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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 13:55

22 novembre 2009

Gaza: et si la situation à Sderot m'était contée...

Par Marc LEV
http://marclev.canalblog.com/ 

 

Une photo aérienne prise le 21 février 2008 montrant au 1er plan la ville israélienne de Sderot et en arrière-plan la ville palestinienne de Gaza

Au premier plan : Sderot, au second : Gaza...

Cela fait déjà 10 mois ( le 18 janvier 2009) que le cessez-le feu a été décrété suite à l'opération "plomb durci" qui a eu les répercutions internationales que nous connaissons tous...

Bien évidemment que le pourquoi du comment de la prise de décision quant au feu vert pour cette opération a largement été occulté pour ne laisser place qu'à des condamnations sans fin.

Concernant cette fameuse opération "plomb durci" et le ressenti de l'époque des deux côtés de la frontière, je reprend ici le témoignage présenté dans l'émission - documentaire de l'époque "Gaza-Sderot" ( Arte).

Ainsi à Gaza Youssef Atwa ( le producteur palestinien) raconte que "chacun tente de trouver un abri, c'est à dire de quitter Gaza. Les frappes sont ciblées, c'est vrai, mais il reste quand même de gros risques d'être éclaboussés" .

Ainsi dans la ville presque voisine de Sderot " on vit de plus en plus dans l'angoisse, car il y a des alertes absolument tout le temps qui sont systématiquement suivies de frappes qu'il est impossible de prévoir où elles vont tomber. Du coup les gens vivent terrés chez eux, constamment sous la menace".

Depuis cette date du 18 janvier 2009 l'international semble avoir fait totalement l'impasse sur la poursuite des tirs de missiles et roquettes en tous genres provenant de Gaza vers Sderot et sa région pour ne plus s'intéresser dorénavant qu'aux constructions autorisées ou pas autour de Jérusalem, qu'à la vraie-fausse démission de Mahmoud Abbas, qu'au devenir de tractations de paix souhaité par Israël et rejeté par les diverses instances palestiniennes.

Ainsi ces dix derniers mois, pas moins de 270 missiles sont tombés sur la région de Sderot ( le dernier ce 2 novembre 2009)...Qu'est-ce à dire ? Un calcul mental des plus basique permet de comprendre que mois après mois ça n'est pas moins de 27 missiles tombés...presque un par jour !

Comme l'écrit Anav Silverman habitante de Sderot dans un article du "Sderot Media Center" : " je peux vous dire que même aujourd'hui, pourtant en pleine trêve, quand des habitants de Sderot entendent l'alerte rouge ( missiles en direction de Sderot), ils entrent dans un état de panique. Tout le monde ici s'attend à ce que les tirs de roquettes reprennent de plus belle à un moment donné..."

Effectivement qui dans ce monde se soucie des victimes de Sderot ? Qui a les désirs et moyens intellectuels de se mettre ne serait-ce qu'un temps en place des familles, des enfants de Sderot ( actuellement pas moins de 45000 personnes demeurant à Sderot présentent des traumatismes psychologiques graves) ? Qui peut même imaginer cette situation d'attente oppressante journalière entre les premières notes égrennées par la sirène et la chute de l'engin meurtrier ?

Alors que la direction de l'Autorité Palestinienne en appelle sa population à une troisième intifada " mais sans appel à la violence physique"... Que d'autre part les dirigeants du Hamas font savoir que " les diverses organisations terroristes étaient arrivées à un accord selon lequel il y aurait une interruption totale des tirs en direction d'Israël pour le moment..." la question des roquettes, missiles, engins de mort n'est toujours pas réglée...Mais qui, dans les sphères gouvernantes et médiatiques internationales est interpellé par le devenir journalier de la population de Sderot ??

Oui, qui se souvient même de cette ville-région parvenue au ras-le bol que nous connaissons et qui semble à nouveau revenue vers une répétition de l'histoire, de cette histoire spécifique de Sderot qui n'intéresse personne ..?

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 14:50

Neuf ans après: retour au Kever Yossef

[Jeudi 19/11/2009 10:56]

 

Un groupe important de résidents juifs de Judée-Samarie a décidé de renouveler la présence juive au Kever Yossef, la tombe de Joseph, située dans la ville de Shehem. Dans une lettre publiée jeudi matin dans la presse, ils ont indiqué notamment que « cela faisait neuf ans que le Kever Yossef avait été brûlé, avili et délaissé et qu’il était temps de mettre fin à cette honte ». Parmi les instigateurs de ce nouveau mouvement se trouvent des rabbins et des anciens militants du repeuplement juif de la région.

On se souvient que dans le cadre des accords d’Oslo, conclus en 1993 entre le gouvernement israélien de l’époque et l’Autorité palestinienne, le Kever Yossef devait rester sous souveraineté israélienne. Malheureusement, un triste événement survenu en 2000 a changé la situation et les pèlerins juifs ne peuvent plus, comme auparavant, se rendre librement sur le site.

