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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 07:48
Le plan Maoshan pour sauver la Vieillle Europe du déclin
Merci Miche
Il y avait a nous les petites anglaises, il y aura à nous les petites chinoises

On ne sait pas si cette vidéo est de la pure propagande à la chinoise, en tous cas Messieurs gare à vos......baguettes !

Aschkel

 

Vous y avez cru ?
Vous vous imaginez donc pourquoi nous devons être d'une vigilance extrême, surtout lorsque par exemple des agences de presse reprennent des infos non vérifiées, ou des manipulations qui peuvent provoquer de véritables drames (les nombreuses victomes de l'affaire AL-Dura par exemple le démontre).
l'indice de cette manipulation se trouve lorsque vous voyez les jeunes filles et dans le fond vous voyez un defilé militaire de garçons défiler derrière.

La vidéo ci-dessous prétend sous-titrer une conversation entre un journaliste et un économiste chinois au sujet du déclin économique de l’Europe et plus particulièrement de la France.

En fait, les sous-titres sont faux et les deux hommes parlent de l’Exposition Universelle de Shanghai.
L’auteur de cette vidéo parodique l’avoue lui-même sur la page Youtube de la vidéo. Il ne fallait donc pas aller bien loin pour vérifier, LeVolontaire.fr l’a fait, mais c’était trop demandé pour quelques blogueurs qui sont tombés dans le panneau.

Fdesouche.com la publie comme authentique, avant que ses commentateurs ne lui fassent part de la supercherie. Il essaie depuis de faire passer son erreur pour une plaisanterie.

Novopress.info de même, allant jusqu’à qualifier la vidéo de « retentissante » et d’en citer certains passages, avant de se raviser.

L’Observatoire des Subventions publie également cette vidéo truquée. La encore la vérité est rétablie dans les commentaires, parfois peu amènes envers le site.

Sur ExpressionLibre.net, toujours pas de démenti si ce n’est dans les commentaires.

Et carrément la rédaction belge de 7sur7.be, qui à défaut d’appliquer la déontologie, y pense sincèrement :

Cette vidéo est à prendre avec des pincettes: personne ne parlant mandarin à la rédaction, nous ne pouvons assurer nos lecteurs de la véracité des sous-titres. Le « professeur Yamang » n’est pas sérieusement référencé sur le Net. Cependant, la teneur des propos étant de nature à interpeller et à faire réfléchir, nous avons décidé de maintenir l’article en ligne.

Pas étonnant que le « professeur Yamang » ne soit pas référencé, puisque son nom (Kuing Yamang) a été choisi par le créateur des sous-titres en référence au gâteau français -pas chinois-  Kouign Amann

Laissons le mot de la fin à l’auteur de la vidéo, qui répond à un commentateur lui reprochant que sa blague soit prise au sérieux par plusieurs personnes :

Les gens sont crédules, ils n’ont qu’à vérifier les sources ou réfléchir un peu au lieu de croire bêtement toutes les conneries qu’on leur balance.
Je n’ai pas fait cette vidéo pour parler de la Chine, ce n’est pas le sujet, mais pour exposer une certaine vision de notre société.
Lis ou relis les Lettres persanes de Montesquieu: J’aime bien cette idée de faire parler des gens assez extérieurs au problème.

EDIT : On peut en rajouter encore un autre, piteusement tombé dans le panneau :alterinfo.net
D’autres blogues et médias fautifs font rédemption dans les commentaires ou dans leurs articles… Qu’il fassent plus attention la prochaine fois !

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 14:47

 

 

File:Carte des districts de Chypre.png

 

 

logo europe israel

Par Jean-Marc MOSKOWICZ

La Grèce vient d’annoncer qu’elle allait construire un mur à la frontière terrestre avec la Turquie, un mur de barbelés destiné à empêcher les incursions de migrants. 

Etrangement aucun média européen n’en a touché un mot et bien entendu toutes les associations humanitaires qui manifestaient contre le mur élevé entre Israël et la Cisjordanie, destiné à empêcher les attentats, sont aujourd’hui silencieux face à ce nouveau mur…

Quant il s’agit de la protection des populations civiles israéliennes l’Etat hébreu est fustigé et montré du doigt comme un état liberticide, voir dans la bouche de certains extrémistes un état d’apartheid.

Mais quand il s’agit de la Grèce, pays européen, souhaitant endiguer à juste titre l’immigration sauvage Turque, là personne ne trouve que la Grèce est liberticide…

Les médias européens pratiquent systématiquement le « deux poids deux mesures » et se font complices de la désinformation palestinienne financée par les Frères Musulmans, l’Arabie Saoudite et l’Iran.

N’en déplaise à nos « humanitaristes sélectifs » le mur construit par Israël pour empêcher les incursions terroristes a permis la disparition quasi totale de ces attentats aveugles et meurtriers.

Avant la construction de la barrière de sécurité israélienne, les attentats avaient lieu tous les deux jours et représentaient à l’échelle d’un petit pays comme Israël l’équivalent d’un 11 septembre. Cela ne choquait aucun humaniste européen…

Aujourd’hui, les mêmes bien-pensants, qui vivent dans leur petit confort, osent se déclarer outrés, voire outragés, par une barrière qui a largement démontrée son efficacité. Même si elle oblige les populations palestiniennes venant travailler en Israël a passer par des check points.

Les humanistes bien-pensants ne s’élèvent jamais contre les dizaines de murs existants partout dans le monde.

Seul Israël doit être condamné, fustigé, critiqué. Dans quel but ultime ? Délégitimer l’existence même de l’Etat Hébreu.

Toute cette entreprise de délégitimation est orchestrée et financée par l’Organisation de la Conférence Islamique, les Frères Musulmans et l’Iran.

Pratiquement toutes les associations européennes pro-palestiniennes sont financées par ces organisations islamiques.

Le « Palestinisme » n’étant que le prétexte à détruire Israël puis à conquérir l’Europe…

Affaire à suivre…

Jean-Marc MOSKOWICZ

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:47

 

 

 

LA CRIMINALITÉ SERBO-MONTENEGRINE EN EUROPE OCCIDENTALE
  •  
Alain RODIER
03-01-2011

Fin 2010, des opérations anti-drogue d'envergure menées par des forces de police européennes épaulées par Interpol, ont conduit à l'arrestation d'une centaine de personnes dans cinq Etats : Italie, Suisse, Hongrie, Slovénie, Monténégro et Serbie. Elles se sont ensuite étendues à l'Autriche, l'Allemagne et à la Macédoine. Cela a permis de faire ressortir l'omniprésence des organisations criminelles transnationales (OCT) serbes et monténégrines en Europe occidentale.

Leurs états-majors sont essentiellement implantés en Serbie et en Slovénie. Ces OCT ont développé des contacts étroits avec les cartels sud-américains pour assurer la distribution d'une partie importante de la cocaïne sur le vieux continent. Des voyageurs discrets, d'origine serbe, ont séjourné à de nombreuses reprises en Argentine, en Colombie, au Brésil et en Uruguay. Par un curieux hasard, 2,17 tonnes de cocaïne qui devaient rejoindre l'Europe via le Monténégro, ont été saisies sur un voilier, le Maui , au large des côtes uruguayennes, le 15 octobre 2009.

