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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 12:04

 

 

Dossier-HANOUCCAH.jpg

 

universtorah

 

EMOUVANT !

 
    Allumage de 'Hanouka par des juifs chinois
 
  DUREE
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Judaïsme dans le monde

DESCRIPTIF
Allumage de la première bougie de 'Hanouka par des juifs chinois
 
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 06:47

Hanoukka chez les Bnei Ménashé à Manipour

[Jeudi 17/12/2009 21:00]

 

Les quelque 7 200 membres de la communauté juive des Bnei Ménashé d’Inde du Nord-Est fêtent Hanoukka à Manipour, tout en espérant que l’an prochain ils seront en Israël comme leurs frères montés avant eux.

« La plupart du temps de leur exile, les Bnei Ménashé n’ont pas observé Hanoukka. Ils n’avaient même pas conscience de l’existence de cette fête jusqu’à très récemment. La raison de cette ignorance est très simple : leurs ancêtres ont été exilés de la terre d’Israël quelque 560 ans avant les événements historiques commémorés par Hanoukka », explique Michael Freund, directeur et fondateur de l’organisation Shavei Israël, qui s’occupe de retrouver et de ramener les Juifs des tribus perdues.

Et d’ajouter : « Les Bnei Ménashé attendent avec anxiété la décision du gouvernement d’Israël, lequel décidera s’ils auront ou non l’autorisation de rentrer à la maison en Israël. Ils prient pour que leur rêve soit rapidement accompli. »

Les Bnei Ménashé sont identifiés comme les descendants de l’une des dix tribus disparues d’Israël, lesquelles furent exilées par l’empire assyrien il y a plus de 27 siècles. Ils vivent à Manipour et Mizoram en Inde du Nord-Est.

Malgré l’exile, les Bnei Ménashé ont continué à pratiquer le judaïsme comme leurs ancêtres, observant le Shabbat, mangeant Casher, célébrant les fêtes juives et respectant les lois de pureté familiale. Ils ont toujours rêvé de retourner sur la terre de leurs ancêtres, en Israël.

Ces dernières années, « Shavei Israël » a fait revenir à Sion quelque 1 500 membres de la communauté des Bnei Ménashé. Environ 7 200 sont encore en Inde à attendre leur tour.

bnei-menashe2

Shavei Israël est une association fondée par Michael Freund, un Juif venu des Etats-Unis, dans le but de renforcer les liens entre l’Etat d’Israël et les descendants du peuple juif à travers le monde.

L’organisation est actuellement active dans neuf pays et elle vient en aide à diverses communautés, tels les Bnei Ménashé en Inde, les Bnei Anoussim en Espagne, au Portugal et en Amérique du Sud, les Juifs Subbotniks de Russie, la communauté juive de Kaifeng en Chine, les « Juifs cachés » depuis la Shoah au sein de la population de Pologne, etc.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 04:00

Hanoukah: Quand une crise interne au judaïsme tourne au génocide culturel

12 décembre, 2009
http://jcdurbant.wordpress.com/
Olympic penis restraints La crise maccabéenne n’est pas un affrontement entre un roi grec fanatique et des Juifs pieux attachés à leurs traditions. C’est d’abord une crise interne au judaïsme, d’un affrontement entre ceux qui estiment qu’on peut rester fidèle au judaïsme en adoptant néanmoins certains traits de la civilisation du monde moderne, le grec, la pratique du sport, etc.., et ceux qui au contraire, pensent que toute adoption des mœurs grecques porte atteinte de façon insupportable à la religion des ancêtres. Si le roi Antiochos IV intervient, ce n’est pas par fanatisme, mais bien pour rétablir l’ordre dans une province de son royaume qui, de plus, se place sur la route qu’il emprunte pour faire campagne en Égypte. (…) Là où Antiochos IV commettait une magistrale erreur politique, c’est qu’il n’avait pas compris qu’abolir la Torah ne revenait pas seulement à priver les Juifs de leurs lois civiles, mais conduisait à l’abolition du judaïsme. Maurice Sartre
Nom hellénisés, costumes grecs, construction d’un gymnase au cœur de Jérusalem, nudité du gymnase avec masquage de circoncision à l’aide de faux prépuces, participation à des sortes de ” jeux olympiques”, transformation de Jérusalem en cité grecque (“Antioche de Jérusalem” dédiée au roi de la puissance occupante Antiochus), surenchères entre factions hellénisantes (jusqu’à la guerre civile !) pour payer les lourdes dettes de guerre de leurs occupants, révolte et demande d’intervention des troupes ccupantes pour mettre fin aux troubles …

 

En ces jours  de Hanoukah, la Fête des lumières juive célébrant la reconsécration du Temple par les Maccabées en décembre 165 avant notre ère suite à sa désécration par le roi Séleucide (syrien descendant des généraux d’Alexandre) Antiochus 1V dit Epiphane …

Et en ces temps où les questions d’identité nationale redeviennent plus que jamais à l’ordre du jour …

Retour, avec l’historien Maurice Sartre, sur le contexte quelque peu plus complexe d’une période souvent réduite à une “héllénisation forcée” au nom d’une improbable “promotion des cultes grecs”.

Qui, s’il tend un peu à minimiser la gravité des actions envisagées par Antiochus, a le mérite de rappeler qu’il s’agissait en fait d’un jeu à trois entre des factions en lutte du judaïsme (héllenisés contre traditionalistes), les premiers faisant appel à la puissante occupante des Séleucides pour arbitrer le conflit.

Tout ayant en fait commencé par une sorte de “révolte fiscale” d’une partie de la population juive du fait de la brusque augmentation des taxes ponctionnées par un occupant lui-même pris par un urgent besoin d’argent suite au lourd tribut que lui avait valu une défaite contre les Romains mais aussi aggravées des surenchères des membres des grandes familles héllénisées cherchant à se faire attribuer en échange le poste convoité de Grand Prêtre.

Mais risquant, avec l’incompréhension des occupants de l’importance que gardait la religion pour un peuple perçu comme particulièrement intolérant face aux dieux et aux coutumes des autres (jusqu’à se laisser se laisser massacrer le jour du Sabbat pour ne pas violer la Loi !), de basculer dans un véritable génocide culturel quand ceux-ci se permirent non seulement de piocher dans la caisse de la véritable banque centrale à laquelle avait abouti la centralisation inédite du Temple de Jérusalem (du fait de son monothéisme et de son monopole sur le culte de Yahvé et l’afflux d’argent de toute la diaspora juive qu’ils entrainaient: le général romain Crassus y récupérera en l’an 54 de notre ère près de 340 tonnes d’or ou d’argent !).

Mais surtout, sans parler des autels grecs qu’ils y introduisirent ainsi même peut-être que la propre statue d’Antiochus, recoururent pour rétablir l’ordre (à la veille d’une campagne militaire en Egypte où il ne pouvait tolérer les moindres risques de troubles sur ses arrières) à non seulement la suppression de tous les privilèges accordés jusque-là au judaïsme mais à la mesure radicale de l’interdiction de la religion juive, via la Torah, les interdits alimentaires (le porc), la circoncision et le repos sabbatique.

D’où, derrière le prêtre Mattathias Maccabée et avant un compromis final, une vague sans précédent de martyres et de fuites au désert et surtout une véritable guerre de guérilla qui dura des années et vit la reprise du Temple par les insurgés et l’autonomie de fait d’une bonne partie du pays.

Avant du moins que l’histoire ne se répète, un siècle plus tard, avec les occupants romains …

Des Maccabées très sulpiciens!
Maurice Sartre
Books
Le 22 décembre 2008

Ouvrir l’article « Macchabées » de Wikipédia – « Macchabées » avec un h, comme on le faisait au XIXe siècle – c’est plonger d’un coup dans les souvenirs d’un autre âge, celui où, au catéchisme, on racontait aux enfants comment un méchant roi, Antiochos IV, sorte de préfiguration de l’Antéchrist, voulut extirper le judaïsme de son royaume, mais échoua grâce à l’héroïque résistance d’une poignée de Juifs, qui préférèrent souffrir le martyre plutôt que de sacrifier aux idoles.

Parmi eux, le vieillard Éléazar, les sept frères et leur mère (qui portent aussi le noms de Maccabées), et bien entendu Judas. Personne ne s’interrogeait réellement sur les raisons de cette persécution, et seule l’exemplarité de ces protomartyrs présentait un intérêt édificateur : qu’on remplace Antiochos IV par l’empereur romain, judaïsme par christianisme, et le tour était joué. C’était d’ailleurs bien ainsi que l’avaient compris les Pères de l’Église, qui sauvèrent de l’oubli les livres des Maccabées que la Bible hébraïque ignore.

Wikipédia adopte sans aucun recul critique cette vision sulpicienne de la crise maccabéenne, sans se soucier le moins du monde de son rapport à la réalité. Signe inquiétant : la bibliographie ne mentionne aucun ouvrage scientifique, et se contente de renvoyer aux deux livres canoniques (pour les catholiques) des Maccabées, que l’auteur n’a visiblement pas même lus ; il utilise au mieux le résumé que Flavius Josèphe a tiré de 1Maccabées, le moins intéressant des deux ouvrages. Résumons l’article : les Juifs, soumis à la domination grecque depuis la conquête d’Alexandre, se trouvent confrontés vers 168 à la volonté d’Antiochos IV d’unifier son royaume en promouvant partout l’hellénisme, et en particulier la religion grecque. Devant la résistance des Juifs, il soumet le pays à une occupation militaire et profane le Temple de Jérusalem. Une famille juive, Mattathias et ses cinq fils, donne le signal de la révolte en égorgeant un agent royal, organise la résistance et conduit les Juifs à l’indépendance. La lutte se résume à deux partenaires : d’un côté un roi fanatique d’hellénisme (« persuadé de la supériorité absolue de la civilisation hellénistique »), de l’autre des Juifs pieux conduits par Mattathias et, après sa mort en 166, son fils Judas Maccabée.

Passons sur les erreurs factuelles (Judas meurt au printemps 160, non en 161, c’est Aristobule qui prend le titre royal en 104-103, et non Alexandre Jannée) et les imprécisions (il n’est pas sans importance que le Temple ait été libéré dès décembre 165 pour comprendre les négociations de 163), car l’essentiel est ailleurs. L’article ne fait en effet pas une seule fois référence à ceux qui sont à l’origine de la crise, c’est-à-dire les Juifs hellénisés, ceux que l’on nomme pour faire simple, les Hellénistes. Tout commence pour Wikipédia en 168, alors que la crise a débuté en 175. On ne peut faire l’économie d’un récit un peu détaillé, seul à même de faire comprendre les ressorts profonds de cette crise.

En 175, au moment où meurt le roi Séleucos IV, le grand prêtre des Juifs, Onias III, est à Antioche, venu se justifier d’avoir refusé le prélèvement des trésors du Temple par un agent royal, Héliodôros. Il est accompagné de son frère, Joshua, qui se fait appeler Jason. Celui-ci intrigue auprès du nouveau roi, Antiochos IV, frère du précédent, dont la légitimité est contestée : c’est à son neveu otage à Rome que devrait revenir la royauté. Jason fait une triple proposition au nouveau roi : qu’il le nomme, lui Jason, comme grand prêtre à la place d’Onias, qu’il lui accorde le droit de transformer la ville de Jérusalem en une nouvelle cité grecque, une polis, et en échange, il lui promet une augmentation du tribut et le versement d’importantes sommes supplémentaires. Antiochos accepte.

Antioche de Jérusalem

C’est là le premier point essentiel : la transformation de Jérusalem en cité grecque ne se fait pas à l’initiative du roi, mais des Juifs hellénisés. Et cela fonctionne bien. Rentré à Jérusalem, Jason établit la liste des nouveaux citoyens de cette “Antioche de Jérusalem” (pour la distinguer des nombreuses autres Antioche), fonde un gymnase au pied de la colline du Temple, et crée un éphébéion, c’est-à-dire l’organisme de formation des futurs citoyens. Son pire adversaire, l’auteur de 2Maccabées, un contemporain, ne trouve rien d’autre à lui reprocher. Beaucoup de Juifs aisés souscrivent à ce qui leur apparaît comme une utile modernisation de la société juive : les prêtres se précipitent au gymnase dès que retentit le gong annonçant le début de la distribution d’huile. Est-ce à dire que ces Juifs sont prêts à renoncer à leurs rites et aux préceptes de la Loi ? L’auteur de 2Maccabées est obligé de convenir que non : lorsqu’ils partent assister à Tyr aux concours gymniques en l’honneur d’Héraclès, invités comme tous les habitants des cités grecques de la région, les Antiochiens de Jérusalem dépensent les sommes d’argent à acheter des équipements de bateaux, non à sacrifier aux idoles. Le contraire aurait étonné : qui imaginerait que le grand prêtre juif cherche à abolir la religion qui est le fondement de son pouvoir ? Il est clair que Jason, poussé par une partie des élites hellénisées de Judée, cherche à gommer les différences entre les Juifs et leurs voisins, à les faire entrer en quelque sorte dans le monde moderne, qui est largement hellénisé. Cela ne signifie pas qu’il est prêt à renoncer aux préceptes essentiels de sa religion.