C’était à l’époque de l’éclatement de la seconde Intifada: un combattant de la police des frontières, Madhat Youssouf, grièvement blessé lors d’affrontements entre Tsahal et des terroristes palestiniens, n’avait pas pu être évacué à temps et il avait succombé à ses blessures.  Sa mort avait été ressentie avec douleur dans le pays. Depuis, Tshahal n’avait plus le contrôle des lieux et les visites ne pouvaient se dérouler que de façon périodique et avec une escorte militaire prévue à l’avance.

A présent donc, neuf ans après, les initiateurs de ce retour ont l’intention de mobiliser l’opinion publique. Dans le cadre de cette action, ils prévoient d’installer dans un premier temps une tente de protestation près de la base militaire de Samarie. Par la suite, ils comptent organiser une marche à l’intérieur de Shehem pour revendiquer leurs droits. Ils ont rappelé que la tombe de Joseph était « un territoire israélien selon la loi » et qu’ils avaient la ferme intention d’y retourner.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 14:35
Attirés par des prix abordables, des dizaines de familles palestiniennes s’installent dans les quartiers nouveaux que sont les implantations de peuplement juives. Moins religieux que Neve Yaacov, Pisgat Zeev attire de plus en plus de Palestiniens, « surtout des Arabes israéliens du Nord et des chrétiens de Jérusalem », précise Basel. Ce chrétien de Nazareth reconnaît se sentir plus à l’aise dans cette banlieue occidentalisée que dans l’atmosphère conservatrice de Beit Hanina. « Ici, je peux me promener en short et faire moins attention à ce que je porte », ajoute Inès, son épouse.

"Acheter dans ces implantations est le seul moyen de libérer les terres palestiniennes"

 

Le phénomène ne concerne encore que quelques centaines de familles palestiniennes, mais la tendance « est en train de s’amplifier », estime Meir Margalit, élu du conseil municipal de Jérusalem pour le parti Meretz (gauche pacifiste).


Pour lire la suite : http://www.resiliencetv.fr/?p=5746

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 19:01

ttp://article.nationalreview.com/?q=NjgwYjE0MzBlYjFkYWNiOTEzMTZkMmFmNTAyN2NhZjE=

Titre original : An Unworkable Compromise

 

Un compromis introuvable

Par Elliott Abrams

Adapté par Marc Brzustowski,

pour http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com.

Les Palestiniens sont également perdants, en cas de « gel des implantations »

Chacun sait que les exigences de l’Administration Obama d’un gel des implantations constituent un vaste problème pour la coalition du Premier Ministre Benyamin Netanyahou à Jérusalem. Mais, elles représentent également un gros problème pour l’Autorité Palestinienne à Ramallah.



Pourquoi? Parce que les Etats-Unis cherchent actuellement une forme de compromis quelconque, alors que les Palestiniens recherchent, quant à eux, un gel véritable, immédiat, non négociable et total.

 

 (L’Amérique) Ayant échoué à intimider Netanyahou pour le pousser à un gel total, on dit qu’un moratoire a été transmis au négociateur américain George Mitchell qui autoriserait l’achèvement de tous les projets déjà en cours, peut-être de l’ordre de 2500 à 3000 unités. De plus, ce moratoire est supposé concerner la Bande Occidentale (de Cisjordanie-Judée-Samarie), mais faire silence sur la construction à Jérusalem, qui serait traitée séparément. (De récentes informations nous ont indiqué que le nouvel ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Michaël Oren, a été convoqué au Département d’Etat pour recevoir une volet de bois vert, à propos de nouvelles constructions à Jérusalem-Est. L’exigence que cela cesse a été promptement rejetée par le Premier Ministre Netanyahou, le jour suivant).

 

Désormais, pour George Mitchell, cela peut apparaître comme un compromis acceptable.  Aussi longtemps que dure le « gel », ne prend naissance aucune nouvelle unité. Si le « gel » dure suffisamment longtemps –on parle de six mois à un an- on pourra constater une réduction significative et visible de la construction israélienne en Cisjordanie-Judée-Samarie. Mitchell, qui est supposé vouloir quitter son poste de négociateur à la fin de 2009, pourrait s’en aller, alors que ce « gel » est toujours en application. Concernant Jérusalem, il pourrait simplement dire : «  trop difficile à ce stade », et faire savoir discrètement aux gouvernements arabes que les pressions américaines visant à dissuader Israël de construire à Jérusalem-Est se poursuivront.

