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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 19:18
Danny Ayalon a écrit une tribune libre historique dans le plus grand quotidien pan-arabe
(Communiqué par le bureau du vice-ministre des Affaires étrangères)

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=16273

 

 

mardi 15 décembre 2009

Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon appelle le monde arabe à progresser et à se joindre à Israël pour vaincre les forces de l’extrémisme et de la destruction au Moyen-Orient. Asharq Alawsat l’un des plus grands quotidiens pan-arabes publie une tribune libre en arabe du vice-ministre des affaires étrangères de l’État d’Israël, Danny Ayalon. L’article est intitulé "Lettre ouverte au monde arabe".

Dans un article historique et sans précédent, Ayalon appelle le monde arabe à accepter la main tendue d’Israël dans la paix et la fraternité. Le vice-ministre des Affaires étrangères appelle le monde arabe à progresser et à se joindre à Israël pour vaincre les forces de l’extrémisme et de la destruction au Moyen-Orient. L’Iran et ses adeptes du terrorisme, d’une part, et les changements climatiques, d’autre part, sont les questions qui menacent les Arabes et les Israéliens. Il est certainement temps de regarder vers l’avenir et de rompre avec l’ancienne intransigeance pour créer un avenir meilleur pour tous les peuples de la région.


Pour que nous soyons en mesure de faire face à ces défis et à bien d’autres, Ayalon énonce le besoin de rompre avec les paradigmes du passé. "Le peuple juif est ici en raison de nos droits historiques, juridiques, moraux et nationaux », affirme Ayalon. « Israël est allé très loin et est prêt à participer, mais nous devons être face à un partenaire sérieux. Sans cela, la région est vouée à davantage de conflits et à réduire à néant l’unité au Moyen-Orient qui est nécessaire pour faire face aux difficultés croissantes de l’extérieur et de l’intérieur ».


Adaptation en français de desinfos :


Lettre ouverte au Monde Arabe

Par Danny Ayalon


Depuis le rétablissement de notre État, les dirigeants israéliens ont cherché la paix avec leurs voisins arabes. Notre déclaration d’Indépendance, acte fondateur d’Israël, qui exprimait nos espoirs et nos rêves peut se lire comme suit : « Nous tendons la main à tous les États voisins et à leurs peuples dans une offre de paix et de bon voisinage, et faisons appel à eux pour établir des liens de coopération et d’entraide." Ces paroles sont aussi vraies aujourd’hui qu’au moment où elles ont d’abord été écrites en 1948. Malheureusement, 61 ans plus tard, seules deux nations, la Jordanie et l’Égypte, ont accepté ces principes et ont fait la paix avec l’État juif.


Récemment, le gouvernement israélien a pris des mesures importantes pour relancer les négociations avec les Palestiniens et le contact avec le monde arabe. Dans son discours de Bar-Ilan en Juin, le Premier Ministre Netanyahu a clairement indiqué son acceptation d’un État Palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité avec l’État d’Israël. Mon gouvernement a supprimé des centaines de barrages routiers pour améliorer l’accès et la circulation des Palestiniens et a aidé à la facilitation de l’évolution économique en Cisjordanie, par une coopération étroite avec les parties internationales pour accélérer les projets et supprimer les goulets d’étranglement.


Enfin, et peut-être plus important encore, un gouvernement de droite a, dans un geste sans précédent, déclaré qu’il s’abstiendrait de construire de nouvelles implantations en Cisjordanie. Toutes ces mesures prises ensemble démontrent amplement la volonté d’Israël pour la paix.


Ce gouvernement israélien s’est également engagé à tendre la main à tous nos voisins arabes, ses dirigeants et ses citoyens, de s’unir pour relever certains des défis majeurs auxquels nous sommes confrontés dans les années à venir.


Pour la première fois depuis de nombreuses années, nous nous trouvons sur le même côté en cherchant à apaiser et à vaincre les forces de l’extrémisme et de la destruction dans notre région. Bien que plusieurs voient la menace de l’Iran exclusivement dirigée contre Israël, nous pensons, dans la région, le contraire. Ensemble, nous comprenons la menace qui émane du régime extrémiste de Téhéran. Un régime qui cherche à exporter son idéologie extrémiste dans la région et au-delà, tout en armant les groupes terroristes qui cherchent à déstabiliser les régimes sunnites modérés et visant au contrôle hégémonique du Moyen-Orient et bien au-delà.


Le régime iranien a de nombreux tentacules réparties dans la région pour semer la destruction et le désespoir parmi les populations. L’ennemi du peuple au Liban n’est pas Israël, mais le Hezbollah. L’ennemi du peuple palestinien n’est pas Israël mais le Hamas. L’ennemi du peuple égyptien n’est pas Israël, mais les groupes de militants de l’opposition islamiste. Tous ces groupes, et bien d’autres, reçoivent leurs ordres de l’Iran, qui souhaitent contrôler et réprimer les aspirations de toute la région à travers la liberté et le progrès.


L’Iran cherche à prendre toute la région, y compris son propre peuple, en otage et à conserver son engagement dans des conflits orchestrés et dirigés depuis Téhéran. Que ce soit au Maroc, en Irak ou au Yémen, l’Iran interfère constamment avec la souveraineté arabe au profit de son néfaste gain personnel. Israël et ses voisins sunnites sont semblablement dans le collimateur de Khamenei, Ahmadinejad et leurs protégés.


Si l’Iran est en mesure d’obtenir des armes nucléaires, la situation empirera inexplicablement et inexorablement. Le régime iranien a démontré que, s’il se sentait sans limites dans sa capacité de dominer notre région, un parapluie nucléaire ne ferait qu’encourager ses acolytes à agir sans retenue, au détriment de nous tous. Ce n’est qu’ensemble que nous devons faire face à cette menace et la supprimer.


Une autre question qui implique une volonté politique commune pour la surmonter est la menace du changement climatique pour notre région. De nombreux rapports et les organisations ont repéré que le Moyen-Orient est une aire qui souffre gravement de la rareté de la pluie et de la température qui augmente.


Récemment, des chercheurs de renom international sur le changement climatique se sont réunis à Copenhague et ont publié un important rapport sur cette question. Ils ont fait valoir que le changement climatique va exacerber les conflits et les tensions et la violence va augmenter au sein des groupes en compétition. Nous voyons déjà les droits de l’eau et la désertification croissante comme des raisons sous-jacentes à l’intensification des conflits dans notre région.


"Faire fleurir le désert » a été une composante essentielle du caractère sioniste et son succès à travers les décennies. Israël a pu transformer le désert en terres arables et les paysages stériles en forêts. Nous partageons sans cesse nos miracles agricoles avec nos amis en Afrique et en Asie et c’est pour cette raison que de nombreux pays du monde en développement ont cherché un partenariat avec Israël pour répondre à leurs propres défis en matière agricole.


Toutefois, comme les pères fondateurs d’Israël l’ont écrit en 1948, Israël est prêt à prendre part à l’effort commun pour la promotion de tout le Proche-Orient. Nos partenaires dans la paix, la Jordanie et l’Égypte, et en particulier l’Autorité palestinienne, témoignent de nos efforts dans cette direction. Israël a activement coopéré avec l’Égypte sur le« Projet Moubarak » pour l’établissement d’un système d’irrigation à Nubariya et tous les ans, entraîne des centaines de Jordaniens, en Israël dans des domaines comme les méthodes agricoles écologiques.


Pour que nous soyons en mesure de faire face à ces défis et à bien d’autres, nous avons besoin de rompre avec les exemples du passé. Le peuple juif est ici en raison de nos droits historiques, juridiques, moraux et nationaux.


Ces opposants qui ne peuvent tolérer une présence politique juive dans la région seront condamnés par nous tous, pour les nombreuses décennies de conflit et d’instabilité. Il est temps pour les dirigeants courageux qui émaneront du monde arabe, tout comme le président égyptien Anouar El-Sadate en 1979 et le roi Hussein de Jordanie en 1994, de reconnaître que la coexistence pacifique est bien meilleure pour l’ensemble de nos peuples qui souffrent des conflits et de l’hostilité.