Le réforme de Jason ne va cependant pas sans problème. D’abord, il a obtenu son poste par l’intrigue et en promettant de l’argent : c’est le peuple qui paie. De plus, aux yeux des Juifs traditionnels, ceux qui sont étrangers aux modes nouvelles, il est difficile de comprendre comment on peut rester Juif en adoptant des mœurs aussi étrangères à la tradition que la nudité du gymnase. D’autant que les Juifs qui fréquentent le gymnase en viennent soit à masquer leur circoncision (« ils se firent faire des prépuces »), soit à y renoncer pour leurs enfants mâles : et là, ils violent la Loi ! De plus, en achetant sa charge, Jason a ouvert la porte à la concurrence : de fait, en 172, un parent à lui, Ménélas, dont le nom dit assez l’hellénisme, obtient la charge de grand prêtre en promettant au roi davantage d’argent. S’ouvre alors une période de guerre civile entre deux factions hellénisantes, celle de Ménélas étant visiblement beaucoup plus radicale que celle de Jason, et plus prompte à renoncer aux traditions juives.

Le peuple, impuissant, assiste à cette guerre civile dont il paie la facture. Certains fuient au désert, d’autres s’agitent. On passe de l’indignation muette à un début de révolte à laquelle Ménélas est incapable de faire face. Il fait appel aux troupes royales, tandis que Jason, vaincu, se réfugie d’abord chez le roi des Nabatéens à Pétra, puis à Sparte. Les troupes séleucides – deuxième fait capital – interviennent donc d’abord pour mettre fin à des troubles entre Juifs.
Nous sommes alors en 170-169. Antiochos IV, qui ne s’est guère soucié de l’affaire, sauf pour nommer le grand prêtre et empocher le plus d’argent possible (il a une lourde dette de guerre envers les Romains et compte lancer de nouvelles expéditions contre l’Égypte et en Iran), commence à s’inquiéter. Pourquoi les Juifs s’agitent-ils ? Il doit faite campagne contre l’Égypte au printemps 169, et il ne convient pas de laisser sur ses arrières un foyer de rébellion susceptible de le couper de ses bases syriennes. À ses questions sur les causes des troubles en Judée, on a dû lui répondre que les Juifs se disputaient au sujet de la Loi : le texte de 2Maccabées oppose constamment ceux qui font preuve de zèle pour la Loi (Torah), et ceux qui font preuve de zèle contre la Loi (les Hellénistes qui ne sont pas hostiles à la Loi mais en proposent une interprétation moderne). Antiochos IV en déduit une mesure politique radicale et désastreuse mais logique : si les Juifs se disputent au sujet de la Loi, supprimons la Loi ! D’ailleurs, il est habituel qu’un peuple révolté perde le privilège de s’administrer selon ses propres lois.

L’édit de persécution

Courant 168, Antiochos IV promulgue donc un édit pour abolir la Torah. C’est ce que l’on nomme abusivement l’édit de persécution, qui aboutit de fait à l’interdiction du judaïsme. Mais on voit bien par quel enchaînement on en est arrivé là. Il n’y a chez Antiochos nul fanatisme, nulle intention de « réaliser l’unité de ses États face à la menace romaine » ou d’étendre la “religion grecque” (qui resterait à définir) : on se demande où il aurait puisé une telle idée, totalement étrangère aux Grecs. Aucun roi hellénistique, pas plus Antiochos IV qu’un autre, ne s’est soucié d’helléniser ses sujets dont il attend seulement qu’ils paient le tribut et se tiennent tranquilles. Rien dans la politique d’Antiochos IV, bien connue par ailleurs, ne laisse entrevoir le début du commencement d’une politique d’hellénisation forcée, ou de promotion des cultes grecs. Mais, comme ses prédécesseurs et ses successeurs, lorsque des indigènes suffisamment hellénisés souhaitent acquérir le statut favorable d’une polis, il le leur accorde si cela ne contredit pas ses intérêts.

Là où Antiochos IV commettait une magistrale erreur politique, c’est qu’il n’avait pas compris qu’abolir la Torah ne revenait pas seulement à priver les Juifs de leurs lois civiles, mais conduisait à l’abolition du judaïsme. Nombre de Juifs pieux préférèrent le martyre (d’où les récits édifiants de 2Maccabées), alors que d’autres fuirent au désert. La répression fut d’autant plus sanglante que beaucoup de Grecs et de Syriens accusaient les Juifs d’arrogance : on leur reprochait de nier la divinité des dieux des autres, de refuser de partager leurs repas, d’éviter tout contact sous prétexte de pureté rituelle.

C’est à ce moment-là (courant 168, début 167) et à ce moment-là seulement, qu’intervinrent Mattathias et ses fils, notamment Judas, le seul à qui convienne le nom de Maccabée (d’étymologie incertaine). La révolte est déjà bien commencée, mais sans chef, et sans objectifs clairs. Pire, les révoltés sont si pieux qu’ils se laissent massacrer le jour du Sabbat pour ne pas violer la Loi ! Judas et ses frères commencent à organiser une troupe efficace et s’entourent d’exégètes de la Loi compréhensifs, qui les autorisent à se défendre tous les jours de la semaine.

S’engage alors ce qui apparaît bien comme une lutte de libération rapidement couronnée de succès. Dès décembre 165, Jérusalem est délivrée et le Temple à nouveau dédié à Yahweh. Après la mort d’Antiochos IV en Iran à l’automne 164, et l’avènement d’un roi mineur, Antiochos V, des négociations s’ouvrent : non seulement les deux principaux ministres du roi défunt s’affrontent, mais une mission sénatoriale romaine de passage dans la région a fait savoir qu’elle apportait son plein soutient aux Juifs. Dès le printemps 163, l’édit de persécution est rapporté. La guerre se poursuit néanmoins dans la confusion, probablement parce que les communautés juives dispersées aux abords de la Judée se sentent menacées : on connaît ainsi des expéditions de Judas et de ses frères en Syrie du Sud, en Transjordanie, en Idumée (Négev) pour secourir des Juifs persécutés. D’autre part, les troupes séleucides n’ont pas été vaincues : elles continuent à occuper la citadelle de Jérusalem, l’Akra. En fait, il s’agit d’une guerre impossible : les Juifs révoltés mènent une guérilla contre laquelle les troupes régulières séleucides sont désarmées, alors que les Juifs sont incapables de battre les Séleucides en rase campagne.

La guerre s’essouffle d’autant plus qu’un accord politique est intervenu entre les Maccabées (Judas a été tué au combat au printemps 160), conduits désormais par Jonathan, et leurs adversaires. Alors que les Hellénistes les plus extrémistes sont éliminés (Ménélas a été exécuté de façon atroce à Alep), un nouveau grand prêtre, Alkimos, choisi parmi les Hellénistes modérés, a été désigné : preuve que même aux yeux des révoltés les Hellénistes n’étaient pas tous des impies ! Après sa mort en 159, pourtant, il n’est pas remplacé. La chronologie des années 157-152 pose problème, mais pour faire court, on peut dire qu’en 152, Jonathan, profitant de la guerre civile qui oppose deux prétendants au trône à Antioche, parvient à se voir reconnaître le titre de grand prêtre (auquel il n’a aucun droit) en même temps qu’il est honoré de titres de cour séleucides. Contrairement à ce que prétend l’article de Wikipédia, jamais, à aucun moment, aucun Séleucide ne reconnaît l’indépendance juive : des tentatives sont d’ailleurs lancées en 131-130 (avec succès), puis en 87 (sans succès) pour récupérer la Judée. Mais, de fait, les rois d’Antioche, affaiblis par une querelle dynastique qui empoisonne la vie du royaume jusqu’à sa disparition en 64, sont la plupart du temps incapables de contester l’indépendance de fait conquise par ceux que l’on nomme désormais les Hasmonéens, fondateurs d’un nouvel État juif fortement hellénisé, jusqu’à ce qu’Aristobule prenne le titre de basileus en 104-103. Mais c’est là un autre sujet, sur lequel Wikipédia n’est pas moins défaillant : il est vrai qu’il n’y a pas de rubrique Hasmonéens et que tout se trouve résumé sous la rubrique Macchabées.

On le voit, bien loin de l’image sulpicienne totalement fausse que véhicule Wikipédia, la crise maccabéenne n’est pas un affrontement entre un roi grec fanatique et des Juifs pieux attachés à leurs traditions. C’est d’abord une crise interne au judaïsme, d’un affrontement entre ceux qui estiment qu’on peut rester fidèle au judaïsme en adoptant néanmoins certains traits de la civilisation du monde moderne, le grec, la pratique du sport, etc.., et ceux qui au contraire, pensent que toute adoption des mœurs grecques porte atteinte de façon insupportable à la religion des ancêtres. Si le roi Antiochos IV intervient, ce n’est pas par fanatisme, mais bien pour rétablir l’ordre dans une province de son royaume qui, de plus, se place sur la route qu’il emprunte pour faire campagne en Égypte. On est bien loin des errements que véhicule l’article incriminé.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 06:07



Pour bien commencer la journée et la fête je vous propose 2 recettes simple de délicieux beignets de 'Hanoucca

La première est la recette de Mimi ma copine, ses beignets sont meilleurs que les miens, et les miens sont meilleurs que les siens bien sur !

La deuxième celle de Suzanne de Darna, qui est exactement la même que la mienne sauf que je remplace le lait par du lait de Soja (Parvé) ou du lait de Coco (Parvé), ce qui a le mérite de les parfumer davantage.

Bé téavone vé 'hag Saméah'
Aschkel




      Photo http://www.darnna.com/



Ingrédients : 
 
4 oeufs
1 verre de sucre
1 verre d'huile
5O Gr de levure de bière (à pain)
1 kg de farine (plus ou moins selon la grosseur des oeufs)
 
Préparation :
 
- dans un bol rempli d'eau tiède (3/4) faire fondre la levure avec une cuillère de sucre en oudre
- laisser lever jusqu'à ce que la surface soit recouverte de bulles
- entre temps, casser les oeufs entiers dans un saladier et les battre ave le verre de sucre
- ajouter le vere d'huile et continuer à battre
- quand la levure est prete, la verser dans le mélange précédent (oeuf = sucre = huile)
- dans cette pâte, ajouter petit à petit la farine jusqu'à ce qu'elle devienne plus ferme
- la laisser reposer et lever jusqu'au double de son volume dans un endroit tiède
- dès que des petites bulles apparaissent à la surface de la pâte, celle-ci est prête
- la malaxer de nouveau et former entre les mains huilées des petites couronnes
- laisser ces couronnes de nouveau reposer et lever dans un endroit tiède
- elles seront prêtes dès qu'elles auront doublé de volume et que de petites bulles apparaissent
 
Cuisson :
 
-faire frire ces beignets soit dans une friteuse, soit dans une casserole remplie d'huile chaude

ATTENTION
   l'huile ne doit pas être trop chaude car celà brunirait trop vite lesbeignets sans les cuire (une petite astuce en passant, mettre dans l'huile un morceau de carotte crue et les beignets resteront claires)

- les faire frire sur les deux faces en les retournant assez souvent avec une fourchette
- dès qu'ils sont entièrement dorés, les retirer et les mettre dans une passoire recouverte de papier absorbant
 
Aussitôt les saupoudrer au choix de :
- soit de sucre glace ou sucre en poudre (préféré au sirop par les enfants )
-  chocolat
- sirop de sucre (faire cuire un litre d'eau avec 25O gr de sucre jusqu'à obtenir un sirop épais,ajouter le jus d'un citron, faire cuire et mélanger 2 cuil à soupe de maïzena dans un demi verre d'eau et l'ajouter dans le sirop ce qui empêchera le sirop de coller, laisser sur feu doux 10 mn et ajouter en fin de cuisson 2 cuil à soupe de miel)
 
Remarques :
on peut les garder au congélateur et les réchauffer au four au moment voulu.

