 

Israël au Moyen Orient semble aujourd'hui un îlot de démocratie et de progrès au milieu d'un océan de dictatures rétrogrades. Comment alors ne pas susciter les convoitises de ces peuples voisins qui ont longtemps vécu de razzia et de butin ?

En effet, Israël est une "success story" comme disent les anglo-saxons, sur les plans technologiques, économiques, financiers, sur le plan des start-up, de l'esprit d'entreprise, sur le plan des performances, du nombre de prix Nobel par habitant, des différents prix reçus dans tous les domaines notamment culturels. Sur le plan politique, le pays est stable et le niveau de sa dissuasion enviable.

 

En dehors de quelques îlots d'extrême richesse, je dirais de richesse ostentatoire, le Moyen Orient arabo-musulman est délabré dans sa globalité. Le refus de la modernité du nouvel Islam wahabite ou salafiste en est la principale cause. Un rapport récent de l'Onu confirme cette régression socio-économique. Il faut ajouter à cela le mépris de la femme qui s'oppose à son émancipation. Nous avons décrit cette situation dans de nombreux articles parus dans www.nuitdorient.com 

De plus les régimes en place n'ont d'autre but que de se perpétuer, sans aucune place pour une véritable expression populaire. Tous les pays du Moyen Orient sont dans un équilibre fragile, le pouvoir pouvant être renversé du jour au lendemain par la force ou par des urnes truquées ou non, au profit d'un régime islamiste encore plus violent et plus arbitraire.

 

Aujourd'hui l'opinion occidentale est manipulée par des médias et de nombreuses ONG largement financés par cet Islam rétrograde. Ceci explique en partie l'alignement aveugle "des nouvelles gauches" du monde avec des dictatures arabo-islamiques dont le Hamas à Gaza et l'OLP à Ramallah sont les exemples les plus flagrants. Cet alignement vociférant de l'Occident n'est-il pas le prélude à sa vassalisation?

 

LES DEFIS D'ISRAËL

 

Défis sociologiques

 

Démographie

La population juive croit chaque année d'environ 110 000 âmes, excédent des naissances sur les décès et de 25/30 000 personnes, excédent de l'aliyah (montées vers Israël) et des retours sur la yérida (départs d'Israël).

La différence du taux de croissance démographique qui est de 2,1% pour les Juifs et de 2,8% pour les Arabes sera comblée avant 10 ans, les taux respectifs se rejoignant vers les 2,3%, grâce à l'accroissement des populations juives traditionnelles, grâce à la prise de  conscience des populations juives laïques et agnostiques et surtout grâce à l'amélioration du niveau de vie de la population arabe, devenant alors moins prolifique.

 

Education et violence

La population des jeunes est violente et mal éduquée. La violence provient de l'usage de l'alcool et de drogues diverses et d'une situation familiale dissolue. Cette situation s'ajoute à un système éducatif primaire et secondaire peu performant. Les enseignants sont mal payés et les crédits de l'école publique sont en régression.

En 1960, 61% des élèves allaient à l'école publique. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un tiers des élèves et demain en 2040, on prévoit seulement 14%!

Pour donner à leurs futurs adultes des atouts dans la vie courante, les écoles religieuses devraient inclure dans leur cursus, une langue étrangère, les mathématiques et les sciences. Les écoles publiques, quant à elles devraient intensifier l'enseignement de la culture générale, notamment biblique, l'esprit civique et l'éthique, car au-delà de l'efficacité pour passer des examens et obtenir des résultats, il faut former des citoyens.

 

Ecart de revenus

Avec la libération de l'économie qui était nécessaire, la croissance est venue au rendez-vous, mais elle ne tire pas tout le monde vers le haut, de la même manière. Les laissés pour compte sont passés en 20 ans de 10 000 à 140 000. La pauvreté se situe là où l'éducation est faible, là où le chômage volontaire ou non sévit, c'est-à-dire chez 2/3 des religieux orthodoxes et de 1/3 des Arabes qui ne travaillent pas. Or cette population représente 30% du total et a tendance à croître. Le gouvernement vient de mettre en place des moyens de la juguler (3).

 

Démocratie et liberté d'expression

Dans la 1ère moitié du 20ème siècle les idées humanistes et universalistes avaient un certain sens, face aux fascismes ambiants, issus souvent de la droite de l'échiquier politique, et parfois de sa gauche. Depuis la fin de la 2ème guerre mondiale et surtout depuis la fin de l'URSS, le monde a changé. On a assisté à la naissance de nombreuses nations et l'Onu en compte près de 200 ! Ces nations jeunes et neuves sont rarement démocratiques. Des régimes dictatoriaux, autoritaires ou anarchiques règnent partout en Afrique, en Asie, en Amérique latine, sous couvert de socialisme, de communisme ou de national-socialisme. Les anciennes élites intellectuelles d'Occident sont restées figées dans leurs dogmes d'antan, soutenant ces régimes soi-disant de libération nationale ou révolutionnaires. De fil en aiguille, elles en viennent à soutenir les états autoritaires et les mouvements terroristes ou fascistes du Moyen Orient, notamment le Hezbollah, le Hamas, le Fatah et tutti quanti….

En Israël, ces élites ne sont pas en reste. Issues des mouvements humanistes d'avant-guerre, elles ont participé aux guerres d'indépendance et à la construction du pays. Mais elles n'ont pas évolué sur le plan mental. Elles sont en perte de vitesse du fait de l'évolution rapide de la structure démographique de la société. Dans une génération elles vont disparaître. "Alors après moi le déluge" se disent-elles! Ainsi elles participent au sabotage de leur propre patrie, se permettent tout, cherchant à contrecarrer le destin par la force et par des pressions venant de pays étrangers. C'est le sens du NIF, fonds pour l'établissement d'"un nouvel Israël", à l'image du passé. Alors ces élites menacées enseignent la haine du Juif dans leur propre université. Elles trahissent l'Université qui les paie, hurlant avec les ennemis de leur pays, les incitant au boycott, à désinvestir et à prendre contre lui des sanctions internationales (4).

La liberté d'expression dans une démocratie c'est aussi le respect des institutions, le respect du scrutin populaire, c'est aussi le respect de l'autre tout simplement.

Israël est un pays jeune malgré ses 62 ans. Il devrait trouver des moyens légaux et financiers pour limiter les énormes dégâts causés par ces hurluberlus attardés, ces utopistes d'un autre temps, prêts à vendre leur propre université et leur propre pays, parce qu'ils ne s'y sentent plus à l'aise. Ce pays devrait aussi pouvoir empêcher les élites arabes élues de divaguer publiquement, appelant leurs concitoyens au boycott de leur pays, se transformant en hérauts du jihad ou d'un califat mondial, voire même en dangereux espions.

La liberté d'expression trouve ses propres limites dans une véritable démocratie. Aujourd'hui Israël est assez mûr pour trouver la voie moyenne dans la tolérance.

 

Défis environnementaux

 

Israël est un petit territoire se situant au croisement de 3 continents, de structure géologique particulière, puisqu'on vit aussi bien à 1000 m qu'à - 500m, avec de grandes variétés climatiques, allant des vents de poussière à 45° aux tempêtes de neige.

Aujourd'hui l'eau commence à manquer.

 

Le déficit en eau est évalué à 1 milliard de m3. Les sources habituelles, le lac Kinneretet les nappes phréatiques, commencent à s'épuiser. Le lac a perdu 5,2m en 6 ans et n'est plus qu'à 40 cm de son niveau d'alerte rouge. Comment réduire le déficit ?

Pendant longtemps le pays a caressé le projet d'importer de Turquie de l'eau en bateaux-citernes. Mais un malentendu sur le prix de l'eau rendue n'a pas permis la réalisation de ce projet, qui était par ailleurs condamné du fait de l'évolution désastreuse des relations entre les deux pays. Israël espérait qu'un miracle climatique se produirait, mais celui-ci n'a pas eu lieu.

Alors des solutions plus coûteuses, mais volontaires et autonomes, ont enfin vu le jour. Une centrale de désalinisation de 150Mm3 vient d'être inaugurée à Hadéra (5). Une autre le sera en 2013 à Ashqelon. D'autres doivent suivre.

Divers moyens sont mis en œuvre pour réduire le déficit:

- traitement des eaux résiduaires pour l'agriculture et l'industrie

- recueil des eaux d'écoulement de pluie dans des bassins imperméabilisés ou, au niveau individuel, dans des citernes pour des usages domestiques

- économies domestiques par des campagnes de sensibilisation pour une meilleure plomberie et par l'addition de gadgets économisant l'eau, étanchéisation des conduits

- …

 

Un autre défi est le niveau de la mer Morte qui perd 1m/an provoquant une modification du paysage écologique (énormes crevasses dangereuses) et mettant en péril les industries chimiques qui en vivent. L'eau douce du Jourdain n'arrive plus à la mer Morte puisqu'elle est puisée pour les besoins aussi bien d'Israël que de la Jordanie qui reçoit 50 Mm3/an. La pluie ne parvient pas à compenser l'évaporation de la mer.

Le projet de canal mer Rouge/mer Morte qui nécessite une coopération avec la Jordanie et d'énormes investissements semble lointain, d'autant plus que les apports d'eau sont salins et non doux, ce qui peut changer la structure aqueuse de la mer Morte, l'écologie et les ressources en sels de l'industrie en place.

 

Les défis sécuritaires

 

En milieu hostile, on n'achète pas la paix. La paix est alors obtenue par la dissuasion. En demandant sans cesse "la paix maintenant", c'est comme si on était prêt à l'obtenir à tout prix, c'est à dire jamais.

Israël doit être prêt pour 4 types de guerre militaire, ce qui est unique dans l'histoire du monde à ce jour:

- guerre conventionnelle (les diverses guerres avec les pays arabes voisins jusqu'à la sortie du Liban Sud en 1995)

- guerre non conventionnelle, avec des missiles porteurs ou non d'armes de destruction massive (depuis l'an 2000, roquettes et katiouchas….)

- guerrilla (cf depuis 1973 commandos suicide, bombes humaines, attaques improvisées – Hezbollah au Liban- Hamas à Gaza)

- conflit urbain ou émeute urbaine (cf Djénine)

 

Pour chacun de ces types de guerre, Israël a trouvé la parade technique (barrière de sécurité, blocage des côtes, bouclier anti-missile, sous-marin nucléaire…), ou humaine (renseignement, entraînement, commandos…).