En effet, le Monténégro serait en train de devenir une des principales portes d'entrée de la cocaïne en Europe occidentale, se voyant d'ailleurs affublé de l'appellation de Narconégro . Les autres routes traditionnelles menant aux ports de l'Atlantique et de la mer du Nord ou passant par l'Afrique de l'Ouest s'avèrent être risquées car de plus en plus surveillées par les autorités douanières.

L'exemple du clan Saric

Des responsables de premier plan du crime organisé serbo-monténégrin ont pu échapper aux mailles du filet lors de ces opérations policières.

C'est le cas de Darko Saric qui possède la double nationalité. Il est né le 21 octobre 1970 à Pljevlja, dans la province monténégrine de la Yougoslavie de l'époque (en fait, il n'a qu'un passeport serbe, mais il peut prétendre à recevoir la nationalité monténégrine). C'est lui qui a réussi à sortir vainqueur de la guerre des gangs qui a fait rage en Serbie après la fin du régime Milosevic.

Darko Saric est recherché depuis la fin 2009 pour trafic de drogue à grande échelle et blanchiment d'argent sale. Après avoir séjourné clandestinement au Monténégro, il aurait été « invité » à quitter le pays devenant trop encombrant. 
Il aurait alors rejoint l'Italie puis l'Afrique du Sud. L'autre chef de clan, son frère Dusko, a, pour sa part, été interpellé au Monténégro. Les autorités serbes demandent actuellement son extradition. Par contre, ses sœurs Danijela et Ivanka, ainsi que son associé, Goran Sokovic, sont toujours libres.

L'OCT que dirige Saric a eu l'intelligence d'investir dans l'économie légale, en particulier en acquérant des hôtels, des restaurants, des cafés et diverses compagnies privées (dont la Total Security System, une société de protection privée) au Monténégro et en Serbie, vraisemblablement avec la complicité active d'hommes politiques et de fonctionnaires ripoux. Son chiffre d'affaires, estimé à un milliard de dollars par an (Belgrade annonce un chiffre de deux milliards de dollars), lui a permis d'arroser confortablement les autorités locales, particulièrement celles chargées de la gestion et du contrôle des entrées maritimes du pays. Selon certaines sources, ces autorités prélèveraient jusqu'à 30% des bénéfices du trafic de cocaïne au titre de « droit de passage ».

Il faut dire que le Premier ministre Milo Djukanovic, qui a quitté le pouvoir le 29 décembre 2010 (mais pas la direction du Parti démocratique socialiste du Monténégro/DPS), avait été accusé par la justice italienne de trafic de cigarettes. Il est vraisemblable que les réseaux utilisés à l'époque servent désormais à accueillir et distribuer de la cocaïne dans l'ensemble de l'Europe.

Des organisations de plus en plus influentes en Europe

En Italie, la cocaïne est traditionnellement du ressort de la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise. Il est possible que les autres mafias italiennes (Cosa Nostra, Camorra et Sacra Corona Unita), qui contrôlaient dans les années 1990 le trafic de cigarettes qui passait par le Monténégro, aient trouvé là le moyen de concurrencer leur rivale sur le marché de la cocaïne italien, mais aussi en Europe.

Toutefois, les OCT serbes ne traitent pas qu'avec les Italiens. Elles entretiendraient aussi des liens avec la Suède, via des chapitres de Hells Angels  ; avec le Danemark où la « Fraternité serbe » ( Srpsko Bratstsvo ) est omniprésente ; avec l'Allemagne et l'Autriche, où la banque Hypo Group Alpe Dria (HGAA) est soupçonnée avoir blanchi 100 millions d'euros entre 2007 et 2009 pour le compte de Darko Saric ; avec les Pays-Bas, où Sreten Josic dirige la mafia serbe d'Amsterdam ; avec la Norvège, la République tchèque, la Slovaquie et bien sûr, la France.

Ces OCT ne se cantonnent pas au trafic de cocaïne. Elles ont étendu leurs activités aux trafics d'héroïne - en prenant langue avec les triades chinoises et les mafias russes - des drogues synthétiques, des être humains (en particulier la prostitution, en liaison avec les mafias albanaises) et des armes légères, qui équipent de plus en plus la petite criminalité.

L'Europe bientôt le théâtre d'une guerre des gangs ?

L'Europe est un marché intéressant pour les OCT. En effet, les consommateurs potentiels de drogues, de prostitution, de cigarettes de contrebande, de contrefaçons, etc. y sont de plus en plus nombreux et, malgré la crise économique, ils ont les moyens de dépenser leurs euros. De plus, c'est un lieu idéal pour venir blanchir de l'argent sale en investissant dans l'économie légale, particulièrement dans l'immobilier de loisir et le tourisme. Pour le moment, aucune guerre importante n'a été déclenchée entre les différentes organisations criminelles, ces dernières préférant se partager le gâteau qui est toujours plus juteux lorsque l'ordre règne, du moins en surface. Toutefois, il commence à avoir un « trop plein », la situation pourrait générer à terme d'importantes guerres intestines. Les Serbo-monténégrins pourraient y jouer un rôle majeur en s'opposant, dans un premier temps, aux mafias nigérianes qui chassent traditionnellement sur les mêmes terres (drogue et prostitution).

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 15:28

 

 

 

 

Météor Israel - Edition nationale

          pour les Editions précédentes 

 

 

 

 

 

Disponible ENFIN, dans tout ISRAEL !

 

 

Meteor janvier

 

 

Chers Lecteurs,

 

Nous vous invitons à lire le magazine Le Méteor en ligne

(en cliquant sur les icônes),

le magazine est disponible pendant tout le mois sur le site.

 

Nous vous invitons également à découvrir comment recevoir ce magazine chez vous directement.

 

Aschkel.info et Lessakele remercient nos amis et partenaires Mik'haéla et Aaron du magazine Le Météor édition nationale - Israël, pour leur gentillesse leur professionnalisme et leur disponibilité.

 

Bonne Lecture

 

Aschkel&Gad

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 11:39

 

Magazine Lev Hair-Météor FRANCE - A lire en ligne

 

Shalom Chers Lecteurs,

Michaëla et Aaron BENHAIM, directeurs de la Publication du Météor Israël que vous retrouvez chaque mois sur le site avec toujours plus de plaisir et d'intérêt, vous proposent avec Gabriel COHEN directeur de la publication Lev HAIR (Marseille PACA Sud de la France) en collaboration avec les sites aschkel.info et lessakele ce nouveau magazine.

 

Cliquez sur le mag pour lire - Bone lecture - 

Aschkel&Gad

 

 

Lev Hair Meteor France

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 09:11



Pressions incroyables de népotisme et de corporatisme. Quelques gauchistes en collusion contre leur patron, Avigdor Lieberman se permettent de faire prévaloir leurs intérêts pécuniaires au-dessus des intérêts supérieurs de leur fonction et, incidemment, de l'état qu'ils seraient censés servir, si la fiction rejoignait la réalité du carriérisme inefficace qui prévaut. 


Medvedev annule sa visite en Israël
03.01.11
digg del.icio.us facebook

En dépit des efforts israéliens de dernière minute, le président russe Dimitri Medvedev a annulé, lundi, son voyage en Israël prévu en février.