Souvganiots 

 






Ingrédients: 

- 500 g de farine ; 
- 1 verre de lait (ou d'eau ) 
- 2 oeufs 
- 3 cuillères a soupe d'huile 
- 1 sachet de sucre vanille 
- 1zeste de citron 
- 3 cuillères a soupe de sucre 
- 1 pincée de sel 
- 1 pot de confiture 
- 40 g de levure de boulanger 
- huile de friture 
- sucre cristallisé. 

Préparation: 

Dans un saladier, mettre la levure délayée dans un peu d'eau tiède. 
ajouter la farine le lait (ou l’ eau ) les oeufs, l'huile ,une pincée de sel, le sucre vanille,le zeste de citron et le sucre. 

Laisser lever la pâte pendant 1 heure. 

Préparer un bain de friture et frire la pâte en formant des petits ronds (étaler la pâte sur un plan de travail d'une épaisseur 1 1/2 cm et avec un verre retourne couper des ronds du diamètre de l'ouverture du verre ) les déposer sur une serviette avec de la farine pour que les ronds de pâte ne collent pas. 


Astuce : la cuisson est bonne lorsque les beignets remontent a la surface

Laisser gonfler, les plonger dans le bain d'huile chaude jusqu'à qu'ils prennent la couleur doree. Les retirer et les égoutter . dans une assiette profonde mettre du sucre cristallisé les rouler encore chaudes, les farcir de confiture avec une seringue de pâtisserie.  

 
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:21












Le symbole même de la différenciation et de l’identité spécifique du peuple Juif.



L’indélébile trace

Hanouka, est une fête rabbinique. Ce sont nos Sages qui l'ont instituée pour commémorer le souvenir de la résistance et de la victoire du Peuple Juif, face à la volonté hégémonique de la puissance grecque qui voulait dissoudre la singularité Juive dans une culture unique, refusant l’altérité.
Cette victoire symbolise aussi l’affirmation d’une humanité qui refuse l’uniformité et la contrainte du « pareil au même » partout.
Ce combat ne signifie pas seulement le refus d’un monde ou l’apparence de l’enveloppe règne contre la richesse de l’essence.

A cet égard, l’huile d’olive, symbole essentiel de la fête de Hanouka, incarne les valeurs du Peuple Juif, car même quand on veut les dissoudre, à l’instar de l’huile, elles sont indisolvables. 
C’est contre le risque de son anéantissement qu’une poignée de Juifs ont pris les armes : ce fut la victoire prodigieuse du petit nombre sur la multitude.
De la qualité sur la quantité.

Le Talmud Chabbath 21b nous enseigne que la fête de ‘Hanouka a été fixée en souvenir du miracle de la petite fiole d’huile d’olive, qui, au lieu de brûler pendant un jour, a duré 8 jours. 

Alors que les grecs profanèrent l’ensemble du Temple de Jérusalem, nos maîtres du Talmud ont focalisé l’essentiel de leur attention sur la profanation des huiles d’olive ainsi qu’il est écrit « … les grecs pénétrèrent dans le Temple, ils rendirent impures toutes les huiles ».

N’est ce pas parce que l’essence de l’huile d’olive (CHEMEN en hébreu) évoque le symbole significatif du destin d’Israël, que celui-ci revêt au mieux une importance particulière pour la conservation de l’identité Juive ?
L’olivier et l’huile d’olive existent dans les références de nombreuses cultures et religions et portent toujours une valeur positive.
A titre d’exemple même dans la civilisation grecque l’olivier représente l’Emblème de la paix de la gloire et de la richesse.

Ainsi Lors des Jeux olympiques d’Athènes les athlètes massaient leurs muscles avec de l’huile d’olive pour les rendre plus souples. En plus de la couronne de laurier, Les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d'olivier et des jarres d'huile d'olive !

Durant les chaudes journées, c'est à l'ombre d'un olivier qui se situait dans les jardins de l'école Aca démos d'Athènes, que Platon enseignait la philosophie à ses disciples.

L’olivier est souvent cité dans la Thora. L’épisode le plus connu concerne le rameau d'olivier que la colombe de Noé tient dans son bec, marquant la fin du déluge et symbolisant le pardon de Dieu et la paix.

L'huile est utilisée pour l'allumage de la Menora (Exode 25, 6), pour la confection de certaines oblations offertes au Temple (Lévitique 2, 1), pour la louange de la terre d'Israël (Deutéronome 5, 15), pour l'onction des rois (I Samuel 16, 1), pour la consécration d'un objet destiné au service divin (Genèse 28, 18)... Nombreux sont ceux et celles qui ont l'habitude d'allumer les lumières de shabbat et de 'hanoukka avec l'huile d'olive.
L’huile est suivant nos sages le symbole même de la différenciation et de l’identité spécifique du peuple Juif. « Les liquides se mélangent entre eux, tandis que l’huile ne se dissout pas, de même Israël conserve sa spécificité parmi les nations » Exode Rabba 36, 1

Le terme hébraïque SHEMEN évoque le radical SHEM qui signifie le nom.
Une des finalités du NOM PROPRE c’est de permettre de se distinguer de l’autre. Le nom, c’est l’identité D’Israël, celle que les GRECS ont voulu annihiler, le NOM c’est HACHEM, le Saint béni –Soit-il.
Le MAHARAL de Prague suggère l’affinité phonétique entre SHEMEN (huile) et SHEMINI, (huit jours) de fêtes de Hanouka établies par les sages d’Israël.

Le chiffre huit évoque selon le MAHARAL une forte charge messianique « et toute chose qui relève de la surnature, vient réparer l’imperfection de la nature, et se situe au - delà du sept, le dépassement du monde la nature, incarné lui, par le chiffre 7 qui rappelle les sept jours de la création (Tiféréte Israël chap 2)
L'épisode de 'Hanouka se déroule à une époque ou la prophétie a « disparu » et que la Présence divine a adopté une attitude plus discrète dans l'histoire d'Israël mais reste présente et déterminante même si ses manifestations sont moins éclatantes. 

"Les tâches d'huile ne partent pas!!" entendons-nous ! Souvent lors des repas lorsque les petits et les plus grands ne mangent pas assez proprement. L'huile s’imprègne et marque, elle s'enracine dans les fibres du tissu. De même, prenez un ustensile rempli d'huile et videz- le. Vous verrez encore l'auréole, la marque de l'huile. Elle est le symbole de la Présence divine qui accompagne Israël, même au cœur de l'exil.'Hanouka en est la manifestation sublime.

La délivrance d’Israël par le Messie, le Machiah celui qui sera oint avec de l’huile d’olive arrivera quand la nation juive suivra l'exemple de l'huile. Quand celle-ci se mélange à d'autres liquides, elle s'en sépare naturellement et remonte à la surface (cf. Chemot Rabba 36, 1). De même pour Israël qui doit sauvegarder son patrimoine et son identité pour continuer à s’éclairer et à illuminer le monde (Deut Rabba 7,3). Si l'huile se superpose aux autres liquides, ce n'est pas dans une volonté de domination mais dans une aspiration à l'élévation. A ce moment, Israël deviendra candélabre, lumineux, "une lumière pour les nations".


Mikael JOURNO
journal ACTUALITE JUIVE

Rabbin de Fontenay - Aux - Roses et de sa région
Président du Collectif pour l’Initiative Rabbinique ( C .I.R)

http://prof-symboles.blogspot.com/ et http://irpourdemain.over-blog.com/
 
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'Hanoucca dans la hala'ha - Guide 1/4
 
Guide complet de 'Hanoucca - Guide 2/4

Guide complet de 'Hanoucca - Guide 3/4

Texte du Rav Yossef Haouzi






9. Le Chabbat de 'Hanouccah

La veille de Chabbat

 

1. Celui qui n'a pas trouvé les moyens financiers nécessaires à l'allumage des lumières de Chabbat et celles de Hanouccah devra donner préférence à celles du Chabbat. Dans ce cas néanmoins, il pourra se contenter d'une seule lumière pour Chabbat et allouer le restant à la mitsva de Hanouccah.

2. Par contre, les lumières de Hanouccah ont la priorité sur l'achat de vin pour le Kidouch et la Havdalah. (Le Kidouch pouvant être fait sur le pain, la Havdalah dans la prière de Arvit).

 

3. Lors de l'allumage à la veille de Chabbat il faudra (d'autant plus) veiller à ne pas placer les lumières à un endroit faisant face à une ouverture vers l'extérieur, ce qui pourrait entraîner une transgression de Chabbat par leur extinction. Une protection adéquate (en verre) devra être prévue à cet effet lorsque nul autre endroit n'est disponible.

La priorité d'allumage

 

4. L'allumage des lumières de Hanouccah devra précéder celui des lumières de Chabbat. En effet, la coutume étant d'accueillir le Chabbat après l'allumage des lumières de Chabbat, il ne sera donc plus possible d'allumer par la suite celles de Hanouccah. (Cette coutume répandue chez les femmes s'applique également aux hommes selon certaines opinions).

 

5. Celui qui, par erreur, a allumé les lumières de Chabbat avant celles de Hanouccah, et a par cela accepté Chabbat, devra demander à quelqu'un d'autre qui n'a pas encore accepté Chabbat d'allumer pour lui les lumières de Hanouccah. Il devra répondre Amen à la bénédiction « LeHadlik Nèr 'Hanouka » récitée par ce dernier. La bénédiction « ChéAssa Nissim » et celle de « Chéhé'héyanou » (le cas échéant) pourront être récitées par la personne elle-même.

 

L'heure d'allumage

 

6. L'allumage des lumières de Hanouccah (tout comme celles de Chabbat) ne sera acceptable que s'il est fait après l'heure du Plag HaMin'ha, soit une heure et quart avant le coucher du soleil. L'heure dont il est question ici, n'est pas une heure de 60 minutes, mais correspond plutôt à une fraction de 1/12ème de la longueur du jour concerné, calculée depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher ce jour-là.

 

7. Toutes les bénédictions appropriées seront récitées comme à l'accoutumé. On veillera cependant à ce que les lumières puissent brûler jusqu'à une demi-heure après la tombée de la nuit.

 

8. Il faudra préférablement allumer les lumières de Hanouccah juste avant celles de Chabbat de façon à rapprocher le plus possible cet allumage (qui est en fait celui de Chabbat) de l'entrée de Chabbat.

 

9. D'autre part on tâchera de faire la prière de Min'ha du vendredi avant l'allumage des lumières. Le fait de prier Min'ha (de la veille de Chabbat) après l'allumage constituerait une flagrante contradiction avec le fait que les lumières de Hanouccah du jour du Chabbat (identifiables à leur nombre) aient déjà été allumées. Chez 'Habad la coutume est de prier Min'ha avant l'allumage.

La sortie de Chabbat

 

10. A la sortie de Chabbat, l'ordre dans lequel les mitsvot d'allumage des lumières de Hanouccah et de récitation de la Havdalah doivent être accomplies est sujet à controverse.

 

11. Certains pensent que la Havdalah doit précéder en raison de son caractère habituel. D'autres au contraire, donnent la priorité à l'allumage de façon à retarder le plus possible la cérémonie de clôture du Chabbat.

 

12. En pratique, à la synagogue l'habitude est déjà prise, dans toutes les communautés, d'allumer les lumières de Hanouccah avant Havdalah. A la maison chacun agira selon sa coutume. Chez 'Habad, la coutume consiste à faire d'abord Havdalah mais attendre d'avoir allumer les lumières de Hanouccah avant de dire le passage « Véytène Lékha » (qui suit habituellement la Havdalah).

 

13. Lorsque la Havdalah est récitée après l'allumage il sera formellement interdit d'utiliser les lumières de Hanouccah pour réciter la bénédiction sur la flamme lors de la cérémonie de Havdalah.

10. L'allumage à la synagogue

La coutume

 

1. On a coutume d'allumer les lumières de Hanouccah dans les synagogues et les maisons d'étude afin de propager la connaissance du miracle auprès des fidèles (« Pirsoumei Nissa »).

 

2. Même s'il s'agit d'une coutume, d'allumage doit s'accompagner des bénédictions appropriées (aussi selon les Sépharadim). Il est bon cependant de s'assurer de la présence de dix fidèles au moment de réciter les bénédictions.

 

3. De même, lors de tout allumage public qui a lieu au dehors en présence d'une foule (dans le but de diffuser le miracle), les bénédictions seront récitées.

