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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 04:52

 

 

 

La guerre des mots 

Par Nathalie Elgrably-Lévy

© 2011 www.aschkel.info

Il y a déjà plus de 2000 ans que le célèbre philosophe grec Platon écrivait que « La perversion de la cité commence par la fraude des mots ». Plus récemment, Albert Camus déclarait que « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». À une époque où les hostilités entre la « gauche » et la « droite » ont été clairement déclenchées, cette citation est plus pertinente que jamais. Et si le mauvais usage des termes avait fait dérailler le débat?

La gauche, que l’on dit progressiste, réclame la redistribution des richesses, l’égalité sociale, la tolérance des différences et la solidarité. La droite, que l’on qualifie de conservatrice, est associée à la défense des intérêts économiques privés, à l’intolérance et aux respects des traditions. Par exemple, sur une question d’ordre social, comme le mariage gai ou l’avortement, la gauche demande que l’État intervienne pour les autoriser, tandis que la droite voudra une législation pour les interdire. Sur les questions d’ordre économique, comme la fiscalité ou les échanges internationaux, la gauche voudra des privilèges pour certains groupes. La droite… idem!

Les idéologies de gauche et de droite ne visent peut-être pas les mêmes objectifs, mais elles empruntent le même moyen, soit l’étatisme. L’une comme l’autre est convaincue de sa supériorité morale et veut utiliser le bras de l’État pour intervenir dans l’économie et dans la vie des individus afin d’imposer par la force sa vision du monde et son projet sociétal. 

Or, qu’il soit de gauche ou de droite, l’étatisme est toujours synonyme de coercition et de réduction des libertés. Dans certains cas, l’érosion des libertés a été graduelle et pacifique. Dans d’autres, elle a été rapide et meurtrière, comme dans le cas du communisme et du nazisme. 

Comme il existe des étatistes de gauche aussi bien que de droite, cette dichotomie est maintenant anachronique, stérile et vide de sens. Il importe donc de redéfinir le débat pour ce qu’il est réellement, soit une antinomie entre l’étatisme et le respect des libertés individuelles, ou le libertarianisme. À défaut d’utiliser les termes appropriés, les efforts déployés pour y voir plus clair resteront vains.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:28

 

 

 

Nous remercions Marc Nacht, pour ce texte, et comme vous avez vous pu vous en apercevoir, nous n'avons pas communiqué sur DSK, sur l'Affaire DSK.

Nous ne souhaitons pas participer au lynchage médiatique et à la furie ambiante alors qu'une procèdure est en cours.

Aschkel

 

Affaire DSK - TOUS AU BALCON

par Marc Nacht

Psychanalyste, écrivain

© 2011 www.aschkel.info

 
 

Fasciné par l'image, le téléspectateur est aveugle d'esprit. Le médiatique, le spectaculaire, l'appel au voyeur d'une "télé-réalité", prend le pas sur l'enquête et l’établissement de la réalité des faits. L'interrogation sur les images et leurs commentaires, qui font immédiatement thèse, est pratiquement exclue. Le bouc émissaire, chargé de tous les stupres, prend la place du veau d'or que l'on adorait.

En témoigne la manière dont est traité Dominique Strauss-Kahn, que ce dernier soit coupable ou innocent.

Malgré de prudentes et, somme toute marginales, réserves sur la "présomption d'innocence" dont  l'intéressé devrait bénéficier, on ne peut que relever le peu de questions formulées sur les circonstances du "crime" qui lui est imputé, comme si cela allait de soi. Une tentative de  viol qui aurait consisté à forcer l'irréprochable femme de ménage à lui faire une fellation, sans crainte dans ce climat de violence extrême de subir une cruelle morsure, voire une éviration (Mishima au secours)! Une "séquestration" dont la durée doit pouvoir s'évaluer en minutes; enfin des coups et blessures dont, comme par hasard, on ne sait encore trop rien à ce jour. Et alors que le directeur démissionnaire du FMI se trouve honteusement l'objet d'un système carcéral panoptique dépassant de loin celui imaginé par Bentham, silence absolu sur sa présumée victime, comme si l'on craignait quelques révélations. On commence seulement à s'interroger sur ce qui a pu pousser cette femme à s'exposer ainsi, sachant combien cela pouvait lui être contraire et faire d'elle l'objet d'un cruel rejet de la part de ses coreligionnaires...Le saura-t-on jamais?
 


Le préjugé victimaire est tel que sur le plateau de France 2, lors de l'émission spéciale consacrée à l'affaire DSK (18 mai), Robert Badinter, homme éminemment respectable, fut attaqué sans vergogne par plusieurs représentants de la grande presse.  Le motif de ces attaques, si virulentes qu'elles couvraient la voix de l'interpellé, était que ce dernier n'avait pas parlé de la "victime" mais seulement de la surexposition médiatico-policière parfaitement humiliante  de son agresseur présumé, DSK. L'attaque était si virulente qu'elle recouvrait la réponse, d'un évident bon sens, de l'ancien Garde des Sceaux: qu'on ne pouvait parler de "victime" sans anticiper sur la culpabilité  de l'accusé.

Seulement voilà, la raison raisonnable et juridique de Robert Badinter, le respect que l'on doit au vigoureux défenseur d'une justice protectrice des libertés et des dignités humaines, s'efface devant ce qui prime aujourd'hui: la mise en scène spectaculaire offerte en pâture aux jouissances voyeuristes. Cela n'a rien à voir avec la justice et tout à voir avec le lynchage.
 


Aussi doit-on non seulement interroger et mettre en question les messages modulés et construits pour exciter les passions, mais prendre la mesure de leurs effets délétères et destructeurs. 

Marc Nacht
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 06:14

 

 

Philippe Karsenty en Israël  - Programme

 

 

Chers amis,

 

Je suis arrivé en Israël où je suis joignable au numéro suivant : 054 924 35 61.

Voici mon programme ajusté :

-        Ce lundi 23 mai, je serai au Technion de Haïfa entre 18h et 22h30, dans la salle de conférence (Beth Hamidrach) près de la synagogue du Technion :

o   Entre 18h et 20h pour un cocktail,

o   A partir de 20h pour la conférence al Dura en français.

o   Venez nombreux, je vous y attends avec mon équipe ! 

-        Le mardi 24 mai à 20h, je serai à Jérusalem dans le quartier de Bakaa, près de la synagogue Emounah pour une réunion amicale liée à ma campagne électorale
Pour réserver et obtenir les détails : karsenty2012@gmail.com

-        Le mercredi 25 mai à 20h30, je ferai une présentation al Dura en français pour le MEDIF à Beit Shmuel – Mercaz Shimshon - 6 rue Eliahu Shama à Jérusalem (à coté de l'hôtel David Citadel). 
Réservation obligatoire medifisrael@gmail.com 

-        Le jeudi 26 mai à partir de 19h30, je participerai à une soirée exceptionnelle à Herzliya Pituah au cours de laquelle, Emmanuel Navon, candidat aux élections primaires du Likoud pour les prochaines élections de la Knesset, et moi-même nous exprimeront. 
Tzipi Hotoveli (député du Likoud) interviendra aussi lors de cette soirée.
Pour obtenir les détails de cette soirée et pour réserver : karsenty2012@gmail.com

La semaine dernière, j’étais aux Etats-Unis.
J’y ai donné deux interviews, l’une au Yedioth Aharonoth, et l’autre pour PJTV.

Voici la traduction de certains extraits de l’interview du Yedioth Aharonoth:
Philippe Karsenty, ennemi public n°1 des médias 
(Si vous souhaitez recevoir l’interview originale en hébreu, n’hésitez pas à me la demander, je vous l’enverrai en PDF).

 

Voici l’interview de PJTV:
Does the Future Belong to France? Philippe Karsenty Returns to PJTV


A très bientôt,

 

Philippe Karsenty

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 06:12

 

 

Philippe Karsenty - Ennemi public n°1 des médias - 

Phillipe_karentsy_001_2

Le 19 mai 2011, Philippe Karsenty donnait une interview au quotidien Yedioth Ahronoth. En voici quelques extraits pour drzz
 
 – traduction Méir Ben Hayoun 

 
Philippe Karsenty a depuis longtemps un contentieux avec les médias français. Le procès en diffamation que lui a intenté France 2 lui a coûté, mais en fin de compte, il est parvenu à défendre sa réputation. 


Karsenty, 44 ans, est le maire adjoint de Neuilly-sur-Seine. Il a l’intention de se présenter aux élections législatives françaises (note de JPG : à l'un des postes créé pour les français de l'étranger). Pour obtenir des voix, il voyage en Israël, en Italie, en Grèce et en Turquie.