Nous reconnaissons que l’Initiative de paix arabe est un document important, et est accueillie en Israël, comme une brèche dans la négation de la reconnaissance arabe d’Israël. Toutefois, le blocage de l’Autorité palestinienne à Israël sur le processus de paix, fait qu’elle demeure gelée depuis 1993.


Depuis la poignée de main historique entre le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le Président de l’OLP Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison-Blanche, Israël a déployé des efforts majeurs, à la fois politiquement et stratégiquement, vers la position palestinienne.


Tant en 2000 à Camp David et qu’en 2008 durant le processus d’Annapolis, les Premiers ministres israéliens ont offert tout le possible pour les Palestiniens, la paix et à ces deux occasions, les dirigeants palestiniens ont rejeté ces offres. L’Autorité palestinienne, comme l’Initiative de paix arabe, tient toujours sur des positions maximalistes et n’a pas bougé d’un pouce en direction d’Israël depuis 1993. Ces positions sont évidemment intenables pour la paix et reflètent une vision du monde qui ne tient pas compte des gestes significatifs d’Israël et cherche à imposer une solution qui signifierait la fin de l’État juif. De récentes déclarations palestiniennes et de la Ligue arabe renforcent ce point de vue.


Il est certainement temps de regarder vers l’avenir et de rompre avec l’ancienne intransigeance pour créer un avenir meilleur pour tous les peuples de la région. Israël est allé très loin et est prêt à participer, mais nous devons être face à un partenaire sérieux. Sans cela, la région est vouée à davantage de conflits et réduira à néant l’unité au Moyen-Orient qui est nécessaire pour faire face aux défis croissants de l’extérieur et de l’intérieur.


Danny Ayalon est le vice-ministre israélien des Affaires étrangères

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 18:15

J'avoue que la tâche de Benjamin Natanyahou est extremement difficile car il doit subir des pressions internationales intenses et pour la plupart abjectes, je ne cesserai cependant de le soutenir.

Il doit pourtant penser, au peuple d'Israel qui se bat jour après jour pour l'avenir de ses enfants, face à des gens sans foi ni loi dont le seul but est de nous détruire.

Je remercies J.KUPFER pour son article.

Si Monsieur Obama et consorts ne comprenent pas l'anglais, peut-être comprendront t'ils l'allemand

Nicht wir können !!!

Ou en arabe puisque c'est la mode !


La Yakounna !



Le premier ministre de l’Etat d’Israël a donc tiré un trait sur ses promesses électorales. Certains s’avèrent étonnés et déçus d’avoir entendu M. Natanyahou annoncer le gel de la vie juive en Judée Samarie et s’apprêter également à libérer des meurtriers arabes au détriment de la sécurité israélienne et en totale contradiction avec ses positions précédentes de ne pas céder au chantage des terroristes et donc de ne pas discuter avec le Hamas.

En fait, M. Natanyahou privilégie la réaction aux contingences temporaires sur la réalisation du destin du peuple juif. Il réagit en fonction des « élites », des médias gauchistes et des pressions d’un Hussein Obama plutôt qu’en fonction des droits et intérêts du peuple d’Israël dans sa pérennité. L’idéologie sioniste et sa mission  reculent devant le pragmatisme « réaliste » du quotidien.

En fonction du principe qui établit que seul le premier pas compte, je n’éprouve ni déception ni étonnement devant ses récentes décisions. M. Natanyahou avait serré la main d’Arafat, transmis Hébron aux terroristes arabes, voté en faveur de la destruction du Gouch Katif et piétiné les principes les plus sacrés du mouvement jabotinskyen en se déclarant favorable à la création d’un Etat « palestinien » supplémentaire sur les terres historiques juives de Judée-Samarie.

Le discours de Bar Ilan faisait  référence à des conditions préalables que devaient remplir les arabes, mais qui s’en souvient encore? Même pas M. Natanyahou!

Ce sont désormais les diktats arabes que nous devons respecter pour tenter de discuter avec des terroristes acharnés à notre destruction immédiate ou par étapes.  Telle est la fondamentale différence entre le Hamas de Gaza et le Fatah de Ramallah!

La déclaration de Bar Ilan portait en elle les germes de l’abandon de nos droits non seulement sur cette partie d’Erets Israël mais également sur la partie orientale  de Jérusalem.

UN PREMIER PAS

Cela signifie que désormais un Abou Mazen ou un Hussein Obama nous dicteront les conditions de notre existence et de notre insécurité. L’acceptation d’un Etat terroriste palestinien avait été accueillie comme un premier pas que vient suivre le second avec cette décision néfaste de gel dans nos cités de Judée Samarie. Kouchner a déclaré que c’était un « pas » vers la solution du litige. Un pas seulement!

M. Natanyahou aura droit à de nouvelles félicitations de « Chalom Akhchav » quand, après un brillant discours réitérant notre attachement à Jérusalem, il y acceptera le gel de la construction non seulement de facto mais en le proclamant.

On prétend d’ailleurs que ce gel est déjà en vigueur  dans certains quartiers comme Pisgat Zeev et Har Homa. Tout comme le gel actuel est en vigueur non pas pour les dix mois à venir mais depuis déjà les dix mois qui marquent l’accession de Natanyahou au pouvoir.

M. Natanyahou a ainsi accepté d’endosser l’idée que les « implantations » sont un obstacle à la Paix. Un « premier pas » pour permettre aux impuissances occidentales d’admettre officiellement que c’est l’existence du peuple juif qui est un obstacle au développement harmonieux du monde!

DE PARFAITS NAIFS…

Annoncer comme l’a fait le Premier ministre et Barak la construction de bâtiments publics civils est une manière de considérer les Juifs en Israël comme de parfaits naïfs. A quoi bon de construire des synagogues et des écoles alors que le décret pharaonique de Natanyahou interdit, dans les faits, de se marier, de procréer, de fonder de nouveaux foyers et de nouvelles familles en habitant en Judée Samarie?

Cette dramatique destruction du rêve sioniste et de nos plus valeureuses réalisations pionnières  depuis la libération de la partie occidentale du Jourdain, a été accueillie comme il se doit par les arabes. Pas assez, pas suffisant et donc pas de négociations!

Certains ministres ont beau jeu de faire porter la responsabilité sur les pressions exercées par Hussein Obama. En fait, Natanyahou a cédé au moment le plus facile pour résister. Obama est en perte de vitesse, les sondages de popularité plongent, ses problèmes internes sont loin d’être résolus. Sa politique a échoué à Guantanamo et en  Afghanistan. L’Irak n’a pas répondu aux sollicitations politiques de l’administration US et l’Iran et la Corée du Nord continuent à le bafouer. Fallait-il vraiment que le gouvernement israélien lui apporte ce succès!

DIX MOIS

Trop de pressions nous dit-on! Mais dans ce cas, que dire du courage de nos ancêtres qui, sans état et sans armée, ont perduré malgré toutes les exactions, les persécutions, et n’ont jamais cédé aux pressions pour les convertir et n’ont jamais renié leurs valeurs essentielles. Eux avaient la foi en l’éternité d’Israël.

Qui peut imaginer qu’avec un chronomètre dans la main, les constructions et le développement reprendront dans exactement dix mois?

Natanyahou proposera alors d’étendre la période pour permettre aux terroristes arabes de l’Autorité palestinienne de venir à la table des négociations qu’ils auront boycottée jusqu’alors. Reprendre les constructions sera impossible pour un gouvernement qui a accepté de les arrêter et qui compte exploiter la lassitude juive et le respect juif des « règles démocratiques ».

Nous perdrons nos véritables amis dans le monde car on ne soutient pas un peuple et un pays faible. On le pleure mais on ne se bat pas pour lui.

Au moment où le Hezbollah, le Hamas, l’Iran s’arment massivement pour nous détruire, le gouvernement Natanyahou envoie des signes de faiblesse constante. L’acceptation de l’idée même d’une région qui doive être Judenrein est criminelle. Elle serait taxée d’antisémitisme si elle était appliquée dans un pays occidental.  Et si encore, ce gouvernement avait proclamé parallèlement le gel des constructions pour les arabes en Erets Israël. Pas une maison arabe de plus à Aco, Nazareth, Oum El Fahm, Jaffa, Jenine et Jérusalem.  Un parfait parallélisme qui aurait fait ressortir le réel aspect antisémite et insupportable de la politique d’Hussein Obama, des Kouchner et autre compagnie suédoise.