 

4. La coutume est également répandue dans de nombreuses communautés d'allumer à nouveau (sans bénédictions) les lumières de Hanouccah au moment de la prière du matin. La coutume introduite par le Rabbi de Loubavitch. est que celles-ci restent allumées pendant toute la journée (à condition qu'il n'y ait pas de risque que les enfants puissent y toucher).

 

5. Lors de chacun de ces allumages, la coutume est d'allumer également le Chamach.

Leur emplacement

 

6. La coutume à la synagogue est d'allumer sur le mur Sud (à droite lorsque l'on fait face au Heikhal) et de placer les lumières dans l'axe Est-Ouest (contre le mur).

 

7. On a coutume de les allumer à une hauteur supérieure à 10 tefa'him (dix palmes, soit 80 cm), de façon à ce qu'elles soient visibles de tous.

L'heure d'allumage

 

8. Les lumières sont allumées à la synagogue entre les prières de Min'ha et Arvit.

 

9. Chez 'Habad, la coutume est d'intercaler l'allumage entre la prière de Min'ha et le passage « Alénou Léchabéa'h », qui se dit à la conclusion de cette prière.

Celui qui allume

 

10. L'allumage qui se fait à la synagogue, bien qu'il soit accompagné des bénédictions, ne peut acquitter aucun des participants, pas même celui qui a récité les bénédictions. Chacun devra donc allumer en rentrant chez lui et réciter les bénédictions.

 

11. Cependant, celui qui a dirigé l'allumage à la synagogue le premier jour ne devra pas répéter chez lui la bénédiction de « Chéhé'héyanou » (qu'il a récitée à la synagogue), sauf s'il doit acquitter par son allumage d'autres membres de la famille.

 

12. A l'inverse, celui qui a déjà allumé chez lui le premier soir, pourra réciter en public cette bénédiction devant la congrégation.

11. Les autres obligations

« Al Hanissim »

 

1. Pendant les huit jours de Hanouccah le passage « Al Hanissim » doit être intercalé dans chacune des prières de la Amidah (y compris celle de Moussaf), à la 17ème bénédiction (celle de Modim), dans le but de remercier et de louer l'Éternel pour les miracles de la fête.

 

2. Si ce passage a été omis à l'endroit prescrit, il sera possible de reprendre tant que la mention du Nom de D.ieu, à la conclusion de cette bénédiction, n'a pas encore été faite.

 

3. Dans le cas contraire, il n'y aura pas lieu de recommencer cette bénédiction (et encore moins toute la Amidah). Il faudra cependant, si cela est encore possible, le réciter à la fin de la Amidah avant de dire le second « yéhi ratsone » de conclusion.

 

4. Toutefois, il sera interdit d'omettre volontairement ce passage, même si l'intention est de terminer plus rapidement afin de pouvoir répondre à laKédoucha.

 

5. De même, ce passage doit être incorporé à la deuxième bénédiction du Birkat Hamazone récité après chacun des repas de la fête.

 

6. En cas d'omission, ce passage pourra être repris avant d'avoir prononcer le nom de D.ieu à la conclusion de cette bénédiction.

 

7. Au-delà, il n'y aura pas lieu de reprendre. Il suffira de le mentionner à la fin du Birkat Hamazone sous la forme suivante :

« Hara'hamanne Hou Yaassé Lanou Nissim Kemo Chéassa LaAvoteinou BaYamim HaHem BiZmane HaZé... »

Le Hallel

 

8. Pendant les huit jours de Hanouccah le Hallel doit être récité à l'issue de la prière de Cha'harit, afin de louer l'Éternel pour le miracle qui s'est répété pendant huit jours.

 

9. Le Hallel sera récité sous sa forme complète, et précédé de la bénédiction appropriée. (« Ligmor êt HaHallel » chez les Sépharadim).

 

10. Par ailleurs, on omettra de dire pendant ces huit jours (ainsi qu'à l'office de Min'ha la veille de fête), les supplications (Ta'hanoun) quotidiennes, ainsi que tout passage (tel que le psaume 20 à l'office du matin) qui est généralement omis en de tels jours.

La lecture de la Torah

 

11. Pendant les huit jours de la fête, une lecture publique de la Torah est faite à la synagogue à l'office du matin. Cette lecture qui se fait à propos de l'inauguration du Michkan (Hanouccah venant aussi commémorer l'inauguration du Temple), remplace la lecture hebdomadaire du lundi et du jeudi.

 

12. Trois personnes sont appelées à cette lecture. Le découpage des portions lues par chacun des appelés diffère selon les coutumes. (Consulter le Sidour pour plus de précisions).

 

13. Le Chabbat de Hanouccah, après avoir appelé sept personnes à la lecture de la section hebdomadaire, le Maftir (huitième appelé) lira, dans un deuxième Séfer Torah la portion journalière de Hanouccah, suivie de laHaftarah de Hanouccah (qui remplace la Haftarah hebdomadaire). S'il y a deux Chabbat dans Hanouccah, une deuxième Haftarah de fête est prévue.

 

14. Roch 'Hodech Tévèt (qui se trouve toujours être un ou deux jours pendant Hanouccah), trois personnes sont appelés à la lecture de Roch 'Hodech. Le quatrième appelé lira, dans un deuxième Séfer Torah, la portion de Hanouccah du jour.

 

15. Lorsque Roch 'Hodech Tévèt tombe Chabbat, six personnes sont appelées à la lecture de la section Hebdomadaire. Le septième appelé lira, dans un deuxième Séfer Torah, la section de Roch 'Hodech. Le Maftir(8ème appelé) lira, dans un troisième Séfer Torah, la portion journalière de Hanouccah, suivie de la Haftarah.

 

16. Lorsque Roch 'Hodech Tévèt comporte deux jours et que Chabbat tombe le premier jour de Roch 'Hodech (il ne peut jamais tomber le deuxième jour), on a coutume chez 'Habad de rajouter à la fin de la lecture de la Haftarah (qui est celle de Hanouccah), le premier et le dernier verset de la Haftarah de Roch 'Hodech (qui est repoussée), ainsi que le premier et le dernier verset de la Haftarah de Ma'har 'Hodech (qui est également repoussée).

12. Les coutumes de la fête

Reliées à soi

 

1. On a coutume pendant les jours de Hanouccah d'augmenter les actes de bonté ainsi que les dons de Charité (Tsédakah). De nombreuses significations sont apportées à cette coutume parmi lesquelles :

 

2. La Tsédakah rapproche la Délivrance (selon nos Sages), de même les lumières de Hanouccah, dont il est dit qu'elles ne disparaîtront jamais (même dans le Monde Futur), symbolisent cette Délivrance.

 

3. Le fait d'utiliser notre argent pour faire la charité vient à l'encontre du fait que nos oppresseurs (à l'époque) ont abusé de nos biens.

 

4. Cette coutume peut également être reliée à l'opinion (selon la Kabbalah), qui soutient que la touche finale du jugement de Roch Hachanah, a lieu le dernier jour de Hanouccah (« Zoth 'Hanouccah »).

 

5. De même, on a coutume d'augmenter l'étude de la Torah pendant cette fête. La lumière étant symbole de la Torah, il convient que la fête des lumières soit marquée par une augmentation de l'étude de la Torah.

 

6. Le Rabbi Rachab avait ainsi coutume d'étudier la Torah auprès des lumières de Hanouccah (sans bien sûr, les utiliser comme éclairage).

Reliées à autrui

 

7. La fête de Hanouccah étant rattachée à la notion de « Pirsoumei Nissa » (diffusion du miracle), de nombreux allumages publics sont organisés, sur l'initiative du Rabbi de Loubavitch., afin de sensibiliser le plus grand nombre à l'accomplissement des commandements de la fête.

 

8. Cette campagne de sensibilisation se fait également par le biais de moyens publicitaires. De même, des rassemblements (particulièrement d'enfants) sont organisés dans ce but, ainsi que des visites à domicile.

Reliées à la famille

 

9. Ce désir de sensibiliser et d'éduquer (surtout les enfants) s'exprime aussi par rapport aux membres de la famille, et a donné naissance à de nombreuses coutumes :

 

10. On a coutume de distribuer de l'argent aux enfants (en hébreu Ma'ot 'Hanouccah, en yiddish, 'Hanouccah guelt) afin de les stimuler à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot, et également pour leur permettre de donner la Tsédakah avec leur propre argent.

 

11. Chez 'Habad la coutume est de distribuer cet argent à l'occasion de la quatrième ou la cinquième soirée de Hanouccah. Plus récemment, sur l'initiative du Rabbi de Loubavitch., on a coutume de le faire chaque soir et de donner un montant additionnel à l'occasion de la quatrième ou la cinquième soirée. Le Rabbi précédent avait l'habitude d'honorer cette coutume vis-à-vis de ses gendres et de ses filles même après leur mariage.

 

12. De même, on a coutume de réunir les membres de la famille (particulièrement les enfants) à l'occasion de la fête pour parler de Hanouccah et des mitsvot qui s'y rattachent, et raconter des histoires à propos de la fête et de ses enseignements. Les Rabbis de 'Habad avaient l'habitude d'organiser, l'un des soirs de Hanouccah, une réunion familiale pendant laquelle étaient servis des Latkés (beignets) et où tous ses sujets étaient évoqués.

 

13. Dans cette volonté d'imprégner les enfants des valeurs de la fête et de ses miracles, on a coutume de leur offrir pour jouer, des toupies (« dreidel »), sur lesquelles quatre lettres apparaissent, formant les initiales de la phrase : « Ness Gadol Haya Cham - Un grand miracle eut lieu là-bas ».


 


 

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Texte du Rav Yossef Haouzi


5. L'heure d'allumage
6. L'obligation d'allumage
7. Règles concernant l'allumage
8. L'allumage hors de chez soi









5. L'heure d'allumage

Le temps fixé

 

1. La durée minimale, instituée par les Sages, pendant laquelle les lumières doivent brûler, est d'une demi-heure. (Période durant laquelle il se trouvait encore des passants dans la rue, à l'époque).

 

2. Certains pensent que cette demi-heure commence à la tombée de la nuit (apparition des étoiles). D'autres au contraire, pensent qu'il faut allumer entre 15 à 20 minutes avant la tombée de la nuit.

 

3. La coutume chez 'Habad est d'allumer entre Min'ha (coucher du soleil) et Arvit (sortie des étoiles), conformément au deuxième avis, mais de prévoir à ce que les lumières brûlent pendant au moins 50 minutes, de façon à s'acquitter aussi selon le premier avis.

 

4. Le fait d'avancer l'horaire d'allumage selon le premier avis, n'est pas ici préjudiciable. En effet, il est permis, en cas de nécessité (lorsque l'on n'aura pas la possibilité de le faire plus tard, ou tout simplement à la veille de Chabbat), de devancer l'allumage à partir du « Plag HaMin'ha » (soit une heure et quart avant le coucher du soleil, voir chapitre 9).

 

5. Pour celui qui a l'habitude de se rendre à la synagogue pour prier Arvit à la tombée de la nuit, il sera préférable d'agir selon le deuxième avis et de se rendre à la synagogue après l'allumage, car dans le cas contraire il ne sera pas en mesure d'allumer à temps.

 

6. Selon la coutume 'Habad qui consiste à rester près de lumières une demi-heure après l'allumage, il faudra veiller à fixer l'heure de la prière de Arvit à la synagogue de façon à pouvoir respecter cette coutume.

Passé ce temps

 

7. Passée cette demi-heure, il sera permis d'allumer, en récitant les bénédictions, pendant toute la nuit jusqu'à l'aube (Alot HaCha'har). Même dans ce cas, il sera nécessaire de prévoir à ce que les lumières brûlent pendant une demi-heure au moins (50 minutes selon la coutume 'Habad).

 

8. A l'aube, il n'est plus possible d'allumer en récitant les bénédictions. Néanmoins, le soir suivant on allumera les lumières en même nombre que tout le monde, (et non pas le nombre de la veille).

Tard dans la nuit

 

9. Certains pensent que de nos jours, puisque l'allumage se fait essentiellement pour les personnes vivant à l'intérieur de la maison, il est préférable d'attendre que tous les membres de la famille soient rentrés avant de procéder à l'allumage. Ceci pour répondre à l'impératif de « Pirsoumei Nissa » (publier le miracle par l'allumage).

 

10. En poursuivant cette logique, certains vont jusqu'à interdire d'allumer en disant les bénédictions lorsqu'il est tard dans la nuit, et que les autres membres de la famille dorment.