Karsenty a fait les manchettes des journaux en 2004, lorsqu’il a été assigné en diffamation par France 2. Karsenty a soutenu que les prises de vue du correspondant de France 2, Charles Enderlin, étaient une mise en scène. Ce reportage portait sur la mort de l’enfant palestinien Mohammed al Dura, pris avec son père sous le feu croisé des militaires de Tsahal. Ces images très dures ont choqué le monde entier en suscitant une colère intense contre les militaires de Tsahal. Au même moment, ont eu lieu les manifestations dans les villes palestiniennes, qui sont devenues l’Intifada Al Aqsa.


Au début, Tsahal avait assumé la responsabilité de la mort de l’enfant. Par la suite, la commission d’enquête a statué qu’il était plus probable qu’ils avaient été atteints par des balles tirées du côté palestinien.


Karsenty a soutenu quelque chose de totalement différent. Selon lui, tout le reportage était une mise en scène, du début jusqu’à la fin, une manipulation médiatique par les Palestiniens, dans le dessein de salir le nom d’Israël, et de présenter les Palestiniens comme de pauvres victimes. Karsenty n’a pas craint de s’en prendre à la chaine de télévision en l’accusant de bidonnage. A la suite de ça, la chaine de télévision a déposé une plainte en diffamation contre lui. La cour a rejeté ses allégations. Karsenty a perdu, mais il a fait appel. 


En septembre 2007, la Cour d'Appel a ordonné à la chaine de télévision de fournir les rushes originaux. Dans les rushes, on peut voir l’enfant al Dura lever le bras, la jambe et bouger après que le correspondant ait affirmé qu’il était déjà mort. D’autre part, on ne voit aucune tâche de sang sur ses vêtements. Un rapport d’expertise a été présenté à la Cour par un expert balistique français qui a déclaré qu’il n’y avait aucune possibilité que l’enfant ait été tué par les balles des militaires de Tsahal, qu’il n’y avait aucune preuve que l’enfant ait été blessé ou tué et qu’il était probable qu’il s’agissait d’une mise en scène. Au terme d’un procès long et épuisant qui a été très onéreux, Karsenty a été relaxé.


Yedioth Ahronoth: A combien évaluez-vous que vous a coûté  le procès contre la chaine de télévision française ?


Philippe Karsenty : « Ne me demandez pas. Beaucoup. Le procès a duré des années, mais en fin de compte, j’ai gagné. »


YA : Que s’est-il passé après votre relaxe ? Vous a-t-on présenté des excuses ?


PK : « Au contraire. Huit cents journalistes français ont signé une pétition contre moi. La vérité ne les intéressait pas. De leur point de vue, j’avais attaqué la presse française. Canal+ a ensuite produit un film documentaire de 52 minutes destiné à me salir, dans le but de renforcer la supercherie al Dura. J’ai la satisfaction de pouvoir affirmer aujourd'hui que je suis le cauchemar des médias français. »


YA : En fait, qu’avaient contre vous les autres journalistes français qui ont signé une pétition après votre relaxe ?


PK :« Les médias français savent que, si les mensonges de France 2 sont révélés, leurs mensonges à eux aussi seront dévoilés. France 2 est une honte pour France. Cette chaine doit être sanctionnée pour ce qu’elle a fait »


YA : Vous-même qui êtes né et avez grandi en France, ressentez-vous l’antisémitisme là-bas ?


PK : « Tous les jours, et plus spécialement dans l'environnement intellectuel et politique. »


YA : De nombreux Juifs français sont venus vivre en Israël à cause de cet antisémitisme. Vous n’avez pas vous aussi songé à aller vivre en Israël ?


PK : « J'aime Israël et je suis fier d’être Juif, mais à ce stade, je ne me vois pas vivre en Israël. »


YA : Vous êtes attaqué par les médias français. Vous vous êtes engagé en politique après avoir été financier et alors que vous gagniez bien votre vie et que tout était plus tranquille pour vous. Ne regrettez-vous pas parfois la voie que vous avez empruntée ?


PK : « Oui, ça m’est arrivé de regretter et je me suis dit : qu’est-ce que j’ai besoin de tout ça ? Mais je suis passionné par ce que je fais. Je crois que cette activité est très importante. La vérité doit être dévoilée. Les Français font l’objet d’un lavage de cerveau de la part des médias qui emploient des expressions anti-israéliennes comme : ‘l’occupant israélien’, ‘les territoires occupés’. Cela a un impact sur la manière avec laquelle les Français perçoivent Israël. »


YA : Est-ce que les Juifs français tentent de faire quelque chose contre les médias ? Ecrivent-ils des lettres ? Prennent-ils le téléphone ?


PK : « Oui, beaucoup font cela, mais les médias poursuivent leur couverture mensongère et hostile à Israël. De plus, les politiques français ont toujours été très proches des dictateurs arabes. C’est problématique pour Israël du fait que la France a un poids dans la politique internationale. »


YA : Quelle est votre opinion sur Sarkozy ?


PK : « J’ai connu Sarkozy en 2002. Il n’était même pas encore ministre. Il m’a dit : le Golan est syrien. Je lui ai répondu que je n’étais pas d’accord avec lui. Sarkozy m’a alors dit que si je ne suis pas d’accord, que je me présente contre lui. C’est ce que j’ai fait et j’ai perdu. Sarkozy affirme qu’il est un ami d’Israël, mais au cours de son mandat, sa politique est devenue de plus en plus hostile à l'Etat Juif. Lorsque je me suis présenté contre Sarkozy, j’ai découvert la supercherie al Dura et j’ai alors compris que les mauvaises politiques sont fondées sur de mauvaises informations. » 


« L’atmosphère intellectuelle en France est très hostile à Israël » affirme Karsenty, « et c’est ce qui rend possible l’antisémitisme en France. La plupart des journalistes en France sont très anti-israéliens. La couverture médiatique du Moyen-Orient est tendancieuse. Quand Israël se défend contre les attaques des Palestiniens (tirs de Kassam) les chiffres indiquent une augmentation de la violence antisémite en France. »


Karsenty n’apprécie pas la presse, tout du moins, pas la presse française.

 
On peut comprendre la réserve, voire la méfiance, de Karsenty vis-à-vis des médias, bien qu’il soit satisfait de pouvoir être interviewé par moi. Il a besoin de se faire connaître à l'étranger, car il est ostracisé par les journalistes français. Et pourtant, il est très important pour lui, aujourd’hui d’avoir accès aux médias, afin de faire campagne pour les élections législatives de 2012.


Karsenty, il faut le reconnaitre, est un homme courageux et déterminé. Toutefois, à certains égards, il ressemble à un Don Quichotte qui part combattre des moulins à vent. Il lutte contre les médias français qui s’obstinent à dépeindre Israël négativement et les Palestiniens comme les malheureuses victimes de l’occupation. Mais il ne craint pas les médias français et la guerre qu’ils lui ont déclarée. 


Pour l’électorat juif, il semble que Karsenty soit absolument le choix le plus naturel. Toutefois, deux autres candidats pour le siège qu’il brigue à l’Assemblée Nationale sont eux-mêmes Juifs.


YA : Que pensez-vous de vos chances d’être élu à l’Assemblée nationale ?


PK : « Certains estiment que j’ai de très bonnes chances de remporter cette élection. C’est une occasion unique pour les Français d'Israël d’élire au Parlement quelqu’un qui soutient Israël. La France est un pays important qui a un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Elle a une influence importante sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Il y a deux autres candidats juifs qui se présentent pour cette circonscription. Ce serait regrettable que cette élection se transforment en une guerre entre Juifs. Certains candidats souhaitent seulement mesurer leur popularité, mais ils ne comprennent pas ce qu'est la politique. Mon élection sera une bonne chose pour la France et pour Israël. Le monde entier se heurte à l’Islam radical. A travers mon soutien à l’Etat d’Israël qui se trouve en première ligne dans le combat contre le terrorisme, je soutiens les Etats européens qui ne prennent pas encore suffisamment au sérieux la menace islamiste. »

 
Propos recueillis par Ayala Or-El
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 20:17

 

 

Le viol des mots conduit au viol des peuples

par Thierry Amouyal

objectif-info



 
Devant la frénésie médiatique et le volume d’information qui nous sont adressés chaque jour, je souhaite m’arrêter sur un point fondamental trop souvent négligé ; je veux parler du choix des mots et du sens qu’on souhaite leur donner ; afin d’illustrer cette réflexion, j’ai choisi deux termes couramment utilisés par la presse : «forces de sécurité» et «militant».