Ce n’est pas la Paix que ce gouvernement obtiendra mais un retrait dans lequel Barak est un spécialiste  qui s’est déjà illustré au Liban. Et après le retrait, ce sera la guerre la plus dangereuse que notre pays aura connu.

MUNICH…

La seconde guerre mondiale a démontré que la politique d’apaisement menée envers le dictateur nazi, a amené ceux qui ne voulaient pas se battre pour Danzig à mourir pour Paris.

Ceux qui aujourd’hui pratiquent cette politique d’apaisement, acceptent ce nouveau « Munich » qui nous prive de tous moyens de défense et de notre droit ancestral, et ceux qui ne veulent pas se battre pour Hébron et Beth El devront se battre pour Tel-Aviv et Haiffa.

Les arabes ont déjà répondu par la négative et les émissaires de Hussein Obama et les Kouchner ont déjà déclaré que ce n’était qu’un pas que devraient suivre de nombreux autres pas vers le précipice. La Suède propose la reconnaissance par l’Union Européenne de Jérusalem comme capitale de la « Palestine ». L’occident pousse Israël comme il a poussé la Tchécoslovaquie vers l’abandon des Sudètes sans comprendre que Prague hier était un barrage à la folie hitlérienne comme Jérusalem est le seul barrage à l’expansionnisme sanguinaire de l’Islam.  On peut se tromper une fois mais la pire des idioties consiste en répétant le même acte, dans les mêmes conditions à s’attendre à un résultat différent.

YES, WE DO…

Les députés du camp national doivent annoncer la fin définitive du processus d’Oslo et mettre un terme à toute négociation avec les terroristes arabes de l’ « Autorité palestinienne » et du Hamas tant que ne sera pas reconnue la propriété inaliénable et le caractère juif de la  Terre d’Israël aux mains de Tsahal.

Notre Histoire et notre Destin sont plus puissants que les contingences passagères. Ni dix mois ni même un jour. Nous avons déjà subi un « moratoire », un gel total  pendant deux mille ans. Pas question d’attendre un jour de plus car nous devons rattraper ce retard.

Nous pouvons résister aux pressions d’Obama au moins comme Itzhak Shamir a su résister à celles de Bush père. Nous pouvons retirer de la table de discussions la capitale Jérusalem comme Menahem Begin a su le faire à Camp David. Nous pouvons détruire la capacité nocive des « palestiniens » des terres libérées et du territoire déjà sous souveraineté israélienne. Nous pouvons le faire car nous n’avons pas d’autre choix. Nous devons le faire et proclamer au monde « Yes,WE can; yes, WE do ».

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 05:46
Là-haut, sur le Mont du Temple
Pierre Lefebvre
© Primo, 06-12-2009
 
Là haut, sur l’Mont… du Temple

y’avait un beau chalet… Un chalet ? Non, une mosquée, ou plutôt deux. 

De la même manière que les chrétiens se sont crus obligés de construire églises et cathédrales sur les lieux où avait marché le Christ, les Musulmans n’ont pas résisté à la tentation de signer leur conquête, leurs colonisations successives. 

On retrouve le même entêtement chez certains hommes politiques, anciennement à l’est de l’Europe, mais pas seulement, de marquer leur passage au pouvoir par de grandes et audacieuses constructions. 

Ils partagent ainsi avec certains animaux, grands fauves ou simples chiens, cette envie de marquer leurs territoires. Ces derniers ont, pour ce faire, un procédé beaucoup moins onéreux, il faut bien l’avouer.

Que se passe-t-il vraiment à Jérusalem ? 

Les Juifs, depuis 2000 ans, c'est-à-dire depuis qu’ils ont été expulsés de leur pays et de leur capitale, par des envahisseurs divers, parmi lesquelles les armées romaines, chrétiennes et musulmanes, ont l’habitude de venir prier devant le Mur des Lamentations. 

En ce temps-là, il n’y avait pas d’ONU et surtout pas d’UNRWA devant lesquels ils pouvaient aller se plaindre. Aussi, ils durent se contenter de parcourir la terre pour y être selon les lieux et les temps, « pogromisés », massacrés, pendus, violés, écartelés, brûlés, rançonnés et finalement gazés. 

Depuis peu, ils sont interdits de prière parce que menacés de jets de pierre et autres objets contondants jetés par des Arabes Israéliens « aux intentions pas toujours très amicales ».

Les touristes qui reviennent de là-bas et qui ont assisté aux scènes d’une rare violence sur le Mont du Temple, ont été choqués du comportement irrationnel de ces quelques Arabes fort commodément appelés Palestiniens par l’opinion publique internationale. 

Et pourtant certains de ces touristes, non Juifs, faisaient partie d’un voyage organisé par un hebdomadaire catholique qui n’est pas connu pour son amitié envers Israël. 

Mais ils ont tout de même été perturbés par la violence qu’ils ont observé et dont ils ont été victimes, certaines pierres lancées par les Palestiniens ayant frôlé leurs visages extatiques de pieux pèlerins. 

A noter que ces littérateurs et bons catholiques de gauche ou de droite, parlent aisément, au cours de leurs messes et conférences, de la Judée comme d’un territoire palestinien. 

Ces braves gens ne font évidemment aucun rapprochement entre le mot « Judée » et le mot « Juif » dont il est issu. 

C’est amusant de constater que l’exégèse ainsi qu’une autre science, l’étymologie, peine à parvenir jusqu’à leur cortex. Blocage psychologique, certainement ! 

Risquons l’hypothèse qu’il s’agit d’un vieux relent d’antisémitisme chrétien. N’est ce pas l’Eglise catholique qui a lancé le concept de « peuple déicide » ? 

Revenons au Mont du Temple

Il apparait que, ces dernières semaines, les Palestiniens et la police israélienne ont échangé horions, cailloux et grenades lacrymogènes. Contrairement aux idées reçues, l'esplanade des Mosquées n'est pas administrée par l'Etat d'Israël. La gestion de ces lieux est confiée à l'Office des Biens Musulmans (le WAQF). 

Levi Eskhol (Premier ministre de 1963 à 1969) avait décidé, après la prise de Jérusalem, de rétrocéder la souveraineté de ce lieu à l'Office des biens musulmans (Waqf). Depuis 1994 et le traité de paix signé entre la Jordanie et Israël, la monarchie hachémite a également obtenu un droit de veille sur les lieux chrétiens et islamiques de Jérusalem.

Un droit de veille et les revenus qui vont avec

Dans le passé, le chiffre d’affaire généré par les visites touristiques a atteint quelque 200.000 dollars par mois. Ces sommes sont transférées au Waqf (2.400.000 dollars par an). Bien des conservateurs de lieux historiques en France rêveraient de se voir attribuer cette somme pour entretenir leurs locaux.

Apparemment, cela ne suffit pas. Le président de l'Office des biens musulmans, le cheikh Azam Al-Khatib, a rendu responsables les "extrémistes juifs" de la recrudescence des tensions. 

Et c'est l'acharnement médiatique

Les médias préfèrent retranscrire, avec une fidélité qui s’apparente à de la dévotion, les communiqués de presse mensongers des autorités religieuses musulmanes. 

Les "extrémistes juifs provoquent les croyants musulmans en venant prier sur l'esplanade et ne cachent pas leur ambition d'en chasser les musulmans pour construire un temple", a déclaré le dignitaire religieux. (Guysen) Déclaration fantaisiste, bien évidemment, mais qui fonctionne très bien auprès de certains décérébrés qui exercent la fonction de journaliste. 

Quelques uns d'entre eux, néanmoins, se demandent s’il ne s’agit pas là d’une stratégie palestinienne visant à exacerber les tensions sur ce petit territoire au moment des grandes manœuvres internationales. Il faut rendre hommage à leur sagacité. 