 

La raison pour laquelle Netanyahou et son gouvernement détestent le projet Obama en globalité, est claire. Moralement, il entérine l’argument-NDLR : « Judenrein »- selon lequel les Israéliens n’ont pas le droit de vivre en Judée-Samarie (et même dans certaines zones de Jérusalem). Politiquement, se mettre d’accord sur une sorte quelconque de « Gel » revient à mettre en péril la Coalition au pouvoir. Et comment Bibi Netanyahou pourra t-il bien se sortir de cette période de « Gel » ? Quelle pourrait bien être la bonne stratégie de sortie, lorsque le temps accordé toucherait à sa fin (trois mois ?
 Six ? Neuf ou douze ?) – et qu’Obama pourra toujours dire : “Je n’ai juste besoin que d’un peu plus de temps pour apporter la paix et la liberté au Proche-Orient!”



Tout ceci est bien connu – mais regardons maintenant, tout autant, vers ce que l’Administration Obama a fait à ses amis de Ramallah. Le Président de l’Autorité Palestinienne et son négociateur Saeb Erekat exigent officiellement un gel total – comprenant Jérusalem, sans limite de temps, dans toute la Cisjordanie-Judée-Samarie, quelle soit l’implantation concernée, et sur toute sorte de bâtiments. Sans exception aucune pour aucune construction actuellement en cours, pour les jardins d’enfants, pas même (et peut-être, tout particulièrement ?) concernant les Synagogues. Où en sont-ils lorsque le Gouvernement des Etats-Unis a annoncé son arrangement – autorisant la réalisation de plusieurs milliers d’unités et observant le silence à propos de Jérusalem ? Comparée avec la situation actuelle – des dénonciations quotidiennes des implantations, de la part de Washington, alors que rien n’est exigé des Palestiniens – contre toute attente, les Américains donneront le sentiment d’avoir retourné leur veste. Tout d’un coup, la construction que vous voyez se réaliser sous vos yeux, Washington lui donner sa bénédiction ; tout comme à Jérusalem, il n’y aura aucune limite qui tienne. Erekat a déclaré sur la radio « Voix de la Palestine », l’autre jour que : « Il n’y a de solution médiane, à propos du problème des implantations : ou les activités de développement s’arrêtent, ou elles ne s’arrêtent pas ». Ou elle apparaîtra telle aussi bien à Erekat, à son patron, Abbas ou à tout Palestinien entendant les dénonciations des radios et télés du Hamas, concernant de tels arrangements.



C’est pourquoi la position palestinienne actuelle consiste à prier pour que Mitchell échoue. S’il n’aboutit pas et qu’il n’y a pas d’accord de compromis, ils peuvent tranquillement rester sur leurs positions. Washington dénonce Jérusalem, le ressentiment entre eux se poursuit, et Obama ne demande concrètement rien aux Palestiniens. Bien entendu, la construction dans les implantations se poursuit de la même façon, mais les dirigeants palestiniens ne sont pas idiots ; ils savent pertinemment qu’il s’agit d’un faux-problème. Il savent que la vie en Cisjordanie se porte mieux, que l’économie s’améliore, que les Israéliens lèvent les barrages et obstacles à la circulation – et ils savent que la construction des implantations fournit un travail cruellement nécessaire aux ouvriers palestiniens du bâtiment. Aussi, l’échec de Mitchell serait un abri douillet pour eux, alors qu’un compromis – bien, Erekat l’a déjà dit ! : « Mauvaises nouvelles ».



Abbas l’a déclaré des centaines de fois, Durant les derniers mois, qu’il ne serait pas d’accord de reprendre les négociations avec Israël, à moins d’obtenir le gel des implantations. Les Etats-Unis appelleront un tel compromis atteint par Mitchell un »gel des implantations » et, dès lors, mettront la pression sur Abbas pour qu’il revienne à la table des négociations – le contraignant à ravaler ses paroles. Ou, lui aussi, devra appeler tout moratoire partiel comme correspondant à un gel réel, retournant à la table (de négociations) pendant que le Hamas expliquera joyeusement qu’il a encore une fois bradé les droits des Palestiniens – ou il devra refuser de négocier, ce qui provoquera la colère d’Obama. Solution perdant-perdant.

 Aussi la manie obsessionnelle d’Obama contre les implantations s’achèvera de façon préjudiciable, non seulement pour Netanyahou, mais tout autant pour Abbas. Quel triomphe pour la diplomatie américaine !

 



Elliot Abrams, conseiller permanent et de haut niveau, au Conseil sur les Relations étrangères –Council on Foreign Relations-, était le conseiller adjoint à la Sécurité Nationale concernant le Moyen-Orient, dans l’Administration de George W. Bush.


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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 17:21

Un projet de loi pour les réfugiés juifs des pays arabes

L
ire quelques articles a ce sujet : http://www.desinfos.com/?+-Refugies-Juifs-+

[Mercredi 11/11/2009 13:45]

 

Les Palestiniens réclament pour leurs “réfugiés” le respect de leurs droits. Mais qu’en est-il des droits des Juifs qui ont dû quitter précipitamment les pays arabes où ils vivaient depuis des générations et sont montés en Israël en devant abandonner leurs biens ? C’est pour régler cette question que le député Shass Nissim Zeev a présenté un projet de loi qui a été déjà agréé par le Premier ministre au sein de la commission ministérielle des Lois et a été voté mercredi dernier en lecture préliminaire à la Knesset.