Or depuis les accords d'Oslo, l'ennemi a trouvé d'autres moyens de destruction, en dehors des attentats-suicide, les ONG occidentales, les médias, les cours de Justice, et les arènes internationales de l'Onu: plaintes en justice, votes-sanction par des majorités automatiques, désinformation….(6)

 

Défis de l'information (hasbara)

 

Israël n'a jamais été très fort en matière d'information interne comme externe, encore moins pour se faire de la publicité. Car qui dit "publicité" dit "propagande", et qui dit "propagande" dit une bonne part d'exagération, voire de mensonges. Alors que la désinformation bat son plein au Moyen Orient, c'est-à-dire la propagande organisée et systématique, comment voulez-vous qu'un petit pays, voulant simplement s'exprimer pour survivre, puisse s'en sortir ? Tache immense et incertaine.

Un moment le gouvernement avait envisagé de créer une chaîne de télévision internationale pour neutraliser les chaînes arabes et terroristes, al Arabiya et al Jazira. Les émissions en ondes courtes sont limitées à peu de langues dont le persan. Les émissions en persan sont très appréciées par l'opposition iranienne.

 

Il faudrait faire aussi le ménage à la télévision israélienne, car sous prétexte de tolérance, on accepte des insanités contre le pays, dans les émissions en arabe, ce qui serait interdit dans n'importe quel autre pays. En fait les pouvoirs publics semblent désemparés dans cette guerre des ondes et de l'internet. Ils semblent néanmoins avoir opté pour l'information moléculaire, la moins coûteuse.

Tous les citoyens israéliens qui partent à l'étranger en mission d'affaires, de diplomatie, de culture, de science ou d'éducation doivent recevoir une formation spécifique pour discuter et débattre. Ce programme s'appelle "Debate" et 200 séances de 14 heures ont déjà commencé à former ces ambassadeurs à l'étranger. Pour les autres Israéliens sans mission autre que le tourisme, des livrets individuels sont distribués aux points de sortie.

La diaspora est invitée à créer des sites, des documents et des vidéos pour neutraliser la désinformation ennemie, mais aussi celle qui émane de Juifs ou d'Israéliens coopérant avec l'ennemi.

 

ATOUTS

 

Dans ce maelstrom moyen oriental, Israël doit à la fois garder sa spécificité et s'intégrer, encore faut-il que ses voisins l'accueillent pour cela. Ces voisins sont à la fois jaloux des atouts d'Israël et craintifs vis-à-vis de ceux-ci, craignant ne pas pouvoir les égaler. La situation devrait pouvoir évoluer favorablement si les forces du mal, c'est-à-dire celles de l'extrémisme, sont jugulées et empêchées de triompher.

 

Je note pèle mêle les atouts suivants:

Peuple ancien et nation jeune: les atouts d'un peuple ancien sont l'histoire et la culture qui peuvent le guider dans sa progression. La nation est jeune et dynamique, pleine d'espoir, sans trop d'illusions.

- Pour un petit pays, 3 universités mondialement reconnues comme performantes: Université Hébraïque de Jérusalem, ben Gourion du Négev, Technion de Haifa

Economie et finances performantes grâce à la sagesse du gouverneur de la banque d'Israël, M Fisher, et celle du 1er ministre B Netanyahou. Taux de croissance prévu en 2010: 3,5/3,7%- Taux de chômage: 7/7,3% - Taux d'inflation: 2,7/2,9%.

Accession à l'OCDE à l'unanimité des 31 pays. Premier pays au monde sur 58 sur le plan de la résilience économique (résistance à la crise) et 17ème sur le plan de la compétitivité. Réserves financières confortables permettant de faire des prêts à d'autres pays.

High Tech: taux le plus élevé de sociétés étrangères cotées au Nasdaq (bourse de New York), proportionnellement à ses dimensions. De même pour les brevets déposés. Forte inventivité et fort esprit d'entreprise. Fortes avancées dans l'agriculture, la médecine, la protection médicale, l'armement, les énergies alternatives…

Une "Silicon Valley" entre Tel Aviv et Haifa. Premier pays au monde à relever le défi de la généralisation de la charge de voitures électriques sur tout le territoire, par des bornes ou par échange standard de batterie en 2 minutes.

Culture surabondante mais parfois délirante: musées, théâtres, films primés, musique

Tourisme soutenu tout au long de l'année et pas seulement biblique.

Liens étroits avec la Diaspora

 

Les arrière petits enfants de ce grand père de 62 ans devraient aujourd'hui être fiers des accomplissements des anciennes générations et ils doivent œuvrer de plus belle pour défendre ce magnifique colombier qui a été remis en état de fonctionner.

 

 

 

 

Notes

(1) Pour neutraliser cette évolution, sous l'impulsion de GWBush, on assisté à de timides manifestations de la démocratie en Irak après 2003, et dans certains émirats du Golfe.

(2) Un 1er ministre israélien ne semblait pas avoir assimilé ces notions quand il annonçait publiquement "Nous sommes fatigués de la guerre !" Il a été amené de ce fait à mener 2 guerres…

(3) Formation des femmes et création de crèches, formation offerte des hommes en ingénierie, formation complémentaire offerte pour accéder à l'université, incitations financières des employeurs pour embaucher des orthodoxes, subventions pour la création d'entreprises, zones industrielles dans l'environnement orthodoxe, amélioration des services Maftéah' (centre de développement de l'emploi des H'arédim), encouragement pour le service militaire et le service civique….

(4) Mark Tannenbaum, membre du Conseil d'administration de l'Université de TelAviv a dû récemment démissionné, car le président de l'université refusait des sanctions contre deux professeurs de l'université qui menaient en Europe une campagne de boycott de leur propre université, Anat Matar et Rachel Giora. Un exemple parmi des dizaines de cas…

(5) Utilisant le procédé fort connu de l'osmose inverse.

(6) L'administration Obama semble vouloir enlever à Israël quelques uns de ses moyens de dissuasion. En effet l'extension des implantations en Judée et Samarie peut être considérée en effet comme un moyen de dissuasion des Palestiniens de prolonger les hostilités. Or le président Obama a exigé l'arrêt de ces extensions aussi bien Judée et Samarie qu'à Jérusalem. De même son administration vient de voter favorablement une réunion en 2012 de la Commission de l'Onu de non prolifération nucléaire pour obliger Israël à dévoiler son arsenal. Or l'ambiguïté du nucléaire d'Israël est un atout de sa dissuasion. Enfin récemment le vote défavorable du Conseil de Sécurité, concernant le blocus de Gaza, où pour la 1ère fois les Etats-Unis n'ont pas utilisé leur veto, est un flagrant révélateur des tentatives répétées du président Obama d'affaiblir l'état hébreu.

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 10:32

 

 

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Ben-Dror Yemini: Nakba Day and the Fraud
 
 


 Adaptation française : Galila sur sionisme.xooit

 

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Ben-Dror Yemini: Nakba Day and the Fraud
 
 


 Adaptation française : Galila sur sionisme.xooit.com



 
Journée de la Nakba et de l'imposture
Par Ben-Dror Yemini Mai 2010.

Les Palestiniens ont conservé le titre de “réfugiés” depuis plus de six décennies. Ils ont réussi à créer un récit historique unique qui ne concerne qu'eux. Ce mythe se développe de plus en plus, il mériterait d'être déconstruit et que le public connaisse enfin les faits réels :
la population palestinienne, avant la première Aliya, était dispersée et peu nombreuse, des centaines de milliers de Juifs ont été expulsés des pays arabes, et il n'y a jamais eu aucun antécédent dans le monde entier concernant le droit au retour.
La Nakba - l'histoire des réfugiés palestiniens est la plus grande success story de toute l'histoire des temps modernes - un succès qui, cependant, est une arnaque complète. Il n'y a aucun autre groupe de «réfugiés» dans le monde qui ait obtenu une couverture médiatique aussi étendue de par le monde. Pas une semaine ne s’écoule sans qu’il y ait une conférence, et encore une conférence, sur le misérable état (auquel sont réduits) les Palestiniens. Il n'y a pas un seul campus en Occident qui ne consacre autant d’événements, de conférences et de publications, chaque année, ou même chaque mois, à la question des réfugiés palestiniens. Ils sont devenus les victimes par excellence. Le monde a été informé d’un million de catastrophes et d’injustices, d’expulsions et d’échanges de population, d’actes génocidaires, d’ exécutions et de guerres, depuis que les Arabes, et parmi eux, les Palestiniens, ont déclaré une guerre d’extermination à Israël - mais c’est la Nakba des Palestiniens qui a pris la plus grande importance.

Un visiteur venu d'une autre planète pourrait penser que cela a été la plus grande injustice de l’univers tout entier subie depuis la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, il serait grand temps de démentir ce mensonge et de présenter les faits réels. Il est temps de révéler l’imposture. Les Juifs sont venus dans cette région de la Terre d'Israël, qui faisait alors partie de l'Empire ottoman, par vagues de petites groupes, bien avant la première aliya. Ont-ils réellement expulsé des millions d'Arabes? Eh bien, il ne peut y avoir de débat sur le fait que, dans ces années-là, il n'y avait pas de "Palestiniens", il n'existait pas de Palestine » et il n'y avait pas non plus d'identité" palestinienne ". Et, surtout, il n'y avait pas de frontière réelle entre les Arabes de Syrie, d’Egypte ou de Jordanie. Il y a eu un mouvement continu de populations. Dans les années où Muhammad Ali et son fils ont conquis cette région en 1831 - 1840, ils ont envoyé un grand nombre d’Arabes d’Egypte à Gaza, à Jaffa et aussi dans d'autres villes. Les Juifs qui arrivèrent, également, à Jaffa au cours de ces mêmes années, ont largement contribué à développer la ville.


Les résultats de recherches passés sous silence !

La question fait débat parmi les historiens de savoir combien d'Arabes vivaient, à cette époque, dans cette région de «Palestine», laquelle , en effet, était composée de districts (sandjaks) assujettis à Damas ou à Beyrouth, dans le cadre de l'Empire ottoman. Le témoignage le plus sérieux, au sujet de ce qui existait avant la Première Aliya, fait partie de ceux qui ont été purement et simplement oubliés. Il est connu de nombreux chercheurs, mais il n'existe pas dans les discours publics. Il a été rapporté par une délégation de chercheurs britanniques : - le Fonds d'exploration Palestine -qui traversa l’Ouest d'Israël en 1871 - 1878, de Dan à Beer-Sheba, et publia une carte précise et authentique des points de peuplement dans 26 régions, ce qui est rare pour sa taille, son type et son authenticité. Les chercheurs ont découvert un petit nombre de points de peuplement clairsemés. Le journaliste Zeev Galili a publié une enquête approfondie, suite à la publication de la carte, et il a constaté que Haïfa, par exemple, n'était constitué que d'un lot d'habitat exigu de 440 x 190 mètres. Pas plus que cela. Acre et Nazareth étaient les plus grands points de peuplement, dont la superficie était de 600 x 300 mètres. La taille de Jaffa était de 540 x 240 mètres. Jérusalem était située entre les murailles (de la Vieille Ville) et était relativement immense : environ 1.000 mètres x 1.000 mètres. Il y avait environ 100.000 habitants au total. Une rare collection de photographies de la Terre d'Israël prises durant ces années clarifie la taille des colonies de peuplement, et donne un autre regard fascinant sur cette époque.