1/ Les « forces de sécurité »

Dans une démocratie comme la France, il est admis que ce vocable désigne l’ensemble des forces de police et de gendarmerie, chargées de faire respecter l’ordre républicain et plus généralement d’assurer la sécurité des citoyens tout en respectant scrupuleusement leurs droits ; ces droits sont très précisément définis par la loi républicaine, les gendarmes et policiers reçoivent une formation approfondie qui leur permet, généralement, d’assurer à chaque citoyen un plein respect desdites lois .

Par contre qu’en est-il dans les dictatures ?

Par exemple, que se passe-t-il vraiment en Syrie ces temps-ci ? Les quelques informations fiables qui nous parviennent démontrent que l’armée, la police et certaines milices supplétives se livrent à des massacres, enlèvement et tortures sur la population totalement désarmée. On est bien loin de l’action de la police républicaine telle que nous la connaissons et on peut affirmer sans risque d’erreur, que ces forces font régner l’insécurité plutôt que la sécurité.

Les milices de tueurs et les moukhabarats syriens nous rappellent plutôt les méfaits de la défunte Stasi voire ceux de la Gestapo ! Pourtant, un simple coup d’œil à votre quotidien du jour vous permettra de constater que nos journalistes continuent allégrement à nous parler de « forces de sécurité » losqu’ils relatent, de façon bien distanciée, les horreurs perpétrées par ces assassins ; on a du mal à percevoir quel type de sécurité peut bien être apportée lorsqu’il s’agit de massacres systématiques et gratuits !

Il y a là, à n’en pas douter un dévoiement des mots qui résulte d’un autre dévoiement ; celui des idéologies véhiculées par la gauche et l’extrême gauche, qui constituent aujourd'hui encore la base intellectuelle et dogmatique de la plupart de nos « journalistes ». En effet ces journalistes/militants qui peuplent nos médias ont été formés dans l’idée que le nationalisme arabe incarné par la famille Assad est une composante de la grande mouvance « progressiste » du vingtième siècle ; il leur est dès lors impossible de faire la bonne lecture et de voir ce régime sanguinaire pour ce qu’il est réellement ; un authentique régime fasciste. Et ils continuent donc à tordre la bras de la réalité en nous servant leurs analyses alambiquées et confuses fleurant un certain malaise.

2/ Le « militant »

Lors du dernier affrontement sérieux entre Tsahal et les hommes du Hamas à Gaza, l’AFP et différents journaux français ont été contraints de publier le titre suivant : « 20 morts à Gaza dont des militants et des civils » !

Vous aurez beau vous précipiter dans l’heure sur le meilleur dictionnaire français, vous ne trouverez pas en quoi un militant peut se distinguer d’un civil. J’ai moi-même expérimenté depuis des années le statut de « militant » dans diverses associations et je peux vous certifier qu’à aucun moment je ne suis sorti de mon état de « civil » ; mieux, nous avons tous des « militants » dans notre entourage , affiliés a tel parti ou syndicat et, même au défilé du premier mai nous n’en voyons aucun porter la kalachnikov ou le lance-roquettes? Non décidément la vérité reste têtue et inflexible : les hommes armés ne peuvent pas être des militants !

Et pourtant, nombreux sont les rédacteurs en 2011 obligés d’utiliser un titre aussi ridicule, et nombreux sont les journalistes obligés de s’y plier.

Ont-ils perçu à quel niveau d’absurdité les menait leur habitude de dévoyer les mots? Ce n’est pas certain.

Pourquoi ? Parce qu’ils emploient depuis des décennies le mot inadéquat de « militant » pour qualifier des islamistes armés palestiniens, alors que la simple observation des faits permet de distinguer des hommes armés et prêts au génocide.

Evidement, nous le savons tous, ces mots sont des armes comme les autres, permettant de travestir les réalités. Ils sont les maillons indispensables du grand mensonge palestinien, ils aident à construire la délégitimation de la cause juive et à justifier de futurs massacres.

Chacun d’entre nous peut s’opposer à l’usage des « mots qui tuent ».

L’imposture des mots précède l’imposture des hommes ; le viol des mots prépare le viol des peuples ……. en silence
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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 04:15

Flag de désinfo

 

Le Journal Monde adopte sans aucun scrupule  le narratif palestinien - Pan de mémoire par Laurent Zecchini

Par Occam

 © 2011 www.aschkel.info

 

 

Lifta : Pan de mémoire, Laurent Zecchini (Le Monde) - Un projet immobilier dans le village aujourd'hui dépeuplé de Lifta est l'occasion pour Le Monde d'adopter sans aucun scrupule ni goût pour l'impartialité la totalité du narratif palestinien, avec en agrément de nombreuses approximations anti-israéliennes. Zecchini laisse croire d'abord que "les militaires israéliens n'ont pas hésité à tirer sur les manifestants, faisant au moins 12 morts". On sait pourtant (et même Le Monde devrait pouvoir lire Haaretz) que Tsahal a longtemps retenu tout tir malgré les infiltrations avérées depuis des pays ennemis, et que la majorité des tués l'ont vraisemblablement été du fait de l'armée libanaise. Zecchini vient alors au sujet qui l'intéresse en laissant entendre que les Israéliens tentent volontairement de raser Lifta pour supprimer "un symbole dérangeant qui renvoie les Israéliens à une page de leur histoire qu'ils ont préféré effacer de leur mémoire".
   

Ensuite, Zecchini déclare explicitement que les Israéliens se font un "récit tronqué de la création de leur Etat". Par contre, il ne lui vient pas à l'esprit que le narratif palestinien puisse être en quelque manière "tronqué", alors qu'il ne rappelle pas une seule fois que la guerre a été déclenchée par les Arabes et que des centaines de milliers de Juifs ont été expulsés des pays arabes. Mais il faut reconnaître que le journaliste ne manque pas d'humour : après avoir mentionné "750 000" Arabes (admettons ce chiffre contesté) ayant quitté leurs foyers, il explique ensuite sans sourciller qu'il existe "4,3 millions de réfugiés palestiniens dispersés en Israël, à Gaza et en Cisjordanie, mais surtout dans les camps de Jordanie, du Liban et de Syrie". Expliquer aux lecteurs par quelle magie ces "réfugiés" se sont autant multipliés (la magie qui fait du statut de "réfugié palestinien" le seul et unique au monde à être héréditaire pour les descendants, même s'ils sont installés et intégrés par exemple en étant des citoyens jordaniens), voilà qui serait sans doute indigne d'un "journal de référence" comme Le Monde.
   

Non, Zecchini préfère plutôt suggérer que la Haganah aurait "décidé" d'expulser les habitants de Lifta : "il a fallu fuir, fin 1947, avec l'illusion d'un retour rapide, parce que la guerre était là, et que la Haganah, l'organisation paramilitaire sioniste qui devait donner naissance à l'armée israélienne, en avait décidé ainsi". Tant pis si cela contredit ce qu'on sait de l'histoire de ce village : selon un historien palestinien, les habitants ont fui après une riposte du Groupe Stern (6 morts) à un attentat des Arabes du village contre un bus juif ; faire croire à un plan délibéré de la Haganah pour chasser les habitants relève donc du révisionnisme.
   

Mais Zecchini ne s'arrête pas là, et poursuit en travestissant la réalité de la "loi anti-Nakba", qui selon lui"permet de punir financièrement les associations et communautés locales qui commémorent la Nakba". En fait, cette loi interdit uniquement le financement public par l'Etat d'institutions qui commémorent la fête nationale israélienne comme un deuil ; la commémoration de la "Nakba" (qui assimile, rappelons-le, la naissance d'Israël à une "catastrophe") n'est donc pas prohibée en elle-même, seulement privée de fonds publics, ce qu'on peut difficilement trouver étonnant à moins d'être un journaliste du Monde. Même la France est plus sévère, puisqu'elle interdit désormais toute dégradation du drapeau national.
  C'est que pour Zecchini la morale est claire : les Israéliens sont des négationnistes aveugles et nationalistes, incapables d'oser regarder de front leur immoralité et leur péché de naissance.