Les médias et les hauts responsables de l'Autorité palestinienne ont largement contribué à cette perception, après avoir affirmé à plusieurs reprises qu'Israël envisageait de permettre à un groupe de «colons extrémistes» de prier à la mosquée. 

Affirmation ridicule pour peu que l’on connaisse la religion juive. 

D’autres invoquent la tenue indécente des touristes de sexe féminin qui souillent l’un des saints lieux de l’Islam. Ils aimeraient sans doute que les touristes belges, françaises, américaines enfilent le tchador ou la burka pour se promener. 

Même le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a accusé Israël de « mettre en œuvre une politique dangereuse sur le Mont du Temple qui est susceptible de conduire à un incendie ».

Selon Reuters, les responsables palestiniens ont enjoint à Israël de ne pas alimenter les tensions à Jérusalem s'il souhaite une reprise des pourparlers de paix gelés depuis fin décembre.

Le ministre palestinien des Affaires religieuses, Mahmoud Habbache, a condamné ce qu'il a appelé "un crime israélien".

Dans la bande de Gaza, un porte-parole du Hamas au pouvoir a parlé de "crime sioniste" et de provocation. D'autres islamistes à Gaza ont appelé à un soulèvement en guise de représailles.

C’est un hasard mais ces événements ont été orchestrés par certains mouvements religieux parmi les Arabes israéliens. 

Au moment où l’on parlait d’une hypothétique reprise des pourparlers de paix, au moment même ou la communauté internationale reprochait à Israël une attitude intransigeante, voilà que des escarmouches sont déclenchées sous des prétextes fallacieux afin de maintenir une pression sur Israël et le faire passer pour LE Grand Coupable de l’embrasement potentiel du Moyen Orient. 

De toute manière, chacun sait que les Juifs sont toujours coupables de tout. C’est pratique, inodore. Cela satisfait tout le monde. Cela permet également de faire monter les enchères sur le problème le plus douloureux des négociations, le statut de Jérusalem. 

Un dogme religieux musulman, le Dar El Islam, s’impose donc à des sociétés laïques et modernes. 

Il appartiendra à celles-ci de savoir si elles désirent s’y soumettre. Au moins, les choses seront claires. 

Pierre Lefebvre

http://www.primo-info.eu/ Pierre Lefebvre
© Primo, 06-12-2009
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 10:12

www.michelgurfinkiel.com

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/260-Proche-Orient-Les-Palestiniens-et-largent-sale.html

 

Proche-Orient/ Les Palestiniens et l’argent sale

 

 

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

 

La construction de nouvelles unités d’habitation israéliennes en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est est-elle « le principal obstacle »au processus de paix israélo-palestinien ? Matt Rees ne le croit pas. Ce journaliste britannique, qui fut longtemps le chef du bureau du magazine Time à Jérusalem, écrit aujourd’hui des romans policiers à succès qui se déroulent dans les Territoires palestiniens. Selon lui, l’ « obstacle » majeur, ce serait « la guerre que se livrent les différentes factions palestiniennes ». Et celle-ci n’aurait pas tant pour mobile le pouvoir ou l’idéologie que l’argent.

 

Dans une interview accordée le 8 octobre dernier à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, à l’occasion de la sortie de son dernier roman, Meurtre chez les Samaritains (Editions Denoël), Rees fait remonter cette situation à Yasser Arafat, qui fut pendant près de cinquante ans, de la fondation du Fatah en 1959 à son décès en 2005, le maître presque absolu du mouvement palestinien. Arafat détournait l’aide internationale – essentiellement américaine et européenne - vers des comptes secrets dont il détenait seul la signature. Ceux-ci seraient passés aujourd’hui sous le contrôle de Mahmoud Abbas, qui lui a succédé à la fois à la tête du Fatah et à celle de l’Autorité palestinienne. Rees parle d’un détournement de 300 millions d’euros, soit plus de 400 millions de dollars. En 2003, le représentant du FMI dans les Territoires palestiniens, Karim Nashashibi, Palestinien lui-même, avait indiqué un autre montant : 900 millions de dollars. Soit 600 millions d’euros actuels.

 

Pour s’assurer sa part de la manne, le Hamas, organisation islamiste soutenue par l’Iran, s’est emparé de Gaza. A la suite de la guerre de l’hiver dernier, une conférence internationale a affecté une aide de 5,2 milliards de dollars à la « reconstruction » de l’enclave. Une partie seulement de cette aide a été acheminée. Mais d’après Matt Rees, « rien n’est arrivé sur le terrain ».

 

Le détournement de l’aide internationale n’est pas la seule source de financement du Fatah et du Hamas. Les deux organisations réinvestissent les capitaux ainsi captés dans de multiples activités économiques, tantôt licites en soi (placements, prises de participation dans des sociétés), tantôt illicites (trafics divers et contrebande). Global Financial Integrity (GFI), une organisation américaine spécialisée dans la lutte contre l’argent sale et les paradis fiscaux, vient d’épingler l’axe Iran-Hezbollah-Hamas dans un article paru dans le dernier numéro de la New York Review of Books sous la double signature de son directeur, Raymond Baker, et de sa « conseillère spéciale »,  la magistrate et eurodéputée franco-norvégienne Eva Joly.

 

Selon ces deux auteurs, « les Gardiens de la Révolution islamique iranienne seraient impliqués dans des trafics de pétrole, d’armes, d’électronique et de biens de consommations, pour un chiffre d’affaires annuel d’un montant de 12 milliards de dollars ». Des« partisans du Hezbollah » seraient mêlés « à la contrebande de cigarette aux Etats-Unis et à la contrebande de diamants au Sierra Leone ». Quant au Hamas, « on pense qu’il est un acteur actif en matière de criminalité et de blanchiment d’argent en Amérique latine, dans le triangle situé au confins du Brésil, de l’Argentine et du Paraguay ».

 

Les flux annuels d’« argent sale » porteraient, selon la Banque mondiale, sur des sommes situées « entre 1000 et 1600 milliards de dollars ». Les capitaux ainsi générés et peu à peu « blanchis »représenteraient des montants beaucoup plus élevés. L’interaction entre cette forme de criminalité, le terrorisme et les régimes ou mouvements totalitaires constitue, d’après Baker et Joly, une« menace contre la sécurité internationale ».

 

La New York Review of Books est une revue marquée à gauche et globalement anti-israélienne. Eva Joly a été élue eurodéputée sur une liste écologiste peu favorable à l’Etat juif. Cela ne fait que donner plus de poids au réquisitoire.

 

 

 

© Michel Gurfinkiel, 2009

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:31

Parmi les victimes du gel de la construction: les Palestiniens!!

[Lundi 30/11/2009 17:15]

 

Des inspecteurs de la construction commis par le ministre de la Défense se sont déjà rendus dans divers chantiers en Judée-Samarie pour vérifier si les travaux de constructions ont bien été interrompus. Ainsi la décision du gouvernement est entrée en vigueur avec une rapidité jamais enregistrée auparavant dans aucun domaine! Selon des témoins, les inspecteurs zélés ont même ordonné l’arrêt des travaux dans des chantiers qui n’entrent pas dans le champ d’application de la directive gouvernementale, les fondations des maisons ayant déjà été achevées.
L’un des entrepreneurs ainsi « visités », Yaakov Nimrodi, a annoncé qu’il allait engager une action contre les pouvoirs publics pour perte considérable de gain: « J’emploie plus de 600 employés sur l’année et je ne suis de loin pas le seul entrepreneur dans la région de Samarie ». Selon Nimrodi, « le gouvernement commet une très grave erreur. En mettant au ainsi chômage plus de 200.000 Palestiniens qui étaient contents de gagner leur vie en travaillant pour les Israéliens dans le bâtiment, il va fabriquer de nombreux chômeurs qui risquent de se lancer dans des activités violentes envers Israël. Et ceux qui retrouveront du travail dans leur village gagneront bien moins que ce qu’ils gagnaient en travaillant pour des entrepreneurs Israéliens »!!!