Cette proposition de loi, d’après le site NRG du quotidien Maariv, aurait été élaborée lors du mandat de la Knesset précédente par le député Itshak Cohen, également de Shass,  Elle stipule qu’il ne sera pas possible de conclure un accord politique avec un pays étranger ou une entité étrangère tant que ne serait pas réglée la question des réfugiés juifs des pays arabes. Il s’agit de citoyens israéliens issus de pays arabes qui se sont établis en Israël après la création de l’Etat, laissant derrière eux leur fortune.  Ils sont considérés comme des réfugiés selon la définition donnée par la Charte de l’Onu.

Au départ, ce projet de loi n’avait pas été entériné. Mais le député Cohen a fait pression directement sur le Premier ministre Netanyahou qui a finalement accédé à sa demande et a accepté de le soumettre à l’approbation de la Knesset.

Cette proposition de loi stipule que « le gouvernement israélien ne signera pas, directement ou par l’intermédiaire d’un de ses représentants, un traité ou un accord avec un Etat, un groupe ou une autorité souhaitant un règlement politique au Proche-Orient sans s’assurer du respect des droits des réfugiés juifs issus de pays arabes ».

Et de préciser : « Dans tout débat sur les réfugiés palestiniens, dans le cadre des pourparlers de paix au Proche-Orient, le gouvernement israélien devra soulever la question des indemnités à verser aux Juifs pour la perte de leurs biens et du statut de réfugiés qui doit leur être accordé, identique à celui des Palestiniens ».

Il convient de préciser que près d’un million et demi de Juifs ont été contraints de fuir les pays arabes ou en ont été chassés dès la création de l’Etat d’Israël. En février 2008, le Congrès américain avait déjà décidé qu’ils devaient être considérés comme des réfugiés.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 21:27
Analyse : quelle coalition pour le Liban ?
Par JONATHAN SPYER 
09.11.09


Deux ministres du Hezbollah dans le gouvernement libanais

[Lundi 09/11/2009 19:09]

 

Le futur président du Liban, Saad Hariri, a présenté le gouvernement d’union nationale qu’il vient de former au président de l’Etat Michel Sleimane. Dans la nouvelle coalition siégeraient notamment deux ministres appartenant au Hezbollah.


 = l'Iran au nord !

Il semblerait que le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, annoncera la formation d'une nouvelle coalition d'ici quelques jours.
L'annonce d'un accord en vue d'un gouvernement d'union nationale a été faite par le mouvement d'opposition mené par le Hezbollah, lors d'une rencontre qui s'est déroulée vendredi dernier. Il semblerait que les obstacles majeurs aient été surmontés.

Un défilé du Hezbollah, à Beyrouth. 
PHOTO: AP , JPOST

La formation d'un nouveau gouvernement mettra fin à quatre mois de paralysie politique au Liban, après la victoire de la coalition pro-occidentale aux élections législatives de juin.

Le nouveau gouvernement n'aura pas à porter le fardeau politique qui pèse aujourd'hui sur le Liban, à savoir l'existence d'un Etat parallèle maintenu par le Hezbollah, qui prend des décisions sans consulter les dirigeants du pays.

En effet, l'impasse dans laquelle se trouvait la formation d'un gouvernement s'est retrouvée liée au programme de "l'autre Etat" : le Hezbollah.
Hariri était déterminé à empêcher l'opposition à obtenir le pouvoir du veto dans le nouveau gouvernement. Pour exercer le veto sur des décisions du cabinet, l'opposition doit contrôler au moins 11 portefeuilles (sur 30), soit un peu plus du tiers du cabinet ministériel.

Hariri a récemment confié aux médias que le Hezbollah aurait sa place au gouvernement, que cela plaise ou non à Israël. Aussi, le groupe chiite continuera à faire ce qu'il veut au Liban, que cela plaise ou non à Hariri.

Avec la saisie la semaine dernière du cargo Francop chargé d'armes destinées au Hezbollah, le mouvement terroriste et ses partisans se préparent à un nouveau round de combats avec Israël. Le moment précis et la nature du conflit seront déterminés sans rapport avec les désirs du nouveau cabinet libanais et de son éventuelle composition.

Par ailleurs, un quotidien britannique citait, dimanche, des combattants du Hezbollah qui admettent ouvertement l'étendue de leurs efforts pour se réarmer : "Bien sûr, nous nous réarmons, nous avons même davantage de roquettes et de missiles qu'en 2006."

Cette déclaration confirme les estimations israéliennes. En parlant de la sorte, cette source anonyme du Hezbollah exhibe son mépris pour la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Comme l'a dit un fameux dirigeant chinois, la puissance politique croît avec la taille du canon d'un fusil. Au Liban, les fusils sont entre les mains du Hezbollah.