Dimitri Medvedev. 
PHOTO: AP , JPOST

L'Etat hébreu figurait initialement parmi les itinéraires de la prochaine tournée régionale du président russe. Cependant, les revendications (d'augmentation de salaire) des employés du ministère des Affaires étrangères seraient à l'origine du changement de programme. Dimanche, certains de ces employés menaçaient de "gâcher" la venue de Medvedev. Ils espéraient ainsi exercer suffisamment de pression afin que leurs demandes soient satisfaites.

 

 


Peres condamne

 


L'ambassade de Russie en Israël avait alors averti, à son tour, que la visite de Dimitri Medvedev serait annulée, à moins qu'une solution ne soit trouvée avant lundi.

Le président Shimon Peres a condamné les "dommages irréparables" causés à Israël par les problèmes internes du ministère des Affaires étrangères. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que de tels problèmes surgissent en amont d'une visite diplomatique russe.

La venue du président Medvedev en Israël devait notamment être l'occasion d'aborder d'importants sujets de sécurité et de commerce bilatéral. Sujets qui auraient certainement contribué à resserrer les liens entre les deux pays.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 19:30

 

Merci ALBERT

2011/12, Années de Tous les Dangers

et de peu d'Opportunités

 

Par Albert Soued, écrivain, http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com

4 janvier 2011

 

Pensez-vous que le Fatah' reviendra sur son octuple Non à l'état d'Israël, notamment Non à un état juif ?

Pensez-vous que le Hamas reviendra à de meilleurs sentiments à l'égard de son voisin et acceptera son existence à ses côtés ?

Croyez-vous que le Hezbollah acceptera d'être désarmé et de ne plus pointer ses dizaines de milliers de missiles contre Israël, pour devenir une force politique pacifique comme toutes les autres factions au Liban ?

Pensez-vous qu'Ahmedinejad abandonnera son attente du Mahdi et son apocalypse nucléaire ?

Pensez-vous que l'Arabie édulcorera son Islam wahabite qui a envahi l'Islam mondial et consacrera ses pétrodollars au développement et à la modernisation de son pays et des pays arabes voisins ?

Croyez-vous que la Syrie abandonnera ses relations privilégiées avec l'Iran pour se rapprocher de l'Occident ?

Etc…

 

Si vous répondez "oui" à l'une de ces questions, vous êtes un optimiste à toute épreuve, un rêveur ou un fieffé utopiste.

Mais il y a d'autres questions qu'on peut se poser au seuil de ce nouvel an civil, 2011, nombre constitué d'une double dualité.

Même après que les Démocrates aient perdu la majorité à la Chambre des Représentants, lors des élections de mi-mandat, il y a peu d'espoir que le président américain change de politique au Moyen Orient. B Obama continuera à ménager l'Iran et les pays arabes, malgré les rebuffades, et il poursuivra ses tentatives de déstabilisation et de délégitimation de l'état d'Israël, cherchant à lui enlever ses atouts pour toute négociation (extension des implantations en Cisjordanie, ambiguïté nucléaire, maintien de l'avantage en armement sur les pays arabes, veto américain au Conseil de Sécurité…). Mais d'un autre côté, il voudra un 2ème mandat et il a besoin des voix pro-israéliennes, pour se faire réélire. Alors on peut se demander si le désir de pouvoir l'emportera sur l'anti-israélisme profondément ancré dans son être.

N'ayant pas les moyens de ses ambitions, c'est-à-dire une Palestine arabe du Jourdain à la mer, le Fatah et son chef Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, ont choisi un "état palestinien virtuel", le "pourrissement" par l'action politique de délégitimation d'Israël, via l'Onu notamment et les attentats sporadiques pour démoraliser la population israélienne.

Le Hamas ne contrôle pas toutes les factions terroristes de la bande de Gaza et bien qu'il ne souhaite pas une 2ème intervention israélienne, il risque d'être entraîné dans une escalade pouvant conduire à un embrasement régional. Il en est de même du Hezbollah qui est plus préoccupé à consolider ses positions au Liban et à contrecarrer toute accusation l'impliquant dans le meurtre de Rafik Hariri de 2005. Mais d'un autre côté, vassal de l'Iran, il ne pourra pas se défiler, si ce pays lui intime l'ordre de provoquer Israël, afin de détourner l'attention occidentale de ses funestes projets.

L'Egypte et l'Arabie ont des dirigeants vieillissants et subissant la pression de forces islamistes radicales, l'une, les Frères musulmans, l'autre, al Qaeda et les éléments ultraconservateurs de l'oligarchie royale saoudienne. Les 2 années qui viennent seront des années d'une instabilité latente qui pourrait déboucher sur des bouleversements inattendus.

De son côté, la Syrie est plus préoccupée à consolider le pouvoir et la fortune de la minorité alaouite et à vassaliser le Liban qu'à récupérer un Golan qu'elle n'a contrôlé que militairement et seulement pendant 19 ans (de 1948 à 1967). De même, la Jordaniehashémite est plus préoccupée à contrôler sa majorité palestinienne, sa frontière orientale avec un Irak shiite lié à l'Iran, à compenser son manque de ressources, notamment en eau, qu'à contribuer à une évolution positive du conflit israélo-arabe.

De son côté, l'Irak a une unité précaire et tout déséquilibre des forces peut entraîner l'éclatement du pays en ses 3 composantes, shiite, sunnite, kurde.

En 8 ans, Erdogan et son parti AKP ont réussi à démanteler une grande partie de l'appareil laïc installé par Kemal Ataturk, au profit d'un islamisme à ambition hégémonique et les prochaines élections législatives ne pourront rien y changer. Le vent radical a envahi l'Islam d'est en ouest et du nord au sud.

 

Dans ce contexte où aucun pays arabe ou musulman du Moyen Orient n'a ni les moyens, ni l'opportunité d'affronter l'ennemi que tous souhaitent voir disparaître, que doit faire Israël ?

Contrairement aux voeux et desiderata de politiciens démagogues ou opportunistes, toute initiative politique en vue d'une négociation de paix est vouée à l'échec. Dans le passé, les dirigeants israéliens ont cru dans la bonne foi de leurs interlocuteurs et dans leur désir de construire un état; mais ils ont fait l'erreur de proposer le maximum des concessions possibles. Et aujourd'hui, Israël n'a plus rien à ajouter aux concessions déjà faites verbalement ou sur le papier, et refusées; d'où l'impasse où on se trouve.

 

Dans ces conditions, la résolution politique de la situation consiste soit dans la gestion d'un statu quo précaire, mais pouvant durer, soit dans la fuite en avant, en précipitant les événements. Mais pas dans le sens préconisé par les fanatiques de la "paix à tout prix", solution qui ne peut mener fatalement qu'à une autre guerre, au mauvais moment. Car vouloir "la paix à tout prix", c'est se plier aux conditions de l'adversaire, celles exigées par le Fatah et Mahmoud Abbas, ou même celles du plan de paix saoudien qui risquent de mettre en péril la sécurité et l'avenir de l'état juif.  