D’ici à ce que l’Autorité Palestinienne porte plainte à l’ONU…

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 22:41

980, chiffre officiel des terroristes appelés à être libérés

[Dimanche 29/11/2009 22:24]

 

C’est maintenant officiel, le gouvernement a communiqué à la Cour Suprême le nombre de terroristes palestiniens qui seraient libérés en échange de Guilad Shalit. La divulgation de ce chiffre a été exigée par la Cour suite aux différentes requêtes déposées par des familles victimes de terrorisme ou par des associations qui les représentent. Ce nombre se divise en deux catégories: 450 terroristes du Hamas, dont des responsables des attentats les plus sanglants, et 530 autres terroristes, du Fatah ou même des Arabes israéliens, qui seraient libérés dans un deuxième temps, sans doute comme « cadeau » à Abou Mazen, afin de ne pas laisser tout le crédit de cet accord au Hamas!

Le gouvernement a par contre refusé de communiquer quels étaient les critères qui avaient été utilisés pour décider de la libération ou non de chaque terroriste. Il précise également que « la censure imposée par Tsahal sur les détails des pourparlers est obligatoire, car il faut éviter à tout prix que ne filtrent des éléments qui seraient susceptibles de remettre en question la libération de Guilad Shalit ou de faire augmenter encore le prix exigé par le Hamas ».

Les représentants du Procureur de la République chargés des relations avec la Cour Suprême ont précisé: « Nous sommes encore loin de la finalisation de l’affaire ». Une fois mise au point, cette liste devra être soumise au gouvernement, qui en étudiera tous les tenants et aboutissants tant sur le plan sécuritaire et stratégique, que dans ses aspects moraux et psychologiques quant à la société israélienne.

Une fois entérinée par le gouvernement – si c’est le cas – l’accord complet sera communiqué au grand public avant de passer par la Knesset, sans parler des nombreux recours devant la Cour Suprême.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 04:52
La « paix » comme continuation de la guerre par d’autres moyens… 
Par Sidney Touati pour Guysen International News
Lundi 23 novembre 2009 à 23:59



Merci à Sydney TOUATI pour ce texte !!!
 

On nous dit que le problème de la paix entre palestiniens et israéliens achoppe sur la question des implantations, notamment sur la dernière autorisation de construire neuf cents logements dans le quartier de Gilo à Jérusalem.

Ainsi donc, le vieux conflit qui oppose arabes, palestiniens aux israéliens ne reposerait que sur un problème de permis de construire ou de démolir… Toutes les tensions opposant l’Occident et l’Orient depuis des millénaires, cristallisées sur un minuscule point de droit : la municipalité de Jérusalem avait-elle le droit de délivrer un permis de construire à des Juifs ? Les Juifs ont-ils le droit de construire des appartements dans leur propre pays ?

A l’heure où le monde est la proie de la plus grande crise économique, où des centaines de millions de personnes sont menacées par la famine, jetées sur les routes, arrachées à leur terre, leur quartier, massacrées parfois ; où le réchauffement climatique met en jeu la survie de notre écosystème ; où la violence augmente sans cesse ; où il ne se passe pas une semaine sans qu’un kamikaze au nom de l’Islam ne se fasse sauter pour tuer le plus grand nombre de personnes ; où des centaines de millions de personnes sont sans emploi ; où la construction du moindre barrage en Chine entraîne le déplacement de dizaines de milliers de personnes… Le Président des Etats-Unis et la plupart des plus hauts responsables des pays du monde se focalisent sur quelques immeubles à Jérusalem, réduisant ainsi le malheur du monde à une cause simple. Jamais, la politique internationale ne s’était logée aussi bas ; n’avait été aussi massivement bornée. Le « processus de paix » conduit à une situation digne de Ionesco : Un permis de construire contre la paix ! Qui peut souscrire à une telle fable ? Qui peut raisonnablement y croire ? Que signifie-t-elle ? 
 

Une discrimination suspecte.

A combien se chiffre le nombre d’exilés depuis la seconde guerre mondiale ? A plusieurs dizaines de millions ? Plusieurs centaines de millions ? Qui sont-ils ? Hormis le cercle limité des spécialistes, nul ne le sait. Si vite apparus, si vite oubliés.  Le monde quant à lui est focalisé depuis des dizaines d’années sur le sort d’un unique et seul groupe humain, les palestiniens, qui représentent la population la plus aidée, la plus soutenue, entretenue de la planète. Tant pis pour les autres, les grands refoulés de l’histoire. Ils doivent se contenter des toutes petites miettes de l’immense festin de la solidarité internationale.

On réalise que la diplomatie mondiale alimente aujourd’hui sa politique à la rubrique des « faits divers ». Elle est branchée sur la micro pour ne pas dire la minuscule histoire. Elle condamne ainsi avec véhémence l’octroi d’un permis de construire délivré en toute légalité par une commune de l’unique pays démocratique du Moyen-orient. Est-ce que le monde suit avec précision le cadastre de chaque pays du globe ? Combien de maisons démolies en Inde, en Russie, en Chine, en Algérie ? Le monde diplomatique n’a que faire des décisions prises en matière d’urbanisme ici ou là. Il est totalement absorbé  par un seul point du globe. Pourquoi une telle discrimination ? Pourquoi une telle attention ? Pourquoi tant de sollicitude de la part des puissants de ce monde ? Les dirigeants de la planète souffriraient-ils d’une sorte de névrose obsessionnelle ? Seraient-ils devenus monomaniaques ?

En tous cas, l’obsession palestinienne est indéniable. Comme tout symptôme névrotique, il est l’expression de quelque chose qui ne peut être montrer, être dite.  
 

La double fonction des palestiniens   

Les Palestiniens ont une qualité majeure : ils sont les ennemis d’Israël. C’est à la fois leur « chance » et la cause de leur malheur perpétuel. Car si  cet attribut leur vaut le soutien de la plupart des pays du globe il a également pour effet de les enfermer ad vitam æternam dans cette guerre permanente. En dehors de cette qualité, les palestiniens n’intéressent personne. Ils le savent. Ils en ont fait la douloureuse expérience. Lorsqu’ils sont massacrés par les Jordaniens, le monde est indifférent ; lorsqu’ils sont chassés du Koweït après la première guerre du Golf, le monde est indifférent…lorsque la frontière avec l’Egypte leur est fermée, le monde est indifférent. Pas une voix ne s’élève à l’encontre de l’attitude ouvertement hostile des « frères » arabes lorsque les palestiniens ont un problème avec eux.  
 

1°)  Pour les Etats arabes : instrument de guerre

Du côté des Etats arabes, le contrat est clair. Les Etats arabes les considèrent comme des martyrs ou de la « chair à canons » ; ils ne sont applaudis qu’en kamikaze ou en ennemis irréductibles d’Israël;  aucun pays arabe n’est prêt à les accueillir ; tous comptent sur eux pour poursuivre une guerre sans fin contre Israël, guerre que ces Etats sont incapables de conduire. Malheur aux palestiniens s’ils renonçaient à cette fonction ! Ceux qui se risquent à croire en la paix et établissent des relations normales avec Israël sont massacrés comme traîtres. 
 

2°)  Pour l’Europe, instrument de paix

Même attente du côté  des occidentaux. Mais ici les choses sont infiniment plus complexes. L’Europe entretient,  finance, nourrit, veille en permanence sur les palestiniens avec une constance remarquable. L’une des premières décisions prises par le Président Sarkozy sitôt  élu, est de réunir un  collectif de donateurs pour récolter des fonds destinés aux palestiniens. Dans le même temps des millions d’africains meurent dans l’indifférence générale. Comment justifier à la fois une telle urgence et une telle discrimination ?  L’Europe estime que les palestiniens sont victimes d’agressions. L’Europe agit-elle ainsi avec toutes les populations agressées de la planète ? Il est clair que non. Pourquoi dès lors cette extrême sollicitude pour les palestiniens?

Lorsqu’un pays consacre une part importante de son énergie à la défense d’une cause ; lorsque ce pays se mobilise systématiquement et prioritairement pour cette cause, c’est que cette cause remplit une fonction vitale pour lui. Il est manifeste que les palestiniens sont au cœur de la politique intérieure et extérieure de l’Europe. Quelles fonctions vitales remplissent les palestiniens pour être un élément clé du dispositif européen ?