L'auteur de ce texte est chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de Herzliya.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 04:07
Israël attend la paix

http://fr.jpost.com/


Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères, a répondu présent, mardi, à l'invitation du Jerusalem Center for Public Affairs (Centre de Jérusalem pour les Affaires publiques). Devant un panel de journalistes et de diplomates, il est revenu sur les deux enjeux majeurs qui se posent à son ministère : le conflit israélo-palestinien et la menace iranienne. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il a expliqué qu'il était fondamental, pour la bonne conduite de la politique étrangère, de traiter les deux problèmes séparément, malgré leurs racines communes.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Ayalon a, dans un premier temps, abordé la question palestinienne. Il a rappelé la disponibilité d'Israël à ouvrir les négociations sans pré-conditions alors que l'Autorité palestinienne continue de retarder le processus de paix. Il a exhorté le gouvernement d'Abbas à prendre des mesures concrètes s'il veut envisager la création d'un Etat palestinien.

Pour cela, il doit mener trois combats : légitimer l'AP aux yeux de son peuple et des autres nations ; mener une économie viable et, enfin, accepter le dialogue avec l'Etat juif.

D'une part, l'entité palestinienne doit se montrer apte à être acceptée par son peuple et à endosser les responsabilités propres à tout Etat acteur sur la scène internationale. A quoi bon un Etat palestinien s'il n'est que le fief du Hamas, du Djihad islamique, et même du Hezbollah ? Empêcher la naissance d'un Etat terroriste est en effet l'une des préoccupations premières d'Ayalon.

D'autre part, il s'est montré favorable à une économie palestinienne dynamique. Le vice-ministre désire voir "le niveau de vie des Palestiniens atteindre celui des Israéliens, car tout être humain mérite une vie décente". Il a alors applaudi la croissance de 8 % du PIB en Judée-Samarie, au premier semestre 2009. Ce chiffre pourrait même être bien supérieur, selon lui, si les Etats arabes - qui ne cessent d'affirmer haut et fort leur soutien au peuple palestinien - investissaient au moins 10 milliards de dollars dans les Territoires. L'Arabie Saoudite en a d'ailleurs largement les moyens.

Enfin, comme la secrétaire d'Etat Hillary Clinton l'a affirmé, l'Autorité palestinienne doit cesser d'exiger le gel des implantations comme condition préalable aux négociations. Les élections du 24 janvier prochain seront déterminantes pour l'avenir des deux peuples, a-t-il ajouté.

Concernant la menace iranienne, Ayalon a exprimé sa confiance dans la force de l'ONU - si celle-ci est plus déterminée. D'après lui, le monde doit cesser de croire que l'Iran a toutes les cartes en main. La République islamique est une puissance aux pieds d'argile : sa faiblesse est tant politique - preuve apportée par les manifestations de juin dernier - qu'économique. Elle ne pourrait subir bien longtemps un boycott économique international, qui pourrait entrainer la chute du régime des Ayatollah. Il suffirait de fixer un ultimatum à l'Iran pour qu'il résolve le problème avec lequel l'institution onusienne perd son temps.

Ayalon a aussi pointé du doigt un danger que beaucoup semblent ignorer : l'Etat iranien est en train de tisser un réseau d'influences au Moyen-Orient et dans le monde. Le financement des groupes islamiques terroristes dans les Etats voisins d'Israël lui donne un pouvoir considérable et empêche l'instauration de la paix dans la région. Mais plus inquiétant encore, l'influence iranienne s'étend jusqu'en Amérique latine ; plus particulièrement au Venezuela, dirigé par Hugo Chavez, grand allié d'Ahmadinejad.

A propos des dernières émeutes de Jérusalem et de l'éventualité d'une nouvelle Intifada, Ayalon a déclaré que le gouvernement était prêt à défendre avec fermeté sa population. Néanmoins, il a souligné qu'un conflit n'aurait aucune raison de s'imposer si ce n'est par la volonté des groupuscules terroristes. Aucun des deux peuples n'y gagnerait.

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 04:32
Autorité palestinienne : le masque d'Obama est tombé

Les responsables de l'Autorité palestinienne (AP) ont prévenu que l'échec de Washington à stopper toute construction dans les implantations mènerait à une "explosion".

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton. 
PHOTO: AP , JPOST

Ils ont également critiqué les déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton soutenant la position du Premier ministre Binyamin Netanyahou sur les implantations, qualifiant son moratoire de "sans précédent".

"Le masque est tombé", estime un des responsables à Ramallah au sujet du président Barack Obama. Il confie auJerusalem Post que les Etats-Unis ont une fois de plus prouvé qu'ils n'étaient pas un pqrtenqire "honnête" au Moyen-Orient, au vue de leur position "partiale" en faveur d'Israël.

"Si Clinton croit que nous allons revenir à la table des négociations pendant que les bulldozers s'agitent dans les implantations, elle se trompe", assure-t-il.