Autrement dit, "l'inflexibilité israélienne est enracinée dans un déni de la Nakba". Et en conclusion, ce petit pamphlet anti-israélien bien répugnant aura été la contribution du "journal de référence" français au 63e anniversaire de l'Etat juif. N'oubliez pas de dire merci !


voici le texte

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/17/lifta-pan-de-memoire_1523297_3218.html
   "C'est un village fantôme, un village de la mémoire sélective des Israéliens et de leur discorde historique avec les Palestiniens, un témoin gênant. Il est situé aux portes de Jérusalem, en contrebas de l'autoroute n° 1 qui va vers Tel-Aviv. De loin, on distingue des ruines éparses, celles de maisons accrochées à l'une des collines de la Ville sainte. Rares sont pourtant les Hiérosolymitains qui ont la curiosité d'emprunter le chemin caillouteux qui descend au coeur de Lifta, et de ses souvenirs.
    S'ils venaient errer avec les ombres qui le fréquentent, ils découvriraient les murs de pierres de bâtisses qui pourraient revivre, pour peu qu'elles soient dotées de toits, des ruelles aux pavés lisses bordées de ces cactus géants qui servent à marquer les limites de propriété. Abandonné depuis plus de six décennies, Lifta est un village pétrifié dans le silence et sa beauté architecturale, mais c'est surtout le dernier vestige de l'époque de la Nakba.
    Ses maisons sont le seul témoignage physique du conflit de 1948, que les juifs appellent la "guerre d'indépendance", et que les Palestiniens évoquent sous le terme de Nakba, la "catastrophe", autrement dit la fuite, l'expulsion et l'exil pour 750 000 d'entre eux. Alors qu'Israël a fêté, le 10 mai, le 63e anniversaire de sa création, la commémoration de la Nakba par des Palestiniens du Liban et de Syrie qui se sont rassemblés à la frontière avec Israël, dimanche 15 mai, a pris par surprise les militaires israéliens, qui n'ont pas hésité à tirer sur les manifestants, faisant au moins 12 morts.
    Dans ce contexte, Lifta est plus encore un symbole dérangeant qui renvoie les Israéliens à une page de leur histoire qu'ils ont préféré effacer de leur mémoire. Peut-être est-ce pour cela que le village doit disparaître, au profit d'un complexe immobilier soutenu par l'Etat israélien, projet auquel s'opposent les enfants et petits-enfants des quelque 2 800 habitants de 1947, ainsi que plusieurs organisations israéliennes proches du "camp de la paix".
    L'enjeu de la bataille de Lifta, qui se déroule devant les tribunaux israéliens, est politique : sur les 400 villages palestiniens détruits lors de la "guerre d'indépendance", Lifta est le seul à avoir défié le temps, comme une provocation au récit tronqué que font, de la création de leur Etat, les Israéliens. Il incarne l'un des principaux contentieux du conflit, le "droit au retour" des 4,3 millions de réfugiés palestiniens dispersés en Israël, à Gaza et en Cisjordanie, mais surtout dans les camps de Jordanie, du Liban et de Syrie. Avec Abou Toah Zaki et Moustapha Aïd, il est facile, en arpentant les terrasses où fleurissent toujours les amandiers, d'imaginer la vie paisible qui fut longtemps celle des bergers, agriculteurs et maçons de Lifta.
    La mosquée, le pressoir à huile d'olives et le cimetière témoignent d'une vie brusquement interrompue, lorsqu'il a fallu fuir, fin 1947, avec l'illusion d'un retour rapide, parce que la guerre était là, et que la Haganah, l'organisation paramilitaire sioniste qui devait donner naissance à l'armée israélienne, en avait décidé ainsi. La nostalgie d'Abou Toah Zaki n'a pas de bornes : "Les étrangers ont une impression de tristesse en venant à Lifta, alors vous imaginez la nôtre... S'ils détruisent tout cela, ce serait terrifiant, ils auront fini de détruire notre esprit." [...]
    Ce n'est pas la vision de l'Administration des terres d'Israël (ILA), qui a donné son blanc-seing au projet d'Isaac Schweky, directeur de la Société israélienne pour la préservation des sites historiques : "Avec le temps, les maisons se détruisent peu à peu. Si nous voulons sauver Lifta, il faut le développer", assure-t-il. Les promoteurs ont subi un échec, le 7 mars, lorsque le juge Yigal Marzel, saisi d'une pétition déposée par les défenseurs de Lifta, a ordonné un gel temporaire de la publication des appels d'offres pour la vente des parcelles de terrain.
    Les intéressés en contestent la légalité, à la fois pour revendiquer les droits de propriété des habitants de Lifta et peut-être davantage pour préserver un héritage culturel, et le souvenir de la Nakba. "L'ILA a estimé que les Palestiniens qui prétendent être nés à Lifta n'ont pas produit la preuve de leurs affirmations", souligne Eitan Bronstein, directeur de l'association Zochrot, qui se voue à développer la prise de conscience de la Nakba chez les Israéliens.
    [...] le 22 mars, la Knesset, le Parlement israélien, a adopté la "loi anti-Nakba", qui permet de punir financièrement les associations et communautés locales qui commémorent la Nakba. Cette tentative d'extirper de la mémoire collective des Palestiniens le sentiment d'appartenance à leur terre s'est révélée contre-productive : jamais le culte de la Nakba n'a été aussi vivace. Mais l'inflexibilité israélienne est enracinée dans un déni de la Nakba. [...]
    Représentant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'Unesco, historien et écrivain, Elias Sanbar partage cette analyse : "L'explication fondamentale, insiste-t-il, c'est qu'Israël se perçoit comme l'expression du bien absolu. S'il reconnaît être né d'une injustice commise à l'égard d'un autre peuple, il perdra sa légitimité morale, et donc son existence future deviendra contestable." [...]"

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:52

 

Google.fr censure les arabes - preuve !

 

Merci Victor

 

Google se censurerait-il ?

 

 

Commencer à saisir : "pourquoi les " ......

 

Remplacez les ........ par : noirs, juifs, français, chinois, etc... =>  la proposition automatique marche.

 

Remplacer les ........ par : arabe => pas de proposition automatique

 

Etrange !

 

http://www.youtube.com/watch?v=l4qdlD3rc2k

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 20:03

 

 

Les blessures de Jamal al-Dura étudiées par la justice française

Par Veronique Chemla

Le 8 février 2011, le Dr Yehuda David et Clément Weill-Raynal, journaliste à Actualité juive (1), ont comparu et le directeur de cet hebdomadaire français était représenté devant la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Ils étaient poursuivis pour diffamation par Jamal al-Dura. Au centre des débats, la question cruciale : les blessures de Jamal al-Dura (bras droit, pied gauche) proviennent-elles de coups d’armes blanches portées par des Palestiniens en 1992 ou de balles tirées par des soldats israéliens le 30 septembre 2000 ? Le jugement sera rendu le 29 avril 2011.

A shorter version of this article was published in English by Ami Magazine and can be read in this website.
Une version abrégée de cet article a été publiée en anglais par Ami Magazine et peut être lue sur ce site.

 C’est un étrange et long procès – environ dix heures - qui s’est tenu ce 8 février 2011 devant la XVIIe chambre du TGI de Paris, spécialisée dans la diffamation par voie de presse.
En dépit de la grève des magistrats, le Tribunal a maintenu l’audience en invoquant la venue spéciale, d’Israël à Paris, d’un des trois prévenus, le Dr Yehuda David.
Une affaire judiciarisée
Le 30 septembre 2000, France 2 diffusait au JT de 20 heures un reportage d’environ 50 secondes de Charles Enderlin, son correspondant permanent à Jérusalem, déclarant en voix off sur des images signées par le cameraman palestinien Talal Abu Rahma : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».
Une polémique a surgi rapidement sur l’origine des tirs. Celle-ci pouvant être, selon les premières déclarations de Tsahal, d’origine palestinienne.
Diverses personnalités – le physicien Nahum Shahaf dès fin 2000, le rédacteur en chef de la Metula News Agency (1) ou Ména, Stéphane Juffa, la journaliste Esther Schapira, etc. - ont enquêté et émis des doutes argumentés sur la réalité des faits allégués par ce reportage.
En octobre 2004, Talal Abu Rahma filme les cicatrices de Jamal al-Dura, à son domicile gazaoui. France 2 diffuse ce film lors d’une conférence de presse peu après.
Plusieurs procédures judiciaires ont été lancées en France et en Israël dans l’affaire al-Dura. L’une d’elles a été gagnée le 21 mai 2008 devant la Cour d’appel de Paris par le directeur deMedia-Ratings, Philippe Karsenty, poursuivi pour diffamation par Charles Enderlin et France 2 pour avoir évoqué une « mise en scène » et relaxé par la Cour.
Le 2 juillet 2008, Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), a demandé à France 2 de collaborer à une commission indépendante d’experts chargée d’établir les faits. France 2 a donné son accord en septembre 2008, mais a fait « lanterner le CRIF » (Luc Rosenzweig).
Lors du dîner du CRIF du 9 février 2011, son président a réitéré sa requête en présence notamment du Président de la République Nicolas Sarkozy et des responsables de France Télévisions, groupe audiovisuel public français dont France 2 est le fleuron.
Une interview et un droit de réponse
A l’origine de la plainte de Jamal al-Dura, uneinterview du Dr Yehuda David, chirurgien à l’hôpital Tel ha Shomer à Tel-Aviv, par le journaliste Clément Weill-Raynal, sous le pseudonyme de Daniel Vavinsky, et une réponse de celui-ci à un droit de réponse de Charles Enderlin, publiés dans les numéros respectivement des 4 septembre et 25 septembre 2008 d’Actualité juive, hebdomadaire incontournable de la communauté juive française.