Il y a ceux qui évoquent la célèbre incursion en Terre d’Israël, d’Ahad Ha’am en 1891[note : Asher Zvi Hirsch Ginsberg, plus connu sous son nom de plume Ahad Ha’am], qui trouva des champs cultivés et florissants. Il semble toutefois, que les impressions d’Ahad Ha’am sont supplantées par une série de conclusions bien établies à l’époque. Un autre visiteur, tel que Ahad Ha’am, Mark Twain a visité la Terre en 1865. « … Un pays de désolation dont le sol est assez riche, mais qui est abandonné à la prolifération des mauvaises herbes… une étendue silencieuse et lugubre… Une désolation que même l’imagination ne peut concevoir, malgré le mouvement de la vie et de l’action. Nous arrivâmes à Tabor en toute sécurité… Tout le long du trajet, nous ne vîmes aucun être humain. La Palestine est située dans une cuvette et la cendre… désolée…et peu pittoresque… Ces déserts dépeuplés, ces monticules couleur rouille stériles… Cette mélancolie émanant des ruines de Capharnaüm, ce village stupide de Tibériade endormi sous ses six bosquets de palmiers funèbres », tel était l’état d’esprit d’Henry Baker Tristram, qui a effectué plusieurs incursions en Terre Sainte au cours de ces mêmes années, ses descriptions sont très proches de celles de Mark Twain.

Des témoignages plus convaincants sont publiés dans le livre de James Finn, Consul britannique de Jérusalem pendant 17 ans ( 1845 à 1862), qui a parcouru de long en large le pays et publié un livre décrivant une terre clairsemée, en attente d’installation de résidents. Dans un exposé qu’il a envoyé en 1857, il a noté que « la Palestine est presque dépourvue d’habitants. » 






Il semble toutefois, que les conclusions de la délégation à la recherche méritent d'être retenues, au-delà de toute controverse. Il ne s'agissait pas d'aventuriers. C’était des chercheurs qui sont restés ici pendant des années, allant d’une localité à une autre, qui ont effectué des investigations en parcourant toutes les montagnes, les collines, les villages, et qui ont finalement publié six volumes. L’un de ces chercheurs, Arthur Penrhyn Stanley, a déclaré, concernant la région de Judée, que « kilomètre après kilomètre, aucun être humain n’a été aperçu. » 

Malgré ces conclusions, il y a eu un vif débat parmi les chercheurs, les historiens et les démographes, concernant le nombre d’Arabes vivant dans la région avant la première Aliya. Les estimations vont de 100.000, selon la délégation britannique à la recherche, à des centaines de milliers selon d’autres chercheurs. Il y a également un autre différend en ce qui concerne l’ampleur de l’immigration arabe en Israël, suite à l’avènement du sionisme. Cette question a également occupé d’autres chercheurs, parmi eux, Moshe Braver et Moshe Sharon. 

«En 1939, Winston Churchill déclarait: "Loin d’être persécutés, les Arabes ont déferlé dans le pays et se sont multipliés jusqu’à accroître la population, au point que même si la Communauté juive -"Juiverie"/ Jewry- mondiale dans son entier venait en Palestine, elle ne parviendrait pas, par sa seule population juive [locale] à dépasser celle des Arabes." Il existe des dizaines de sources d'informations, d’une part, sur la faible densité de population arabe avant la Première Aliya et sur l'immigration arabe dont l'ampleur après l'avènement du sionisme, est sujette à discussions.

» Il y a des [url:f01edf83b7=http://knol.google.com/k/the-arabs-in-the-holy-land-natives-or-aliens]dizaines de sources d’informations
 concernant la dérisoire population arabe, avant l’Aliya, et concernant l’immigration arabe, dont l’ampleur est controversée, après l’avènement du sionisme. 


Le livre de Joan Peters, « From Time Immemorial », qui publie beaucoup de données sur l’immigration palestinienne, est très controversé. Certains des résultats qui apparaissent dans le livre ont été réfutés, mais beaucoup de chercheurs sérieux, tels que Arieh Avneri (qui réfute l’allégation d’expulsion et de colonialisme) etFred Gottheil présentent une image fiable  attestant, en fait, de la plupart des allégations formulées par Mme Peters. En ajoutant à cela le témoignage de la délégation à la recherche, ainsi que le livre et l’exposé de Finn – le résultat est sans équivoque : Avant la première Aliya sioniste, la population en Terre d’Israël restait considérablement clairsemée.

En ce qui concerne l’immigration, il convient d’ajouter que, tant que le gouvernement fut arabe ou musulman, le peuple aspirait à vivre dans une contrée moins ingrate. Les Arabes de la région sont restés sous la domination égyptienne et jordanienne pendant deux décennies (1948-1967), et ils n’ont jamais exigé un Etat qui les représente. Ils ont vécu sous un régime cruel (c’est le sujet d’un autre article) et ils ont tout fait afin d’émigrer vers d’autres pays. Le revirement s’est effectué en 1967. Le gouvernement israélien a suscité un nouvel attrait. C’est la raison pour laquelle de nombreux Palestiniens préfèrent retourner dans les territoires de Judée et Samarie, et c’est également la raison pour laquelle beaucoup d’entre eux veulent émigrer en Israël et devenir des citoyens israéliens (des centaines de milliers de personnes l’ont déjà fait).

***
Tout au long des années du mandat britannique, il y a eu, sur cette terre, deux populations – Des Juifs et des Arabes. L'étendue initiale du mandat, conformément à la Déclaration Balfour, comprenait la partie orientale du Jourdain. Comme mentionné précédemment, la région était très peu peuplée. La création d’un foyer national pour les Juifs, n’aurait pas causé d'injustice du simple fait qu’il n’y avait ni nation ni Etat sur cette terre. Tel était le fond réel de la Déclaration Balfour. En 1922, la Société des Nations a amputé une partie de la région promise à la famille hachémite, et un an plus tard, le plateau du Golan a été également sectionné pour être offert au gouvernement français en Syrie.

Le harcèlement des Juifs existait déjà au cours de la période ottomane, celle-ci a augmenté pendant la période du mandat britannique. L’opposition était dirigée par le Conseil suprême musulman, dirigé par Haj Amin Al-Husseini. Le leader palestinien s’est joint aux pays de l’Axe. Il a prêché la haine et l’extermination des Juifs et  est demeuré à Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale. « Le Mufti et Hitler ont un ennemi commun – le Juif ! », rapporte un film allemand relatant une réunion entre les deux hommes. Le Mufti a fait bien plus que simplement parler – il a également agi, il a instauré les Brigades musulmanes Hanzar, qui ont combattu pour le compte d’Hitler.

Les seuls réfugiés restants !

Parallèlement à la résolution de l’ONU sur la partition, les pays arabes déclarèrent une guerre d’anéantissement d’Israël. Le résultat est bien connu. La déclaration de guerre causa le déplacement forcé de milliers d’arabes vers les pays voisins. Beaucoup d’entre eux ont fui. Beaucoup temoignèrent également avoir été forcés de quitter le pays sous la contrainte de leurs dirigeants. Quelques-uns furent expulsés dans la frénésie de la bataille. Environ 600.000 d’entre eux, sont devenus des réfugiés.

La tragédie subie par les Arabes est devenue la « Nakba », une histoire qui s’est amplifiée au fil des ans, ils  ont réussi à être considérés comme le seul peuple en exil à travers toute l'histoire des conflits mondiaux. Et il n’y a pas de plus grand mensonge que cela. Tout d’abord, parce que la « Nakba juive » a eu lieu en même temps. Dans les mêmes circonstances, lors du même conflit – Bien plus de Juifs dans les pays arabes – plus de 800.000 personnes – ont été contraintes de faire face aux expulsions et à l’ostracisme. Eux, ils n’ont pas déclaré une guerre d’extermination dans le pays dans lequel ils vivaient. En second lieu, ce qui est encore plus important, c’est que plus de 50 millions de personnes ont subi des déplacements consécutifs aux conflits nationaux ou à la création de nouveaux Etats nations. Il n’y a aucune différence entre les arabes de Palestine et le reste des réfugiés, y compris les réfugiés juifs. Au cours de la décennie qui suivit la Seconde Guerre mondiale, et seulement en Europe, c’est plus de 20 millions de personnes qui furent déplacés. C’est le cas également plus tard, au cours des conflits entre les Chypriotes turcs et grecs, entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan (le conflit du Nagorny-Karabakh), entre les Etats qui ont été créés à la suite de l’éclatement de la Yougoslavie et dans de nombreux autres conflits de par le monde.

De tous ces groupes, seuls les Palestiniens détiennent l'appellation de « réfugiés », cela depuis six décennies. Ils ont réussi à créer un récit historique exclusif qui ne concernerait qu'eux seuls. Ce mythe se développe également avec l’aide de l’UNRWA, une agence de l’ONU dévolue à aider les réfugiés palestiniens, indépendamment de l'aide apportée par le HCR à tous les autres réfugiés dans le monde. De nombreux pays, y compris Israël, contribuent au maintien de l’UNRWA, qui ne se borne pas uniquement à traiter des problèmes des réfugiés en les aidant, mais qui,  également, amplifie leur ressentiment. La tragédie est que si les Palestiniens ne recevaient pas une telle aide de la part de la communauté internationale, leur situation en serait aujourd’hui bien meilleure.

La fraude que l'on appelle le droit au retour

Au cours des nombreuses discussions auxquelles j’ai participé, j’ai demandé à mes collègues, des passionnés de l’histoire palestinienne, de m’indiquer des situations où des déportés ont déclaré la guerre, et ont perdu celle-ci, et où ensuite on leur a accordé le « droit au retour » ? Y en aurait-il un parmi les dizaines de groupes et les dizaines de millions ayant supporté l’expulsion au cours du siècle passé, a qui on aurait accordé un « droit au retour », de telle manière qu’il aurait causé la destruction politique d’un Etat nation ? A ce jour, je n’ai pas reçu de réponse. Parce qu’un tel droit n’existe pas.