Nabil Abu Rudaineh, porte-parole du chef de l'AP, Mahmoud Abbas, a ajouté que la région était proche d'une éruption volcanique à cause du refus de Netanyahou d'accéder à la demande palestinienne.

"Nous ne serons prêts à reprendre les négociations de paix qu'après l'arrêt de la construction dans les implantations par Israël", a-t-il prévenu.

Même son de cloche chez les représentants de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) et du "parti du peuple palestinien" (parti communiste).

Pour sa part, le comité central du Fatah enjoint Abbas à résister à la pression américaine de reprendre les pourparlers de paix sans conditions. Il accuse en outre le gouvernement Netanyahou de saboter les efforts pour la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël.

Il a exprimé sa déception sur le "changement" de la politique américaine sur les implantations et a prévenu qu'elle nuirait à la crédibilité de l'administration Obama.

Dans une conférence de presse jointe avec le Premier ministre dans la capitale samedi soir, Clinton avait prévenu que les Etats-Unis n'accepteraient pas la demande palestinienne de geler toute construction dans les implantations, comme condition aux négociations.

De son côté, Netanyahou a affirmé qu'il voulait parler avec les Palestiniens sans aucune condition préalable.

"Le processus de paix est tout autant dans l'intérêt israélien que palestinien", a ajouté le Premier ministre. "Nous sommes prêts à entamer les négociations sans délais."


Proche-Orient : "soutien arabe" au refus d’Abbas de reprendre les négociations

 >
 http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=15731
 
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 04:19
Cartoline da Eurabia, di Ugo Volli

Adapté par Danielle Elinor GUEZ

pour 
http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com

i
Palestinesi: la pace, la sicurezza dei confini, la stabilità, non è il loro obiettivo, ma il loro incubo peggiore

Palestiniens: la paix, la sécurité des frontières, la stabilité, ça n’est pas leur but, mais leur pire cauchemar
 



Les Palestiniens, disait Abba Eban, ne ratent jamais une occasion de rater une occasion. Une occasion de paix, évidemment. Depuis les tentatives anglaises des années trente, jusqu’à la partition de l’ONU en 47, de Camp David et Taba jusqu’aux discussions entre Olmert et Abou Mazen, l’année dernière, au dernier moment il y a toujours eu un blocage, un arrêt, un refus. Ou si vous êtes indulgent et un peu paternaliste, vous avez le droit de croire qu'ils ne savent pas négocier, qu'ils ne savent pas faire de politique et qu'ils se trompent régulièrement. Peu importe, ça ne change rien.

Dans le futur, nous jugerons probablement les jours qui viennent de s'écouler comme le prolongement de la série d'occasions manquées et nous ajouterons Obama et Clinton à la liste des autres présidents qui ont essayé et à qui les Palestiniens ont dit non. Réfléchissez, cette année, pour la première fois depuis l'époque de Carter, ils ont un président américain ouvertement ami, qui nourrit une sympathie personnelle envers leur cause et - encore plus important - qui avait cru comprendre que la question palestinienne pourrait être la clé pour résoudre à sa manière, le conflit entre l'Occident et l'islam. Je ne discute pas ici pour savoir s'il avait raison ou tort (je ne veux pas insister, mais je crois qu'il avait tout à fait tort). Ce qui compte c'est que dans ce match de foot, l'arbitre était leur ami : un avantage incomparable. En plus, ils se trouvent juste à une période dans laquelle l'ONU et les organisations [internationales] sont dominées par une majorité tiers-mondiste ; dans laquelle l'Europe, en prise avec ses immigrés, ne fait pas respecter sa civilisation et ses règles et se transforme de plus en plus en Eurabia ; dans laquelle Israël perd un allié traditionnel et très importants comme la Turquie ; dans laquelle l'Irak, l'Afghanistan et le Liban démontrent la difficulté à mener une guerre asymétrique en utilisant les armes actuelles ; dans laquelle enfin le nucléaire iranien produit un grand signal d’alarme qui pousse Israël à chercher des alliés et des compromis, même en payant le prix fort.

En bref, les Palestiniens se trouvent depuis un an dans une position stratégique très forte, comme ils n'en ont jamais connue. Le bon sens aurait dû les conduire à tirer profit de cet avantage en adoptant une position de négociation flexible, visant à parvenir au règlement final le meilleur possible. Ils auraient dû immédiatement demander l'ouverture des négociations comme le désirait Obama. Négocier avec les Israéliens sous la supervision d'Obama aurait été très avantageux. Mais non. La théorie d'Abou Mazen consistait à ne rien faire et à attendre que les Américains lui servent des résultats sur un plateau. Il s'est donc emballé sur l'idée du « bloc des colonies », à savoir la suspension de la construction dans les implantations, devenue un préalable à toute discussion et non pas un résultat à obtenir par la négociation, cela ne s'était jamais produit en 20 ans de négociations.