Pour pouvoir négocier sérieusement une paix, il va falloir "précipiter les événements", afin d'acquérir de nouveaux avantages transformables en concessions possibles, avec tous les risques que cela implique. C'est pourquoi, dans les 2 cas, les 2 années qui viennent sont des années de tous les dangers et de peu d'opportunités.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 21:44

 

 

logo wikileaks

 

 

 

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USA/ Le bon Nixon et le méchant Kissinger - 

 

Par MICHEL GURFINKIEL.

 

Wikileaks révèle les dessous politiques du monde actuel. Mais les travaux des archivistes, portant sur un passé proche ou lointain,  sont souvent presque aussi passionnants – ou dérangeants. En particulier quand ce passé continue à influer sur notre présent.

 

Il en va ainsi, par exemple, de la publication intégrale des enregistrements des réunions de travail du président Richard Nixon (les Nixon Tapes) , réalisés à la Maison Blanche entre 1969 et 1974. Nixon avait ajouté cette forme d’archivage – qui se situait alors à la pointe de la modernité technologique – à la méthode traditionnelle des notes et compte-rendus par écrit. Une décision qui, on le sait, lui coûta cher, dans le cadre de l’affaire du Watergate.

 

Les délais de rigueur ayant expiré, les Tapes sont mises, année par année, à la disposition des chercheurs. Celles des années 1973-1974 viennent d’être analysées. Nixon y apparaît comme un homme irascible, colérique, qui ressasse des préjugés ethniques de tout ordre – y compris des préjugés antisémites - et recourt fréquemment à un langage ordurier. Mais aussi comme un grand président, capable d’initiatives hardies et fondant sa politique, en règle générale, sur des principes assez rigoureux. Certains commentateurs ont parlé d’un dédoublement de personnalité. C’est bien excessif. Un individu se laisse souvent aller dans sa conversation privée, tout en se comportant admirablement dans son travail ou dans ses relations avec autrui. Ceci rachète cela.

 

Mais les enregistrements de la Maison Blanche ne concernent pas seulement Richard Nixon. D’autres personnages y sont saisis tels quels. A commencer par Henry Kissinger, cet universitaire, d’origine juive allemande, qui fut d’abord le conseiller stratégique du président de 1969 à 1973, puis son secrétaire d’Etat en 1973-1974, et qui conserva ce second poste auprès du président Gerald Ford de 1974 à 1977. Architecte du rapprochement sino-américain de 1969 puis des accords de paix avec le Vietnam du Nord communiste en 1972, et auréolé à ce double titre d’un prestige exceptionnel, Kissinger s’empara en 1973 du dossier du Moyen-Orient. Les uns l’ont regardé comme l’homme qui, pendant la guerre du Kippour, a « sauvé » Israël en lui faisant parvenir des armements indispensables par pont aérien. Les autres l’ont accusé d’avoir au contraire exercé des pressions impitoyables sur Israël pendant et après la guerre du Kippour.

 

Les enregistrements des années 1973-1974 tranchent le débat. Si Nixon y montre une fois de plus son mauvais caractère et y multiplie des déclarations « racistes » absurdes, y compris contre les Juifs, il s’y révèle, dans ses actes, beaucoup plus modéré, et fort attentif, en particulier, aux intérêts du peuple juif et d’Israël. C’est Kissinger, tout juif qu’il soit, qui se comporte, à la fois en paroles et en actes, de façon indifférente ou hostile. Deux exemples : le sort des Juifs soviétiques, et le pont aérien de 1973.

 

A propos des premiers, Kissinger déclare froidement : « L’amélioration de leur condition ne saurait constituer un objectif politique pour les Etats-Unis. Si les Soviétiques mettaient leurs Juifs dans des chambres à gaz, cela ne serait pas un problème pour les Etats-Unis. Un problème humanitaire, peut-être, mais pas plus. »

On entend un Nixon, visiblement mal à l’aise, répondre : « Oui, je sais. Nous ne pouvons pas déclencher une guerre mondiale pour ça. » Quand le Congrès impose l’amendement Jackson-Vanik, qui lie le développement du commerce américano-soviétique à de plus grandes facilités d’émigration des Juifs d’URSS, Kissinger veut lui opposer un veto présidentiel. Nixon préfère négocier un compromis avec les deux Chambres. Finalement, l’amendement sera voté par le Congrès, et dûment promulgué par Ford. La mesure ne conduira ni à la guerre mondiale, ni au « gazage » des Juifs soviétiques : le Kremlin entend la leçon et laisse partir plus de deux cent mille Juifs, qui s’installent pour la plupart en Israël.

 

En ce qui concerne le pont aérien de 1973, on constate de manière indubitable, à travers les Tapes,  que Kissinger s’y est opposé, et c’est Nixon qui a ordonné sa mise en place, en avançant un argument tout simple : « Les Israéliens en ont un besoin urgent. Je ne m’occupe pas du reste. »

 

Après avoir quitté le Département d’Etat, Kissinger a exprimé des opinions beaucoup plus favorables à l’Etat juif. Mais l’histoire le jugera d’abord sur ses années de pouvoir. Il aura prouvé qu’un Juif de la Diaspora, quand il est « proche du pouvoir », en est effectivement plus proche, dans bien des cas, que de ses origines.

 

Quant à Nixon, on comprend mieux aujourd’hui pourquoi un ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, nommé Yitzhak Rabin, souhaita publiquement sa victoire en 1972, alors qu’il briguait un second mandat.

© Michel Gurfinkiel, 2010

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 04:23

 

La Chine et le pétrole

historicoblog


La Chine considère son approvisionnement énergétique comme une question de sécurité nationale 1. Le contrôle des ressources énergétiques, de l'acheminement des matières premières, et par extension l'économie et le domaine militaire sont vus comme un terrain de rivalité avec la superpuissance américaine, en particulier. Nouvel arrivant sur le marché de l'énergie depuis quinze ans environ, la Chine ressent un sentiment de vulnérabilité renforcé par l'exclusion des compagnies chinoises de certains marchés. La question énergétique s'inscrit donc pour la Chine dans celle des relations internationales, guidée par le conflit et la création d'un rapport de forces. Cette appréhension se confirme au niveau régional dans les tensions avec le Japon. Ce postulat s'explique par le souhait d'indépendance et de non-ingérence étrangère de la part des autorités chinoises, par ailleurs conscientes de leur isolement idéologique sur la scène mondiale. Ce discours sécuritaire masque mal l'incapacité chinoise à solutionner, en fait, des problèmes intérieurs liés à l'organisation du secteur pétrolier, déficiente sur un certain nombre de points. Les dirigeants chinois craignent également qu'une rupture de leurs approvisionnements énergétiques compromettent la croissance du pays, et par contrecoup leur mainmise politique2
 
 