Le Dr Yehuda David y affirmait qu’il avait opéré en 1994 Jamal al-Dura, victime en 1992, de blessures à l’arme blanche (hache, couteau) lors d’une rixe entre Palestiniens, donc bien avant le reportage controversé en 2000. Des blessures qui avaient induit une paralysie de la main droite causée par une section des nerfs médian et cubital.
Chroniqueur judiciaire dans cet hebdomadaire et depuis près de 25 ans sur la chaîne publique France 3, Clément Weill-Raynal s’est exprimé aisément, malgré son stress visible.
Il a retracé son enquête, son évolution de l’incrédulité à l’égard des doutes exprimés par Nahum Shahaf ou la Ména vers le scepticisme concernant le commentaire de Charles Enderlin. Celui-ci a alors menacé Clément Weill-Raynal, lui promettant de graves problèmes s’il poursuivait son enquête. « Il avait raison. La preuve : je suis en train de vous parler », constate le prévenu en s’adressant aux magistrats.
Il a cité des exemples de «manipulations de l’information » par des Palestiniens : un soldat israélien présenté par des médias comme menaçant un Palestinien, alors qu’il protégeait un étudiant Juif américain, Tuvia Grossman, de la violence de Palestiniens ; un Palestinien présumé mort après un présumé « massacre » par des soldats israéliens, tombant de sa civière, et y remontant prestement ; des sources médicales palestiniennes alléguant auprès de l’AFP (Agence France Presse) qu’un adolescent Gazaoui, Muhammad Zen Ismail Al-Farmawi,  a été tué par les Israéliens, alors que ce jeune avait fugué via un tunnel de contrebandepalestinienne avant de revenir à son domicile, etc.
Et de rappeler quelques unes desinvraisemblances et incohérences – absence de sang, durée inconnue de tirs nourris laissant moins de dix impacts sur le mur derrière les al-Dura, absence d’image de l’évacuation par ambulance, etc. - émaillant le reportage controversé ayant créé l’icône médiatique de l’Intifada II, les témoignages mensongers de cameramen palestiniens présentés lors du procès contre Charles Gouze, webmaster du siteDesinfos.com, ceux contradictoires des auteurs du reportage controversé, les « consignes de silence et dissimulation d’un général palestinien », le procès à rebondissements contre Philippe Karsenty conclu par un arrêt tançant sévèrement Charles Enderlin et France 2, la pétition de soutien à Charles Enderlin recueillant de nombreuses signatures, etc.
Clément Weill-Raynal a aussi souligné les précautions dont il a fait preuve pour recouper les déclarations du Dr Yehuda David. Il a tenté d’interviewer en hébreu et par téléphone Jamal al-Dura. Celui-ci a refusé. Clément Weill-Raynal a aussi fait traduire en français les propos en arabe de Jamal al-Dura filmé par Talal Abu Rahma pour France 2 en 2004. Ce qui n’avait pas été fait auparavant.
Le professeur Raphaël Walden, spécialiste de chirurgie vasculaire à l'hôpital de Tal ha Shomer (2) ? « C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours », a ironisé Clément Weill-Raynal : sans avoir examiné Jamal al-Dura, ce médecin a écrit une lettre du 9 septembre 2008 en reprenant la teneur d'un rapport médical jordanien sur ce patient. Et ce journaliste de soulever un « problème éthique » : Charles Enderlin avait alors sollicité l’opinion du professeur Walden… sujet de sonlong reportage élogieux de trois minutes diffusé alors au JT de France 2. « Il aurait mieux valu que cela n’arrive pas au même moment », a conclu Clément Weill-Raynal. Quant à son pseudonyme, il l’utilise pour signer des articles sur des sujets sensibles tout en évitant toute confusion avec son activité professionnelle pour France 3.
C’est le Dr Yehuda David qui avait opéré en 1994 Jamal al-Dura dont la main droite était paralysée. Pour restaurer la flexibilité des doigts de cette main, ce chirurgien a prélevé des tendons du pied gauche, puis les a réimplantés dans la main droite.
Habilement, Me Orly Rezlan, avocate de Jamal al-Dura absent de l’audience, a joué de sa solitude contre quatre avocats, et a mis sur la sellette le Dr Yehuda David qui s’est efforcé de rendre compréhensible, gestes à l’appui, par les trois magistrats composant cette formation juridictionnelle, l’opération dont a bénéficié Jamal al-Dura : un transfert de tendons.

Ces blessures, ou celle à l’artère fémorale, de Jamal al-Dura peuvent-elles avoir été causées par des balles à haute vélocité, de M 16 ? « Impossible, car l’artère aurait été sectionnée, le bras amputé, la paroi interne de vaisseaux décollée, des tissus auraient été aspirés… », a asséné ce médecin militaire émérite qui s’est défendu d’avoir violé le secret médical. Un grief absent des poursuites lancées par Jamal al-Dura.
Fort de l’autorisation de ses supérieurs hiérarchiques, le Dr Yehuda David a souligné avoir été précis dans son interview, sans sortir de son domaine de compétence.
Pour démonter ce médecin, Me Orly Rezlan a « produit de nombreux documents… Nombre de ces documents (rapports médicaux, radiographies, comptes-rendus d’interviews…) étaient traduits de l’arabe et rédigés sur papier libre le plus souvent sans indication de date ou de source. A noter en particulier, un curieux certificat médical jordanien, contredisant celui de la défense, mais dépourvu du tampon de l’hôpital duquel il était censé émaner. Poussée dans ses retranchements, maître Rezlan a fini par reconnaître qu’elle avait trouvé ce document sur… Internet, provoquant une certaine stupeur dans le prétoire ! » (Actualité juive, 17 février 2011)
Des joutes entre médecins
Après le visionnage du film de France 2 sur les cicatrices de Jamal al-Dura, le Tribunal a entendu les témoins.
Le journaliste Hervé Deguine a « mené une enquête en 2005 à la demande de Robert Ménard, alors président de Reporters sans frontières » (RSF), mais sans rencontrer Jamal al-Dura et Talal Abu Rahma. L’affaire al-Dura ? Elle « n’existe pas en Israël ». Et en France ? « Elle a eu un écho énorme : la communauté juive y est plus importante que dans d’autres pays ; le climat d’insécurité très fort en France explique la recherche de protection des pouvoirs publics ; France 2 a trahi cette attente [des Juifs] de soutien des institutions et a mis en cause le comportement de l’armée israélienne à laquelle les Juifs sont attachés ». Le documentaire d’Esther Schapira diffusé par ARD, la TSR et d’autres chaînes ? « Léger. Il s’appuie sur une information erronée ». Certes, « les Palestiniens mettent en scène les violences subies des Israéliens. Comme le font les Israéliens. Comme dans tous les conflits ». Mais, Mohamed al-Dura a été « tué dans un combat violent » par des tirs de l’armée israélienne. Et d’ajouter qu’il est « difficile aujourd’hui d’être journaliste non palestinien à Gaza en raison de la vague d’enlèvements et de séquestrations depuis deux à trois ans, et de réaliser un reportage sur le Hamas ».
Les images des al-Dura ont bouleversé Richard Prasquier, président du CRIF : « Si c’est vrai, si un soldat israélien tirait sur un enfant, c’est contraire à tout ce que j’ai cru toute ma vie. Il est impossible de soutenir quelque chose de pareil ». Richard Prasquier a rappelé son souhait de constituer une commission d’enquête composée d’experts afin d’établir les faits, et a regretté les réticences de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, alléguant qu’il n’arrivait pas à obtenir l’autorisation des autorités israéliennes afin de permettre à Jamal al-Dura de se rendre à Paris via Israël. Or, les autorités israéliennes ont assuré n’avoir reçu aucune demande en ce sens. Une demande qui aurait reçu leur accord si elle leur avait été présentée. Le témoignage de Richard Prasquier revêt une signification double : par sa fonction dirigeante au CRIF, et sa volonté d’être présent au côté des prévenus la veille du prestigieux dîner du CRIF.
Quant au professeur Marcel-Francis Kahn, bien que non chirurgien, il a effectué des expertises en « radiologie osseuse et chirurgie de guerre ». Nul doute pour lui que la cicatrice au niveau de la fesse de Jamal al-Dura résulte d’une blessure par balles israéliennes. Le fondement de sa certitude ? Les radios examinées. Mais ces radios ne mentionnent aucun nom, aucune date, aucun lieu pour les authentifier. « Ce sont des radios sans aucune source. Comment peut-on être sûr qu’il s’agit de radios de Jamal al-Dura ? Le rapport de radiographie n’a pas été communiqué », a raillé Me Alain Jacubowicz, qui listait les carences informatives constatées par le Dr Yehuda David. Ce qui a fait sourire les autres avocats des prévenus et la salle. Le professeur Marcel-Francis Kahn a peiné à répondre aux questions précises du Dr Yehuda David, dédaigneux à son égard. 