Puis, quand il a accepté de faire quelques gestes instamment sollicités par l'Administration américaine, comme de rencontrer en personne Obama et Netanyahu et de ne pas pousser sur ce rapport Goldstone qui condamnait l'opération israélienne à Gaza (soutenue secrètement, mais pas complètement, par la même autorité palestinienne), il l’a fait tellement mal, avec tellement de mauvaise volonté et sans déclarer qu'il pourrait s'agir d’un pas vers la paix, que personne ne l'a suivi et qu'il y a même eu une sorte de soulèvement interne appuyé et soutenu par le Hamas. Entre-temps le gouvernement Netanyahu était devenu capable de faire de la politique, de débattre, de faire des concessions limitées, en somme d'entrer dans le jeu des négociations. Le résultat, c'est que les Palestiniens sont acculés. Ils pourraient s'en sortir mais ils font tout ce qu’ils peuvent pour s'enfermer encore plus dans une situation sans issue, construisant une machine de propagande autour de la question de la mosquée sur le Mont du Temple et plus généralement autour de la question de Jérusalem, en préparant de nouvelles attaques et éventuellement de nouveaux attentats.

En somme, ils ne ratent jamais une occasion de transformer une possible occasion de négocier en campagne de propagande et même en confrontation physique. Aidés comme toujours par la machine de propagande d'Eurabia et par leurs cousins israélo-arabes de Haaretz. Mais la propagande n'a jamais résolu les problèmes, elle les a plutôt compliqués. Vous, vous pouvez penser que, sans doute, ils ne savent pas s'y prendre. Ou, comme moi je le pense, qu'ils veulent toute la « Palestine », « de la rivière à la mer », rien de moins. Et qu’ils sont disposés à se massacrer (et à massacrer) pendant encore 100 ans, avec l'espoir d’arriver à leurs fins. Et donc la paix, la sécurité des frontières, la stabilité, ça n’est pas leur but mais leur pire cauchemar. Est-ce que les pacifistes arabo-américains et eurabiens ne le comprendront jamais ?

adapté par Danielle Elinor Guez

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:45


http://www.foreignpolicyjournal.com/wp-content/uploads/2009/05/haniyeh_abbas_presstv-300x168.jpg


LES PALESTINIENS DE JERUSALEM-EST VOTERONT A RAMALLAH ET ULTERIEUREMENT, A L’AMBASSADE DE PALESTINE A JERUSALEM

 

Par Bertrand RAMAS-MUHLBACH

pour : http://lessakele.over-blog.fr

et http://aschkel.over-blog.com


Le 23 octobre 2009, Mahmoud Abbas a fixé la date des prochaines élections législatives et présidentielles palestiniennes au 24 janvier 2010, en raison de l’incapacité pour les partisans du Hamas et du Fatah de trouver une plateforme commune. Cette consultation devrait inéluctablement conduire à un nouvel équilibre géopolitique régional aussi bien en ce qui concerne les relations entre le Hamas et le Fatah qu’entre l’Autorité palestinienne et l’Etat hébreu. Rappelons en effet que le mandat de Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne est arrivé à son terme en janvier 2009 mais que le Président de l’Autorité palestinienne a, d’autorité (et en parfaite violation avec les institutions palestiniennes), décidé de le proroger d’une année supplémentaire. Cette décision avait alors été condamnée par le Hamas.

La fixation de la date des élections en janvier 2010 ne recueille pas non plus l’agrément du Hamas qui contrôle la bande de Gaza. Le Premier Ministre Ismaël Haniyeh s’est empressé de les interdire et le Vice président Hamas du Parlement Ahmad Bahar a justifié cette interdiction par la nécessité préalable de parvenir à un accord national, faute de quoi « la division entre les territoires palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza pourrait encore s’aggraver ».

Mahmoud Abbas refuse, en fait, d’admettre qu’il ne représente plus l’ensemble des palestiniens et peine à comprendre qu’il existe une dualité des entités palestiniennes tant sur le plan géographique, que sur le plan politique et enfin sur le terrain idéologique. Les palestiniens affiliés au Hamas restent, en effet, fidèles aux objectifs palestiniens tels qu’ils sont formulés dans les différentes chartes Palestiniennes (l’éradication d’Israël) et entendent profiter de leur séparation géographique pour officialiser leur « sécession ».

Or, si l’Autorité Palestinienne ne trouve pas sa place auprès des sympathisants du Hamas, elle ne sait pas, non plus, qu’elle doit être la conduite à tenir à l’égard des juifs. Son discours appelle à une normalisation des relations entre les deux peuples, mais le Fatah continue d’incriminer les relations commerciales avec les juifs. Le Ministre de l’Economie Palestinienne Hassan Abu Libdeh a en effet promis, ce 29 octobre 2009, de traduire en Justice tout palestinien qui ferait le commerce des produits en provenance des implantations juives de Judée Samarie : «ceux qui font du commerce avec ces produits porteront le stigmate de la trahison ».