Depuis 1979 et l'ouverture économique de la Chine décidée par son dirigeant Deng Xiaoping, les besoins en matières premières du pays ont explosé 3. Ces besoins vont continuer d'augmenter de pair avec la croissance du pays, si bien que la consommation de pétrole chinoise rejoindra bientôt celle des Etats-Unis. Depuis 1980, la consommation d'énergie chinoise a augmenté en moyenne de 5 % par an. En 2006, les besoins chinois ont contribué pour 38 % à l'augmentation de la consommation mondiale de pétrole. La Chine est pourtant le cinquième producteur pétrolier mondial, mais sa production stagne depuis 1990 : les champs de l'est du pays sont en déclin, et le pays a dû importer pour la première fois du pétrole en 1993. En 2005, les Chinois ont fait venir 166 millions de tonnes de pétrole de l'extérieur sur les 327 millions de tonnes consommées (soit 8 % de la consommation mondiale). 40 % de ces importations viennent du Moyen-Orient, 21 % de l'Afrique et 20 % de la région Asie-Pacifique. Outre la dépendance de Pékin à l'égard des marchés mondiaux, il ne faut pas oublier que les routes maritimes utilisées par la Chine sont contrôlées par les Etats-Unis : or 70 % des importations chinoises passent par le détroit de Malacca, soumis à la piraterie, mais où les Américains et l'Inde sont également présents en force. Si la Chine cherche à sécuriser son approvisionnement en pétrole, elle reste largement tributaire pour sa production énergétique du charbon (les deux tiers de la consommation d'énergie), tandis que l'hydroélectricité, le gaz naturel et le nucléaire contribuent de plus en plus à cette production. Le pays doit donc faire face à l'atteinte de cette production sur l'environnement et à un gaspillage énergétique très important : ces problèmes nécessiteraient la création d'un véritable ministère de l'Energie, pour l'instant inexistant.





Une stratégie chinoise pour la sécurité énergétique ? 




Pour sa sécurité énergétique, la Chine raisonne encore avec une vision stratégique : l'Etat intervient auprès des pays producteurs et sur les marchés nationaux. Certains analystes chinois pensent que les réserves mondiales de pétrole ne seront pas suffisantes pour satisfaire les besoins de la croissance asiatique et notamment de la Chine, tandis que d'autres s'inquiètent davantage du contrôle des routes maritimes permettant d'acheminer la précieuse ressource. D'où le développement considérable des forces navales chinoises à partir des années 90 (sous-marins en particulier), dans cette perspective de protection des routes d'acheminement, une orientation qui aurait perdu de sa vigueur aujourd'hui. La Chine commence à adopter des mesures internes pour limiter la consommation d'énergie, en particulier dans les villes, tout en essayant de constituer une réserve de pétrole stratégique, à l'imitation de celle des Etats-Unis, qui tarde cependant à se mettre en place (30 jours de réserve pour le moment). Le principal problème réside dans «l'insécurité institutionnelle » du secteur pétrolier chinois, fortement concurrentiel et intégré aux marchés mondiaux, mais qui n'est pas chapoté par un ministère unifié. 



Sur le plan international, la Chine ne se fie pas aux marchés du pétrole, et préfère passer des accords bilatéraux avec les pays producteurs. L'objectif de diversification des sources d'approvisionnement a été atteint en dix ans : aujourd'hui la Chine s'alimente auprès de 30 pays, même si les principaux fournisseurs restent l'Arabie Saoudite, l'Iran, le sultanat d'Oman, l'Angola et la Russie. Pour contourner le problème du contrôle des voies maritimes, la Chine a lancé la construction d'oléoducs en partenariat avec la Russie et les ex-républiques soviétiques d'Asie Centrale (Kazakhstan). Les Chinois ont aussi pris le contrôle de certaines parties de groupes pétroliers et ont acquis des participations dans certains gisements. Ils se sont pourtant heurtés à des réactions de nationalisme pétrolier lors des tentatives de prise de contrôle deSlavneft en 2002 et d'Unocal en 2005. Par ailleurs, la stratégie chinoise se base sur une véritable «diplomatie pétrolière » avec les pays producteurs qui ne repose en général pas seulement sur le pétrole. Les premiers actes de cette stratégie chinoise remonte à 1992, lorsque la compagnie CNPC s'installe au Canada et au Pérou où les compagnies occidentales sont peu présentes. Sur les marchés énergétiques, la Chine est un acteur à la fois recherché et redouté. 



Les compagnies chinoises actuelles sont issues d'une réorganisation du ministère de l'Industrie Pétrolière survenue en 1981-1983 : trois sociétés ont alors été formées en fonction du secteur d'activité et de la répartition géographique des gisements. La première, China National Offshore Oil Corporation (CNOOC), créée en 1982, devait développer et exploiter les gisements offshore. La deuxième a été fondée pour gérer les activités pétrolières en aval, sous le nom de Sinopec (China Petrol and Chemical Corporation). Ces deux premières compagnies se livrent à une concurrence féroce sur le marché national. Le gouvernement doit intervenir pour réguler le marché : en 1988, le ministère de l'Industrie Pétrolière est transformé lui-même en compagnie : la China National Petroleum Company (CNPC), chargée de la production onshore. En 1998, les compagnies ont été toutes les trois intégrées verticalement dans la même structure avant leur entrée en bourse en 1999, en vue de l'arrivée de la Chine à l'OMC. Comme ces compagnies gardent des fonctions administratives, leurs dirigeants exercent souvent en parallèle des fonctions politiques, même si l'Etat est majoritaire dans la participation. Une question souvent posée est de savoir si ces compagnies agissent à des fins commerciales ou dans l'intérêt national chinois. On peut noter que les financements des projets à l'étranger passent obligatoirement par les grandes banques nationales chinoises (Eximbank, Banque de Développement) tandis que toute grande dépense à l'étranger requiert l'accord des autorités. L'appui de l'Etat chinois est un atout pour ces compagnies qui cherchent à devenir des multinationales sur les marchés mondiaux. L'Etat encourage la formation de ces grands groupes industriels, qui emploient des millions de personnes et génèrent un quart de ses revenus. La plupart des analyses soulignent pourtant que le pétrole produit à l'étranger, « contrôlé à la source », n'est pas acheminé en Chine pour la plupart, mais revendu sur les marchés ; l'introduction des Chinois dans la chasse-gardée des Etats-Unis en Amérique latine est cependant vue comme une grande victoire diplomatique. Cela n'empêche pas une divergence d'intérêts entre ces compagnies et le gouvernement chinois. Certains projets ont été lancés à des fins commerciales sans l'accord de Pékin par les premières. Par ailleurs, les compagnies pétrolières chinoises sont les seules, dès les années 80, à connaître le niveau de la production et des réserves du pays : ce sont des spécialistes de Sinopec qui ont bâti le projet de réserve pétrolière stratégique pour la Chine. En revanche, la politique chinoise au Soudan a été initié par le gouvernement et développé ensuite par CNPC. Mais avec la hausse des cours pétroliers et l'internationalisation croissante des compagnies, celles-ci deviennent plus autonomes. 