L’Autorité palestinienne prétend qu’il existe un document alléguant des précédents au « droit au retour ». L’exemple le plus grave ayant été présenté est l’Accord de Dayton, en 1995, permettant le retour des Serbes en Croatie. Cependant, les circonstances sont différentes. Tout d’abord, le retour n’a jamais eu lieu.

La Croatie a permis le retour des Croates, mais a appliqué des obstacles en ce qui concerne le retour des Serbes. Deuxièmement, même si cela avait été mis en œuvre, le retour n’aurait pas porté atteinte à l’existence de la Croatie en tant qu’Etat national du peuple croate. Un autre exemple présenté par les Palestiniens, est un accord de 1997 concernant l’Azerbaïdjan. Il s’agit également, d’une tromperie : un rapport de 2002 , montre que les Musulmans qui avaient été exilés en Azerbaïdjan ne sont pas retournés en Arménie et les Arméniens qui sont arrivés en tant que réfugiés, ne sont pas retournés en Azerbaïdjan. En effet, les subventions accordées par la constitution arménienne relatives au « droit au retour », ne sont accordées uniquement que pour les Arméniens ( Cela est identique à la loi israélienne pour le « droit au retour », existant également dans d’autres pays à travers le monde). Les autres exemples présentés par les Palestiniens, concernent l’Afrique et l’Amérique du Sud, n’ayant aucun rapport avec les échanges de population à travers le monde et certainement avec les échanges de population entre les pays arabes et Israël.

La référence la plus tangible à la question du droit au retour est l’accord de Chypre, instauré par l’ancien Secrétaire général Kofi Annan. L’accord ne reconnaît pas le droit de retour, malgré le fait que la Cour européenne des droits de l’Homme ait reconnu les droits des requérants sur la partie grecque de la Turquie ainsi que la restitution de leurs biens. En d’autres termes, tout précédent juridique ne devient pas une vérité politique. L’accord a été salué par la communauté internationale en général, et par l’Union européenne en particulier. La raison pour laquelle les Palestiniens ne font pas mention du précédent de Chypre est que le droit au retour a été limité de sorte que la majorité turque, côté turc, puisse toujours être de 80 pour cent.






Les Palestiniens comptent également sur la résolution 194 : il convient de rappeler que les Arabes ont présenté un front uni d’opposition à cette résolution. Ils savaient pourquoi. Parce que c’est une résolution qui, en effet, est fondée sur la reconnaissance d’une précédente résolution – la résolution de partage – qui accorde une légitimité internationale à la reconnaissance de l’Etat juif. Il existe d’autres dispositions dans cette résolution, tels que la création de conditions appropriées et un accord préalable sur le fait que les candidats au retour doivent accepter de vivre en paix avec leurs voisins. Il est utile de rappeler que les Palestiniens persistent dans leur non-reconnaissance de l’Etat juif, ce qui démontre que les conditions n’ont pas été créées et que le droit au retour a certainement pour but d’éliminer l’entité juive et non d'instaurer la paix. Et comme Abou Mazen l'a déclaré en mai 2009, il ne reconnaît pas l’Etat juif parce que cela risque d’empêcher le retour en masse. 

Existe-t-il un peuple palestinien ?

Jadis, Azmi Bishara avait affirmé : « Il n’y a pas de peuple palestinien. C’est une invention coloniale. Il n’y a jamais eu de Palestiniens ». Bishara a raison. C’est ce qui est arrivé. Même le troisième Congrè arabe de 1920, qui s’est tenu à Jaffa, avait déclaré que la Palestine constitue la Syrie méridionale et qu’il n’existe pas d’identité palestinienne distincte. Ahmed Shukieri, premier Président de l’OLP a déclaré que « la Palestine n’est qu’une partie de la Syrie ». Le Président syrien, Hafez al Assad a déclaré en 1976, que la Palestine faisait partie de la Grande Syrie. A maintes reprises, de nombreux porte-parole ont admis, tout comme Bishara et Assad, qu’il n’y avait pas d’identité palestinienne distincte. Sans l’immigration sioniste, des masses d’immigrants ne seraient pas venus de pays musulmans et nulle identité palestinienne n’aurait été créée. Mais le fait que cela n’implique pas une nation, mais plutôt des immigrants en provenance des pays voisins, n’exclut pas le droit des Palestiniens à l’autodétermination. Ils se voient comme une nation, ils ont créé une identité nationale distincte, et leurs souhaits devraient être respectés.


Une des revendications des Palestiniens, est que, pour résoudre le conflit, la Nakba palestinienne doit être reconnue, et principalement, que soit reconnue la responsabilité israélienne dans le problème des réfugiés. La vérité, c’est exactement le contraire. Cultiver le mythe de la Nakba ne fait que retarder la résolution du conflit, parce que les Palestiniens s’appliquent à renforcer le problème, à l’amplifier en insistant sur le fait qu’il est différent de tous les précédents internationaux. Ils oublient que ce sont eux qui ont préféré soutenir l’axe du mal nazi. Que ce sont eux qui ont refusé la proposition de partition. Que ce sont eux qui ont déclaré une guerre d’anéantissement. Que ce sont eux qui ont commencé la guerre. Ils oublient qu’un plus grand nombre de Juifs ont été persécutés, dépossédés et expulsés des pays arabes. Tant qu’ils continueront à cultiver le mythe de la Nakba, en supprimant les données élémentaires, ils ne feront que perpétuer la perception de leurs propres  souffrances. Et malgré tout cela, les Palestiniens méritent le respect, la liberté et l’indépendance. Mais aux côtés d’Israël. Non à la place d’Israël. Et pas au travers de la Nakba qui n’est rien d'autre qu’une escroquerie politique et une fraude historique.






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Ben-Dror Yemini est un eminent chroniqueur du quotidien Maariv
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 00:54

 

 

Israël est prêt à mettre fin au conflit et à payer le prix fort pour la paix

Par Ariel Gurevitz


Il y a, en particulier dans l’opinion publique européenne, une confusion entre les effets de l’occupation israélienne et ses causes. Dans l’esprit de beaucoup d’observateurs il suffirait qu’Israël évacue la Cisjordanie pour que le conflit soit réglé. Or le conflit existait avant cette occupation. Ce qu’on oppose généralement à cela c’est que la guerre de 1948 a produit un exode qui a transformé des centaines de milliers de palestiniens en réfugiés. Mais en réalité cet exode ne fut jamais que la conséquence tragique du refus arabe d’accepter le plan de partage de l’Onu en deux états souverains après le départ de l’occupant britannique. Sans ce refus il n’y aurait eu ni exode ni refugiés palestiniens. Sans ce refus il y aurait peut-être aujourd’hui à côté d’Israël une Palestine moderne, laïque et prospère.

Si on considère que l’Etat d’Israël est illégitime alors aucun arrangement n’est possible. Les israéliens ne se laisseront jamais convaincre qu’ils ne sont pas chez eux. Mais aux sympathisants sincères de la cause palestinienne (il y en a beaucoup parmi les juifs) qui pensent qu’Israël à autant le droit d’exister que la Palestine, à ceux qui souhaitent sérieusement l’avènement de la paix, je suggère qu’ils se tournent vers les ennemis d’Israël pour les adjurer d’accepter l’Etat juif de manière convaincante et définitive. Pour le moment c’est loin d’être le cas. Ceux qui donnent le ton du côté palestinien sont déterminés à lutter jusqu’a ce que l’Etat juif soit liquidé. Rien de moins. Ce sont eux qui le disent.

On peut être en désaccord avec la politique israélienne, et on doit condamner les dérives de l’occupation pour autant qu’elles existent. Mais je pense que sur le fond du problème la balle est du côté palestinien, or, tout se passe comme si ceux-ci craignaient d’aboutir. Les tergiversations dont ils font preuve depuis des décennies se retournent contre eux-mêmes. Quand ils conditionnent les pourparlers à l’arrêt de la colonisation, cela n’a aucune retombée positive, et ils prolongent l’occupation alors que l’objectif du processus de paix consiste justement à y mettre fin. L’argument comme quoi les israéliens pratiquent le fait accompli sur le terrain ne tient pas, parce que chaque fois qu’il a fallu d’évacuer des territoires en échange de la paix, Israël l’a fait.

Israël s’est construit dans des conditions difficiles, sur un territoire ingrat grand comme trois départements français. La Diaspora ainsi que des pays amis ont contribué à l’édification du pays, mais cette aide est sans commune mesure avec celle qu’ont déversée les pays arabes et l’URSS. Quand on pense aux milliards affectés par les rois du pétrole arabes, l’Iran et le monde communiste dans le seul but de liquider Israël, cela donne le vertige. Au lieu de construire une nation palestinienne, ces fortunes ont été englouties en ne fabriquant que de la rancœur, alors qu’aujourd’hui Israël est aujourd’hui un membre de l’OCDE, un Etat solvable et une économie en pleine croissance.

Les Alliés ont occupé l’Allemagne bien des années après la chute des nazis. Ils n’ont fini par partir qu’après avoir acquis la certitude que l’Allemagne ne constituait plus un danger pour la paix. Dans le même ordre d’idées Israël aspire à mettre fin au conflit et est prêt à payer le prix fort pour vivre en paix avec ses voisins. A bon entendeur Salam.

Ariel Gurevitz est écrivain. Il a publié « La quatrième période », roman.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:30

Abou Tir libéré: et Guilad Shalit ?

[Jeudi 20/05/2010 11:22] - source : israel7

 

A l'heure où l'Iran dicte ses conditions sur les règles internationales, notamment en matière de chantage politico-judiciaire, le légalisme israélien paraît aussi important (ne pas se comporter comme un régime criminel) que dérisoire (le jeune Gilad Shalit reste détenu depuis le 25 juin 2006).


 

Un chef du Hamas vient d’être libéré de prison et a pu rentrer chez lui. N’aurait-il pas pu servir de monnaie d’échange, comme certains l’espéraient, pour la libération de l’otage israélien Guilad Shalit, captif de l’organisation terroriste depuis près de quatre ans ?

La libération d’un chef du Hamas, quatre ans après son arrestation, suscite l’indignation dans l’entourage de la famille Shalit. Mohammed Abou Tir, 59 ans, est sorti jeudi matin de prison, et a pu regagner son domicile dans le quartier est de Jérusalem, sous l’escorte de plusieurs agents de sécurité des services pénitentiaires.

Abou Tir, qui se distingue par sa barbe d’un roux flamboyant, est considéré comme l’un des symboles du Hamas en Judée-Samarie. Il avait obtenu la seconde place, en 2006, sur la liste du mouvement terroriste pour le « parlement » palestinien dont il était devenu membre à part entière, suite au succès de son organisation.