Le Dr Yehuda David a contredit les allégations du prof. Kahn en rappelant que "le trajet intra-corporel d'une balle n'est pas rectiligne, mais qu'il suit un mouvement en spirale, en tous sens. Donc, une balle tirée en haut de la fesse droite peut parfaitement se retrouver en bas de la cuisse en passant par la fémorale".  Le Dr Yehuda David a aussi informé le Tribunal que des Palestiniens tirent une balle dans la fesse de ceux présumés avoir collaboré avec l’Etat d’Israël. 

Tandis que Me Gilles-William Goldnadel, avocat de Clément Weill-Raynal, a relevé que le professeur Marcel-Francis Kahn est un témoin qui omettait de mentionner son militantisme pro-palestinien.
Journaliste retraité, Luc Rosenzweig avait visionné les rushes de France 2 le 22 octobre 2004 au siège de France 2, en compagnie deDenis Jeambar, alors directeur de L’Express, et de Daniel Leconte, journaliste-producteur. Il en a retiré « l’impression que la version donnée par les auteurs du reportage ne correspond pas à la réalité ». Il a « appuyé la proposition de constituer une commission d’enquête ». Mais « France 2 ne veut pas que la vérité soit faite » : si Charles Enderlin a écrit à de nombreuses reprises sur son blog que Jamal al-Dura est volontaire pour des expertises, Jamal al-Dura s’y est de facto soustrait.
Relaxe requise par le Parquet
Me Orly Rezlan, avocate de Jamal al-Dura, absent de l’audience, a plaidé contre ceux qui « ne débattent pas, mais affirment » à propos d’un reportage aux « images surinterprétées » et intégrées dans la thèse d’un complot.
Puis, Mme Dominique Lefebvre-Ligneul, représentant le Procureur de la République, a requis la relaxe des prévenus.
Me Aude Weill-Raynal, avocate de Serge Bénattar, directeur d’Actualité juive, a listé les éléments ayant amené nombre d’intellectuels, dont Elie Barnavidans Marianne, Alain Finkielkraut et Pierre-André Taguieff à douter de la thèse de Charles Enderlin, sans que les médias reproduisant leurs questionnements soient poursuivis par Jamal al-Dura.
« Cette affaire a commencé par le plus grave mensonge par imprudence de l’histoire de l’information. Elle est grosse de beaucoup de haine et de morts », a résumé Me Gilles-William Goldnadel qui a loué la rigueur de l’enquête de Clément Weill-Raynal. Il a aussi dénoncé « le conformisme intellectuel, l’esprit de corps et de caste, le copinage » de ceux qui voient un « crime de lèse-majesté » dans toute contestation de la version de Charles Enderlin.
Mes Isabelle Wekstein et Alain Jacubowicz, défenseurs du Dr Yehuda David, ont détaillé les blessures décrites de manière factuelle par leur client, les carences informatives des documents de la partie adverse et ont démontré l’absence de diffamation.
Le jugement devait être rendu le 29 mars 2011. La date a été reportée au 29 avril 2011.
Un élément majeur extérieur au reportage controversé
« J’aurais aimé continuer [d’enquêter]. Les poursuites judiciaires ont fait qu’il y a moins d’article sur cette affaire dans Actualité juive. C’est peut-être le but recherché… », a déploré Clément Weill-Raynal lors de cette audience.
Une audience où le cocasse – Comment Jamal al-Dura a-t-il pu se sentir diffamé par deux articles en français, langue qu’il ne comprend pas ? - l’a disputé au surprenant, au dramatique, voire au tragique. Et ce, devant une salle quasi-pleine – parmi les spectateurs : Philippe Karsenty -, mais avec peu de journalistes.
Pourtant, ces blessures réelles de Jamal al-Dura constituent un élément majeur et extérieur au reportage controversé. Le débat dans l’affaire al-Dura s’est ainsi déplacé de l'analyse des images vers l'examen des blessures cicatrisées.

Loin de renforcer l’allégation du reportage controversé, cette audience a miné considérablement l’authenticité dudit reportage, déjà fortement ébranlée par les enquêtes de Nahum Shahaf, de la Ména, d'Esther Schapira, le procès contre Philippe Karsenty, etc. 

En effet, si ces cicatrices de Jamal al-Dura remontent à des blessures infligées en 1992, opérées en Israël en 1994, alors ce 30 septembre 2010, Jamal al-Dura n’a pas été blessé et… 

Que reste-t-il donc de réel dans ce reportage ? Qu’attendent France Télévisions, le CSA(Conseil supérieur de l'audiovisuel), leministère de la Culture et de la Communicationet les plus hautes autorités de l’Etat pour mettre un terme à cette affaire al-Dura par la constitution d’une commission d’enquête composée d’experts indépendants chargés d’établir les faits ?

La scène du prétendu assassinat d’un enfant palestinien par des soldats israéliens, unblood libel - accusation diffamatoire portée contre les Juifs d’assassiner un enfant non-Juif pour en boire le sang lors de leur fête de Pessah (Pâque Juive) -, « marche » si bien qu’elle a été reprise lors de la semaine de l’Apartheid, dans les rues de Bruxelles, le 12 mars 2011. Dans un faux « check-point », un faux soldat israélien a « tiré » sur un enfant prénommé lui aussi Mohamed, sous les yeux de sa « mère ». Cette fois, l’actrice jouant le rôle de la mère éplorée a tendu sa main tachée du faux sang du gisant prétendument mort et promptement recouvert du linceul/drapeau palestinien.

Autre exemple : le 30 janvier 2011, la 22e édition duConcours international de plaidoiries du Mémorial de Caen-Normandie a remis son 1er prix à Maître Mahmoud Arqan, « avocat de Hébron en Palestine, pour sa plaidoirie intitulée «L’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère ». Le 13 février2011, l'ambassade d'Israël a réagi avec fermeté au Mémorial de Caen à cette diffamation. 

Par son témoignage devant le TGI de Paris, Richard Prasquier a montré l’un des buts majeurs de la propagande palestinienne, prisant notamment l'antisémite blood libel, si efficace : ébranler la confiance des Israéliens envers leur armée, chargée de défendre l’Etat Juif contre ses ennemis (Etats, mouvements terroristes, etc.), et celle de la diaspora Juive en l’Etat d’Israël. Déliter le lien entre les Juifs de diaspora et cet Etat, briser leur engagement envers cet Etat, les diviser. Et sans ce soutien vital de la diaspora, l’Etat d’Israël, affaibli par des dissensions internes, serait encore plus isolé, marginalisé, et plus facile à détruire.
Mais un Etat décidé à se défendre. C’est ainsi qu’il faut interpréter par exemple, après lalettre du 10 septembre 2007 de Tsahaldemandant à France Télévisions les rushes de l'incident al-Dura et les déclarations réitérées de Daniel Seaman, alors directeur du GPO (Bureau de presse du gouvernement), l’autorisation accordée par les supérieurs hiérarchiques au Dr Yehuda David afin que celui-ci s’exprime publiquement sur une accusation diffamatoire qui a terni l’image de l’Etat Juif dans le monde, et qui est une réussite dePallywood, cette industrie audiovisuelle palestinienne produisant des images incitant à la haine des Israéliens, des Juifs.
(1) J’ai collaboré comme journaliste à Actualité juiveet à la Mena.