 

11. Selon la coutume 'Habad cependant, il a déjà été dit qu'il est préférable d'allumer entre Min'ha et Arvit.

Une fois la mitsva accomplie

 

12. Après que les lumières aient brûlé pendant le temps nécessaire (30 ou 50 minutes), la mitsva ayant été accomplie, il serait permis de les déplacer, les utiliser ou les éteindre.

 

13. Cependant, certains interdisent de le faire, même si telle était l'intention au moment de l'allumage (un « tnaï » - condition explicite - a été posée avant l'allumage), en raison des gens autour qui pourraient croire que ceci est permis même pendant le temps initial obligatoire.

 

14. Chez 'Habad, l'habitude est de permettre de déplacer les lumières après le temps requis, même lorsqu'elles brûlent encore.

Les interdits avant l'allumage

 

15. Une demi-heure avant l'heure d'allumage, il est interdit de commencer un repas ou toute autre occupation qui risque de se prolonger. Par ailleurs, toute occupation, même s'il s'agit de l'étude de la Torah ou d'une autre occupation qui a débuté en période permise (avant la demi-heure), doit être interrompue, le moment de l'allumage venu.

6. L'obligation d'allumage

L'importance de l'allumage

 

1. Bien qu'il s'agisse d'un commandement rabbinique, les Sages ont accordé une importance capitale à l'allumage des lumières de Hanouccah. Il faudrait même accepter de mendier pour se procurer l'huile ou les bougies nécessaires à l'allumage.

 

2. De plus, cette obligation incombe également aux hommes et aux femmes. En effet, même si, en règle générale, les femmes sont exemptes d'accomplir les commandements assignés à un temps précis, il en va autrement en ce qui concerne l'obligation d'allumage. La raison à cela, invoquée par les Sages, est que les femmes, au même titre que les hommes, ont bénéficié des miracles de D.ieu qui sont commémorés lors de cette fête. Plus encore, le Salut Divin est venu en grande partie grâce à l'intervention d'une femme, Judith (voir chapitre 1).

L'obligation des femmes

3. A ce titre, une femme pourrait, par son allumage, rendre quittes tous les membres de la famille de leur obligation.

 

4. Cependant, si le chef de famille est présent, et qu'il est en mesure d'allumer en récitant les bénédictions, il ne devra pas déléguer sa femme ou l'un de ses enfants pour l'acquitter de son obligation. (Ceci constituerait pour lui un acte de mépris vis-à-vis de la mitsva).

 

5. Toutefois, une femme ou une jeune fille vivant seule doit s'acquitter de son obligation par elle-même.

Les enfants

 

6. Les garçons âgés de 13 ans et plus et les jeunes filles âgées de 12 ans et plus, sont concernés par cette obligation, au même titre qu'un adulte.

 

7. Les enfants en deçà de cette limite d'âge doivent être initiés à cet allumage, dès qu'ils sont en âge de le faire et de comprendre le sens de la fête, ceci afin de les éduquer dans cette mitsva.

 

8. Il est entendu que dans ce dernier cas, ils ne pourront pas, par leur allumage, acquitter une personne adulte de son obligation.

En pratique

 

9. Selon la coutume Sépharade, seul le chef de famille procède à l'allumage et acquitte par cet acte tous les membres de la famille, ainsi que les personnes qui mangent quotidiennement à sa table.

 

10. Ces derniers devront écouter attentivement les bénédictions récitées, avoir à l'esprit de s'acquitter de leur obligation et répondre Amen.

 

11. Chez les Sépharadim, on a coutume dans certains foyers, qu'à partir du deuxième jour, le père donne à ses jeunes garçons la mitsva d'allumer les lumières « supplémentaires », dans le but de les éduquer dans la mitsva.

 

12. La coutume chez 'Habad et chez les Achkénazim veut que chaque homme ou garçon, au sein d'une même famille, allume ses propres lumières et récite les bénédictions appropriées.

 

13. Ceci s'applique également aux jeunes garçons (en deçà de l'âge de Bar Mitsva) en âge d'être éduqués à la mitsva.

 

14. Toutefois, chacun veillera à allumer ses lumières à un endroit qui lui est propre de façon à ce que le nombre de lumières indique bien sur le nombre de jours écoulés.

 

15. Les femmes et les jeunes filles (quel que soit leur âge) s'acquitteront de leur obligation, selon cette coutume, par l'allumage du chef de famille.

Cas particuliers

 

16. Comme pour toutes les autres obligations de la Torah, un sourd-muet ou un choté (déficient mental défini par la Halakha) ne sont pas tenus d'allumer.

 

17. Un aveugle devra s'acquitter en assistant à l'allumage qui est fait par son conjoint, ou toute autre personne vivant chez lui. Dans le cas où il vit seul, il pourra allumer avec l'aide de quelqu'un d'autre, sans toutefois réciter les bénédictions.

7. Règles concernant l'allumage

Précaution avant l'allumage

 

1. La mitsva des lumières de Hanouccah s'accomplit par l'acte d'allumage, et non par celui de placer les lumières à l'endroit désigné. Il serait donc possible, le premier soir par exemple, d'éteindre une chandelle qui brûlait auparavant puis de la rallumer pour la mitsva, sans avoir à la déplacer.

 

2. Pour cette raison, il est impératif de s'assurer, avant l'allumage, que la quantité d'huile (ou la longueur des bougies), soit suffisante pour leur permettre de brûler au moins une demi-heure après la tombée de la nuit.

 

3. Il faudra particulièrement veiller à cette règle lors de l'allumage qui doit se faire la veille de Chabbat avant le coucher du soleil. (Voir chapitre 9).

 

4. Dans le cas contraire, on ne sera pas acquitté de la mitsva par un tel allumage. Il faudra éteindre les lumières et les rallumer à nouveau, (après avoir mis la quantité d'huile nécessaire), sans toutefois recommencer les bénédictions.

Déplacer les lumières

 

5. Même si la mitsva est accomplie après l'allumage, il n'est pas permis de déplacer les lumières pendant la première demi-heure qui suit l'allumage (voir chapitre 5). De même, il est interdit de tenir en main la Ménorah pendant l'allumage, même si l'intention est de la reposer par la suite.

 

6. La raison de ces interdictions est que tout déplacement des lumières après l'allumage pourrait laisser croire à notre entourage que celui-ci a été fait à des fins personnelles et non pas pour la mitsva.

 

7. Cependant, certains permettent de tenir la Ménorah en main pendant l'allumage et de la reposer aussitôt. Cette méthode pourra être utilisée dans le cas d'une personne alitée, qui n'est pas en mesure de s'approcher pour faire l'allumage.

Les lumières qui s'éteignent

 

8. Puisque la mitsva est accomplie une fois que les lumières ont été allumées correctement, si une ou plusieurs lumières venaient à s'éteindre durant la première demi-heure, il n'y aurait pas d'obligation de les rallumer. Ceci à condition toutefois qu'elles n'aient pas été allumées à un endroit soumis à un courant d'air qui aurait provoqué leur extinction.

 

9. Cependant, beaucoup pensent qu'il est de notre devoir, dans un tel cas, de les rallumer (sans répéter les bénédictions), particulièrement si elles se sont éteintes avant que l'allumage n'ait été achevé.

 

10. Si cela survenait la veille de Chabbat, après que l'on ait accepté le Chabbat, il faudra, si possible, demander à quelqu'un qui n'a pas encore fait entrer Chabbat de les allumer pour nous.

Allumer à partir d'une lumière de Hanouccah

 

11. Même s'il a été précédemment dit (chapitre 4) que l'on ne doit faire aucune utilisation des lumières de Hanouccah, certains permettent néanmoins d'utiliser l'une d'elles pour allumer les autres lumières de la soirée. De même il serait permis à quelqu'un d'allumer ses lumières à partir des lumières de la mitsva allumées par quelqu'un d'autre.

 

12. La raison invoquée à cela est qu'une telle utilisation n'est pas étrangère à la mitsva, puisqu'elle est précisément pour les besoins de la mitsva elle-même. Certains exigent néanmoins que l'allumage de l'une à l'autre se fasse directement, sans l'utilisation d'une bougie ou autre.

 

13. A l'opposé, d'autre font valoir qu'il est interdit d'allumer les lumières supplémentaires de chaque soirée à partir de la première lumière, étant donné que l'exigence minimale de la mitsva est remplie après l'allumage de celle-ci.

 

14. La coutume chez 'Habad et chez les Achkénazim va même jusqu'à interdire, par exemple, d'allumer la troisième lumière à partir de la flamme de la seconde ».

 

15. Toutefois il reste possible, selon tous les avis, d'allumer la première lumière de chaque soirée à partir des lumières de la mitsva accomplie par quelqu'un d'autre.

 

16. De même, il est clair selon tous les avis, qu'il est interdit d'allumer le Chamach à partir des lumières de la mitsva.

 

17. La lumière du Chamach, quant à elle, peut être utilisée en cas de nécessité, sauf lors de l'allumage qui se fait à la synagogue (voir chapitre 10). En effet, dans ce cas, la lumière du Chamach fait partie de la mitsva au même titre que les autres lumières.

8. L'allumage hors de chez soi

1. Celui qui se trouve hors de chez lui lors de l'allumage, aura néanmoins le devoir de s'acquitter de son obligation. Il devra selon sa situation, le faire d'une des différentes manières qui vont être ici exposées.

S'il n'a pas la possibilité d'allumer

 

2. S'il se trouve à un endroit ou dans une situation où il n'a pas la possibilité d'allumer (en voyage ou à l'hôpital par exemple), il se rendra quitte, le cas échéant, par l'allumage qui se fait par sa femme ou l'un de ses enfants dans sa maison.

 

3. S'il n'a personne qui allume chez lui, il devra se contenter, s'il en a la possibilité, de réciter la bénédiction de « ChéAssa Nissim » et celle de« Chéhé'héyanou » (le premier jour), à la vue de lumières qui ont été allumées par un autre Juif. Dans ce cas, il n'aura plus à réciter la bénédiction de « Chéhé'héyanou » dès le second jour, même s'il aurait alors la possibilité d'allumer par ses propres moyens.

 

4. Certains sont d'avis que même dans le premier cas (lorsque quelqu'un allume chez lui), il aura cependant l'obligation de réciter, s'il en a la possibilité, les deux bénédictions ci-dessus. En effet, selon eux, l'obligation de réciter ces deux bénédictions est considérée distincte de celle de l'allumage (pour lequel il s'est acquitté) : la bénédiction de « ChéAssa Nissim » afin de commémorer le miracle, celle de « Chéhé'héyanou » pour commémorer l'événement du premier jour.

S'il est hébergé

 

5. S'il se trouve hébergé dans une famille juive et qu'il n'a personne qui allume chez lui, ou dans le cas d'un enfant hébergé (dans son cas l'allumage chez ses parents ne l'acquitte pas), il devra assister à l'allumage qui se fait chez son hôte et devra participer financièrement aux frais de l'allumage afin de s'acquitter de son obligation. (Cette participation peut être d'un montant symbolique et pourra même être substituée par l'accord du maître de maison de lui faire don d'une partie de l'huile utilisée pour l'allumage).

 

6. Cependant, de nos jours, selon de nombreux avis il est préférable (même selon la coutume Sépharade) de ne pas s'acquitter en participant aux frais, et d'allumer, lorsque cela est possible, ses propres lumières dans la maison de son hôte. Ceci deviendrait même une obligation lorsque l'on dispose d'une chambre individuelle dans cette maison.

S'il a la possibilité d'allumer

 

7. S'il se trouve à l'extérieur et qu'il a la possibilité d'allumer (à l'hôtel par exemple), il pourra néanmoins choisir de se rendre quitte par l'allumage que se fera chez lui, à condition d'avoir la certitude que celui-ci aura bien lieu.

 

8. Ceci n'est vrai, selon certains, que s'il se trouve dans un environnement où il a la possibilité de voir les lumières allumées par d'autres Juifs. Dans le cas contraire, il aura selon eux, l'obligation d'allumer personnellement. Il devra, afin de se conformer à tous les avis, allumer en ayant à l'esprit de ne pas vouloir s'acquitter par l'allumage qui se fait chez lui.

 

9. Par contre, s'il n'a pas la certitude que l'allumage aura bien lieu chez lui, il sera dans l'obligation d'allumer par lui-même et de réciter les bénédictions appropriées. S'il ne l'a pas fait, et qu'en rentrant chez lui il constate que l'allumage a eu lieu, il devra tout de même allumer, puisqu'il ne comptait pas sur cet allumage pour s'acquitter de son obligation.