La politique énergétique chinoise parvient-elle à assurer la sécurité de l'approvisionnement ? De fait, avec la militarisation du pays et le maintien d'un régime autoritaire, cette politique redonne naissance au fantasme de la « menace chinoise » à travers le monde, et tout spécialement aux Etats-Unis . 20 millions de tonnes de pétrole ont été produites à l'extérieur en 2004 ; mais ce pétrole n'est pas forcément revenu en Chine, et il est devenu plutôt un bien commercial, la production extérieure étant loin de couvrir les besoins croissants du pays. La pénurie pétrolière que la Chine a connu en 2003-2004 n'est pas d'ailleurs due à une rupture de l'approvisionnement mais bien plutôt à « l'insécurité institutionnelle » évoquée plus haut. La stratégie énergétique de la Chine sert en effet bien plus les intérêts des compagnies pétrolières que ceux de l'Etat. La « diplomatie pétrolière » chinoise a engagé le pays dans des régions que Pékin connaît peu ou mal : l'Afrique, l'Amérique latine notamment. Les concessions faites aux pays producteurs dans des régions instables seraient de nature à déstabiliser l'approvisionnement pétrolier mondial. La Chine a ainsi vendu des armes conventionnelles au Soudan et à l'Iran. Elle aide également des pays à régimes fort peu démocratiques, ce qui n'est pas sans entrer en concurrence avec les efforts pour plus de transparence d'autres instances, comme l'UE. La Chine vise cependant à ne pas contrarier les intérêts américains : si elle vend des armes aux pays arabes, elle a acquis des technologies israëliennes. La Chine s'oppose ainsi à la nucléarisation de l'Iran, même si elle a rechigné à le montrer au sein de l'ONU. En revanche, elle garde la même politique en Afrique et n'a pas modifié d'un pouce sa position à l'égard du Soudan, qui reste un grand champ de développement pour l'industrie chinoise ; or la Chine serait un médiateur de premier ordre dans la crise du Darfour, qui dure depuis février 2003. 




La Chine-Afrique du pétrole 




Jusqu'en 1990, l'Indonésie, le sultanat d'Oman et l'Iran étaient les principaux fournisseurs de pétrole pour la Chine. Depuis, la Chine cherche à diversifier son approvisionnement en raison de l'augmentation de sa consommation et de l'épuisement des réserves indonésiennes 4. L'Afrique est un continent privilégié par les Chinois de par la mainmise américaine sur les réserves du Moyen-Orient depuis l'invasion de l'Irak en 2003 (exceptées celles de l'Iran). La Chine est devenue le deuxième importateur de pétrole africain, derrière les Etats-Unis. En 2004, lors d'une visite au Gabon, Hu Jintao et Omar Bongo signent un contrat de prospection et d'exploitation du pétrole de Libreville (un million de tonnes) entre la société Total Gabon et une filiale de SinopecUnipec. Pékin devient ainsi le troisième acheteur de pétrole gabonais derrière les Etats-Unis et la France. Sans compter que plus de 60 % de la production forestière du Gabon est exportée en Asie, principalement vers la Chine. Celle-ci a également noué des liens très étroits avec l'Algérie. En 2002, la Sinopec a signé un contrat pour développer le gisement de Zarzaïtine au Sahara, pour 420 millions d'euros. Le gisement doit fournir entre 1,3 millions et 2,5 millions de tonnes de pétrole par an à la Chine. Une autre société chinoise, la China National Oil and Gas Exploration, doit construire une raffinerie à Adrar, dans le désert algérien. La Chine est aussi présente au Congo Brazzaville : en 2003, elle en a importé 1,5 millions de tonnes de pétrole. Le 23 février 2005, Sinopec a signé un contrat pour l'exploitation dans ce pays de deux gisements off-shore. La même société prospecte aussi en Mauritanie et au Niger. Dans ce dernier Etat, en novembre 2003, la CNPC a tenté d'évincer la société canadienne TG World Energy sur les gisements de Tenere et Bilma ; finalement un accord a été trouvé sur le partage de l'exploitation. En Tunisie, la China National Chemicals Imports and Exports (Sinochem) a racheté les gisements de la société norvégienne Atlantis. En Lybie, en juin 2002, la Chine s'est engagée à construire 528 km d'oléoducs et de gazoducs : 1,3 millions de tonnes sont importées en 2004. La Chine présente plusieurs avantages, en tant que partenaire, pour les pays africains producteurs de pétrole. Elle offre son savoir-faire, sa main-d'oeuvre et des crédits avantageux pour la construction d'infrastructures. La Chine ne présente pas pour ce faire de conditions politiques, exceptée la reconnaissance préalable de Taïwan. Certains régimes voient la Chine comme un contrepoids à l'influence américaine -en particulier ceux qui se trouvent en difficulté à l'ONU. L'exemple-type en est bien évidemment le Soudan, qui bénéficie du soutien chinois sur la question du Darfour, mais aussi de livraisons d'armes (appareils de combat J-75, le MiG-21 chinois, en 1996, et l'avion de transport Y-8, version chinoise de l'Antonov An-26). La Chine a construit pour Khartoum trois usines de fabrication d'armes légères6



En Afrique, et bien que la Chine se présente comme un pays du Sud, il n'en reste pas moins que les échanges sont déséquilibrés : Pékin importe des matières premières (pétrole pour les deux tiers) et exporte des produits manufacturés 7. 85 % des importations chinoises proviennent de cinq pays producteurs de pétrole : l'Angola, la Guinée Equatoriale, le Nigéria, la République Démocratique du Congo et le Soudan. Seuls l'Algérie et le Maroc entretiennent un commerce plus substantiel avec la Chine. L'attention du monde se porte sur les démarches des entreprises nationales pétrolières chinoises depuis 2003, en particulier, dans un but supposé de construction de bases pétrolières chinoises à l'étranger. L'action des compagnies pétrolières se double d'un soutien des banques de développement de Pékin, de crédits commerciaux accordés par le gouvernement, de programmes d'aides et d'investissements. En Angola, qui est en train de supplanter l'Arabie Saoudite comme premier fournisseur pétrolier, la Chine s'est implantée en 2004 par la concession de prêts destinés à la construction de routes, d'hôpitaux, de ponts, de réseaux de fibres optiques. Au Nigéria, les activités de Sinopec et CNPC sont limitées par l'insécurité dans le pays et par le coût élevé du pétrole nigérian, et ce malgré des promesses d'investissements à hauteur de 4 milliards de dollars. Le champ d'Akpo, géré par Total, détenu à 45 % par CNOOC, produit 225 000 barils/jour en 2008. Pourtant, les Chinois n'exploitent que 2 % des réserves africaines dans des secteurs délaissés par les compagnies occidentales. Le seul véritable succès chinois en Afrique est le Soudan. Sur les 267 000 barils/jour produits en 2006, 81 % venaient du Soudan. La Chine exploite mais contribue aussi largement à l'industrie pétrolière soudanaise : la CNPC détient 40 % du capital de la Greater Nile Petroleum Operationnal Company (GNPOC), et les Chinois ont bâti une raffinerie et un oléoduc de 1500 km (du sud du pays jusqu'au terminal de Marsa al-Baishir, près de Port-Soudan). Mais sur le plan international, la relation privilégiée avec le président al-Bashir nuit gravement à l'image de marque de Pékin. L'image de la Chine en Afrique peut à terme devenir un problème pour ces investissements. Certains Africains estiment que l'influence chinoise apporte des avantages qui n'étaient pas présents avec les compagnies occidentales, mais d'autres soulignent que ces investissements n'entraînent pas de retombées sur place, et qu'ils portent atteinte à l'environnement. De ce point de vue, les achats de la Chine restent concentrés dans les matières premières, ce qui n'est pas le cas de l'Inde, par exemple. Les Etats africains ne sont pas en mesure de faire face à la concurrence textile de la Chine ; celle-ci n'emploie d'ailleurs pas beaucoup d'Africains, utilisant une main d'oeuvre chinoise ; les différences culturelles créent parfois certaines tensions, comme en Algérie. 