C’est dans ce contexte un peu désordonné que le président de l’Autorité palestinienne a décrété, le 23 octobre 2009, que les Palestiniens à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de gaza participeraient à des élections générales législatives et présidentielles libres et directes le 24 janvier 2010 (article 1er article du décret), l’article 2 du décret chargeant quant à lui, le Chef et les membres du Comité Central électoral ainsi que les autres organismes compétents, de mettre en application les dispositions de ce décret et de s’atteler à cette tâche dès sa date de publication au journal Officiel et dans les autres journaux palestiniens.

Un nouveau problème devrait alors se poser concernant la mise en place des bureaux de vote. En effet, en s’opposant à l’organisation des élections sur son territoire, le Hamas signifie à l’Autorité palestinienne qu’elle n’exerce pas sa souveraineté à Gaza. Cela vaut a fortiori à Jérusalem.

Jérusalem est la capitale éternelle et réunifiée d’Israël (et désormais celle du Peuple juif). Aussi, l’Etat hébreu ne saurait permettre aux Palestiniens de participer à un vote organisé sur son territoire qui concerne un scrutin qui lui est étranger.

Ces élections devraient donc permettre d’en découdre une bonne fois pour toute avec les ambiguïtés et les doutes qu’ont fait naître sur ce point les accords dits « d’Oslo ». A cette époque, les artisans juifs de la paix (Itzhak Rabbin et le Président israélien Shimon Peres), se sont engagés dans des pourparlers de paix avec le Président palestinien Yasser Arafat en fixant le cadre des négociations et les principes sur lesquels la paix pouvait être façonnée.

Les accords de Oslo ont été construits autour de deux textes fondamentaux, le premier qui traite des principes généraux (Oslo I) et le second, les accords intérimaires (Oslo II). Le 1er de ces textes, « la Déclaration de principe » des accords dit « d’Oslo » du 13 septembre 1993 rappelle « la nécessité de mettre fin à des décennies d’affrontements et de conflits par la reconnaissance des droits légitimes, politiques et mutuels des deux peuples ». Pour ce faire, il organise un transfert de souveraineté au profit de l’Autorité Palestinienne sur la Cisjordanie et sur la bande de Gaza à l’exception toutefois des points qui seront négociés dans le statut permanent. Or, les territoires non concernés par le transfert de souveraineté sont : « Jérusalem, les implantations, les emplacements militaires et les israéliens » (Annexe IV, B, 1°).

Ainsi, les accords dits de « Oslo I » ont exclu toute souveraineté palestinienne sur Jérusalem même s’ils offrent aux Palestiniens qui y résident, de s’exprimer par le biais d’élections générales libres et directes (Article III) : « les palestiniens résidents à Jérusalem auront le droit de participer au processus électoral conformément à un accord entre les deux parties » (Annexe I).  

Ces principes ont été repris dans le cadre des dispositions de « Oslo II » du 28 septembre 1995 qui traitent des accords intérimaires. Ce document a une nouvelle fois exclu Jérusalem de la souveraineté palestinienne (Chapitre XVII 1°a) : la police palestinienne n’est donc pas autorisée à s’y déployer ni à assumer la responsabilité de l’ordre public, même si les Palestiniens qui résident à Jérusalem sont autorisés à participer aux élections palestiniennes.

S’agissant du vote des Palestiniens de Jérusalem-Est, il conviendra donc de s’en tenir aux règles du Droit international et aux réalités historiques et géopolitiques. Après la guerre des « six jours », Israël a occupé la partie occidentale de la Jordanie (la Cisjordanie), mais ne l’a pas annexée. Rien n’interdit donc aux Palestiniens d’organiser des élections à Ramallah, puisque aucun Etat reconnu internationalement n’y a établi son assiette territoriale. La solution est différente pour ce qu’il en est de la partie anciennement jordanienne de Jérusalem (Jérusalem-Est) qui a été annexée par Israël avec la loi fondamentale sur Jérusalem de 1980.

Les Palestiniens de Jérusalem-est pourront donc naturellement participer aux élections prévues pour le 24 janvier 2010 en se rendant à Ramallah, sauf à prévoir un système de vote par procuration ou par correspondance.

Dans le futur, c'est-à-dire lorsque Mahmoud Abbas sera disposé à signer un traité de paix avec l’Etat juif, il sera possible d’ouvrir une ambassade de Palestine à Jérusalem où les Palestiniens de Jérusalem-Est pourront aller voter.

Le secrétaire général de l’Onu ban Ki Moon s’est donc peut être un peu avancé lorsqu’il a affirmé ce 28 octobre 2009, que Jérusalem serait « la capitale des deux Etats, Israël et la Palestine, qui coexisteront dans la paix et la sécurité ».

De même, les dernières statistiques indiquant que les jeunes palestiniens résidant à Jérusalem sont plus nombreux que les jeunes juifs ne devraient rien y changer.

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