 

10. Même lorsqu'il a la certitude que l'allumage se fait chez lui, et que par ailleurs il a la possibilité à l'endroit où il se trouve de voir les lumières allumées par d'autres Juifs, il pourra néanmoins choisir d'allumer ses propres lumières et réciter les bénédictions. Telle est la coutume chez 'Habad et les Achkénazim.

 

11. Il devra cependant, afin de se conformer à tous les avis, avoir à l'esprit au moment de l'allumage de ne pas vouloir se rendre quitte par l'allumage qui se fait chez lui. Il pourra aussi faire en sorte d'allumer avant l'heure d'allumage chez lui, ce qui aura pour effet de montrer qu'il ne désire pas s'acquitter par cet allumage.

S'il est invité

 

12. Lorsque tous les membres d'une famille sont invités à passer une soirée de Hanouccah chez des amis ou de la famille, ils devront, avant de quitter, allumer les lumières chez eux et rester auprès d'elles au moins une demi-heure.

 

13. S'ils sont invités depuis l'après-midi et qu'ils ne rentreront chez eux que tard dans la soirée, certains pensent qu'il vaut mieux allumer chez leurs hôtes, à l'heure prescrite, avec l'huile et les mèches qu'ils auront pris soin d'apporter avec eux.

 

14. A l'opposé, d'autres soutiennent que l'allumage doit se faire chez eux en rentrant. La mitsva consiste selon eux, à ce que chaque foyer soit illuminé par les lumières de fête.

 

15. En pratique, il faudra éviter de se mettre dans une telle situation, et prévoir de pouvoir allumer à temps avant de quitter la maison.

En internat

 

16. Les étudiants qui vivent en internat (à la Yéchivah par exemple), devront tout au moins assister à l'allumage collectif qui doit se faire dans le réfectoire. (Certains pensent qu'ils doivent également participer aux frais). Ils pourront choisir, selon la coutume, d'allumer leurs propres lumières.

 

17. Dans le cas d'une personne invitée, hébergée ou vivant en internat, certains sont d'avis que leurs lumières doivent être allumées dans la pièce où les repas sont pris. A l'inverse, la majorité s'accorde à dire (telle est la coutume chez 'Habad), que l'allumage doit se faire dans la chambre à coucher qui leur est réservée. 

A SUIVRE ICI 
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 15:06

Source : Chabad.org 
Adapté par Aschkel   


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'Hanoucca dans la hala'ha - Guide 1/4

Guide complet de 'Hanoucca 2/4


Texte du Rav Yossef Haouzi


1. Généralités
2. L'emplacement de l'allumage
3. Procédure et bénédictions de l'allumage
4. Le nécessaire d'allumage


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Photo Univers thora


1. Généralités 

1. Le 25 du mois de Kislev débute la fête de Hanouccah qui dure huit jours.

L'historique

2. A l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif à de nombreux décrets dans le but de l'empêcher de pratiquer la Torah et les mitsvot dans l'esprit de sainteté qu'il convient, et abusa même des Juifs et de leurs biens.

3. L'Éternel envoya alors la délivrance à Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Prêtre, et de ses fils, qui parvinrent à défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement. Judith, la soeur de Mattathias joua elle-même un rôle de premier rang dans cette victoire miraculeuse.

4. Après leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employèrent à nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subit pendant l'occupation et procédèrent alors à l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.

5. L'allumage du Candélabre (la Ménorah) du Temple ne put se faire que grâce à la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours. Jusqu'à ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre à l'allumage de la Ménorah.

6. Pour commémorer ces miracles, les 'Hakhamim (Sages) de la génération instituèrent pour les générations à venir la fête de Hanouccah, qui compte parmi les sept mitsvot dites « déRabanane » (d'institution rabbinique).

Les repas de la fête

7. Cette fête fut dédiée aux actions de grâce et à la glorification du Tout-Puissant. Ceci doit se traduire par l'accomplissement des mitsvot de Hanouccah qui sont :

  1. la récitation du Hallel,
  2. la mention des miracles de D.ieu dans le passage « Al Hanissim »,
  3. l'allumage des lumières de Hanouccah à la porte de nos demeures, afin de proclamer au dehors les miracles dont Il nous a gratifiés.

8. Certains pensent que les jours de Hanouccah furent également institués comme jours de festin et de réjouissance à l'instar de la fête de Pourim.

9. Même si la Halakha (la loi juive) ne va pas selon ce dernier avis, il est tout de même coutume de faire, en l'honneur de la fête, des repas plus copieux qu'à l'accoutumée.

10. Dans tous les cas, les repas de fête qui sont accompagnés de chants et de louanges à D.ieu, ou toute autre manifestation dans le but de proclamer les miracles, sont certainement considérés comme une mitsva et ont, à ce titre, le statut de « Séoudat mitsva ».

11. Dans certaines communautés, la coutume est de consommer des mets lactés et du fromage pendant les repas de fête, en souvenir du miracle qui eut lieu avec Judith, lorsqu'elle offrit au général ennemi des mets lactés pour l'endormir puis le tuer, ce qui provoqua la déroute des armées ennemies.

12. La coutume de consommer des beignets ou autres friandises frites, en souvenir du miracle de la fiole d'huile, est quant à elle très largement répandue dans toutes les communautés.

Les travaux pendant la fête

13. Même si la fête de Hanouccah ne fut pas fixée par les Sages comme fête chômée, il est néanmoins de coutume que les femmes n'effectuent pas de travaux pendant la première demi-heure qui suit l'allumage des lumières de la fête.

14. Cette coutume ne s'applique toutefois qu'aux travaux ménagers non quotidiens, tels que lessive, repassage ou tricot, et n'interdit pas la préparation des mets ni le lavage de la vaisselle.

15. Certains étendent cette coutume également aux hommes. De fait, la coutume locale prévaudra dans un tel cas. Chez 'Habad on a coutume de l'asseoir auprès des lumières pendant la première demi-heure.

Le jeûne pendant la fête

16. Pendant les huit jours de la fête, il est interdit de s'infliger un jeûne. Ceci comprend aussi bien l'interdiction de décréter un jeûne collectif que celle d'observer un jeûne à titre personnel (à l'occasion d'un Yahrtseit ou encore le 'Hatan le jour de son mariage).

17. De même, il est interdit de prononcer des oraisons funèbres pendant ces huit jours, sauf en l'honneur d'un homme sage et érudit, en présence de sa dépouille.

18. La veille et le lendemain de la fête, il n'y a pas d'interdiction à prononcer des oraisons funèbres. En ce qui concerne l'interdiction de jeûner, il y a lieu de faire comme suit :

19. Le 24 Kislev, il sera interdit de décréter un jeûne collectif. On devra également s'abstenir d'observer un jeûne à titre personnel, sauf s'il s'agit d'un jeûne qui est observé à cette date chaque année, comme le jour d'unYahrtseit.

20. Le lendemain de la fête il sera préférable d'éviter de décréter un jeûne collectif, mais il sera permis d'observer un jeûne personnel.

Le deuil pendant la fête

21. Toutes les règles concernant le deuil restent applicables pendant les huit jours de Hanouccah, tout comme pendant Roch 'Hodech.

22. Dans certaines communautés, l'endeuillé (durant la première année) n'est pas autorisé à officier la prière du matin, en raison de la récitation du Hallel qui se fait alors. Chez 'Habad cependant, la coutume est que celui-ci conduise les prières de Cha'harit et de Moussaf, mais qu'il cède sa place à quelqu'un d'autre pour la récitation du Hallel.

23. Lors de l'allumage des lumières de Hanouccah à la synagogue le premier soir (voir chapitre 10), l'endeuillé ne sera pas autorisé à conduire cette cérémonie, en raison de la bénédiction de « Chéhé'héyanou » qui est récitée en public. Toutefois, il lui sera parfaitement permis de la réciter lors de l'allumage qu'il accomplit chez lui. De même il lui sera permis de diriger l'allumage à la synagogue les autres soirs.

24. Celui qui n'a pas encore inhumé l'être cher pour lequel il devra observer le deuil, s'appelle « Onène ». Durant cette période il est délié de toute obligation religieuse, y compris celle d'allumer les lumières de Hanouccah. Cependant, certains préconisent qu'il assiste à l'allumage qui est fait par sa femme et réponde Amen aux bénédictions. D'autres vont jusqu'à lui permettre d'allumer par lui-même, sans bénédictions, s'il n'a pas la possibilité d'assister à un allumage.

 

2. L'emplacement de l'allumage 

L'emplacement

 

1. Comme expliqué au chapitre précédent, l'allumage des lumières de Hanouccah fut institué par nos Sages afin de faire démonstration des miracles de la fête.

 

2. Aussi, elles devront être allumées à la porte d'entrée de la maison, lorsque celle-ci donne sur la rue. Si l'entrée donne sur une cour privée, elles seront allumées à l'entrée de la cour.

 

3. S'il s'agit d'un appartement en étage, elle devront être allumées près d'une fenêtre qui donne sur la rue.

 

4. Toutefois, l'allumage qui se fait à tout autre endroit de la maison, est considéré comme acceptable.

 

5. Lorsque l'allumage se fait à la porte, les lumières devront être placées contre le poteau gauche de l'encadrement de la porte, face à la Mézouzah (qui se trouve à droite). Lorsque le mur d'entrée est épais, l'allumage se fera dans l'épaisseur du mur gauche de l'entrée, faisant face à la Mézouzah. Ce choix est fait dans le but d'être entouré, de part et d'autre, par une mitsva.

 

6. Dans ce dernier cas, on aura soin de placer les lumières le plus près possible de la limite extérieure du mur d'épaisseur de l'entrée, de façon à les rendre le plus visibles possible à l'extérieur.

La hauteur

 

7. Afin que les lumières puissent aisément être remarquées, elles devront préférablement être allumées à une hauteur minimale de 30 cm (3 tefa'him) du sol, et à une hauteur maximale de 80 cm (10 tefa'him) du sol. Toutefois l'allumage reste acceptable s'il est fait en dehors de ces limites.

 

8. Cependant, si l'allumage est fait à une hauteur supérieure à 9,6 m (10amoth) du sol, il ne sera pas acceptable. Celui-ci devra être recommencé à une hauteur autorisée, et la première bénédiction répétée. (Il ne sera pas permis de déplacer les lumières à une hauteur inférieure après qu'elles aient été allumées à une hauteur non permise).

De nos jours

 

9. En pratique, de nos jours, la coutume a été prise dans de nombreuses communautés d'allumer à l'intérieur de la maison. Soit parce que l'entrée de la maison ne donne pas toujours sur la rue, soit (dans le passé) en raison de la présence de non-juifs hostiles dans la rue.

 

10. D'autre part, l'allumage à la fenêtre n'est possible qu'en deçà de la limite maximale permise. De plus l'allumage à la fenêtre comporte un inconvénient majeur dans le cas de plusieurs modèles de Hannoukiot (candélabres de 'Hanouccah) munies d'un panneau frontal. En effet, dans ce cas, lorsque les lumières sont dirigées vers la fenêtre, elles ne sont pas visibles aux personnes vivant à l'intérieur.

 

11. Pour toutes les raisons pratiques citées plus haut, et d'autres encore d'ordre ésotérique (selon le Arizal), la coutume chez 'Habad est d'allumer contre le poteau gauche à l'entrée de l'une des pièces de la maison, face à la Mézouzah. Les enfants quant à eux, allument à la porte de leur chambre à coucher.


3. Procédure et bénédictions de l'allumage 

Nombres de lumières

 

1. Bien qu'il soit possible de s'acquitter de son obligation en allumant une seule lumière chacun des soirs de Hanouccah, la coutume très largement répandue dans toutes les communautés, consiste à augmenter leur nombre au fur et à mesure.

 

2. Le premier soir une lumière est allumée, le second, deux, et ainsi de suite jusqu'au dernier soir où l'on allume huit lumières. Cette pratique vient souligner le fait que le miracle de la fiole d'huile augmentait à mesure des jours écoulés.

 

3. Les nombres qui ont été mentionnés correspondent aux lumières allumées à titre de mitsva du jour, et ne tiennent pas compte de la lumière dite du Chamach, dont la fonction sera expliquée au chapitre suivant.

Disposition des lumières

 

4. La mitsva consiste à allumer des lumières individuelles. Pour cela il faudra veiller à espacer chacune d'elles suffisamment pour que l'ensemble n'ait pas l'aspect d'un brasier. (De plus, s'il s'agit de bougies, leur proximité pourrait provoquer leur fusion entre elles).