Pour les pays arabes, la réponse est simple : la plupart des pays arabes comptent sur les palestiniens pour poursuivre la guerre contre Israël, pour les venger des guerres qu’ils ont systématiquement perdues. Les européens quant à eux, soutiennent les mêmes palestiniens parce qu’ils estiment qu’ils sont les seuls à pouvoir faire la paix avec les israéliens.

Les mêmes palestiniens sont ainsi soutenus par le clan arabe et par le clan occidental pour des motifs en apparence diamétralement opposés. Comment comprendre une telle contradiction ?  
 

La résolution de la contradiction  

Les européens et en tout premier lieu la France, ne cachent pas que leur attitude à l’égard des palestiniens est dictée ou s’inscrit dans le cadre plus global de la politique dite « arabe ». C’est donc au nom de la politique arabe de la France, pour ne citer quelle,  que les palestiniens bénéficient d’une attention soutenue ;  que les élites françaises prennent systématiquement et a priori le point de vue palestiniens lorsqu’il s’agit de rendre compte du conflit qui les oppose à Israël.

Or, la politique arabe en cette matière est claire : elle vise à maintenir un état constant de guerre qui conduirait à terme, à la destruction d’Israël.

Comment concilier les principes de guerre qui animent les Etat arabes et les principes de paix qui animent les Etats occidentaux ? Comment financer la guerre, la soutenir tout en donnant le sentiment qu’on lutte pour la paix ? Les soviétiques étaient les maîtres incontestés dans le domaine du double langage. Ils avaient inventé une arme redoutable appelé « mouvement de la paix » ou « clan de la paix ». Par ce biais, il pouvait mener, soutenir, toutes les formes de guerres contre les démocraties ou contre n’importe quel pays qu’ils souhaitaient combattre tout en proclamant agir pour la paix. « Paix » que de crimes commis en ton nom ! 

Les européens, s’inspirant du modèle soviétique, ont inventé la formule qui allait permettre de résoudre la cadrature du cercle, de concilier l’inconciliable : la volonté de guerre et la volonté de paix.

Ils ont enfermé  palestiniens et israéliens dans une impasse absolue, capable de satisfaire et les visées belliqueuses arabes et les volontés de paix de l’Occident ;  cette formule magique s’appelle « Processus de Paix ». Grâce à cette ruse, les occidentaux financent, soutiennent encouragent les palestiniens à faire une guerre éternelle à Israël tout en se donnant bonne conscience. Mais il y a plus grave. Cette formule complète et valide au plan diplomatique le dispositif arabe de lutte contre Israël. Elle vise à neutraliser totalement les défenses d’Israël face aux agressions quotidiennes dont l’Etat hébreu est la cible. Le rapport Goldstone confirme cette stratégie redoutable. Elle illustre la remarque volontairement provocatrice formulée par Michel Foucault : la « paix » n’est souvent que la guerre continuée par d’autres moyens. C’est bien la guerre qui se poursuit derrière la politique initiée au nom du processus de paix. Par ce biais, les palestiniens ont réussi l’incroyable exploit de permettre aux européens de rendre terriblement efficace la formule de guerre terroriste choisie par les Etats arabes pour lutter contre Israël.  
 

La fonction cachée

Le « Processus de Paix » est en réalité le processus de blanchiment de la mauvaise conscience des européens. L’Europe n’est pas encore prête à « soutenir » Israël. Aux yeux des Occidentaux, Israël est porteur de quelque chose  d’ « insoutenable » ; cette chose que l’Europe n’a jamais voulu voir ni assumer c’est sa propre origine. Tant que ce processus de blanchiment ne sera pas parvenu à son terme, les européens continueront à instrumentaliser les palestiniens dans leur guerre contre Israël. Le jour où les européens pourront faire face normalement à Israël, c’est-à-dire à ce qu’ils considèrent comme la part « maudite » d’eux-mêmes, l’état de guerre permanent qu’ils entretiennent cessera.  

Pour l’heure, hélas, les palestiniens n’ont d’autre choix que d’être les ennemis irréductibles d’Israël. S’ils cessaient de jouer ce rôle, ils perdraient toute considération et toute aide. Ils rejoindraient la cohorte des oubliés de l’histoire.

Le véritable enjeu de cette guerre n’est pas l’opposition israéliens/palestiniens.  
Le véritable enjeu concerne un conflit bien plus ancien…celui qui opposa pendant des siècles l’Europe au judaïsme et qui déboucha sur les effroyables massacres de la deuxième guerre mondiale. De ce conflit là, l’Europe n’est pas encore sortie. En ayant gagné les Etats-Unis à sa cause, n’elle-t-elle pas en train d’entraîner le monde vers la troisième guerre mondiale ?  

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 04:06




EN APPELANT 
A L’INTIFADA, MAHMOUD ABBAS NE PEUT PLUS CRITIQUER LE MUR DE CLOTURE

Par Bertrand RAMAS-MUHLBACH

pour http://lessakele.over-blog.fr et http://www.aschkel.info/

 

http://www.cpcml.ca/images2009/Palestine/090108-PalestineBilinGazaDemo-03.jpg


Ce 20 novembre 2009, le Président Palestinien Mahmoud Abbas a radicalisé sa position : il a certes réaffirmé sa position concernant l’impossibilité de poursuivre les pourparlers en cas de poursuite des constructions israéliennes dans les implantations, mais également appelé à « un nouveau type de lutte contre Israël» : la résistance comme a Bilin. Cet appel à la résistance prolonge d’ailleurs l’annonce faite le même jour  par le Fatah concernant le lancement d’une troisième intifadacompte tenu de l’échec des pourparlers de paix.

Ce recours à la résistance contraste certainement avec les messages de paix envoyés à l’Etat juif au cours de ces derniers mois, mais permet à Mahmoud Abbas de se rapprocher de ses compatriotes du Hamas et de mettre fin aux divisions internes palestiniennes. Rappelons effectivement que les palestiniens affiliés au Hamas se sont déclarés hostiles à la déclaration unilatérale d’indépendance de l’Etat palestinien, notamment le 17 novembre 2009 par la voix de son chef Khaled Mechaal en exil à Damas, pour qui l’indépendance doit être obtenue par l’action de la résistance à l'occupation et non pour remplir le vide après « l'échec de la solution politique ».


http://www.americandigest.org/mt-archives/hamas-gaza-body-parts-02.jpg


Certes, la communauté internationale n’a pas accueilli favorablement l’intention du Président palestinien de déclarer unilatéralement la naissance de l’Etat palestinien. Le 16 novembre 2009, les Etats-Unis ont réaffirmé que l’Etat palestinien devait naître d’une négociation entre Israël et les Palestiniens et confirmé opposer leur veto à toute résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui irait dans le sens d’une telle reconnaissance. De même, l’Union Européenne n’a pas fait montre d’un enthousiasme débordant à ce sujet : le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, dont le pays occupe jusqu'à fin décembre la présidence tournante de l'UE, a précisé espérer « être en position de reconnaître un Etat palestinien mais il doit d'abord en exister un ». Il pense donc que « c'est un peu prématuré ».


http://www.icmpecho.com/images/carlbildt.jpg

Carl Bildt


C’est encore la position israélienne exprimée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon laquelle il n'y a pas d'alternative aux négociations. Plus gênant, en cas d’initiative unilatérale des Palestiniens, Israël pourrait même être amené à reconsidérer les précédents accords et prendre également des mesures unilatérales comme l’annexion des blocs d’implantations juives en Cisjordanie ou encore l’arrêt des transferts d’argent à l’Autorité palestinienne dans le cadre des accords signés sur les tarifs douaniers.

En somme, les parties poursuivent leur dialogue de sourds.