(2) Le professeur Raphael Walden milite au sein de l'association pro-palestinienne Doctors for Human Rights (Médecins pour les droits de l'homme). Il est aussi le gendre du président Shimon Peres.
A lire sur le site :
Pour en savoir plus :
Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène, Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6
Pierre-André Taguieff, La nouvelle propagande antijuive, du symbole al-Dura aux rumeurs de Gaza. Puf, 2010. 556 pages. ISBN : 978-2-13-057576-4
Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI
Revues de presse sur l'affaire al-Dura dans Debriefing,Desinfos et l’UPJF
Dossiers sur l'affaire al-Dura par :
CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)
- la Mena
- Richard Landes
Articles dans le site Internet de l’association France-Israël, Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad

Le colloque Le mythe du meurtre ritueld’hier à aujourd’hui (18 novembre 2008) a été organisé à l’initiative du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU)
Vidéo sur une embuscade palestinienne médiatisée

Un raté de Pallywood en 2002 : le mort palestinien tombe à deux reprises de sa civière, et y remonte prestement, provoquant la panique de la foule qui accompagne le faux cortège funéraire ! Un "faux enterrement" à JénineLe Monde, 4 mai 2002, et lesimages
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 21:09

 

 

Hessel - Ivan Roufiol, Orimont Bolacre - deux hommes de bons sens et de vérité

 

 

 

Stéphane Hessel s'excusera-t-il auprès d'Israël? par Ivan Roufiol

Je dois faire un aveu: Stéphane Hessel, l'onctueux pape du bien-pensisme, me tape sur les nerfs. L'incroyable succès de son bréviaire ("Indignez vous !", 22 pages, déjà vendu à plus d'un million d'exemplaires) confirme un fort courant d'opinion pour les discours de culpabilisation de la France. En l'occurrence, elle est accusée, par l'icône, d'expulser les clandestins, de réformer les retraites ou de confier les médias "entre les mains des nantis". Hessel, faux modeste qui invite à la dévotion devant son passé de résistant et de corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, est la caricature du Camp du Bien et de son confort intellectuel, avatar du romantisme tel que Marcel Aymé en décrit les caractéristiques dans son "Confort intellectuel", livre qui ne me quitte pas: "Le flou, le mou, le ténébreux, le narcissisme, les infinis faciles". Dans Le Monde de ce mercredi, Edgar Morin et Michel Rocard sont parmi les signataires qui réclament, pour lui, le Prix Nobel de la Paix. "Stéphane Hessel a toujours choisi le bon camp, il a toujours été dans le courant qui allait dans le sens de la paix", font valoir ses apôtres. Or la réalité n'est pas celle-ci.

L'argumentaire principal développé par Hessel dans son tout petit livre (1) concerne la Palestine. Il écrit: "Il faut absolument lire le rapport Richard Goldstone de septembre 2009 sur Gaza, dans lequel ce juge sud-africain, juif, qui se dit même sioniste, accuse l'armée israélienne d'avoir commis des < actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité > pendant son opération Plomb durci qui a duré trois semaines". Partant de là, "l'homme de paix" n'en finit pas de louer le patriotisme des Gazaouis et d'excuser le Hamas qui "n'a pas pu éviter que des rockets soient envoyées sur les villes israéliennes". La belle âme poursuit: "Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable mais lorsque l'on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non-violente". C'est à partir du rapport Goldstone qu'Hessel se laisse aller au dénigrement unilatéral des démocraties occidentales.

Le problème est que le juge Goldstone vient de reconnaître avoir été abusé.L'information est d'ailleurs passée (curieusement?) plutôt inaperçue. Elle rend inopérantes les critiques "éthiques" portées par Hessel contre Israël, et ses valorisations de la "résistance" islamiste. Voilà que Goldstone écrit dans leWashington Post du 1 er avril : "Nous en savons bien plus aujourd'hui sur ce qui s'est passé durant la guerre de Gaza (...) Si j'avais su alors ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été un document différent". S'il dit n'avoir aucun doute que les "crimes" commis par le Hamas étaient "intentionnels", il estime qu'il n'en est pas de même pour l'Etat juif : "Il n'y a pas eu de politique ciblant intentionnellement les civils". Sa sainteté Hessel reconnaîtra-t-elle l'injustice de ses accusations, qui se révèlent donc infondées ? Ce serait bien le moins pour un donneur de leçons de morale. Mais ce mot veut-il encore dire quelque chose quand un "grand résistant" en vient à soutenir, à travers le Hamas, le totalitarisme à l'état pur ?

(1) Je signale, en réponse à "Indignez-vous", la savoureuse indignation d'Orimont Bolacre, "J'y crois pas !", publiée dans un format identique par les éditions David Reinharc.

 

Deux ou trois choses qu'il sait d'Hessel
 

Orimont Bolacre - J'y crois pas

 

Par Isabelle Kersimon

 

Pour © 2011 lessakele

J'y crois pas ! - couverture

 

J'y crois pas - Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus - Editions David Reinharc et Parti de l'In-nocence - 3,90 euros - Dans toutes les bonnes librairies.

 

 

L’écrivain Pierre Jourde avait magistralement répondu sur son blog, en janvier, à l’injonction comminatoire de l’ex-ambassadeur Stéphane Hessel avec la déférence minimale qu’un écrivain de sa qualité doit s’imposer, par sens de la justice autant que civilité, lorsqu’il entend critiquer une production intellectuelle telle que l’opuscule Indignez-vous.

 

Le pourfendeur de clichés de 93 ans y fut courtoisement qualifié de « vieux monsieur indigné » et Jourde, sur invitation express de Hessel, a démontré en quoi ce ne sont pas les poncifs enfilés comme autant de banderoles pour manifestants pré-pubères qui indignent Jourde, mais cette prose aussi légère qu’extravagante. Aux effluves messianiques. Pour répondre, sans doute, aux relents nauséabonds de la France moisie et aux crimes supposés d’Israël – puisque c’est son motif matriciel avec la Résistance.

 

Je lui conseillerais bien, en tant qu’ambassadeur d’une non-violence admirative des terroristes du Hamas, de demander à certain journaliste arabe que j’ai rencontré récemment dans ce petit coin de la planète ce qu’il pense de ce genre d’apologie.

 

Remarquez, quand toute la presse continue de qualifier la « Flotille de la paix » d’excursion humanitaire et de tresser d’amoureuses couronnes au défunt activiste Vittorio Arrigoni (1) étranglé par des Gazaouis, on peut comprendre le silence de l’ambassadeur sur les remords du juge Goldstone, la mort de l’adolescent Daniel Viflic à Beersheva hier (2) et les victimes du Darfour, de Syrie, d’Iran ou de Lybie… Sur l’esclavage des « bonnes libanaises » autant que sur celui des travailleurs asiatiques en Arabie Saoudite. Voire sur l’assassinat en Cisjordanie de l’artiste antisioniste radical Juliano Meir-Khamis, abattu par des Palestiniens à Jénine. Les raisons de s’indigner ne manquent pas.

 

Enfin, Monsieur Hessel a choisi d’être indigné par ce petit pays, Israël. C’est son choix.

 

Et précisément, son choix personnel ne saurait devenir universel par la simple publication d’une quinzaine de pages (tous comptes faits). Fût-ce au motif du chiffre extraordinaire des ventes. Sans aucunement flirter avec le célèbre point Godwin, Mein Kampf se marchande bien sur les terres levantines. Est-ce pour autant un signe de qualité ?

 

Après Jourde, donc, un auteur inconnu, Orimont Bolacre, se prend à résister. Parce que « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. » (page 22 et dernière du cri de Monsieur Hessel) Il répond à son tour à « l’appel à s’indigner ». Avec morgue. Avec flegme. Et point par point.

 

Pseudonyme ou anagramme, Bolacre, 31 ans, a fait ce qu’ont fait plus d’un million de Français en décembre : débourser 3 euros, se munir d’Indignez-vous, le lire. Paragraphe après paragraphe, usant de la même propension que l’original à entremêler considérations politiques et anecdotes personnelles. Mais avec une plume plus ronde, plus douce, plus romanesque.

 

En 26 pages (tous comptes faits), il s’attaque avec une feinte nonchalance aux clichés imprimés et brochés qualifiés de « phénomène éditorial » et qu’il préfère nommer « tract payant ».