 

5. Pour cette même raison, il faudra veiller à disposer les lumières en ligne droite et non en zigzag ou en cercle.

 

6. Toutefois il est permis que les mèches de deux lumières adjacentes plongent dans le même récipient d'huile, à condition que les flammes soient suffisamment espacées.

Les bénédictions

 

7. Avant de procéder à l'allumage, les bénédictions appropriées devront être récitées. Chez 'Habad, le port du gartel (ceinture de prière) est requis lors de l'allumage.

 

8. L'allumage ne doit commencer qu'après avoir complété toutes les bénédictions appropriées. Toutefois, si l'on a omis de réciter la première bénédiction, et que l'on a commencé l'allumage, il sera encore possible de la réciter tant que celui-ci n'est pas achevé.

 

9. En cas d'omission, la seconde bénédiction pourra être récitée après l'allumage, à la vue des lumières.

 

10. S'il arrive que l'on ait omis de dire la troisième bénédiction lors de l'allumage du premier soir, il faudra attendre le soir suivant au moment de l'allumage pour la réciter. Si cet oubli s'est répété jusqu'au dernier soir, il sera encore possible de la réciter durant la dernière journée.

« Hanérot Hallalou »

 

11. Après l'allumage, on a coutume de réciter le passage « Hanérot Hallalou », pour indiquer que les lumières ont été allumées pour louer l'Éternel, et qu'elles ne doivent servir à aucun autre usage.

 

12. Dans certaines communautés, la coutume est de commencer à réciter ce passage après avoir allumé la première lumière, qui constitue l'essentiel de la mitsva. Chez 'Habad néanmoins, on a coutume d'attendre la fin de l'allumage pour le réciter.

 

13. Chez les Sépharadim, on a coutume de réciter à la suite, le Psaume 30 (Mizmor Chir Hannoucat Habaït). Chez les Achkénazim, on a l'habitude de chanter l'hymne « Ma'oz Tsour ».

Ordre de l'allumage

 

14. L'ordre dans lequel les lumières doivent être allumées diffère selon les communautés. En fait, plusieurs exigences, qui ne sont pas forcément toutes compatibles doivent être prises en considération, ce qui donne lieu à différents choix de méthodes. Parmi les exigences, citons les suivantes :

 

15.

  1. L'allumage doit commencer chaque soir par la lumière qui a été rajoutée, pour mettre l'accent sur la répétition du miracle.
  2. L'allumage doit se faire de gauche à droite, car la droite est toujours la direction à choisir.
  3. L'allumage doit commencer par la lumière la plus à gauche, la plus proche de l'extérieur, vers lequel les lumières sont dirigées.

16. En pratique, la coutume la plus répandue est d'allumer le premier jour la lumière la plus à droite. Puis, le second jour, allumer une seconde lumière à gauche de celle de la veille, et continuer l'allumage vers la droite. Ainsi de suite, jusqu'au dernier soir, où l'on allume la lumière la plus à gauche, puis les suivantes en allant de la gauche vers la droite. Cette méthode est également celle adoptée chez 'Habad.


4. Le nécessaire d'allumage 

L'huile et les bougies

 

1. Toutes les huiles ou combustibles sont propres à l'allumage des lumières de Hanouccah.

 

2. Toutefois l'huile d'olive est à préférer, en raison du miracle qui eut lieu avec celle-ci. A défaut, une huile de qualité, produisant une flamme claire devra être choisie.

 

3. De même l'allumage peut se faire avec des bougies; dans ce cas les bougies en cire d'abeille sont à préférer.

 

4. En pratique, la coutume chez 'Habad ainsi que chez les Sépharadim est d'utiliser de l'huile d'olive. Parmi les Achkénazim, certains ont coutume d'utiliser des bougies de cire.

 

Les mèches

 

5. Les mèches de toutes fibres sont propres à l'allumage.

 

6. Cependant, il est préférable d'utiliser des mèches de qualité, telles que celles en lin ou en coton, qui produisent une belle flamme.

 

7. Certains préfèrent utiliser les mêmes mèches d'un soir à l'autre, afin de réutiliser pour une mitsva ce qui a déjà servi pour une mitsva. Dans ce cas, on aura soin d'allumer la « nouvelle » lumière avec une mèche de la veille. D'autres préfèrent utiliser des mèches neuves à chaque allumage, dans le désir d'embellir la mitsva. Le Rabbi précédent avait l'habitude de réutiliser les mèches de la veille.

Le Chamach

 

8. Comme il a été mentionné au chapitre précédent, les lumières de Hanouccah sont allumées pour la sanctification du nom de D.ieu. En tant que telles, elles ne doivent servir à aucune utilisation personnelle, qu'elle soit d'ordre profane ou religieux.

 

9. Pour cette raison, l'habitude est d'allumer chaque soir, à côté des lumières de la fête, une lumière supplémentaire appelée Chamach. Celle-ci permet de mettre en évidence le fait que les autres lumières ont été allumées pour la mitsva, et ne doivent pas être utilisées. D'autre part, en cas d'erreur, on ne se trouvera pas à utiliser les lumières interdites, mais plutôt celle du Chamach.

 

10. Chez les Sépharadim, la coutume est d'allumer le Chamach après avoir allumé les lumières de la fête, et de le placer quelque peu à l'écart des autres lumières.

 

11. Les Achkénazim ont l'habitude d'utiliser pour Chamach la bougie qui a servi à l'allumage, puis de la placer en surplomb des autres lumières.

 

12. Chez 'Habad, la coutume est d'utiliser pour Chamach une bougie en cire d'abeille et de procéder comme chez les Achkénazim. Ceci a pour avantage de faciliter l'allumage, et de mettre davantage en évidence la distinction entre le Chamach et les lumières de Hanouccah qui sont allumées avec de l'huile.

La Ménorah - Candélabre

 

13. L'obligation d'embellir la mitsva s'applique aussi à la Ménorah elle-même. Pour cela il est souhaitable, si l'on en a les moyens, d'acquérir une Ménorah en argent. Tout au moins, on évitera d'utiliser une Ménorah de fortune.

 

14. Chez 'Habad, sous l'impulsion du Rabbi de Loubavitch., beaucoup utilisent une Ménorah dont les branches rectilignes se détachent en oblique de l'axe central, et dont la forme évoque celle de la Ménorah du Temple.

L'huile restante

 

15 L'huile non consumée provenant de lumières qui se sont éteintes pourra être utilisée pour les besoins de l'allumage suivant. Par contre, l'huile non consumée après l'allumage du dernier jour sera interdite à tout usage, puisqu'elle a été utilisée pour la mitsva. Il ne sera pas même permis de la conserver jusqu'à l'année suivante et l'utiliser pour Hanouccah, de crainte que l'on en vienne à l'utiliser en courant d'année par erreur. Elle devra donc être détruite ou brûlée.

 

16. L'huile restante dans la bouteille qui a servi aux besoins de l'allumage est, quant à elle, parfaitement utilisable après la fête.


A suivre ici

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 05:45

Source: universtorah.comm



 Par le Rav Aharon Bieler 


Attention : Cet article contient des mots sacrés qu'il est interdit de profaner, retrouvez les bénédictions dans votre sidour, et si vous devez imprimer cet article, gardez le précieusement

Seconde partie de l'article : ici .


 
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1. Importance de la Mitsva d'allumer  

Il est interdit de profiter des lumières de ‘Hanouka de quelques manières que se soit. Ainsi il est interdit, par exemple, de compter ou de trier des pièces à leur clarté. 

Même une utilisation de « Quédoucha » comme par exemple étudier à la lueur des lumières est interdite. 

Il en est de même pour les lumières de ‘Hanouka que l’on allume à la synagogue. Cette interdiction n’est effective que pendant la demi heure qui suit l’allumage.


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Il faut être tout à fait pointilleux dans la réalisation de la Mitsva de l’allumage. Car celle-ci est particulièrement chère à nos yeux pour proclamer le miracle et remercier le saint béni soit-il. 

Nos sages nous enseignent dans le traité de Chabbat (23b), que celui qui réalise cette Mitsva selon les principes de la halakha aura le mérite d’avoir des enfants érudits comme il est dit dans les proverbes (chap. 26, verset 23): « La Mitsva est une flamme et la Tora une lumière ».


2. Obligation d’allumer pour un nécessiteux  


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Selon l’obligation stricte de la loi, il suffit d’allumer une seule lumière par jour dans chaque maison. Le « Minhag » (la coutume), varie selon les communautés. 

Chez les Séfaradim, une seule personne de la famille (le maître de maison de préférence), acquittera tous les membres de la famille. On n’allumera donc qu’une «‘Hanoukia » par foyer avec le nombre de lumières correspondant au jour. 

Chez les Achkénazim, chacun des membres de la famille (sauf la maîtresse de maison), allumera sa « ’Hanoukia » avec le nombre de lumières correspondant au jour. 

En cas de force majeur, celui qui n’aurait pu allumer un soir, n’aura aucun moyen de rattraper cette Mitsva le lendemain.


3. Qui a l’obligation d’allumer ?  


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Les femmes aussi ont l’obligation d’allumer (dans le cas où elles n’ont pas été acquittées par leur mari), car elles aussi ont bénéficié du miracle de ‘Hanouka. 

C’est pourquoi, si le mari ne peut pas allumer lui même (pour cause de voyage ou d’hospitalisation par exemple), il convient qu’il nomme sa femme pour qu’elle allume avec bénédiction à sa place, et l’acquitte de la Mitsva. 

Concernant les membres d’une famille,dont les subsides dépendent du maître de maison, le Minhag dépend des communautés. 

Pour les Séfaradim, les enfants se trouvant à la l’armée ou qui étudient à la Yéchiva n’ont pas l’obligation d’allumer dans le lieu où ils se trouvent. Ceux qui voudraient quand même allumer peuvent le faire mais sans bénédictions. 

Par contre, il est bon que les Talmidim qui étudient dans une Yéchiva en Eretz Israël et dont les parents habitent en dehors d’Israël, allument sans bénédiction sur les lieux de leurs séjour. 


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Les personnes invitées dans une autre famille et dont l’épouse allume à la maison, n’ont pas l’obligation d’allumer. Toutefois, ils pourront s’ils le désirent, allumer sans bénédiction (Séfaradim et Achkénazim). Certains Achkénazim allument dans ce cas avec bénédiction et ont sur qui s’appuyer. 

Les invités dont personne n’allume pour eux à la maison, doivent s’associer à la Mitsva de leur hôte en participant (même de façon très minime) aux dépenses liées à l’allumage des lumières. 

Celui qui se trouve dans un hôtel (dans le cas où personne n’allume dans sa maison), doit allumer dans sa chambre d’hôtel avec bénédiction. 


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Un jeune avant la Bar Mitsva n’est pas tenu de réaliser la Mitsva et ne peux donc pas acquitter les adultes par son allumage. 

Toutefois, il est bon, à partir de six ans de l’éduquer à la Mitsva en lui permettant d’allumer « les lumières de l’embellissement », c’est à dire la deuxième lumière du soir et éventuellement les suivantes. Avant six ans on ne lui permettra d’allumer que le « Chamach » qui ne fait pas partie intégrante de la Mitsva. Selon le « Minhag » Achkénaz où chaque membre de la famille allume sa propre ‘Hanoukia, le jeune aussi allumera toutes les lumières. 

L’endeuillé est tenu de réaliser la Mitsva même pendant les sept jours de deuil. De même il fera la bénédiction « Chéhé’héyanou » le premier jour. Par contre il ne fera pas cette bénédiction pendant les douze mois de deuil pour ses parents si c’est lui qui allume à la synagogue.


4. L'emplacement de la 'Hanouka  


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A l’entrée de la maison, c'est une Mitsva d’installer les lumières de ‘Hanouka du côté extérieur de la porte de sa maison, afin de proclamer le miracle. On les mettra sur le côté gauche en entrant, à moins d’un « Téfa’h » (8 à 10 centimètres selon les avis) de l’ouverture de la porte. 

Celui qui passe sera donc entouré de Mitsvote: la ‘Hanoukia à gauche et la Mézouza à droite. Plus particulièrement s’il porte un « Talite katane » comme l’ont enseigné nos sages: « un lien triple n’est pas prêt de se rompre ». 

S’il y a une cour ou un jardin devant la maison on mettra les lumières à l’entrée de la cour. 