Pour les palestiniens, Israël est une puissance occupante qui divise la Cisjordanie depuis 1967. Aussi, considèrent-t-ils que l’Etat Palestinien ne pourra voir le jour que sur les frontières « dites de 1967 » comme s’il avait réellement existé une frontière séparant Israël de la Palestine à cette époque (il ne s’agissait en fait que de la ligne d’armistice avec l’Etat de Jordanie). La référence à cette frontière imaginaire de 1967 permet effectivement de revendiquer l’intégration de la partie orientale de Jérusalem (annexée par Israël en 1980) dans le futur Etat palestinien. C’est encore ce qui a été demandé en novembre 2009 par le Premier Ministre palestinien Salam Fayyadh au Conseil de sécurité de l'ONU: « Nous avons décidé de nous adresser au Conseil de sécurité pour essayer d'obtenir son soutien à la création d'un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem pour capitale et dont les frontières seraient celles de juin 1967 avant l'occupation israélienne »...

http://www.lejournal-press.com/upload/Salam%20Fayyad%20(AFP)%20G.jpg


Pour sa part, Israël ne se considère pas comme puissance occupante : dans la mesure où la Palestine n’existe pas en Droit International, elle ne saurait être occupée. C’est la Jordanie qui était occupée en 1967 dans sa partie occidentale (la Cisjordanie), mais depuis que le Royaume Hachémite a abandonné tous ses liens avec ce territoire, renoncé à toute souveraineté sur la Cisjordanie en 1988, et signé un traité de paix avec Israël en 1994, il n’est plus possible, sauf par un abus de langage, de soutenir que la Cisjordanie est occupée. Ce territoire n’est qu’un « bien sans maître » qui fera prochainement l’objet d’un morcellement en fonction des populations qui y résident.

Ainsi, la très grande partie des territoires de Cisjordanie non annexée par Israël devrait, dans les mois voire les années à venir, constituer l’assiette du futur Etat Palestinien de Cisjordanie. Dans le même temps, les grands blocs d’implantations juives seront incorporés dans l’Etat juif même si ce scénario déplait aux palestiniens. Ceux-ci n’ont finalement d’autre alternative que de lutter farouchement (au besoin par la lutte armée) contre l’aménagement de nouveaux blocs d’implantations - dont ne font, d'ailleurs, pas partie les 900 unités de logements sur Gilo situés au Sud-Ouest de Jérusalem, et non "à Jérusalem Est", comme l'a prétendu une récente campagne abusive, orchestrée depuis le "Bureau Ovale" - puisque Mahmoud Abbas et la communauté Internationale ne peuvent valablement s’y opposer.


http://www.jerusalemshots.com/b/Jer/Jerusalem-00011.jpg


Naturellement, la poursuite des implantations n’est pas à l’origine d’un blocage des négociations ni un obstacle à la création de deux Etats vivant aux cotés l’un de l’autre dans la paix, mais juste un risque de voir l’assiette du futur Etat palestinien rétrécie comme « Peau de chagrin ». Subsiste donc la critique de la clôture de sécurité et sa comparaison avec le mur de Berlin pour justifier la résistance.

En effet, la chute du mur de Berlin a permis la réunification de l’Allemagne coupée en deux et celle de Berlin devenue capitale de l’Etat de l’Allemagne réunifiée. Pour autant, cette comparaison avec le mur de clôture est parfaitement inadaptée.

 

http://insoliteplace.files.wordpress.com/2009/05/le-mur-de-berlin.jpg

Le mur de Berlin ne visait pas à protéger une population contre la barbarie meurtrière d’une autre mais juste à empêcher la libre circulation entre les deux parties de la ville, stopper l’émigration des citoyens d’Allemagne de l’est et constituer une barrière physique et idéologique entre le mode de pensée occidental et le système d’organisation communiste d’une population.

Aussi, et en privilégiant de nouveau le recours à la violence contre Israël, Mahmoud Abbas conforte l’Etat hébreu sur la nécessité de terminer de toute urgence cette clôture de séparation qui servira à terme de frontière entre les Etats souverains d’Israël et de Palestine.

Le chef du parti arabe Balad et Député arabe Jamel Zahalka l’a déjà bien compris. Redoutant cette configuration géopolitique future, il a lancé, ce 19 novembre 2009 un nouvel appel à la destruction d’Israël si un Etat palestinien ne voit pas le jour : « il faudra déclarer Israël comme étant un Etat inexistant et envisager d'autres alternatives et en priorité celle d'un Etat binational».

http://www.amitiesquebec-israel.org/photos/bombe.jpeg


Les palestiniens devront néanmoins se faire une raison : Abbas n’est pas le BenGourion palestinien puisque la déclaration d’indépendance de la Palestine a déjà été faite par Arafat le 15 novembre 1988. De même, Jérusalem ne sera pas la capitale du futur Etat de Palestine puisque cette ville n’est pas sous souveraineté palestinienne. Enfin, le mur de séparation n’est pas un mur d’apartheid ou de division mais bien un moyen de se protéger.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 03:53

Hier on pouvait lire cet article

Moubarak dénonce la politique d’Israël

[Dimanche 22/11/2009 11:33]

 

Les relations entre Israël et l’Egypte sont toujours aussi ambigües: le président Moubarak n’a jamais effectué de visites officielles en Israël alors que les deux pays sont liés par un accord de paix depuis une trentaine d’années. En revanche, les dirigeants israéliens se rendent régulièrement en Egypte et c’est le tour cette fois du président de l’Etat Shimon Pérès, qui a décidé de se rendre au Caire dans la journée afin de débattre avec son homologue Moubarak de la situation générale au Proche-Orient et de l’affaire Shalit.

A l’issue de leur entretien, les deux hommes feront une déclaration à la presse, et Pérès sera ensuite invité à partager le déjeuner de son hôte en compagnie de hauts dignitaires égyptiens tels que le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit  et le chef des Renseignements Omar Suleiman.

Moubarak n’a pas hésité d’ailleurs à critiquer vivement Israël quelques heures à peine avant l’arrivée de Pérès. Prenant la parole samedi soir devant les membres de son parlement, il a accusé le gouvernement israélien de torpiller les efforts de paix et de porter atteinte aux chances de paix avec les Palestiniens à cause de son programme de « judaïsation de Jérusalem » et des fouilles effectuées autour du la mosquée d’Al Aksa.

Moubarak a demandé aux dirigeants israéliens de réagir favorablement aux efforts déployés par les Etats-Unis et les pays arabes en vue de mettre un terme au conflit. Et de souligner: « Vous placez de nouveaux  obstacles sur la voie de la paix ».

Pour Moubarak, de nouvelles chances se présentent à l’heure actuelle depuis que les Américains ont exprimé le désir de résoudre le conflit au Proche-Orient. Et de préciser: « Cessez vos activités en Cisjordanie, levez le blocus de Gaza, nous en avons assez de votre entêtement et de vos manipulations, répondez aux appels en faveur de la paix ».

Moubarak a également adressé un message aux Palestiniens, appelant les factions rivales à se réconcilier et rappelant que l’Egypte ne pourrait pas indéfiniment jouer le rôle de médiateur. Le président égyptien a également évoqué l’implication de l’Iran dans la région, demandant à ses dirigeants de ne pas s’ingérer dans les affaires internes arabes.

par Claire Dana-Picard sur actu.co.il

Et la politique de Moubarak n'est-elle pas à dénoncer ?