Lors de son interpellation avec dix autres suspects, également affiliés au Hamas, les autorités israéliennes ont indiqué que ces derniers étaient accusés d’implication dans des actions terroristes. Ils devaient également, selon les estimations, servir de monnaie d’échange et de moyens de pression pour la libération du jeune soldat Guilad Shalit.

A l’issue du procès,  Abou Tir a été condamné à 43 mois de prison. Il vient donc de purger sa peine et a pu ainsi retrouver la liberté. Le chef du comité de lutte pour Shalit, Shimshon Livman, a dénoncé cette libération et rappelé que Guilad, quant à lui, était toujours captif du Hamas.

  par Claire Dana-Picard

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 20:30

 

forum Hanna logo

 

The mess of our making
 

ynetnews
 

Adaptation française : Galila sur sionisme.xooit.com

pour aschkel.info/, lessakele ,desinfos



Dans quel pétrin on s'est mis !

Par Arlene Kushner 

L'image concernant les proches pourparlers n'est pas belle et c’est la seule raison d’être pessimiste. Nous devons nous demander comment nous sommes arrivés à cette situation - qui a évolué au fil des décennies, avec divers gouvernements israéliens ayant fait des erreurs désastreuses - et comment nous allons nous en sortir. La première erreur a été en 1967, lorsque nous avons acquis le contrôle de la Judée, de la Samarie et de Gaza et de n'avoir pas annexer ces régions (bien que finalement nous avons mis Jérusalem-Est et le Golan sous notre droit juridique). Les Arabes de Judée Samarie s’attendaient à être jetés. Après tout, c'est ce que la Jordanie a fait pour nous en 1949 en rendant Judenrein les zones dont ils ont pris possession. Mais, non, tout grand sportifs que nous étions, nous avons dit, restez … 

Passons ensuite à 1993, lorsque nous avons fait la seconde désastreuse erreur de signer Oslo, qui nous a engagé à négocier un statut définitif pour les arabes palestiniens vivant en Judée et en Samarie et à Gaza. En fait, ce fut une longue série d'erreurs désastreuses, entremêlées les unes aux autres. 

Ce que nous avons fait a été d’accepter, en théorie, une certaine notion de droit aux arabes palestiniens à vivre sur une partie de notre terre - ou à en revendiquer une partie comme la leur. Nous avions embrassé le concept de : la terre en échange de la paix "concept qui s'est avéré être une farce. 

Démentiel ! - Parce qu'ils étaient considérés comme les seuls pouvant avoir une influence suprême et qu’ils pouvaient monnayer la paix - les terroristes de l'OLP ont été ramenés par le gouvernement Rabin de Tunis à Jéricho et à Gaza, et, finalement, à Ramallah. Mais la «paix» n'était pas dans leur programme. 

Tandis que les concertations réciproques via Oslo progressaient, nous les stoppions à plusieurs reprises devant le peu d’empressement des arabes: non pas vraiment qu'ils tenaient leurs engagements, mais simulaient tout comme s’ils les avaient honorés. Les publications à l'incitation, qui font les nouveaux titres ces derniers jours, servent d'exemple. Arafat instaura l’incitation comme initiative de premier plan : il enseigna à son peuple que Israël n’était pas légitime, et que nous, les Juifs étions ce qu’il y avait de plus bas, de sorte que nous tuer était ¬ louable. Pourtant, Oslo a appelé à la cessation de toute incitation. Avons-nous arrêté notre coopération avec Arafat parce qu'il n'a pas respecté cette clause? Ne soyez pas stupides. C'est comme si nous devions continuer, quoi qu'il arrive. 

Le pire de tout, depuis 1993, c'est que nous avons eu des gouvernements qui ont adopté le récit des arabes palestiniens dans une certaine mesure: l'histoire d'un peuple qui souffre avec sa longue histoire sur cette terre, peuple déplacé par les Juifs, opprimé par l'occupation, et la nostalgie d'un état qui leur serait propre. Autrement dit, nous avons eu au moins quelques dirigeants qui ont littéralement oublié qui ils étaient, et qui ont plaidé non seulement contre notre propre intérêt mais pour celui de nos ennemis. Nous étions ce genre de personnes, si sensibles à nos adversaires, tellement prêts à faire des sacrifices. … 

C'est ce que j'appelle l’esprit diasporatique. Ayant été à la merci des autres pendant 2.000 ans, nous sommes restés excessivement empressés à les satisfaire. 

On parle souvent de nos jours de «récits» différents de l’histoire, ce qui impliquerait tout simplement une différence de perception : ils ont leur version de l'histoire et nous avons la nôtre. Pourtant, parfois, il ne s'agit pas de contester un récit plutôt qu’un autre, mais plutôt de contester une invention face à la réalité Vous pourriez dire que nous avons échoue à raconter notre histoire - mais nous l’avons fait d’un cœur saignant, en prouvant des faits qui ont démenti les récits des pays arabes. 


Les arabes ont parlé des frontières de 67 et il n'y pas eu de riposte claire et immédiate de la part du gouvernement israélien – plus souvent répétée que nécessaire - que la ligne 67 était une ligne d'armistice et n’était pas destinée à être permanente . Par défaut du contraire, nous avons laissé l'impression que ce qui était derrière la ligne 67, ce qui était le cas, nous «appartenait» en propre. Le revers de la médaille, c'est que tout de l'autre côté de cette ligne était "palestinien". 

Quand les Arabes ont parlé "de Jérusalem-Est," nous n'avons pas eu la force de clarifier le fait qu'une partie de Jérusalem avait une population majoritairement arabe pour la seule raison que la Jordanie avait expulsé tous les Juifs, et que cette zone se trouvait pourtant être le coeur du patrimoine juif. Nous n'avons pas raconté notre histoire et fait notre revendication de façon claire. 

Les arabes ont représenté l'UNRWA comme étant un organisme humanitaire qui aide les "réfugiés palestiniens" démunis à survivre jusqu'à ce qu'ils puissent «retourner» en Israël. Avons-nous jamais exposé énergiquement le fait que les règles de l'UNRWA sont différentes des règles appliquées à tous les autres réfugiés dans le monde, et que celles-ci doivent être gérées par le HCR ( Agence des Nations Unis pour les réfugiés )? Ne soyez pas stupides. 

En général, trouvons-nous des gens choqués par les différences de règlements, pourtant c'est quelque chose que les occidentaux politiquement avises devraient savoir. Très peu réalise qu'un réfugié palestinien »ayant acquis la citoyenneté américaine est toujours considéré comme un réfugié» dans les livres de l’UNRWA parce qu'il n'est pas "retourné" en Israël, où son grand-père y était arrive en 1948. 

Le fait le plus significatif de tous est que l'OLP n'a jamais officiellement renoncé à son appel à la destruction d'Israël, et le Fatah continue toujours à étreindre le concept de «résistance armée». À cela s'ajoute le fait que lorsque les arabes parlent de "l'occupation", ils font référence à tout, depuis la rivière jusqu’à la mer. Selon cette conceptualisation, il n'y a pas, aucune place ici pour les juifs. Pourtant, nos gouvernements, en acceptant la «solution à deux Etats", prétendent que ce n'est pas le cas. 

Les arabes sont passés maîtres dans la promotion de leur vision dans des termes acceptables pour l'Occident. Et ainsi, sans surprise, les dirigeants de la communauté internationale ont mordu à l’hameçon. Pourquoi ne l’auraient-ils pas attrapé ? Ils étaient plus que pressés d’arriver à n’importe résultat quel qu’il soit, et ils ne se sont même pas présentés avec une version alternative, efficace et convaincante. Ils ont même pu voir que certains dirigeants israéliens étaient de leur coté. 

Combien de personnes savent que la Conférence de San Remo (plus correctement : Sanremo) et le Mandat sur la Palestine sont sauvegardés jusqu’à ce jour dans le droit international et nous donnent le droit à cette terre? Combien ont entendu parler de San Remo et du Mandat? Qui sait que la Résolution 242 de 1967 ne parle ni d'un peuple palestinien ou même d'un Etat palestinien - alors qu’elle parle du droit d'Israël à des frontières sûres? 

La principale préoccupation internationale est «justice» pour le pauvre peuple palestinien assiégé. Les mêmes gens, il convient de noter, qui, par habitant, reçoivent plus d’aide financière que tout autre. 

Pendant longtemps, une grande partie de la population israélienne – aspirant à la paix et désireuse d’être acceptée par ses voisins – crut au processus d'Oslo. Cela a beaucoup changé. Les gens ont été désabusés de cette conception quand ils ont vu ce que les concessions leur avaient apporté, et la façon dont ils avaient souffert sous les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza des lors que nous nous sommes retirés. 

Retraits prématurés 

Ainsi, aujourd’hui, les gens exigent que le train sur lequel nous nous étions embarqués soit arrêté avant qu'il ne nous mène à la catastrophe. C'est flagrant. Il y a une différence de ton qui est extrêmement important. Il y a aussi ceux qui disent que nous devons, rapidement faire marche arrière et ramener le train à sa case de départ. Toutefois, cela ne se fera pas du jour au lendemain. Cela dépend de nous tout d’abord, que nous nous renforcions nous-mêmes en tant que peuple. 

Il est temps pour nous de prendre des positions dures et de différentes manières. Il ne devrait y avoir aucune concession faite aux arabes palestiniens et, surtout, aucun abandon de notre terre. Les faits doivent être exposés avec force, et conduire à un changement dans la perception internationale, malgré les protestations. 

Malheureusement, nous n'avons pas remporté de victoire dans nos guerres car elles ont, été interrompues avant terme pour des raisons politiques. Nous n’aurions pas du nous arrêter au Liban comme nous l’avons fait, et nous aurions du continuer pour un plus grand résultat dans la bande de Gaza, l'an dernier. Cette situation doit changer. Nous devons bombarder l'Iran, parce que personne d'autre ne le fera, et que cela doit être fait. 

Cependant, nous ne devons pas nous illusionner de pouvoir tout simplement braver le monde en toute impunité. L'antisémitisme est endémique et une grande partie du monde, sans réfléchir à deux fois, se fera une joie d’en justifier la raison. 

Je me surprends moi-même quand je dis cela (car c’est tellement contre intuitif et si intrinsèquement obscène ), mais je crois que la communauté internationale prendrait plus rapidement contre nous , des sanctions écrasantes qu’elle ne serait spontanément disposée à le faire contre l'Iran. Le monde serait tenté de nous mettre à genoux, si nous tentions maintenant d'annexer toutes les terres qui nous reviennent de droit. Priver les Palestiniens de leurs droits «légitimes»? Agir comme un pays d"apartheid"? Cela nous prendra beaucoup de temps. 