S’il n’y a pas dans l’appartement de porte donnant directement sur l’extérieur comme dans un immeuble, on mettra les lumières près d’une fenêtre donnant sur la rue. 

S’il n’y a ni porte ni fenêtre donnant sur l’extérieur ou si l’appartement est situé en hauteur par rapport au niveau de la rue ( plus de dix mètres), on installera les lumières près de la porte à l’intérieur. Dans ce cas, certains ont l’habitude de les placer à l’entrée de la cage d’escalier. 

Dans une région où soufflent habituellement des vents suffisamment forts tel que cela entraîne une probabilité sérieuse d’extinction des lumières, il faudra dans tous les cas allumer à l’intérieur de la maison. Toutefois dans la mesure du possible on pourrait quand même allumer à l’extérieur si les lumières sont protégées par une cage en verre. 


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Concernant l'emplacement de la 'Hanouka par rapport au sol, à priori on placera les lumières à moins de dix « téfa’him » ( 80 centimètres ou 1 mètre selon les avis) et à plus de trois « téfa’him » du sol (24 ou 30 centimètres). 

A postériori même en dessous de 24 centimètres ou au dessus de 1 mètre on sera quitte de la Mitsva. Si l’on a placé les lumières à plus de vingt « Ama » ( 9.60 mètres ou dix mètres selon les avis), on ne sera pas quitte de la Mitsva même à postériorité. 

On devra alors allumer à nouveau sans bénédiction après avoir replacé la ‘Hanoukia dans un endroit convenable. Celui qui habite là un étage élevé considérera toutes ces mesures à partir du plancher de la maison et non pas du niveau de la rue. Dans une maison qui possède deux accès de l’extérieur situés dans des directions différentes, on devra allumer des deux côtés en ne faisant qu’une seule bénédiction pour les deux allumages. 

On doit allumer les lumières à l’endroit où elles seront installées définitivement. Par conséquent il est interdit par exemple d’allumer la ‘Hanoukia sur la table puis de la transporter prés de la fenêtre ou de la porte. Celui qui l’aurait fait devra l’éteindre et la rallumer sans bénédiction.


5. Temps de l’allumage  


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A priori il faut allumer immédiatement avec la sortie des étoiles (« tsét hakokhavim »), c’est à dire une vingtaine de minutes (en Israël) après le coucher du soleil ( cheki’ate ha’hama). 

Certains parmi les Achkénazim ont coutume d’allumer immédiatement à partir du coucher du soleil. Il est interdit de devancer ce temps d’allumage et cela dépendra des différentes communautés (Séfaradim, Achkénazim). Si l’on a par erreur allumé avant le coucher du soleil mais après Plag hamin’ha, c’est à dire une heure et quart avant le coucher du soleil, il faudra recommencer sans bénédiction à l’heure normale. 

Si l’on a par erreur allumé avant plag hamin’ha il faudra recommencer avec bénédiction.


6. Allumage la veille de Chabbate  


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La veille de Chabbate on allumera absolument alors qu’il fait encore jour. La coutume est d’allumer vingt minutes avant le coucher du soleil. 

Il est essentiel que les lumières brûlent jusqu’à une demi heure après la sortie des étoiles. 

Il faudra donc s’assurer, avant l’allumage, que l’on a mis suffisamment d’huile ou que l’on utilise des bougies assez grandes pour permettre aux lumières d’éclairer environ une heure et demi. 

ATTENTION, certaines petites bougies vendues dans le commerce n’ont qu’une demi heure d’autonomie et ne permettent pas de réaliser la Mitsva la veille de Chabbate. 


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Si l’on n’a pas allumé à la sortie des étoiles, on s’efforcera d’allumer tant que règne une animation dans la rue, c’est à dire dans la demi heure qui suit. 

Si l’on n’a pas allumé dans cette demi heure, on pourra encore le faire toute la nuit jusqu’à l’aube. 

Toutefois, dans ce cas il convient d’allumer en présence de membres de sa famille. 

Si l’on est seul à la maison ou dans l’impossibilité de réveiller une personne présente, on allumera sans bénédiction.


7. Comment allumer la ‘Hanoukia  

En ce qui concerne les bénédictions, celui qui allume les lumières de ‘Hanouka fera au préalable, la première nuit, les trois bénédictions suivantes:


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Sois béni, Éternel, notre Dieu, roi du monde, qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a ordonné d'allumer la lumière de ‘Hanouka. 

Sois béni, Éternel, notre Dieu, roi du monde, qui a fait des miracles en faveur de nos ancêtres, en ces jours-là, à cette époque. 

Sois béni, Éternel notre Dieu, roi du monde, qui nous a fait vivre, subsister et arriver jusqu'à ce moment. 

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou melèkh ha’olam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhadlik nèr ‘Hanouka. 

Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melèkh ha’olam ché’assa nissim laavoténou bayamim hahem bazemane hazé. 

Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melèkh ha’olam chéhé’héyanou vekiyémanou véhigui’anou lazemane hazé. 

Chaque soir après l’allumage de la première bougie de la Mitsva il est d’usage de réciter le texte suivant:

Nous allumons ces lumières pour les miracles, le salut et les exploits, les délivrances, les prodiges, les consolations, que tu as accomplis en faveur de nos ancêtres par l'intermédiaire de tes saints prêtres ; pendant les huit jours de ‘Hanouka, ces lumières sont sacrées nous n'avons pas le droit de nous en servir nous ne pouvons que les regarder afin de rendre hommage à ton nom pour tes miracles, tes prodiges et tes délivrances.

Quelques jours plus Hanérote Hallalou anou madlikine ‘al hanissim vé’al hapourkane vé’al haguévourote vé’al hatéchou’ote vé’al haniflaote vé’al hané’hamote, ché’assita laavoténou bayamim hahèm bazémane hazé, ‘al yédé kohanékha hakédochim. Vékhol chémonate yémé ‘Hanouka hanérote hallalou kodèch hèm, véène lanou réchoute léhichtamèche bahèm, éla lireotame bilvad, kédé léhodote lichmékha ‘al nissékha vé’al nifléotékha vé’al yéchou’otékha.

A la fin de l’allumage, on dira le Psaume: « Mizmor chir ‘hanoukate habaïte ».

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Puis on entonnera le chant: « Ma’oz Tsour Yéchou’ati »


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Rocher-refuge de mon salut, il est agréable de te louer. Que soit restaurée ma maison de prières et nous y offrirons un sacrifice de remerciement. 

Quand tu auras préparé l'anéantissement de l'oppresseur qui aboie, je terminerai par un chant de psaume l'inauguration de l'autel. 

Mon âme est repue de malheurs ; ma force s'épuise d'angoisses. ls m'ont rendu la vie amère par les durs travaux, par la servitude du royaume de la génisse. Par sa grande main il fit sortir la privilégiée. 

L'armée du Pharaon et tous ses semblables furent précipités comme une pierre dans les profondeurs de la mer. Il m'a conduit dans son saint sanctuaire, mais même là je n'ai pas été en paix. Le tyran est venu et m'a exilé car j'avais servi des idoles. J'ai, en plus, fait des libations de vin empoisonné; j'ai failli trépasser. Au terme de Babel, il y eut Zéroubabel, qui m'en délivra au bout de soixante-dix ans. L'Agaggéen fils de Médatal voulut tailler la cime du cyprès. 

Cela se transforma en piège pour lui, son orgueil fut capturé. Tu relevas alors la tête du Benjaménite et effaças le nom de son ennemi. La plupart de ses fils ainsi que leurs biens, tu les as pendus sur la potence. Les grecs se sont ligués contre moi; c'était le temps des Asmonéens. Ils firent une brèche dans les murailles de mes tours, il souillèrent toutes les huiles. 

De ce qui restait dans les fioles, se produisit un miracle en faveur des roses. Les fils de la sagesse fixèrent alors huit jours de chants et cantiques. Retrousse ton bras saint et rapproche le terme de la délivrance. Venge tes serviteurs de la main du royaume impie. Le temps est long, il n'y a pas de fin à ce malheur. Repousse "le rouge" dans l'ombre de la mort et fais surgir les sept bergers. 

Les autres nuits on ne fera que les deux premières bénédictions. Il est important de ne pas commencer d’allumer avant d’avoir terminer entièrement les bénédictions.



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Si l’on a oublié de dire la bénédiction particulière dechéhé’héyanou la première nuit au moment de l’allumage, on pourra encore la faire ou la dire pendant la demi heure qui suit. Si l’on ne s’en souvient qu’après la demi heure, on fera cette bénédiction le lendemain au moment de l’allumage et ainsi de suite si on a oublié la deuxième nuit. 

Celui qui a oublié de dire la bénédiction ‘al hanissim au moment de l’allumage, pourrait encore la dire pendant toute la demi heure qui suit. 

Par contre la première bénédiction (léhadlik nér ‘Hanouka) doit impérativement être dite avant l’allumage et en aucun cas après celui-ci. Toutefois de la deuxième à la huitième nuit même, après l’allumage de la première lumière, on pourra encore faire cette bénédiction tant qu’il reste des lumières à allumer. 

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En cas d'extinctionaccidentelle: 
C’est l’allumage qui constitue l’essentiel de la Mitsva. C’est la raison pour laquelle, si après l’allumage, les lumières viennent à s’éteindre, avant la fin de la demi-heure, on n’est pas tenu de les rallumer. 
Si ce cas se produit la veille de Chabbat alors qu’on a allumé pendant qu’il faisait jour, et que Chabbat n’est toujours pas rentrer, on n’est malgré pas tenu de rallumer ses lumières. Toutefois s’il reste du temps avant Chabbat, il serait préférable de les rallumer sans bénédiction.
Si les lumières ont été éteintes par un coup de vent imprévu ou l’ouverture inopinée d’une porte ou d’une fenêtre, il ne sera nécessaire de les rallumer. Par contre si l’on a placé volontairement la ‘hanoukia dans un endroit exposé à un vent violent et que après l’allumage les lumières se sont éteintes à cause du vent, on est dans l’obligation de rallumer sans bénédiction. En effet, puisque toutes les conditions nécessaires à la réalisation de la Mitsva n’étaient pas remplies avant l’allumage, celle-ci n’a pas été accomplie. Ce cas ressemble à celui qui aurait allumer avec une quantité d’huile insuffisante pour que les lumières brûlent pendant une demi heure.


8. L’ordre de l’allumage  


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1) On n'allumera qu’après avoir terminer toutes les bénédictions. 

2) Il faut s’assurer avant de retirer sa main que la flamme a embrasé la majeur partie de la mèche. 

3) Après avoir allumer la première flamme on commencera à réciter le passage « hanérote halalou ». 

4) On a coutume de dire le psaume « Mizmor chir ‘hanoukate habaïte lédavid » à la fin de l’allumage. 

Il existe, concernant l’ordre de la disposition et de l’allumage des lumières de ‘Hanouka, de nombreux avis. Nous avons retenu celui qui est le plus répandu dans l’ensemble des communautés d’Israël. 

Quant on se place face à la ‘Hanoukia, on allumera le premier soir la lumière située à l’extrémité droite de celle-ci. 

Le second soir on rajoutera une lumière à la gauche de la précédente. Et on commencera par allumer cette lumière supplémentaire puis celle de la veille. 

Le troisième jour on rajoutera une lumière à la gauche des deux précédentes et on poursuivra en allant de la gauche vers la droite et ainsi de suite pour chaque nuit. 

L'ordre de disposition ainsi que l'allumage des lumieres qui sont rapportés ci-dessous suivent le Minhag Séfarad et de certaines communautés achkénaze


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Il est interdit de profiter des lumières de ‘Hanouka de quelques manières que se soit. Ainsi il est interdit, par exemple, de compter ou de trier des pièces à leur clarté. 

Même une utilisation de « Quédoucha » comme par exemple étudier à la lueur des lumières est interdite. 

Il en est de même pour les lumières de ‘Hanouka que l’on allume à la synagogue. Cette interdiction n’est effective que pendant la demi heure qui suit l’allumage.


9. Le Chamach  


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On a coutume 
d’allumer chaque soir une lumière supplémentaire( le chamach) proche des lumières de la Mitsva. Ceci pour le cas où l’on viendrait à se servir de la lumière de la ‘Hanoukia. 

On dira alors que c’est de cette lumière dont on a profité. Le chamach doit être positionner de façon distincte par rapport aux lumières de la Mitsva (par exemple plus haut ou en retrait).

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Published by Israel Boccara - dans HANNOUCAH
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 06:08
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Published by Aschkel - dans HANNOUCAH
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