 

Car dire, comme on a pu l’entendre dans des cafés, des restaurants, à la campagne, dans les banlieues, que ce "tract payant" est vide et creux, infatué, d’un égotisme extraordinaire et d’une banalité affligeante, ça ne suffit pas.

 

31 ans, donc. Le temps d’avoir vécu en sa chair l’effondrement de l’Education nationale, la fin de l’ascenseur social, le grand-huit des périodes de CDD et de chômage. Le temps d’avoir découvert la littérature, l’histoire, la philosophie et la poésie françaises, encouragé par des gens « qui survivaient à la marge, qui n’étaient rien, socialement parlant ».

 

Le temps d'apprécier les richesses d'une France que ses prédécesseurs prennent soin de martyriser, d'en découvrir, aussi, la diversité. Mais dans l'amour, dans le désir, dans le sentiment d'unité, ante-post-national.

 

Le temps de poser des questions qui fâchent : « De quelle exigence sociale procède le besoin d’édifier des mosquées à travers tout le pays ? », par exemple. Ou celle du rapport au travail, au « plein emploi ». Ou encore, cette permanente insulte aux Français qualifiés de racistes – à tort ! comme le démontre le réel, mais aussi des études sérieuses (3).

 

A deuxième lecture de cette réponse exhaustive à Stéphane Hessel, l’émotion cède le pas à la réflexion ; l’ethos au logos. Ce joli texte au parfum souverainiste, républicain ; aux accents gaulliens, conservateurs souffre du défaut de son modèle : le laconisme.

 

A ceci près qu'à ce dernier, on pardonne pour raison de genre. Mieux encore, on aimerait en relire.

 

 

1. Voir les productions littéraires de ses compagnons "pacifistes" d'ISM, cette charmante photo en charmante compagnie, ou encore et sa page Facebook.

2. Lire.

3. Une lecture approfondie des rapports de la Commission nationale consultative des Droits de l’homme depuis 2002, par exemple, donne une idée assez précise des phénomènes de rejet, d’agressions, mais aussi des baisses spectaculaires des actes racistes en France.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 10:52

 

Pourquoi les medias français mentent sur Israël (et pourquoi ils continueront de mentir)

par Thierry Amouyal, contributeur sur Internet, le 8 avril 2011
objectif-info

La question que je me pose aussi est comment se fait-il qu'à l'heure des moyens de communicatons si rapides et si puissants on ai affaire à une masse informe d'ignorants qui avalent tout sans vérifier, a des gens aplatis du cerveau qui ne refléchissent pas, des déneuronés qui ne prennent pas la peine de vérifier. L'ignorance, la bétise, la fainéantise....

Les médias sont des escrocs, leur public sans jugeotte et honneté intellectuelle qui avale leurs couleuvres sont leurs complices -Aschkel



Toutes les analyses écrites à ce jour sur le comportement des médias français contiennent une erreur fondamentale : partir du principe qu’ils ont pour objet d’informer le public.

Informer réellement reviendrait à égrener, jour après jour, les événements tels qu’ils se produisent de façon totalement exhaustive en limitant strictement l’étendue des commentaires ; ce n’est bien sûr pas du tout ce à quoi nous assistons au sujet d’Israël. 

Au contraire nous constatons, avec consternation, que de nombreux événements sont totalement et unanimement occultés ; il est donc légitime de se demander pourquoi, c’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.

Ces informations sont soigneusement tues parce qu’elles ne peuvent pas s’insérer dans un scénario : le scénario mythique de la lutte du peuple palestinien (dans le rôle du bon ) contre l’oppresseur Israélien ( dans le rôle du méchant bien sûr ).

Ce scénario est figé depuis plus de trente ans ; ce que nous prenons pour des « informations » lorsque nous allumons notre TV ou ouvrons notre journal ne sont en réalité qu’un épisode d’une histoire romanesque et tragique, apte à captiver le lecteur ou le téléspectateur au fond de son fauteuil ; comme dans toute belle histoire populaire les bons sont définis depuis le début tout comme les méchants et chacun est prié de garder sa place et de maintenir une cohérence dans son comportement sous peine de casser le fil et ….de dynamiter cette si jolie fable populaire .

Dans un western des années 50 ou une grande production populaire américaine, les dix premières minutes permettent au spectateur de découvrir les méchants (qui le resteront tout au long du film ) et les gentils auxquels le spectateur est amené a s’identifier, le reste n’est qu’une suite de péripéties, plus ou moins entendues, qui nous mèneront au dénouement invariablement favorable au retour de la justice et de l’équité ; donc bien sûr à la victoire du « bon » .

Je crois que vous commencez, des lors, à comprendre et je peux vous garantir que ce mécanisme fonctionne parfaitement dans de nombreux cas, par exemple souvenons nous de l’affaire du Kosovo : la aussi les medias avaient construit une belle et simple « légende » a base de très gentils inoffensifs (les musulmans kosovars) et de méchants fascistes (les chrétiens serbes ) ; nous étions en plein « génocide » lorsque Régis Debray, qu’on ne peut par ailleurs soupçonner de dérive droitière, au hasard d’un reportage dans une ville serbe raconta comment il venait de partager un repas dans un restaurant au milieu de serbes et de kosovars qui semblaient cohabiter en toute cordialité ;

Son article, lui attira aussitôt les foudres de ses confrères outrés qu’on puisse ainsi contrarier de façon si flagrante la « légende « en cours de construction ; Debray, certainement conscient de sa « maladresse » fut obligé de battre en retraite et de marmonner de piteuses excuses qui lui évitèrent probablement d’être assimilé aux « nazis » de l’époque, les serbes bien entendu.

Je vois que vous commencez a comprendre ; les Israéliens sont des méchants ; ils sont cruels, puissants,riches et arrogants, les palestiniens sont des gentils, ils sont bons, faibles et pauvres ; et tout événement, même un peu trafiqué, qui viendra renforcer les caractères des personnages de cette histoire sera le bienvenu, chaque événement, même sans aucun interêt qui vient corroborer tout cela est puissamment monté en épingle et matraqué a longueur de journée par les medias ; a contrario, il est absolument impossible que les puissants fassent preuve de faiblesse, impossible aussi aux méchants de montrer un quelconque signe de bonté ; quand aux magnifiques victimes, aucune accusation ne peut venir effleurer leur blanc panache de sainteté !

Terrible et imparable, le simplisme de cette équation en fait la redoutable efficacité, car le bon peuple, comme chacun sait a besoin d’histoires belles et faciles a ingurgiter pour continuer a avaler,tranche par tranche, les épisodes de ce feuilleton qui fait si bien vendre les journaux .

Alors me direz vous : on ne peut donc rien faire ?

La réponse sera double : non et oui

Non, on ne pourra jamais entamer une si belle mythologie et il est vain de pousser nos medias a parler des victimes israéliennes ; elles seront toujours entachées d’une culpabilité indélébile. Et lorsqu’on parle d’un bébé de 3 mois me direz vous ! Eh bien vous avez constaté comme moi que dans ce cas là l’information est tout simplement totalement escamotée .

Quand à la contestation systématique des événements, elle ne nous sera d’aucun secours car elle nous permettra tout au plus de mettre en doute certains chiffres exagérés mais pas de renverser la tendance et de contrer le phénomène dans son ensemble, autant essayer de déplacer une dune de sable avec une cuiller a café.

Alors, quelle solution ?

Une seule a mon sens mais qui, bien organisée peut enfin se révéler efficace : puisqu’on ne pourra jamais entamer cette légende aujourd’hui inamovible ; il faut tout simplement en construire une autre !

Israël et le peuple juif doivent mettre en place un outil d’information qui va s’employer à diffuser massivement de nouvelles informations sur la réalité qui est la notre, mais des réalités systématiquement positives, celles-là .

Il faut que ce futur organisme inonde le monde d’informations valorisantes sur les réalisations israéliennes et touts les apports que le peuple juif réalise au profit de l’humanité.
Nous devons marteler nos réalisations technique, médicales, les assistances variées que nous apportons aux peuples en difficulté ; ce sera difficile au début, mais des moyens importants peuvent permettre, petit à petit de vaincre les réticences, il sera possible ainsi de bâtir, pièce par pièce une nouvelle image de notre peuple qui viendra petit a petit se substituer a l’autre qui nous fait tant de mal .

Il s’agit la d’un objectif stratégique que le gouvernement israélien et les dirigeants de notre communauté a travers le monde doivent poursuivre sans attendre car la troisième guerre mondiale a déjà commencé dans nos medias, il est grand temps d’y faire face car il faut la gagner.
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