Et ce qui importe au moins, c’est autant la façon dont nous réagissons au monde extérieur que le processus de développement de notre propre résilience, à fortifier notre foi en la justesse de notre position. Etape par étape, jusqu'à ce que nous sachions comment garder la tête haute en tant que nation - forte dans notre sens de l'héritage, et dans notre détermination à demeurer fidèles à nos droits. 



Arlene Kushner est auteur et journaliste à Jérusalem, et a le titre d'analyste principal au Centre de recherches pour le Proche-Orient.
 www.arlenefromisrael.info

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:21

 

 

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

1922-mandate_for_palestine.jpg

 

 

 

NON, L’ERREUR N’EST PAS ISRAËL

 

Fabio Rafael Fiallo

 

 

Article en réponse a celui  de Salvador Pániker, "Israel, un error ya consumado", paru dans

El País, Madrid, daté du 21 avril 2010     

 

Il est des textes qui, tout en véhiculant des arguments faux ou discutables, ont l’avantage d’être clairs : ils dévoilent avec netteté les convictions, et même les préjugés, de celui qui les a écrit. Un récent article publié par Salvador Pániker dans le journal madrilène El País daté du 21 avril 2010 (« Israël, une erreur consommée ») fait partie de cette catégorie.

 

            D’après Pániker, « la création, en 1947, d’un Etat d’Israël fut une erreur historique, inévitable peut-être, mais erreur tout de même. Une erreur qui a engendré, parmi d’autres maux, celui de la perpétuelle humiliation du peuple arabe ». Plus loin dans l’article Pániker utilise le terme « intrusion » pour se référer à la création de l’Etat hébreu – « un Etat artificiel », selon lui.

 

L’article invite à penser que si Israël a vu le jour, ce ne serait pas parce que le peuple juif n’avait jamais renoncé à retourner dans sa patrie, ni parce que de nombreux Juifs s’étaient établis depuis la fin du XIXe siècle dans la région qu’occupe aujourd’hui Israël – qui était alors un véritable désert --, y mettant en œuvre un programme d’afforestation sans précédent dans l’histoire contemporaine, fondant, entre autres, la ville de Tel-Aviv, et l’université hébraïque de Jérusalem, et l’université technique de Haïfa, et l’Institut des Sciences de Rehoboth, et l’Ecole des Arts de Bezalel à Jérusalem. Tout cela, il convient de le rappeler, a eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle mais n’entre pas en ligne de compte dans le point de vue de Pániker.

 

            A ses yeux, pas même l’extermination de six millions de Juifs lors de la Shoah, et moins encore les pogroms en Russie au cours du XIXe siècle, ne constituent une raison suffisante pour légitimer la fondation d’un Etat juif sur un territoire où – soit dit en passant – il n’existait précédemment aucun pays.

 

Pour lui, Israël est né après la Seconde Guerre mondiale tout simplement pour soulager le complexe de culpabilité, ou étouffer la mauvaise conscience envers le peuple juif, qui taraudait les Européens à cause de la Shoah.

 

            A en juger par cette argumentation, Israël posséderait une réalité, car il existe, mais manquerait de légitimité, puisque sa création aurait été une erreur.

 

            Et pourtant, une lecture attentive, sans préjugés, de la naissance et de l’évolution de l’Etat hébreu mène à une conclusion radicalement différente de celle soutenue par Pániker, à savoir : des erreurs, il y en a eu, nombreuses, tragiques ; elles ne se trouvent pas, toutefois, dans l’existence d’Israël mais ailleurs. Voyons donc où.

 

            Pour cela, remontons à 1947, à la résolution 181 des Nations unies, laquelle stipulait la création de deux Etats, un juif et un autre arabe.

 

            A cette époque, plus d’un représentant de la communauté palestinienne se montra enclin à soutenir la solution de deux Etats. Toutefois, s’imposera contre eux la position de refus absolu soutenue par les régimes arabes, dont six déclarèrent la guerre à l’Etat hébreu en 1948, c’est-à-dire dès sa formation. De cette confrontation, gagnée par Israël, les Etats arabes gardèrent la Judée-Samarie (nommée Cisjordanie) ainsi que Gaza, des territoires qui passèrent sous le contrôle et l’administration de la Jordanie ; mais ces Etats n’eurent alors pas l’idée de former ne fût-ce qu’un embryon d’Etat palestinien.

 

            Dix-neuf ans plus tard, en 1967, un nombre de régimes voisins, en tête desquels se trouvait l’Egypte de Nasser (qui avait constitué un redoutable matériel de guerre), s’apprêtaient à déclarer la guerre à Israël. l’Etat juif n’eut pas d’autre option que d’attaquer avant de se faire annihiler. En six jours, Israël reprendra Gaza et la Judée-Samarie (donc la Cisjordanie), en plus de la péninsule du Sinaï.

 

A partir de ce moment, les Etats voisins d’Israël, les mêmes qui avaient rejeté la solution des deux Etats proclamée par la résolution 181 des Nations unies, les mêmes qui avaient gardé Gaza et la Cisjordanie en 1948 sans permettre aux ressortissants palestiniens restés dans leurs pays de pouvoir administrer ces deux territoires de manière autonome, ces Etats arabes, donc, se mettent à réclamer à l’unisson la restitution par Israël desdits territoires pour y créer… un Etat palestinien.

 

            Il convient à ce stade, cher lecteur, de poser une question : comment se fait-il que les régimes arabes, qui en 1947 avaient rejeté la solution de deux Etats, ont ensuite changé d’avis pour réclamer depuis 1967 la mise en œuvre de cette solution ? Pareille volte-face n’est-elle pas la meilleure preuve que l’erreur se trouve, non pas dans la création d’Israël, mais dans la méprise stratégique des gouvernements voisins d’Israël qui ne saisirent pas l’occasion offerte en 1947 par la résolution 181 de créer un Etat palestinien à côté d’un Etat hébreu ?

 

            L’erreur commise par les gouvernements arabes fut par ailleurs partagée largement – et c’est un euphémisme – par Yasser Arafat et son mouvement, l’OLP. Rappelons à ce sujet que les articles 15 et 19 de la charte de ce mouvement proposaient carrément l’élimination de l’« entité sioniste » qui n’était autre que l’Etat d’Israël.

 

Or, après avoir embarqué le mouvement palestinien durant de longues années, et en vain, vers l’objectif de la destruction de l’Etat juif, Arafat réalise qu’un nouveau vent commence à souffler dans les années 80 dans le domaine géopolitique. En effet, le bloc soviétique, allié d’Arafat, s’effrite progressivement jusqu'à disparaître totalement. Le leader de l’OLP sent que la nouvelle donne ne joue pas en faveur de son objectif de destruction d’Israël. Que fait-il alors ? Eh bien, il tourne casaque, déclare « caducs » les articles 15 et 19 de la charte de l’OLP (sans pour autant les supprimer formellement), et joue la carte de la solution des deux Etats, la même solution qu’il avait jusqu’alors refusée sans ambages. Et le fait d’avoir changé de posture ne constitue-t-il pas une façon pour Arafat de reconnaître s’être trompé ? Où est donc l’erreur ? Encore une fois, pas dans la création de l’Etat d’Israël.

 

Poursuivons. Dans la première décennie du nouveau siècle se présente une opportunité sans précédent de parvenir à la formation d’un Etat palestinien à côté d’Israël. Une réunion tripartite se tient dans la ville égyptienne de Taba en janvier 2001 entre Yasser Arafat, le Premier ministre israélien, Ehoud Barak, et le président sortant des Etats-Unis, Bill Clinton, lequel souhaitait léguer à l’Histoire, comme une de ses réalisations en politique étrangère, la création d’un Etat palestinien.

 

Lors de cette réunion, Barak accepte de céder Gaza et 92% de la Judée-Samarie, c’est-à-dire la presque totalité des territoires demandés par Arafat. Et ce n’est pas tout : mettant de côté le sacro-saint principe israélien de l’indivisibilité de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat hébreu, Barak se montre disposé à accepter aussi la présence à Jérusalem Est d’un futur Etat palestinien. Israël accepte, en somme, les deux demandes fondamentales des dirigeants palestiniens.

 

Mais Yasser Arafat, pour des raisons inexpliquées, refuse de donner son accord à cette formule.

 

De ce fait, Arafat, et Arafat seul, laisse passer cette occasion unique et renvoie fatalement aux calendes grecques la possibilité de créer un Etat palestinien. De quel côté se trouve dans ce cas l’erreur ? Encore une fois, convenons-en, pas du côté d’Israël.

 

Mais il y a plus encore : entre-temps, Arafat renoue avec son penchant originel pour les méthodes violentes – si tant est qu’il y eût renoncé réellement à un certain moment -- et donne son approbation pour une Intifada, c’est-à-dire, pour des attaques contre la population civile israélienne et pour des manifestations de rue violentes menées par des jeunes et des mineurs télécommandés par des politiciens qui n’ont que faire de la mort d’enfants innocents, fussent-ils israéliens ou palestiniens.

 

            L’Intifada s’avère être un fiasco total, comme le reconnaîtra Zakariya Zubeidi, chef du mouvement palestinien Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, qui déposa les armes en 2007. Ses déclarations ont été reproduites dans Courrier international, numéro du 10-16 avril 2008. Il y déclare, désenchanté : "L’Intifada a été un échec sur toute la ligne. Nous n’avons rien obtenu. C’est surtout une défaite politique." Il va plus loin encore : "Nous courons au désastre. Le peuple palestinien est fichu." On ne saurait dire plus clairement que l’Intifada a été une erreur.

 

            Mais comme certains ne tirent pas de leçons des erreurs passées, le Hamas, depuis son bastion de Gaza, se plaît à lancer des roquettes et des missiles sur la population d’Israël ; Près desix mille engins s'abattent ainsi sur l'Etat juif en huit ans.. Finalement, Tsahal décide de riposter et lance une opération militaire sur Gaza en janvier 2009 dans le but de neutraliser le pouvoir de nuisance du Hamas.

 

            En fin de compte, le Hamas n’obtint rien de cette furie meurtrière qu’il avait déclenchée, si ce n’est la mort et la désolation au sein de la population palestinienne, prise en otage en tant que bouclier humain par le propre Hamas. Où se trouve alors l’erreur ? Eh bien, une fois de plus, pas du côté d’Israël.

 

Rien d’étonnant que Walid Awad, haut dirigeant du Parti du peuple palestinien (PPP), mouvement politique de tendance communiste, eût accusé le Hamas en déclarant : « Ils [les dirigeants du Hamas] fuient et n’ont pas même le courage d’assumer la responsabilité pour les victimes [palestiniennes]… Ils traitent les Palestiniens comme du bétail pour l’abattoir »[1].