La Chine au Soudan : une vraie fausse réussite ? 




A l'étranger, deux tactiques permettent aux grandes compagnies pétrolières chinoises d'accéder aux ressources pétrolières : l'association avec d'autres partenaires pour effectuer des exploitations communes dans le cadre d'un consortium (Soudan) ou l'acquisition de compagnies étrangères (Kazakhstan). De ce point de vue, l'Afrique offre plusieurs avantages : aucune compagnie nationale n'a le monopole de l'exploitation et en outre, de nombreux pétroles africains sont bien adaptés aux raffineries chinoises. Les Chinois ont cependant commencé simplement par importer du pétrole africain (Angola) dans leur stratégie de diversification de l'approvisionnement, et ce dès 1992. Le Soudan devient alors l'une des plus grandes opérations chinoises à l'étranger, et il est considéré comme une réussite exemplaire dans ce domaine 8. Le potentiel pétrolier inexploité est prometteur, l'industrie pétrolière locale est à construire, le produit est de qualité pour les raffineries chinoises, la concurrence est inexistante et la position géographique du pays en Afrique facilite les exportations par la façade maritime. C'est la compagnie CNPC qui va s'implanter massivement dans le pays. 50 % de sa production réalisée à l'étranger vient du Soudan. 



Cependant, la part de la Chine dans les importations pétrolières depuis le Soudan décline depuis 2003, le Japon étant devenu premier importateur dans ce domaine depuis 2006. Cela dépend aussi du type de pétrole produit, le Nile Blend étant particulièrement recherché par les Chinois en raison de sa similitude avec celui exploité dans le golfe de Bohai par l'industrie nationale. Une bonne partie du pétrole produit par les Chinois au Soudan est en fait revendu sur les marchés internationaux : en 1999, 3,1 millions de tonnes de Nile Blend sont produites au Soudan, majoritairement dans les gisements contrôlés par la CNPC, mais seulement 266 100 tonnes sont exportées en Chine. Or le cours du baril à ce moment-là est de 9 dollars, alors que le coût de production se monte vers les 14 dollars, ce qui veut même dire que le pétrole produit et raffiné a été vendu sur le marché local. En 2006, la production des compagnies pétrolières chinoises à l'étranger représente 15 % des importations de Pékin, ce qui est loin de garantir la sécurité énergétique. L'entrée de la CNPC sur la scène soudanaise se fait par ailleurs à un moment où le gouvernement de Khartoum s'oppose au Mouvement de libération des peuples du Soudan. Le gouvernement soudanais s'assure le concours de factions dissidentes pour sécuriser les zones des gisements, n'hésitant pas à recourir aux déplacements forcés de populations. Des ONG et d'autres sources font état d'ouvriers chinois armés protégeant les installations, sans que ces déclarations aient pu être confirmées ; en revanche, les Chinois font appel à des compagnies privées de sécurité. Cela n'a pas empêché la CNPC d'être victime d'attaques : en mai 1999, l'Armée populaire de Libération du Soudan 9 prend 23 ouvriers en otage. Depuis janvier 2005, c'est la guerre au Darfour qui a pris le relais : les rebelles ont menacé de s'en prendre aux installations chinoises. En décembre 2007, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité10 a attaqué une installation pétrolière gérée par une filiale de la CNPC dans le gisement de Rahaw (Sud-Kordofan). De plus, la CNPC se voit concurrencée depuis quelques années au Soudan par sa rivale chinoise Sinopec. La concurrence entre les deux compagnies profite en définitive au gouvernement soudanais et à certaines compagnies étrangères comme Petronas, qui a pu décrocher des contrats en profitant de la division de ses adversaires. L'opacité de la CNPC sur les opérations menées dans le recrutement de personnel, la protection de l'environnement conduit à la diffusion de rumeurs parfois non fondées. 




L'implantation discrète de la Chine en Birmanie 




La Birmanie, devenue Myanmar depuis 1989, a en commun plus de 2000 km de frontières avec la Chine. La présence chinoise est très forte dans le nord du pays, à Mandalay, et dans l'Etat shan. L'immigration chinoise est ancienne, mais l'implantation économique davantage récente, et elle se renforce, en particulier dans le domaine des hydrocarbures 11. Les réserves de pétrole estimées de la Birmanie se montent à 3,2 milliards de barils, sans parler de celles de gaz : 2 480 milliards de mètres cubes. Le gisement offshore Shwe (or en birman) Gas, au large des côtes arakanaises, a été découvert en décembre 2003. L'extraction a lieu à 30 km de Sittwe, la capitale de l'Etat d'Arakan. L'exploitation des blocs A-1 et A-3 est réalisée par un consortium dans lequel on trouve des compagnies sud-coréennes et indiennes. Or, au printemps 2005, les Chinois négocient un accord avec les Birmans sur des livraisons de gaz à partir du bloc A-1. En janvier 2007, la CNPC signe un accord avec le ministère birman de l'Energie sur des projets d'exploration de trois blocs en eau profonde, sur 10 000 km² (pétrole et gaz) au large des côtes occidentales du Myanmar. Un projet d'oléoduc pour acheminer le pétrole importé du Moyen-Orient et de l'Afrique par les Chinois est évoqué, entre le port birman de Sittwe et Kunming, en Chine, capitale du Yunnan, puisque jusqu'à Chongqing, hub industriel, avec une capacité de 400 000 barils/jour ; la CNPC vient de lancer récemment la construction de cet oléoduc, long de 2300 km, qui permettra d'acheminer 22 millions de tonnes de pétrole en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique12. La CNPC projette aussi de construire un gazoduc entre l'île de Ramree et Kunming (1400 km), pour 170 milliards de mètres cubes de gaz naturel sur 30 ans. Ces deux tubes doivent, à nouveau, diminuer la dépendance des Chinois à l'égard des voies d'approvisionnement maritimes. L'accord sur l'achat et le transport du gaz produit sur les blocs A-1 et A-3 a été signé en janvier 2008, les Chinois offrant un prix inférieux à celui des Indiens. La Chine consolide ainsi sa présence sur le territoire birman ; le Yunnan, province méridionale de la Chine enclavée, en bénéficie largement. Les Chinois disposent également d'une station d'interception électronique aux îles Coco ; l'implantation birmane permet à Pékin d'être présente dans cette région (stratégie dite « du collier de perles ») et de contrôler l'océan Indien, vital pour l'acheminement des matières premières stratégiques (pétrole, gaz, etc). 