 

L’Egypte a stoppé sa lutte contre les tunnels de contrebande

[Dimanche 22/11/2009 14:04]

 

L’un des grands principes de la politique israélienne depuis 1948 avait toujours été de ne pas remettre en des mains étrangères – arabes de surcroît – la sécurité du pays. Avec les années et les pressions internationales, cette théorie a été mise à mal à plusieurs reprises, entraînant à chaque fois « une déception israélienne ». Ce fut le cas par exemple de l’abandon de l’Axe de Philadelphie, le long de la frontière israélo-égyptienne, à l’époque du gouvernement Sharon. L’avantage selon le gouvernement israélien était alors « de réduire les risques pour les soldats de Tsahal », mais remettait en même temps le contrôle de la zone au bon vouloir des autorités égyptiennes. Après l’Opération « Plomb Durci », les Israéliens mais aussi la Communauté internationale, avaient exigé de l’Egypte qu’elle renforce son contrôle de la zone frontalière et qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre la construction de tunnels souterrains et l’acheminement d’armement vers la Bande de Gaza. Ce que fit Hosni Moubarak avec une certaine réussite pendant plusieurs mois, comprenant qu’il était aussi de l’intérêt de l’Egypte de réduire les possibilités de voir déferler sur son sol de milliers de Gazaouis empruntant ces mêmes tunnels en sens inverse!
Or depuis quelques jours, les sources militaires indiquent que toutes les opérations de surveillance et de ratissage ont été interrompues en date du 16 novembre dernier, ce qui a entraîné une brusque et nette augmentation du transport d’armement au profit du Hamas. On estime à une cinquantaine le nombre de tunnels qui ont recommencé à fonctionner à « plein régime ». Cette interruption a été constatée sur quatre points:
1. Toutes les troupes égyptiennes stationnées dans la nord-Sinaï ont été retirées, y compris de la zone de Rafiah’ dans laquelle se trouvent la grande majorité des tunnels. A cause de cela, les camions transportant de l’armement peuvent maintenant à loisir décharger leur cargaison à l’entrée des tunnels.
2. Tous les détecteurs et caméras installés par les Egyptiens et les Américains dans les zones délicates ont été désactivés depuis le 16 novembre.
3. Les travaux de détection de tunnels à l’aide de puissants appareils de forage ont été arrêtés.
4. Les Egyptiens ont totalement cessé d’œuvrer contre la catégorie la plus inquiétante des tunnels: ceux qui se trouvent à une profondeur de 50-60 mètres, qui sont installés et agencés de manière très solide, avec béton et installations électriques, et par lesquels l’armement lourd peut être acheminé vers la Bande de Gaza.
Ce fait nouveau n’a échappé ni aux Américains ni aux Israéliens, conscients qu’une telle décision n’a pu être prise qu’à très haut niveau au Caire. Washington a immédiatement demandé aux Egyptiens des explications mais sans toutefois recevoir de réponse jusqu’à ce jour. Les Américains sont d’autant plus contrariés que les forces égyptiennes stationnées dans le nord du Sinaï, et qui sont responsables de la lutte contre la contrebande d’armes, sont aidées sur place par des unités du Génie de l’Armée US, dont les officiers n’ont même pas été prévenues de ce brutal changement de cap. Cette décision égyptienne a déjà eu des suites politiques aux Etats-Unis, puisque les deux chambres du Congrès ont été mises au courant, et un rapport a été déposé devant les Commissions parlementaires chargées d’accorder les aides économiques et militaires à l’Egypte. Et l’on parle déjà de sanctions éventuelles.

Pour le moment, on en sait pas quelles sont les raisons de cette décision de l’Egypte. Est-elle destinée à faire pression sur Israël pour faire aboutir les négociations sur la libération de Shalit? Ou peut-être est-ce lié aux déclarations hostiles à Israël de ces derniers jours de la part de Hosni Moubarak, accusant Israël « de torpiller tous les efforts de paix, « de menacer la Mosquée Al-Aqsa » ou de vouloir « judaïser Jérusalem et l’exclure du champ des négociations ». Mais quoi qu’il en soit, ce genre d’attitude était prévisible, et l’Egypte sait très bien « jouer » de ces prérogatives abandonnées par Israël pour faire monter ou baisser la tension entre les deux pays, et obtenir des gestes de la part d’Israël.

par Shraga Blum 
http://www.actu.co.il/ 
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 14:57
Les chaussures perdues de l'Islam
Isaac Franco
© Primo, 21-11-2009
 
C’est sur les décombres de leur rêves d’extermination des Juifs en juin 1967 que les nations arabes ont pensé puis fabriqué patiemment le mythe du peuple palestinien avec la complicité de ceux, en Europe surtout, qui méditaient, vingt ans seulement après la création de l’Etat d’Israël, de reprendre aux Juifs la maîtrise de leur destin.

Et depuis plus de quatre décennies, la conscience du monde, inlassablement subvertie pour réparer la prétendue tragédie de ce peuple palestinien fantasmé, est sommée de contraindre Israël à restituer ainsi à l’Islam humilié ses chaussures et son honneur perdus dans les dunes du Sinaï et les quartiers orientaux de Jérusalem comme sur les hauteurs du Golan et les collines de Judée et de Samarie. 


Les rêves de revanche misérablement ensablés dans la guerre de Kippour allaient peu après migrer à l’ONU pour y accoucher de la résolution 3379 du 10 novembre 1975 et valider une équation avilissante pour ses auteurs entre sionisme et racisme qui résistera pourtant seize longues années aux assauts de la décence et de la raison.

Plus tard encore, la Loi de compétence universelle, les Conférences contre le racisme Durban I etDurban II ou la saisine de la Cour internationale de justice à propos de la barrière de protection venaient souligner cette volonté des ennemis de l’Etat d’Israël d’extraire le conflit de son expression militaire dans laquelle ils comprenaient ne pouvoir le vaincre. 

Aujourd’hui, c’est la mémorable tripotée infligée aux terroristes du Hamas et à leurs parrains iraniens pendant l’opération Cast Lead en décembre et janvier derniers qui a inspiré à un Conseil des droits de l’homme inféodé à la cause palestinienne, l’ambition de déplacer à nouveau la guerre là seulement où désormais Israël peut ne pas la gagner, les Nations Unies encore et son Conseil de sécurité d’abord, et la Cour pénale internationale ensuite.

Le rapport Goldstone, qui dresse un parallèle infâmant entre des barbares qui s’enorgueillissent de massacrer des enfants et une démocratie qui revendique le droit, accordé à toute autre nation, de s’en défendre, sert l’objectif d’instruire, dans les prétoires mais sur la scène médiatique mondiale surtout, le procès de la légitimité de cet Israël rhabillé en Juif des nations. 

C’est pour échapper à la menace de ce rapport et à ses conséquences potentiellement aussi délétères que celles de la résolution 3379, que la diplomatie israélienne s’était, en vain hélas, employée à le confiner dans l’enceinte discréditée de ce Conseil des droits de l’homme où nul auparavant ne s’était ému des milliers d’engins ciblant délibérément depuis Gaza les populations civiles du Néguev occidental.

Certes, le veto américain pour empêcher l’adoption du rapport Goldstone au Conseil de sécurité de l’ONU s’il devait y être débattu, reste encore l’hypothèse la plus vraisemblable, même si Israël pourrait bien devoir payer une administration Obama, notoirement peu en phase avec son homologue israélienne, d’un prix exorbitant. 

Si toutefois ce rapport franchissait cet obstacle et pouvait alors remonter jusqu’à la Cour pénale internationale pour y dire, là dans cette Europe où flottent encore les cendres des Juifs abandonnés sans défense à leurs bourreaux dans l’indifférence ou la jubilation, le droit d’Israël à exister et condamner ses enfants pour le crime de se défendre, voilà qui devrait torturer la conscience des nouveaux inquisiteurs, s’ils en ont encore une…

Mais bien avant l’adoption automatique du rapport Goldstone à Genève, plus de mille poursuites avaient déjà été accumulées dans le monde contre les responsables politiques et militaires israéliens en charge des affaires de sécurité. 

Si l’Etat d’Israël maîtrise désormais tous les paramètres de sa sécurité « physique », il apparaît qu’il n’a en revanche pas encore élaboré de réponse médiatique et légale appropriée à cette guerre judiciaire qui pervertit le droit pour questionner sa légitimité à être ce qu’il est, là où il est.

Les personnalités israéliennes visées sont dès lors instruites d’éviter certains pays qui, parce qu’ils ne se commandent pas de contrarier efficacement ces actions, contribuent à la mise en œuvre d’un processus de ghettoïsation d’Israël que le rapport Goldstone accentuera d’autant plus vite que trois magistrats seulement composent, à ce jour, le pool chargé à Jérusalem d’en prévenir les effets. 

Alors, avant qu’un de ces responsables ne comparaisse un jour devant des juges suédois, norvégiens, espagnols ou britanniques, puissent les voix de la raison dénoncer partout l’humeur de ce temps qui moque aussi impudemment la décence et incline sans vergogne à discriminer une démocratie avant de l’offrir en sacrifice à ses agresseurs.

Bruxelles – Novembre 2009 

http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Do-766113452 Isaac Franco
© Primo, 21-11-2009
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