 

Des considérations précédentes se dégage une conclusion irrécusable, à savoir: ce qui constitue une erreur, ce n’est pas la création de l’Etat d’Israël mais plutôt la myopie historique et les maladresses stratégiques à répétition de ceux qui ont prétendu incarner ou défendre le peuple palestinien.



· Dans son dernier ouvrage, Ternes Eclats – Dans les coulisses de la Genève internationale, Fabio Rafael Fiallo, ancien fonctionnaire international, présente une critique de la diplomatie multilatérale, y compris du parti pris anti-israélien qui a cours dans les instances internationales

[1] « An alternative to violence? » The Economist, 17 avril 2010, p.35.


Lire le résumé de Ternes Eclats

Fiallo. Ternes Eclats. Couverture ICI 



Article en espagnol de Fabio Rafael FIALLO



NO, EL ERROR NO ES ISRAEL

 

Fabio Rafael Fiallo

 

 

Hay escritos que, si bien vehiculan argumentos falsos o discutibles, poseen la ventaja de ser claros: develan con nitidez las convicciones, e incluso los prejuicios, de quien los ha escrito. Un reciente artículo de Salvador Pániker publicado en el diario madrileño El País  de fecha 21 de abril de 2010 (“Israel, un error ya consumado”), forma parte de esa categoría.

 

      Para Pániker, “la creación, en 1947, de un Estado de Israel fue un error histórico, acaso inevitable, pero un error al fin. Un error que, entre otros males, ha generado el de la perpetua humillación del pueblo árabe”. Más lejos en el mismo artículo, Pániker emplea el término “intrusión” para referirse a la creación del Estado hebreo – “un Estado artificial” según él.

 

El artículo incita a pensar que si Israel nació, no fue porque durante siglos el pueblo judío jamás renunció a retornar a su patria, ni porque numerosos judíos se habían radicado desde finales del siglo XIX en la región que hoy ocupa Israel -- que era en ese entonces un verdadero desierto –, llevando a cabo allí un programa de forestación sin precedente en la historia contemporánea, fundando, entre otras cosas, la ciudad de Tel-Aviv, y la Universidad Hebrea de Jerusalem, y la Universidad Técnica de Haifa, y el Instituto de Ciencias de Rehoboth, y la Escuela de Artes de Bezalel en Jerusalem. Todo ello, cabe recordar, tiene lugar a fines del siglo XIX y principios del XX pero no es tomado en consideración en el punto de vista de Pániker.

 

Ni siquiera el exterminio de seis millones de judíos durante el Holocausto, ni mucho menos los pogroms en Rusia en el siglo XIX, constituyen para Pániker una razón suficiente para legitimar la fundación de un Estado judío en un territorio en el que – dicho sea de paso -- no existía previamente ningún país.

 

A su juicio, Israel nace después de la Segunda Guerra Mundial simplemente para calmar el complejo de culpa, o acallar la mal conciencia, que los europeos resentían, a causa del Holocausto, hacia el pueblo de Israel.

 

En definitiva, a juzgar por el consabido artículo, Israel posee una realidad, pues existe, pero carece de legitimidad, ya que según él su creación fue un error.

 

      Una lectura sopesada, sin prejuicios, de los eventos históricos relacionados con el surgimiento y la evolución del Estado hebreo conduce, empero, a una conclusión radicalmente diferente de la que Pániker sostiene, a saber: errores ha habido, numerosos, y trágicos, pero los mismos no son debidos a la existencia de Israel. Veamos, pues, cuáles son las verdaderas causas de los mismos.

 

Para ello, remontemos a 1947, a la resolución 181 de las Naciones Unidas, que estipulaba la creación de dos Estados, uno judío y otro árabe.

 

En ese entonces, no pocos fueron los representantes locales palestinos dispuestos a respaldar la solución de dos Estados. Contra ellos, prevaleció la posición de rechazo absoluto sostenida por los regímenes árabes, seis de los cuales le declararon la guerra al incipiente Estado hebreo en 1948, es decir, al inicio mismo de su formación. En el curso de esa confrontación, ganada por Israel, los Estados árabes se apropiaron Judea y Samaria (denominada Cisjordania) así como Gaza – territorios éstos que quedaron bajo el control y la administración de Jordania -- pero no se les ocurrió formar ahí ni siquiera un embrión de Estado palestino.

 

Diecinueve años más tarde, en 1967, un número de Estados árabes liderados por el Egipto de Nasser (que había amasado un material de guerra considerable) se aprestaban a declararle una vez más la guerra a Israel. Al Estado judío no le queda más remedio que atacar antes de ser aniquilado. En seis días ocupa Judea y Samaria (Cisjordania) y Gaza, además de la península del Sinaí.

 

A partir de ese momento, los Estados vecinos de Israel, los mismos que habían rechazado la solución de dos Estados estipulada por la resolución 181 de las Naciones Unidas, los mismos que habían conservado Cisjordania y Gaza en 1948 sin permitirles a los palestinos administrar aquellos territorios de forma autónoma, esos Estados árabes, repito, comienzan a reclamar que Israel restituya dichos territorios para ahí crear… un Estado palestino.

 

Cabe formular una pregunta: ¿cómo explicar que los regímenes árabes, que en 1947 se habían opuesto a la solución de dos Estados, cambian de opinión y se ponen a reclamar desde 1967 esa mismísima solución? ¿Acaso ese giro radical no es la prueba elocuente de que el error se encuentra, no en la creación de Israel, sino en los Estados vecinos de Israel que no aprovecharon en 1947 la oportunidad que les brindaba la resolución 181 de la ONU de crear un Estado palestino al lado del Estado judío?

 

Error éste que fue compartido con creces por el líder palestino Yasser Arafat y el movimiento dirigido por él: la Organización de la Liberación de la Palestina (OLP). La carta de la OLP, en particular en sus artículos 15 y 19, aboga por la eliminación de la “entidad sionista”, es decir, el Estado de Israel.

 

Después de haber consagrado por largos años, y en vano, su lucha a la eliminación del Estado judío, Arafat se percata de que nuevos vientos comienzan a soplar en los años 80 en el ámbito de la geopolítica. El bloque soviético, aliado de Arafat, se desmorona progresivamente hasta desaparecer. El líder de la OLP siente que las nuevas condiciones no juegan a favor de su intención de aniquilar el Estado de Israel. ¿Qué hace entonces? Cambia de rumbo, declara “caducos” los artículos antes mencionados (sin suprimirlos) y acepta la fórmula de dos Estados, la misma que hasta entonces había rechazado sin ambages. Y el hecho de haber cambiado de postura, ¿acaso no implica que admite haberse equivocado? ¿Dónde está, pues, el error? En todo caso, no en la creación del Estado de Israel.

 

      Prosigamos. En la primera década del siglo actual se presenta una oportunidad sin precedentes para la formación de un Estado palestino al lado de Israel. Una reunión tripartita tiene lugar en enero de 2001, en la ciudad egipcia de Taba, entre Yasser Arafat, el Primer Ministro israelí Ehud Barak y el presidente estadounidense Bill Clinton, quien está a punto de terminar su mandato y trata de legar a la historia, como uno de sus logros, la creación del Estado palestino.

 

      En el curso de la reunión, Barak acepta ceder la banda de Gaza y 92% de Cisjordania; es decir, la casi totalidad de los territorios reclamados por Arafat. Lo que es más, poniendo de lado el sacrosanto principio israelí que Jerusalem es la capital indivisible del Estado hebreo, Barak se muestra dispuesto a aceptar la presencia en Jerusalem Este de un futuro Estado palestino. Israel acepta, en suma, los dos reclamos palestinos fundamentales.

 

Sin embargo, por razones no determinadas, Arafat rehúsa dar su aprobación a dicha fórmula.

 

De esa forma, Arafat, y solamente Arafat, deja pasar esa ocasión única y posterga indefinidamente la posibilidad de crear en breve plazo un Estado palestino. ¿De qué lado se encuentra en este caso el error? Una vez más, no del lado de Israel.

 

      Arafat reanuda entretanto su gusto por los métodos violentos – si es que en verdad él haya renunciado a los mismos en un momento – y da su aprobación a una intifada, es decir, a ataques contra la población civil israelí y a violentas protestas callejeras ejecutadas por jóvenes y niños palestinos teledirigidos por políticos a quienes les importa un bledo la muerte de menores inocentes, sean éstos israelíes o palestinos.

 

La intifada resulta ser un fiasco total, como lo reconoce Zakariya Zubeidi, jefe del movimiento palestino Brigadas de los Mártires de Al-Aqsa, quien depuso las armas en 2007. “La intifada, afirma Zubeidi, es un fracaso completo. No obtuvimos nada. Es sobre todo una derrota política… Corremos al desastre. El pueblo palestino se fastidió.”[1] No se puede decir más claramente que la intifida fue un error.

 

      Pero como de los errores hay quienes no aprenden nada, el movimiento palestino Hamás, desde su bastión de Gaza donde gobierna, se pone a disparar misiles en contra de la población civil israelí. 6,000 caen sobre Israel en un espacio de ocho años. Finalmente, Tsahal -- el ejército israelí -- decide repostar y lanza una operación militar en Gaza en enero de 2009 con el objeto de detener la lluvia de proyectiles mortíferos que se abaten sobre Israel.

 

A final de cuentas, Hamás no obtuvo nada de la furia asesina desencadenada por dicho movimiento, a no ser la muerte y desolación en la población palestina, utilizada como escudo humano por el propio Hamás. ¿Dónde se encuentra el error esta vez? De nuevo no del lado de Israel.

 

No tiene, pues, nada de sorprendente que Walid Awad, alto dirigente del Partido del Pueblo Palestino, movimiento de tendencia comunista, acuse a los dirigentes de Hamás al declarar: “Ellos [los dirigentes de Hamás] huyen y ni siquiera tienen la valentía de aceptar la responsabilidad por las víctimas [palestinas]… Tratan a los palestinos de Gaza como ganado para el matadero”[2].

 

      De las consideraciones precedentes se desprende una conclusión irrecusable: lo que constituye un error no es la creación del Estado de Israel sino la miopía histórica y los múltiples desaciertos estratégicos de quienes han pretendido encarnar o defender los intereses del pueblo palestino.



· Escritor y ex  funcionario internacional. Su último libro, Ternes Eclats (“Destellos Apagados”), Paris, L’Harmattan, 2009, presenta una critica de la diplomacia multilateral, incluyendo el prejuicio anti-israelí tan en boga en el mundo de las organizaciones internacionales.

[1] Ver revista Courrier international, 10-16 de abril de 2008.