Le pétrole, un nouvel enjeu des relations sino-japonaises 




Le Japon s'inquiète des ambitions de la Chine en matière de sécurité énergétique car les choix sont quasiment les mêmes entre les deux pays : diversification des sources d'approvisionnement notamment13. La question pétrolière se greffe par ailleurs sur une situation déjà tendue par des litiges frontaliers ou liés à l'histoire récente des deux puissances. Tokyo refuse des partenariats communs avec la Chine de peur que celle-ci ne prenne le contrôle des opérations et renforce ainsi sa puissance. Les deux pays s'affrontent aussi sur un petit gisement off-shore en mer de Chine septentrionale. Les deux nations sont concurrentes, par exemple, sur le marché russe : un pipeline doit être construit depuis Angarsk en Sibérie jusqu'à la côte pacifique. CNPC avait signé un accord avec Ioukos en 2003, mais Moscou et Transneftavait choisi l'offre japonaise, rivalité qui n'est sans doute pas étrangère aux difficultés connues par la première compagnie russe ensuite. Moscou cherche aussi à contrôler la puissance chinoise émergente. Le Japon s'inquiète aussi des tentatives de pénétration chinoises sur le marché gazier de l'île de Sakhaline. On voit donc se dessiner une alliance entre le Japon et la Russie, même si le contentieux des îles Kouriles entre les deux Etats n'est toujours pas réglé : cette association profite à la Russie qui cherche à réintégrer l'Extrême-Orient russe dans la sphère régionale, face à la Chine en particulier. 



Le 27 septembre 2010, Dimitri Medvedev a inauguré los de sa visite à Pékin l'oléoduc reliant la Sibérie orientale à la Chine 
14. Le tronçon ente Skovorodino et Daqing, dans le nord-est de la Chine, a été achevé entre 2008 et 2010 (1013 km). L'oléoduc fournira 15 millions de tonnes de pétrole à partir du 1er janvier 2011, et ce jusqu'en 2030, pour 25 milliards de dollars. 




Bibliographie : 




Camille KEROUAC, « La Chine en Birmanie. Course aux hydrocarbures », in Outre-Mer n°21, 2007, p.267-272. 




Heinrich KREFT, « La diplomatie chinoise de l'énergie », in Politique Etrangère n°62, 2006, p.349-360. 




François LAFARGUE, « Etats-Unis, Inde, Chine : rivalités pétrolières en Afrique », in Afrique Contemporaine n°216, 2005, p.43-56. 




Michel MEIDAN, « La Chine à la conquête des marchés énergétiques mondiaux », in Hérodote n°125, 2007, p.77-94. 




Michel MEIDAN, « Le pétrole et la Chine-Afrique : plus qu'une relation commerciale », in Afrique Contemporaine n°228, 2008, p.95-104. 




Ronan MORIN-ALLORY, « Chine-Soudan, une amitié à l'ombre des derricks », in Outre-Terre n°20, 2007, p.227-243. 




Valérie NIQUET, « La géopolitique de l'Extrême-Orient : un nouvel enjeu des relations sino-japonaises ? », in Politique Etrangère n°54, 2005, p.867-879. 




Valérie NIQUET, « La stratégie africaine de la Chine », in Politique Etrangère n°62, 2006, p.361-374.
 

1 Valérie NIQUET, « La géopolitique de l'Extrême-Orient : un nouvel enjeu des relations sino-japonaises ? », in Politique Etrangère n°54, 2005, p.867-879. 

2 Heinrich KREFT, « La diplomatie chinoise de l'énergie », in Politique Etrangère n°62, 2006, p.349-360. 

3 Michel MEIDAN, « La Chine à la conquête des marchés énergétiques mondiaux », in Hérodote n°125, 2007, p.77-94. 

4 François LAFARGUE, « Etats-Unis, Inde, Chine : rivalités pétrolières en Afrique », in Afrique Contemporaine n°216, 2005, p.43-56. 

5 http://www.sinodefence.com/airforce/fighter/j7.asp

6 Valérie NIQUET, « La stratégie africaine de la Chine », in Politique Etrangère n°62, 2006, p.361-374. 

7 Michel MEIDAN, « Le pétrole et la Chine-Afrique : plus qu'une relation commerciale », in Afrique Contemporaine n°228, 2008, p.95-104. 

8 Ronan MORIN-ALLORY, « Chine-Soudan, une amitié à l'ombre des derricks », in Outre-Terre n°20, 2007, p.227-243. 

9 Principal mouvement rebelle du Sud-Soudan, qui s'est opposé au gouvernement de Khartoum dans une longue guerre entre 1983 et 2005. 

10 Un des principaux mouvements rebelles du Darfour, d'inspiration islamiste, et probablement lié à un important personnage de la scène politique soudanaise, Hassan al-Turabi. 

11 Camille KEROUAC, « La Chine en Birmanie. Course aux hydrocarbures », in Outre-Mer n°21, 2007, p.267-272. 

12 « Elections en Birmanie, un tournant démocratique ? », in Carto n°3, éditions Areion, décembre 2010-janvier 2011, p.46-47. 

13 Valérie NIQUET, « La géopolitique de l'Extrême-Orient : un nouvel enjeu des relations sino-japonaises ? », in Politique Etrangère n°54, 2005, p.867-879. 

14 « Première connexion pétrolière sino-russe », in Carto n°3, éditions Areion, décembre 2010-janvier 2011, p.45.
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 07:58

 

Afrique de l'Ouest. La nouvelle base des narcotrafiquants

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/afrique-de-l-ouest-la-nouvelle-base-des-narcotrafiquants-27-12-2010-1160004.php

Traqués en Amérique du Sud, les narco- trafiquants utilisent de plus en plus l'ouest africain comme escale dans le transport international de cocaïne.

 


L'Afrique de l'Ouest, où de nombreux pays sont épuisés par des années de guerre civile, la corruption et le chaos des institutions, est devenue, ces dernières années, le centre d'approvisionnement et de distribution de la drogue sud-américaine et, dans une moindre mesure, asiatique. Tel est le constat qui ressort des notes diplomatiques américaines révélées par WikiLeaks et publiées, hier, par le quotidien espagnol El Pais. La Guinée, selon les États-Unis, se rapproche ainsi de plus en plus de son voisin, la Guinée-Bissau, qualifiée de «premier narco-État émergent en Afrique». Les notes affirment même que, dans certains cas, le pouvoir local est impliqué dans le trafic: quand l'ambassadeur américain en Guinée a fait part, en mai2008, au Premier ministre du pays, Lansana Kouyaté, de ses inquiétudes face à la hausse du trafic de drogue, celui-ci aurait répondu que le propre fils du président, Ousmane Condé, était «le principal trafiquant». Au Ghana, les diplomates américains sont tout autant pessimistes, ayant noté, par exemple, que «les responsables de l'agence antidrogue locale ont dans leurs agendas les numéros de téléphone des principaux trafiquants». La situation en Sierra Leone est plus encourageante, selon les notes diplomatiques américaines qui soulignent «la bonne disposition» du président Ernest Koroma pour lutter contre ce fléau. 

«Marée dangereuse» 

Au total, «le trafic de narcotiques est en augmentation, et sans une volonté politique forte pour combattre ce fléau, l'Afrique occidentale sera incapable d'arrêter cette marée dangereuse», écrivait en avril2009 l'ambassade américaine de Sierra Leone. C'est la lutte des autorités d'Amérique du Sud contre le trafic de drogue a poussé les cartels à chercher d'autres plateformes «plus pratiques» d'où envoyer leur marchandise en Europe et aux États-Unis, écrit le journal espagnol, se fondant sur les conclusions de l'agence américaine antidrogue (DEA), à partir des notes d'ambassades de plusieurs pays africains.

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