[2] « An alternative to violence?» The Economist, 17 de abril de 2010, p.35.NO, EL ERROR NO ES ISRAEL

 



 

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 15:36
Le gouvernement Netanyahou accepte des négociations qu’il appelle de ses vœux depuis des mois. Les « grands frères » de Jcall et JStreet vont-ils rengainer leur stylo ?

Hélène Keller-Lind

dimanche 2 mai 2010



Petition contre JCALL
« Je me tourne vers vous, voisins palestiniens qui avez à votre tête l’Autorité palestinienne et je vous dis :’ commençons à négocier immédiatement et sans préconditions.’ » Benyamin Netanyahou, 14 juin 2009, Université Bar Ilan . Deux mois après son élection. Le 1er mai 2010 on apprend que cette Autorité accepte enfin, du bout des lèvres, des « négociations indirectes. »

Hélène Keller-Lind

Le gouvernement Netanyahou accepte des négociations qu’il appelle de ses vœux depuis des mois. Les « grands frères » de Jcall et JStreet vont-ils rengainer leur stylo ?

« Je me tourne vers vous, voisins palestiniens qui avez à votre tête l’Autorité palestinienne et je vous dis :’ commençons à négocier immédiatement et sans préconditions.’ » Benyamin Netanyahou, 14 juin 2009, Université Bar Ilan . Deux mois après son élection. Le 1er mai 2010 on apprend que cette Autorité accepte enfin, du bout des lèvres, des « négociations indirectes. »

Volonté de paix en paroles et en gestes

Benyamin Netanyahou l’a dit sur tous les tons depuis ce premier discours fondateur de juin 2009 : Israël veut la paix, Israël veut négocier avec les Palestiniens. Pourtant d’aucuns, étrangement sourds dès lors qu’il s’agit de l’actuel gouvernement israélien,hochant la tête avec incrédulité, se lamentent, disant ne plus comprendre Israël. Encensant l’Autorité palestinienne. Oubliant, au passage, l’incitation de l’Autorité palestinienne, championne du double langage au terrorisme

Le gouvernement israélien actuel, lui, ne s’est pas contenté de paroles, mais a multiplié de manière significative les gestes pour faciliter la vie des Palestiniens en Judée Samarie. En dépit des menaces terroristes qui demeurent, en grande partie à cause des carences de l’Autorité en matière de sécurité. Gestes multiples qui ont largement contribué à la situation économique prospère des Palestiniens – ou plutôt prospérité surtout de ceux qui sont au pouvoir et de leurs amis, ce qui est la règle dans la gestion féodale en vigueur, dénoncée par Claude Goasguen depuis des lustres -. Le chef du gouvernement israélien affirmait d’ailleurs dès juin 2009 vouloir œuvrer pour une « paix économique » avec les Palestiniens. « Composante importante pour parvenir à une paix politique » disait-il dans ce même discours. N’est-ce pas là ce que préconise justement le Président Shimon Peres ?

Les « grand frères »

Pendant ce temps, en Europe, des « grands frères » emboitaient le pas d’une organisation américaine prompte à condamner le gouvernement israélien ne le caricaturant à la Yossi Sarid. Ce même tenant du Meretz fustigeait déjà Israël bien avants’indignant de la « colonisation » pour le plus grand plaisir des organisations anti-israéliennes-. Cette organisation, « grand frère » américain, JStreet, a publié récemment dans de grands médias américains, en réponse à une lettre ouverte d’Elie Wieselsur Jérusalem, une annonce sarcastique écrite par ce même Yossi Sarid qui préconise la division de Jérusalem avant même toute négociation,

Quant à Jstreet, pour savoir qui est derrière cette organisation, il faut écouter l’analyse édifiante de Michel Gurfinkiel dans Dimanche Info du 2 mais sur RCJ.

Yossi Sarid, toujours lui, se réjouit d’ailleurs le 2 mai 2010 del’émergence européenne d’un mouvement de « grands frères » dans les colonnes de Haaretz. Il met en avant deux signataires prestigieux, en effet, dont on ne comprend toujours pas qu’ils aient pu signer un tel texte....

Ces « grands frères » qui sont-ils et que veulent-ils ? Ils se revendiquent comme juifs et intellectuels – et tant pis pour les non-juifs ou ceux qui ne peuvent prétendre à cette qualité prestigieuse...- affirmant vouloir contraindre à la paix, pour le sauver un Israël, qu’ils jugent récalcitrant. Ils accusent le gouvernement israélien de « faute morale, » pas moins, dans une récente pétition. Pétition qui se veut être « un appel à la raison », les « autres, » c’est-à-dire le gouvernement israélien et ses électeurs, et tous ceux qui entendent respecter la démocratie israélienne, étant donc déraisonnables.

Alain Finkielkraut

L’un de ces signataires, Alain Finkielkraut, vient de s’en expliquer dans le Grand Entretien de RCJ du 2 mai. On peut le réécouter sur le site de la radio. Explications intéressantes qui dénotent sa réelle volonté de protéger un Israël « plus que jamais en danger » mais qui sont quelque peu alambiquées. Il se trompe d’ailleurs en estimant que les signataires de la pétition « Raison Garder » sont « pour les implantations » ou que c’est de cela qu’il s’agit uniquement. Et s’il déclare ouvertement qu’il ne parle pas d’implantations à propos de constructions dans les quartiers juifs de Jérusalem, les termes de la pétition qu’il a signée « le cœur lourd et en tremblant, » incitent à la confusion sur ce point. Ils dénoncent, en effet, « l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est. » Mais, bien sûr, pour la plupart des signataires Jérusalem Est est arabe et les quartiers juifs n’y sont pas acceptables.

Il reconnaît, par ailleurs, que David Grossman, qu’il a consulté, lui a dit être d’accord avec les termes de la pétition – mais lui est israélien, vit et vote en Israël, ce qui change tout, – mais qu’il n’approuve pas qu’elle vienne de l’extérieur du pays, ce qui la rendrait contre-productive.

Quant à la présentation de cette pétition à Bruxelles, le philosophe n’y sera pas pour des raisons personnelles mais il précise que s’il avait été présent il aurait souligné que cette pétition n’a rien à voir avec les appels au boycott d’Israël qu’il dénonce fermement. Cela ressemble fort néanmoins, hélas, à un vœu pieux.

Déni de démocratie et de droit international des « grands frères »

Pétition qualifiée de dangereuse par le Président du CRIF . Pour y répondre, un autre groupe a lancé une autre pétition, judicieusement intitulée « Raison garder » ouhttp://www.dialexis.org/php/index.php, accuse les initiateurs de la pétition de « déni de démocratie et de droit international, »« d’amnésie » et « d’aller à l’encontre de ses buts affichés » « Choqué, » le Président du Consistoire de France dénonce également cette pétition qu’il juge « démesurée »rappelant, si besoin état qu’Israël est une démocratie.... Et on peut écouter aussi, entre autres, le billet de Clément Weil-Raynal sur le sujet, toujours sur RCJ.

Pas un mot des obligations palestiniennes

Aucun de ces « grand frères » ne semble s’inquiéter des obligations palestiniennes. Pourtant le Quartet dit et redit que les Palestiniens doivent en finir avec « la violence, le terrorisme et l’incitation » . Ce sont, bien évidemment, des conditions indispensables pour qu’il y ait la paix. Le Quartet qui, à Moscou, en mars 2010 rappelait ces obligations palestiniennes essentielles et condamnait les tirs du Hamas sur les populations du Sud d’Israël. Et réclamait à nouveau la libération par le Hamas du Franco-Israélien Guilad Shalit...dont ces « grands frères » devraient aussi se préoccuper avec autant de vigueur. Et pourtantl’Autorité palestinienne avait signé en 2003 la Feuille de Route qui débutait ainsi : « Au cours de la première phase, les Palestiniens mettent un terme immédiat et inconditionnel à la violence » ajoutant : « sur la base du plan de travail Tenet pour en finir avec la violence et le terrorisme, et leur incitation, à travers des services de sécurité palestiniens restructurés et efficaces. » A-t-elle rempli ses obligations ? Non. L’incitation se perpétue et n’a jamais cessé. Et récemment, à la télévision officielle palestinienne, un dignitaire religieux de cette Autorité mettait en garde les parents palestiniens : « n’effrayez pas vos enfants en les menaçants avec des montres, des démons et des Juifs. ». Mais qu’en disent les « grands frères » ?

Et maintenant ?

Ce gouvernement, tant honni par ceux qui se décrivent comme intellectuels juifs raisonnables, va entrer dans des « négociations indirectes » aussitôt acceptées, faute de mieux, par le gouvernement Netanyahou qui réclame des négociations sans condition depuis le départ, et enfin acceptées du bout des lèvres par les Palestiniens de l’Autorité. La Ligue Arabe a accepté. Les États-Unis se félicitent. Leur envoyé spécial George Mitchell retourne dans la région. Le « négociateur » palestinien Saaeb Erekat, qui vit très confortablement de sa profession, avertit Israël : « si une seule maison est construite en Cisjordanie les Palestiniens arrêteront immédiatement les négociations. » et il annonce qu’il ne faut pas se réjouir trop vite et que les négociations indirectes ne vont pas débuter demain...

Quant à Mahmoud Abbas, il dit sans rire qu’il voit « maint obstacle », énumérant une liste de préconditions. Il veut qu’Israël lui cède de « larges territoires » actuellement sous son contrôle, sans dire comment il s’assurera qu’ils ne deviendront pas autant de repaires de terroristes, alors qu’il a déjà bien assez de mal à s’en assurer dans les territoires qu’il contrôle. Il veut la Vallée du Jourdain, rien que ça. Les terroristes en puissance pourraient dès lors entrer librement avec armes et bagages en Judée Samarie. Et il veut se réinstaller dans la Maison d’Orient à Jérusalem Est. Maison qui avait été un QG d’activités terroristes avant d’être fermée pour cette raison. Obstacles, en effet.

Tant mieux donc pour les « grands frères » si raisonnables que les négociations indirectes ne débutent pas avant le 3 mai. Ils vont ainsi pouvoir présenter leur pétition au Parlement européen sans se ridiculiser tout à fait. Pour réclamer sans doute plus de pressions sur Israël et le partage d’une ville qui ne leur appartient pas. On aimerait savoir quelle est leur opinion quant aux exigences que Mahmoud Abbas vient d’énoncer. Les jugent-ils « raisonnables » ? Pensent-ils que ce partenaire sera bien un partenaire de paix à la hauteur de la situation ? Et qu’il faut donc contraindre Israël à quoi ? Lui céder ? C’est peut-être sur ce partenaire qu’ils devraient faire pression...

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